L'Oeil du Selen

07 septembre 2017

La démarche de curiosité - 4

Je voulais de nouveau partager une série de liens disparates que j'ai trouvé intéressants et souvent inclassables, au gré de mes pérégrinations. Comme toujours, l'esprit critique sera obligatoire pour appréhender plusieurs de ces liens, mais il y aura aussi des faits simplement curieux, la présentation d'une personnalité ainsi qu'un très vieux film en noir et blanc.

 

Je livre tout cela un peu en vrac, mais j'aurais pu créer une première rubrique sur les merveilles de la Terre et du monde. Une Terre qui abrite un être humain encore très incompris :

 

https://fr.sott.net/article/30906-La-recherche-montre-que-les-etres-humains-anciens-ont-eu-des-rapports-sexuels-avec-des-etres-non-humains-une-espece-fantome

 

Et dont on se rend chaque jour un peu plus compte qu'elle n'est sans doute pas la seule, puisque rien qu'autour d'une étoile relativement proche, on a découvert trois exoplanètes qui seraient potentiellement habitables :

 

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/univers/peut-etre-une-autre-terre-toute-proche_115679#xtor=CS2-37-[Peut-%C3%AAtre%20une%20autre%20Terre%20toute%20proche][/url]

 

Mais notre planète abrite déjà à elle seule un grand nombre de mystères et de curiosités dont certaines sont partagées ici :

 

Vidéo youtube : « INDE : Sur les Traces des Bâtisseurs de l’Impossible » avec Deïmian - NURÉA TV

 

Alors en commentaire de cette vidéo, je dirais que l'on trouve l'habituel commerce de l'étrange, et que Deïmian est souvent bien naïf (faussement ? Je ne crois pas quand même, mais bon...) sur les choses qu'il présente, et dont un certain nombre pourraient trouver des explications rationnelles et simples tout à fait satisfaisantes, en rapport avec des phénomènes naturels connus tels que les glaciers géants de l'ère glaciaire, ou encore des éruptions volcaniques au cours des derniers millénaires. Néanmoins je conseille la vidéo car le nombre d'images assez époustouflantes que l'on y découvre méritent à elles seules l'attention. Il est notamment vrai que les constructions de l'époque, taillées on ne sait comment dans le granit et le basalte, demeurent totalement inexpliquées, et que le silence du milieu scientifique sur cela laisse tout de même bien songeur.

 

A ce sujet, une piste qui est souvent avancée par ceux qui se dénomment « chercheurs de vérité », et qui commence à trouver des applications scientifiques :

 

https://fr.sott.net/article/31009-Un-appareil-pour-faire-de-la-levitation-acoustique-a-la-maison

 

En effet, la lévitation, voire le travail de la matière par les sons (sans parler de la modification de la conscience par ceux-ci) pourrait être une idée à suivre pour expliquer certaines choses encore inexplicables à ce jour, même si, et surtout si cela paraît absurde. Car il ne faut pas tomber dans le piège de croire que nous savons ce qui est vrai et ce qui est faux, quand les limites de notre compréhension du monde sont manifestes.

 

 

Mais dans le registre des phénomènes naturels, notre planète n'est pas avare de phénomènes intrigants, inquiétants voire effrayants, comme ces 12 trombes simultanées relatées par des habitants, et prises en image dans la région de Sotchi :

 

https://francais.rt.com/international/42603-sotchi-avion-ligne-effectue-atterrissage-tornade

 

Mais elle abrite aussi en permanence une flore commune que l'on côtoie de près, et dont on a de plus en plus tendance à ignorer des bienfaits dont on s'est pourtant servis pendant des millénaires, c'est pourquoi je relaye également ceci :

 

http://www.couplan.com/fr/presentation/homme_et_plantes_sauvages.php

 

 

Pour en terminer un peu sur ce sujet de la compréhension de l'étrangeté du monde, il est temps de faire la présentation de Marie-Thérèse de Brosses, figure emblématique de l'exploration des phénomènes inexpliqués, au cours des décennies passées :

 

Vidéo youtube : Témoin : Marie-Thérèse de Brosses - Partie 1

 

Vidéo youtube : Témoin : Marie-Thérèse de Brosses - Partie 2

 

Une interview recommandable à tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à tout ce qui touche aux OVNI, à la parapsychologie, à la magie, etc., tant Marie-Thérèse de Brosses s'y est intéressée durant toute sa carrière, avec à la fois un grand sérieux et une grande ouverture d'esprit. Qualités conjointes qui manquent souvent aux hémiplégiques que sont les sceptiques forcenés et les new-ageux benêts.

 

 

Pour terminer ce numéro, encore deux liens.

 

Tout d'abord une rareté, la revue sexpol, appartenant à la mouvance hippie, publiée dans les années 70, et que j'avais croisé sur le net il y a déjà de nombreuses années. La revue a été numérisée depuis, et il est donc possible de la commander en dvd. Je partage car les quelques articles que j'avais pu lire étaient tous assez iconoclastes et souvent intéressants, et il est toujours bon à mon sens d'ouvrir son esprit à des visions différentes, surtout dans un monde où règnent la division et l'esprit partisan qui nuisent tellement à l'entente générale.

 

http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-revuesexpol-fr.htm

 

On pourra y découvrir quelques réflexions que l'on attribuerait à la mentalité progressiste avant qu'elle ne soit irrémédiablement pourrie et récupérée par le système Soros-compatible et rien que cela est précieux. Le sommaire présenté ici permet d'ailleurs l'accès a certains extraits et articles. Un plan du site permet d'accéder aussi à plusieurs pages qui autrement restent cachées, et l'on pourra y constater que les thématiques proposées sont loin d'être sans intérêt en 2017, plus que jamais sous le règne dominant du néolibéralisme décadent et de la pensée unique.

 

http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-plan-fr.htm

 

 

Enfin, une dernière vidéo, un film de Dimitri Korsanoff de 1924, véritable curiosité aux images saisissantes, bien avant le formatage hollywoodien qui a enfermé le cinéma actuel dans des schémas prévisibles et prédéfinis, qui nous rappelle que le cinéma peut être très différent de ce à quoi l'on s'est laissé conditionner :

 

Vidéo youtube : Dimitri Kirsanoff - Ménilmontant (1924-25) [silent movie]

 

 

Je m'en arrête là pour cette fois, en espérant que vous trouverez votre bonheur et votre intérêt parmi certains de ces liens, et je vous dis à une prochaine fois.

 

 

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03 septembre 2017

L'importance de combattre les idées reçues pour sortir de la division

C'est en pensant, suite à certaines lectures, à l'impasse et à l'imposture des divisions qui traversent notre société, que je me suis dit qu'il faudrait peut-être dire quelques mots sur certaines idées reçues qui parcourent cette même société. Il s'agit de faits et affirmations plus ou moins anecdotiques ou plus ou moins importants récoltés ici et là que je vais essayer de replacer dans une réflexion d'ensemble. En effet, des éléments disparates d'importance apparemment anecdotique peuvent facilement former un puzzle, certes incomplet du monde qu'ils habitent, et permettre de redessiner certains contours que l'on considère trop facilement comme acquis. C'est donc ici une sorte d'exercice intellectuel que je propose aux lecteurs, dans la perspective de bousculer des croyances souvent trop facilement ancrées, sans qu'elles n'aient pour autant un fondement sérieux. Le but de cet exercice sera de déjouer une certaine dynamique du manichéisme qui, justement, favorise par essence les divisions artificielles dans notre société.

 

En premier lieu, il est intéressant de se rendre compte que ces divisions sont souvent installées intentionnellement, et souvent en récupérant et en détournant des idées en vogue, qui, si elles sont généreuses à la base, sont d'autant plus facilement perverties qu'elles entraînent avec elles un grand nombre d'individus qui n'ont ni le temps ni les moyens pour réfléchir aux implications profondes en relation avec leur idéologie. L'humanisme fut ainsi détourné tout au long du 20e siècle par les propagandistes et autres publicitaires, et aujourd'hui, le roi de tous les manipulateurs est sans conteste George Soros. Pour ceux qui ont raté un wagon, car j'en ai souvent parlé sur ce blog et il est tout de même mondialement connu, quoique pas à sa juste valeur, Soros est un milliardaire activiste qui s'est investi dans la corruption de toute la mouvance progressiste dite de gauche. C'est ainsi qu'il a insufflé de l'argent dans des domaines aussi divers que les mouvements de contestation sociale, écologiste, ou encore dans la neutralité du net et la liberté d'expression, pour mieux pervertir ces choses et les vider de leur substance, retournant les choses à son avantage pour faire toujours plus d'argent et organiser des coups d'état à travers le monde, avec l'assentiment des services secrets états-uniens. Une conférence de rattrapage qui en dit long :

 

Vidéo youtube : Thibault Kerlirzin : Soros Connection

 

James Howard Kunstler nous donne aussi des éléments de réflexion pour comprendre en quoi les mouvances humanistes et anti-fachistes finissent par devenir pareils que ce qu'ils croient comprendre, et pourquoi cela est problématique.

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/09/fumee-et-feu.html

 

On voit ainsi que combattre le racisme, le nazisme ou le sexisme n'est pas forcément une démarche productive pour rendre le monde meilleur. Ceci est un premier point important.

 

On nous enseigne que l'histoire ne peut aller que de l'avant, mais pour cela, encore faudrait-il qu'on tire les leçons de cette histoire, et donc ne surtout pas faire ce qui est décrit dans ce texte :

 

http://www.les-crises.fr/lhistoire-en-marche-arriere/

 

L'hystérie bien-pensante et pseudo-progressiste américaine telle que financée par Soros est totalement contre-productive et s'avère être un instrument d'inculture, de violence, d'intolérance, bref de régression humaine et sociale, et constitue un danger de dégénérer gravement. Déjà en 2006, Umberto Eco nous avertissait que notre société avance à reculons, comme une écrevisse :

 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/a-reculons-comme-une-ecrevisse_811471.html

 

https://www.babelio.com/livres/Eco-A-reculons-comme-une-ecrevisse/67680/citations

 

Si l'histoire humaine peut aller à reculons, c'est encore un autre point important qui va à l'encontre de notre sens commun.

 

Encore faut-il que l'humain moderne soit apte à comprendre que s'enfermer dans une mouvance politique constitue une erreur et un grand risque de sclérose mentale et morale. Comme disait Ortega y Gasset dont il était question dans mon précédent article, cela constitue « une forme d'hémiplégie morale ». Ce n'est pas gagné, car cette compréhension semble réservée à de très hauts QI :

 

http://www.douance.org/qi/intelligence.html#politique

 

Comme quoi il ne semble pas si simple de comprendre que le découpage du monde politique en deux partis opposés, comme le découpage du monde en général en tendances noires et blanches, constitue par essence une imposture « intellectuelle » et sociétale très dangereuse et problématique, qui ne sert que les intérêts des manipulateurs (tels que Soros, mais ce n'est pas le seul). Apparemment il faut être doué pour sortir des raisonnements binaires ? Autant s'ôter tout de suite la tête que l'espèce humaine est intelligente, si la compréhension de quelque chose de si simple est réservée à des personnes hors-normes. À se demander comment nous avons accompli tout ce que nous avons accompli, mais ne tirons pas de conclusions trop vite tout de même.

 

Pas trop vite donc, mais quand on voit que certains sont totalement incapables de comprendre la dynamique d'une éclipse, on comprend mieux pourquoi la théorie de la Terre plate est si à la mode en ce moment (comme refuge de simplification théorique pour une masse apparemment trop idiote pour comprendre comment s'intercalent trois corps célestes en mouvements différenciés, ça ne paraît pourtant pas plus compliqué qu'un billard). Une vidéo qui rend les choses beaucoup plus claires mais qui, à en lire les commentaires, n'a pas suffi à convaincre ceux qui se sont enfermés dans ce nouveau dogme de la Terre plate :

 

Vidéo youtube : TERRE PLATE - L'ECLIPSE DU 21 AOUT 2017 !! COMMENT ?? POURQUOI ??

 

 

Donc l'être humain n'est pas aussi intelligent qu'on le pense finalement, ou bien n'utilise-t-il pas cette intelligence aussi bien qu'il le pourrait, dans tous les cas c'est une autre idée reçue à mettre dans la balance.

 

L'humain peut facilement être dérouté et trompé, il suffit pour cela de court-circuiter son esprit critique en avançant des évidences. Par exemple, l'eau est nécessaire à la vie, et boire nous fait du bien, par conséquent boire plutôt plus que pas assez est sans doute une bonne idée. Vraiment ? Pourtant cela fait déjà 10 ans que l'on sait que c'est faux :

 

http://www.leparisien.fr/societe/l-eau-est-a-consommer-avec-moderation-22-04-2008-3298454309.php

 

Alors pourquoi continue-t-on à le répéter ? Parce que les idées reçues ont la vie dure, et aussi parce que vous ne trouverez jamais un publicitaire faire une publicité pour... ne pas vous vendre quelque chose. Et c'est bien évidemment la clef de l'énigme. L'eau est un marché, et cela n'intéresse pas les gens qui contrôlent celui-ci de vous faire savoir que boire plus n'apporte aucun bénéfice, et au contraire, ils tendront à dissimuler toute info allant dans le sens contraire, et à promouvoir toute info allant dans le sens de leur intérêt. Autre information à considérer, lorsque vous croyez consommer quelque chose qui vous fait du bien. D'ailleurs, et contrairement au chapeau de l'article, trop boire peut fatiguer vos reins. Ce n'est donc pas conseillé. Or on nous « force » à boire plus d'un litre par jour, quand cette quantité est bien suffisante la plupart du temps, en l'absence de problèmes de santé, de déshydratation, etc. Seules les personnes âgées, qui ont tendance à perdre la sensation de soif avec l'âge, ont intérêt à boire un peu plus qu'elles n'en ressentent le besoin.

 

La science colporte elle aussi ses idées reçues et ses fausses certitudes, dont voici une illustration récente qui n'aura reçu aucun écho dans la presse grand public :

 

http://hitek.fr/actualite/modele-theorique-trou-noir_13938

 

Les principes sur lesquels sont assis toutes nos conceptions modernes sont au mieux incertains, au pire douteux, mais qui ira dans une grande émission de télé proclamer qu'il y a un doute sur les trous noirs, quand l'imaginaire autour de cet objet céleste cristallise toutes sortes de fantasmes scientistes dans le grand public ? C'est aussi ainsi que l'on maintient les idées reçues (je n'ai pas dit « idées fausses », il est seulement incertain que les trous noirs existent selon le modèle actuel, ce qui n'est pas équivalent à dire que cette étude invalide leur existence, il faut toujours faire attention avec ces nuances).

 

De même la présence d'eau sur Mars n'est pas avérée, et si elle ne l'est pas, c'est qu'il ne doit y exister aucun phénomène manifeste en rapport avec celle-ci, n'est-ce pas ? Et pourtant :

 

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=16546

 

Et pourtant il y aurait des tempêtes de neige convectives sur Mars, comme chez nous. Cela ne surprendra réellement que ceux qui s'étaient enfermés dans de fausses certitudes.

 

Mais nous pouvons quand même nous fier à notre bon sens, n'est-ce pas ? Ainsi nous savons qu'il fait beau en été et froid en hiver, et jamais les deux à la fois. Et pourtant...

 

https://francais.rt.com/international/42670-dernier-jour-ete-feux-foret-siberie

 

Il est intéressant que cette info parue dans le grand public n'ait été relevée ni par les tenants du réchauffement climatique, ni par ceux qui prétendent l'avènement d'une ère glaciaire imminente. C'est que parler de feux en Sibérie n'aide pas les seconds, et que la neige en été ne soutient pas les premiers. Un bon saut à pieds joints de mère nature pour éclabousser les idées monochromes que certains nourrissent à son sujet. Il est en effet intéressant de constater qu'il n'y a aucune norme dans le monde vivant toujours en mouvement, seulement prévisible dans une certaine mesure, et qu'en définitive, seuls les faits compteront quand il s'agira de constater s'il y a réchauffement, refroidissement ou non. Ce qui est sûr c'est qu'il y aura l'un et l'autre, à très long terme. Et qu'on ne me dise pas que la neige en été est propre à la Sibérie. J'ai déjà vu de la neige au printemps et en été, dans le sud de la France, en zone méditerranéenne. D'ailleurs il a neigé dans le Sahara cet hiver, en décembre :

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/12/21/01008-20161221ARTFIG00246-chutes-de-neige-feeriques-sur-les-dunes-du-sahara.php

 

Et même une deuxième fois, en janvier :

 

http://www.francetvinfo.fr/meteo/neige/en-images-il-a-encore-neige-sur-les-dunes-du-sahara_2034005.html

 

Drôle de réchauffement climatique, décidément. Mais au Canada, l'on sait que l'hiver peut aussi être synonymes de davantage d'incendies :

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1001783/incendies-statistiques-quebec-hiver

 

Bien sûr c'est un problème différent, mais on n'y pense pas forcément. On a tendance à raisonner en terme de chaleur = feu, froid = neige. En fait c'est surtout une question de sécheresse et d'influence humaine. Rien à voir avec le climat, donc.

 

http://www.lapresse.ca/le-soleil/justice-et-faits-divers/201003/12/01-4260269-incendies-de-foret-en-hiver-inhabituels-et-inquietants.php

 

Par ailleurs, on pense que les sans abris meurent surtout de froid et en hiver, et cependant :

 

http://www.ouest-france.fr/europe/france/chaleur-les-sdf-meurent-plus-en-ete-quen-hiver-3456272

 

Ici il faut prendre conscience que le sens commun de base n'est d'aucun secours pour capter toutes les variables du problème, et du fait que ce n'est pas tellement parce qu'un corps est soumis à une condition extrême qu'il est plus vulnérable, que parce qu'il n'est pas défendu contre des conditions qui varient fortement, mettant à mal ses capacités d'adaptation et donc de survie. Or ce problème reste à peu près le même peu importe la saison, suivant les individus et leurs difficultés spécifiques. Dans l'ensemble on meurt donc plus d'indifférence que de froid, autre idée reçue à combattre, ne serait-ce que par charité.

 

Une autre idée reçue à ce sujet concerne d'ailleurs la bienveillance de l'humain en général, et des autorités en particulier. Beaucoup de gens croient dur comme fer que les élus et autres responsables politiques et des pouvoirs publics sont à leur service et à leur écoute. Un biais psychologique du à l'enfance et à la relation généralement bienveillante que les parents entretiennent avec leurs enfants. Cela induit une sorte de naïveté fondamentale que les manipulateurs et autres irresponsables au pouvoir savent parfaitement exploiter lorsqu'ils sont froids au concept de bienveillance. Ce qui fait qu'une éducation bienveillante, sans éveiller l'enfant à la notion de malveillance, est potentiellement contre-productive, d'un point de vue humaniste.

 

Un seul article comme celui qui va suivre devrait suffire à faire comprendre à ces personnes que les décideurs ne veulent pas leur bien :

 

http://www.transition-energetique.org/article-les-dechets-radioactifs-autorises-dans-les-materiaux-de-construction-106880424.html

 

A moins bien sûr de croire que la radioactivité à domicile est délicieuse et bienfaisante, ou à la rigueur sans effet, comme semblent le croire certains commentateurs propagandistes et favorables au nucléaire. Je ne peux rien pour ceux-ci, ni pour ceux qui ne comprendraient toujours pas après avoir lu cela que nous sommes dirigés (entre autres, mais en grande partie) par des irresponsables, incompétents à prendre en compte les problèmes du monde moderne aussi bien que l'humain dans ce monde là.

 

Pour sauter du coq à l'âne, une idée reçue commune est qu'il n'y a aucun pont entre les chromosomes féminins et masculins, et que le système génétique est simplement déterminé. XX pour les uns, XY pour les autres. Pourtant là aussi, les choses s'avèrent bien plus complexes, dès qu'on fouille un peu, et je citerai un simple exemple :

 

https://fr.sott.net/article/30857-Le-microchimerisme-masculin-chez-les-femmes

 

Faut-il y voir l'une des sources de la confusion et même du confusionnisme actuel sur la question du genre ? Ou faut-il y ajouter la question des perturbateurs endocriniens qui perturberaient littéralement l'identité psychique et physique d'un nombre toujours croissant d'individus, notamment dans les sociétés occidentales ? Et sans doute d'autres données encore... En tout cas, j'ai toujours affirmé que la différenciation formelle entre hommes et femmes était un simplisme idéologique. Désormais, l'idéologie se tourne vers le confusionnisme de genre, qui est un autre simplisme visant à embrouiller les esprits, deux idées reçues opposées à combattre autant l'une que l'autre, pour éviter à la fois le sexisme et le « genrisme ». Autant dire qu'on n'est pas couchés.

 

Et pour prolonger autour de ce thème, une des hystéries à la mode consiste à attribuer la mode des fusillades (particulièrement aux USA, mais à mon avis l'épidémie de meurtres assimilés à des attentats à laquelle on assiste en Europe est à peu près du même ordre, juste prenant les couleurs d'un autre complexe sociétal ou civilisationnel) à des programmes secrets de type MK ultra. Il pourrait y avoir du vrai dans ce type d'affirmation, mais là aussi, lorsqu'on se penche sur des données anthropologiques anciennes, on constate que, finalement, ce type de comportement était déjà connu dans les sociétés primordiales et tribales, et même que cela porte un nom :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Amok_(ethnologie)

 

Je cite :

 

« L'amok est le fait d'une personne agissant seule. C'est un accès subit de violence meurtrière qui prend fin par la mise à mort de l'individu après que ce dernier a lui-même atteint un nombre plus ou moins considérable de personnes. Cette forme de l'amok observée par des voyageurs et des ethnologues notamment en Malaisie (d'où vient le mot), Inde, Philippines, Polynésie, Terre de Feu, Caraïbes, Région arctique ou Sibérie est un comportement majoritairement masculin1. Si les causes du déclenchement sont socialement déterminées et de l'ordre des frustrations importantes (humiliations, échecs en public) induisant un désir de vengeance, le mécanisme est celui de la décompensation brutale. Parfois simplement qualifiée de « folie meurtrière2 », la course d'amok est assimilée à une forme de suicide. Bien qu'elle soit ordinairement perpétrée à l'arme blanche dans les sociétés traditionnelles, on peut en trouver un équivalent dans le monde contemporain avec certaines des tueries massives par arme à feu perpétrées par un individu seul, s'achevant par sa capture ou sa mort concrète parfois même auto-administrée, ou bien par sa mort sociale volontaire quand l'auteur de la tuerie se rend à la justice pour y être condamné ce qui dans certains cas le conduit à l'exécution. Le schéma central est alors similaire : forme de suicide accompagnée d'une libération des pulsions homicides.

On trouve également le récit de décompensations correspondant à cette définition, dans des journaux personnels rédigés par des soldats dans les tranchées lors de la Grande Guerre. Dans de telles scènes l'auteur raconte comment un de ses camarades, de façon imprévisible, se dirige seul spontanément jusqu'à la tranchée ennemie dans l'intention d'en finir lui-même tout en supprimant autant d'ennemis qu'il lui sera possible3. En correspondance avec la typologie des suicides établie par Durkheim, cette forme de la décompensation sous contrainte d'engagement patriotique est au comportement criminel ce que le suicide altruiste ou fataliste est au suicide égoïste. »



Ainsi, le « suicide by cop » pourrait n'être que la version moderne, adaptée à un contexte civilisationnel donné, d'un comportement qui serait alors tout simplement « normal » pour l'être humain dans des circonstances psycho-sociologiques extrêmes. On peut simplement alors envisager que ces conditions sont encore plus violentes dans la société de surveillance moderne, où chacun est fiché relativement, mis sous pression constante de bien se comporter, et ainsi de suite, avec les frustrations et tensions que l'on peut imaginer, chez ceux qui passent à l'acte. Dans ce cadre, les expériences secrètes serviraient au mieux à étudier ce comportement et éventuellement à le manipuler. Mais pas à le générer à partir de rien, du moins on peut en douter. On peut aussi imaginer que ces études cherchent à sélectionner des individus repérés comme propices à ce genre de débordement, si toutefois ces études existent bien (apparemment ce serait le cas, si l'on suit les documents déclassifiés assez récemment).



Je peux encore citer quelques liens qui me semblent ajouter au thème, bien qu'un peu en marge. Ainsi des araignées que l'on tue si facilement quand on les trouve chez soi, en les croyant néfastes et en ayant peur d'elles alors qu'elles sont indispensables à la régulation de l'écosystème domestique (et empêchent la prolifération d'insectes réellement néfastes) :



https://fr.sott.net/article/30872-Nos-amies-les-araignees-pourquoi-il-faut-les-heberger-chez-vous



Et de proposer de jeter un coup d’œil à un voyage au Nicaragua qui nous remet les idées en place par rapport à ce que l'on croit acquis sur l'être humain, la façon dont il devrait vivre, et la morale qu'il devrait adopter. En la matière, les populations qui suivent des traditions ancestrales sont toujours riches d'enseignement, qu'on aime ou non ce type d'émission :

 

Vidéo youtube : J'irai dormir chez vous S08E01 Nicaragua 15 06 2017



Conclusion



C'était un ensemble hétéroclite d'exemples partant quelque peu du général au particulier, mais je suis convaincu qu'il y a des leçons à en tirer.



D'abord que l'homme a tendance à utiliser son intelligence pour classifier les choses suivant des catégories bien rangées, et que ce faisant il tend à un certain simplisme voire à une vision binaire des choses. Cela est d'autant plus dangereux quand de faux prophètes prétendent mettre à mal ce simplisme en le remplaçant par un confusionnisme qui n'aide personne à comprendre quoique ce soit. Ces deux versions sont issues de la pensée binaire, dans leurs versions primaire et réactionnaire, et il n'y a rien à en retirer. Les idées reçues seront toujours des idées reçues, et les inverser en leur contraire ne sert à rien sinon à perpétuer le simplisme et la bêtise.



Ce qu'il faut, c'est stimuler cette intelligence humaine qui l'est si peu, et qui est bien plutôt intensément méprisée par la plupart, à qui l'on a appris à y voir de la prétention et de l'élitisme, quand bien même il ne s'agit que de prétextes commodes pour perpétuer paresse, médiocrité, passivité et soumission. Pour la stimuler et sortir des idées reçues, il n'y a pas cinquante solutions. Il faut cultiver la curiosité, le sens critique, le doute, le sens de la nuance. S'éveiller à la complexité des choses, complexité toujours déniée par ceux qui ont un intérêt global ou particulier à privilégier le simplisme afin d'ouvrir le passage à leurs modes d'existence qui n'intéressent qu'eux-mêmes et ne servent jamais autrui ou l'humanité dans son ensemble, qui a toujours besoin d'être grandie plutôt que rabaissée ou maintenue dans sa misère sociale et intellectuelle.



C'est pourquoi, à tout hasard et pour terminer cet article, je vous renvoie à ce long texte sur Edgar Morin, sociologue et théoricien de la complexité que je ne connais toujours que de nom, mais qui a le mérite d'avoir posé d'intéressants jalons pour sortir de la pensée simpliste et entrer dans la compréhension des systèmes complexes, ce qui nécessite la conjonction des disciplines tant appelée de nos jours par ceux qui ont bien perçu l'impasse de la science dite moderne. Pas en avant qui, à n'en pas douter, nous aiderait à sortir du monde actuel de la pensée morcelée et parcellaire qui ne sait naturellement qu'encourager la division et une perception fragmentaire du monde. À lire pour tous les curieux qui en ont le temps, si vous ne connaissez déjà.



http://www.cairn.info/revue-societes-2004-4-page-99.htm

 

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31 août 2017

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste -N°25- Psychologie de masse

Finalement, que s'est-il passé durant ces vacances finissantes ? Sans surprise, elles ont été marquées par l'habituel train de réformes dont les français ne veulent génétiquement pas, et par les divers attentats devenus hélas une routine. Il y a eu aussi le lot habituel de dépassements de normes météorologiques qui ne peuvent naturellement qu'être dues au « dérèglement / changement / réchauffement climatique » ou à HAARP, c'est selon. Mais un autre phénomène qui s'inscrit lui aussi dans une durée a pu s'observer qui concerne la psychologie aux USA, le pays du rêve et des illusions perdues. C'est tout cela que je vais tacher de résumer aujourd'hui dans ce nouveau numéro, et quelques autres faits.

 

Ce sont les médias russes « à la botte de Poutine » qui nous informent le mieux, ou le moins mal, de certains faits politiques, aussi je vais encore devoir les citer pour parler de la situation dans mon propre pays, histoire ne pas soutenir les médias français tous pro-medef puisque possédés par des grands « entrepreneurs », et j'en passe.

 

Ainsi, sur la réforme du code du travail et les derniers délires de notre république, ceci :

 

https://francais.rt.com/economie/42345-dernieres-consultations-reforme-code-travail-dialogue-social-contournement-syndicats

 

https://francais.rt.com/economie/42630-bruno-maire-medef-nous-allons-attentes

 

On voit comme Pierre Gattaz est en quelque sorte vendu en lot avec Macron et son gouvernement puisqu'il apparaît depuis plusieurs mois invariablement sur les photos avec ce dernier, lorsqu'il est question des réformes du travail, avec son air de gros moustique hypocrite, avide et envieux. Pas dur d'en conclure à qui profite tout cela, et les vœux pieux de Bruno Le Maire sur le fait que tout cela se traduirait par plus d'embauches nous donnerait des crampes d'estomac de rire si l'on n'était pas plus estomaqué par l'étrange naïveté d'état qui transpire de tout cela.

 

Jacques Sapir nous dit ce qu'il pense de la situation de Macron qui, soit dit en passant, continue de battre les records d'impopularité de Hollande, à défaut de battre sa facture de maquillage :

 

https://francais.rt.com/opinions/42537-trois-fautes-emmanuel-macron

 

https://francais.rt.com/france/42408-520-000-euros-maquillage-mandat-facture-internautes-twitter-outres

 

Mouaip, on peut réduire les APL de 60€ par an pour tout le monde, mais l'honneur est sauf car le maquillage de Macron nous coûtera quelques milliers d'euros de moins que celle de Hollande, c'est à dire au moins 500 000 € de trop. Cela est tout à fait anecdotique bien sûr, mais aussi tout à fait révélateur des excès de cette haute société, cette « aristocratie représentative » déconnectée des réalités, qui se fait faire des maquillages à la poudre de diamant, et des coiffures à base de billets verts. On se demande tout de même comment on a pu en arriver à un tel délire, mais ces gens ne voient pas le problème puisqu'ils ont des montres et des costards dont vous ne pourriez pas payer une unité en 5 ans... Ils peuvent donc se passer 2 ans de salaire sur le visage, et se torcher avec vos économies et puis tirer la chasse et oublier, et c'est d'ailleurs ce qu'ils font.

 

Rassurons nous quand même, car cette haute société « d'élites » veille à notre santé, à notre santé et à l'équité des affaires, la preuve :

 

https://francais.rt.com/economie/42349-inquiete-manque-concurrence-ue-lance-enquete-rchat-monsanto-bayer

 

Gageons que l'UE n'empêchera rien au final, mais aura fait montre d'une fausse inquiétude superficielle, qui ne changera rien au final. L'escalade dans le capitalo-libéralisme est devenue ne norme qui réjouit les milliardaires possesseurs des médias et des grandes industries, et cela les arrange. On ne fera jamais machine arrière, et l'on pourrait aboutir à des concentrations incontrôlables de pouvoirs et d'argent. Ah mais attendez... c'est déjà ce que l'on a de toute façon.

 

Mais cela peut encore empirer. Les géants de l'internet eux aussi se « préoccupent » de la « vérité » lorsqu'elle concerne la préservation de la santé mentale des masses affligées par les fake news, et se préparent à une offensive dans ce domaine :

 

https://fr.sott.net/article/30997-Nouvel-algorithme-Google-limite-l-acces-aux-sites-Web-de-gauche

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/les-robots-dinformation-radar-de-google.html

 

http://www.les-crises.fr/neuf-organismes-dont-facebook-et-mozilla-investissent-13-millions-contre-la-desinformation/

 

Offensive qui, on le voit, consiste à orienter « l'information » dans le sens décidé par une « élite », en éliminant progressivement de la vue tout ce qui touche de près ou de loin à « la peste rouge-brune », c'est à dire tout ce qui a, de la gauche à la droite jusqu'aux apolitiques comme moi, une quelconque affinité avec une vision des choses désalignée politiquement. Il s'agit clairement de favoriser une ligne politique unipolaire selon la vision occidentalo-anglo-saxonne des choses, dans un contexte où la Chine, la Russie et le reste du bloc multipolaire (si on peut l'appeler ainsi) remportent de plus en plus de petites batailles économiques, médiatiques, politiques, guerrières, etc.

 

A côté de cela, brandon Smith nous avertit justement que les tensions engendrées le sont volontairement, selon lui, pour nous distraire :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/les-tensions-geopolitiques-sont-concues.html

 

Il est vrai que lorsqu'on échange sur internet, on voit à quel point les gens sont obnubilés par des questions secondaires et subsidiaires, sans jamais vraiment comprendre à quoi elles remontent, que l'on parle du chômage, du terrorisme, ou même de la guerre en Syrie, de la montée du radicalisme islamique, et j'en oublie. Avec une vision si limitée des choses, voulue par les géants de l'information et désormais de l'internet, qui s'alignent avec les intérêts et la vision des premiers, il est difficile en effet de comprendre le monde, et on en vient alors à des « solutions » simples qui consistent par exemple à blâmer les arabes ou les juifs, ce sans faire de nuance, tombant dans les panneaux qui consistent par exemple à confondre antisionisme et antisémitisme, et à amalgamer, quoiqu'ils en disent avec leur ironie stupide sur le « padamalgam », l'ensemble de plusieurs communautés englobant différentes sortes d'écoles musulmanes, d'ethnies africaines et asiatiques en un seul bloc facile à se représenter et à stigmatiser.

 

Il est clair qu'attirer l'attention sur une prétendue communauté qui n'en forme pas une, mais est une multitude de groupes ethniques et religieux disséminés à travers la planète, plus ou moins liés par des points communs, et elle-même victime d'un matraquage politique et religieux en faveur de certaines pratiques archaïques, voire anachroniques, et de l'hystérie sur le terrorisme islamiste est une stratégie gagnante facile pour ceux qui souhaitent nous diviser, quand on voit le nombre de personnes qui sautent à pieds joints dans la chausse-trappe.

 

http://www.les-crises.fr/les-attaques-terroristes-recoivent-cinq-fois-plus-de-couverture-mediatique-si-le-coupable-est-musulman-dapres-une-etude-par-ben-kentish/

 

Cette diversion facile permet ainsi de masquer ceci :

 

http://www.les-crises.fr/influencer-les-autorites-syriennes-a-la-fin-de-lannee-2006-par-roebuck/

 

Alimentant une guerre qui à son tour masque les vraies raisons qui en sont à l'origine, et qui sont précisément autour du déclin des USA, nécessitant des interventions à travers le monde, pour tenter désespérément de grappiller les dernières ressource qu'il est encore possible de ravir à d'autres pays, en déstabilisant leur politique et leur stabilité intérieure, ce qui alimente ensuite, par le biais de campagnes médiatiques, la déstabilisation intérieure des pays occidentaux qu'il est aussi nécessaire de garder sous tutelle économique mais surtout idéologique, afin de les garder sous contrôle. Ainsi, dites le vous, tous les abrutis bêtement racistes (mais aussi primairement anti-racistes) que j'ai pu croiser ces derniers mois : vous faites tous le jeu de la division voulue par les privilégiés détenant le pouvoir économique et le pouvoir d'information (faciles à reconnaître pour le coup : ce sont les mêmes, pas comme les musulmans que vous choisissez de voir comme un ensemble homogène et coupable de tous les maux alors qu'ils sont au même stade d'aliénation que vous).

 

Par ailleurs, Brandon Smith toujours, estime justement que la guerre avec la Corée du nord pourrait être une réalité dans un avenir proche :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/guerre-de-coree-partie-ii-pourquoi-il.html

 

Ce que certains faits tendent à rendre plus probable que son contraire, étant donnée l'inconséquence du gouvernement nord-coréen dans ce genre de situation, tout prêt à tomber lui aussi dans le piège :

 

https://francais.rt.com/international/42549-coree-nord-tire-missile-balistique

 

 

L'un des sujets qui me semblent primordiaux en ce moment est justement cette question de la psychologie, aussi bien celle des masses qu'au sein des gouvernements, qui contribue à alimenter perpétuellement une sorte de délire autour du complexe racisme versus anti-racisme, deux tendances dont il vaut mieux se tenir éloigné autant que possible, pour son propre bien, tant tout cela est tordu, distordu et finalement surtout un prétexte à tomber dans la lutte de division qu'une partie du système souhaite ou qui, en tout les cas, l'arrange fortement. Il est d'ailleurs assez symptomatique et déprimant que, depuis quelques années ou décennies, toute la portée humaniste des mouvements anti-racistes, féministes, etc., bref ce que l'on nomme plus généralement le progressisme, ait été totalement récupéré et vérolé par le système. On l'avait vu venir au fil du temps, ce mouvement de récupération de tout et n'importe quoi, y compris l'idéal écologiste, et c'est désormais fait. L'humanisme, l'écologisme, tout a été racheté par le système, et nous est revendu dans une version recrachée immonde à laquelle il ne faut surtout plus toucher. Ce qu'il ne faut pas dire qu'il ne faille pas avoir une conscience et une action dans un sens humaniste ou écolo. Il faut seulement se tenir à tout prix loin des agitations des camps qui prétendent défendre ces idéaux.

 

Les mouvements féministes, ethnicistes, anti-racistes, écolo, anti-fachistes, sont tous détournés de leurs principes pour reproduire exactement les tares qu'ils dénoncent, dans une sorte de radicalisme finalement stupide et contre-productif que j'avais un temps cru utile et productif. Ainsi, il m'avait semblé qu'une sorte d'activisme écolo était souhaitable, voire la seule voie contre le système. Je m'aperçois aujourd'hui que tous ceux qui prônent cette voie ou agissent dans ce sens ne font que donner de l'énergie au système, qu'alimenter la roue de hamster qui nourrit une dynamique totalement délétère et aboutissant aux effets inverses de ceux recherchés.

 

Un exemple récent et anecdotique de cette nouvelle hystérie est exposé ici :

 

https://francais.rt.com/international/42627-ecole-maryland-interdiction-vetements-redskins-raciste

 

Comme le dit très bien l'article :

 

« Il est à noter que cette décision survient en pleine campagne de retrait de statues de soldats confédérés, jugées offensantes, dans le sud du pays, après la mort d'une femme lors de la charge d'un conducteur contre une foule. Le drame avait eu lieu durant une manifestation le 12 août à Charlottesvilles, en Virginie, de membres de l'extrême droite américaine opposés au déboulonnage d'un monument à la gloire du général confédéré Lee. »

 

Les USA sont en train de se fondre psychologiquement dans une sorte d'intégrisme anti-fachiste qui est l'inverse de l'idéal qu'il prône : non pas un combat contre la haine et l'intolérance, mais un combat produit par la haine et l'intolérance, qui ne produit que plus de haine et d'intolérance, exactement comme les suprémacistes qu'ils croient dénoncer, ou comme les ayatollahs islamistes desquels ils peuvent se faire les alliés involontaires, alors que ces derniers emprisonnent une partie des populations musulmanes dans une autre dynamique délétère, qui les oblige à être « pour l'islam » et donc, contre les anti-musulmans. Impossible de sortir de ce sac de nœud, à ce stade où les forces progressistes se confondent totalement avec les extrémismes qu'elles dénoncent, les alimentant et poussant à une sorte de perpétuelle Saint-Barthélémy. Aucune leçon n'est apprise, et l'escalade d'intolérance se poursuit.

 

On aboutit ainsi à différents délires autour de tout et n'importe quoi, y compris de certains phénomènes météorologiques ou astronomiques, puisque l'on sait que ceux-ci ont, certainement, un potentiel raciste, que certains trouvent en tout cas à décrire, et pire, à exploiter :

 

http://www.dedefensa.org/article/fuck-the-great-american-eclipse-raciste-elle-est

 

http://www.dedefensa.org/article/harvey-le-deluge-et-les-pompes-de-la-flotus

 

Philippe Grasset évoque très bien les aspects psychologiques à grande échelle qui gravitent autour de ce phénomène, sans être suscités par ces phénomènes, mais trouvant toujours une matière psychologique à exacerber, à leur corps défendant, dans un pays où l'hystérie est à fleur de peau :

 

https://francais.rt.com/international/13133-tarantino-drapeau-confedere-croix-gammee

 

Ainsi le perdant est toujours un Hitler, quand bien même il pourrait y avoir un minimum de justification à la démarche du dit perdant, mais personne n'en tiendra compte, l'histoire étant écrite par les vainqueurs, et ce sans dire en aucune façon qu'Hitler avait peut-être un peu raison (ça se voit que je marche sur des œufs, là ?).

 

Il est en effet toujours plus simple de justifier son extrémisme et ses injures, quand on nage dans la bien-pensance et qu'on justifie sa haine par une moralité supérieure mais, précisément... n'était-ce pas justement le cas d'un Hitler ? Hum.

 

Dans ce cadre, faut-il s'étonner que le pays du moralisme par excellence finisse dirigé dans l'ombre par des militaires ?

 

http://www.dedefensa.org/article/president-mattis-ou-la-paralysie-etoilee

 

Ou que certains, épuisés par les conditions de vie et par cette atmosphère étouffante d'échec non-avoué et de spirale économique descendante sur fond de guerre éternelle, aillent jusqu'à se laisser mourir ?

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/etats-unis-des-americains-meurent-de-desespoir_2321663.html

 

C'est que, on l'a déjà souligné ici par le passé, la condition des blancs américains rejoint celle des noirs et des autres, sans qu'ils aient été prêts à l'affronter. Enfin égaux, les américains, dans la haine comme dans le désespoir ? Et c'est ce que nous voulons copier ?

 

Nicolas Bonnal a aussi à nous dire sur la dynamique psychologique actuelle :

 

http://www.dedefensa.org/article/ortega-y-gasset-et-la-montee-eschatologique-de-la-stupidite

 

 

Pour en finir sur ce chapitre, rappelons tout de même que les USA ne sont pas le premier grand pays à se déchirer sur des questions morales, ethniques, politiques ou religieuses :

 

http://mobile.lemonde.fr/ete-2007/article/2007/08/04/la-monstrueuse-vivisection-de-l-inde_941922_781732.html?xtref=https://www.google.es/

 

Article que j'ai trouvé très intéressant, notamment sur la fin, et que je ne peux que recommander, et qui permet de souligner certaines similarités avec la situation actuelle dont l'épicentre se trouve aux USA. Quelques extraits :

 

« Mais Gandhi n'est plus écouté. Il est détesté par les activistes des deux camps, qui ne croient plus, depuis longtemps, aux vertus de l'ahimsa (non-violence). Par les Britanniques, qui l'ont toujours vu en politicien roué ou en saint fanatique. A-t-on jamais vu un opposant prévenant aussi courtoisement la puissance coloniale des actions de résistance civile qui allaient faire de lui le révolutionnaire le plus original du monde ? Les massacres de 1947, l'exode signent l'échec de son combat pour le swaraj, l'émancipation d'une Inde rêvée. Il avait plaidé pour l'harmonie des religions, mais elles se livrent à un impitoyable massacre. Contre l'"intouchabilité", mais cela lui vaut la haine de tous les extrémistes hindous. Contre l'oppression des femmes, mais elles sont les premières victimes du malheur indien. Gandhi a perdu. Il reprend son rouet et sa marche en chantant avec le poète Tagore, son ami : "Marche seul. S'ils ne répondent pas à ton appel, marche seul." »

 

Voilà ce qui attend celui qui prône véritablement l'humanisme et la tolérance dans un monde où l'humain tant désiré par l'humaniste est si prompt à se mettre dessus, à se laisser diviser, et entraîner dans la haine. Charlottesville n'est peut-être qu'un avant-goût d'une situation de ce genre se préparant aux USA.

 

Ici, sur la relation entre hindous, sikhs, chrétiens et musulmans :

 

« Les deux explications, "primordialiste" et "artificialiste", sont tout aussi caricaturales. Malgré des siècles de cohabitation plus ou moins pacifique, les deux cultures sont en fait restées dos à dos : au nom des règles de pureté, on ne mange pas ensemble, on ne se touche pas, on ne se marie pas. Les hindous considèrent l'islam ou le christianisme comme des religions impures et barbares. Musulmans et chrétiens sont, comme les intouchables, au dernier rang de l'échelle. Un sikh raconte ce fait inouï dans le livre d'Urvashi Butalia : "Si un musulman venait vers nous et que nous échangions une poignée de main et que nous avions un paquet de nourriture à la main, cette nourriture était souillée et nous ne la mangions pas. Si nous tenions un chien d'une main et de la nourriture de l'autre, cette nourriture ne posait aucun problème." »

 

On voit que les musulmans, aujourd'hui dépeints comme grands méchants loups par les simplets-racistes, ont aussi leur composante de victimes dans ces situations où leur religion est surtout instrumentalisée par des intérêts supérieurs hors de leur contrôle, toujours pour des raisons politiques. Et ce sans vouloir pour autant prendre leur défense, car oui, j’exècre profondément les religions (mais pas forcément les gens qui les pratiquent, que je considère comme simples prisonniers de systèmes dogmatiques, certes parfois volontaires).

 

« La vraie fracture était, en fait, à l'intérieur des deux camps. Face à l'arrogance du colonisateur, les identités se réveillent à la fin du XIXe siècle. Les hindous restaurent les rituels de purification, réactivent le souvenir mythifié du passé prémusulman, reviennent à un esprit de castes rigoureux, au culte de la vache, au sacrifice des veuves. Le nationalisme hindou exploite le mécontentement de populations réticentes à l'occidentalisation de l'Inde et qui se rejoignent dans la référence à un védisme originel qui aurait été perverti par l'islam et le christianisme.

Même évolution chez les musulmans qui veulent "deshindouiser" l'islam, éliminer le culte des idoles, revenir à la lettre du Coran, chasser le soufisme, perçu comme une contamination de l'islam par l'hindouisme. Ainsi, le fondamentalisme islamique naît-il au Bengale et au Pendjab. En 1927, le mouvement de prédicateurs Tabligh (Foi et pratique) - encore très présent en France aujourd'hui - est créé avec cette vocation de purifier, purger ce que des siècles de cohabitation ont pollué. La même année, un intellectuel occidentalisé, Maududi, l'un des inspirateurs des Frères musulmans en Egypte, publie un livre retentissant sur la "guerre sainte", qu'il encourage dans tout le monde musulman, et il fonde, en 1941, le Jamaat al-Islam, qui transformera le Pakistan en République islamique. »



On voit que l'intégrisme n'est pas plus propre à l'islam qu'il ne l'était au nazisme ou aux croisés. C'est une composante humaine qui trouvera aussi bien son expression chez des hindous que chez des hippies ou des anti-fachistes, si le terrain s'y prête. Et c'est ce qu'on observe aujourd'hui dans la mouvance dite progressiste, qui se vautre vraiment lamentablement dans la haine la plus dégueulasse, donnant ainsi raison à leurs détracteurs réactionnaires dits d'extrême-droite, qui eux aussi sautent sur la moindre occasion pour exprimer leur haine, et ce de manière de plus en plus décomplexée sur le net, grâce à leurs frères jumeaux ennemis que sont les progressistes devenus intégristes, à travers leurs pseudo idéaux universalistes et féministes qu'ils ont réussi à rendre répugnants, donnant là aussi raison aux puritains salafistes. Tous dos à dos dans la bêtise extrême.



La conclusion :



« La récupération politique de ces extrémismes religieux prépare la tragédie. Milice hindoue, le Rashtriya Svayamsevak Sangh (RSS) organise des manifestations rituelles qui sont autant de démonstrations de force. De son côté, la Ligue musulmane reprend la proposition faite en 1930 par le poète-philosophe Iqbal d'un Etat séparé ayant vocation à rassembler tous les musulmans. Mohammed Jinnah est pourtant tout sauf un islamiste. C'est un réformateur moderne, marié à une ismaélienne, mangeur de porc et buveur de whisky, mais il a compris que la seule façon de créer le Pakistan était d'utiliser les oulémas. "C'est parce que des acteurs politiques ont considéré qu'il était de leur intérêt d'activer ces lignes de clivage religieux, conclut le chercheur Christophe Jaffrelot, qu'elles ont fini par devenir pertinentes, alors qu'elles ne l'étaient pas auparavant." Le scénario était en place pour le pire. »



L'histoire se répétera donc encore, puisque nos donneurs de leçons des deux camps ne voient pas qu'ils sont intentionnellement divisés et instrumentalisés.





Divers



Je termine cette revue par 4 derniers liens en vrac. D'abord une vidéo d'une émission sensationnaliste américaine, que je relaie essentiellement parce qu'en dépit de son caractère apparemment peu sérieux et racoleur, elle contient néanmoins un certain nombre d'arguments sérieux pour mieux comprendre l'arnaque politique du réchauffement climatique :



http://www.agoravox.tv/actualites/environnement/article/theories-du-complot-avec-jesse-74094



On en pensera ce qu'on veut, on me critiquera pour ce choix si l'on veut, mais j'estime qu'il est important d'entendre ces arguments, et de savoir qu'il existe des intérêts financiers à promouvoir la théorie du réchauffement climatique, comme je l'ai souvent dit ici, et ces arguments sont assez bien résumés dans cet épisode. Par ailleurs, ce n'est pas parce qu'une émission est sensationnaliste qu'elle est à rejeter en bloc. La série est d'ailleurs plutôt bien faite en terme de contenu, et puis bon, son thème est parfaitement assumé, donc on sait à quoi on a à faire.



Pour enfoncer le clou, je cite cette info :



http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/plagiats-etienne-klein-revoque-de-l-ihest_1903365.html



Etienne Klein est un conférencier et scientifique que j'estime beaucoup, mais dont j'avais déjà montré les limites, justement dans une parenthèse d'un article précédant concernant le climat. Cette nouvelle m'atterre d'autant plus que cette affaire traîne depuis un moment déjà et que son attitude plaide vraiment en sa défaveur, confirmant un côté assez égocentrique et calculateur du personnage, déjà entrevu pour ma part. C'est pourquoi je souligne ce fait, car il me sera désormais beaucoup plus difficile de lui accorder du crédit dans ses propos, surtout en sachant qu'il est partie prenante dans plusieurs organisations décisionnelles ou consultatives, notamment le commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives. Le cas d'Etienne Klein tend malheureusement à confirmer la débâcle d'un milieu scientifique qui se cherche des figures de proue qui ne s'avèrent décidément pas à la hauteur de la tâche de redorer l'image d'une science déjà entachée par toutes sortes de travers, à commencer par un dogmatisme de masse quasi-religieux, et par les biais qui pervertissent toute l'organisation de la recherche, favorisant des fumisteries telles que le délire climatique, d'ailleurs entériné par Etienne Klein, comme je l'avais déjà dénoncé. On me dira que j'ai décidément un parti pris sur ce sujet, et oui en effet, il est clair que je ne peux pas tolérer qu'au nom de la science, on promeuve un tel dogme ou qu'on tolère une attitude contraire à l'honnêteté intellectuelle absolument nécessaire à la sanité de la science, aujourd'hui devenue institution perverse parmi d'autres, comme l'Eglise, comme l'Etat, etc. Cela semble être simplement le destin de toute institution humaine, prenons en acte.



Ensuite, une vidéo sur un sujet particulier qui a fait parler de lui récemment à cause du décodex. La chaîne et la vidéo sont centrés sur le principe de pensée ou de sens critique qui m'est cher, et si cela est long et pas toujours passionnant, cela reste bien fait, et mérite d'être relayé, ne serait-ce que pour montrer que l'on peut torcher le décodex et trucs assimilés, sur la question du « fact checking » et de la rigueur intellectuelle, à condition d'y passer du temps, ce que je ne ferai sans doute jamais, tant il est entendu pour moi que ces trucs là sont juste des organismes prônant la pensée unique au service du système politico-médiatique :

 

Vidéo youtube : Réponse aux Débunkers de Hoax (Hallstein était-il Nazi ?)



Enfin, je terminerai par une note positive avec ce texte d'Orwell qu'il est intéressant de lire et qui me servira de porte de sortie pour ce numéro plutôt sombre, mais n'est-ce pas normal quand on décrit l'état d'un monde régit par une dictature de l'ombre ? Quoiqu'il en soit, Orwell y foournit un judicieux contrepoids :



http://www.les-crises.fr/george-orwell-quelques-reflexions-sur-le-crapaud-ordinaire/

 

 

Posté par Seilenos à 13:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 août 2017

Evolution des populations d'insectes et invertébrés - 4) Les vers de terre, et conclusion

Le ver de terre, alias lombric, est le socle de tout l'écosystème mondial. On a vu qu'on estime sa biomasse à 80% de la biomasse animale planétaire. Depuis quelques temps, mon attention a été attirée sur des rumeurs de sa disparition, ce qui paraît impossible à première vue, étant donné la quantité de destruction que cela représenterait. Mais on a vu que plus une espèce prolifère, plus elle se rend potentiellement vulnérable à certaines agressions, maladies, etc. alors qu'en est-il réellement ? Je n'ai pas de prétention à répondre à la question, mais au moins à examiner les faits qui nous sont présentés à ce sujet.

 

Commençons par Hubert Reeves qui a récemment mené campagne sur ce sujet :

 

http://la1ere.francetvinfo.fr/hubert-reeves-la-mort-des-vers-de-terre-ne-fait-pas-la-une-des-journaux-et-pourtant-volet-1-381667.html

 

Les vers de terre disparaîtraient donc à cause de l'agriculture et des pesticides, mais où sont les données qui l'indiquent ? Cette disparition « un peu partout dans le monde » s'effectue-elle partout, ou sur les terres concernées par l'agriculture ?

 

Notons que, même si cela ne concerne que les terres agricoles, c'est déjà énorme, car le pourcentage de terres agricoles dans un pays comme la France avoisine aujourd'hui les 52%.

 

http://agriculture.gouv.fr/agriculture-et-foret/quelle-part-du-territoire-francais-est-occupee-par-lagriculture

 

On peut voir ici des données pour le reste du monde, avec l'évolution entre 1961 et 2014 :

 

http://donnees.banquemondiale.org/indicator/AG.LND.AGRI.ZS

 

Notons que le pourcentage bouge en général assez peu, bien qu'il ait été réduit d'environ 10% en France, probablement par le fait de la concentration de l'agriculture intensive de type industrielle.

 

Une population aussi massive que celle des lombrics n'a pu s'établir qu'au fil des millénaires, donc leur raréfaction en quelques siècles ou décennies du fait de l'activité humaine serait en effet assez alarmante.

 

Dans le volet 2, le propos devient un peu plus concret :

 

http://la1ere.francetvinfo.fr/hubert-reeves-l-existence-de-l-espece-humaine-est-menacee-volet-2-381673.html

 

Ce qui ne nous épargne pas des affirmations gratuites :

 

« Aucune espèce n’a jamais éliminé une autre espèce. » Ce qui reste à prouver, et est probablement faux, mais passons. Ça n'empêche pas que l'homme est responsable de la réduction de biodiversité en cours.

 

http://la1ere.francetvinfo.fr/hubert-reeves-il-faut-reduire-au-maximum-les-pesticides-volet-3-381703.html

 

Le volet trois aborde la question du lobby des pesticides, sans nommer Monsanto (désormais Monsanto-Bayer, ou quelque soit le nouveau nom qu'ils risquent d'inventer) et les autres multinationales titanesques du genre.

 

https://francais.rt.com/economie/42349-inquiete-manque-concurrence-ue-lance-enquete-rchat-monsanto-bayer

 

Le volet 4 et final :

 

http://la1ere.francetvinfo.fr/hubert-reeves-le-soleil-nous-envoie-10-000-fois-plus-d-energie-que-ce-que-nous-utilisons-volet-4-381723.html

 

Bien d'accord sur l'idée que migrer vers une autre planète sans avoir résolu nos problèmes est non seulement irréaliste mais aussi irresponsable. Bon mais tout ça est un discours d'ensemble de bon sens, avec la bonne dose de pensée positive et même de positivisme de bon aloi et une lucidité douteuse sur la COP21, les énergies « renouvelables » et le climat, saupoudré de grand n'importe quoi pour un physicien sur le CO2, mais bref. On n'est pas plus avancés sur nos lombrics.

 

Reprenons donc. Le lombric serait en danger, au moins dans les zones agricoles qui semblent couvrir presque 50% de la surface de la planète.

 

http://www.leparisien.fr/societe/il-faut-sauver-le-ver-de-terre-22-09-2016-6139831.php

 

Quatre fois moins de lombrics qu'il y a 40 ans, selon cet article. Ce qui constitue à la fois une preuve du problème, et un facteur aggravant de la qualité des sols, comme on le comprend bien quand on connaît le rôle fondamental des vers de terre, d'oxygéner et nettoyer celle-ci. Ils contribuent aussi à sa richesse minérale indispensable à la qualité de la végétation et des cultures, en termes nutritifs, dont on sait qu'elles sont déjà sévèrement en baisse sur ce point. Comme l'article l'explique, cela augmente aussi le risque de glissement de terrain par défaut d'absorption de l'eau.

 

D'accord. Mais pourquoi ? Juste les pesticides ou, comme on s'en doute, une multitude de causes s'ajoutant les unes aux autres ?

 

http://verdeterre.fr/eco-geste

 

Tiens... on comprend donc que les labours à base de machines tranchantes ne doit pas leur faire spécialement du bien. Probablement une cause de morts bien plus importante que les pesticides, pour les vers de surface et de faible profondeur.

 

On comprend aussi que la composition des sols compte, or les sols d'agriculture industrielle sont bien sûr totalement aseptisés et uniformisés, dépourvus de toutes pousses considérées comme « superflues » et prélevant leur taxe de manière nutritive. Toujours cette mentalité productiviste bien mal adaptée à la Terre, donc.

 

On sait aussi que les prédateurs sont des oiseaux, des rongeurs et fouisseurs voraces comme les taupes, mais on n'a pas connaissance que ces bestioles soient devenues plus destructrices qu'avant sur l'ensemble de la planète.

 

http://verdeterre.fr/predateur

 

Où l'on apprend qu'un ver prédateur venu des antipodes est assez agressif pour raser le lombric de la carte dans certaines régions où il n'existait pas, ce qui nous rappellera le cas de la pyrale du buis précédemment évoqué. N'ayant pas de prédateur, il agit librement, et enlève à d'autres prédateurs une de leurs ressources fondamentales qu'est le lombric, augmentant encore le déséquilibre déjà constaté et donc sa gravité.

 

http://www.jackylamainverte.com/ce-ver-menace-notre-ecosysteme/

 

Ici, je retiens entre autre ce passage :

 

« Existe-t-il une parade? Non. Ces vers n’ont ni prédateurs, ni parasites en France et rien ne semble pouvoir freiner leur expansion. Il s’agit bien d’une espèce invasive… Pire, l’une des espèces détectées est d’origine tropicale et ne devrait donc pas survivre pendant nos hivers. Or, elle semble s’être adaptée à notre climat. »

 

Tiens donc, voilà que les espèces s'adaptent rapidement au climat, maintenant ? Bon, j'ironise, cela est plus courant chez les espèces « simples » comme les vers, mais tout de même... une preuve de plus qu'on en fait des tonnes avec notre « changement climatique » : une forte période d'intempéries a sans doute plus de potentiel de nuisance qu'un changement s'étalant sur un ou deux siècles, mais bon, je sais, ça devient obsessionnel chez moi de démonter cette imposture et cette hystérie.

 

À part ça, on voit quel calamité potentielle représente cette invasion commencée de manière discrète il y a quelques années, même s'il est difficile de se fier aux impressions et inquiétudes qui se dégagent dans la panique dégagée par cette découverte. On peut légitimement se dire qu'il faut étudier sérieusement la question et agir rapidement, mais que voulez vous, on est trop occupés à légiférer sur des COP21, 22, 23, pour la fin du siècle, qui ne changeront pratiquement rien même après des décennies d'esquives et manœuvres politiques diverses.

 

 

 

CONCLUSION

 

On peine à bien faire la part des choses, mais on devine qu'une bombe à retardement est bien lancée avec la déstabilisation généralisée des écosystèmes planétaires, encore accélérée par les bourdes humaines. Autant avec les insectes qu'avec les lombrics, la situation est clairement inquiétante.

 

En se frayant un chemin hors du sensationnalisme et de l'alarmisme, on réalise vraiment que des causes multiples peuvent s'additionner pour créer des effets bien plus dévastateurs que leur fameux « dérèglement ». Car si dérèglement il y a, il est bien plus global que climatique. Pas encore hors de contrôle, mais déjà bien avancé, et plus difficile à vendre qu'un slogan mémorisable par tous sur le climat. Pourtant ne nous leurrons pas, ils trouveront bien un moyen de le monétiser, de le détourner ou de le politiser si l'occasion se présente. Les trois à la fois de préférence.

 

Ce qui est sûr, c'est que l'homme devrait revoir son attitude vis à vis de lui-même, de la planète, et du monde. Autant dire qu'on n'est pas couchés et qu'il ne faut pas rêver debout. Mais gardons l'espoir et, plus important, voyons ce qu'on peut faire, individuellement et collectivement, pour améliorer les choses, bien au delà des impostures de tri sélectif et d'énergies « naturelles/renouvelables » qui ne font que prolonger ce système qui, justement, est celui qui cause toutes ces dévastations. Finissons-en avec ces fausses excuses pour ne rien changer, cet opium pseudo-écolo du peuple, et prévenons du des dérives pseudo-écologistes qui s'annoncent pour récupérer tout cela et fliquer la population au nom de la planète, et au profit des lobbies, comme d'habitude. Et n'oublions pas, justement, que ces lobbies sont les vrais ennemis de l'écosystème mondial et donc de l'humain. Tout en nous rappelant de ne pas nous accorder plus d'importance qu'on ne le devrait. Ça fait beaucoup de choses, pour garder la tête sur les épaules, mais je suis convaincu que c'est réalisable... Car il faut bien un minimum de foi, sinon à quoi servirait de continuer à vivre dans une époque désespérée et désespérante ?

 

 

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Evolution des populations d'insectes et invertébrés - 3) Le cas de la pyrale du buis

Je pouvais difficilement écrire cette série sans mentionner spécifiquement le cas de la pyrale du buis, papillon nocturne importé d'Asie par erreur, et devenu très invasif en Europe de l'ouest depuis quelques années.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyrale_du_buis

 

Les dégâts causés par la chenille de cette espèce peuvent être très impressionnants. Ici, ce paysage savoyard ressemble plus à une côte méditerranéenne estivale :

 

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Mont_de_la_Charvaz_attaqu%C3%A9_par_la_Pyrale_du_buis_(juillet_2017).JPG?uselang=fr

 

Et sur cette vidéo, on a un aperçu des dégâts qui peuvent être causés, mais il faut s'imaginer que ces dégâts peuvent s'étendre sur des kilomètres, dans les régions où le buis est très fréquent :

 

http://www.lci.fr/france/video-mefiez-vous-de-la-pyrale-du-buis-ce-papillon-asiatique-qui-ravage-les-jardins-en-france-2061938.html

 

La pyrale fait donc partie de ces très nombreux animaux et insectes importés dans des marchandises, ce qui est pratiquement incontrôlable, et inévitable dans le monde moderne qui foisonne en permanence de milliers de véhicules de transports, que l'on parle de trains, bateaux, avions, camions, etc.

 

Ici, le problème n'est pas tant le papillon que son manque de prédateur, puisque comme dans beaucoup de cas du genre, l'animal déraciné se retrouve dans un nouvel environnement où aucun prédateur ne s'est encore adapté à sa chasse, à part quelques rares guêpes, frelons et oiseaux. Ce qui n'empêche pas, bien entendu puisque c'est devenu systématique, d'incriminer le « dérèglement climatique » comme si le climat était une chose absolument « réglée », idée totalement en contradiction avec toutes les observations de l'histoire du climat terrestre. Mais bref...

 

Ici la cause se trouve dans le mode de vie incontrôlé de l'humain, mais après tout, le papillon aurait pu être importé par oiseaux migrateurs ou encore par les vents, si le cas s'était présenté, et ça n'aurait rien changé à la situation actuelle, l'ironie étant que le frelon asiatique est, en Europe, le principal prédateur de ce papillon lui aussi venu d'Asie.

 

Alors on comprend le désarroi des jardiniers et autres possesseurs de buis, sans parler des sylviculteurs et autres personnes chargées de surveiller les équilibres naturels, d'autant que le buis est une espèce très répandue chez nous, et totalement inscrite dans ces dits équilibres. Sa destruction entamée par ce papillon venu d'ailleurs est un autre problème alarmant, et d'autant plus alarmant que certaines des méthodes de lutte contre ce papillon peuvent porter atteinte aux abeilles, ce qui aggrave encore le statut de ces dernières. De plus, ce papillon étant exclusivement centré sur le buis, il n'est guère utile au reste de la flore, en terme de pollinisation, on l'imagine.

 

C'est donc un élément qui, dans son milieu naturel, ne pose guère de problèmes, mais est peut-être devenu le principal dévastateur de la flore sauvage de l'ouest européen, en une dizaine d'années.

 

Ce n'est pourtant pas un cas exceptionnel. Il faut se rappeler des dévastations causées par les chenilles processionnaires, spécialement dans le midi de la France, au cours des décennies précédentes.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Processionnaire_du_pin#D.C3.A9g.C3.A2ts

 

Mais n'oublions pas que ce que nous considérons comme des insectes ravageurs, ne le sont ou ne le deviennent que dans certaines circonstances précises, et selon des critères anthropocentriques.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Insecte_ravageur

 

Aussi, cette conception centrée sur l'homme engendre des perceptions sensationnalistes et alarmistes qui ont tendance à fausser notre perception des choses. Certes, le buis peut nous être redevable de notre attention à son égard, mais s'il pouvait concevoir tout cela, il comprendrait surtout que c'est nous qui avons exposé les buis d'Europe occidentale à une espèce sans prédateur. Nous sommes donc, ici, juge et partie, la cause et celui qui désigne la faute, fait qui devrait nous instruire du rôle que nous avons à jouer dans les écosystèmes, nous, espèce douée de conscience qui devrait d'abord envisager de ne pas nuire... ce qui implique de remettre en cause nos modes de vie modernes, avant que la nature ne nous rappelle à l'ordre par les conséquences de notre inconséquence.

 

Mais outre notre responsabilité, et notre tendance au culpabilisme stérile dans ces affaires, les dévastations d'insectes ne sont pas rares, et sont même la norme, ce qui replace l'homme dans une position plus humble vis à vis de la nature. Citons quelques exemples récents :

 

http://mediaguinee.org/2017/06/13/donghel-sigon-mali-250-hectares-de-culture-devastes-par-des-insectes-chenilles/

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/loudeac-22600/les-larves-dinsectes-devastent-les-terrains-4461670

 

http://www.rfi.fr/ameriques/20170210-milliers-sauterelles-devastent-champs-boliviens

 

Deux autres cas évoqués en 1901 :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Revue_scientifique_-_Invasion_de_sauterelles

 

https://www7.inra.fr/opie-insectes/be1901-5.htm

 

 

On peut facilement en trouver des centaines, si on cherche, de genres très différents, concernant des arbres voire des forêts, des sols, des maisons (pensons aux termites), des cultures, sans parler des parasites qui dévastent d'autres espèces animales, etc.

 

Il est nécessaire de réaliser la place de l'homme dans l'écosystème mondial, et de l'y remettre. L'homme doit assumer sa responsabilité d'espèce consciente, et sortir du culpabilisme stérile. La nuisance est le propre des espèces qui prolifèrent sans prédateur, comme l'est l'homme. Si l'homme ne peut réguler sa propre population ni les résultats de son activité, la nature s'en chargera, comme elle se chargera de s'adapter, au fil des années ou des décennies, à l'invasion de la pyrale du buis qui ravage les forêts européennes. Les prédateurs s'adapteront à cette manne que sont ce papillon et l'homme, que l'on parle d'insectes, de parasites, ou de virus... Il ne s'agira pas d'une punition de « mère nature », par contre on pourra dire que la nature aura, comme elle l'a toujours fait, engendré une solution. En effet, lorsqu'une espèce prolifère hors de contrôle, elle s'expose aux maladies. Nous avons déjà les maladies de civilisation, mais rien ne dit que nous n'aurons pas un jour un véritable virus, ou une bactérie, qui va trouver, un peu par hasard ou par tâtonnement, que l'homme est décidément un délicieux terrain sur lequel proliférer à son tour, puisqu'il croise chaque jour dans les transports, et même de continent à continent, des centaines de ses semblables. Peu d'espèces peuvent en dire autant, et à vrai dire, presque aucune. Nous sommes heurtés par l'invasion de la pyrale du buis, mais elle n'est qu'une des nombreuses conséquences de notre propre prolifération, aussi appelée surpopulation.

 

 

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24 août 2017

Evolution des populations d'insectes et invertébrés - 2) Autres insectes

Nous avons parlé du cas emblématique des abeilles, mais qu'en est-il des insectes et invertébrés d'une manière générale ? Dans cet article, je vais passer en revue quelques cas qui permettent de donner une meilleure image d'ensemble de la question. Et d'abord, pour se rappeler l'importance des insectes dans l'écosystème planétaire, ceci :

 

http://www.insectes.org/opie/nombre-insectes-monde.html

 

Les insectes représentent les 3/4 du nombre des espèces, mais moins que cela en terme de biomasse, puisque l'on verra que les vers de terre représentent à eux seuls l'essentiel de la biomasse animale. Par contre, une grande partie de la biomasse restante est estimée comme constituée des fourmis... donc d'insectes.

 

http://mobile.secouchermoinsbete.fr/6619-les-vers-de-terre-premiere-biomasse-animale

 

http://secouchermoinsbete.fr/606-la-biomasse-des-fourmis-et-des-humains

 

Ces chiffres sont sans doute sujets à caution, car ils sont impossibles à vérifier, et le sensationnalisme est le second ennemi du « chercheur de vérité » (comme il est devenu coutume de dire), après le catastrophisme dont on a déjà parlé. Mais ils doivent constituer une approximation, même très grossière, qui donne une idée des rapports de biomasse animale sur notre planète.

 

Autre information difficile à vérifier, mais souvent corroborée par les simples automobilistes, on trouve un peu partout ce type d'articles :

 

https://fr.sott.net/article/30971-Mais-au-fait-ou-sont-passes-tous-les-insectes-ecrases-sur-nos-pare-brise

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/les-insectes-se-rarefient-pourquoi-cela-doit-nous-interpeller_631763.html

 

Notons qu'on y retrouve la même désinfo simpliste sur les abeilles dont il a déjà été question, mais concentrons nous sur le sujet principal.

 

Tout d'abord, j'insiste à dire que le problème est effectivement inquiétant s'il se confirme. Mon scepticisme ne doit pas être interprété comme une sorte de relativisme vis à vis de la problématique écologique, mais comme une volonté de mieux trier les informations qui sont presque invariablement présentées sous un travers sensationnel et alarmiste qui n'aide en rien la réflexion et la découverte de solution (qui n'est pas mon boulot, mais qui m'intéresse tout de même).

 

Ensuite, comment vérifier ce type d'info ? Difficile, puisque les sources et les études ne sont jamais proposées... Difficile aussi, car certains ont intérêt à privilégier des infos biaisées.

 

Exemples. Abonné à des newsletter sur la santé naturelle (pour améliorer ma formation en naturopathie), je reçois par exemple constamment des articles traitant de la catastrophe que constituerait la prolifération affirmée des tiques, et de la maladie qu'elles propagent (maladie de Lyme, alias borréliose). Ce serait horrible car elles seraient désormais partout, alors qu'avant elles étaient confinées à certaines régions. Quant on cherche des infos, les textes que l'on trouve sont aussi interrogatifs que soi-même :

 

https://www.notre-planete.info/actualites/4278-tiques-rechauffement-climatique

 

Interrogatifs, mais n'hésitant pas, comme pour le cas des moustiques tigres, à prétendre que le réchauffement climatique serait, comme pour le terrorisme et tous les autres maux de la planète (cf Macron) le principal responsable. Comme c'est pratique d'avoir un bouc-émissaire, une explication toute prête, pour tous les phénomènes néfastes qui nous menaceraient... pratique car cela évite la réflexion, l'investigation, et sert encore des intérêts.

 

Ainsi, pour la maladie de Lyme, bien réelle, l'intérêt est, pour les marchands de méthodes alternatives, de dramatiser la situation (déjà dramatique, y a-t-il besoin d'en rajouter?) pour mieux vendre des produits, bouquins et solutions toutes faites à un problème qui dépasse la médecine classique, il est vrai toujours en retard d'un wagon et captive de « big pharma ». On profite de la faillite d'un système pour se présenter en sauveur, et cela brouille encore les cartes...

 

Contrairement à ce qui est affirmé concernant l'impossibilité des tiques de survivre en altitude supérieure à 1000 mètres sans influence climatique, j'en ai presque toujours observé dans ma région, y compris au delà de 1000m. Il est possible que le phénomène ait pris de l'ampleur en effet, à moins qu'il soit soumis à des phénomènes de vagues. Ainsi, les témoignages de personnes qui ont connu telle année une invasion de tiques qui ne s'est pas forcément reproduite les années suivantes ne manquent pas. Je peux personnellement témoigner de ce phénomène, concernant les mouches, qui infestaient mon coin depuis des années, et ont disparu sans raison perceptible cette année. J'aurais tendance à en déduire, sans tirer de généralités à partir de mon cas et de quelques autres, que la variabilité des populations d'insectes est naturellement très forte à la base, mais qu'on ne se garde pas, justement, d'en tirer des conclusions qui confortent d'autres fausses certitudes que certains ont intérêt à propager.

 

Pour le cas des moustiques tigres, vecteurs potentiels de Chikungunya, et envahissant désormais le territoire métropolitain français, le réchauffement climatique est encore présenté comme le seul responsable :

 

http://vigilance-moustiques.com/rechauffement-climatique-facteur-nouveaux-virus/

 

https://www.humanite.fr/moustiques-tigres-ou-se-trouvent-ils-et-quest-il-fait-contre-leur-proliferation-604714

 

http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-moustique-tigre-dengue-chikungunya-presents-france-metropolitaine-43467/

 

Ce sont des maladies tropicales, alors c'est forcément le climat le responsable. Euh, attendez... Que décèle-t-on dans ces articles ?

 

« Ainsi, les déplacements entre les territoires Outre-mer et la Métropole favorisent de manière importante l’apparition des moustiques vecteurs de virus dans les zones tempérées. »

 

« Le nombre de cas importés de chikungunya et de dengue en France métropolitaine est essentiellement déterminé par le contexte épidémiologique international et le flux des voyageurs des zones où ces virus circulent. Avec l'extension de l'implantation du vecteur vers d'autres régions métropolitaines, une réflexion sur une évolution du plan antidissémination du chikungunya et de la dengue doit être envisagée », concluent les auteurs du BEH. »

 

Ah. Hum... c'est un peu différent alors... Cela veut dire que les gens sont contaminés par des voyageurs déjà infectés, par le biais de moustiques qui ont voyagé dans des avions, bateaux, soutes, etc. En fait le responsable serait alors plutôt le trafic touristique et de transport international, sinon comment expliquer qu'il y ait des poches en région parisienne sans que le pourtour soit touché ?

 

En somme, tout est comme cela a toujours été... Le transport et le commerce importent des rats, des araignées, des espèces de fourmis, termites et autres insectes non endémiques, comme le cas des frelons asiatiques en Europe, ou des abeilles africaines en Amérique... Mais on incrimine invariablement le climat, quand bien même ces espèces sont en fait dans des zones climatiques leur convenant en fait parfaitement, sauf que pour certaines, on le découvre seulement maintenant. C'est par exemple le cas des moustiques en général, qui prolifèrent dans des régions froides telles que la Sibérie. On peut aussi envisager que certaines espèces, comme les tiques ou autres, s'adaptent génération après génération, et profitant de la perte de biodiversité et de la baisse de densité de la population d'insectes, investissent tout simplement de nouveaux territoires où leurs prédateurs ont disparu ou n'ont jamais existé, puisqu'il n'y allaient jamais, et que leurs prédateurs n'avaient donc non plus aucune raison d'y être. Seulement les insectes évoluent à un rythme plus élevé que les espèces complexes comme les oiseaux et les mammifères, et donc potentiellement plus vite que certains de leurs prédateurs. A-t-on pris cela en compte ?

 

Autre problème pouvant expliquer cela, les insectes s'adaptent aux pesticides et y développent des résistances comme on l'a observé sur de nombreux moustiques. Si le développement de ces résistances est asymétriques entre les insectes, et que certains s'adaptent plus vite, ils acquièrent un avantage sur d'autres, et prolifèrent plus vite que ces derniers dans les endroits où ces pesticides sont utilisés. Leur prolifération peut ensuite éventuellement faire boule de neige dans des zones annexes, ou dans les zones où ils sont transportés.

 

J'en profite pour mentionner le cas particulier du pou rouge, relatif au scandale récent sur le fipronil :

 

https://www.santenatureinnovation.com/oeufs-contamines/

 

Beaucoup de commentateurs sont en désaccord avec le propos de l'article, qui a pourtant comme mérite de remettre les choses en perspective et de proposer un peu d'esprit critique. Si même le bio utilise des produits semblables, on peut en effet se poser des questions, mais il faut aussi savoir qu'il existe des produits de grande consommation qu'on trouve en magasins spécialisés (jardinage et animalier) qui tuent entre autres le pou rouge ainsi que d'autres espèces communes ayant tendances à causer des infestations (puces, moucherons, etc.). Avez-vous déjà observé à quelle vitesse ce type d'infestation peut se produire ? Une infestation de moucherons peut produire des centaines d'individus en seulement une semaine, je l'ai vécu personnellement, en pleine ville. C'est ça, les insectes. Des éclosions rapides, potentiellement massives, qui peuvent être très impressionnantes, et donner une fausse impression d'infestation durable et généralisée. On s'étonnera que le problème ait disparu en un an, voire en quelques jours... ce qui n'empêchera pas les médias de faire des titres sensationnels et trompeurs. Surtout s'il y a quelque chose à vendre : du papier, des médicaments, des produits, des bouquins et j'en passe. Dramatique époque de tromperie et de consommation où le livre sensationnel est devenu un moyen de survivre pour des colporteurs vivant dans une relative pauvreté et allant à la méthode la plus simple et la plus vendeuse pour des masses en mal de solutions et de sensations.

 

En tout cas, là aussi les impressions peuvent être trompeuses. Les articles des dernières années qui mentionnent la raréfaction des insectes au cours des dernières décennies estiment que le phénomène est récent car, de mémoire d'homme, on peut le constater. Impression confirmée par des gens de mon entourage entre 30 et 45 ans. Aucune de ces personnes n'avait son permis de conduire avant 1990. Or que trouve-t-on en fouillant juste un peu ? Une étude de 1979 qui affirme que le problème avait déjà commencé :

 

http://www.insectes.org/opie/pdf/1123_pagesdynadocs4b5088d75909e.pdf

 

Qu'y lit-on ? Que la raréfaction voire la disparition de certains insectes y est « sans conteste », dans certaines régions. On cite la région bordelaise, des régions de montagne, l’Ardèche, etc. On cite aussi des causes comme « la sécheresse ». Aujourd'hui, on dirait « changement climatique » pour nommer cela. Cependant on trouve l'expression « conditions climatiques » tout aussi floue, mais moins politiquement orientée. Autre note intéressante, on parle de « recul vers le sud de certaines espèces depuis l'âge du bronze ». Se base-t-on sur des études statistiques partant de l'âge du bronze jusqu'à nos jours pour établir cela ? Ou compare-t-on avec des textes anecdotiques d'auteurs de l'époque nos études statistiques modernes, sans doute elles non plus pas exemptes de biais ?

 

Je passe sur les détails mais je dois encore mentionner le cas d'espèces australiennes mentionnées jusqu'en France, les cas de pullulations soudaines dont j'ai déjà parlé et qui s'expliquent simplement par la nature même de la reproduction des insectes. On parle déjà de perte de diversité, d'appauvrissement des biotopes, mais aussi de l'extension du territoire d'autres espèces, tandis que d'autres régressent.

 

Et l'on se dit alors que tout cela ressemble étrangement à ce qu'on observe 40 ans après, et que peut-être, finalement, cela a toujours été, car c'est conforme à la dynamique de la population des insectes ?

 

On remarque aussi comme le discours sur les insectes change en fonction de la superposition de l'hystérie climatique, sans pour autant qu'on remarque des différences dans les constats et dans les explications probables, dans lesquelles le changement climatique ne doit jouer qu'un rôle assez mineur. Ou s'il n'est pas mineur, c'est qu'alors les insectes ont toujours fluctué en accompagnant les variations climatiques qui sont la seule constante du climat.

 

Les insectes sont à la fois très fragiles individuellement, et très résilients collectivement. Ils sont vulnérables à des variations minimes du temps et des conditions, aux produits, et cela peut faire varier leur population, mais sur des échelles de temps, et si des espèces et des populations peuvent effectivement disparaître, ce n'est que pour être remplacées par d'autres. Aussi je m'interroge sur ce constat actuel sur les insectes sur les pare-brises. Ce constat est-il réel ou est-il le résultat d'un effet Mandela ? Peut-être est-il réel et seuls des populations d'insectes volants ont diminué ? Peut-être justement à force d'être rasées par les voitures et de se brûler dans des lampadaires, entre autres ? Ce qui expliquerait que, par l'extension constante des zones urbaines, on fasse proportionnellement diminuer la population des insectes, dans les endroits où les voitures roulent le plus. Et donc le constat que moins s'écrasent sur les voitures s'expliquerait alors très simplement, puisque le flot de voitures ne diminue jamais, et a même constamment augmenté depuis les années 50, en France. Cette cause est d'ailleurs citée dans l'étude en question, mais on ne la mentionne même plus de nos jours. Pourtant ce sont probablement des milliards et des milliards d'insectes qui ont été tués ainsi, et s'ils se reproduisent très vite, le réservoir vivant n'est pas plus infini qu'un autre. Par ailleurs d'autres causes proposées expliquent que les bords des routes et des zones de trafic et d'agriculture sont naturellement vidées de leurs populations d'insectes par destruction du biotope, et pas seulement par les produits déversés. Les lampadaires sont aussi cités comme tueurs : dans les régions tropicales, ils tuaient des brouettes d'insectes par nuit, et là non plus, le réservoir n'est pas infini, d'ailleurs cela n'a duré que trois années, preuve que cela peut aller assez vite, même dans ces régions.

 

Les invasions centenaires ou bi centenaires sont également mentionnées dans cette étude (on pensera ainsi aux sauterelles africaines) qui doivent résulter d'un phénomène de résonance cyclique qui fait qu'au bout d'un certain nombre d'années et d'accumulation de certaines conditions, tous les facteurs sont réunis pour un phénomène spectaculaire, sans qu'il soit question d'incriminer le réchauffement climatique ou même un déséquilibre quelconque créé par l'homme seul.

 

Notons aussi que la démoustication à des fins d'expansion du tourisme a déstabilisé des biotopes entiers, ce qui pourrait avoir largement favorisé l'invasion du moustique tigre par le sud, actuellement. Là encore, on peut donc expliquer le phénomène sans avoir à recourir au bouc-émissaire climatique devenu habituel, par contre cette fois c'est une autre influence de l'activité humaine dont on ne parle pas qui serait la principale responsable.

 

Bref, l'étude de 1979 est riche d'enseignements auxquels on n'ose même plus penser aujourd'hui, et il faut en lire les conclusions pour se rendre compte des idées fausses et simplistes que nous avons tendance à alimenter pour ne pas regarder les choses en face, y compris le simple fait que la circulation routière est massivement tueuse d'insectes. Les méthodes agricoles et sylvicoles, et pas seulement l'épanchement de produits, sont elles aussi destructrices, en faisant disparaître les biotopes auparavant riches en insectes, et en faisant cela, elle cause des déséquilibres qui non seulement contribuent à limiter les populations d'insectes, mais en plus, en ce faisant, ouvrent des espaces entiers à des invasions potentielles qui ne demandent que cela.

 

Pour terminer cette partie, un autre article de 1987, plus succinct, qui avance des raisons similaires, et pose aussi d'excellentes questions sur nos méthodes et sur l'éducation en la matière :

 

http://www.insectes.org/opie/pdf/1395_pagesdynadocs4b8fc0e581c4f.pdf

 

 

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Evolution des populations d'insectes et invertébrés - 1) Les abeilles

Le cas des abeilles est emblématique de la désinformation et du catastrophisme ambiant. Ce qui est dramatique avec ce genre de cas, c'est que la pensée devient vite interdite dès lors qu'il est question de cette espèce de morale hystérique qui a remplacé la véritable conscience écologique.

 

Avoir une conscience écologique ne se résume pas à vouloir éviter le mal. Cela commence plutôt par une connaissance intime de la complexité du vivant. Connaissance de base qui manque à la plupart des articles que l'on peut lire dans les médias et souvent même sur internet, sur de tels sujets. Pour avoir une formation dans le domaine, j'ai vite compris l'arnaque qu'il pouvait y avoir dans les concepts de développement durable et dans bien des propos inutilement alarmistes concernant les écosystèmes. Encore une fois, disons le : les problèmes existent, et ils peuvent être très graves. Encore une fois, disons-le aussi : ils sont surtout grave pour l'humain et les espèces qui cohabitent avec lui dans un temps T. A l'échelle de la planète et du monde, tout cela n'a pratiquement aucune importance (à part les déchets nucléaires et certains déchets chimiques ou de métaux lourds qui continueront à causer des souffrances qui auraient pu être évitées, pendant des millénaires).

 

Je commence avec cet article, tout à fait représentatif de la fumisterie devenue habituelle :

 

http://www.les-crises.fr/les-abeilles-officiellement-reconnues-comme-espece-en-voie-de-disparition/#comment-462172

 

Notons qu'il a été mis sur le site dans la catégorie « climat » (autre domaine par excellence sur lequel on n'a pas le droit de réfléchir), ce qui, comme je l'ai dit, est tout à fait représentatif de l'esprit catastrophiste et peu réfléchi sur la question, effectuant toutes sortes de raccourcis et d'amalgames qui facilitent la tâche des anti-écolo et autres exploiteurs du vivant. Ceci est d'autant plus grave lorsqu'on commence à comprendre la question. J'ai eu assez longtemps des doutes autour de la question des abeilles, que l'on doit pouvoir retracer sur mon blog. Je suis désormais tout à fait convaincu que c'est encore un faux problème qui a été inventé par des esprits chagrins. Faux problème qui contribuera encore à en camoufler de vrais.

 

Heureusement, les commentaires (pas tous) relèvent le niveau, et permettent dors et déjà de recentrer le problème. Ainsi l'on apprend que, loin de ne s'expliquer que par l'utilisation des pesticides dans les champs et par le varoa (insecte parasite des abeilles), la chute de population des abeilles semble surtout corrélée aux méthodes d'élevage... et aux pesticides utilisés dans les ruches elles-mêmes, contre le varoa. Encore une fois, la cause se trouve dans le fait que, comme pour les autres animaux d'élevage, l'humain dénature totalement les conditions de vie normale des abeilles, ce qui résulte en un affaiblissement de leurs vitalité, une morbidité accrue et donc une vulnérabilité augmentée face à toutes les agressions, y compris leurs parasites et bien sûr les cocktails de pesticides répandus dans la nature. Encore une fois, comme souvent mentionné dans ce blog, une baisse de la qualité générale des conditions de vie due à une multiplicité de facteurs contribue à expliquer le phénomène bien plus que ne peut le faire la focalisation sur un seul aspect de ce phénomène. Mais on ne sait pas penser la complexité, alors on simplifie abusivement, et on aboutit à la caricature et à l'alarmisme bêta.

 

Je vous recommande donc de lire les commentaires et d'éplucher certains des liens proposés parmi ceux-ci, mais je vais mâcher un petit peu le travail.

 

D'abord le commentaire recommandé :

 

« J’ai eu beaucoup de “pertes hivernales”, comme on dit dans le jargon, tant que j’ai tout bien fait comme il fallait : traitements anti-varoa, nourrissements au sucre liquide et solide… jusqu’à 90% de pertes en 2014.

Aujourd’hui, je me contente de ramasser les essais qui tombent chez moi, je ne déplace pas mes abeilles, je ne fais qu’une seule récolte fin août, je ne traite plus contre rien, je ne nourris plus (sauf avec leur propre miel (j’en mets 10% de côté lors de la récolte et je leur redonne en sortie d’hiver) et je ne vais les voir que 3 fois par an.

Résultat : pas une perte de colonie depuis 2014 alors que les gros apiculteurs de mon coin perdent 30 à 40% de leurs colonies chaque année.

Les méthodes apicoles ont une part de responsabilité dans le SEC (Syndrome d’Effondrement des Colonies) qui est totalement occultée :

On traite les abeilles comme des vaches alors que ce sont des insectes sauvages (allez domestiquer une abeille qui vit 40 jours et qui ne vous verra qu’une vois dans sa vie en moyenne, hein…) ;

on les bourre de produits qui, s’ils sont appliqués 2 fois, entraînent la mort des colonies ;

les apiculteurs belges n’achètent plus nos cires car elles sont bourrées d’antibio et de produits de traitement ;

on déplace les ruches alors que les abeilles sont, par définition, sédentaires….

Cherchons l’erreur, d’accord, mais cherchons-la partout et objectivement. »



Ce n'est qu'un cas isolé, mais il semble corroboré par d'autres commentateurs et par différentes études ici et là. Autrement dit, si on commençait par respecter le mode de vie sédentaire des abeilles, et par ne pas les arroser de produits, ainsi que de ne pas les nourrir artificiellement, on pourrait déjà obtenir de meilleurs résultats. En fait, il suffirait de les considérer pour ce qu'elles sont et pas pour des productrices... Leçon évidente mais bien difficile à admettre et à retenir, dans notre société de consommation.

 

Ensuite, une étude du CNRS va beaucoup plus loin que l'alarmisme vain de l'article, qui pointe seulement quelques espèces d'abeilles locales (hawaïennes), sur les dizaines de milliers d'espèces existantes. Certes, cela peut être inquiétant et il faut y prêter attention, mais point besoin de déclarer la fin de l'humanité pour si peu. Les abeilles ne sont pas, et de loin, les seules pollinisatrices.

 

https://lejournal.cnrs.fr/articles/pourquoi-les-abeilles-disparaissent

 

L'étude parle bien de « facteurs combinés ». On a vu au-dessus de quel type de facteurs il pouvait s'agir, mais il y en a sans doute d'autres. On parle ainsi bien des pratiques des apiculteurs, mais aussi la modification des paysages et de la flore qui peuvent causer des carences alimentaires.

 

J'ai bien connu une apicultrice, et je peux confirmer le manque d'esprit critique dans ce milieu. Beaucoup de ces gens se plaignent, tout en ayant une approche simpliste des choses, et ne peuvent envisager l'échec que comme extérieur à eux-mêmes. Voilà bien un travers humain associé au fatalisme qui explique aussi en partie le catastrophisme : il est plus simple d'imaginer une catastrophe que de se remettre en cause pour trouver des solutions.

 

On note aussi que le comportement nomade des apiculteurs (on ne leur jettera pas la pierre, ils essayent seulement de vivre de leur métier, mais leurs pratiques sont rendues absurdes à cause de cela) favorise la propagation des maladies (et des parasites, donc).

 

Il est aussi question de la concurrence avec d'autres insectes, de prédateurs, de pathogènes en recrudescence, de problèmes d'adaptation et même de pollution génétique. Bref un ensemble de paramètres qui causent un problème complexe, comme je le disais plus haut, que l'on simplifie abusivement, ce qui n'aide en rien à sa compréhension, mais permet en revanche de faire des unes aux titres frissonnants.

 

D'ailleurs, puisqu'il est question des médias :

 

http://partage-le.com/2017/08/les-medias-de-masse-le-business-de-lecologie-a-propos-du-jour-du-depassement/

 

« C’est pourquoi, quand ils daignent discuter des problèmes écologiques graves générés par la civilisation industrielle qui les a eux aussi créés, ils se débrouillent toujours pour que leur discours ne la menace en rien. »

 

Faire du catastrophisme est facile et bon marché. Cela donne aussi la fausse impression que l'on se soucie vraiment de ce qui se passe, qu'on en a une conscience alarmée. Alarmée, peut-être, mais éclairée, c'est sûr que non. Prévoyante, encore moins. Il faut en finir avec ces effets de manche.

 

« Le concept du « jour du dépassement » diffusé par les médias de masse, s’il peut permettre de rappeler aux populations que la situation écologique se dégrade, permet aussi, d’un autre côté, de distiller les « solutions » technologiques liées à la « croissance verte » imaginée et développée par les intérêts financiers qui ravagent actuellement la planète, et qui garantit l’empirement de la crise environnementale. »

 

Quasiment la technique du pompier pyromane, en somme. Le reste de l'article est édifiant, notamment avec cette façon habile de fabriquer de la bonne conscience et de présenter la « croissance verte », engrais de la tyrannie pseudo-écolo qui se profile dans le prolongement du capitalisme actuel qui a un grand besoin de greenwashing pour ne surtout pas changer sur le fond, en terme de mentalité et de méthodes. On notera quand même la petite dose habituelle d'hystérie climatique, mais soit. Le monde a eu le cerveau lavé avec ça depuis trop longtemps pour qu'on y échappe, même si c'est navrant.

 

 

Autre commentaire que je rejoins :

 

« A mon avis, le problème provient de l’espèce humaine qui s’est affranchie de toutes les limites naturelles susceptibles d’entraver sa croissance, à commencer par la cuisson des aliments qui lui a permis d’absorber plus de calories plus rapidement, tout en facilitant la digestion. Ensuite l’élimination des espèces concurrentes, l’invention de l’agriculture, de la civilisation et de la médecine, etc. Dans cet article personnel, (https://www.facebook.com/notes/on-fonce-dans-le-mur/causes/438791053128744/), je distingue 3 causes fondamentales et toujours agissantes : l’instinct de prédation, notre cerveau hyper-puissant et le principe de structure qui “fait tenir entre eux tous les composants du système”. »

 

On revient ici sur ce que je disais dans mon introduction à propos de l'homme obéissant presque exclusivement à ses instincts (fussent-ils mêlés à d'autres processus plus complexes comme le mental, dont il se sert le plus souvent pour justifier et rationaliser les processus instinctifs), et le développement de son industrie n'est que l'illustration suprême de cet élan naturel. On n'empêchera pas l'homme de se livrer à ses instincts. Par contre, on pourrait mieux éduquer l'homme en le reconnectant à sa nature (plutôt que de croire qu'en l'en éloignant, on lui rend service, car ce n'est qu'une fuite de ce qu'il est, une peur d'être ce qu'il est, un rejet de sa nature animale), ce qui ne veut pas dire le rendre à l'état sauvage. Seulement le libérer, le civiliser mais d'une manière plus saine et plus sage, moins excessive. Cela n'a rien d'une utopie, pour moi, mais certes, dans le monde actuel, cela en a toutes les apparences. Jusqu'à ce qu'un jour, par la force des choses... l'homme doive abandonner sa civilisation industrielle de fourmi à peine humaine puisqu'hébergeant un humain encore non réalisé, totalement dévolu à son « accomplissement matériel », oxymore s'il en est.

 

Je note enfin cet autre commentaire :

 

« Il faut garder son calme. Hésiode déjà aux alentours du VIII° avant Jésus-Christ s’inquiétait de la disparition des abeilles ! »

 

Comme souvent on s'aperçoit donc qu'un problème que l'on croyait nouveau existe depuis des millénaires et n'a jamais été résolu, peut-être parce qu'il ne nécessite pas de l'être... La nature est imparfaite, le monde fluctuant, et c'est ainsi... Car c'est l'imperfection qui fait la perfection, le mouvement qui fait le brassage, la sélection, et ce qu'on appelle faussement « l'équilibre naturel » n'est qu'un mouvement incessant et chaotique, une interaction et une communication foisonnantes entre les êtres et les choses. Seul l'homme ne tolère pas le changement, alors qu'il est dans la nature des choses... comme avec le climat.

 

On pourra trouver énormément de choses sur les abeilles sur internet. Tout et son contraire, mais surtout désormais cet alarmisme devenu la signature de notre société moderne perpétuellement inquiète. Aussi, n'ayant aucune prétention à l'exhaustivité ni même à une objectivité irréprochable, je m'en arrêterai là pour cette partie, en rappelant simplement que, si la situation est inquiétante, peut-être grave, elle n'est certainement pas désespérée, et que dans le pire des cas, la nature nous survivra, et cela devrait nous servir de consolation. Enfin, se souvenir que, contrairement au credo habituel de l'alarmisme sur les abeilles, nous ne dépendons pas d'elles exclusivement pour la pollinisation, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas en prendre en soin ni les respecter. Pas sûr par contre que ce soit ce que font beaucoup (je ne dis pas tous) d'apiculteurs qui les considèrent comme des machines naturelles à exploiter.

 

Les abeilles sont certes les principaux pollinisateurs dans la fenêtre de temps que nous connaissons, et l'on dit que les papillons seraient aussi touchés. Il y a certainement lieu de se poser des questions, et de trouver les bons moyens d'agir ou d'empêcher les agissements néfastes. Dans tous les cas, l'inquiétude, l'alarmisme, ne résolvent rien (la peur ne supprime pas le danger), et sont en revanche d'excellentes recettes médiatiques dans lesquelles ne pas tomber.

 

Deux liens accessibles à tous pour terminer :

 

http://www.club-panda.fr/comprendre/papillons-mouches-guepes-autres-insectes-pollinisateurs/

 

http://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/developpement-durable-pollinisation-service-ecologique-gratuit-970/page/3/

 

On voit que, même si dites minoritaires, les techniques de pollinisation et de dissémination des graines ne sont pas l'apanage des abeilles. Que donc, même si il pourrait y avoir une crise suite à leur éventuelle disparition, la nature peut se passer d'elles comme elle peut se passer de nous. Du reste, elle l'a fait jusqu'à ce que nous apparaissions. Cessons donc notre nombrilisme. Nous prêtons tellement attention aux abeilles car elles sont intégrées à nos modes de vie. Notre amour pour elles reste à prouver. Idem pour la nature en général. Nous l'exploitons sans lui démontrer beaucoup de respect. Ne nous étonnons pas trop qu'elle nous le rende, ou que les abeilles dépérissent.

 

 

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23 août 2017

Evolution des populations d'insectes et invertébrés : réflexions - 0) Introduction

« Nos conclusions sont imparables. Selon nos modèles et nos observations, l'hôte est en train de se refroidir, et ceci de manière globale.

 

Un frisson passa dans l'assemblée. Ou bien était-ce sur la peau de l'hôte.

 

- Nous sommes trop nombreux ! s'exclama quelqu'un.

 

- Nous allons être punis pour nos péchés, gronda un autre d'un air sombre.

 

Un autre encore :

 

- Je vous l'avais bien dit... vous n'avez pas vu comment les forêts de poils se désertifient ? Il faut bien évidemment y voir un résultat de l'impact de notre activité inconsidérée !

 

- Et la qualité de la peau se dégrade. Nous aurons bientôt puisé toutes les réserves sous-cutanées... prophétisa une autre voix perdue dans la foule. Notre système économique est sur le point de s'effondrer !

 

- Il y a beaucoup trop de ressources fictives en circulation...

 

- Du calme, il ne faut pas perdre confiance dans notre système, c'est la pire des choses à faire ! clama un autre, considéré jusqu'alors comme un érudit et un infaillible expert. Continuons à consommer... et tout rentrera naturellement dans l'ordre.

 

Pourtant, une autre voix se fraya un chemin, toute timide :

 

- Peut-être devrions nous cesser de piquer... suggéra-t-elle.

 

Il y eut une clameur stupéfaite, et tous les regards se tournèrent vers l'impertinent qui, rosissant, se corrigea.

 

- Hum... ou du moins, piquer moins souvent...

 

- Mais, je rêve ? fit l'un des chefs. Comment voulez-vous que nous fassions ça ? Qu'est-ce qu'une puce peut faire d'autre que piquer ?

 

- Il y a peut-être moyen d'envisager une technique de piquage durable... proposa un autre expert.

 

- En dernier recours, nous pourrions envisager de migrer vers un autre hôte, fit encore un autre.

 

- Mais pour cela, il nous faudrait d'énormes vaisseaux ! s'indigna un anonyme.

 

Le chef reprit la parole :

 

- J'ai décidé ce que nous allons faire ! Nous allons sauver l'humanité ! Et pour cela, nous allons instaurer une taxation sur le piquage industriel afin de limiter l'effet de sang. Aucun doute, cela réglera tous nos problèmes (et fera de moins quelqu'un de plus riche).

 

- Peut-être devrions nous envisager un contrôle des naissances... émit un conseiller.

 

- Quoi ? C'est du marxusianisme ! Jamais ! s'énerva le chef. Vous n'avez donc pas retenu les leçons de l'histoire ? Rappelez-vous de l'époque du copucisme !

 

- Beaucoup ne l'ont pas connu, notre chef... objecta un autre conseiller.

 

- Quoiqu'il en soit, le contrôle des naissances est une pratique impuçaine et impie. Jamais nous n'y aurons recours, j'y mets mon veto !

 

- Et le vote démocratique, alors ? » protesta quelqu'un dans l'assemblée populaire.

 

Le chef lui jeta un regard noir, et le malotru se tut. C'était entendu. On allait continuer de piquer l'hôte et de laisser la population des puces se développer librement, mais on allait taxer tout abus, de sorte de financer en retour l'activité du piquage industrielle d'une manière plus éthique. On inventerait aussi des slogans. Ainsi, l'honneur serait sauf. Pour le reste, on verrait plus tard.

 

 

*******

 

 

Un problème écologique majeur se pose à l'humanité. La perte de biodiversité n'est sans doute pas un pur fantasme, tout comme la pollution de l'air, des eaux, des océans, l'épuisement des ressources minérales et hydrocarbures, l'épuisement des sols dans certaines régions, la saturation en métaux lourds et sous-produits radio-actifs dans certaines autres. Et il y a aussi la baisse des populations de poissons, les épanchements de perturbateurs endocriniens qui touchent aussi bien l'humain que le reste de la faune et de la flore, j'en passe et des meilleures.

 

Tout cela nous prépare un avenir plutôt douteux, avec selon moi une tendance à la dictature pseudo-écologiste, ou selon un ami, un avènement du terrorisme écologique. Je crois pour ma part que le système est plus fort que les contestataires dans ce domaine, et que, jusqu'à son effondrement, il récupérera la contestation pour établir cette tyrannie faussement écologiste que je vois venir grosse comme une maison.

 

Néanmoins, l'on cède trop facilement au catastrophisme et à une vision monochrome des choses. J'ai entendu, vu et lu au fil des dernières semaines pas mal de choses qui m'ont amené à réfléchir plus particulièrement à la question de l'évolution des populations d'insectes et autres invertébrés à la base de nos écosystèmes, qui m'ont sérieusement motivé pour écrire sur le sujet. Le but étant d'investiguer la question, faire des ponts entre le comportement humain et celui des insectes, ainsi que d'établir quel est vraiment le rôle de l'humain dans ces évolutions de population, qui sont parfois des effondrements spectaculaires, et parfois au contraire, des explosions démographiques impressionnantes, les deux phénomènes pouvant être liés.

 

Ceci permettra de se rendre compte que l'humain n'est pas le seul être à pouvoir déstabiliser radicalement son environnement, bien qu'il aime invariablement se donner le premier rôle (souvent à raison, il faut bien l'admettre). Au delà de ça, je pose une question simple qu'il faut bien garder dans un coin de sa tête : la puce est-elle capable de s'arrêter de piquer, et l'homme est-il capable de cesser de vouloir maîtriser son environnement et ses ressources à son avantage ? Il me semble que c'est un point fondamental pour bien comprendre que l'homme n'est coupable de rien au sens moral du terme. Il suit seulement ses instincts, et tant pis pour ceux qui croient que nous sommes une race d'élus qui s'élève bien au delà de ce genre de bassesse. Même la religion n'est qu'une façon de jouer des instincts des gens pour en tirer des avantages. Système de meute subtil et complexe, mais système de meute quand même.

 

Mais venons-en aux faits. Pour ne pas poster d'immenses pavés, je vais structurer mon propos en une série d'articles qui sera constituée ainsi, après cette introduction :

 

 

1) Les abeilles

2) Autres insectes

3) Le cas de la pyrale du buis

4) Les vers de terre

 

5) Conclusion

 

 

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22 août 2017

Rappels des liens essentiels du blog

Sites de référence :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148879.html

 

Liens importants :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34149635.html

 

Récapitulations thématiques :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148911.html

 

Considérations et précisions sémantiques et lexicales :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2017/05/28/35313251.html

 

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21 août 2017

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste -N°24- Des bienfaits de l'impérialisme

De retour de quelques jours de vacances pour faire un peu un point sur les faits récents avant d'aborder quelques articles de fond qui me prennent plus de temps et qui viendront dans les semaines qui suivent.

 

Il y a beaucoup de choses à dire pour faire une sorte de tour d'horizon loin d'être exhaustif de l'été, sans réellement aborder la question de l'explosion du terrorisme en Europe à laquelle on assiste au cours des derniers mois et qui n'est que la triste conséquence dramatiquement anecdotique de décennies de politique impérialiste que l'on sait.

 

C'est plutôt sur cette politique que l'on commence dors et déjà à poser un œil un peu distrait, tant elle est devenue fidèle à elle-même, "et en même temps" toujours totalement abracadabrante et délirante.

 

Rappelons tout de même que ce terrorisme prend ses racines dans l'impérialisme américano-centré dont on parlait, et que tout cela est voulu dans des buts politiques :

 

http://www.mondialisation.ca/le-management-de-la-terreur/5604699

 

Et montrons en passant que, bien entendu, même notre perception des terroristes est faussée par des stéréotypes bien implantés par les médias de masse :

 

https://francais.rt.com/france/42026-djihadistes-francais-idees-recues-etude

 

 

Un impérialisme relayé par des dirigeants européens borgnes au pays des aveugles :

 

https://francais.rt.com/economie/42032-donald-tusk-se-rejouit-croissance-oublie-pauvrete

 

Impérialisme au sujet duquel les peuples du monde sont de moins en moins dupes :

 

https://francais.rt.com/international/41696-etats-unis-menace-internationale-etude

 

A raison puisqu'il trouve toujours de nouveaux territoires pour s'exprimer avec son habituelle vilenie, comme au Venezuela, comme par hasard plus grand producteur de pétrole d'Amérique latine. Les crises.fr aborde largement le sujet en ce moment, on pourra notamment voir ces deux articles, mais il y en a beaucoup d'autres pour ceux qui s'intéressent de près à la question :

 

http://www.les-crises.fr/et-ca-recommence-propagande-de-guerre-au-venezuela/

 

http://www.les-crises.fr/venezuela-5-mythes-sur-la-crise-et-ce-qui-se-passe-reellement-par-la-bbc/

 

C'est simple, on accuse ces pays d'être des dictatures et on « importe la démocratie » avec un coup d'état forcément non-démocratique, ou des bombes. Sinon, les deux.

 

 

Cet impérialisme a donc ses relais en France, comme chacun sait, et là malheureusement, le ridicule ne tue pas :

 

https://francais.rt.com/france/41453-deputes-lrem-rejettent-inadvertance-article-favorables-president-seance-irrite

 

https://francais.rt.com/economie/41491-retirer-5e-semaine-conges-bonne-idee-christophe-barbier

 

https://francais.rt.com/france/41612-trahison-macron-coupe-300-millions-collectivite

 

Mentalité « libérale » tournée vers l'austérité pour les plus pauvres, incompétence et inconsistance politique, absence de vision, d'imagination et d'audace (sauf dans le domaine de l'injure), éditorialiste autant déconnectés du réel et hostiles au peuple que les politiciens qu'ils soutiennent, il ne faut pas s'étonner du résultat que j'avais prédit dès le départ, dors et déjà un record d'impopularité pour notre guide de marche et de changement :

 

https://francais.rt.com/france/41934-moins-fort-que-hollande-cent-jours-sondage-satisfaction-macron

 

Un manque de popularité que le gouvernement attribue, avec sa désormais traditionnelle hypocrisie et attitude victimaire, à l'attitude de la presse à son égard, ce qui conduit le parti au pouvoir à vouloir se faire son propre canal d'information, là aussi sans imagination, puisqu'il s'agit d'une simple singerie de ce que fait déjà Trump, en l'occurrence communiquer sur internet et pourquoi pas, avoir sa chaîne « d'information » propre ?

 

https://francais.rt.com/france/41819-macron-voudrait-court-circuiter-presse-facebook

 

https://francais.rt.com/international/41829-donald-trump-real-news-fake-news-jt-internet

 

On le voit, il faut court-circuiter non seulement la presse mais aussi internet, pour enfin occuper tous les terrains, au détriment d'une efficacité politique qui n'est déjà pas au rendez-vous, et qui se concentre dans le domaine de la communication et de la tragédie-bouffe (voir les textes de Philippe Grasset sur dedefensa à ce sujet).

 

https://francais.rt.com/france/41653-figurants-auraient-ete-payes-pour-faire-show-convention-lrem-juillet

 

Des simagrées grotesques et totalement déplacées, qui ne devraient rien à voir à faire en politique, mais qui désormais occupent la quasi-totalité du spectacle médiatique politique jusque dans les rassemblements du parti. Il ne faut sans doute pas s'étonner que parmi la pléthore de députés LREM, remarquables par leur incompétence politique, il s'en trouve tout de même beaucoup pour s'indigner contre certains fonctionnements, comme je l'avais déjà souligné. Ne serait-e que pour sauver les apparences ?

 

 

Tout ceci serait drôle si cela n'avait pas des conséquences directes sur la vie des populations :

 

https://www.bastamag.net/Intensification-du-travail-Le-patronat-et-ses-relais-politiques-sont-prets-a-l

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/la-valeur-des-choses.html

 

Mais ne nous étonnons surtout pas, et rappelons que le ver était dès le départ dans le fruit du mouvement mondialiste :

 

http://www.dedefensa.org/article/rimbaud-et-la-mondialisation-en-1875

 

Le cas malheureusement pas isolé de James McGill Buchanan en est un d'école qu'il n'est pas inopportun de connaître pour mieux se convaincre que cette « élite » au pouvoir ne veut pas notre bien, puisque sa ligne de conduite s'appuie sur une « éthique » qui consiste à privilégier les privilégiés au prétexte de préserver une sorte d'équité morale dans une idéologie que je qualifierais ici de supra-libérale :

 

http://www.les-crises.fr/le-tyran-demasque-la-mission-dun-homme-pour-detruire-la-democratie-par-george-monbiot/

 

Équité morale marquée d'une totale iniquité, donc.

 

 

Mais ce manque de probité, de moralité tout court, ce favoritisme de tout ce qui l'arrange, est la marque de l'impérialisme dont nous parlons ici. Un impérialisme qui n'a jamais rechigné à se servir du terrorisme comme du marché de la drogue pour prospérer et parvenir à ses fins, nourrir son propre nihilisme :

 

http://www.les-crises.fr/history-channel-revele-enfin-lincroyable-histoire-secrete-de-la-guerre-contre-la-drogue-par-jon-schwarz/

 

Dans un tel contexte, il ne faut pas s'étonner non plus que ce système ne nous libère pas de l'esclavage, mais nous y livre, y compris dans sa version la plus crue et la plus littérale :

 

http://www.lepoint.fr/societe/les-chiffres-affolants-de-l-esclavage-en-2017--01-08-2017-2147431_23.php

 

Ni qu'il veuille faire taire les lanceurs d'alerte de toutes sortes :

 

http://www.dedefensa.org/article/licencie-de-google-ou-lanceur-dalerte

 

https://francais.rt.com/international/41759-ingenieur-google-defend-domination-hommes

 

Une société dans laquelle on ne peut plus donner son opinion et encore moins dire la vérité sans être sanctionnée n'est certainement pas la démocratie que l'on prétend, ni la société ouverte prônant la liberté d'expression qu'elle fait semblant d'être, ou alors elle est dans un état très avancé de déliquescence et de maladie. Or on trouve facilement des exemples alarmants de cette tyrannie du politiquement correct, de nos jours :

 

https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2017/04/25/on-a-tire-sur-les-vitres-de-limmeuble-ou-travaille-john-christy/

 

Mais comme le rappelle Brandon Smith, la liberté doit continuer à s'exprimer, même et surtout au sein de la tyrannie, puisque c'est même là qu'elle est la plus indispensable, en tant qu'exemple, en tant que seul véritable moyen de lutter qui soit :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/la-liberte-nest-pas-necessairement.html

 

Car on ne peut renverser aucune tyrannie en s'y soumettant, et même si je dis souvent que le système tombera de lui-même comme une branche pourrie, il le fera parce qu'il sera arrivé à son terme, et il sera arrivé à son terme parce qu'il n'y en aura plus assez pour le soutenir. Il est donc important de bien saisir l'importance de la parole et de l'opinion libres, surtout à cette époque où une hypocrite tyrannie étend ses tentacules sur nos prétendues démocraties occidentales.

 

À ce titre, je me réjouis d'être tombé sur une nouvelle vidéo de l'indispensable Franck Lepage :

 

http://www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/renaissance-de-l-education-74075

 

Je ne résiste pas à rappeler ce qu'il expliquait très bien sur la notion même de « projet » dans le discours néo-libéral :

 

Vidéo youtube : Extrait de la conférence gesticulée de Franck Lepage, Incultures.

 

Et pourquoi je fais cela ? Parce que...

 

Vidéo youtube : PARCE QUE C'EST NOTRE PROJET !

 

 

Et puisque je parlais de la chute de ce système,n un article de fond de Ugo Bardi

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/la-chute-de-lempire-de-louest.html

 

Et deux autres, de Dmitry Orlov. Le premier, sur le système de santé aux USA est tout à fait édifiant et important pour bien comprendre de quoi il retourne. C'est en le lisant que j'ai enfin pu comprendre les réels enjeux du problème, et l'emprise de « big pharma » dans le domaine, spécifiquement aux USA :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/le-non-debat-du-grand-systeme-de-sante.html

 

L'autre article d'Orlov :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/la-conquete-de-lhomme-par-la-nature.html

 

Ici j'aurais quelques points de désaccord, notamment concernant ses affirmations sur le climat, mais peu importe, les lecteurs du blog connaissent ma position sceptique et notamment ma méfiance vis à vis des affirmations péremptoires sur l'importance du climat sur les problèmes modernes, car il y a pour moi des choses encore bien plus graves et au moins tout autant hors de contrôle, qui menacent l'humain et bien plus, sans tomber dans le catastrophisme.

 

Sur le fond l'article reste très intéressant et pertinent.

 

 

Et puisque je parlais de « Big pharma », citons aussi ces infos à propos de la fusion Monsanto-Bayer, et d'un fait nouveau concernant la lutte anti-vaccins menée par certains contestataires :

 

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=18923

 

https://francais.rt.com/france/41302-vaccination-autisme-proces-laboratoire

 

Je rappelle que je suis partagé sur la question des vaccins, par contre celle de l'autisme me concerne personnellement, et j'ai été vraiment consterné la dernière fois que je suis tombé sur une discussion par forum à ce sujet, où les intervenants se contorsionnaient à dire que l'autisme n'est « pas grave », n'est « pas une maladie » mais « juste un syndrome », bref que cette explosion de l'autisme, elle aussi relativisée, est parfaitement acceptable pour la société et sans doute aussi pour les individus qui seront concernés. Non mais... on aimerait les y voir... si on était aussi peu considéré qu'eux envers autrui. L'autisme reste un problème méconnu, mal compris et allant de relativement à totalement invalidant pour ceux qui en sont victimes, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de mener une « vie normale ». Bref je ne sais pas trop ce que donnera cette initiative, mais si cela pouvait au moins aboutir à soulever la conscience des gens à ce sujet, ce serait déjà un premier pas. Car pour le moment, la vie de bien des gens demeure sacrifiée sur l'autel de la rentabilité astronomique des géants de l'agro-chimico-industrie qui marchent désormais de plus en plus la main dans la main, comme cela a été le cas depuis longtemps déjà aux USA, et il est important de le souligner.

 

 

 

Divers

 

Pour terminer, quelques autres liens qui m'ont intéressé sans forcément avoir (ni ne pas avoir) de lien direct avec le sujet principal.

 

D'abord cet article de John Pilger, qui nous parle de l'escalade militaire actuelle, du côté américain :

 

http://www.mondialisation.ca/comment-le-monde-pourrait-finir/5603308

 

Puis cette vidéo sur la question de l'immigration. Je n'ai pas d'avis tranché sur la question et ne pourrai probablement jamais en avoir, car c'est un point qui devrait plutôt s'inscrire dans une perspective d'ensemble, mais l'argument, fut-il présenté de manière habile, m'a paru intéressant sur le fond :

 

Vidéo youtube : L'immigration et les bonbons | La démonstration qui pousse à la réflexion

 

Un article agoravox très intéressant (j'aurais apprécié moins de name-dropping, mais passons) à l'heure où l'on nous vend une pseudo-pensée pseudo-complexe de notre président aux douze cerveaux (je suppose) alors qu'en réalité, la pensée régresse d'année en année au profit d'une division pseudo-politique, sorte de radicalisation en groupes politiquement communautarisés au point de ne plus pouvoir se rencontrer dans le débat (par exemple, la vidéo sur les bonbons ci-dessus pourrait autant être instrumentalisée par des idéologues de droite pour servir leur vision unilatérale que conspuée par des gauchistes incapables de sortir de leurs idées préconçues), ce qui sert les faux clivages installés par la communication politico-médiatique, et empêche l'apparition de solutions viables et acceptables par le plus grand nombre. Cette radicalisation et cette simplification idéologiques ne permettent évidemment l'émergence d'aucun consensus, et l'on peut fortement supputer que cela est voulu.

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/affaiblissement-de-la-pensee-196008

 

Mais n'allons pas trop déprimer de la noirceur de tout cela. Il y a toujours moyen de s'en distancier et d'en rire, c'est même plutôt souhaitable :

 

https://fr.sott.net/article/30907-Aimez-vous-l-humour-noir-Si-oui-vous-etes-plus-intelligent-que-la-moyenne

 

L'image choisie me fait penser qu'il y a quelques jours, je suis passé à un croisement d'un village du jura où les flèches indiquaient, toutes dans la même direction : « cimetière allemand », « mémorial juif » et « déchetterie »... Mais personne n'avait d'appareil photo alors... vous devrez me croire sur parole (il y avait même une 4e pancarte tout autant dans le thème et pointant la même direction, mais je ne m'en rappelle plus).

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_militaire_allemand_de_Dagneux

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dagneux#Culture_et_patrimoine

 

 

 

Lien(s) indispensable(s)

 

Bref. Je conclus cette revue d'articles en remettant le lien vers l'article d'Orlov sur le système de santé américain :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/le-non-debat-du-grand-systeme-de-sante.html

 

Article qui m'a enfin permis de saisir pourquoi l'Obamacare est tellement controversé, dans un pays où la santé est traitée différemment d'ailleurs, et pour ainsi dire, maltraitée, en dépit du bon sens, mais suivant une logique installée par des décennies de délires capitalistes, qui donnent les résultats que l'on voit, avec l'impossibilité de réformer le système de santé dans le bon sens. Soit à peu près ce qui nous attend si nous continuons à copier le « rêve américain »...

 

« Ils appellent ça « le Rêve américain », parce qu'il faut être endormi pour y croire. 
- George Carlin »

 

 

Posté par Seilenos à 09:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]