L'Oeil du Selen

24 août 2017

Evolution des populations d'insectes et invertébrés - 1) Les abeilles

Le cas des abeilles est emblématique de la désinformation et du catastrophisme ambiant. Ce qui est dramatique avec ce genre de cas, c'est que la pensée devient vite interdite dès lors qu'il est question de cette espèce de morale hystérique qui a remplacé la véritable conscience écologique.

 

Avoir une conscience écologique ne se résume pas à vouloir éviter le mal. Cela commence plutôt par une connaissance intime de la complexité du vivant. Connaissance de base qui manque à la plupart des articles que l'on peut lire dans les médias et souvent même sur internet, sur de tels sujets. Pour avoir une formation dans le domaine, j'ai vite compris l'arnaque qu'il pouvait y avoir dans les concepts de développement durable et dans bien des propos inutilement alarmistes concernant les écosystèmes. Encore une fois, disons le : les problèmes existent, et ils peuvent être très graves. Encore une fois, disons-le aussi : ils sont surtout grave pour l'humain et les espèces qui cohabitent avec lui dans un temps T. A l'échelle de la planète et du monde, tout cela n'a pratiquement aucune importance (à part les déchets nucléaires et certains déchets chimiques ou de métaux lourds qui continueront à causer des souffrances qui auraient pu être évitées, pendant des millénaires).

 

Je commence avec cet article, tout à fait représentatif de la fumisterie devenue habituelle :

 

http://www.les-crises.fr/les-abeilles-officiellement-reconnues-comme-espece-en-voie-de-disparition/#comment-462172

 

Notons qu'il a été mis sur le site dans la catégorie « climat » (autre domaine par excellence sur lequel on n'a pas le droit de réfléchir), ce qui, comme je l'ai dit, est tout à fait représentatif de l'esprit catastrophiste et peu réfléchi sur la question, effectuant toutes sortes de raccourcis et d'amalgames qui facilitent la tâche des anti-écolo et autres exploiteurs du vivant. Ceci est d'autant plus grave lorsqu'on commence à comprendre la question. J'ai eu assez longtemps des doutes autour de la question des abeilles, que l'on doit pouvoir retracer sur mon blog. Je suis désormais tout à fait convaincu que c'est encore un faux problème qui a été inventé par des esprits chagrins. Faux problème qui contribuera encore à en camoufler de vrais.

 

Heureusement, les commentaires (pas tous) relèvent le niveau, et permettent dors et déjà de recentrer le problème. Ainsi l'on apprend que, loin de ne s'expliquer que par l'utilisation des pesticides dans les champs et par le varoa (insecte parasite des abeilles), la chute de population des abeilles semble surtout corrélée aux méthodes d'élevage... et aux pesticides utilisés dans les ruches elles-mêmes, contre le varoa. Encore une fois, la cause se trouve dans le fait que, comme pour les autres animaux d'élevage, l'humain dénature totalement les conditions de vie normale des abeilles, ce qui résulte en un affaiblissement de leurs vitalité, une morbidité accrue et donc une vulnérabilité augmentée face à toutes les agressions, y compris leurs parasites et bien sûr les cocktails de pesticides répandus dans la nature. Encore une fois, comme souvent mentionné dans ce blog, une baisse de la qualité générale des conditions de vie due à une multiplicité de facteurs contribue à expliquer le phénomène bien plus que ne peut le faire la focalisation sur un seul aspect de ce phénomène. Mais on ne sait pas penser la complexité, alors on simplifie abusivement, et on aboutit à la caricature et à l'alarmisme bêta.

 

Je vous recommande donc de lire les commentaires et d'éplucher certains des liens proposés parmi ceux-ci, mais je vais mâcher un petit peu le travail.

 

D'abord le commentaire recommandé :

 

« J’ai eu beaucoup de “pertes hivernales”, comme on dit dans le jargon, tant que j’ai tout bien fait comme il fallait : traitements anti-varoa, nourrissements au sucre liquide et solide… jusqu’à 90% de pertes en 2014.

Aujourd’hui, je me contente de ramasser les essais qui tombent chez moi, je ne déplace pas mes abeilles, je ne fais qu’une seule récolte fin août, je ne traite plus contre rien, je ne nourris plus (sauf avec leur propre miel (j’en mets 10% de côté lors de la récolte et je leur redonne en sortie d’hiver) et je ne vais les voir que 3 fois par an.

Résultat : pas une perte de colonie depuis 2014 alors que les gros apiculteurs de mon coin perdent 30 à 40% de leurs colonies chaque année.

Les méthodes apicoles ont une part de responsabilité dans le SEC (Syndrome d’Effondrement des Colonies) qui est totalement occultée :

On traite les abeilles comme des vaches alors que ce sont des insectes sauvages (allez domestiquer une abeille qui vit 40 jours et qui ne vous verra qu’une vois dans sa vie en moyenne, hein…) ;

on les bourre de produits qui, s’ils sont appliqués 2 fois, entraînent la mort des colonies ;

les apiculteurs belges n’achètent plus nos cires car elles sont bourrées d’antibio et de produits de traitement ;

on déplace les ruches alors que les abeilles sont, par définition, sédentaires….

Cherchons l’erreur, d’accord, mais cherchons-la partout et objectivement. »



Ce n'est qu'un cas isolé, mais il semble corroboré par d'autres commentateurs et par différentes études ici et là. Autrement dit, si on commençait par respecter le mode de vie sédentaire des abeilles, et par ne pas les arroser de produits, ainsi que de ne pas les nourrir artificiellement, on pourrait déjà obtenir de meilleurs résultats. En fait, il suffirait de les considérer pour ce qu'elles sont et pas pour des productrices... Leçon évidente mais bien difficile à admettre et à retenir, dans notre société de consommation.

 

Ensuite, une étude du CNRS va beaucoup plus loin que l'alarmisme vain de l'article, qui pointe seulement quelques espèces d'abeilles locales (hawaïennes), sur les dizaines de milliers d'espèces existantes. Certes, cela peut être inquiétant et il faut y prêter attention, mais point besoin de déclarer la fin de l'humanité pour si peu. Les abeilles ne sont pas, et de loin, les seules pollinisatrices.

 

https://lejournal.cnrs.fr/articles/pourquoi-les-abeilles-disparaissent

 

L'étude parle bien de « facteurs combinés ». On a vu au-dessus de quel type de facteurs il pouvait s'agir, mais il y en a sans doute d'autres. On parle ainsi bien des pratiques des apiculteurs, mais aussi la modification des paysages et de la flore qui peuvent causer des carences alimentaires.

 

J'ai bien connu une apicultrice, et je peux confirmer le manque d'esprit critique dans ce milieu. Beaucoup de ces gens se plaignent, tout en ayant une approche simpliste des choses, et ne peuvent envisager l'échec que comme extérieur à eux-mêmes. Voilà bien un travers humain associé au fatalisme qui explique aussi en partie le catastrophisme : il est plus simple d'imaginer une catastrophe que de se remettre en cause pour trouver des solutions.

 

On note aussi que le comportement nomade des apiculteurs (on ne leur jettera pas la pierre, ils essayent seulement de vivre de leur métier, mais leurs pratiques sont rendues absurdes à cause de cela) favorise la propagation des maladies (et des parasites, donc).

 

Il est aussi question de la concurrence avec d'autres insectes, de prédateurs, de pathogènes en recrudescence, de problèmes d'adaptation et même de pollution génétique. Bref un ensemble de paramètres qui causent un problème complexe, comme je le disais plus haut, que l'on simplifie abusivement, ce qui n'aide en rien à sa compréhension, mais permet en revanche de faire des unes aux titres frissonnants.

 

D'ailleurs, puisqu'il est question des médias :

 

http://partage-le.com/2017/08/les-medias-de-masse-le-business-de-lecologie-a-propos-du-jour-du-depassement/

 

« C’est pourquoi, quand ils daignent discuter des problèmes écologiques graves générés par la civilisation industrielle qui les a eux aussi créés, ils se débrouillent toujours pour que leur discours ne la menace en rien. »

 

Faire du catastrophisme est facile et bon marché. Cela donne aussi la fausse impression que l'on se soucie vraiment de ce qui se passe, qu'on en a une conscience alarmée. Alarmée, peut-être, mais éclairée, c'est sûr que non. Prévoyante, encore moins. Il faut en finir avec ces effets de manche.

 

« Le concept du « jour du dépassement » diffusé par les médias de masse, s’il peut permettre de rappeler aux populations que la situation écologique se dégrade, permet aussi, d’un autre côté, de distiller les « solutions » technologiques liées à la « croissance verte » imaginée et développée par les intérêts financiers qui ravagent actuellement la planète, et qui garantit l’empirement de la crise environnementale. »

 

Quasiment la technique du pompier pyromane, en somme. Le reste de l'article est édifiant, notamment avec cette façon habile de fabriquer de la bonne conscience et de présenter la « croissance verte », engrais de la tyrannie pseudo-écolo qui se profile dans le prolongement du capitalisme actuel qui a un grand besoin de greenwashing pour ne surtout pas changer sur le fond, en terme de mentalité et de méthodes. On notera quand même la petite dose habituelle d'hystérie climatique, mais soit. Le monde a eu le cerveau lavé avec ça depuis trop longtemps pour qu'on y échappe, même si c'est navrant.

 

 

Autre commentaire que je rejoins :

 

« A mon avis, le problème provient de l’espèce humaine qui s’est affranchie de toutes les limites naturelles susceptibles d’entraver sa croissance, à commencer par la cuisson des aliments qui lui a permis d’absorber plus de calories plus rapidement, tout en facilitant la digestion. Ensuite l’élimination des espèces concurrentes, l’invention de l’agriculture, de la civilisation et de la médecine, etc. Dans cet article personnel, (https://www.facebook.com/notes/on-fonce-dans-le-mur/causes/438791053128744/), je distingue 3 causes fondamentales et toujours agissantes : l’instinct de prédation, notre cerveau hyper-puissant et le principe de structure qui “fait tenir entre eux tous les composants du système”. »

 

On revient ici sur ce que je disais dans mon introduction à propos de l'homme obéissant presque exclusivement à ses instincts (fussent-ils mêlés à d'autres processus plus complexes comme le mental, dont il se sert le plus souvent pour justifier et rationaliser les processus instinctifs), et le développement de son industrie n'est que l'illustration suprême de cet élan naturel. On n'empêchera pas l'homme de se livrer à ses instincts. Par contre, on pourrait mieux éduquer l'homme en le reconnectant à sa nature (plutôt que de croire qu'en l'en éloignant, on lui rend service, car ce n'est qu'une fuite de ce qu'il est, une peur d'être ce qu'il est, un rejet de sa nature animale), ce qui ne veut pas dire le rendre à l'état sauvage. Seulement le libérer, le civiliser mais d'une manière plus saine et plus sage, moins excessive. Cela n'a rien d'une utopie, pour moi, mais certes, dans le monde actuel, cela en a toutes les apparences. Jusqu'à ce qu'un jour, par la force des choses... l'homme doive abandonner sa civilisation industrielle de fourmi à peine humaine puisqu'hébergeant un humain encore non réalisé, totalement dévolu à son « accomplissement matériel », oxymore s'il en est.

 

Je note enfin cet autre commentaire :

 

« Il faut garder son calme. Hésiode déjà aux alentours du VIII° avant Jésus-Christ s’inquiétait de la disparition des abeilles ! »

 

Comme souvent on s'aperçoit donc qu'un problème que l'on croyait nouveau existe depuis des millénaires et n'a jamais été résolu, peut-être parce qu'il ne nécessite pas de l'être... La nature est imparfaite, le monde fluctuant, et c'est ainsi... Car c'est l'imperfection qui fait la perfection, le mouvement qui fait le brassage, la sélection, et ce qu'on appelle faussement « l'équilibre naturel » n'est qu'un mouvement incessant et chaotique, une interaction et une communication foisonnantes entre les êtres et les choses. Seul l'homme ne tolère pas le changement, alors qu'il est dans la nature des choses... comme avec le climat.

 

On pourra trouver énormément de choses sur les abeilles sur internet. Tout et son contraire, mais surtout désormais cet alarmisme devenu la signature de notre société moderne perpétuellement inquiète. Aussi, n'ayant aucune prétention à l'exhaustivité ni même à une objectivité irréprochable, je m'en arrêterai là pour cette partie, en rappelant simplement que, si la situation est inquiétante, peut-être grave, elle n'est certainement pas désespérée, et que dans le pire des cas, la nature nous survivra, et cela devrait nous servir de consolation. Enfin, se souvenir que, contrairement au credo habituel de l'alarmisme sur les abeilles, nous ne dépendons pas d'elles exclusivement pour la pollinisation, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas en prendre en soin ni les respecter. Pas sûr par contre que ce soit ce que font beaucoup (je ne dis pas tous) d'apiculteurs qui les considèrent comme des machines naturelles à exploiter.

 

Les abeilles sont certes les principaux pollinisateurs dans la fenêtre de temps que nous connaissons, et l'on dit que les papillons seraient aussi touchés. Il y a certainement lieu de se poser des questions, et de trouver les bons moyens d'agir ou d'empêcher les agissements néfastes. Dans tous les cas, l'inquiétude, l'alarmisme, ne résolvent rien (la peur ne supprime pas le danger), et sont en revanche d'excellentes recettes médiatiques dans lesquelles ne pas tomber.

 

Deux liens accessibles à tous pour terminer :

 

http://www.club-panda.fr/comprendre/papillons-mouches-guepes-autres-insectes-pollinisateurs/

 

http://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/developpement-durable-pollinisation-service-ecologique-gratuit-970/page/3/

 

On voit que, même si dites minoritaires, les techniques de pollinisation et de dissémination des graines ne sont pas l'apanage des abeilles. Que donc, même si il pourrait y avoir une crise suite à leur éventuelle disparition, la nature peut se passer d'elles comme elle peut se passer de nous. Du reste, elle l'a fait jusqu'à ce que nous apparaissions. Cessons donc notre nombrilisme. Nous prêtons tellement attention aux abeilles car elles sont intégrées à nos modes de vie. Notre amour pour elles reste à prouver. Idem pour la nature en général. Nous l'exploitons sans lui démontrer beaucoup de respect. Ne nous étonnons pas trop qu'elle nous le rende, ou que les abeilles dépérissent.

 

 

Posté par Seilenos à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


23 août 2017

Evolution des populations d'insectes et invertébrés : réflexions - 0) Introduction

« Nos conclusions sont imparables. Selon nos modèles et nos observations, l'hôte est en train de se refroidir, et ceci de manière globale.

 

Un frisson passa dans l'assemblée. Ou bien était-ce sur la peau de l'hôte.

 

- Nous sommes trop nombreux ! s'exclama quelqu'un.

 

- Nous allons être punis pour nos péchés, gronda un autre d'un air sombre.

 

Un autre encore :

 

- Je vous l'avais bien dit... vous n'avez pas vu comment les forêts de poils se désertifient ? Il faut bien évidemment y voir un résultat de l'impact de notre activité inconsidérée !

 

- Et la qualité de la peau se dégrade. Nous aurons bientôt puisé toutes les réserves sous-cutanées... prophétisa une autre voix perdue dans la foule. Notre système économique est sur le point de s'effondrer !

 

- Il y a beaucoup trop de ressources fictives en circulation...

 

- Du calme, il ne faut pas perdre confiance dans notre système, c'est la pire des choses à faire ! clama un autre, considéré jusqu'alors comme un érudit et un infaillible expert. Continuons à consommer... et tout rentrera naturellement dans l'ordre.

 

Pourtant, une autre voix se fraya un chemin, toute timide :

 

- Peut-être devrions nous cesser de piquer... suggéra-t-elle.

 

Il y eut une clameur stupéfaite, et tous les regards se tournèrent vers l'impertinent qui, rosissant, se corrigea.

 

- Hum... ou du moins, piquer moins souvent...

 

- Mais, je rêve ? fit l'un des chefs. Comment voulez-vous que nous fassions ça ? Qu'est-ce qu'une puce peut faire d'autre que piquer ?

 

- Il y a peut-être moyen d'envisager une technique de piquage durable... proposa un autre expert.

 

- En dernier recours, nous pourrions envisager de migrer vers un autre hôte, fit encore un autre.

 

- Mais pour cela, il nous faudrait d'énormes vaisseaux ! s'indigna un anonyme.

 

Le chef reprit la parole :

 

- J'ai décidé ce que nous allons faire ! Nous allons sauver l'humanité ! Et pour cela, nous allons instaurer une taxation sur le piquage industriel afin de limiter l'effet de sang. Aucun doute, cela réglera tous nos problèmes (et fera de moins quelqu'un de plus riche).

 

- Peut-être devrions nous envisager un contrôle des naissances... émit un conseiller.

 

- Quoi ? C'est du marxusianisme ! Jamais ! s'énerva le chef. Vous n'avez donc pas retenu les leçons de l'histoire ? Rappelez-vous de l'époque du copucisme !

 

- Beaucoup ne l'ont pas connu, notre chef... objecta un autre conseiller.

 

- Quoiqu'il en soit, le contrôle des naissances est une pratique impuçaine et impie. Jamais nous n'y aurons recours, j'y mets mon veto !

 

- Et le vote démocratique, alors ? » protesta quelqu'un dans l'assemblée populaire.

 

Le chef lui jeta un regard noir, et le malotru se tut. C'était entendu. On allait continuer de piquer l'hôte et de laisser la population des puces se développer librement, mais on allait taxer tout abus, de sorte de financer en retour l'activité du piquage industrielle d'une manière plus éthique. On inventerait aussi des slogans. Ainsi, l'honneur serait sauf. Pour le reste, on verrait plus tard.

 

 

*******

 

 

Un problème écologique majeur se pose à l'humanité. La perte de biodiversité n'est sans doute pas un pur fantasme, tout comme la pollution de l'air, des eaux, des océans, l'épuisement des ressources minérales et hydrocarbures, l'épuisement des sols dans certaines régions, la saturation en métaux lourds et sous-produits radio-actifs dans certaines autres. Et il y a aussi la baisse des populations de poissons, les épanchements de perturbateurs endocriniens qui touchent aussi bien l'humain que le reste de la faune et de la flore, j'en passe et des meilleures.

 

Tout cela nous prépare un avenir plutôt douteux, avec selon moi une tendance à la dictature pseudo-écologiste, ou selon un ami, un avènement du terrorisme écologique. Je crois pour ma part que le système est plus fort que les contestataires dans ce domaine, et que, jusqu'à son effondrement, il récupérera la contestation pour établir cette tyrannie faussement écologiste que je vois venir grosse comme une maison.

 

Néanmoins, l'on cède trop facilement au catastrophisme et à une vision monochrome des choses. J'ai entendu, vu et lu au fil des dernières semaines pas mal de choses qui m'ont amené à réfléchir plus particulièrement à la question de l'évolution des populations d'insectes et autres invertébrés à la base de nos écosystèmes, qui m'ont sérieusement motivé pour écrire sur le sujet. Le but étant d'investiguer la question, faire des ponts entre le comportement humain et celui des insectes, ainsi que d'établir quel est vraiment le rôle de l'humain dans ces évolutions de population, qui sont parfois des effondrements spectaculaires, et parfois au contraire, des explosions démographiques impressionnantes, les deux phénomènes pouvant être liés.

 

Ceci permettra de se rendre compte que l'humain n'est pas le seul être à pouvoir déstabiliser radicalement son environnement, bien qu'il aime invariablement se donner le premier rôle (souvent à raison, il faut bien l'admettre). Au delà de ça, je pose une question simple qu'il faut bien garder dans un coin de sa tête : la puce est-elle capable de s'arrêter de piquer, et l'homme est-il capable de cesser de vouloir maîtriser son environnement et ses ressources à son avantage ? Il me semble que c'est un point fondamental pour bien comprendre que l'homme n'est coupable de rien au sens moral du terme. Il suit seulement ses instincts, et tant pis pour ceux qui croient que nous sommes une race d'élus qui s'élève bien au delà de ce genre de bassesse. Même la religion n'est qu'une façon de jouer des instincts des gens pour en tirer des avantages. Système de meute subtil et complexe, mais système de meute quand même.

 

Mais venons-en aux faits. Pour ne pas poster d'immenses pavés, je vais structurer mon propos en une série d'articles qui sera constituée ainsi, après cette introduction :

 

 

1) Les abeilles

2) Autres insectes

3) Le cas de la pyrale du buis

4) Les vers de terre

 

5) Conclusion

 

 

Posté par Seilenos à 14:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 août 2017

Rappels des liens essentiels du blog

Sites de référence :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148879.html

 

Liens importants :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34149635.html

 

Récapitulations thématiques :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148911.html

 

Considérations et précisions sémantiques et lexicales :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2017/05/28/35313251.html

 

Posté par Seilenos à 01:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 août 2017

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste -N°24- Des bienfaits de l'impérialisme

De retour de quelques jours de vacances pour faire un peu un point sur les faits récents avant d'aborder quelques articles de fond qui me prennent plus de temps et qui viendront dans les semaines qui suivent.

 

Il y a beaucoup de choses à dire pour faire une sorte de tour d'horizon loin d'être exhaustif de l'été, sans réellement aborder la question de l'explosion du terrorisme en Europe à laquelle on assiste au cours des derniers mois et qui n'est que la triste conséquence dramatiquement anecdotique de décennies de politique impérialiste que l'on sait.

 

C'est plutôt sur cette politique que l'on commence dors et déjà à poser un œil un peu distrait, tant elle est devenue fidèle à elle-même, "et en même temps" toujours totalement abracadabrante et délirante.

 

Rappelons tout de même que ce terrorisme prend ses racines dans l'impérialisme américano-centré dont on parlait, et que tout cela est voulu dans des buts politiques :

 

http://www.mondialisation.ca/le-management-de-la-terreur/5604699

 

Et montrons en passant que, bien entendu, même notre perception des terroristes est faussée par des stéréotypes bien implantés par les médias de masse :

 

https://francais.rt.com/france/42026-djihadistes-francais-idees-recues-etude

 

 

Un impérialisme relayé par des dirigeants européens borgnes au pays des aveugles :

 

https://francais.rt.com/economie/42032-donald-tusk-se-rejouit-croissance-oublie-pauvrete

 

Impérialisme au sujet duquel les peuples du monde sont de moins en moins dupes :

 

https://francais.rt.com/international/41696-etats-unis-menace-internationale-etude

 

A raison puisqu'il trouve toujours de nouveaux territoires pour s'exprimer avec son habituelle vilenie, comme au Venezuela, comme par hasard plus grand producteur de pétrole d'Amérique latine. Les crises.fr aborde largement le sujet en ce moment, on pourra notamment voir ces deux articles, mais il y en a beaucoup d'autres pour ceux qui s'intéressent de près à la question :

 

http://www.les-crises.fr/et-ca-recommence-propagande-de-guerre-au-venezuela/

 

http://www.les-crises.fr/venezuela-5-mythes-sur-la-crise-et-ce-qui-se-passe-reellement-par-la-bbc/

 

C'est simple, on accuse ces pays d'être des dictatures et on « importe la démocratie » avec un coup d'état forcément non-démocratique, ou des bombes. Sinon, les deux.

 

 

Cet impérialisme a donc ses relais en France, comme chacun sait, et là malheureusement, le ridicule ne tue pas :

 

https://francais.rt.com/france/41453-deputes-lrem-rejettent-inadvertance-article-favorables-president-seance-irrite

 

https://francais.rt.com/economie/41491-retirer-5e-semaine-conges-bonne-idee-christophe-barbier

 

https://francais.rt.com/france/41612-trahison-macron-coupe-300-millions-collectivite

 

Mentalité « libérale » tournée vers l'austérité pour les plus pauvres, incompétence et inconsistance politique, absence de vision, d'imagination et d'audace (sauf dans le domaine de l'injure), éditorialiste autant déconnectés du réel et hostiles au peuple que les politiciens qu'ils soutiennent, il ne faut pas s'étonner du résultat que j'avais prédit dès le départ, dors et déjà un record d'impopularité pour notre guide de marche et de changement :

 

https://francais.rt.com/france/41934-moins-fort-que-hollande-cent-jours-sondage-satisfaction-macron

 

Un manque de popularité que le gouvernement attribue, avec sa désormais traditionnelle hypocrisie et attitude victimaire, à l'attitude de la presse à son égard, ce qui conduit le parti au pouvoir à vouloir se faire son propre canal d'information, là aussi sans imagination, puisqu'il s'agit d'une simple singerie de ce que fait déjà Trump, en l'occurrence communiquer sur internet et pourquoi pas, avoir sa chaîne « d'information » propre ?

 

https://francais.rt.com/france/41819-macron-voudrait-court-circuiter-presse-facebook

 

https://francais.rt.com/international/41829-donald-trump-real-news-fake-news-jt-internet

 

On le voit, il faut court-circuiter non seulement la presse mais aussi internet, pour enfin occuper tous les terrains, au détriment d'une efficacité politique qui n'est déjà pas au rendez-vous, et qui se concentre dans le domaine de la communication et de la tragédie-bouffe (voir les textes de Philippe Grasset sur dedefensa à ce sujet).

 

https://francais.rt.com/france/41653-figurants-auraient-ete-payes-pour-faire-show-convention-lrem-juillet

 

Des simagrées grotesques et totalement déplacées, qui ne devraient rien à voir à faire en politique, mais qui désormais occupent la quasi-totalité du spectacle médiatique politique jusque dans les rassemblements du parti. Il ne faut sans doute pas s'étonner que parmi la pléthore de députés LREM, remarquables par leur incompétence politique, il s'en trouve tout de même beaucoup pour s'indigner contre certains fonctionnements, comme je l'avais déjà souligné. Ne serait-e que pour sauver les apparences ?

 

 

Tout ceci serait drôle si cela n'avait pas des conséquences directes sur la vie des populations :

 

https://www.bastamag.net/Intensification-du-travail-Le-patronat-et-ses-relais-politiques-sont-prets-a-l

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/la-valeur-des-choses.html

 

Mais ne nous étonnons surtout pas, et rappelons que le ver était dès le départ dans le fruit du mouvement mondialiste :

 

http://www.dedefensa.org/article/rimbaud-et-la-mondialisation-en-1875

 

Le cas malheureusement pas isolé de James McGill Buchanan en est un d'école qu'il n'est pas inopportun de connaître pour mieux se convaincre que cette « élite » au pouvoir ne veut pas notre bien, puisque sa ligne de conduite s'appuie sur une « éthique » qui consiste à privilégier les privilégiés au prétexte de préserver une sorte d'équité morale dans une idéologie que je qualifierais ici de supra-libérale :

 

http://www.les-crises.fr/le-tyran-demasque-la-mission-dun-homme-pour-detruire-la-democratie-par-george-monbiot/

 

Équité morale marquée d'une totale iniquité, donc.

 

 

Mais ce manque de probité, de moralité tout court, ce favoritisme de tout ce qui l'arrange, est la marque de l'impérialisme dont nous parlons ici. Un impérialisme qui n'a jamais rechigné à se servir du terrorisme comme du marché de la drogue pour prospérer et parvenir à ses fins, nourrir son propre nihilisme :

 

http://www.les-crises.fr/history-channel-revele-enfin-lincroyable-histoire-secrete-de-la-guerre-contre-la-drogue-par-jon-schwarz/

 

Dans un tel contexte, il ne faut pas s'étonner non plus que ce système ne nous libère pas de l'esclavage, mais nous y livre, y compris dans sa version la plus crue et la plus littérale :

 

http://www.lepoint.fr/societe/les-chiffres-affolants-de-l-esclavage-en-2017--01-08-2017-2147431_23.php

 

Ni qu'il veuille faire taire les lanceurs d'alerte de toutes sortes :

 

http://www.dedefensa.org/article/licencie-de-google-ou-lanceur-dalerte

 

https://francais.rt.com/international/41759-ingenieur-google-defend-domination-hommes

 

Une société dans laquelle on ne peut plus donner son opinion et encore moins dire la vérité sans être sanctionnée n'est certainement pas la démocratie que l'on prétend, ni la société ouverte prônant la liberté d'expression qu'elle fait semblant d'être, ou alors elle est dans un état très avancé de déliquescence et de maladie. Or on trouve facilement des exemples alarmants de cette tyrannie du politiquement correct, de nos jours :

 

https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2017/04/25/on-a-tire-sur-les-vitres-de-limmeuble-ou-travaille-john-christy/

 

Mais comme le rappelle Brandon Smith, la liberté doit continuer à s'exprimer, même et surtout au sein de la tyrannie, puisque c'est même là qu'elle est la plus indispensable, en tant qu'exemple, en tant que seul véritable moyen de lutter qui soit :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/la-liberte-nest-pas-necessairement.html

 

Car on ne peut renverser aucune tyrannie en s'y soumettant, et même si je dis souvent que le système tombera de lui-même comme une branche pourrie, il le fera parce qu'il sera arrivé à son terme, et il sera arrivé à son terme parce qu'il n'y en aura plus assez pour le soutenir. Il est donc important de bien saisir l'importance de la parole et de l'opinion libres, surtout à cette époque où une hypocrite tyrannie étend ses tentacules sur nos prétendues démocraties occidentales.

 

À ce titre, je me réjouis d'être tombé sur une nouvelle vidéo de l'indispensable Franck Lepage :

 

http://www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/renaissance-de-l-education-74075

 

Je ne résiste pas à rappeler ce qu'il expliquait très bien sur la notion même de « projet » dans le discours néo-libéral :

 

Vidéo youtube : Extrait de la conférence gesticulée de Franck Lepage, Incultures.

 

Et pourquoi je fais cela ? Parce que...

 

Vidéo youtube : PARCE QUE C'EST NOTRE PROJET !

 

 

Et puisque je parlais de la chute de ce système,n un article de fond de Ugo Bardi

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/la-chute-de-lempire-de-louest.html

 

Et deux autres, de Dmitry Orlov. Le premier, sur le système de santé aux USA est tout à fait édifiant et important pour bien comprendre de quoi il retourne. C'est en le lisant que j'ai enfin pu comprendre les réels enjeux du problème, et l'emprise de « big pharma » dans le domaine, spécifiquement aux USA :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/le-non-debat-du-grand-systeme-de-sante.html

 

L'autre article d'Orlov :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/la-conquete-de-lhomme-par-la-nature.html

 

Ici j'aurais quelques points de désaccord, notamment concernant ses affirmations sur le climat, mais peu importe, les lecteurs du blog connaissent ma position sceptique et notamment ma méfiance vis à vis des affirmations péremptoires sur l'importance du climat sur les problèmes modernes, car il y a pour moi des choses encore bien plus graves et au moins tout autant hors de contrôle, qui menacent l'humain et bien plus, sans tomber dans le catastrophisme.

 

Sur le fond l'article reste très intéressant et pertinent.

 

 

Et puisque je parlais de « Big pharma », citons aussi ces infos à propos de la fusion Monsanto-Bayer, et d'un fait nouveau concernant la lutte anti-vaccins menée par certains contestataires :

 

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=18923

 

https://francais.rt.com/france/41302-vaccination-autisme-proces-laboratoire

 

Je rappelle que je suis partagé sur la question des vaccins, par contre celle de l'autisme me concerne personnellement, et j'ai été vraiment consterné la dernière fois que je suis tombé sur une discussion par forum à ce sujet, où les intervenants se contorsionnaient à dire que l'autisme n'est « pas grave », n'est « pas une maladie » mais « juste un syndrome », bref que cette explosion de l'autisme, elle aussi relativisée, est parfaitement acceptable pour la société et sans doute aussi pour les individus qui seront concernés. Non mais... on aimerait les y voir... si on était aussi peu considéré qu'eux envers autrui. L'autisme reste un problème méconnu, mal compris et allant de relativement à totalement invalidant pour ceux qui en sont victimes, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de mener une « vie normale ». Bref je ne sais pas trop ce que donnera cette initiative, mais si cela pouvait au moins aboutir à soulever la conscience des gens à ce sujet, ce serait déjà un premier pas. Car pour le moment, la vie de bien des gens demeure sacrifiée sur l'autel de la rentabilité astronomique des géants de l'agro-chimico-industrie qui marchent désormais de plus en plus la main dans la main, comme cela a été le cas depuis longtemps déjà aux USA, et il est important de le souligner.

 

 

 

Divers

 

Pour terminer, quelques autres liens qui m'ont intéressé sans forcément avoir (ni ne pas avoir) de lien direct avec le sujet principal.

 

D'abord cet article de John Pilger, qui nous parle de l'escalade militaire actuelle, du côté américain :

 

http://www.mondialisation.ca/comment-le-monde-pourrait-finir/5603308

 

Puis cette vidéo sur la question de l'immigration. Je n'ai pas d'avis tranché sur la question et ne pourrai probablement jamais en avoir, car c'est un point qui devrait plutôt s'inscrire dans une perspective d'ensemble, mais l'argument, fut-il présenté de manière habile, m'a paru intéressant sur le fond :

 

Vidéo youtube : L'immigration et les bonbons | La démonstration qui pousse à la réflexion

 

Un article agoravox très intéressant (j'aurais apprécié moins de name-dropping, mais passons) à l'heure où l'on nous vend une pseudo-pensée pseudo-complexe de notre président aux douze cerveaux (je suppose) alors qu'en réalité, la pensée régresse d'année en année au profit d'une division pseudo-politique, sorte de radicalisation en groupes politiquement communautarisés au point de ne plus pouvoir se rencontrer dans le débat (par exemple, la vidéo sur les bonbons ci-dessus pourrait autant être instrumentalisée par des idéologues de droite pour servir leur vision unilatérale que conspuée par des gauchistes incapables de sortir de leurs idées préconçues), ce qui sert les faux clivages installés par la communication politico-médiatique, et empêche l'apparition de solutions viables et acceptables par le plus grand nombre. Cette radicalisation et cette simplification idéologiques ne permettent évidemment l'émergence d'aucun consensus, et l'on peut fortement supputer que cela est voulu.

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/affaiblissement-de-la-pensee-196008

 

Mais n'allons pas trop déprimer de la noirceur de tout cela. Il y a toujours moyen de s'en distancier et d'en rire, c'est même plutôt souhaitable :

 

https://fr.sott.net/article/30907-Aimez-vous-l-humour-noir-Si-oui-vous-etes-plus-intelligent-que-la-moyenne

 

L'image choisie me fait penser qu'il y a quelques jours, je suis passé à un croisement d'un village du jura où les flèches indiquaient, toutes dans la même direction : « cimetière allemand », « mémorial juif » et « déchetterie »... Mais personne n'avait d'appareil photo alors... vous devrez me croire sur parole (il y avait même une 4e pancarte tout autant dans le thème et pointant la même direction, mais je ne m'en rappelle plus).

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_militaire_allemand_de_Dagneux

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dagneux#Culture_et_patrimoine

 

 

 

Lien(s) indispensable(s)

 

Bref. Je conclus cette revue d'articles en remettant le lien vers l'article d'Orlov sur le système de santé américain :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/08/le-non-debat-du-grand-systeme-de-sante.html

 

Article qui m'a enfin permis de saisir pourquoi l'Obamacare est tellement controversé, dans un pays où la santé est traitée différemment d'ailleurs, et pour ainsi dire, maltraitée, en dépit du bon sens, mais suivant une logique installée par des décennies de délires capitalistes, qui donnent les résultats que l'on voit, avec l'impossibilité de réformer le système de santé dans le bon sens. Soit à peu près ce qui nous attend si nous continuons à copier le « rêve américain »...

 

« Ils appellent ça « le Rêve américain », parce qu'il faut être endormi pour y croire. 
- George Carlin »

 

 

Posté par Seilenos à 09:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 août 2017

Parenthèse ufologique sur les fakes et quelques affaires récentes

Un article en passant, pour faire un survol de quelques questions qui font beaucoup parler en ufologie, au cours des derniers mois. Sans aucune prétention à l'exhaustivité, à l'objectivité absolue, ni même à une complète bonne foi, mais toujours dans un souci d'honnêteté intellectuelle, je vais ici évoquer ce que j'aurais tendance à appeler « l 'affaire Thierry Jamin », le cas de l'étoile KIC 8462852, et le problème des fakes en ufologie. Encore une fois, il est plus question de dresser un tableau d'ensemble que de rentrer dans les détails précis.

 

Je commence par l'affaire Thierry Jamin qui a commencé à faire parler d'elle fin 2016. Pour ceux qui n'ont aucune idée de ce dont je parle, je me dois de faire d'abord un petit résumé, ce qui n'est pas simple étant donné la quantité des informations et la confusion qu'il y a parmi celles-ci.

 

Thierry Jamin est un aventurier français évoluant au Pérou, et depuis des années à la recherche de la cité perdue de Paititi. Il est assez connu dans certains milieux, et se proclame archéologue, bien qu'il y ait une légère ambiguïté dans ses diplômes. Il serait plutôt historien, à ce qu'il semble, et si cela peut paraître être un détail, ce point a alimenté pas mal de débats, mais continuons.

 

Fin 2016 (ou 2015 selon certaines sources ?), Thierry Jamin rencontre des pilleurs de tombe péruviens qui lui présentent des artefacts curieux et lui racontent des récits de fouilles encore plus curieux. Pour donner une idée de ce dont on parle, voici une vidéo parmi les très nombreuses produites par l'institut Inkari de Thierry Jamin depuis des mois :

 

Vidéo youtube : Alien Project résumé, momies extraterrestres ?

 

 

Donc ces objets sont troublants, Thierry Jamin affirme ne pas pouvoir en retracer l'origine ou l'authenticité, et monte un projet de financement participatif sur le site « Ulule », qu'il nomme « Alien Project ». Un titre de projet assez tendancieux et racoleur, donc, qui vise à récolter une trentaine de millier d'euros pour pouvoir financer des études ADN et autres prélèvements sur les momies et artefacts.

 

Cela crée une véritable polémique autour de son affaire, dans un cas ufologique qui a secoué la communauté et mobilisé des dizaines de milliers de personnes autour de débats et autres. Je n'ai aucune prétention à trancher ce débat, mais comme j'ai suivi l'affaire pendant plus de 6 mois, avant de commencer à m'en désintéresser peu avant la sortie des premiers résultats d'analyse, pour cause d'accumulations d'éléments et événements douteux, j'estime pouvoir tout de même en donner un avis assez éclairé, qui m'est certes personnel.

 

J'ai des doutes sérieux depuis le début de l'affaire, qui sont alimentés par la découverte de certains propos sur des sites sceptiques (dont on peut certes accuser, bien qu'ils s'en défendent, une certaine partialité), je pense notamment à celui-là :

 

http://irna.lautre.net/Thierry-Jamin-et-les-Zitis.html

 

La page est à charge, certains arguments fumeux, faciles, d'autres font néanmoins mouche. Là encore, ce serait trop long de rentrer dans les détails. Dans les mois qui suivent, d'autres vidéo, dont la plupart sont mauvaises, mais quelques unes nettement plus pertinentes, démontrent les incohérences du dossier, voire pointent vers une possible malhonnêteté de Jamin.

 

Pour moi, l'avis de certains spécialistes qui dénoncent des momies détournées assez classiques des faiseurs de canulars et de faux archéologiques se vendant à prix d'or sont déterminants, et si la suite de l'affaire pourra peut-être néanmoins faire apparaître des éléments dignes d'intérêt (par exemple les dates de fabrication des faux, sont-ils anciens ou récents, ont-ils donc tout de même une valeur archéologique, au moins ?), je considère que toute cette affaire est probablement du flan, au moins en grande partie.

 

Maintenant, pourquoi est-ce que je parle de cette affaire ? D'abord parce qu'elle a énormément fait parler. Sur le principal forum ufologique français, la discussion atteint 92 pages si on totalise les principaux topics sur le sujet. Sur le site Ulule, des dizaines de milliers de commentaires, sur la moindre vidéo de communication du projet sur youtube ou facebook, pareil. C'est une affaire qui restera dans les annales de l'ufologie pour avoir intéressé un nombre incomparable de personnes.

 

Or, cette affaire semble se dessiner essentiellement comme un nouveau montage, ce qui devient décidément la norme en ufologie. Je pense notamment aux photos de l'OVNI de Petit rechain, dont le photographe a avoué des années après l'avoir prise que c'était un trucage avec un modèle en frigolite.

 

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_20-ans-apres-le-mystere-de-l-ovni-de-petit-rechain-est-enfin-perce?id=6508253

 

Les débats seraient donc clos ? Attention car rien n'est jamais si simple, en ufologie. Dans le cas de Petit Rechain, certains prétendent que l'auteur se serait rétracté pour avoir la paix, prétendant à un faux alors que la photo était vraie. Même chose avec le cas de Cergy Pontoise 1979, autre cas de canular qui avait secoué l'ufologie en son temps, et l'avait même sérieusement fracturée. Seulement, ces assertions sur les affirmations des auteurs des vrais-faux-canulars sont invérifiables.

 

Par ailleurs, l'histoire ufologique regorge de détails troublants, qui peuvent faire penser que tel cas doit être faux parce qu'il contient des éléments trop invraisemblables. Pourtant, ceux qui analysent ces cas sans arrière-pensée sont obligés d'admettre qu'on ne peut pas trancher, et une opinion répandue en ufologie est que le phénomène s'auto-discrédite, peut-être « intentionnellement ».

 

Je n'ai ni l'envie ni les éléments sous la main pour argumenter ce point sur l'instant, et je me contente donc de le soulever, pour amener la question finale : tout est-il donc si faux dans l'affaire Thierry Jamin, ou là encore, pourrait-il y avoir un peu de vrai dilué dans énormément de faux ? Se pourrait-il, par exemple, que ces momies, aussi fausses soient-elles (ce seraient en fait de vraies momies, mais modifiées ultérieurement), nous indiquent quelque chose de vrai au sujet, par exemple, d'une rencontre entre les embaumeurs (ou les falsificateurs) avec des entités étrangères ? Ou encore, ces artefacts auraient-ils néanmoins une valeur archéologique nous indiquant quelque chose sur le passé, une culture disparue, des mythes anciens (qui pourraient aussi avoir des choses intéressantes à nous dire, d'un point de vue archéologique ou même ufologique) ?

 

À suivre, en tout cas je crois qu'il faut se garder de trancher absolument, ou de fermer totalement la question. Je n'en rajoute pas plus, mon propos n'est pas d'accabler ou condamner Thierry Jamin, des centaines de personnes sur le net s'en chargent très bien et sont totalement verrouillées dans cette posture de facilité et de supériorité morale. La vérité importe, mais elle ne nécessite pas forcément de flinguer une personne qui peut se tromper de bonne foi. Par ailleurs, je dirais que, même si le cas s'avérait totalement faux, il aura au moins eu le mérite de faire remonter un faux à la surface, et de faire prendre conscience à beaucoup que cela existe, même s'il y aura aussi, toujours, des tas de crédules pour ne jamais rien remettre en cause. Mais que voulez-vous...

 

 

 

Tout ceci m'amène à la question des fakes en ufologie, et là j'aurais quelques vidéos à présenter, qui ont resurgi récemment dans des discussions ou dans des articles, et sur lesquelles j'aurais quelques mots à dire.

 

Je vais commencer par ce lien, en annonçant directement que tout cela est complètement faux et bidon :

 

https://fr.sott.net/article/30901-Un-vaisseau-mere-colossal-des-extraterrestres-repere-pres-de-l-ISS

 

Il ne faut pas chercher bien longtemps avant de se rendre compte que tout ce qui est présenté dans cet article ne repose sur rien, aucune des affirmations n'étant sourcée, aucune des images ne faisant l'objet de la moindre analyse critique, etc. La présence de vidéo « secureteam », chaîne youtube grande propagatrice de fakes et vivant de cette industrie déplorable, en dit long, pour ceux qui ont écumé un peu le sujet.

 

Mais il existe aussi beaucoup de vidéos de méprises de bonne foi. Par exemple celle-ci :

 

Vidéo youtube : Ufo's respond to laser pointers

 

L'objet présenté et avec lequel, selon une logique de pensée toute new age, certaines des personnes présentes croient communiquer, a tout d'un satellite iridium : sa trajectoire est totalement rectiligne, régulière, sans changement de vitesse, et ses flashs correspondent vraisemblablement à des réfractions momentanées, caractéristiques de ces satellites qui vont d'ailleurs disparaître du ciel au cours des années à venir, remplacés par d'autres. Les amateurs les connaissent bien, et savent exactement où et quand observer leurs apparitions et leurs flashs (cela se calcule assez facilement, puisque leurs positions sont parfaitement connues).

 

Parmi les cas ufologiques qui ont bluffé beaucoup de gens ces dernières années, il y a celui de Jérusalem :

 

Vidéo youtube : Jerusalem UFO 2011! - Witness Video 4 Syncronized

 

 

Seulement voilà, tout indique qu'il s'agit d'un canular élaboré autour de 5 à 6 vidéos différentes, pour faire plus vrai et... obtenir des vues sur youtube, donc de l'argent.

 

Vidéo youtube : Ovni a Jerusalem - Dôme du Rocher (28/01/2011) 6 vidéos témoins !

 

 

On voit que les faussaires ne reculent pas devant la difficulté, si celle-ci peut rendre leur truc plus crédible. En tout cas pour moi cette affaire est entendue.

 

Le problème des fakes est devenu la norme avec l'ère internet, d'autant qu'il est facile d'abuser de la crédulité et de la méconnaissance des gens, en utilisant leur besoin de merveilleux, de réenchantement, etc. Ce qui ne veut pas dire que rien ne soit vrai, dans le domaine, et au contraire, il y a bien trop de cas inexpliqués, et inexplicables par de simples manifestations naturelles, dans lesquels les témoins n'avaient aucune raison d'inventer ce qu'ils racontent. Mais là aussi, le phénomène semble se dissimuler, y compris derrière les faux, comme si cela l'arrangeait totalement d'être discrédité. C'est du moins la conviction que j'ai acquise, à longueur de réflexions, de lectures et d'explorations du sujet.

 

Mais il est en tout cas toujours primordial de se défendre contre les menteurs, les faux, les manipulations, etc., justement pour pouvoir retirer un peu de bon grain de cette immensité d'ivraie. Et à cette fin, je vous propose cette intéressante vidéo de nuréa.tv sur les anomalies lunaires, où Seb Janiak nous apprend à mieux discerner les choses, dans ce domaine où beaucoup trop de bêtises se racontent hélas, camouflant du coup peut-être des faits plus intéressants et plus véridiques.

 

Vidéo youtube : « Anomalies Lunaires » avec Seb Janiak - NURÉA TV

 

 

 

Avant de conclure, quelques mots sur le cas de l'étoile KIC 8462852 qui a fait couler beaucoup d'encre depuis 2015. Cette étoile présente des particularités et variations dans sa luminosité qu'elle ne partage avec aucune autre connue, et qui demeurent inexplicables en l'état des connaissances actuelles, ce qui fait supposer la possibilité d'une influence intelligente, capable d'avoir un impact sur ce plan. Les scientifiques se creusent la tête depuis sa découverte pour essayer de trouver une explication cohérente, et à force de ne pas y arriver, en viennent à sérieusement envisager l'éventualité de cette vie intelligente.

 

http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/20/kic-8462852-etoile-mysterieuse-megastructure_n_10064704.html

 

L'explication naturelle est certainement la plus probable, comme toujours, mais on ne peut exclure d'autres sortes d'explications qui seraient lourdes d'explication, et à ce sujet, certains chercheurs font preuve de pas mal d'imagination, mais les articles les plus intéressants sont presque tous en anglais :

 

https://www.theatlantic.com/science/archive/2015/10/the-most-interesting-star-in-our-galaxy/410023/

 

https://arxiv.org/pdf/1707.03730.pdf

 

 

Du côté des explications naturelles, une planète de type Saturne, ou encore un anneau solaire :

 

https://arxiv.org/pdf/1705.08377.pdf

 

 

Bref, le mystère reste entier et assez passionnant...

 

 

 

Je conclus cet article avec encore quelques vidéos. D'abord une chaîne plutôt axée divertissement/frisson, en anglais, bien faite dans son genre si on apprécie le style, qui nous parle ici des organismes vivant dans l'espace :

 

Vidéo youtube : 5 Mysterious Living Things Born in Space

 

Et puis un cas ufologique que j'ai cité dans l'article, le canular de Cergy Pontoise de 1979, qui fait ici l'objet d'une conférence assez instructive pour comprendre le cas et surtout son impact dans le monde de l'ufologie. Instructif notamment dans une perspective sociologique, voire anthropologique, à mon sens, en plus de l'étude de cas qui, bien qu'elle traite d'un canular, nous en dit suffisamment sur l'ufologie pour comprendre qu'on ne saurait la réduire à ce type de canular, sans lesquels aucune discipline humaine ne saurait, hélas, exister :

 

Vidéo youtube : Retour sur l'affaire de Cergy-Pontoise avec Patrice Seray (janvier 2017) Partie 1

 

Vidéo youtube : Retour sur l'affaire de Cergy-Pontoise avec Patrice Seray (janvier 2017) Partie 2

 

 

Tout cela est bien sûr assez chronovore, surtout pour parler d'un faux, mais connaître ce canular emblématique n'est pas sans intérêt.

 

Voilà. Un article plutôt orienté scepticisme, donc, mais sans aucune fermeture de ma part. Je suis convaincu que le phénomène OVNI est réel, mais on ne peut pas s'intéresser à l'ufologie en faisant l'économie de cet aspect des choses. Les canulars sont nombreux, et le phénomène déjà très évasif, élusif, difficile à comprendre. Cerner un peu les faux, comment ils fonctionnent, pourquoi certaines personnes en montent, nous évite de tomber dans la crédulité et aide à mieux circonscrire le sujet.

 

 

Posté par Seilenos à 00:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


03 août 2017

Je vis dans un monde connecté

Cela fait 17 ans, presque jour pour jour, que je ne travaille plus. Mon dernier contrat d'exploitation s'est terminé un jour d'été 2000 où l'on a omis de le prolonger. J'avais du gueuler trop fort, lors de mon récent accrochage avec mon supérieur, un semi salaud se donnant le beau rôle, que plus personne ne supportait dans l'équipe... tous des jeunes payés au lance-pierre, comme moi (4000 francs à plein temps, dans les contrats les plus avantageux que j'ai eu dans cette période de quelques années, quelque chose comme 600€).

 

Depuis, j'ai vécu une vie intéressante, mais parfois morne. Une partie de mon temps est parti dans des associations occupationnelles pour remettre le pied des chômeurs à l'étrier de l'exploitation. J'ai appris des tas de choses, mais pas dans ce genre d'endroit dédié au formatage des exclus.

 

Depuis 8 ou 9 ans, je n'entends plus parler de l'association païenne que j'avais fondé avec une douzaine d'amis de l'époque, eux aussi perdus de vue pour la plupart. On n'en trouve quasiment plus trace sur internet, mais ce fut pour moi une période très riche.

 

J'ai aussi occupé mon temps à écrire (je ne sais plus exactement... l'équivalent de 6 ou 7 romans ? Et des centaines de nouvelles dont une immense majorité que je ne ferai jamais lire). À modérer des tchats, des forums, à jouer à des jeux vidéo, à lire, à regarder des films. Plus rarement à sortir et à voir des gens, tendance autistique oblige. Le minimum syndical d'exercice physique, aussi.

 

J'ai appris le chamanisme, la naturopathie, à comprendre un tant soit peu le monde dans lequel je vis, et à essayer de partager ces choses sur internet, où je me suis fait quelques connaissances toujours lointaines (Canada, Belgique, les autres bouts de la France).

 

L'été est une période que j'aime, bien qu'elle me le rende parfois assez mal. Mon dos était bloqué, tendinites à chaque épaule. Spiruline, vitamine C, magnésium sous différentes formes. Ça s'améliore.

 

Les quelques amis qui restent ou que j'ai pu retrouver sont en vacances ou en mode silence radar. La famille est loin, comme mes derniers amours.

 

Mais tout va bien, car je vis dans un monde connecté. Je peux apprendre le monde en surfant, rêver devant des jeux et divers autres trucs qui me maintiennent éveillé et en vie.

 

Dehors, le ciel est une couche de plomb lourde et magnifique, qui souffle sur mon torse nu à la fenêtre. Un corps fragile qui ne s'expose que difficilement et qui jouit de ce souffle de vie tiède qui le caresse. Dans la cour voisine, les enfants chantent je ne sais quoi, et remplissent une piscine gonflable au rythme d'un seau toutes les 10 minutes. Je crois qu'ils ont finalement renoncé, conscients que la pluie qui menace serait bien plus efficace que tous leurs efforts.

 

Je tente encore de rebooter le modem. Quand donc se finira la panne qui dure depuis presque deux jours ? Dans une heure ? Une journée ? Une semaine ? Un mois peut-être ? J'ai entendu des histoires de gens coupés du net pendant deux ou trois semaines. J'imagine le pire, mais m'occupe. J'ai commandé un disque dur car le mien semble proche de la fin. Je doute qu'il soit déjà arrivé, mais je n'ai aucun moyen de le savoir. Je pourrais aller le chercher au relais colis, mais je n'ai pas noté où il était... On fait confiance à la technologie sans imaginer qu'elle nous lâcherait. Grosse panne SFR quasi nationale depuis dimanche, d'après ce que j'ai entendu. Nous sommes mardi.

 

Le voyant reste orange. Qui sait quand je pourrai poster ce texte.

 

J'ai appelé le service technique SFR il y a une heure. Avec mon portable, modèle basique, puisque mon téléphone fixe est également indisponible. J'y ai perdu 30 minutes de ma vie, et probablement la taxe téléphonique correspondante, et dont j'ignore le montant. M'étonnerait que ce soit gratuit.

 

« Pouvez-vous débrancher et rebrancher votre box, monsieur, s'il vous, plaît ? me demande la femme au fort accent noir africain qui prend ma demande en charge.

 

- Oui bien sûr, mais je l'ai déjà fait plusieurs fois sans résultat...

 

- Nous allons essayer ensemble.

 

Essayons donc ensemble. C'est beau la coopération. Combien faut-il d'être humains modernes pour débrancher et rebrancher une prise ?

 

Silence, puis avant le délai de rallumage, on me demande :

 

- Est-ce que votre voyant est vert monsieur ?

 

- La box est en train de se rallumer, c'est toujours orange...

 

Silence.

 

- Et maintenant, est-ce que votre voyant situé sur la gauche (comment sait-elle que le voyant est situé sur la gauche ? La box est contre le mur, et le voyant de mon côté, pas à gauche... du reste il n'est à gauche de rien, sur la box, il est en face des indicateurs de services...) est vert ?

 

- Il est toujours orange...

 

- Bien. Est-ce que vous voulez bien patienter deux minutes pour que je puisse procéder à des vérifications, monsieur ?

 

- Oui, faites donc...

 

Musique et annonces SFR abrutissantes d'une voix féminine enthousiaste aux consonances débiles. Puis le contact revient.

 

Silence, bruits de respiration.

 

Moi : - Allô ?

 

- Oui, merci d'avoir patienté, est-ce que votre voyant est vert, monsieur ?

 

- Mon voyant est toujours orange...

 

Silence. Bruits de respiration.

 

- Pouvez vous débrancher la prise téléphonique de votre modem, monsieur ?

 

- Oui, bien sûr...

 

- Dites moi quand c'est fait monsieur.

 

- Voilà.

 

Silence et bruits de respiration.

 

- Voilà ? Est-ce que c'est fait, monsieur ?

 

- Oui, oui...

 

Bien, alors si vous acceptez de patienter, je vais encore procéder à des vérifications.

 

Vérifications, musiques et slogans SFR pour débiles mentaux.

 

- Est-ce que vous êtes toujours là, monsieur ?

 

- Oui.

 

- Merci d'avoir patienté, alors je ne peux rien faire de plus pour vous, est-ce que vous voulez bien suivre l'évolution de votre dossier sur l'application SFR/Box, monsieur ?

 

- Euh... comment je fais ?

 

- Nous pouvons vous tenir informé de la progression de votre dossier sur l'application SFR/Box, monsieur...

 

- Mais je n'ai pas accès à ce genre de chose...

 

Ma connexion étant coupée, et n'ayant pas de ces foutus appareils pour accro à l'électronique...

 

- Ah...

 

Silence, bruits de respiration. Je me demande si en Afrique ils ont tous le dernier iphone ou le dernier ipad, pour s'étonner comme ça.

 

- Dans ce cas, je vous prie de bien vouloir patienter, pour que je puisse procéder à de nouvelles vérifications.

 

- D'accord...

 

Toujours la même publicité pour... l'application SFR/Box scandée par une actrice de publicité qui n'a pas l'accent africain. Allez savoir pourquoi... L'accent africain serait-il synonyme de service au rabais, quand une affriolante voix de potentielle blondinette bien européenne de souche serait, elle, synonyme de beauté, de raffinement, de qualité, d'intelligence, et surtout de la séduction quasi garantie pour le public occidental bourré de propagande hollywoodienne et de magie du succès et du progrès que nous sommes.

 

- Monsieur, vous êtes toujours là ?

 

- Oui.

 

- Merci de votre patience. Pourriez vous monsieur débrancher votre modem ?

 

- Oui... Voilà.

 

Même pas besoin d'aide, au final, je me rends compte.

 

- Bien. Alors monsieur, je vais passer votre dossier au stade 2, pour que nos experts puissent prendre la suite de votre dossier, ils vous recontacteront.

 

- Et comment ils vont faire (vu que ma ligne téléphonique est coupée, me dis-je) ?

 

- Nous avons ici vos numéros de téléphone fixe et portable.

 

- D'accord (enfin quelque chose qui semble fonctionner, me dis-je, bien que dans 100% des cas précédents, SFR se soit montré incapable de me joindre dans des cas similaires... allez savoir pourquoi ?).

 

- Est-ce vous avez d'autres questions ?

 

- Euh... non.

 

- Bien alors monsieur, je vous remercie de votre appel...

 

- Oui... (dis-je un peu bêtement, sans arrière-pensée, ne voulant juste pas encourager ces élans de politesses convenues et apprises en formation de base d'assistant téléphonique)

 

Silence et bruits de respiration pendant 30 bonnes secondes... Je me demande ce qui se passe mais résiste à la tentation d'interrompre ce blanc, par curiosité...

 

- Monsieur, je vais mettre fin à cet appel, je vous remercie de votre patience, nos services vous rappelleront. Ils vont résoudre votre problème.

 

- Bien...

 

- Bonne journée à vous, au-revoir.

 

- Merci, au-revoir. »

 

Et maintenant, qu'est-ce que je fais avec mon modem débranché et ma prise téléphonique débranchée ? Est-ce que ça va vraiment aider, ça ? Non, je ne crois pas... Je rebranche tout. S'ils veulent que j'éteigne, ils n'ont qu'à me rappeler, ils ont mon numéro, et ils vont résoudre mon problème, n'est-ce pas ?

 

Je crois plutôt que mon problème se résoudra « tout seul » une fois que le réseau national sera rétabli... Je n'ai à peu près aucune confiance en ces « experts » et d'ailleurs je le sais d'expérience, ce n'est pas la première fois que j'ai des problèmes avec SFR. Hier encore, je pouvais accéder au sites « touteslespannes », et j'ai constaté que les 5 premiers sur la liste sont... les 5 FAI, devant tous les autres services répertoriés (services de commerce, de banque, de tchats, de jeux vidéo, etc.). A croire que là aussi, il y a coalition ? Soyons ensemble dans le service bâclé et de mauvaise qualité ? Ou bien le travail d'un FAI est-il vraiment plus difficile que n'importe quel autre en ce qui concerne la gestion d'un réseau ? Je veux bien le croire, mais je suis soupçonneux...

 

Ça me fait penser de nouveau à ces histoires de livreurs, facteurs, agents pour les compteurs, etc., qui ne peuvent franchir la seconde porte de mon immeuble, sans doute car elle ne s'ouvre pas avec un pass. Ils ont mon numéro de téléphone, mais leur logiciel cérébral bugue. Ils considèrent que cette situation d'exception est sans solution connue. Ils renoncent et retournent à leur routine. Client suivant, porte suivante.

 

Mettez les gens dans une situation relativement simple, mais qui sort de leurs habitudes, de leurs routines qu'ils accomplissent à longueur de journée.

 

Une porte fermée. Un ordinateur ou un portable sans connexion.

 

Alors ils ne savent plus quoi faire, comment faire, quelle est cette énigme qui se pose à eux. Il n'y a pas d'appli pour ouvrir des portes. Je m'inclus dedans, mais partiellement. Oui, ça m'emmerde de ne pas avoir de connexion, de ne pas pouvoir suivre mes sites habituels, de ne pas pouvoir occuper mon temps à jouer à un de mes jeux en ligne, voir des vidéos, etc. C'est même très agaçant. Mais je ne vais pas perdre mes moyens pour autant.

 

J'en ai vu piquer des crises sur les sites de consommateurs, sur le forum de leur FAI. Il y a quelque chose de légitime là dedans, mais croient-ils que la solution à ce bug du système consiste à faire exploser leurs hormones et leur système circulatoire ? Que la colère a un pouvoir magique de solutionner une panne ? Que leur détestation des FAI et de tous ces services qui, certes, nous sucent le sang tout en amoindrissant leurs coûts d'une manière assez scandaleuse a une quelconque chance d'améliorer la situation ? Qu'étaler leur fiel apporte réellement quelque chose ?

 

C'est drôle. Hier quand j'avais encore un accès réduit au net, je tombe sur l'adresse twitter d'un plaignant du service SFR. Le SAV s'excusait publiquement auprès de lui du comportement d'un de leur collègue (probablement un de ces techniciens qui ne rappellent jamais...), et déplorant sa décision de quitter SFR. Je vais voir son compte, et je tombe sur une page twitter pleine de récriminations haineuses contre le racisme, en faveur de l'interdiction de la liberté d'expression, etc. Mais pas de la sienne, bien sûr, pas de son droit de faire peser sa juste colère sur autrui, sa pleine liberté d'exprimer pleinement et ouvertement son mépris baveux. Que dira-t-il quand il se rendra compte que les autres FAI ne sont ni mieux ni pires ? Qu'ils sont « tous pourris » ? Et quand bien même aurait-il raison... qu'est-ce que cela changerait ?

 

Je suis moi aussi sujet à la colère. Ces derniers jours, plutôt à une lassitude résignée. C'est une panne quasi nationale. Je ne peux rien y faire. Je ne peux pas détester ces assistants techniques au fin fond de l'Afrique, je ne peux pas en vouloir à ceux qui travaillent pour ces trucs, quand bien même ils sont effectivement incompétents, mal formés, inaptes à résoudre mes problèmes. Ils sont comme moi prisonniers d'un système à vomir dont nous sommes tous les exploités, pas seulement en tant que travailleurs, mais aussi en tant que consommateurs. Eux comme moi participons à nourrir des riches sans scrupules que le système a concentré au sommet de la hiérarchie.

 

La réduction des coûts est la norme. Si je voulais boycotter tous ces abus, je devrais vivre vêtu de la peau d'une bête que j'aurais écorchée moi-même.

 

J'ai envie de jouer, de poursuivre la mission que j'avais laissé en plan dimanche et qui est limitée dans le temps, de m'occuper de manière ludique. Je voudrais continuer à suivre les infos du monde, apprendre des choses sur youtube, sur mes sites habituels. D'aller voir s'il y a des réponses à mon dernier post de forum sur la vie dans ce qu'il est convenu d'appeler le vide intersidéral. Je dois aussi réserver un train, organiser certaines choses, et je suis coupé du monde jusqu'à un moment indéterminé. Je ne peux pas faire tout ça, et ça n'est pas si grave.

 

J'ai une infinité de façons de m'occuper. Je travaille sur le scénario d'un jeu vidéo, et aussi sur un jeu de société que je conçois moi-même, je réfléchis à mes prochains textes, et j'ai toujours une demi-douzaine de travaux d'écriture en cours. Puis il y a toutes les activités du quotidien que mon autisme néglige le reste du temps.

 

Et puis il y a ce ciel. Gris et magnifique, exhalant un souffle doux, un peu chaud. La ville est étrangement calme. Les gens sortent quand il fait soleil, car ils ignorent les vertus du ciel en toutes circonstance. Si j'en trouve le courage et le temps parmi tout ce que j'ai encore à faire, toujours assez fatigué, je vais sortir, aller au parc, qui est un peu loin. Je vais monter ses 396 marches, et au sommet de la colline, j'irai au cadran solaire, sur la petite pyramide blanche, entre les 6 marqueurs de solstices et d'équinoxes. C'est le « crêt des 6 soleils ».

 

Je me mettrai peut-être torse nu.

 

Peut-être qu'il pleuvra, peut-être que le ciel me foudroiera.

 

Mais le ciel nous survivra tous. Il survivra éternellement à nos détestables vicissitudes. Quand bien même l'humanité remplirait ce ciel d'un hiver nucléaire, il resterait magnifique, impeccable. Pas toujours clément, mais il ne nous demande rien. Après quelques millions d'années, il sera propre et bleu, de nouveau. Pur, impeccable, insouciant et ayant abandonné tout éventuel souvenir de notre existence.

 

Et quand le ciel terrestre aura disparu avec sa Terre, il restera encore un horizon infini que le ciel diurne dissimule aux gens des villes modernes qui ne sortent que « quand il faut ». Dans toutes les directions, scintillant et pourtant obscur, selon notre façon de le percevoir, qui ne sera alors plus. Une immensité inconnue, peut-être habitée de divinités et peuplée de micro-organismes, ou peut-être d'un vide et d'un chaos abyssal qui ne nous doit rien. Et cela est rassurant. En dépit de toutes les bêtises new age qui se répandent, qu'il est bon de savoir que l'essentiel de l'univers n'est jamais souillé de notre bêtise, qu'au mieux il gardera de nous comme seul souvenir les atomes qui auront pendant un temps infime, fait partie de nos corps, poussières d'étoiles.

 

Nous vivons dans un monde connecté. Nous sommes donc déconnectés du monde.

 

Le voyant est orange et le ciel est gris. C'est le jour idéal pour faire autre chose de sa vie.

 

 

Note : article publié lors d'un 4e jour de connexion défectueuse, toujours pas complètement résolue pour le moment.

 

Posté par Seilenos à 12:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 juillet 2017

L'humanité se transforme-t-elle en fourmilière ?

 

Ma pensée m'entraîne parfois dans divers recoins du monde et du réel apparemment opposés, pour parvenir à des conclusions similaires. Plusieurs articles que j'ai récemment parcourus m'ont amené à revenir sur une idée que je traîne depuis quelques temps, et qui n'est pas nouvelle en soi, puisqu'abondamment traitée dans la littérature d'anticipation, à savoir l'idée que plus la société humaine s'étend et se globalise, plus elle prend les caractéristiques d'une fourmilière.

 

C'est cet article important de Chris Hedges, que je découvre aujourd'hui, qui a réactivé cette idée, je le commenterai un peu en fil rouge au long de mon propos :

 

http://www.les-crises.fr/la-mort-de-la-verite-par-chris-hedges/

 

Mais cet article à propos de Guido Preparata avait arrosé les graines qui avaient déjà commencé à germer en moi :

 

http://mohsenabdelmoumen.over-blog.com/2017/07/dr.guido-g.preparata-ils-veulent-nous-transformer-tous-en-une-societe-mondiale-de-termites.html

 

« La «fin de l’humanité» résonne de manière dramatique et terrifiante. Mais en un sens, oui : je pense qu’ils veulent nous transformer tous en une société mondiale de termites. Et ils sont en train de réussir. »

 

Sont-ils vraiment en train de réussir ? Dans l'article de Hedges, Assange tend à partager cette vision :

 

« Et pourtant, Assange est étonnamment optimiste, du moins à court et à moyen terme. Il pense que le système ne peut pas se protéger complètement de ceux qui grignotent peu à peu ses défenses numériques.

« L’État national sécuritaire peut essayer de réduire notre activité », a-t-il déclaré. « Il peut nous serrer un peu plus le cou. Mais il y a trois forces qui s’y opposent. La première est la surveillance massive nécessaire pour protéger ses communications, et notamment son mode de chiffrement. Dans l’armée, tout le monde a maintenant une carte d’identité avec une puce pour qu’on sache qui est connecté à quoi. Un système aussi vaste est sujet à la détérioration et aux pannes. Deuxièmement, il existe une connaissance généralisée non seulement de la manière de faire des fuites, mais d’en faire sans se faire prendre, et d’éviter même tout soupçon de fuite. Les systèmes militaires et de renseignement collectent une grande quantité d’informations et les déplacent rapidement. Cela signifie qu’on peut également les extraire rapidement. Il y aura toujours des gens à l’intérieur du système qui ont le projet de défier l’autorité. Oui, il y a bien des mesures générales de dissuasion, par exemple lorsque le ministère de la Justice (DOJ) poursuit et met en accusation quelqu’un. Ils peuvent décourager les gens de s’engager dans ce comportement. Mais le contraire est également vrai. Lorsque ce comportement est couronné de succès, il devient un exemple. Il encourage les autres. C’est pourquoi ils veulent éliminer tous ceux qui font naître cet encouragement. »

« La perspective à moyen terme est très bonne », a-t-il déclaré. « L’éducation des jeunes se déroule sur Internet. Vous ne pouvez pas embaucher une personne qualifiée dans n’importe quel domaine sans qu’elle ait été éduquée par Internet. L’armée, la CIA, le FBI, n’ont plus d’autre choix que de recruter auprès d’un bassin de personnes éduquées par Internet. Cela signifie qu’ils embauchent nos taupes en grand nombre. Et cela signifie que ces organisations verront leur capacité de contrôler l’information diminuer à mesure que de plus en plus de personnes ayant nos valeurs seront embauchées. »

Le long terme, cependant, ne sera peut-être pas aussi heureux. Assange a récemment terminé un livre avec trois coauteurs: Jacob Appelbaum, Andy Müller-Maguhn et Jérémie Zimmermann : « Cypherpunks : la liberté et l’avenir de l’Internet ». Ce livre prévient que nous « galopons dans une nouvelle dystopie transnationale ». Internet est devenu non seulement un outil pour éduquer, mais aussi le mécanisme pour mettre en place une « dystopie de surveillance postmoderne » qui est supranationale et dominée par le pouvoir des multinationales. Ce nouveau système de contrôle global « fera fusionner l’humanité en une seule grille géante de surveillance et de contrôle de masse ». C’est seulement par le cryptage que nous pouvons nous protéger, disent les auteurs, et c’est seulement en traversant les murs numériques de secret érigés par l’élite au pouvoir que nous pouvons éventer les secrets d’État. « Internet, notre plus grand outil d’émancipation », écrit Assange, « a été transformé en facilitateur du totalitarisme le plus dangereux que nous ayons jamais vu. »

 

A en croire ces propos, les perspectives de résistance seraient donc bonnes dans un terme proche, et moins bonnes dans un terme éloigné, qui verrait immanquablement la réussite, à un quelconque degré, de ce projet.

 

En adoptant cette hypothèse, doit-on y voir une sorte de fatalité du développement de la société humaine ? Une sorte de conséquence d'un principe immanent lié à la nature de cette société même, ne pouvant aboutir autrement en aucun cas ? Je ne sais pas, je me dis quant à moi que la chute de notre système est inévitable, et avec lui cette immense perversion anti-humaine.

 

Mais cela peut néanmoins durer. Même si les signes que ce système se fracture immanquablement pour parvenir à une date de péremption dans les années ou décennies qui viennent, la pourriture d'une mauvaise confiture peut se prolonger très longtemps, peut-être même des siècles. Siècles qu'il ne ferait alors pas bon vivre.

 

Cette forme de totalitarisme qui s'annoncerait serait l'avènement de la fourmilière ou de la termitière humaine, et avec lui, un nivellement de la personnalité, un formatage global plus intense encore que ce que nous connaissons aujourd'hui. Comme le dit Chris Hedges en conclusion de son article :

 

« Le monde a été renversé. La peste du totalitarisme des entreprises se répand rapidement sur la Terre. Les criminels ont pris le pouvoir. Au final, ce n’est pas seulement à Assange ou à Manning qu’ils en veulent. C’est à tous ceux qui osent défier le récit officiel, pour exposer le grand mensonge de l’État mondial des entreprises. La persécution d’Assange et de Manning est le présage de ce qui va venir, la montée d’un monde amer où des criminels en costumes Brooks Brothers et des gangsters en uniformes militaires enrubannés – soutenus par un vaste appareil de sécurité interne et externe, une presse complice et une élite politique moralement en faillite – surveillent et écrasent ceux qui s’opposent. Les écrivains, les artistes, les acteurs, les journalistes, les scientifiques, les intellectuels et les travailleurs seront forcés d’obéir ou d’être jetés aux fers. J’ai peur pour Julian Assange. J’ai peur pour Bradley Manning. J’ai peur pour nous tous. »

 

Il ne faut pas sous-estimer cette menace d'un meilleur des mondes qu'on nous prépare avec la persécution des penseurs et activistes hors-système. Mais il ne faut pas non plus sous-estimer la possibilité que ce système s'effondre et perde ses moyens avant d'avoir pu mettre en place ce projet.

 

Un autre article trouvé aujourd'hui même montre que notre perception de problèmes aussi complexes est presque nécessairement incomplète :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/07/leconomie-du-donut-un-pas-en-avant-mais.html

 

Pour illustrer un peu l'obsession sur le réchauffement climatique (que Bardi explique par le mode de vie des mèmes), voici une vidéo à la fois intéressante et exaspérante montre, à mon sens, que dès qu'on s'intéresse un peu trop à un détail, on court facilement le risque de perdre l'image d'ensemble.

 

Vidéo youtube : Les moustiques ça sert à rien

 

Il est intéressant de se rappeler que, dans la nature, rien ne sert à rien, que tout a sa place. Mais pourquoi faut-il alors revenir à une simplification éhontée et tout expliquer par le « climatisme » ? La progression des moustiques tigres n'aurait-elle donc pas d'autres explications finalement plus commodes ? En quoi un éventuel réchauffement climatique hétérogène produirait-il nécessairement et à lui seul la progression d'une certaine espèce (et pourquoi pas d'une autre ?) quasi homogène, qui suivrait mécaniquement l'évolution du climat, comme si celui-ci était une simple bulle s'étendant et entraînant avec lui des espèces qui ne sont même pas endémiques d'un climat particulier ? Car non, les moustiques ne sont pas inadaptés ni inadaptables à des régions différentes, et l'un des coins où l'on en trouve le plus demeure la Sibérie...

 

De même, cette explication climatique ne nous dit rien, par exemple, de la raison pour laquelle les tiques s'étendent en Europe d'est en ouest.

 

Si par contre on examinait une dynamique plus globale et plus complexe en intégrant notamment la question de la perte de biodiversité, on commencerait sans doute à percevoir des explications plus cohérentes à la progression d'un insecte qui joue entre autres un rôle pollinisateur, dans des régions où les abeilles régressent.

 

http://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/qui-dit-ete-dit-moustiques-mais-a-quoi-servent-ils_372484.html

 

La nature ayant horreur du vide, par tel ou tel mécanisme, elle compense un manque... Point besoin du climat pour nécessairement trouver une raison à ce type de phénomène.

 

 

Mais revenons à nos termites.

 

Certains phénomènes de masse n'ont pas d'explication connue.

 

https://francais.rt.com/international/41323-baisse-vertigineuse-qi-moyen-occident-etudes-sonnette-alarme

 

Certains auront bien sûr leur explication toute faite. Ainsi, ce serait à cause de l'immigration, l'immigré étant incurablement con, inculte et n'ayant jamais vu un diplôme de sa vie, ne sachant même pas ce que c'est, ne peut que faire reculer l'intelligence moyenne d'un pays qui ne comporte pas déjà sa dose de beaufs et de consommateurs compulsifs et totalement ignares. Pour d'autres, ce seront les perturbateurs endocriniens, ou encore la télé, ou bien sûr, les jeux vidéo qui comme on sait, abrutissent les jeunes et les transforment en zombies. Tandis que l'école et la presse élèveraient nos âmes ?

 

Il me semble que là aussi, des processus divers concourent tous ensemble à ce résultat, mais il serait trop long d'essayer de déterminer en quelles proportions, avec quelles rétroactions positives ou négatives, quelles effets multiplicateurs ou additionnels, etc. On peut, simplement en se promenant dans la rue, voir nos contemporains, braqués sur leurs écrans portables, déconnectés de leur environnement, donc pas en relation avec le monde, et en déduire que cela pourrait bien nourrir une sorte d'autisme de masse, retard mental à l'appui. Il n'y a rien de pire que d'être abâtardi par la technique qui remplit jusqu'à nos poches, prolongeant un abêtissement qui avait commencé à la naissance avec le lait maternel qui est passé de mode malgré ses évidentes vertus (mais quelle horreur que cette mixture, dans notre monde aseptisé...) et qui continua toute la vie avec le lessivage de cerveau à l'école, par la télé, les médias en général, le spectacle institutionnalisé et j'en passe. On ne pourra jamais éliminer tous les biais, et les études portant sur les méfaits de la télé ou des jeux vidéos me font toujours ricaner. On ne peut décidément pas voir le paysage d'ensemble, et cela désigne bien notre bêtise... C'est que la chute du QI commence peut-être par les mieux lotis, c'est à dire par les scientifiques ? Qui sait...

 

En tout cas, non, je ne crois pas que les « migrants » jouent un rôle majeur là-dedans. Nous sommes des centaines de millions en occident, et eux quelques millions seulement. Statistiquement, ça n'a pratiquement aucune portée pour expliquer en totalité ou même en grande partie la chute décrite dans l'article. Mais je ne vais pas me livrer à des calculs ici, on voit bien, intuitivement, que cela pourrait éventuellement (mais ce n'est même pas sûr) faire perdre 1 à 3 points, pas 14... D'ailleurs ces migrants sont-ils seulement pris en compte dans ces tests ? On peut en douter fortement.

 

Bref, là encore, une prise en compte de phénomènes complexes et imbriqués serait nécessaire à la compréhension de ce fait, mais nous n'avons tout simplement pas encore développé les méthodes pour cela, trop occupé que nous sommes à nous fixer sur des détails, limite de la méthode scientifique moderne à laquelle on s'accroche toujours. C'est qu'il est difficile d'étudier la complexité avec des méthodes simplistes, difficiles de comprendre l'intelligence en appliquant la bêtise.

 

 

Mais regardons à présent les choses en face. L'être humain (même le plus stupide des amateurs de télé-réalité) se caractérise par une activité intellectuelle riche et complexe, fort gourmande en ressources énergétiques, bien que particulièrement optimisé de ce point de vue là (aucune machine ne peut se comparer à l'efficacité d'un cerveau humain, en terme de rapport poids/taille/complexité). Peut-on en dire autant d'une fourmi ou d'une abeille, avec toute l'admiration qu'on peut avoir pour ces espèces ?

 

La réponse étant évidente, je saute à mon idée qui est que la nature aurait tendance à économiser les ressources individuelles dès lors qu'elle tend vers une organisation collective. Ce qui signifie en gros que plus l'on coopère, moins chaque individu a d'effort à fournir, que ce soit physiquement ou intellectuellement.

 

Dans une société interconnectée, l'effort étant partagé, supporté un peu par tous, et les responsabilités divisées et diluées, l'individu perd de son importance, et avec lui, la richesse de son intelligence.

 

Partant de là, si une société globalisée voulait se mettre en place, elle aurait tout intérêt à favoriser ceux qui coopèrent avec le système, et à faire disparaître les autres. Tous les contestataires, les esprits plus complexes, plus torturés, les personnes différentes, difficiles à inclure dans le processus car rétives ou vivant dans un autre rythme que celui de la ruche, qui lui est automatique, implicite, non réfléchi par la plupart, mais plus ou moins inconsciemment coordonné (hivemind), auraient tendance à être exclus, poussés au suicide ou à la thérapie mentale en tant qu'éléments anormaux nécessitant une réforme. C'est un processus qu'on a toujours observé au sein de l'humanité, une tendance qui l'habite donc profondément. On la constate dès la nuit des temps par l'exclusion géographique des chamans (dont la plupart vivent plus ou moins en ermites et sont fréquemment lynchés en tant que bouc-émissaires) et plus tard par l'élimination des sorcières, l'ostracisation des philosophes hors-normes (Socrate contre les sophistes), des religions minoritaires (dites désormais « sectes »), la punition des artistes provocateurs, et bien sûr, l'enfermement des fous, la mise à mort des assassins, mais aussi l'extermination des communautés et minorités jugées parasites (on pensera bien sûr à la « shoah », un mot bien juif pour commémorer une extermination qui concerna également des tziganes, homosexuels, handicapés, etc., mais aussi à toutes les formes de génocides, ethnocides, etc.).

 

Bref la communauté humaine, à mesure qu'elle grandit, semble tendre à produire des exterminations et des exclusions de plus en plus massives, en proportion de sa taille. A-t-on déjà connu une telle proportion de sans logis ? Une telle quantité de gens enfermés dans des hôpitaux et asiles de toutes sortes que dans la société contemporaine ?

 

L'ostracisation des Assange et autres Manning et Snowden, dans ce cadre, trouve en effet une explication qui s'inscrit dans un très long terme, on dirait même dans le sang de l'humanité toute entière. Il « faut » se débarrasser des dissidents et des contestataires qui menacent l'ordre établi. C'est du moins ce que la masse a tendance à penser, ou plutôt, ce qu'on a tendance à faire penser à la masse, qui ne réalise pas que le statu quo n'est pas nécessairement ni le meilleur état, ni même une bonne situation à vouloir préserver tout court.

 

Le cas de Manning est d'ailleurs particulièrement en ce sens qu'il incarne à la fois tout ce que la société dit vouloir désormais protéger et respecter (une minorité sexuelle) et tout ce dont elle estime devoir se méfier : un dissident et un « pervers ». Là encore, négation et refus de voir la complexité, comme le dit très bien Assange, d'ailleurs. Car c'est peut-être, justement, parce qu'on est différent qu'on est bien placé pour voir ce qui ne tourne pas rond, et donc le dénoncer, voire agir contre. Et c'est là tout le mérite de Manning qui, dans une société digne de ce nom, serait au minimum protégé au lieu d'être persécuté. Non pas en soi parce qu'il a une orientation différente, mais parce que sa nature le vulnérabilise à un système par essence prédateur des minorités, et qui, se laissant gagner par sa puissance, progresse dans les abus de ce genre. Je ne parle donc pas de discrimination positive, mais seulement de prise en compte de la différence.

 

Il semble cependant que cela soit trop coûteux à une société qui a soif de rentabilité et dans laquelle chacun doit d'abord être un rouage bien normé et bien huilé, toute différence étant potentiellement perçue comme porteuse d'anomalie, donc de dysfonctionnement ou d'inutilité à un système inique et cynique.

 

Dans cette perspective, il faut admettre que le combat pour les minorités a du sens. Il fallait donc bien sûr qu'il soit récupéré et perverti par le système, pour être vidé de ce sens et donc de son efficacité potentielle contre le système. Tout cela s'inscrivant en effet dans un processus de long terme qui veut que le système ait la plupart du temps l'ascendant. Mais il peut toujours s'auto-détruire, bien sûr, comme l'argumente un Philippe Grasset.

 

A ce propos, j'avais relayé récemment un article sur la progression de l'IA sur dedefensa, et en voici la suite, qui s'inscrit tout à fait dans mon propos :

 

http://www.dedefensa.org/article/mark-facebook-contre-le-catastrophisme-irresponsable

 

Il est bien évident que le système a besoin de ces « hommes qui réussissent » pour faire sa promotion et propager à la masse l'idée qu'il est des leaders qu'il faut écouter car ils savent ce qu'ils font, et ils savent, eux, que les critiques et avertissements de personnes plus « négatives » ne sont que catastrophisme, quand bien même les problèmes qu'ils soulèvent sont dignes d'intérêt. Ce qui me conduit à reparler du biais du survivant, qui soit dit en passant, est autant valable pour Musk que pour Zuckerberg :

 

http://trendemic.net/le-biais-du-survivant.html

 

Il se pourrait donc aussi bien que Musk soit un alarmiste irresponsable ou que Zuckerberg soit un joueur de flûte de Hamelin totalement inconscient de son rôle, menant l'humanité à sa perdition en reproduisant une méthode et une pensée qui ne marchent que pour lui, pas forcément pour l'ensemble.

 

Or ce biais du survivant est intéressant lorsqu'on l'applique à la masse, car l'histoire de l'humanité et la croyance dans le progrès en sont des applications concrètes. On croit facilement que ce qui marché jusque là marchera toujours, et que ce qui a marché pour un, une fois, marchera pour tous et à chaque fois, même si les conditions évoluent ou si la solution est appliquée dans un contexte différent. Il est évident que le totalitarisme est une autre sorte d'application de cette croyance : puisque exclure les lanceurs d'alerte a permis la perpétuation du système jusqu'à ce jour, alors elle peut encore le faire, et éternellement.

 

Rien n'est pourtant moins sûr.

 

 

Il est temps de conclure, car je pourrais développer sur ce sujet à l'infini, et je voudrais profiter de ma conclusion pour proposer divers liens.

 

D'abord, et puisque le système est ce qu'il est, gouverné par une sorte de malveillance de fond, et notamment de l'américanisme fortement mâtiné d'anti-russisme, cette proposition de Nicolas Bonnal, dissident parmi d'autres, qui a le mérite de l'impertinence :

 

http://www.dedefensa.org/article/le-monde-doit-imposer-des-sanctions-aux-usa

 

Rappelons que les méfaits de l'américanisme CIA-compatible sont toujours pleinement en cours :

 

https://francais.rt.com/international/41324-maduro-accuse-cia-preparer-complot-renverser-declarations-mike-pompeo

 

Et même s'il est commode de toujours cibler les américains, rappelons que c'est simplement parce qu'ils sont au cœur d'une dynamique-système qu'ils ont pris à leur compte et dont ils sont les meneurs en tant que « rogue state » (dixit Bonnal) et dont les illusions projetées deviennent de plus en plus frénétiques et donc évidentes à qui veut bien les voir en face :

 

http://www.dedefensa.org/article/acceleration-des-mesures-de-simulacre-systeme

 

Enfin, ne nous chagrinons pas trop, et essayons d'imaginer à quoi ressemblerait la Terre, enfin libérée de notre civilisation :

 

Vidéo youtube : Que deviendrait la Terre sans les humains

 

Et à ceux qui pensent que notre civilisation est immortelle, je rétorquerai qu'elle ne serai que la énième à échouer, et que le fait qu'aucune civilisation n'ait duré plus de quelques siècles nous indique que la nôtre suivra vraisemblablement le même sort. Que par ailleurs, il existe même des indices, certes incertains, fortement contestables et discutables, d'une très ancienne civilisation qui se serait alors totalement évaporée. Si cela était bien le cas, cela serait assez révélateur sur le sort le plus probable qui attend la nôtre, irresponsable et incapable de contenir ses impacts écologiques.

 

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201411251022978791-une-super-civilisation-existait-sur-la-terre-avant-lhumanite-scientifiques/

 

Bref... Si vous avez plus la mentalité de la cigale ou du scarabée que de la fourmi, méfiez-vous d'un système qui souhaite une société peuplée d'individus profondément stupides et impersonnels, entièrement tournés vers une coopération de type insecte-zombie.

 

Note : Par ailleurs, Assange nous indique que la complexification de la société (même s'il parle spécifiquement des systèmes de sécurité) la rend vulnérable aux pannes et aux dysfonctionnements. Je m'étais justement fait la réflexion que la conjonction de l'augmentation de la complexité et d'un déficit de moyens financiers et humains (notamment dans les administrations, hôpitaux, justice, etc.), nous entraine vers un futur de pannes, d'erreurs judiciaires, administratives, médicales, techniques, logistiques, etc. Autant de facteurs d'enrayement du système et de facilitation de l'action anti-système, même si par ailleurs, le système peut aussi paraître se renforcer par ces moyens. A suivre, donc.

 

 

Posté par Seilenos à 15:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 juillet 2017

Notes sur une idéologie politique dangereuse, sans avenir et hypocrite

De nombreux articles vus ces derniers jours en particulier, m'ont poussé à partager quelques éléments de réflexion qui ne sont pas forcément nouveaux, mais qui me semblent importants, à propos de l'idéologie dans laquelle nous baignons.

 

L'idéologie globaliste, teintée de pseudo-gauchisme, de progressisme bon teint, et surnageant dans un optimisme irréaliste, contredit et contrecarré par ses propres actions et orientations ainsi que par les faits, c'est de cela que je veux parler.

 

Le problème tient essentiellement à une sorte de cécité à la fois politique et humaine qui empêche jusqu'à la perception du réel. Puisque le court-termisme règne en maître et que notre monde politique n'est plus que simulacres et illusions – envers lui-même pour commencer – peut-on s'étonner que décidément, sous Macron, rien n'aille dans le bon sens ? Cette espèce d'idéologie macroniste qui n'est qu'une nouvelle peau d'une idéologie politique installée depuis de nombreuses décennies, est par excellence celle d'une superficialité qui se camoufle derrière des apparences de réussite. Lorsque vous voulez incendier votre maison proprement, commencez par la cheminée, c'est plus sûr. Une fois que l'âtre a bien pris, répandant dans votre demeure une douce odeur de confort et la chaleur de la réussite, plaquez vous les mains sur les yeux pour nier que vous n'avez plus de bois pour l'alimenter, et que vous n'avez plus de quoi vous nourrir dans votre frigo. Votre voiture ne roule plus non plus, faut de carburant, mais par chance, il vous reste encore un fond de bidon de fioul pour parachever le suicide inconscient que vous aviez mis en place, consciencieusement, depuis des années. Ce que je décris est exactement à l'image de notre société. Une fausse impression de confort, baignant dans une ambiance de panique refoulée, et les paroles de réconfort habituelles empêchant d'en prendre conscience : « jusqu'ici, tout va bien ».

 

Ainsi, l'on se borne à faire un peu de rafistolage et à prétendre que l'avenir sera identique au présent. À quiconque affronte les faits avec un tant soit peu de lucidité, les choses se présentent pourtant sous un jour assez différent, avec la quasi certitude que cela ne peut que foirer, la seule véritable incertitude résidant dans les questions : quand et comment ?

 

On en voit déjà les prémices, avec le terrorisme politiquement instrumentalisé, l'hystérie climatique camouflant là aussi les vrais désastres écologiques qui couvent, voire sont déjà bien avancés, ainsi que d'autres indices moins médiatisés, autour du cours du pétrole, des remous de la bourse, etc. Divers épées de Damoclès sont attachées plus ou moins fermement au dessus de nos têtes, avec en paroxysme le risque de troisième guerre mondiale (possiblement nucléaire) qui, peut-être, n'est brandi que pour susciter le calme et l'obéissance dans les troupes.

 

C'est pourquoi je vais pointer quelques articles récents qui sont autant d'indices de ce que je présente.

 

Je ne sais pas exactement par quoi commencer, car tout cela forme un ensemble, alors, à tout hasard, prenons cette annonce :

 

http://www.les-crises.fr/largent-de-la-drogue-a-sauve-les-banques-pendant-la-crise-mondiale-affirme-un-conseiller-de-lonu-par-rajeev-syal/

 

Peut-être est-ce faux, sans doute est-ce vrai. Mon indice de confiance personnel sur cette possibilité est assez élevé, quand on connaît la propension des services qui travaillent en sous-main dans les gouvernements, à tirer profit directement de la drogue, pas seulement à des fins financières, mais aussi à des fins de contrôle des populations, façon « le meilleur des mondes », et je n'entends pas par là seulement le fait de contrôler les gens en les droguant, mais bien davantage, en contrôlant le marché de la drogue discrètement, maîtriser la criminalité toute entière, en y prenant sa part, ce qui est bien plus insidieux, le monde de la criminalité était supposé, dans l'inconscient collectif et dans le principe même, être l'opposé à celui de « l'état de droit », la gouvernance par les lois. Contrôler ces deux pans du monde, c'est avoir la main-mise sur les deux aspects opposés du Janus que constitue notre monde globaliste moderne. Un monde où la piraterie, le trafic, gèrent une grande partie de ce que ne veut pas traiter le « monde légal ». Ainsi du déversement des déchets radioactifs dans l'océan, du trafic de différents déchets, qui sont là aussi la face sombre de notre société de consommation, présentant toujours à la populace sa face plus dorée, à travers la projection de l'image du succès, des stars du showbiz jusqu'à Macron, qui ne sont d'ailleurs plus séparés que par un très fin rideau, les politiques ayant accédé désormais à ce statut de « stars », bien plus que de décideurs, ce fait trahissant en réalité leur fonction bien plus de comédiens de la politique que de responsables sur lesquels se reposer.

 

L'argent de la drogue aurait donc participé à résoudre la dernière crise... L'hypothèse me semble tout à fait orthodoxe avec l'image que je me représente de ce monde à double face. Un monde hypocrite qui a toujours plusieurs cartes dans la manche, un revolver sous le costard et toujours un pied prêt à renverser la table... jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien dessus.

 

Car pour tourner, ce système s'appuie largement sur l'image, la communication, la manipulation par des illusions, mais il a tout de même besoin de carburants de toutes sortes.

 

https://www.bastamag.net/Quand-le-monde-manquera-de-metaux

 

http://www.les-crises.fr/metaux%e2%80%89-les-besoins-colossaux-de-la-transition-energetique-par-muryel-jacque/

 

On relèvera ces extraits révélateurs :

 

« 500 Tours Eiffel : c’est ce que nos sociétés modernes consomment en métal chaque 24 heures. »

 

« Une mine d’or, en Afrique du Sud ou en Australie, produit à peine 5 grammes par tonne, contre 20 il y a un siècle. Vu le prix, on peut aller chercher quelques grammes d’or par tonne de terre, mais on ne pourra pas se le permettre pour le cuivre », explique Philippe Bihouix. Les gisements les plus rentables, créés par la tectonique des plaques, le volcanisme ou le cycle de l’eau, sont déjà exploités. L’extraction des réserves moins concentrées a déjà commencé. Alors qu’on produisait 18 kg de cuivre par tonne de roches extraite dans les années 1930, on n’en trouve plus que 8 kg aujourd’hui.« Il n’est pas possible de dépenser plus d’énergie pour tous les métaux. On ne va pas ramasser à la petite cuillère les dernières ressources naturelles », pointe l’ingénieur.

Métaux et ressources énergétiques sont étroitement liés. Il faut toujours plus d’énergie pour extraire des métaux moins concentrés. Et les métaux sont toujours indispensables pour produire de l’énergie... Quand atteindrons-nous la limite énergétique qui rend l’extraction d’un métal non rentable ou impossible ? C’est le même processus que pour l’exploitation du pétrole. La production de 100 barils de pétrole nécessite 2 barils en Arabie Saoudite, contre 10 à 15 barils pour l’extraction offshore dans le Golfe du Mexique. Et 25 à 35 barils pour l’extraction des sables bitumineux de l’Alberta au Canada [3]. »

 

Ces chiffres me semblent encore quelque peu optimistes par rapport à ce qu'on lit dans d'autres sites, mais passons sur les détails, je rappelle que la question de l'échec de ce système n'est pas si il arrivera mais : quand ou comment ?

 

On notera aussi, en suivant ces articles, que ces minerais font aussi l'objet de spéculations, ce que dans un monde plus franc on appellerait « trafic et malversations ». Avec des privilèges d'intérêts sur lesquels les populations n'ont strictement aucune prise. On leur livre leur came jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus. Ils seront alors sous sevrage, et prêts à tout, surtout à répondre à un nouveau chantage qui ne manquera pas d'arriver.

 

Mais on connaît déjà tous les écueils de ce mode civilisationnel. L'autre fait grave est que les dirigeants politiques n'en prennent pas conscience, ou très superficiellement, poussés qu'ils sont dans uns système de court-termisme qu'ils ne remettent pas en cause, car il leur fournit tous les avantages primaires qu'un homme peut souhaiter, et surtout souhaiter ne pas perdre en remettant en cause ses propres avantages. C'est pourquoi l'on observe ce genre de mascarade :

 

https://francais.rt.com/france/41332-moralisation-vie-publique-lrem-abandonne-casier-vierge-elus

 

https://francais.rt.com/france/41365-collaborateurs-parlementaires-ne-pourront-plus-etre-remuneres-par-lobbies

 

Ainsi, on y va toujours avec des pincettes pour s'attaquer, en surface seulement, aux privilèges de la caste qui nous conduit au désastre quoiqu'il arrive. Avec plein de « oui mais » et en oubliant de préciser qu'interdire n'est pas empêcher... car qui empêchera ces conflits d'intérêt, et comment ? Cela nous promet seulement plus de scandales et plus de cachotteries, n'allons pas espérer plus...

 

Ces gens sont déconnectés des réalités, et estiment que ces privilèges sont un dus, tout comme l'effort des plus pauvres à combler le déficit est « normal » :

 

https://francais.rt.com/france/41350-excusez-moi-je-ne-pleure-pas-depute-lrem-rajoute-couche-baisse-apl

 

Des propos absolument scandaleux et totalement irréels, mais bien compréhensibles de la part d'une caste qui n'a aucune idée de ce que c'est que de ne pas finir ses mois. De ne plus avoir assez pour se nourrir, à partir du 25, du 20, parfois du 10... Ces salauds de pauvre ne sont certes pas à 5 euros près, ou plutôt « 16 centimes d'euro par jour », quand ils en sont à ce stade là, c'est vrai. 5 euros, c'est le prix d'une ou deux journées à se nourrir de pâtes bon marché ou de pain. Quand on vit seul... Car si vous avez des enfants à nourrir, 5 euros est certes encore plus dérisoire, mais c'est tout de même un repas pour vos enfants... et un repas de moins pour les parents, car oui, ça existe ! Ça existe les pauvres qui dépendent des APL et qui arrêtent de se nourrir le 20 pour pouvoir faire manger leurs enfants jusqu'au 25.

 

Oui, je connais, j'ai connu, des gens dans ce cas là. Y a vraiment des claques qui se perdent...

 

Personnellement, « bénéficiaire » des APL, je n'en souffrirai pas trop, mais ce sera tout de même 60 euros perdus sur mes soins sur une année (j'ai des troubles chroniques qui nécessitent un entretien médical assez coûteux à longueur d'années, et qui m'empêchent de vivre normalement, et notamment d'accéder au travail, donc à subsister autrement que par des aides). Alors oui, je ne peux que m'insurger sur les propos d'une privilégiée qui affiche sa condescendance répugnante et pleine d'ignorance. On envoie les responsables d'accidents de la route dans des centres de soin pour accidentés graves, mais on devrait peut-être envoyer les riches vivre avec les pauvres pendant quelques temps... Là où on compte ses douches et ses repas dans le mois. Mais bref... c'est vrai qu'il y a toujours pire ailleurs... la bonne excuse. Qu'on envoie ces pauvres qui se plaignent travailler dans les mines du Niger, y a que ça de vrai.

 

Et s'ils n'ont plus de pain, qu'ils mangent de la brioche.

 

Par ailleurs, l'état sait aussi se donner bonne conscience :

 

https://www.bastamag.net/Veiller-sur-mes-parents-faire-payer-la-relation-humaine-rend-les-facteurs-mal-a

 

Puisque les pauvres vieux vivent seuls, faisons leur donc payer un service qui est à peine rendu, et par des gens dont ce n'est ni le travail, ni la vocation, ni la compétence, et qui n'ont pas le temps pour ça. Encore un bon moyen de soutirer de l'argent aux pauvres en leur donnant l'impression que c'est pour leur bien, en profitant de leur détresse que par ailleurs on ignore et ne comprend même pas. Et un bon moyen pour ne pas résoudre un problème, et qu'en faisant perdurer on pourra continuer longtemps de tirer un profit. Même façon de faire qu'avec le « développement durable » : on « préserve » une manne un peu plus longtemps, jusqu'à ce qu'elle s'éteigne, jusqu'à ce qu'on en ait sucé le maximum de moelle. Les vieux abandonnés du papy boom comme manne financière à un état perpétuellement en faillite et en déficit, dans un monde perpétuellement en crise.

 

Il n'y aurait donc pas de réponse aux problèmes du monde moderne. Tout est trop cher, tout ne doit que rapporter. L'argent s'est concentré chez les riches, et donc les riches sont puissants, mobiles, ils peuvent partir, faire du chantage au départ. Les pauvres sont trop pauvres pour partir en vacances, alors eux on les tient ! Ils risquent pas de s'exiler si on leur pique le peu qu'il leur reste, si on vampirise leur solitude, et j'en passe.

 

Par ailleurs, faire faire ce genre de travail aux facteurs, alors qu'on supprime des boites aux lettres pour faire faire une partie de leur travail par des commerces « de quartier », c'est tout ce qu'on a trouvé, vraiment ? Ici, je dois laisser mon courrier au magasin Carrefour du coin si je ne veux pas aller à la poste, à 10 minutes à pied à chaque fois. De toute façon, je dois aussi ramasser mes colis au magasin, parce que les livreurs ne sont plus capables de franchir une porte d'immeuble... Je crois surtout qu'ils ne veulent pas perdre les 2 minutes que ça prendrait, de passer un coup de téléphone et monter les escaliers... Plus le temps, et le temps c'est de l'argent, et de l'argent on n'en a plus. On paye de moins en moins de facteurs, de fonctionnaires, et on décourage des vocations :

 

http://www.les-crises.fr/capes-2017-1-303-postes-non-pourvus/

 

Ce qui est valable pour l'éducation et les fonctionnaires d'état en général l'est aussi avec les hôpitaux, les médecins, et j'en passe. Ce qui nous attend, ce sont les déserts médicaux, des courriers délivrés par le camionneur du Carrefour ou du Leclerc parce que les facteurs sont trop occupés à cocher des cases sur leur pip-boy pour que leur société pompe l'argent des vieux. Puis quand Carrefour sera trop occupé à livrer des colis, vous achèterez vos boîtes de conserve directement à la laverie et le pain vous sera vendu par l'instituteur quand vous irez chercher vos enfants à l'école, eux instruits par des chiens spécialement formés à cette fin par des assistants à domicile, parce qu'on ne trouvera plus ni de temps ni de professeurs pour faire ce boulot.

 

Et les hôpitaux seront fermés, mais vous pourrez toujours vous faire opérer du cœur par le charcutier.

 

On n'arrête pas le progrès.

 

 

 

Juste pour terminer cet article, une vidéo d'Alban Dousset, auteur des très intéressantes chroniques d'un éveil citoyen, pour remettre un peu d'ordre dans les idées :

 

 

Vidéo youtube : L'aveuglement idéologique de gauche

 

 

Je conclurai simplement en disant que tout fonctionne décidément à l'envers voire pas du tout. Le court-termisme, ce n'est pas nouveau, empêche de traiter les vrais problèmes, et les empire. Les problèmes sociaux, écologiques, sont traités par dessous la jambe, avec mépris et/ou opportunisme, par une idéologie politique de la croissance et du globalisme qui n'a pas encore compris son échec et attend d'avoir dépassé le pied du mur pour produire et rechercher des solutions qui demandent du courage et que tout le monde rejettera (y compris les plus pauvres, qui s'accrochent encore aux dernières bribes de subsistance voire de confort qu'il leur reste). Le pire étant encore quand ces incapables aux manettes nous crachent leur bêtise à la figure. On peut supporter et même accepter d'être pauvre et même isolé et mal portant, mais l'incompréhension et l'antipathie des privilégiés reste difficile à avaler... Qu'on ne me demande pas ma sympathie et ma compassion, et encore moins mon indignation, la prochaine fois qu'un d'eux se fait froisser la cravate quand ce sont eux qui nous marchent sur les pieds en permanence.

 

Mais tout ça n'est pas si grave. C'est la routine de la société de consommation sans lendemain, sans vision, l'essentiel étant d'avoir un guide à la « pensée complexe »... un fourbi, oui !

 

 

Posté par Seilenos à 13:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 juillet 2017

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste -N°23- lois de l'été, peurs et post-vérité

Pas de raison de ne pas faire au moins une revue de presse au cœur de l'été, période habituelle des lois qu'on passe dans le dos des populations, aussi je vais tâcher de faire un petit tour d'horizon de la question, car comme dirait « l'autre » (Coluche), la différence entre les oiseaux et les hommes politiques, c'est que de temps en temps, les oiseaux s'arrêtent de voler.

 

Je ferai aussi un tour de divers autres faits captés de ci de là.

 

Je commence donc par la politique française et son respect de la démocratie, sous la houlette de notre lider maximo centriste de droite dure-molle. Bon, maximo faut le dire vite, seulement 8cm de plus que Sarkozy.

 

http://la-bonne-taille.blog-machine.info/fiche3/emmanuel-macron

 

http://www.lepoidsdesstars.fr/celebrite/hommes/nicolas-sarkozy-76

 

Mais ne nous engageons pas dans de vulgaires médisances sur le physique, le nabot et le micron (qui est plus grand que moi) sont indubitablement de grands hommes de ce monde. Un grand homme à la pensée complexe que l'on sait :

 

https://francais.rt.com/international/40735-pour-macron-pas-lutte-contre-terrorisme-action-rechauffement-climatique

 

Le réchauffement climatique, c'est commode, on peut décidément le mettre à toutes les sauces, et pas besoin d'expliciter les liens que l'on fait avec le problème, les gens ne comprendraient pas. Encore une leçon d’esbroufe, donc.

 

Macron a de toute façon autre chose à faire que de s'occuper d'une plèbe inférieure, livrée à ses problèmes :

 

http://reinformation.tv/pirates-routes-automobilistes-victimes-braquages-macron-autorite-etat-mille-72730-2/

 

Bon, on pourra penser ce qu'on veut de cette info qui pourrait bien n'être qu'un fait divers comme un autre, mais sait-on jamais. Je ne crois pas que vivre dans la peur soit une solution en quoique ce soit, de toute façon, mais il est vrai que ce pays montre de plus en plus de signes de séparation entre le peuple et sa mal nommée « élite » (Chomsky recommande plutôt de parler de privilégiés), et donc, avec les coups portés à la justice, il n'y aurait rien d'étonnant à ce genre de résurgence du banditisme de grand chemin et autre. Toutefois, n'oublions pas que ce discours s'inscrit dans la lignée du catastrophisme anti-migrant, qui se focalise plus sur les symptômes que sur les causes, et c'est ce qui me dérange.

 

À part ça, le parti macroniste (appelons-le par son vrai nom, et pas par sa façade publicitaire) continue de s'agiter.

 

Contre les médias :

 

https://francais.rt.com/france/40711-pas-satisfait-travail-presse-republique-en-marche-macron

 

Et aussi contre lui-même :

 

https://francais.rt.com/france/41296-collectif-dadherents-lrem-denonce-manque-democratie-sein-parti-saisi-justice

 

Mais qu'y a-t-il de plus logique ? Un parti voulant tout régir, devenir le pouvoir, devenir les médias, devenir le peuple, devenir l'élite, devenir la réussite, ne peut que finir par se manger lui-même et devenir l'échec.

 

Je ne veux pas encombrer cet article de trop de liens anecdotiques, mais on a vu précédemment que Macron n'aimait décidément pas la critique, qu'elle vienne de l'extérieur ou de l'intérieur, et un tel individu ne peut qu'avoir un complexe avec l'auto-critique. L'ironie de la chose, en matière de moralité et d'intégrité, trouve l'un de ses paroxysmes avec le cas Hulot, ministre « exemplaire », et le plus populaire du gouvernement, suivant les sondages :

 

https://francais.rt.com/france/40610-nicolas-hulot-aurait-touche-salaires-juteux-grace-a-ses-societes

 

Non seulement cela, mais on apprend que Nicolas Hulot, (avec son ministère et sa fondation) censé lutter contre les perturbateurs endocriniens, voit sa marque (Ushaïa) incriminée pour présence de perturbateurs endocriniens dans plusieurs produits. On y reviendra un peu plus loin.

 

Selon LCI et l'INSEE, les français n'ont « jamais » été aussi optimistes :

 

http://www.lci.fr/economie/macron-fin-crise-economique-les-francais-n-ont-jamais-ete-aussi-optimistes-depuis-10-ans-on-vous-explique-pourquoi-2056921.html

 

Bon, « jamais depuis 10 ans », étrange formule... Et pourtant, on apprend que la cote de popularité de Macron a chuté de 10 points en juillet, à peu près idem pour son premier ministre (ce qui fait passer Hulot devant), mais ne nous arrêtons pas à ces détails, car le parti macroniste recèle des talents prometteurs :

 

Vidéo youtube : LREM recèle de formidable talents!

 

Talents fortement remarqués en moins de deux mois de gouvernement, où l'on retiendra que le retour de la morale en politique, c'est la charia. Il faut bien tenter de se cacher derrière son petit doigt.

 

Quant à la baisse de popularité de Macron, peut-être pourrait-elle s'expliquer par ses déclarations sur le vel d'hiv, sur les africains, sur les gens qui ne sont rien, et j'en passe, mais je fabule sûrement.

 

https://francais.rt.com/france/40800-vrai-probleme-afrique-selon-emmanuel-macron-africaines-sept-huit-enfants

 

Shlomo Sand a d'ailleurs répliqué sur les déclarations de Macron sur l'anti-sionisme :

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/200717/lettre-ouverte-m-le-president-de-la-republique-francaise?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

 

Au niveau des lois, et bien... je laisse la parole à Greg Tabibian :

 

Vidéo youtube : J'SUIS PAS CONTENT ! #98 : CDI dans ton cul, Valls collabo & Mélenchon sans cravate !

 

Et tant que j'y suis, je cite encore sa chaîne pour deux autres vidéos plutôt instructives sur notre sujet, ce qui me permet de lui faire un peu de pub en passant.

 

Vidéo youtube : J'SUIS PAS CONTENT ! #96 : Manspreading, Photo pourrie & Cannibalisme en marche ! [feat. JR Lombard]

 

Vidéo youtube : J'SUIS PAS CONTENT ! #97 : Trump au 14 Juillet & Manuel Valls au piquet !

 

Bon, on aime ou on n'aime pas ce type d'humour et de propos, c'est pas le sujet. C'est en tout cas dans cette vidéo n°97 que Tabibian nous parle un peu plus du cas Nicolas Hulot, vers 4'40 environ.

 

Mais il y en a un autre qui n'est pas content, c'est Joël Teubissi Noutsa, ancien collège de Macron à l'ENA, qui lui sort ses quatre vérités à propos de ce qu'il a affirmé sur l'Afrique :

 

http://www.les-crises.fr/un-camerounais-ancien-camarade-de-macron-rompt-le-silence/

 

Là aussi, on apprécie on n'apprécie pas, c'est pas à moi de juger, mais le propos a le mérite d'être clair et direct.

 

Au niveau des lois, à part le CDI transformé en CDD et la casse du droit social qui était prévue, on notera la baisse des APL de 60 euros sur une année, ce qui fait quand même un paquet de soirées cinéma en moins pour les gens comme moi. Bon c'est pas si grave, j'y allais jamais de toute façon. On peut toujours rogner sur autre chose, pas de problème, on y est habitué quand on n'est pas riche. Par exemple le dentiste ou les autres soins de santé. Classique.

 

https://www.marianne.net/politique/baisse-apl-5-euros-la-premiere-mesure-anti-pauvre-de-macron

 

Il y a bien sûr la loi dite « antiterroriste » qui est passée pendant juillet :

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/07/18/01016-20170718ARTFIG00278-loi-antiterroriste-gerard-collomb-veut-rassurer.php

 

C'est à dire la loi de « compromis entre sécurité et liberté », quand je vois les réactions de certaines personnes sur certains sites, je me dis que le concept a de l'avenir. Non que je sois contre le principe de sécurité, je l'ai dit, mais bon... On sait que tout sert à serrer la vis avant tout, en période de trouble (car à n'en pas douter, la cote de popularité de Macron à de l'avenir aussi, dans le sens de la baisse, mais ça, c'était prévu). La conséquence principale étant d'entériner l'état d'urgence dans le droit commun, on l'a déjà dit.

 

Bon il y en a sûrement d'autres, j'avais entendu parler de valider le CETA provisoirement, et tout ce genre de choses, mais les détails ne m'intéressent pas, c'est le tableau général, qu'il faut voir.

 

 

 

Pour ce qui est de l'international, je vais citer en vitesse, pour là aussi dégager un tableau général de ce qui se passe en ce début d'été.

 

Une vision du G20 par Jacques Sapir où l'on évoque assez synthétiquement la rencontre entre Trump et Poutine, la Syrie, la Corée du nord et les accords de Paris sur le climat, c'est à dire toute l'agitation géopolitique du moment.

 

http://www.dedefensa.org/article/vision-du-g20

 

Je ne peux m'empêcher de relever ce passage final :

 

« En fait, avec ce G-20, on a pu commencer à voir la réalité qui se profile derrière les grandes déclarations sur la « menace climatique » : celle d’une situation qui vise à ouvrir aux grandes entreprises de nouveaux champs d’actions, comme par exemple celui du remplacement de la voiture à moteur thermique par un moteur électrique, quand on sait que la construction des batteries nécessaires pour ce véhicule consommeront autant de carbone que huit années d’utilisation d’une véhicule diésel, mais qui ignore de plus en plus les problèmes réels de pollution auxquels les populations sont confrontées, qu’il s’agisse de la pollution atmosphérique (*), ou de la pollution des eaux et des aliments par les produits issus de l’agriculture industrielle.

Une défaite du mondialisme ?

Le bilan global de ce G-20 est bien celui d’une défaite des tenants d’une forme de « mondialisme » et de la reconnaissance de la légitimité d’action des nations souveraines. Ce constat est, et c’est normal, enrobé de diverses couches de sucres pour faire passer la pilule. Mais, il est incontestable que la réunion de Hambourg a bien acté de l’existence d’un monde multipolaire, un monde dans lequel aucun pays ne peut prétendre à lui seul dicter ses lois et exercer son pouvoir. Et, en un sens c’est très bien comme cela. Encore faut-il maintenant que la diplomatie française revienne aux réalités et dessaoule de son ivresse mondialiste. Gageons que cela sera pénible, et s’accompagner d’une « gueule de bois persistante »… »

 

Sur un sujet très proche, je relève aussi ce texte étonnant, à lire jusqu'au bout pour bien comprendre :

 

https://francais.rt.com/opinions/40600-faut-il-ressusciter-pacte-varsovie-inclure-mexique-canada

 

A propos du terrorisme, et de l'affaire Arabie saoudite/Qatar, cette info à retenir pour rétablir un peu d'équité dans les propagandes :

 

https://francais.rt.com/international/40611-arabie-saoudite-finance-islamisme-radical

 

Et à propos d'Israël, cette réflexion concernant le rôle joué par Soros, le milliardaire juif anti-sioniste pro-guerre, pro-chaos, au sujet duquel on ne manquera pas de rappeler ce fait :

 

« Soros y détaille son activité en Hongrie en 1944, alors qu’il était adolescent, et qu’il se mit au service des forces fascistes et des occupants allemands du pays, pour participer à la récupération des biens Juifs hongrois déportés par les Allemands vers les camps d’extermination. Juif lui-même, et ne manquant jamais de brandir l’anathème de l’Holocauste, Soros commente son rôle avec une extrême désinvolture, du type “il fallait bien que quelqu’un fasse ce travail, alors pourquoi pas moi plutôt qu’un autre” »

 

Le discours type du psychopathe, il faut bien le dire, malgré toute la précaution à mettre autour de ce terme. Dans son cas, il semble parfaitement adapté : un fou dangereux profondément cynique et nihiliste se donnant le beau rôle en permanence, sous des apparats philanthropiques. Il n'empêche que l'article évoque bien la complexité des rapports géopolitiques tordus, autour de la question du sionisme :

 

http://www.dedefensa.org/article/israel-vs-soros-qui-est-le-deconstructeur

 

Pour clôturer cette partie, il n'est pas inutile de citer les articles de Wayne Madsen sur le passé d'une certaine dynastie Obama, restée dans l'ombre jusqu'à une époque très récente :

 

http://www.voltairenet.org/article166848.html

 

http://www.voltairenet.org/article167038.html

 

Je ne vais pas vous cacher que j'ai un peu survolé tout ça, mais l'essentiel est là aussi, dans la perspective de dégager une image, un paysage, de s'apercevoir que la famille Obama était impliquée un peu partout, plus ou moins directement, et pas seulement en Afrique, donc, dans les malversations et manipulations de la CIA. Cela concerne aussi bien entre autres l'Asie que Hawaï, et aussi bien des ingérences dans les gouvernements, voire des renversements de pouvoir et des assassinats, que des pots de vin, cadeaux, formations d'une élite américaniste et j'en passe. Bien sûr, tout cela se passe dans un contexte de lutte dans l'ombre, notamment avec les services secrets chinois qui ne donnent pas leur part aux chiens, mais ça ne change rien au fond de l'affaire. La famille Obama a toujours été partie prenante de l'échiquier obscur des USA, du Kenya à l'Amérique en passant par l'Asie, l'Océanie ou le pacifique, et cela est toujours bon à savoir.

 

 

 

Divers

 

Quelques autres liens pour finir. D'abord une vidéo qui confronte le discours des médias à celui des penseurs à tendance contestataire que ceux-ci prétendent souvent détruire ou ignorer.

 

Vidéo youtube : LES "HORRIBLES IDÉOLOGUES" LORDON, FRIOT, BADIOU vs LES MÉDIAS "REALISTES" ?

 

Un texte qui aborde le même sujet à propos de la presse qui est juge et partie de sa propre pertinence, et s'enferme toujours plus dans un délire déconnecté des réalités des populations et parfois même des faits, tout en prétendant à une forme de vérité absolue dans son domaine, alors qu'elle est simplement aspirée par une vision politiquement idéologisée du monde :

 

http://www.les-crises.fr/comment-le-systeme-impose-la-verite-par-gilbert-doctorow/

 

Un... homme... femme à barbe ? … qui accouche :

 

https://francais.rt.com/international/41089-etats-unis-homme-transgenre-a-accouche-premier-enfant-photo

 

Je n'ose pas dire que j'espère que le bébé ira bien, de crainte de paraître euh... réactionnaire, sexiste ou que sais-je. L'essentiel est qu'il a deux mè... pèr... parents. Toujours mieux que certains autres, enfin, jusqu'à preuve du contraire...

 

Enfin cet article très intéressant que je considère comme l'article du mois, sur l'IA et l'avenir de l'humanité, même si tout cela est à mon avis fortement emprunt de fantasmes et de peurs pas forcément justifiés, mais je ne peux pas le jurer.

 

http://www.dedefensa.org/article/de-la-ba-a-lia

 

L'avis d'Elon Musk sur le sujet, directeur de Tesla et SpaceX, est en tout cas forcément digne d'intérêt. Je n'en rajoute pas plus pour cette revue de presse, et vous souhaite bonne lecture et bonne journée.

 

 

Posté par Seilenos à 14:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 juillet 2017

Violences dans la société moderne : petit complément de réflexion sur la division et les bulles de survie psychique

C'est après avoir publié l'article que je me suis rendu compte que j'avais omis un point important que je voulais aborder. Il s'agit de la dynamique de repli dans sa bulle, de ce qu'il est convenu d'appeler « les minorités visibles », expression typiquement politiquement correcte qui interdit de définir ces minorités, en plus du fait de les distinguer de ce qu'on pourrait tout aussi bien appeler les minorités invisibles.

 

Il y a une terrible violence dans le fait de se laisser enfermer, non seulement dans le concept de « minorité visible », mais en plus d'en profiter pour s'opposer, ou se laisser opposer, au sein de cette bulle, aux autres minorités.

 

C'est le bien connu phénomène de division de la société en petits groupes se rapprochant toujours plus d'un individualisme radical, en réalité, puisque la plus petite minorité qu'on puisse imaginer est bien sûr l'individue, à moins d'imaginer une division supplémentaire encore, qui tiendrait bien sûr à cette idée de pathologie d'origine sociétale dont je parlais dans mon article. Une structure proche de la schizophrénie, donc.

 

Êtes vous déjà allé sur des groupes de discussions sur les orientations sexuelles ? C'est un phénomène de société particulièrement frappant aux USA et dans le monde anglo-saxon, mais qui doit avoir ses pendants en France. La violence des discussions, et des récriminations envers ce qui, du point de vue de ces « minorités », est perçu comme « majorité » est absolument terrible.

 

Le pire étant que, de ces minorités dites visibles, certaines ne le deviennent en réalité, et totalement à l'opposé de ce qu'elles prétendent, que parce que leur différence est en fait très bien acceptée d'une manière générale. Pensez aux obèses, aux noirs, aux homosexuels, aux transsexuels, ou à ce genre de caractéristiques, et reconnaissez qu'il est quand même davantage mal vu de les insulter que d'être de leur bord. Faut-il alors inventer des tolérances gueulardes et revendicatrices du même genre pour les racistes, les abuseurs d'enfants, les néo-nazis ou les anciens membres du ku klux klan opprimés ? Je ne sais pas, mais reconnaissez qu'ils sont largement victimes d'exclusion, d'une mauvaise image, voire de haine...

 

Bref, je pousse la question à l'absurde, mais il n'empêche qu'on trouve souvent une grande dureté dans les propos des féministes à l'encontre des hommes en général, des homosexuels envers les hétéros en général, ou des « vegans » à l'encontre des « mangeurs de cadavre » en général. Cela n'a rien de rassurant, de tendre, de respectueux. Cette marche en avant vers l'acceptation des « différences » se fait à la façon d'une marche militaire tonitruante et lanceuse de pavés (souvent virtuels) qui s'inscrit bien dans l'ambiance des discussions en général sur internet, et dans la société.

 

J'ai de plus en plus de mal à supporter ces discussions, même sur des sujets anodins, où la dureté des propos transforme très vite les échanges en stupides guerres de tranchées qui vous poussent en retour et souvent malgré vous à une sorte d'agressivité incontrôlée, ne serait-ce que, dans une logique triangulaire de type sauveur-bourreau-victime, à faire ressentir à l'autre le poison de ses propos en lui rendant un peu de venin. Certes, cette dérive est essentiellement virtuelle, puisque vous pouvez en général avoir des échanges cordiaux, hors des frontières de cet univers virtuel qui défavorise la compréhension des propos, tout en favorisant la confrontation de points de vue qui ne se seraient pas si facilement rencontrés hors de ce contexte. En ce sens, internet nous confronte, et c'est peut-être un mérite, à des points de vue opposés qui vous apprennent souvent des choses, à condition de pouvoir mettre un peu sa fierté et ses certitudes de côté, le temps d'une discussion. Apprentissage qui semble pénible, douloureux et pas loin d'être impossible pour beaucoup. Il est vrai que face à des propos trop radicaux, n'importe qui peut avoir tendance à se braquer.

 

En tout cas, je pense que globalement, cette tendance est un piège potentiellement néfaste, qui encourage les gens, comme je l'ai constaté, à plutôt chercher à se conforter dans leurs opinions en fuyant les sites qui les dérangent et en finissant par ne plus fréquenter que les autres. C'est un travers que j'essaye d'éviter ici, mais j'imagine qu'on ne peut pas y échapper. On ne peut pas avoir tendance à relayer des propos avec lesquels on est en désaccord aussi souvent que ceux avec lesquels on est en accord. Bon, soit. Le problème n'est pas tellement là, mais surtout dans le fait que cette tendance va dans le sens de la division qu'on observe dans la société, et qui semble voulue par l'organisation du pouvoir, sciemment ou non.

 

En tout cas, je crois que ce phénomène correspond à une sorte de repli dans des bulles de survie psychique, dans une société qui est devenue à la fois extrêmement exigeante envers les personnes, et où la revendication d'être différent est devenue à la fois une marque d'affirmation (superficielle) et une source de souffrance, tant il est difficile d'être à la fois différent, et soumis au jugement, et à l'approbation ou au rejet d'autrui. Paradoxalement, ce progrès dans la tolérance des différences s'est fait au prix d'un surplus de souffrance morale, causé par le fait que cette différence, autrefois privée, est désormais exposée au grand jour, souvent même revendiquée et hurlée comme on crie quand on se cogne l'orteil contre le pied du lit. Beaucoup en viennent même à des mutilations physiques sur le billard, ne l'oublions pas... On peut d'ailleurs s'interroger sur le danger de cette tendance à l'atténuation voire la disparition de la sphère privée. Est-il encore possible d'être homo sans le revendiquer publiquement, par exemple ? Bref, je m'interroge...

 

Je n'en rajoute pas davantage, je voulais seulement compléter avec ce point.

Posté par Seilenos à 19:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]