L'Oeil du Selen

21 août 2018

La démarche de curiosité 9 - L'Homme, des films, des livres et des liens en vrac

Je crains que cet article ne soit un peu un fourre-tout, mais je m'y lance quand même, et je m'explique. Depuis que j'ai commencé cette série sur la démarche de curiosité, j'ai tendance à accumuler toutes sortes de liens inclassables et à aborder des sujets très divers. Parfois je tombe sur des articles venant enrichir ce que j'avais écrit quelques mois plus tôt. J'ai alors deux choix : multiplier les articles de petite taille, avec peu de contenu, ou poursuivre sur le format que j'ai adopté au fil du temps sur ce blog, à savoir des articles qui sont un peu le bazar, longs et parfois foisonnants de liens que je ne saurais pas trop où mettre, autrement, mais que j'ai envie de partager.

 

J'ai conscience que changer de démarche serait sans doute bien utile à mon blog, en terme de fréquentation, mais je ne crois pas que je pourrai le faire, et il y a deux raisons à cela. D'abord, la quasi totalité des blogs sont justement sur ce format d'articles courts et légers avec un contenu léger et souriant, visant plus à donner le sourire ou des réflexions toutes faites aux lecteurs qu'un travail véritablement fourni. La deuxième raison est justement que, de ce foisonnement de textes longs et probablement trop souvent indigestes, je tire personnellement une grande richesse. Si je ne mêlais pas les sujets et ne jouais pas sur ce côté hétéroclite, je passerais à côté de certaines réflexions, de certains liens à faire entre des sujets apparemment éloignés, voire sans rapport. Seulement, tout est lié, et nous vivons dans un monde dont les ramifications sont nombreuses et la complexité difficile à ramener à quelque chose de présentable simplement. Je ne veux pas faire un simple album d'idées simples et déconnectées entre elles, d'images réconfortantes, de pensées courtes et lénifiantes. C'est pourquoi je continuerai avec ce format, vous pouvez bien sûr apporter tout avis là-dessus et toute critique constructive sera bienvenue et prise en compte, comme je l'ai toujours fait.

 

Mais venons-en aux faits. Dans ce numéro, la première partie sera dans la continuité d'un précédent article de la série consacrée à la connaissance de l'humain. Dans la deuxième partie, on trouvera des liens divers, mais dont plusieurs sont également liés à des articles précédemment publiés ici, venant compléter et enrichir la réflexion sur ces sujets.

 

 

A propos de la connaissance de l'humain

 

Pour continuer ce qui avait été publié dans un précédent numéro, je voudrais cette fois-ci partager plusieurs nouveaux liens.

 

Dans la catégorie didactique et scientifique, d'abord une curiosité de l'âge de pierre : pourquoi des habitants d'une région éloignée ont-ils soufferts d'un mal normalement réservé aux habitants du littoral ? On trouvera de quoi se questionner sur nos origines et notre histoire telle qu'elle est convenue.

 

https://fr.sott.net/article/32703-Pourquoi-les-villageois-de-l-age-de-pierre-si-eloignes-de-la-mer-ont-ils-souffert-de-l-oreille-du-surfeur

 

Toujours sur le versant scientifique, une recherche sur l'origine de la conscience. Cela commence comme une réflexion purement matérialiste, mais cela va ensuite plus loin. Chacun en pensera ce qu'il veut, personnellement je trouve réconfortant de trouver des réflexions et des recherches d'ordre scientifiques qui ne s'enferment pas dans un matérialisme pur et dur.

 

https://www.espritsciencemetaphysiques.com/des-scientifiques-de-harvard-pensent-avoir-identifie-la-source-de-la-conscience.html

 

A propos de la conscience encore, le point de vue d'Antonio Damasio :

 

https://fr.sott.net/article/32843-Rencontre-avec-Antonio-Damasio-La-conscience-est-nee-des-emotions

 

Et un article sur le rêve éveillé (à ne pas confondre avec le rêve lucide) :

 

https://www.inrees.com/articles/bonus-286-reve-eveille-grand-passage/

 

 

Côté chamanisme justement, un article qui a lui aussi le mérite d'être didactique, sur un aspect simple et bien connu de la démarche, surtout « néo-chamanique », mais qui mérite d'être lu par ceux qui ne connaîtraient pas du tout, comme approche basique pour aborder le chamanisme :

 

https://www.inrees.com/articles/animal-totem-gardien-esprit/

 

Où l'on apprend par ailleurs le décès assez récent de Michael Harner, fondateur du chamanisme contemporain, contestable selon certains, forcément, mais dont l'apport vulgarisateur fut, lui, incontestable. Ma propre démarche lui doit beaucoup. Paix à son âme, donc.

 

 

Côté archéologie, cette curiosité qui n'a pas encore révélé ses secrets, dans le pacifique.

 

https://fr.sott.net/article/32632-Des-drones-filment-d-enormes-structures-artificielles-le-long-de-la-cote-de-l-ile-de-Pohnpei-dans-le-Pacifique-Une-autre-ville-ancienne-decouverte

 

 

Une autre vidéo que je recommande vivement, car elle éclaire notre histoire d'une toute autre lumière, et favorise même certaines théories contestées et controversées à propos des pyramides et du Sphynx. Le Sahara et ses cycles de 20 000 ans, à voir absolument :

Vidéo youtube : Le Sahara verdoyant tous les 20000 ans - Planète Terre Origines de la Vie

 

 

Deux vidéos très rares que je voulais partager depuis un moment, et que je conseille vivement d'aller visionner, comme ce film de 1906 :

 

https://fr.sott.net/article/32031-Une-longue-sequence-du-tremblement-de-terre-de-San-Francisco-de-1906-trouvee-au-marche-aux-puces

 

La seconde n'est autre que le film « The Unknown », de Tod Browning, datant de 1927 :

 

https://vimeo.com/170412984

 

Très beau film assez fascinant d'une durée de 50 minutes.

 

 

Je voulais aussi partager ce lien vers le livre gratuit « L'insurrection qui vient », sorti en 2007, par « le comité invisible » aux éditions « La Fabrique », et dont certains passages m'avaient marqué. Au cas où vous seriez passés à côté :

 

http://lafabrique.fr/wp-content/uploads/2017/05/pdf_Insurrection.pdf

 

Et tant qu'on y est, quelques conseils de lecture :

 

https://fr.sott.net/article/31990-15-livres-essentiels-que-Jordan-Peterson-conseille-a-lire-aux-gens-intelligents

 

 

Pour en terminer sur cette partie sur l'homme, il n'est sans doute pas inutile de s'intéresser, pas seulement anthropologiquement, à ses états d'âme, surtout à l'heure actuelle, dans le milieu agricole, ravagé par les suicides :

 

https://fr.sott.net/article/32909-Le-desarroi-du-monde-agricole-dans-le-monde

 

L'agriculture, une activité multi-millénaire, devenue nécessaire à notre survie, avait toujours été difficile et parfois ingrate, mais notre époque inhumaine lui fait atteindre les derniers sommets... prouvant que ce système n'est pas humainement soutenable... à garder en mémoire quand on nous parle de « soutenabilité » écologique, sans mentionner le facteur humain. Heureusement la technologie, elle, est là pour nous sauver... il paraît :

 

https://fr.sputniknews.com/international/201807251037360530-uranium-fuite-radioactive-caroline-sud/

 

 

 

 

Divers

 

Tant qu'on est sur Sputnik, deux articles qui font le lien avec ma série d'articles sur les populations d'insectes, de vers, et les équilibres et déséquilibres dynamiques des écosystèmes influencés par l'homme. Ici, sur la perte de population côté oiseaux, et un nouveau type de vers trouvé en France.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201805181036426653-oiseaux-moreau-populations/

 

https://fr.sputniknews.com/france/201805221036486353-invasion-vers-france/

 

 

Une vidéo avec Franck Lepage, toujours aussi intéressant à écouter :

 

Vidéo youtube : Franck Lepage sur Polemix et la voix off

 

 

Un article de blog expliquant comment on peut utiliser l'EMDR chez soi, pour traiter son anxiété. On pourra critiquer la démarche, mais pour pratiquer l'EMDR depuis quelques années, je suis le premier convaincu de son efficacité. La technique est largement abordable, et en tout cas gratuite et sans risque, donc cela mérite de s'y arrêter pour toute personne ayant des difficultés ponctuelles ou quotidiennes avec l'anxiété ou encore l'angoisse.

 

http://hafetz.canalblog.com/archives/2014/10/19/30793108.html

 

 

Je voudrais aussi partager cette conférence de Mario Beauregard, qui nous parle de la non localité de l'esprit, la télépathie et développe sur ce genre de sujets assez peu communément abordés en dehors du new age.

 

Vidéo youtube : Mario Beauregard

 

 

Une vision assez particulière de la peste noire, qui mérite d'être lue, et que j'aurais pu placer dans la première partie de l'article :

 

https://lesavoirperdudesanciens.com/2015/09/nouvelle-lumiere-sur-la-peste-noire-la/

 

 

 

Enfin, je termine sur un article de fond que je ne savais pas trop où placer dans mes séries d'articles, et que la démarche de curiosité me permet finalement de placer.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/05/le-calvinisme-les-fondations.html

 

Il s'agit d'un article que j'ai trouvé passionnant sur l'histoire culturelle des USA, qui en effet aide à replacer les choses dans un contexte. Je le recommande vraiment et vous laisse là-dessus pour cette fois, en vous souhaitant une bonne lecture, et de trouver dans tout ça un peu de vot' « bonheur ».

 

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19 août 2018

L'affaire Benalla comme symptome visible de la grande guerre de communication dont nous sommes l'enjeu

 

Dans le contexte estival que nous connaissons, et qui est souvent la période privilégiée des lois votées en douce, j'ai voulu parler de l'actualité de la propagande et de l'intoxication psychologique et informationnelle sous un angle un peu particulier.

 

L'affaire Benalla, qu'elle soit anecdote, épiphénomène, fait divers ou encore affaire d'état ou crise de régime (on a entendu toutes les versions, suivant qu'on veut l'enfler ou la relativiser) laissera à coup sûr une trace indélébile dans l'histoire de ce gouvernement et sur les costards que Macron se paye en travaillant (sur notre dos ?). Je ne veux pas aborder cette affaire en l'état, non que ce soit inintéressant, c'est même un cas d'école tout à fait symptomatique que « tout le monde » s'est déjà chargé d'analyser et de commenter.

 

Je préfère plutôt parler de ce qui a jusqu'à présent entouré cette affaire dont on ne parle plus car elle est « en pause » en même temps que l'assemblée. Car je crois que c'est cela qui est vraiment significatif de la bataille en train de se jouer, comme si cette affaire était plus un révélateur d'enjeux et de dysfonctionnements tout à fait caractéristiques de notre époque.

 

Le fait que l'affaire viole des principes républicains n'est pas ce qui m'intéresse le plus, dans la mesure où j'ai déjà du écrire cent et vingt articles dans lesquels j'explique que notre république ou notre démocratie (on amalgame souvent les deux) ne sont que des paravents commodes pour manipuler les masses. Ce qui m'intéresse davantage est comment l'exposition de l'affaire a enclenché un incroyable micmac de réactions souvent contradictoires entre différents acteurs médiatiques de l'époque, qui révèle où en sont les rôles de ces différents acteurs des médias qu'ils soient traditionnels ou plutôt ancrés sur internet.

 

Le véritable enjeu de l'affaire n'est pas Benalla mais bien Macron et ce qu'il représente, comme l'ont compris ceux qui sont allés au-delà de la surface de ce cas. Aussi, je vous propose en préambule cette intéressante analyse de Michel Drac sur Macron :

 

Vidéo youtube : Comment peut-on être macroniste ? (conférence, Toulouse)

 

 

Et dans la foulée, une autre conférence de Michel Drac qui éclaire encore la première, et que je recommande plus particulièrement, si vous deviez faire un choix entre les deux, car elle dépasse le cas particulier pour aborder le sujet très intéressant de la « ponérologie politique » c'est à dire l'analyse que l'on qualifiera de quasi-scientifique du mal dans la politique, selon un angle très proche de la sociopsychologie.

 

Vidéo youtube : La ponérologie politique (Andrew Lobaczewski)

 

Dans cette conférence vidéo, Michel Drac propose en fait une grille de lecture du livre de A. Lobaczewski, qui a popularisé ce concept dans son livre. Voir ces vidéos n'est pas indispensable pour suivre mon propos, mais je recommande encore plus particulièrement la deuxième vidéo, pour tous ceux qui suivent mon blog tout en étant passés à côté de ce sujet jusqu'ici, d'autant que Drac en fait une analyse à la fois critique, honnête et exhaustive d'après moi.

 

 

Plus intéressant et plus rapide d'accès, cet article très révélateur sur le cas Macron, pour ceux qui auraient raté ce train aussi :

 

https://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde

 

Et un petit commentaire personnel sous la forme de ce lien, à propos d'une de mes petites manies que connaissent sûrement certains des lecteurs du blog :

 

http://www.enneagramme.com/Theorie/9_type3.htm

 

Le mensonge, donc, est au cœur de cette tendance actuellement promue au sein du système, et l'on sait que cette tendance, à la fois façon de voir le monde et façon d'être qui s'est fortement imprégnée dans le monde occidental moderne, et plus particulièrement aux états-unis. On sait bien que Macron est en quelque sorte un « agent américain », d'autant qu'il a parfaitement ingéré, digéré et régurgité cette mentalité, même s'il n'est pas plus agent des USA qu'un Sarko qui nous avait remis dans l'OTAN ou qu'un Hollande qui était lui aussi passé par tous les lobbies pro-américains de fabrications d'hommes politiques américanistes sur mesure. Macron n'est donc pas le premier, puisque ces gens ont envahi le système à tous les niveaux, mais il est le monstre de Frankenstein le plus réussi et le plus abouti du genre, et donc, le plus méprisable, le plus risible et le plus consternant tout à la fois, parmi les émotions qu'il peut susciter chez toute personne honnête, lucide et suffisamment détachée pour voir ces choses telles qu'elles sont.

 

Mais j'en ai déjà assez dit sur cette hégémonie américaine, qui s'étend du domaine de l'économie à celui de la psychologie des individus comme des masses, comme là aussi, tout esprit honnête peut l'observer au jour le jour. Aussi j'en viens à mon point suivant.

 

 

Les GAFA sont-ils des chevaliers servants de l'américanisme ?

 

Faisons un petit détour dans la réflexion, et remarquons que depuis la dernière élection américaine, le thème de l'ingérence russe est toujours sur la sellette, comme si en revanche il n'existait aucun phénomène d'ingérence américaine dans les affaires du monde. Les GAFA sont un autre genre de monstres frankensteiniens créés par cette idéologie américano-libérale, prétendument si prompte à combattre le capitalisme monopolistique, et pourtant si efficace à produire des krakens ayant toutes les caractéristiques de celui-ci.

 

Sans trop m'égarer à commenter les moindres recoins de cette partie de l'inconscient collectif de l'humain du 21e siècle encore en train de naître et de gonfler, telle une grenouille de la fable qui n'exploserait jamais, je remarque les faits suivants :

 

1) Le discours d'intox ne reposant sur strictement aucune preuve à propos de l'ingérence russe se poursuit et est déjà prêt pour les prochaines élections américaines, celle dites du « mid term » :

 

http://www.dedefensa.org/article/lenigmatique-destinmid-termde-lhomme-extemporane

 

 

2) « On » essaye d'épurer d'internet les têtes qui dépassent, avec notamment le cas d'Assange, de plus en plus en danger d'être expulsé de l'ambassade d'Equateur, donc arrêté et extradé :

 

https://francais.rt.com/international/52970-julian-assange-pourrait-quitter-ambassade-equateur-remis-autorites-britanniques

 

Cela révèle bien entendu une tendance qui veut que l'on fasse place net pour les « vrais » acteurs d'internet. Ceux qui « ne mentent pas », ceux qui sont accrédités par le système (l'alliance des lobbies, des politiques, des multi et transnationales, parmi lesquelles les GAFA ont une place de choix et veulent dicter leur idéologie sans être dérangés par des « siffleurs » d'alertes), bref les puissants de ce monde.

 

3) Les secousses de la grande intox sur l'ingérence russe se font encore sentir presque deux ans après, et ont suivi un parcours qui les amène aujourd'hui à s'attaquer aussi bien aux idéologues que l'on situe à gauche qu'à ceux que l'on situe à droite. Ainsi, après les attaques sur le site WSWS qui se proclame lui-même socialiste, c'est le contestataire de droite Alex Jones qui est désormais ciblé par la censure guidée et guidant la pensée unique :

 

https://francais.rt.com/international/53241-infowars-alex-jones-persona-non-grata-en-ligne

 

http://www.dedefensa.org/article/salutanastasiagafa

 

 

Que conclure de ces quelques constats à ce stade ? Et bien il est trop tôt pour en tirer toutes les leçons, mais on peut déjà s'apercevoir qu'il y a, à la suite du séisme du « fake russiagate », une alliance de circonstance entre les gouvernements américanistes et leurs krakens de l'ère internet. S'agit-il de faire disparaître toute contestation d'ordre politique, et même tout ce qui relève de la politique pour faire prévaloir une sorte d'idéologie monstrueuse plus ou moins en gestation ? On pourrait alors appeler cela une sorte de pseudo-centrisme ultra-libéral apolitique nous donnant une sérieuse indication de la figue finale que pourrait prendre le monde mondialisé tel que ces gens ont tendance à se le représenter. Je préfère ne pas développer, chacun se fera sa propre image...

 

Si cela est vrai, dans quelque mesure que ce soit, cela place le personnage de Macron-le-centriste-jupitérien-et-dominateur dans une perspective qui n'est peut-être pas nouvelle, mais qui n'en demeure pas moins révélatrice, et permet de mieux comprendre en quoi cet homme était « celui de la situation », en ce sens qu'il représente décidément tout à fait l'idéologie qui se met en place depuis longtemps, mais se renforce pour le moment, et dont il est le portrait craché en même temps que la marionnette idéale. Peut-être une raison pour laquelle le journal Le Monde qui a largement contribué à le mettre en place lui tire désormais dessus à boulets rouges... Il ne faut jamais perdre le contrôle d'une marionnette qu'on avait soi-même instituée.

 

 

Comment les géants d'internet tentent-ils de prendre la main sur la communication et donc le monde

 

Edward Snowden nous explique que selon lui, Facebook n'est rien de plus qu'une société de surveillance (une agence de renseignement ?) non officielle, dont la fonction première n'est autre que d'accumuler des informations sur la population.

 

https://www.les-crises.fr/edward-snowden-estime-que-facebook-est-une-societe-de-surveillance-se-presentant-comme-un-reseau-social/

 

Rappelons que le fait que vous y soyez ou pas personnellement n'a aucune importance : l'important est que suffisamment de gens utilisent ce type de plate-forme pour permettre la mise en place de ce type d'ingénierie sociale.

 

Mais ce n'est pas seulement Facebook, puisque Google avait carrément émergé d'un projet de recherche provenant directement des agences de renseignement, qui ensuite et désormais se servent de ces sites à leurs propres fins :

 

https://www.les-crises.fr/la-veritable-origine-de-google-repose-partiellement-sur-des-bourses-de-recherche-sur-la-surveillance-de-masse-allouees-par-la-cia-et-la-nsa/

 

De même, on a vu sur le blog d'Olivier Berruyer récemment, justement à travers un rebondissement fort intéressant de l'affaire Benalla, Twitter pouvait aussi très bien servir à ficher la population. Et là, si le sujet vous intéresse, je vous propose une avalanche de liens qui permettent de suivre et décortiquer l'affaire sous cet angle :

 

https://www.les-crises.fr/nicolas-vanderbiest-et-le-eu-disinfolab-a-l-origine-d-une-intox-l-affaire-benalla-produit-de-la-russosphere/

 

https://www.les-crises.fr/rude-semaine-pour-les-libertes-par-regis-de-castelnau/

 

https://www.les-crises.fr/l-etude-eu-disinfolab-de-l-influence-russophile-sur-le-benallagate-d-enormes-failles-methodologiques/

 

https://francais.rt.com/france/53272-pas-dinfluence-russe-disinfolab-change-conclusions-etude-affaire-benalla

 

https://www.les-crises.fr/eu-disinfolab-la-diffusion-scandaleuse-dun-dementi-mensonger/

 

On trouve même un autre fait fort intéressant, qui va dans le même sens que le travail de disinfolab, c'est à dire celui du rattrapage de l'affaire pour redorer Macron et le blason de l'américanisme en Europe :

 

https://francais.rt.com/france/53280-benalla-compte-twitter-anonyme-diffuse-images-exclusivement-detenues-par-autorites

 

 

En résumé, qu'avons nous ?

 

Nous avons des « GAFA » qui ont formé une alliance de circonstance avec les gouvernements pro-libéraux, donc pro-américains et pro-atlantistes. Des transnationales qui supplantent les états en terme de puissance (y compris et notamment en terme de données, le « big data ») mais qui ont encore besoin de ceux-ci pour asseoir leur puissance.

 

Ces transnationales en réalité apatrides et apolitiques répandent leur idéologie et luttent contre le « péril russe » qui promeut en revanche un monde multipolaire à la place du « NWO » promu à l'échelle mondiale par les tenants de l'américanisme, forcément victimes des manœuvres des méchants russes qui n'ont pas perdu leurs réflexes de l'époque soviétique.

 

L'ultra-libéralisme actuel n'est rien d'autre qu'un avatar du capitalisme, se servant des ressources du monde pour se nourrir et se gonfler sur le dos des populations, et dont un ordre mondial unipolaire est un objectif, car cela signifierait un monde d'un seul tenant, où l'on peut donc s'engouffrer partout à la fois, là où, pour le moment, les particularismes et éléments de politique protectionnistes compartimentent le monde. Aucune limite au profit. Il est évident que dans cette perspective, présenter les russes comme de dangereux manipulateurs un peu archaïques, appliquant encore les pratiques du KGB – comme si la NSA et la CIA étaient tellement vertueuses en comparaison – est un axe de communication inévitable, dans la mesure où les russes, si rien ne prouve qu'ils s'ingèrent dans les affaires politiques d'autrui (en tout cas pas plus que les bons ricains), essayent tout du moins d'avoir toujours un poids politique dans le monde, ce qui est bien normal, et c'est au fond tout ce qu'on leur reproche.

 

Ce que les néo-cons américains ne comprennent pas est qu'une fois que les russes auraient été « éliminés » du champ de la communication et de la géopolitique, avec si possible les chinois, les américains en tant qu'état fédéral, seraient nécessairement les prochains : aucun ordre mondial à venir ne peut passer par un état prétendant dicter sa loi au reste du monde. Il n'est pour le moment qu'instrumentalisé par des forces supérieures (celles des multinationales) et sera à démanteler tôt ou tard, le but de ces entités étant de réduire le monde à un état apolitique total, au sens nihiliste du terme (plutôt qu'au sens anarchiste que j'ai personnellement tendance à donner au terme « apolitique »). C'est du moins ma conviction.

 

Pour en terminer avec cette partie, je vous propose cette interview fort intéressante de Snowden qui donne sa vision des choses sur la liberté d'expression et le contexte actuel qui exerce une pression sur celle-ci :

 

https://www.les-crises.fr/interview-avec-edward-snowden-par-martin-knobbe-et-jorg-schindler/

 

 

La manière dont je comprends personnellement les choses à la lumière de tout cela est que la liberté d'expression est instrumentalisée, neutralisée et noyautée pour aboutir toujours et encore à une pensée unique et à un éternel nuage de fumée entre les populations et les faits. On a vu avec disinfolab que la lutte contre les fake news n'est rien d'autre qu'une autre forme d'ingénierie de l'information visant à remplacer quelque discours que ce soit sur la réalité par une « narrative » pré-établie sur un modèle américano-centré, promouvant une lecture strictement capitalo-libérale du monde.

 

 

Le progressisme comme cheval de Troie

 

Il est amusant et intriguant de remarquer que le progressisme et sa cohorte d'idéologies fantasmatiques et hystérisées sert plus que jamais de prétexte à cette narrative. C'est ainsi par exemple que Philippe Grasset remarque que l'anti-homophobie ou le féminisme servent de boulets de démolition – que ce soit intentionnel ou non – contre l'armée américaine. Prémices d'une destruction de la fédération appelée USA ?

 

http://www.dedefensa.org/article/les-marines-face-ala-guerre-societale

 

Cet article est un exemple anecdotique qui démontre comment les dogmes de l'ultra-féminisme se sont ancrés dans les têtes des gens sans que l'esprit critique ne semblât avoir eu son mot à dire. Je le cite à la fois parce que le contenu est intéressant à mon sens, et parce qu'il ne semble pas susciter la réflexion qu'il mérite parmi les commentateurs en bas de page :

 

https://www.santenatureinnovation.com/nous-avons-3-fois-plus-de-grand-meres-que-de-grands-peres/

 

Là il est utile de préciser tout de même que mon propre commentaire, bien que poli, bien pesé et proprement argumenté n'est jamais passé, tout simplement parce qu'il devait être trop nuancé sur la question du féminisme. Comme j'ai vu au moins un autre commentaire pas particulièrement féministo-enthousiaste disparaître, j'en déduis que la modération est idéologiquement orientée, car idéologiquement conditionnée dans le sens du féminisme, ce qui est tout à fait la norme dans ce milieu que je connais très bien, et où il faut bien vous accrocher pour tenir un discours simplement et prudemment critique... Ce n'est donc pas forcément représentatif (d'autres commentaires que j'avais vus apparaître n'y sont plus non plus, en regardant plus attentivement, et qui sait si ça ne va pas changer encore...), mais je trouvais quand même utile de le citer juste pour montrer un exemple de texte modérant la perception habituelle « l'homme est absolument privilégié par rapport à la femme », ne suscitant que des réactions dans le sens « le féminisme est décidément nécessaire »... Bien que l'article ne semble pas avoir choqué beaucoup les lecteurs, en revanche il ne semble pas avoir atteint son but qui était de rappeler, à mon sens, qu'il faut se garder des manichéismes quels qu'ils soient, quand on contemple le réel avec toutes ses nuances, sa subtilité, et parfois sa cruauté dont on ne choisit de retenir que certains aspects, en fonction des idéologies auxquelles on est exposé. Il serait intéressant de trouver des études sur la manière dont sont réellement perçues les idéologies liées au progressisme, mais j'essaierai peut-être de trouver ça pour un prochain article.

 

J'en profite pour préciser, au cas où des lecteurs non habitués s'égareraient sur cet article ou ce passage, que je ne suis pas plus défenseur du machisme (sûrement pas...) que du féminisme : je préconise seulement l'égalité, hors de toutes les formes d'idéalisations et de diabolisations qu'on nous assène ici et là. Mais bref.

 

 

Avant de conclure, deux derniers liens. D'abord un exemple supplémentaire de l'ingérence politique pratiquée par les GAFA (ici Facebook, mais on sait que Twitter bannit des comptes lorsque certains propos sont tenus, d'une manière absolument arbitraire et toute puissante).

 

https://francais.rt.com/international/53363-facebook-suspend-nouveau-page-anglaise-gauche-latino-americaine-telesur

 

Et une dernière réflexion de fond que je ne partage que partiellement, mais qui va m'amener à ma conclusion :

 

https://www.les-crises.fr/chantal-mouffe-obtenir-un-consensus-en-politique-est-par-principe-impossible-par-sonya-faure-et-anastasia-vecrin/

 

Si je résume bien, l'idée défendue ici est que dans la vraie politique, le consensus est impossible et que toute politique ne peut exister que dans la recherche de compromis, à moins que l'on soit dans le totalitarisme ou l'autoritarisme qui prennent en charge arbitrairement tous les choix politiques.

 

Ceci constitue bien entendu une critique envers le pseudo-centrisme macroniste, qui n'est en réalité qu'une forme d'autoritarisme prétendant dépasser les clivages. Forcément qu'on les dépasse, lorsqu'on ne leur permet pas d'exister, et il est particulièrement amusant que l'affaire Benalla soit arrivée comme un lapsus dans la soupe à ce moment du récit « jupitérien », manifestation directe, vulgaire et choquante de l'autocratie en cours, dont chacun jugera de la gravité intrinsèque, mais dont les implications, à un niveau quasi psychanalytiques mais aussi très pratiques et concrètes, sont très sérieuses. Et c'est de ces implications dont on devrait parler, bien davantage que de l'affaire elle-même, anecdote monarchique de passage.

 

J'ai souvent dit dans ces pages que je crois à la possibilité d'une politique débarrassée d'un clivage que j'estime tout à fait artificiel. Certes, lorsque vous écoutez les revendications de gauchistes ou de droitistes, vous avez l'impression que ce sont deux mondes idéologiques irréconciliables qui se confrontent et se mènent une guerre sans merci. Dans cette perspective, il est vrai qu'il ne reste plus qu'à trouver les quelques compromis possibles. Mais il est simultanément vrai que l'autocratie, la monarchie ou toute autre forme autoritaire ou totalitaire suffisent à résoudre l'équation.

 

C'est pourquoi je ne souscris pas à l'idée que les clivages sont indépassables. Et je constate d'ailleurs qu'on ne cherche pas à les dépasser mais à les faire taire, puisqu'on a vu que les géants d'internet se réservent désormais le droit de faire taire les gens de droite comme ceux de gauche, et réciproquement, et qu'ils sont les premiers à se faire les serviteurs d'une idéologie débarrassée de la politique, où les idéaux progressistes ne sont que des prétextes à l'exercice d'une censure et d'une intolérance extrême, qui transcende de loin la haine qui peut séparer des opposants politiques. Ici, on écrase tout ce qui est politique, cela va beaucoup plus loin, et la prétention à la neutralité n'y est qu'un des principaux artifices rhétoriques pour faire taire tout discours réellement politique et engagé.

 

Il est donc bon qu'un Macron se prenne un retour de manivelle bien mérité, mais il ne faut surtout pas être dupe : ce rebondissement a été orchestré, pour des raisons qui nous échappent, par de grands pontes des médias, et il est particulièrement intriguant de voir comment, dans cette affaire, les différents organes proclamés anti-fake news se sont affrontés en défendant au moins 3 points de vue différents... Comme si, décidément, le réel, ce qu'ils appellent les faits (« fact checking ») leur demeuraient décidément insaisissables, et que les organes de vérification de l'info étaient devenus les extensions guerrières des médias de masse : on les utilise pour se battre par factchecking interposé, mais on appose toujours sur les faits, in fine, une lecture propre à chaque rédaction... Et ne fallait-il pas s'y attendre, puisque les faits bruts n'existent qu'en tant que concept, lorsqu'on y réfléchit. Tout fait a bien avant tout une signification, des implications, et ne peut être lu que par un organe humain qui va passer par plusieurs filtres interprétatifs successifs... En définitive, personne n'aura jamais le monopole des faits ni du réel. Il est par contre clair qu'on peut se servir de ces organes pour faire son auto-promotion et son auto-défense, tout en se vernissant de vertu également auto-proclamée. Ces organes ont démontré qu'ils ne véhiculaient rien d'autre que la propagande qui leur sied le mieux, à eux et à leurs commanditaires, et ont révélé qu'il existait une guerre souterraine contre Macron, probablement pour déstabiliser celui qui n'est qu'un pion, et en avancer d'autres dans le même temps. Et le prochain sera peut-être plus jupitérien que Jupiter lui-même, qu'en savez-vous ?

 

Pour terminer, je dirai simplement qu'il ne faut pas oublier que toute cette guerre de l'information, dans laquelle NOUS sommes la cible, n'est qu'une guerre de propagandes, et que la propagande appelle la contre-propagande, et celle-ci la contre-contre-propagande, dans un éternel « je sais que tu sais que je sais, etc. », sauf que dans tout cela, ceux qui savent le moins ce qu'il se passe, c'est justement nous, puisque nous ne sommes qu'objets dans ce conflit de façade mis en spectacle, où il est presque impossible de discerner les scénaristes et les commanditaires dans les jeux de ficelle qu'on n'aperçoit qu'en ombres chinoises. Je crois qu'à l'heure actuelle, il faut surtout discerner qu'au cours des deux dernières années, le jeu politico-médiatique a essayé de demeurer le même qu'il avait « toujours » été : un simple spectacle pseudo-informatif où les scandales servent surtout à agiter les cerveaux reptiliens du public. Mais qu'il a été perturbé, lui aussi, non plus seulement par la liberté d'expression que permet le net à la populace des pays faussement démocratiques où le vrai enjeu n'est que le conditionnement de masse, mais aussi par l'apparition aux yeux de tous de l'importance toujours plus grande des principaux acteurs du net que sont les GAFA – avant tout des transnationales assoiffées de fric, donc de pouvoir, donc de contrôle, donc d'influence – dans le domaine de la communication, donc de la politique, puisque cette dernière se résume désormais de plus en plus à la première... Nous sommes donc plus que jamais en plein théâtre de marionnettes, où une énergie absolument considérable est concrètement dépensée uniquement pour nous manipuler et nous maintenir sous le joug de puissants conditionnements mentaux, comme l'est par exemple le clivage politique fallacieux dans lesquels on nous a enfermés en créant d'éternels faux débats qui jouent sur les peurs et les émotions les plus ancrées... et c'est pourquoi j'ai voulu parler de cette affaire Benalla un peu à rebrousse-poil, en espérant que vous y trouverez matière à nourrir votre réflexion, car de solution je n'ai point.

 

02 août 2018

Rappels des liens essentiels du blog

Sites de référence :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148879.html

 

Liens importants :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34149635.html

 

Récapitulations thématiques :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148911.html

 

Considérations et précisions sémantiques et lexicales :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2017/05/28/35313251.html

 

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25 juillet 2018

Revue etc. N°40 - Médias et réflexions de fond versus hystéries diverses

 

Bon, une petite revue de presse d'été, maintenant que la tornade de la coupe du monde est passée. J ne fais pas d'inventaire des lois passées pendant les événements sportifs de circonstance, on sait que c'est la norme, mais juste une rétrospective habituelle des faits que j'ai trouvés intéressants au cours des semaines passées, ainsi qu'une sélection de réflexions de fond.

 

 

Médias et politique

 

Comme d'habitude, les médias ont la part du lion dans la domaine de la propagande paresseuse, mais on continue de trouver des énoncés plus objectifs... chez les méchants russes qu'il faut absolument bâillonner pour ce crime.

 

Ainsi il est assez difficile de trouver des infos objectives ou simplement critiques sur la loi des affaires ou la loi sur les « fake news » :

 

https://francais.rt.com/france/51607-secret-affaires-assemblee-vote-pour-journalistes-denoncent-loi-baillon

 

https://fr.sott.net/article/32678-Neo-fascisme-Les-medias-alignes-seront-dispenses-de-la-loi-sur-les-Fake-News

 

 

de même, les réflexions sur la manipulation médiatique ne se trouveront bien évidemment que sur les sites alternatifs pointés dans les listes de sites complotistes :

 

https://fr.sott.net/article/32746-Ca-suffit-les-images-de-gosses

 

Tandis que jamais ô grand jamais une équipe gouvernementale ne pourrait se livrer à une quelconque forme de manipulation, telle qu'un faux compte twitter visant à faire passer en douce un certain état d'esprit et certains messages, par exemple :

 

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/alain-grand-bernard-le-faux-compte-205485

 

De même qui nous tient régulièrement informé de ce qui se passe à Fukushima où il y aurait eu « zéro mort » ?

 

https://fr.sott.net/article/32796-Japon-France-un-journaliste-japonais-demontre-les-similitudes-mensongeres-du-lobby-nucleaire-entre-les-deux-pays-et-alerte-la-population-francaise#comment13056

 

 

Tant que je suis dans cette rubrique sur les médias, il me faut encore parler de l'actualité du milieu hospitalier, dont la situation est toujours plus préoccupante, voire davantage :

 

https://francais.rt.com/france/51894-mise-danger-vie-autrui-face-175-medecins-lettre-philippe

 

Ou encore de certains rebondissements concernant la société de consommation, et son épuisement des ressources, ici en eau, et encore en parle-t-on juste parce que ça se passe en France, de tels abus ayant lieu partout dans le monde, je pense notamment à l'Afrique, au Pakistan, à la Californie, etc. :

 

https://francais.rt.com/france/52349-vosgiens-se-battent-contre-nestle-accusent-piller-eau

 

 

Sélection de textes

 

Ici je répertorie une série de textes divers dont les réflexions de fond m'ont semblé intéressantes, sans commentaires de ma part.

 

Sur Macron alias Jupiter :

 

http://www.vududroit.com/2018/06/macron-jupitre-dangereux/

 

La guerre contre le cash, par Kevin Dowd :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/06/la-guerre-contre-le-cash.html

 

Deux textes d'Orlov à propos de la psychologie humaine et de la folie :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/07/lanimal-qui-sauto-illusionne.html

 

http://www.dedefensa.org/article/refuge-de-la-folie

 

 

Trois textes divers de Nicolas Bonnal, toujours caustique et iconoclaste à sa façon, et on en a bien besoin dans le marasme de politiquement correct actuel :

 

http://www.dedefensa.org/article/le-bon-sens-israelien-contre-georges-soros

 

http://www.dedefensa.org/article/la-mondialisation-de-la-crise-demographique

 

http://www.dedefensa.org/article/les-deux-nouveaux-types-delecteurs

 

 

Enfin un excellent texte de Philippe Grasset, que je recommande et qui m'amène vers mon sujet suivant :

 

http://www.dedefensa.org/article/nosgrands-cimetieres-sous-la-lune

 

 

Car en effet, et je l'avais signalé, les idéologies moralisto-progressistes virent dans une boucherie d'hystérie encore jamais vue :

 

https://francais.rt.com/france/51906-choques-par-ideologie-vegane-bouchers-demandent-mesures-protection

 

Au point qu'il vaut mieux en effet en rire, les bouchers sanguinaires demandant protection de la police face aux gentils hippies « vegans » qui les agressent et vandalisent leurs boutiques :

 

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-france-a-l-heure-du-veganisme-205591

 

Même folie débile dans le milieu lesbo-féministe où l'on s'accuse mutuellement de se détruire mutuellement :

 

https://www.santenatureinnovation.com/incident-a-la-gay-pride-de-londres/

 

J'avais déjà montré ces féministes qui se crêpent le chignon à propos de la meilleure façon d'imposer leur idéologie « libératrice » dans la société (on sait que le féminisme fut surtout utilisé pour enfermer les femmes dans la société du néo-servage et de la consommation), et on voit partout s'étaler la tyrannie d'une bien-pensance et d'un politiquement correct excessifs qui prônent un nouveau langage « non discriminant », pour ne pas dire « non-binaire ». On voit ce que cela donne, tristement pour le combat féministe légitime, ou encore les combats contre le racisme, l'intolérance, qui tournent tous à l'empoignade la plus navrante et la plus stérile.

 

A propos du langage « inclusif » pour éviter la « discrimination », j'en profite pour dire que tout lange est forcément discriminant par essence, puisqu'en effet l'une des fonctions du langage est de nommer les choses, c'est à dire de les désigner, de les différencier entre elles, c'est à dire... de les discriminer. Si l'on ne peut plus désigner la couleur de peau d'une personne, son sexe de naissance, quitte à mentionner son ambiguïté éventuelle, et bien c'est la mort du langage, et par conséquent ce qui se mène en ce moment dans ces sphères d'hystérie pseudo-intellectuelle aux idéologies récupérées et détournées, c'est ni plus ni moins une guerre contre le langage, pour la novlangue. Ces groupes idéologiques sont donc les alliés objectifs de la tyrannie mondialiste par excellence sans humanité, sans peuple, dont le seul objectif est d'abolir toutes les limites de la décence.

 

 

Divers

 

Pour finir, juste quelques liens sur l'affaire Benalla et deux vidéos.

 

D'abord, sur l'affaire Benalla, il serait sans doute plus opportun de se demander d'où sort cette nouvelle vague d'acharnement médiatique qui, même si elle est fondée, a surgi après bien d'autres scandales présidentiels qui eux ont été passés sous silence. Il y a donc comme toujours anguille sous roche et il faut résister à la tentation d'hurler avec les loups, pour voir d'abord un peu plus loin.

 

On nous parle notamment beaucoup d'une sorte de « police privée », mais on ne nous parle pas beaucoup de ceci, qui est beaucoup plus trouble et qui pointe vers une dérive bien plus grave, avec la coloration américaniste habituelle avec les Macron et consorts :

 

http://www.voltairenet.org/article202126.html

 

https://francais.rt.com/france/52758-nouvelle-revelation-alexandre-benalla-habilite-secret-defense

 

Asselineau nous propose une analyse comme souvent mieux sentie que celle de bien des médias sur ce sujet :

 

https://francais.rt.com/entretiens/52789-macron-represente-monde-perdition-francois-asselineau-reagit-affaire-benalla

 

Ne doutons pas que cette affaire va faire du bruit pour probablement pas grand chose, et que les cinq jours de silence de Macron seront mis à son débit, mais n'oublions surtout pas que cette affaire n'est qu'un coup de crayon dans un dessin plus général d'une non-démocratie aux détours de plus en plus nets.

 

 

Enfin donc, deux vidéos intéressantes selon moi. D'abord sur le lobbying intéressé sur internet, excellente démonstration, comme souvent, sur la chaîne « Trouble fait » :

 

https://www.youtube.com/watch?v=qOn1M3H0dCw

 

Vidéo youtube : Vers un ContentID à l’échelle d’Internet ?

 

 

Enfin, une conférence sur l'économie symbiotique :

 

https://www.youtube.com/watch?v=1Bb2nCiC82k

 

Vidéo youtube : UP Conferences : L'économie demain, naturellement symbiotique

 

 

Alors il faut sûrement prendre avec des pincettes cette solution miracle à tous les maux de notre société, mais pour l'avoir survolé lors de mon cursus écologique, je trouve quand même que cela se tient globalement, malgré l'éternel refrain sur le réchauffement, toujours identifié comme « Problème de tous les problèmes » alors que c'est au mieux un épouvantail politiquement instrumentalisé comme je l'ai souvent expliqué. En tout cas cela demeure beaucoup plis viable et beaucoup plus convainquant que toutes les chimères habituelles du prétendu « développement durable ». Ici on est certes dans une des extensions de ce domaine, mais qui a nettement mieux étudié la question. A prendre en compte, donc, même si cela ne palliera sûrement pas à toutes les insuffisances ni à tous les excès de la société de consommation qu'in fine, cette « solution » se propose elle aussi de perpétuer à sa manière, mais avec, selon moi, des moyens beaucoup plus pertinents. Le nucléaire y est d'ailleurs critiqué tout autant que les méchantes énergies fossiles, ce qui démontre un niveau de pertinence supérieur de ce modèle, pour quiconque a compris où le bât blesse au départ.

 

Bref. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne lecture et bon visionnage, un bon été et à la prochaine fois, qui sera sans doute le prochain numéro de la démarche de curiosité.

 

 

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02 juillet 2018

La démarche de curiosité 8 : de la science et de la bizarrerie

Toujours dans l'esprit du partage de liens jugés intéressants, plus que dans une perspective explicative que je n'ai pas la prétention de donner, je poursuis ma série sur la démarche de curiosité, avec cette fois un numéro assez court avec une thématique autour de la science. A noter que dans un prochain numéro, je me pencherai plus en détail sur les phénomènes dits "fortéens", et que je prolongerai également ce que j'avais entamé sur la connaissance de l'homme.

 

D'abord, concernant le système solaire, la question de l'eau sur Terre s'est reposée récemment, à travers cet article :

 

https://aphadolie.com/2018/03/30/h2o-lorigine-de-leau-sur-terre-remise-en-question/

 

A sa lecture, on constatera à quel point ce que nous avons tendance à considérer comme des certitudes peut être mis à mal par des observations finalement assez simples, qui conduisent à envisager que l'essentiel de l'eau était là bien plus tôt qu'on ne le pensait.

 

Pour rester dans le système solaire, une tempête de dimension planétaire fait rage sur Mars depuis plusieurs semaines, au point que cela perturbe le rover Opportunity :

 

http://www.ulyces.co/news/la-tempete-de-sable-qui-sevit-sur-mars-est-si-enorme-quelle-englobe-toute-la-planete/

 

 

Mais on revient déjà sur Terre avec un fait remarquable, dont l'explication n'est pas certaine, à savoir que les corps se décomposent de moins en moins dans la plupart de nos cimetières, ce qui a conduit certains d'entre eux à refuser de nouvelles inhumations par manque de place :

 

https://www.consoglobe.com/corps-ne-se-decomposent-plus-cimetieres-cg

 

 

Toujours sur Terre, où l'on s'intéresse à certains phénomènes « paranormaux » jusque dans la CIA, comme ceux qui s'intéressent à ce sujet le savent depuis longtemps.

 

https://fr.sott.net/article/32342-Les-documents-declassifies-de-l-US-Army-sur-la-projection-astrale

 

L'intérêt de cet article est ici de nous montrer un peu plus précisément les conclusions que les services secrets ont pu former à partir de certaines de leurs recherches, et ces conclusions sont intéressantes, puisqu'elles amènent à dire ni plus ni moins que la télépathie serait possible, tout comme l'exploration du temps par l'esprit. Ce que nos scientifiques frileux n'osent même pas investiguer, les chercheurs de la CIA le disaient déjà il y a des décennies...

 

A propos de cette frilosité, je ne résiste pas à proposer cette émission avec Jean-Pierre Petit, sortie dernièrement sur Nuréa TV :

 

Vidéo youtube : « LE MODÈLE JANUS » (Partie 1) avec Jean-Pierre Petit - NURÉA TV

 

Vidéo youtube : « LE MODÈLE JANUS » (Partie 2) ... et plus encore ! avec Jean-Pierre Petit - NURÉA TV

 

 

La première partie souffre de problèmes de sons, qui sont essentiellement résolus dans la seconde partie, que je recommande plus particulièrement. On peut penser ce qu'on veut de JPP, pour moi il incarne le chercheur qui ne s'embarrasse pas de faux principes ou de questions de réputation (ce qui a bien sûr causé tous les torts qui pèsent sur lui) lorsqu'il est question de rechercher la vérité ou d'élaborer des modèles qui rendent compte de certains faits souvent délibérément ignorés par la communauté scientifique, qui tourne essentiellement en boucle autour de notions de carriérisme et de sauvegarde du paradigme en cours.

 

Avant de conclure, je vous propose cette image :

 

https://fr.sott.net/quirk/473230

 

Qui montre la roche d'Al Naslaa dont il est par exemple question ici :

 

https://www.hundredrooms.fr/inspiration/curiosites-du-monde/phenomene-naturel-surprenant-al-naslaa-rock/

 

Phénomène probablement naturel, donc, dont l'explication demeure inconnue, ce qui suscite, vous le devinez, ma joie. Comprendre est une chose, s'émerveiller en est une autre, et le simple fait que le monde propose des énigmes qui laissent la science à peu près muette constitue une leçon en soi, leçon souvent portée par les phénomènes paranormaux justement, bien qu'ils soient régulièrement dénigrées, minimisés ou ignorés, que ce soit par le noyau dur du milieu scientifique ou par les zététiciens et autres pseudo-sceptiques (salut à eux !). Être curieux, c'est aussi aller au devant de phénomènes sans explication connue, cela ne se borne pas à la curiosité scientifique ou simplement enfantine.

 

 

Enfin, je vous laisse sur ces deux liens pour terminer. D'abord une réflexion sur la magie – cela me semblait intéressant à inclure dans cette thématique scientifique du jour – par Ugo Bardi autour de la série Terremer :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/03/epistemologie-de-terremer-lunivers-est.html

 

La question qu'il pose est la suivante : « Saurons-nous jamais si l’univers est une âme ou une machine ? »

 

Je vous laisse lire, et vous propose enfin cette émission de France Inter sur la science et le paranormal, qui complète bien, je le crois, l'ellipse que j'ai voulu accomplir dans cet article :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-30-aout-2012

 

Voilà, je n'ai pas de commentaire particulier qui apporterait autre chose que ma propre opinion sur tout cela, que les lecteurs les plus fidèles connaissent déjà, et je vous dis donc à une prochaine fois pour, peut-être, des analyses un peu plus détaillés, la suite de la série et les autres habitudes du blog qui devraient pouvoir suivre leur rythme de croisière pendant quelques temps (mais pas trop quand même pendant l'été).

 

 

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25 juin 2018

Juju le transcendant

Savais-je moi-même pourquoi j'étais venu traîner mes guêtres jusqu'ici ? J'y étais venu comme on va, poussé par une évidence, comme on naît au monde sans l'avoir demandé. Mais il n'était pas l'heure de se demander de telles choses, car ce qui m'amenait au milieu de cette foule, en vérité, était l'avènement de la force elle-même, de cette chose cyclopéenne qui contemple les choses de très haut. Or, bientôt, loin au dessus de mes cheveux, je pus sentir son existence, sa présence. C'était quelque chose d'indicible. Quelque chose de Grand, de Cosmique, et sans même pouvoir porter mes yeux jusqu'à sa cime, je ne pus résister à l'énorme pulsion qui comprimait mon thorax et en fit jaillir ces paroles :

 

« Ça va Jupiter ?

 

Mais l'Être n'était pas d'un genre qui, par théorie ou par pratique, se laisse ainsi causer par son petit prénom, et c'est alors qu'il me condescend du regard en constatant mon existence au bout de ses yeux, se demandant quel paltruquet pouvait ainsi oser.

 

- Non, non, plus jamais ça, non... Es-tu cheminot ou n'es-tu rien, comment oses-tu alors que tu sais que je n'ai aucune leçon à recevoir ? Et regarde moi jusqu'au bout quand je te parle, ici c'est la cérémonie d'intronisation !

 

- Pardon Monsieur...

 

- C'est Monsieur-Le-Président, et sache que la meilleure façon d'être un vrai révolutionnaire, c'est d'abord d'aller apporter ses cravates au blanchisseur ! Souviens-t-en quand tu sauras nouer tes chaussures. J'ai été anarchiste du centre que tu n'étais même pas né, et d'ailleurs je me souviens que je suis sorti de ma propre cuisse, que ma mère tenait fermement entre ses deux mains ! J'suis pas un branleur comme toi, moi, casse-toi pauv'con !

 

- Pardon Monsieur-Le-Président...

 

- Non, non, non ! Moi c'est Juju, souviens-t-en quand tu paieras ma vaisselle ! »

 

J'étais anéanti. Plus, annihilé, renvoyé à ma propre division par zéro pour avoir voulu voler trop près d'un Soleil d'un autre monde qui me brûla les cils. Mon tourment ne faisait que commencer pour avoir trop désiré être l'égal du Grand Ancien Juvénile qui rêve et attend que, peut-être un jour, nous grandissions et nous mêlions à notre tour à la parthénogenèse incestueuse divine qui engendre les Dieux comme lui. Mais je doutais de trouver un jour le courage d'assumer une verticalité aussi grandiose qui me permettrait à mon tour de tutoyer mes sujets.

 

Quant à l'Être, il était retourné dans son Olympe, et au cœur de son Parthénon, il haranguait les scribes avec verve. Comme il avait bien piétiné le cafard qui avait voulu le rabaisser à son niveau.

 

« J'ai levé mon genou, ma cuisse et mon pied. Il était si petit et maintenant il n'est plus rien. Vous savez, quand j'étais au collège, j'avais un petit bout et quelques-uns ont osé élever la voix et le rire, dans les vestiaires de la piscine. Quand ma Sandale l'a écrasé et que mon verbe l'a lapidé, ce sont eux que je voyais sous ma semelle, alors regardez-bien, regardez-bien car la prochaine fois ce pourrait-être vous. N'êtes vous pas de la même famille ? Ne sont-ce pas leurs gènes que je détecte dans votre sang ?

 

Il en tremblait, son front était plissé, ses joues rouges et ses tempes suaient. Où était donc sa mère pour le soutenir face à toute cette plèbe qui ne se fait pas écraser par les trains ? Il serra les cuisses pour être sûr que personne ne voit son organe aux proportions bien peu jupitériennes.

 

- Je n'ai pas de leçons à recevoir ! leur lança-t-il avec fierté. Vous, les journalistes, petits scribouillards, où est votre Rolex, je ne vois que vos Solex ? Vous pensez vraiment pouvoir vous mesurer à moi ? Avez-vous été élus, avant de parler ? Qui est entré ici qui n'avait pas été désigné par le Peuple ? Qui est entré ici qui n'avait été adoubé par les Riches ? Je me suis fait tout seul, vous savez ? Et non, non, non, je ne me contredis pas ! M'avez-vous écouté jusqu'au bout, avez-vous goûté à la sainteté de mes paroles ? »

 

Dans l'assemblée, on se jeta des regards embarrassés. Mieux valait s'en aller avant qu'il ne se ridiculise encore, pour que l'on puisse croire encore à sa grandeur. Pour le gars précédent, ça allait encore, il y avait ses talonnettes et puis ses épaulettes.

 

Les lieux se vidèrent et il se retrouva enfin seul. Alors il poussa un soupir et se rendit à ses appartements d'un pas pesant. Faisant face au grand miroir cerclé d'étain et d'argent, il sentit son cœur battant. Hésitant encore un instant, il écarta sa tunique et contempla le problème. Le Peuple savait-il ce qu'il avait élu ? Il valait sans doute mieux que cela ne se sache pas. Il en était sûr : ce collégien était mieux fourni. Si seulement il pouvait l'étouffer dans un costume, l'étrangler avec une cravate... Ces instruments de pouvoir lui semblaient bien impotents, soudain.

 

Et en même temps, cela ne saurait l'abattre. Oui, car à présent même qu'il se sentait au bord du gouffre, il se rappela :

 

« Oui. C'est cela. Il faut penser printemps. Penser printemps... car tel est mon seul projet...»

 

 

https://francais.rt.com/france/51750-regardez-jusqu-bout-emmanuel-macron-felicite-scene-recadre-jeune

 

Vidéo youtube : Macron le caïd de cour d’école !

 

https://francais.rt.com/france/51828-tres-insolite-fete-musique-elysee-fait-bruit-reseaux-sociaux-video

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/06/savoir-qui-est-president-ne-compte-pas.html

 

 

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21 juin 2018

L'omniprésence de l'esprit de religion et la nécessité d'une écologie mentale

 

C'est un sujet qui me turlupine depuis longtemps et qui m'est revenu à travers plusieurs lectures et expériences récentes. Il va encore être question de totalitarisme et d'hystérie, mais cette fois-ci je vais emprunter un autre chemin pour développer mon propos.

 

Il m'est apparu qu'il y a une forte fraternité entre l'esprit écologique contemporain et ce qu'on serait tenté d'appeler l'esprit religieux. J'avais déjà développé cet aspect concernant le rapport à la science, qui se résume souvent, chez le public ainsi que chez une partie des acteurs et observateurs (les médias par exemple) à une attitude dogmatique qui a toutes les caractéristiques de la bigoterie.

 

Non seulement cette attitude se retrouve aussi largement dans le domaine de l'écologie mais, finalement, dans tous les domaines de la vie humaine.

 

L'envie de développer le sujet m'est venu de trois observations récentes, faites l'une dans une liste de discussion sur l'ufologie et les ummites, une autre dans les commentaires d'un article sur la surveillance sur internet et l'autre en consultant un lien sur les gestes écologiques. A vrai dire, j'avais déjà souvent fait cette observation sans forcément faire le lien. Le point commun de ces observations est qu'on y trouve des gens qui pontifient, que ce soit à propos de la bonne façon d'utiliser internet, de la bonne façon d'être écolo, ou de la bonne façon de considérer l'ufologie. À chaque fois est assénée une vision somme toute simpliste des choses, qui se paye le luxe de mépriser ou de passer sous silence des visions qui me semblent plus approfondies. Déjà, c'est typiquement la définition de la bigoterie : en rester à une compréhension très superficielle des choses, en faire une ligne de conduite, puis tenter de l'imposer aux autres, dans certains cas.

 

Ayant des poussées allergiques violentes quand je suis confronté à cela, ainsi qu'à la bêtise qui étale sa supériorité supposée, il fallait que j'analyse la chose.

 

Ce lien est l'un des éléments qui m'a mis sur la piste :

 

https://www.lesgesteseclaires.com/?utm_campaign=GE2018&utm_medium=E3&utm_source=GE2018E312

 

 

Le site de la fondation pour la nature et l'homme, ex fondation Nicolas Hulot, notre insignifiant ministre de l'environnement, propose ces 30 gestes écolo pour diminuer notre empreinte écologique. Si certains des gestes sont frappés au coin du bon sens, et toute personne écologiquement consciente pourrait les mettre en œuvre sans difficulté particulière, il faut remarquer qu'un bon nombre de ces gestes sont totalement absurdes et dérisoires. Exemples parmi d'autres, faire le ménage dans ses mails, éviter de multiplier les recherches sur internet ou éteindre sa box la moitié du temps. Les économies d'énergie sont certes réelles, mais tout à fait mineures par rapport à ce qu'on pourrait gagner par d'autres moyens qui ne sont même pas listés dans ces 30 gestes... Enfin, certains de ces gestes sont politiquement et écologiquement contestables, comme les histoires de banques axées sur le renouvelable (pratiquant donc le greenwashing, en réalité) ou encore techniquement irréalisables par la plupart, comme la fameuse chimère de l'énergie solaire personnalisée, quand la majorité des gens vivent dans des logements collectifs totalement inadaptés à cela.

 

Le problème n'est pas, ici, de proposer des gestes qui peuvent aider aux économies d'énergie, c'est plutôt le fait de pourrir la tête des « écolos » avec des suggestions irréalistes, inefficaces, illusoires et souvent casse-tête. Comment faites-vous pour éteindre votre box 12h par jour quand vous êtes constamment à domicile – femme au foyer, chômeur, travailleurs à domicile, etc, –, et qu'elle pilote aussi bien votre téléphone que votre télévision ? En ayant un smartphone pour rester joignable... ? Quelle énergie espérez-vous produire en faisant 5 recherches internet de moins par jour ? Les chiffres donnés pour celui-ci, à l'échelle de la nation, valent la consommation de 100 voitures par an. Si, en étant extrêmement optimiste, 50% des français diminuent de 50% leurs recherches internet, on peut espérer gagner la consommation de 25 voitures par an... ce qui est totalement dérisoire par rapport à la masse de voitures en circulation : une économie d'environ 0,00005%. Inciter des décisions politiques dans le sens des transports en commun aurait un impact infiniment supérieur, or justement, on prend une direction inverse en supprimant des trains. Encore une fois, les prétendues solutions écologiques présentées ici sont souvent de la pommade sur la jambe de bois d'un homme tronc. Je ne vois vraiment pas l'intérêt de préconiser ce genre de truc, à part le fait de faire prendre conscience aux gens qu'en effet, tout ce qu'ils font sur internet a un coût énergétique. Et pas seulement les requêtes ni la simple consommation électrique de l'ordinateur et de la box, qui restent tout à fait minoritaires par rapport au reste, en passant. Donc, faire miroiter aux gens 10€ d'économie par an sur une box n'est pas non plus très pertinent du point de vue de l'information, en plus de ne pas être très réaliste sur le plan de la réalisation.

 

Ce qui m'importe ici, c'est qu'on expose un public finalement déjà acquis à ce type d'information (qui fréquente le site de cette fondation sinon des écolos convaincus ?) à des informations discutables sur différents points, mais présentés comme indiscutables car chiffrés, « scientifiques », etc. Le monde fermé de l'écologisme politique n'ayant pas montré de grandes capacités à se remettre en cause sur ces points, il agit sur le public comme un clergé, et ce public comme le bétail moutonnier à guider vers la Vérité de l'Écologie.

 

De même, dans l'ufologie vous trouvez votre lot d'inquisiteurs qui savent et qui imposent ce qu'il faut penser et ce qu'il faut comprendre, ou ne pas penser et ne pas comprendre, à propos de ce phénomène. Comme les écolos extrémistes, comme les hystériques défenseurs de causes (animaux, femme, migrants, immigrés, etc.), ils vous excommunieront publiquement si vous ne prêtez pas allégeance à leur dogme, et agissent, à l'instar des fondations, associations et organisations diverses comme des détenteurs d'une autorité qu'ils s'attribuent eux-mêmes par le simple fait qu'ils sont attentifs à un sujet ou une cause.

 

L'autre cas était encore plus parlant. Sous un article parlant de la surveillance sur internet, un commentateur dispense sa science en bon pontife pédagogue sur comment échapper au stockage des données et au flicage sur internet et sur mobile. Son initiative est certes louable, et louée par l'ensemble de l'audience, mais s'élève-t-il quelques voix critiques qui mentionnent que ce n'est pas si simple, ou encore que le problème serait peut-être plutôt à prendre à la racine, que l'attitude se transforme en celle d'un vulgaire donneur de leçon aux récalcitrants qui sont de mauvaises brebis noires et aux cygnes galeux, trahissant la véritable intention de la personne : se faire mousser sur son savoir technique et fournir du « yakafaukon », « il suffit de » prédigéré à une masse qu'il faut décidément éduquer. Certes il faudrait l'éduquer mais... je n'appelle pas éduquer le fait de fournir des solutions de bricolage temporaire, uniquement adaptées à ceux qui sont en position de les comprendre et de les mettre en œuvre, quand tout un système se referme sur cette même populace, certes désinformée et sous-éduquée. Désolé mais ce n'est pas en désactivant les cookies sur son navigateur, pas plus qu'en installant un panneau solaire sur son toit qu'on change le monde, ni qu'on empêche sa dérive.

 

Finalement, tout ça m’apparaît comme rien de plus qu'une vulgaire quête de bonne conscience et de dissolution de la dissonance cognitive. La même bonne conscience qui est recherchée dans la pratique des religions. Comme dans ces religions, on y cherche des solutions pratiques et générales, qui seraient prétendument valables et applicables à tout un chacun, on impose dessus un système qui construit de toute pièce une vérité dont le but est de renforcer le conditionnement de l'attitude générale, et on espère naïvement que cette solution présentée comme simple (posez un panneau solaire et la rédemption est à vous, installez Linux et vous serez de nouveau libre) résoudra l'ensemble de la problématique, quand bien même celle-ci est beaucoup plus puissante que l'élan de bonne volonté de quelques conscientisés, perdus sur leur îlot idéal, en revanche inconscients que leur prise de conscience individuelle n'a pas ralenti la marche forcée du totalitarisme ou du consumérisme.

 

 

Parfois même, la démarche de ces groupes alternatifs consiste à commencer par créer ou exagérer un problème pour ensuite y proposer la solution. Cela est particulièrement courant dans le milieu des médecines alternatives, où pas mal de gens trouvent bon de monter en épingle la moindre déficience de la médecine classique – et Dieu sait qu'il y en a, les systèmes humains n'étant jamais parfaits – pour déclencher chez le public un réflexe de peur et donc de défense. Ensuite on propose la solution (pas toujours immédiatement, la technique est souvent de la proposer dans un mail ou un article ultérieur, une fois que le public a bien macéré dans sa peur et sa colère) et le tour est joué, vous avez créé une masse de suiveurs... à la fois consommateurs et fidèles du culte, d'un culte qui se dresse contre un autre culte (il y aurait à dire sur les suiveurs de la science « officielle » ou de la médecine allopathique).

 

C'est que cet esprit religieux est décidément partout chez l'humain et tout ce qu'il y a à faire, c'est de l'instrumentaliser.

 

On les trouve dans tous les domaines et milieux où se confrontent des idées différentes. Politique, science, spiritualité, société, et bien sûr toutes les niches comme l'écologie, l'ufologie, etc.

 

Jouer sur les clivages existants est devenu le fond de commerce, que ce soit dans la politique, dans la médecine, et j'en passe, la question du clivage a déjà été largement abordée sur ce blog, et rappelons-nous que clivage est surtout un terme de psychologie.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Clivage_du_Moi

 

« Le clivage du moi (en allemand Ichspaltung1) est la séparation de la réalité psychique en deux parties. Il est la conséquence d'un traumatisme psychologique qui place la partie de la personnalité touchée hors de la conscience2. »



Or je postule que cet acharnement à créer et jouer sur des clivages dans la sphère collective n'est autre que la manifestation d'un clivage psychologique existant dans le domaine collectif. Je ne suis pas assez bête pour croire que ce sujet n'a jamais été développé dans des ouvrages spécialisés en psychosociologie par exemple, ou encore en anthropologie ou autre, mais n'ayant pas de références sur ce sujet, ma réflexion est purement personnelle et le fruit d'un esprit libre qui se questionne, rien de plus.



A ce stade il est probablement intéressant de se référer à ce que disait Krishnamurti de l'esprit religieux :



http://www.krishnamurti-france.org/L-esprit-religieux-est-un-etat-d-esprit-en-lequel



Notons d'abord qu'il différencie esprit religieux et croyance dans une religion (qu'on pourrait nommer esprit de religion, par raccourci).



« Un esprit religieux est totalement différent de celui qui croit en une religion. »



Aussi :



« Un esprit religieux n’est pas à la recherche de quelque chose, il ne peut faire aucune expérience avec la vérité, car elle n’est pas une chose qui puisse être dictée par le désir ou la souffrance, ni par un conditionnement, hindou ou autre. »



Autrement dit, seul un esprit de religion, imprégné de croyances, conditionné par son vécu, son désir, sa souffrance, cherche encore à enfermer le monde dans des schémas, des vérités, des dogmes, des croyances, etc.



« Dans l’esprit religieux est l’état de silence que nous avons déjà examiné. Il n’est pas engendré par la pensée, mais par une lucidité qui est méditation, lorsque celui qui médite est entièrement absent. En ce silence est un état d’énergie en lequel aucun conflit n’existe. (…) Si l’on permet à cette énergie de s’écouler sans contradictions, sans résistances, sans conflits, elle est sans limite et sans fin. Lorsqu’il n’y a pas d’opposition, elle n’a pas de frontière. Ce sont les résistances qui la limitent. »



Si l'on suit donc Krishnamurti dans son idée, c'est donc la contradiction, en quelque sorte le clivage, qui engendre la perte d'énergie dans des croyances, a fortiori des croyances toutes faites.



J'aurais tendance à extrapoler pour ma part en disant que c'est précisément l'agitation mentale, née du clivage, du conflit, de la contradiction, qui engendre les maux humains, la préconisation de dogmes, d'idées arrêtées et toutes faites, et donc qui abolit l'esprit libre et critique, rendu captif par la tension, la confrontation, les limitations artificiellement créées dans un esprit déjà limité et qui en plus s'enferme dans des croyances et des idées simples, par peur de perdre le contrôle, peur probablement née d'un traumatisme initial, certains diraient même, je suppose, originel.



Pour ceux qui veulent creuser cette idée plus loin, un texte beaucoup plus long et détaillé de Krishnamurti sur ce point :



http://www.revue3emillenaire.com/blog/lesprit-religieux-j-krishnamurti/



Son propos rejoint ce que j'ai déjà pu dire sur l'idéologisme, l'extrémisme, le partisanisme, le militantisme, etc., qui sont autant d'écueils où l'énergie se disperse dans un combat qui se déroule finalement non pas entre l'individu et l'injustice du monde, mais entre l'individu et les limites mentales que son vécu a construit et dont il n'a pas su ou voulu s'affranchir (et nous en sommes tous plus ou moins là). Je citerai alors ce passage :



« Il faut par conséquent trouver cet état dans lequel l’esprit est réellement libre de toute recherche, de toute croyance, sans devenir pour autant cynique et stagnant. Car nous avons tendance à croire que si nous cessons de chercher, de lutter, de faire des efforts, de tâtonner, nous sommes voués au dépérissement. Et je ne vois pas du tout pourquoi cela devrait nous être épargné – ne sommes-nous pas déjà en train de dépérir ? »



De fait, la condition humaine nous place dans cet état effrayant pour notre moi instinctif, que nous ne pouvons échapper à la mort et que celle-ci est en fait présence en permanence. Notre corps n'est que mort et renaissance des cellules qui le composent, et l'on connaît l'issue inéluctable de ce processus imparfait qui ne nous maintient en vie qu'un temps. Bien sûr, nous refusons communément d'affronter seulement l'idée de la mort, surtout dans notre société moderne, alors la mort elle-même...



Pourtant, comme le dit encore Krishnamurti :



« En revanche, l’esprit qui n’est plus engoncé dans une croyance quelconque, ou dans une croyance de son propre cru, et qui ne cherche plus rien – bien que cela soit un peu plus ardu –, un tel esprit est intensément vivant. »



Or c'est bien cette vie que les mouvements idéologiques ou religieux quels qu'ils soient tentent, pour la plupart, de circonscrire et de régir. Les donneurs de conseils, dans ces domaines, sont rarement autre chose que des donneurs de leçons, des zélateurs de leur église quelle qu'elle soit.



On perd énormément de temps et une quantité inquantifiable d'énergie avec cette attitude, si répandue de nos jours, dans un monde si déshumanisé que le traumatisme psychique sans espoir de résolution est devenu la norme, et avec lui, le clivage, donc le conflit.



Entendons-nous bien. Je ne suis pas en train d'encourager à une forme de déni, d'aquoibonisme ou encore de je-m’en-foutisme. On ne peut nier que les problèmes écologiques existent, que la surveillance généralisée et le contrôle des données existent, qu'il y a tout un tas de problèmes à résoudre dans notre société. Au contraire, je ne cesse de répéter que nous vivons justement dans ce monde malade et déshumanisé que, d'ailleurs, Krishnamurti était le premier à déplorer. Et donc dans un monde profondément dysfonctionnel, navrant et qui exige de nous un certain effort pour l'améliorer.



Ce que je dis, surtout, c'est que la méthode est mauvaise, un extraordinaire gaspillage d'idées, de temps, de matière et d'énergie. Et qu'écouter ceux qui veulent vous convertir à l'écologisme (bien plus qu'à l'écologie) à la cause féministe ou animale, ou au culte de Linux ne vous fournira au mieux qu'une amélioration temporaire, un refuge fugace dans un monde qui lui est à la dérive. Je n'ai pas de solution facile à proposer en échange, car je ne crois pas qu'elle existe, et je ne crois pas que la facilité conduise où que ce soit. Je crois que les solutions sont individuelles, et que lorsqu'elles sont bonnes, elles ne nécessitent aucun prosélytisme : elles se répandent d'elles-mêmes, elles contaminent ceux qui en voient l'indubitable efficacité. Toute mauvaise ou fausse solution n'a qu'une vertu : celle de se démontrer comme elle-même, avec le temps et la pratique, comme ne marchant pas, à ceux qui ne l'avaient pas compris avant même d'essayer. Il est vrai qu'on n'a pas la science infuse, et même un esprit religieux au sens où Krishnamurti l'entend, doit se tromper souvent.



Mais ces fausses solutions que l'on essaye d'imposer au public sont plus délétères que profitables. Se réfugier sur Apple pour fuir Microsoft, est-ce que ça vaut vraiment quelque chose ? Utiliser un ordinateur sous Linux, c'est toujours utiliser un ordinateur, donc être quelque part captif de la société technologique et de consommation. Avoir une voiture ne rend pas libre et ne pas en avoir non plus. Ne pas être surveillé sur internet ne fait pas de nous un affranchi du système, car quoiqu'il arrive nous en sommes dépendants dans pratiquement tous les domaines, et nous avons des comptes à lui rendre comme à lui demander. Et quelque part, faire tous les efforts que certains font pour diminuer leur empreinte d'1% ou pour ne pas être tracé par Google démontre justement qu'ils sont captifs du système, car seul un prisonnier a besoin de s'évader, d'échapper à la surveillance et au contrôle. Or, nous sommes tous des prisonniers, et à ce sujet, je vous recommande chaudement cet excellent article (et plus particulièrement la partie en anglais si vous pouvez le lire) dont le texte original porte justement ce titre :



http://www.dedefensa.org/article/notre-hysterie-dystopique



Cet article résume bien en quoi personne, désormais, ne peut prétendre échapper au système, qui est agrégat des états et des sociétés industrielles et commerciales qui conditionnent le monde entier à de usages et autres habitudes de consommation et même de comportement.



Prétendre qu'en utilisant une voiture électrique ou en effaçant mon historique internet, je suis de nouveau libre et vertueux (et qu'alors je peux vous jeter cet orgueil à la face) est tout à fait puéril, illusoire et faux. La vertu n'est pas accessible au consommateur, c'est quelque chose qui est d'un domaine totalement autre, quant à la liberté, elle n'est qu'un mot dans ce système, et le seul façon de la retrouver est juste d'arrêter d'accréditer ce système, de lui donner tant d'importance, de vouloir même le combattre à coups d'adblock ou de boycotts aussi stériles les uns que les autres.



Toutes les actions que peuvent entreprendre des individus ou des petits groupes, je l'ai toujours dit, n'ont aucun impact sur le système et même, lorsque ces actions visent seulement à se donner une conscience de surface (notamment dans l'écologie, mais dans bien d'autres domaines aussi) ne fait que lui fournir une caution dont il n'a même pas besoin. Plus l'on fuit sur des plate-formes alternatives qui sont permises par le système, plus l'on se croit vertueux tout en demeurant partie intégrante d'un système qui dévore même la dissidence, plus cela prouve que rien ne lui échappe. Cela, il faut le comprendre, cesser de se bercer d'illusions en construisant des îlots, des sous-cultures qui ne sont que des sous-ensembles de la culture d'ensemble justifiant le système, et permettant sa pérennisation.



Je ne dis pas non plus qu'il ne faut pas faire tout cela, qu'il faut tout simplement se vautrer dans le système car il est tout puissant et nous serions impuissants.



Je dis que nous cultivons notre impuissance, et donc la toute-puissance effective du système jusqu'à ce jour, en le fuyant illusoirement, et en le combattant inutilement. Tout cela c'est de l'énergie gâchée, c'est vider un paquebot en train de couler avec une cuiller à café, comme de croire que de jeter le carton dans la poubelle jaune participe à sauver le monde, quand ça ne participe qu'à légitimer le système d'obsolescence, de la grande distribution avec ses emballages et sur-emballages. Vous remplissez tout de même des poubelles de déchet infiniment plus que ceux qui ne jetaient même pas les os des animaux qu'ils mangeaient... Voilà. Le système actuel est irrémédiablement pourri, irréconciliable avec la nature, avec la beauté, avec l'intelligence, avec la liberté. Il faut commencer par renoncer à cette croyance et là vous serez déjà un peu plus libres... et plus lucides.



Avant d'en venir à ma conclusion, je reprends cette note que j'avais écrit avant de me lancer dans cet article, et avant de lire l'article sur le prisonnier :



« La vie fonctionne à l'économie, l'humain ne peut vivre dans l'effort permanent, et passer son temps à faire un tas de démarches pour sortir du flicage est finalement avouer son statut de fugitif. Le "je n'ai rien à cacher" devient alors l'excuse des fugitifs pour l'être. »

 

Entendons nous encore, je ne dis pas qu'il ne faut faire aucun effort, je dis juste qu'il faut que nos efforts soient à notre mesure. David ne peut pas vaincre Goliath à chaque fois... et de fait il n'a eu à le vaincre qu'une fois parce qu'il avait fait juste ce qu'il fallait... à méditer ? Pédaler contre le courant n'a jamais été une solution, juste une manie d'anti-conformistes par principe. La plupart se noient quand même dans le système à la fin, et peut-on chanter la gloire de ces anonymes ?

 

En tout cas, de manière amusante, que lis-je aujourd'hui dans l'article cité ?

 

« When the government sees all and knows all and has an abundance of laws to render even the most seemingly upstanding citizen a criminal and lawbreaker, then the old adage that you’ve got nothing to worry about if you’ve got nothing to hide no longer applies. »

 

C'est une autre façon de dire ce que je disais au-dessus. Personne ne peut prétendre ne rien avoir à cacher : la définition de l'intimité est justement ce qui est caché, privé. Dans une société qui nie cette intimité, ce n'est même pas que vous n'aurez rien à cacher, c'est que rien ne pourrait plus être caché que vous pourriez tout de même vouloir cacher. Je suis sûr que rares voudraient être espionnés nus sous la douche comme on fait aux récalcitrants dans les prisons, et je suis sûr que peu nombreux sont ceux qui veulent être observés en train faire l'amour, leurs besoins, ou que sas-je encore. De même vous avez besoin de tranquillité dans bien des moments. Quand vous êtes convalescent, pour vous ressourcer, vous reposer, etc. Un esprit qui se sait constamment scruté n'a pas un bon repos...

 

 

Alors, que dire pour conclure ? Cela risque d'être long...

 

D'abord, je veux dire que nous avons plus besoin d'écologie mentale que d'écologisme politique. Un monde où les gens seraient conscients, et sainement éduqués serait beaucoup plus fonctionnel qu'un monde fonctionnant sur la culpabilité et la paranoïa comme il le fait actuellement. Toutes les solutions proposées n'ont que pour but d'alléger votre conscience, de vous donner l'illusion que vous contrôlez davantage votre vie que le système ne le fait, alors même que nous sommes tous profondément conditionnés à un niveau que nous n'imaginons même pas.

 

Les solutions proposées pour les masses ne sauraient être que superficielles et très imparfaites, comme l'est le système dysfonctionnel qui cherche – bien plus que de contrôler chaque individu comme le croient les gens rendus paranoïaques qui craignent les IA et la technologie sur laquelle l'humanité projette ses fantasmes et pour ainsi dire elle-même – qui cherche surtout à s'informer sur la masse et à induire justement une dynamique de masse qui emporte tout le monde. Cela est beaucoup plus facilement réalisable – en témoigne le fait que c'est déjà en œuvre – que de vouloir surveiller individuellement chaque personne dans les moindres recoins de sa vie privée, ce qui est tout simplement infaisable même pour le plus grand supercalculateur que l'on pourrait construire un jour (cela est par contre sans doute réalisable à des échelles moindres, à voir dans quelles limites). Par conséquent, vider votre historique internet ne vous affranchit pas du système, ça ne vous fait même pratiquement rien gagner d'autre que de soulager votre crainte. Et ce soulagement à bon compte vous fournit en revanche une dangereuse illusion de sécurité qui vous expose, par exemple si vous n'avez pas conscience de ce que je viens de dire juste au-dessus. Vos données n'intéressent pas tellement les gouvernements qui ne peuvent rien en faire dans l'immense majorité des cas. Par contre, les statistiques de ceux qui utilisent adblock ou Linux sont certainement plus utiles à leur contrôle de masse, puisque cela leur donne une information tendancielle sur la dynamique de la population qu'ils veulent diriger... car ils ne dirigent pas chaque individu, mais une population, ok ?

 

Une question que je pourrais poser et qui pourrait résumer la problématique que je pose dans cet article est celle-ci :

 

Quel est l'intérêt d'appliquer des solutions individuelles à des problèmes qui posent des questions de dynamique collective et ne peuvent être solutionnés qu'à ce niveau ?

 

Car ne nous leurrons pas, quand quelqu'un, ou un site, propose telle ou telle solution (souvent illusoire comme je crois l'avoir démontré) à un lectorat (mettons, je ne sais pas, 100 000 lecteurs pour un texte d'audience digne de ce nom), combien cela va-t-il toucher de personnes sur la population générale ?

 

Mettons qu'un lecteur sur cinq n'avait jamais entendu parler de cette « solution ». Mettons que la moitié essaye (je pense que je suis très généreux, là) et qu'un quart de cette moitié s'y tienne sur la durée. Ça nous donne 2 500 personnes, qui peut-être vont chacune, sur la durée, en contaminer le triple. Et voilà, on a 10 000 personnes qui ont adopté une nouvelle habitude. Sur une population de 60 millions d'habitants pour prendre la France... ça fait une personne sur 6000. Donc 5 999 personnes sur 6 000 n'ont pas du tout changé de comportement.

 

Voilà à peu près l'impact de ce type d'approche, quand la télé, les réseaux sociaux et les autres médias qui répandent la bêtise 7/7 et 24/24 touchent quasiment tout le monde à un moment donné, allant jusqu'à, bien sûr, contrecarrer en partie l'effet minoritaire de ce type d'action qui, en plus, s'avère souvent biaisé, insuffisant voire carrément insatisfaisant quand ce n'est pas tout bonnement contre-productif.

 

Les moyens intelligents pour contrer le système et montrer sa bêtise, son ineptie et sa toxicité presque absolue, voilà ce qui manque, car alors, une fois que cela serait fait, cela pourrait avoir un effet château de cartes que n'auront jamais les solutions partielles énoncées ici et là, qui ont leur mérite, et encore. Et ces moyens intelligents ne sont pas à confondre avec les trucs « malins » que la publicité a contribué à incrusté dans nos têtes.

 

Pour aller encore plus loin, je dirais même que vouloir convertir la population à des fausses solutions, vouloir qu'un plus grand nombre soient écologiquement responsables n'est finalement même pas forcément souhaitable. Cela participe aussi à légitimer le système, et à sa viabilisation. Qui serait assez fou pour vouloir vraiment que ce système soit viable, quand il a compris sa folie fondamentale ? Tout n'est certes pas noir, mais ce n'est pas la question. Un fou ne l'est jamais complètement comme un méchant ne l'est jamais jusqu'à la moelle et sans aucune raison. Le problème est que ce système est le plus fou et le plus malsain jamais engendré et que tout être humain s'en apercevant ne peut vouloir que sa disparition pure et simple. On ne créera jamais une plus grande folie à plus grande échelle que ce qui est en train de se bâtir sur les bases actuelles, puisque, bien entendu, les choses empirent constamment (nous vivons dans le « progrès » mais on éduque plus mal qu'avant, on soigne de plus en plus mal, il y a de plus en plus de pathologies mentales, de maladies chroniques, etc.).

 

Voilà. Je crois avoir été assez radical dans mon propos, même si on trouvera sans doute des contradictions qui trahissent surtout mes incertitudes et le fait que cette réflexion est nécessairement en cours, donc vivante, donc mouvante, etc. Et comme je ne sais pas sur quelle phrase terminer et que je n'ai aucune idée de la solution réelle à tout cela s'il en existe une, je laisse la parole à plus pertinent que moi, en citant longuement Krishnamurti :

 

« Lorsqu’on voit ce que l’homme s’est infligé à lui-même dans le but de trouver ce qu’il appelle la réalité, on se demande – cette question, c’est à vous-même qu’il faut la poser, et non à moi – s’il existe un moyen, ou un état suffisamment explosif pour nous débarrasser de tout cela en un éclair. Parce que le temps n’est pas le moyen adéquat.

 

Toute cette recherche suppose du temps – pour trouver, cela peut prendre dix ans ou plus, voire même impliquer la réincarnation, comme le croit toute l’Asie. Tout cela est affaire de temps – peu à peu, on se défait de ces conflits, de ces problèmes, on devient plus sage, plus habile, à force de patience, on finit par savoir -, on déconditionne l’esprit petit à petit. Voilà ce qu’implique le temps. Il est pourtant évident que le temps n’est pas le moyen adéquat, pas plus que la croyance ou les disciplines artificielles qu’imposent un système, un gourou, un maître, un philosophe, un prêtre – tout cela est si puéril. Est-il donc possible d’éviter tout ce processus et d’accéder tout de même à cette chose extraordinaire? Car c’est une chose que l’on ne peut solliciter. Il faut que vous compreniez bien ce fait tout simple: c’est une chose qui ne peut être ni recherchée, ni sollicitée, parce que l’esprit humain est trop obtus, trop restreint, nos émotions sont trop mesquines, nos façons de vivre trop confuses pour que ce quelque chose d’immense, d’énorme, puisse être invité à pénétrer dans une si petite maison, dans une minuscule chambre, même si tout y est en ordre. On ne peut pas solliciter cette chose. Pour ce faire, il faudrait la connaître, et vous ne pouvez pas la connaître (peu importe qui l’affirme) parce que dès l’instant où vous dites: « Je sais, je connais », c’est que vous ne savez pas, que vous ne connaissez rien. Dès que vous affirmez l’avoir trouvée, c’est que vous n’avez pas trouvé. Si vous dites en avoir fait l’expérience, c’est que vous ne l’avez jamais faite. Ce sont là des manières subtiles et rusées d’exploiter l’autre – l’autre étant votre frère ou votre ennemi. 

Si vous voyez tout cela, non pas d’une façon abstraite, mais au niveau de la vie quotidienne, dans vos activités de chaque jour, quand vous vous apprêtez à écrire, ou que vous parlez, que vous sortez en voiture ou que vous faites une marche solitaire en forêt, si vous voyez tout cela d’un seul coup d’œil – et inutile de lire des volumes pour faire cette découverte –, si vous embrassez la situation d’un seul regard, d’un seul coup, vous pouvez tout comprendre. Or vous ne pourrez véritablement comprendre cela de manière intégrale que lorsque vous vous connaîtrez vous-même, tel que vous êtes, très simplement, comme étant le résultat, le fruit de l’humanité tout entière, que vous soyez hindou, musulman, chrétien ou quoi que ce soit d’autre. Alors, la chose est là, présente. Quand vous vous connaissez tel que vous êtes, alors vous comprenez toute la structure des efforts de l’homme, ses duperies, ses hypocrisies, sa brutalité, sa quête.

(…)

Mais si on a su s’interroger sans chercher, sans croire, alors dans l’interrogation même est la découverte. Mais jamais nous n’interrogeons. Nous voulons des réponses, nous voulons des confirmations, des affirmations ; fondamentalement, au tréfonds de nous-mêmes, nous ne sommes jamais affranchis de toute forme d’autorité intérieure ou extérieure. C’est là l’un des aspects les plus étranges de la structure de notre psyché: tous, nous voudrions qu’on nous dise quoi faire ; nous sommes le résultat de ce qu’on nous a dit. Ce que l’on nous a dit est une propagande millénaire. Il y a l’autorité des écritures anciennes, celle du chef d’aujourd’hui, ou de l’orateur ; mais si véritablement au plus profond de nous-mêmes nous rejetons toute autorité, dès lors nous n’avons plus peur. Être sans peur c’est regarder la peur en face ; mais, tout comme dans le cas du plaisir, jamais nous n’entrons en contact direct avec la peur.

(…)

Or, voyant tout cela, est-il possible de ne rien faire du tout, pas d’effort, pas de recherche, d’être complètement « négatif » vide, sans action? Parce que toute action est le résultat de processus mentaux. Si jamais vous vous êtes observé en pleine action, vous aurez constaté que toute action est dictée par une idée, un concept, un souvenir antérieurs. Il y a dès lors une division entre l’idée et l’action, un intervalle, si petit, si minuscule soit-il, et c’est à cause de cette division qu’il y a conflit. L’esprit peut-il, au contraire, être absolument tranquille, sans pensée, sans peur, et par conséquent extraordinairement vivant, extraordinairement intense ?

Vous connaissez le mot passion. Il est souvent synonyme de souffrance ; pour les chrétiens, il symbolise certaines formes de souffrance. Ce n’est pas du tout ce sens que nous donnons au mot passion. La forme la plus haute de la passion, c’est l’état de « négation » absolue. Cette passion-là implique un total abandon de soi. Cet abandon absolu de soi exige une austérité extrême, laquelle n’est point la dureté du prêtre tourmentant les gens, ou des saints qui n’ont cessé de se torturer et qui sont devenus austères à force de brutaliser leur propre esprit. L’austérité est en fait une extraordinaire simplicité, non pas en matière de vêtements ou d’alimentation, mais une simplicité intérieure. Cette austérité, cette passion, est la forme le plus élevée de la « négation » absolue. Alors, peut-être, si vous avez de la chance – mais il ne s’agit pas là de chance –, cette chose vient sans qu’on la sollicite ; alors l’esprit cesse de vouloir lutter, de faire des efforts. Dès lors vous pouvez faire tout ce que bon vous semble, car, alors, l’amour sera.

Sans cet esprit religieux il est impossible de créer une vraie société. Pourtant il nous faut créer une nouvelle société où cette effroyable activité de l’intérêt personnel n’aurait qu’une place minime. Et ce n’est que grâce à un tel esprit religieux que peut être la paix, tant extérieure qu’intérieure. »

 

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14 juin 2018

L'anti Robin des bois, le contribuable irresponsable et la confusion budgétaire savamment entretenue

 

En ayant un peu marre des déclarations fracassantes de l'irresponsable de service, j'ai décidé de me renseigner un peu, et de faire un peu d'arithmétique pour rendre les choses plus factuelles. Je parle bien sûr des derniers propos du jeune père de la nation :

 

https://www.les-crises.fr/le-media-macron-fausse-gauche-ricoeur-vraie-droite-ricard-par-olivier-berruyer/

 

« Mieux responsabiliser tous les acteurs ». D'abord, peut-on parler « d'acteurs » quand on évoque une populace assommée et conditionnée par tous les procédés que l'on sait, maintenue dans le chômage et l'impuissance par un système que cela arrange bien et qui souhaite le maintient de ce statu quo ? Les « pauvres » devraient donc être des « acteurs » quand il est question de leur maintient en vie dans le système inique dont il est question, mais ils doivent rester passifs et prendre la béquetée quand il est question des « fake news » que l'on trierait pour eux ?

 

« On met un pognon de dingue dans les minima sociaux, les gens y sont quand même pauvres ». On pardonnera au gars son phrasé indigne d'un président, on était déjà formés pour accepter ça depuis Sarko. D'ailleurs, fondamentalement, il n'y a pas de différence entre l'un et l'autre, ces gens étant presque totalement interchangeables. On remarquera que Macron est dans le même registre : on fait des déclarations imbéciles basées sur des stéréotypes préexistants que l'on véhicule (cf « la racaille » par exemple), on gouverne sur les faits divers ou sur le dernier sondage en vogue, peu importe, le but est de naviguer à vue pour exécuter une politique là aussi pré-établie, à laquelle il manque seulement les prétextes, la narration la justifiant et l'accompagnant. La logique de la phrase est implacable, un sophisme parfait. On donne de l'argent aux pauvres, mais ils restent pauvres ; la solution ? Arrêter de leur donner de l'argent. CQFD.

 

« Responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté ». Prenons un pauvre vivant dans un système dans lequel il n'existe aucun boulot qu'il puisse accomplir. Ne me dites pas que cela n'existe pas, c'est le système dans lequel nous vivons. Comment allez-vous le « responsabiliser » pour qu'il sorte de sa situation ? Par l'éducation, selon Macron. On parle de ces formations qui inondent les associations pour l'emploi et qui, à 90% ne servent à rien ? C'est de l'occupationnel pour les chômeurs, point. Cela ne sert qu'à dire qu'on se décarcasse pour eux et qu'il n'en ressort rien, cela fait vivre des vendeurs d'illusion sur le dos de ces chômeurs, rien de plus. Je suis passé par là, je le sais très bien... On ne fait que construire un récit dans lequel les chômeurs sont décidément des fainéants, des incapables et des irresponsables. Une fois qu'on aura mis en place ce soi-disant système de « responsabilisation », on aura même un nouveau prétexte pour leur taper dessus. On dira par exemple « On responsabilise les gens et ils restent irresponsables » puisque cela n'arrange pas leur situation. Il y a simplement que quand vous avez passé des années, sinon des décennies, à chercher un travail et à faire des formations, à un moment vous baissez les bras et vous passez à autre chose, et c'est bien normal, sans quoi on ne serait rien de plus que des hamsters dans une roue.

 

Maintenant, comme le font remarquer les commentateurs sous l'article, qu'est-ce qui coûte réellement « un pognon de dingue » ? Ne serait-ce pas l'éducation, justement, dont le « président » (il faut bien des guillemets, là) prétend qu'elle serait la solution ? En effet, on ne s'y intéresse pas beaucoup, mais quel est le budget de l'état, à propos ?

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2018

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais#Exemple_de_budget_(2017)

 

Je remarque tout de suite que la première recette en 2017 est l'impôt sur le revenu (mise à part la taxe sur la valeur ajoutée) avec 78 milliards d'euros. L'impôt sur le revenu, faut-il le rappeler, ce sont les contribuables, c'est à dire vous et moi, tout le monde. Alors moi je constate qu'on met un pognon de dingue dans ce pays pour qu'il soit gouverné par des cons, et donc je propose la solution suivante : j'arrête de financer cette gabegie. CQFD ?

 

Je remarque aussi que ce tableau ne fournit que les recettes et l'équilibre du budget mais n'est pas clair sur les dépenses. Merci Wikipédia, site de référence, où est-ce que je vais chercher ça ?

 

Essayons là :

 

http://www.financespubliques.fr/articles/debats/actualites/les-finances-publiques-de-2017-en-10-chiffres-cl%C3%A9s/

 

« 41,8 milliards d’euros

C’est le coût de la charge de la dette en 2017. A titre de comparaison, la charge de la dette équivaut ainsi à 60,3 % du déficit budgétaire de 2017 (69,3 milliards d’euros), et représente le deuxième poste de dépense du budget de l’État (10,9 %) après l’Éducation nationale (18,4 %). »

 

Ah ben en voilà, un pognon de dingue ! Ceux qui ont déjà entendu parler de l'escroquerie internationale sur la dette apprécieront, là je fais un peu semblant de découvrir le fil à couper le beurre, mais tout cela n'est un secret pour personne.

 

Selon 20 minutes, en 2015, c'était 70 milliards d'euros pour les allocations :

 

https://www.20minutes.fr/societe/1848223-20160519-allocations-familiales-702-milliards-euros-prestations-verses-2015

 

Ce chiffre est-il juste ? Comment les recettes sont-elles distribuées pour arriver à ça ? On n'en sait rien, parce que nous sommes des irresponsables.

 

Nous donnons ainsi, selon Wikipédia, 70 milliards à l'enseignement scolaire et, selon cet article juste en dessous, 50 milliards à l'éducation, qui est le premier poste de défense de l'état, devant le dette en second, donc l'article de 20 minutes ne peut pas être juste.

 

http://www.europe1.fr/economie/le-budget-de-leducation-nationale-en-hausse-de-14-milliard-en-2018-3447554

 

Chiffres qui ne sont pas du tout cohérents entre eux, et là je vais prouver que je suis incompétent et irresponsable en faisant quelques calculs.

 

Premièrement, si 42 milliards de coût de la dette font 60% du déficit pour 10,9% du budget 2017, alors que c'est 18,4% pour l'éducation, alors cela fait 70 milliards de budget pour l'éducation, et pas 50...

 

Deuxièmement, puisque l'enseignement coûte 70 milliards en 2017, comme on le trouve sur Wikipédia, qu'est-ce qui est également inclus dans le budget de l'éducation nationale ? C'est que j'aimerais bien savoir où va mon argent de contribuable, vous comprenez ? Or je constate que les journaux, ces experts anti fake news me fournissent tout et n'importe quoi comme chiffres, qui ne fonctionnent pas entre eux. Est-ce que l'irresponsabilité du citoyen n'est pas un peu organisée quand même ? Tout semble fait pour nous égarer. C'est que, comprenez, nous n'avons pas eu une assez bonne éducation, malgré le pognon de dingue mis dans ce domaine. Il faut donc arrêter et responsabiliser les éducateurs, pour qu'ils travaillent efficacement et bénévolement et deviennent acteurs de leur profession. CQFD.

 

 

Et puis je vois d'autres coûts sur lesquels on peut rogner. Par exemple, parlons un peu de la vaisselle de l’Élysée, qui profite à une poignée de privilégiés éhontés. On me dit qu'elle a coûté plutôt 500 000 que 50 000 euros.

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/combien-a-coute-la-nouvelle-vaisselle-de-l-elysee_2801257.html

 

Fake news également ? On a vu que 20 minutes comme Europe 1 écrivent n'importe quoi, donc on se méfie avec France info, autre organe porte-voix des versions officielles.

 

Très prudent, RTL confirme l'info au conditionnel :

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/l-elysee-aurait-depense-500-000-euros-pour-un-nouveau-service-de-vaisselle-7793737886

 

Le Huffington Post aussi, et véhicule la temporisation provenant de l’Élysée, puisqu'il faut bien défendre ses alliés et/ou ses chefs :

 

https://www.huffingtonpost.fr/2018/06/14/50-000-ou-500-000-euros-pour-la-vaisselle-de-lelysee-le-palais-tente-deteindre-la-polemique_a_23458685/

 

La question est bien en effet : « Qui paiera ? »

 

Le contribuable ? Un début de réponse :

 

« le budget de production du service de table est pris en charge sur le budget de fonctionnement annuel". Budget qui est pris en charge à 60% par l'état et 40% grâce aux "recettes propres" de la Manufacture (...) »

 

 

L'état, c'est qui ? C'est vous, c'est moi. Donc je paye, tu payes, nous payons, vous payez 60% de 500 000 euros de vaisselle neuve que vous ne verrez jamais, pour remplacer de la vaisselle probablement encore en état neuf dans sa majorité, que vous n'aurez jamais vue.

 

Vous pensez que ce n'est rien, que ça n'est pas grave, que dilué dans la population des contribuables, ça n'apparaît même pas dans votre budget. Et bien vous vous trompez, mais c'est bien normal puisque comme moi, vous êtes des irresponsables qui ne comprenez rien à rien.

 

Commençons, vous allez voir où je veux en venir.

 

D'abord, combien y-a-t-il réellement de contribuables en France ?

 

http://impotsurlerevenu.org/la-fiscalite-francaise/901-l-impot-en-chiffres.php

 

C'est en gros 37 millions de foyers fiscaux pour 17 millions de foyers réellement imposés. Alors je ne fais pas partie des foyers imposés, puisque je suis un pauvre maintenu dans la pauvreté et l'irresponsabilité par des politiques d'état pas assez efficaces ni assez libérales, néanmoins je m'inquiète de mes prochains, et je remarque que 60% de 500 000€ divisés par 17 millions de contribuables « réels », cela fait : 0,017€.

 

C'est à dire, à peu près 2 centimes par foyer imposable. Le contribuable français vient de lâcher 2 centimes au clochard élyséen pour sa vaisselle de luxe.

 

Mais pas de problème, puisque c'est compris dans le budget. Oui, le budget de l’Élysée, ce truc pour lequel, chaque année, le contribuable débourse. Vous croyez que c'était une dépense ponctuelle, cette vaisselle ? Vous vous trompez. Chaque année, et pas seulement quand les « grands médias » font un tapage, vous payez pour les frais de fonctionnement de l’Élysée, mais aussi de Matignon, l'assemblée nationale, le sénat, etc.etc.

 

Ben oui, vous pensiez qu'on avait aboli la royauté, banni l'aristocratie ? Mieux qu'à cette bonne époque, vous payez pour les défraiements des privilégiés, en toute légalité, et bientôt même prélevés à la source pour ça.

 

Et croyez moi qu'ils vous mangent bien sur le dos. Ça me fatigue de le vérifier et de faire encore des comptes, mais juste pour que ce soit un peu plus édifiant pour le lecteur, cherchons un peu. Et que trouve-t-on ?

 

https://www.lesechos.fr/07/11/2017/lesechos.fr/030838978922_le-budget-de-l-elysee-va-augmenter-de-3--.htm

 

Le budget de l'Elysée a augmenté de 3% en 2017. Ça inclut les changements erratiques de vaisselle, probablement des coûts de personnel, de maintenance et restauration de ces locaux d'un autre temps, et on a déjà dit que c'était 60% qui était de ma, ta, notre, votre poche. Mais ça fait combien exactement ? 103 millions d'euros = 3,63€ par contribuable. Ah, vous le saviez ça que vous donniez presque 4€ par an à un clochard fictif de luxe ? Dont à peu près 1 centime par an au président. Oui, vous donnez 1 centime par an à Macron. A peu près la valeur de sa gouvernance, en somme, sur ce point on n'est pas complètement volés, il coûte deux fois moins cher que sa porcelaine.

 

Et des clochards, il y en a d'autres.

 

http://www.observatoiredesgaspillages.com/2011/04/combien-coute-matignon/

 

Je cite :

 

« Il est impossible de connaître les dépenses de fonctionnement de l’hôtel de Matignon car le premier ministre n’a pas de budget… »

 

Encore mieux, vous ne savez pas et ne pouvez pas savoir combien vous donnez à ce clochard là ! Vus les chiffres donnés, ça doit bien être au moins une ou deux piécettes tout de même.

 

Bon, ça pourrait être instructif, à défaut d'être enrichissant, de faire un peu le tour de ce type de dépenses, mais quand on aime on ne compte pas, alors je m'arrête là, car j'aime ma « démocratie ». Puis on a perdu que 5€ sur les APL pour le moment, alors on se dit qu'en arrêtant de payer les palais gouvernementaux, y a moyen de les récupérer en redevenant responsables, pour enfin pouvoir redonner aux vrais clochards qu'on trouve en bas de la rue, et ça c'est réconfortant quelque part. Le secret c'est de prendre exemple sur Macron : écoutez ce qu'il dit et faites comme il fait, et peut-être qu'on aura une société meilleure... mais c'est loin d'être sûr.

 

 

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13 juin 2018

Revue etc. N°39 - Propaganda, fausse démocratie, vraie médiocratie et hypothèse de l'effondrement

Les développements récents me conduisent à penser qu'il est toujours nécessaire de se pencher sur l'actualité de l'ingénierie de l'opinion et de l'agitation mentale que suscite cette tornade dans son sillage. Il s'agit de se maintenir en éveil pour se prémunir de chacun des effets délétères causés par ce qu'on appelle par exemple le « tourbillon crisique » sur dedefensa.org.

 

C'est avec les commentaires les plus succincts que je puisse donner que je me lance dans ce nouveau numéro qui récapitule les faits les plus intéressants ou édifiants que j'ai pu remarquer au cours des dernières semaines, en commençant directement par une rubrique sur l'actualité récente. Il y aura pas mal de liens dans ce numéro à cause du retard que j'ai pris dernièrement, mais j'ai l'intention à l'avenir d'essayer de faire des articles un peu plus condensés en terme de contenu, pour éviter de m'éparpiller. On verra comment ça se passera, car je ne veux pas renoncer pour autant à proposer un panel assez complet de ce qui se passe de remarquable. J'estime d'ailleurs que ce numéro est peut-être celui qui contient le plus de liens essentiels pour comprendre le monde actuel, aussi j'aurais bien du mal à en dégager de plus importants que d'autres. Je vous conseille donc plutôt de revenir épisodiquement sur cet article si vous avez besoin de retrouver et de parcourir tel ou tel lien.

 

 

Sur l'actualité récente

 

Rappelons d'abord que nous vivons dans un monde éclairé où les savants qui ont fait les découvertes les plus remarquables sont les mieux traités :

 

https://lesmoutonsenrages.fr/2011/04/09/luc-montagnier-sexile-en-chine-pour-echapper-a-la-terreur-intellectuelle/

 

Rappelons ensuite que nous vivons dans un monde aux préoccupations écologiques étendues et appliquées rationnellement et de manière efficace :

 

https://fr.sott.net/article/32475-Le-paradoxe-vert-Selon-un-nouveau-rapport-l-adoption-a-grande-echelle-des-voitures-electriques-augmentera-la-pollution-atmospherique

 

https://fr.sott.net/article/32570-Autopilote-Tesla-implique-dans-une-nouvelle-collision

 

Un monde dans lequel le racisme n'est tabou que lorsqu'il s'applique aux « minorités visibles » qui peuvent se prétendre « indigènes » dans les pays où elles émigrent :

 

https://francais.rt.com/france/50220-quand-nanterre-accueillait-conference-contre-imperialisme-gay-gauche-blanche

 

Précisons encore une fois que je n'ai aucun parti pris dans ces débats, je me borne à constater l'hypocrisie et l'hystérie qui les baignent et qui profitent en effet à certains agitateurs parfois pourtant assez isolés dans leur propre camp, mais qui trouvent toujours une audience auprès de certaines castes rendues paranoïaques par une ambiance sociale effectivement toxique, à laquelle ces discours n'arrangent rien.

 

Remarquons aussi que nous vivons dans un monde d'information libre et impartiale, comme le prouve la destruction de la neutralité du net aux USA, le pays phare d'internet :

 

https://fr.sott.net/article/32639-USA-la-neutralite-du-Net-est-officiellement-abolie

 

Je cite notamment ce passage qui me semble en effet très lucide sur la manière dont les choses se passent généralement dans ce type de cas, à notre époque de « lumières » :

 

« D'une part, on ne devrait pas voir immédiatement une suppression de la neutralité du Net. « L'Internet tel que nous le connaissons ne va pas soudainement disparaître », estime Battle for the Net. C'est également ce que pense l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU). « Le plus malin pour [les opérateurs de télécom] serait d'éliminer la neutralité du Net lentement, petit à petit, en espérant que les consommateurs ne remarquent rien et cessent de s'y intéresser », explique Chad Marlow, un représentant de l'ACLU. « À partir du 11 juin, on doit s'attendre à ce que les FAI ne fassent rien. Ensuite, après avoir laissé passer un peu de temps, ils brandiront leur inaction comme une preuve que nous avions tort de ne pas leur faire confiance », dit-il. « Et avant même qu'on ne s'en rende compte, l'Internet libre et ouvert auquel nous croyons aura disparu. »



Face à ce déferlement de libertés et d'éclairement dans le monde occidental, il est d'autant plus urgent de censurer les médias russes, pour définitivement prouver que notre société est ouverte à tous les points de vue, qu'elle n'est ps, elle, un lieu d'affrontement des propagandes contre d'autres propagandes, mais bien un univers autocentrés qui ne veut rien entendre d'autre que sa propre respiration fétide :

 

https://francais.rt.com/france/51413-allons-nous-quand-interdire-rt-assemblee-commence-examen-loi-anti-fake-news

 

De toute façon, nos politiques sont pertinentes et incontestables, et seuls les médias russes peuvent oser prétendre le contraire :

 

https://francais.rt.com/france/51238-macron-va-t-il-saccager-les-paysages-fran%C3%A7ais

 

Et ce même si les contestataires qu'ils citent sont des responsables du monde occidental lui-même, probablement intoxiqués par je ne sais quel poison neurotoxique russe affectant leur jugement.

 

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, il y a encore de l'argent à prendre... chez les pauvres :

 

https://francais.rt.com/france/50824-baisse-des-aides-sociales-le-gouvernement-lance-une-nouvelle-offensive-contre-les-plus-demunis

 

De toute façon, y en a marre des pauvres.

 

Vidéo youtube : Didier Super Marre des pauvres

 

Macron trouve d'ailleurs qu'on leur donne bien trop d'argent, qui serait sans doute mieux utilisé par des riches que par ces alcooliques dépendants au PMU.

 

https://francais.rt.com/france/51558-on-met-pognon-dingue-dans-minima-sociaux-gens-sont-quand-meme-pauvres-selon-macron

 

Le mal nommé président des riches s'apprête à sauver la nation du péril pauvre, en donnant aux riches les moyens d'éradiquer cette engeance, en les mettant au travail ou... je ne sais pas, en les laissant crever. Apprend à un pauvre à pêcher et il aura enfin son maquereau aux métaux lourds.

 

Enfin, rappelons-nous que nous vivons dans un monde parfaitement authentique où on ne peut pas manipuler l'information, en tout cas pas quand on est du bon côté des médias, cela va de soi, les autres s'étant tous enfoncés dans l'industrie des fake news.

 

https://www.les-crises.fr/lere-des-fausses-videos-commence-par-franklin-foer/

 

Il faut peut-être se demander qui va profiter à plein de ce genre de technologies coûteuses, peu accessibles à la « complosphère », à la « fachosphère » ou encore à tous ces dangereux pro-russes qui veulent la perte du nécessaire NWO à venir.

 

Mais il faut surtout, je crois, face à cette marée d'idioties toutes plus consternantes les unes que les autres, se pencher sur des textes de fond qui vont au-delà de cette industrie high-cost de l'agit-prop organisée par les médias de masse totalement incapables de se remettre en question.

 

 

Des sujets de fond pour mieux analyser la situation

 

Par quoi commencer ? Peut-être par ce « testament » de Régis Debray racontant sa propre faillite à travers celle du système de propagation des idées auquel il a longtemps fait partie :

 

https://www.lexpress.fr/culture/debray-gouverner-c-est-desormais-gerer-les-emotions-collectives_2004146.html

 

Tellement de choses sont dites ici qui me semblent essentielles que je préfère ne pas citer des passages, mais plutôt vous encourager à le lire intégralement pour introduire cette rubrique.

 

Par ailleurs, il est sans doute nécessaire de se rappeler aussi que nous vivons non pas dans une démocratie, comme nous l'explique ce long documentaire très bien fait... :

 

Vidéo youtube : Démocratie(s) ? — #DATAGUEULE

 

...mais dans la plus parfaite expression d'une médiocratie :

 

http://www.telerama.fr/idees/en-politique-comme-dans-les-entreprises-les-mediocres-ont-pris-le-pouvoir,135205.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1524467942

 

Une monde en pleine déliquescence où les idéaux élevés ont été vaincus par le mensonge et le marasme intellectuel :

 

http://lesakerfrancophone.fr/quest-il-arrive-a-loccident-dans-lequel-je-suis-ne

 

Dans lequel il n'est pas inutile de se prémunir de cette catastrophe par quelques principes intellectuels et la connaissance de certains faits qui définissent notre époque :

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/petit-guide-de-survie-204659

 

Une médiocratie où, comme on peut s'y attendre, la notion d'extrême-centre prend toute son importance, prétendant dépasser le clivage gauche-droite en le mettant de côté plutôt qu'en le résolvant :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Extr%C3%AAme_centre

 

Dans ce contexte, on se demande de quel « engagement » il est question, quand une ministre voulant la censure de certains médias et de certains propos nous propose une nouvelle loi pour la censure et la présente ainsi comme un progrès vers l'éclairement des masses bien trop abruties pour comprendre le monde par elle-même. Il faut les guider en fermant l'enclos et en guidant le bétail dans un dédale bien balisé qui interdit les opinions divergentes, le tout en prétendant que l'on élève la société. On l'élève, certes, comme un troupeau.

 

https://francais.rt.com/france/51295-contre-france-hautement-reactionnaire-francoise-nyssen-propose-medias-publics-engages

 

Cela est de toute façon la marque de fabrique de ce nous nommons si mal « démocratie », l'ingénierie du consentement :

 

https://www.les-crises.fr/video-propaganda-la-fabrique-du-consentement-par-arte/

 

Un documentaire à voir et qui récapitule bien des faits et principes énoncés depuis longtemps sur mon blog. Qui décrypte, surtout, l'histoire de la propagande dans nos sociétés occidentales.

 

Des sociétés où les médias, ceux-là mêmes qui se prétendent capables de discerner absolument le vrai du faux et de vous présenter absolument le vrai, peuvent imposer au monde entier des mensonges colossaux qui ont favorisé voire engendré les pires guerres (on pensera également aux couveuses koweïtiennes et aux armes de destruction massive de Sadam, parmi d'autres mensonges responsables de millions de morts) :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/05/limage-qui-trompe-le-monde.html

 

On pensera aussi à tout ce qui n'est pas dit, est au moins aussi odieux, mais finit par se savoir :

 

https://fr.sott.net/article/32358-L-armee-americaine-admet-qu-elle-a-secretement-disperse-des-germes-dans-239-endroits-en-Amerique-exposant-des-milliers-de-citoyens-sans-mefiance

 

Ça se passe véritablement de commentaire, non ?

 

Dans un monde aussi pourri jusqu'à la moelle, faut-il s'étonner des dérapages aux USA, plus précisément certaines fusillades qu'il faut remettre dans un contexte plus global :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/06/vous-pensez-que-cest-juste-une-question.html

 

Il y a des questions sérieuses à se poser. Par exemple sur le mirage d'une société féministe idéale :

 

https://fr.sott.net/article/32311-Cinq-mensonges-feministes-demystifies

 

Sur le miroir aux alouettes des conférences express, censées changer le monde :

 

Vidéo youtube : TEDX, BULLSHIT & DISRUPTION

 

Toutes les questions sont bonnes à se poser, même sur le vent de révolution prétendument libérateur de mai 68, qui engendra, il faut l'admettre, une société de compétition où la sexualité est plus conditionnée par la pornographie que libérée, ce qui est l'une des causes des dommages faits au tissu profond d'une société qui verse de plus en plus, avec le technologisme, lui aussi issu de mai 68 (Bill Gates, Steve Jobs et d'autres ont profité du sens du vent), vers l'isolement des individus que vers une société « ouverte » et heureuse, même si beaucoup continuent de s'illusionner sur ce fait à grands coups d'antidépresseurs.

 

https://francais.rt.com/opinions/51038-denis-tillinac-il-faut-bazarder

 

Comme on pouvait s'y attendre quand on y réfléchit, les révolutions de ce genre sont avant tout le fait d'une masse médiocre, qui a bien participé à l'avènement de la médiocratie en place.

 

Peut-être est-il bon aussi de mieux comprendre que le globalisme actuel n'est pas spécifiquement de droite, mais au contraire s'inscrit dans une dénégation et une négation du clivage qui tend nettement vers l'extrême-centre :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/06/globalisation-ou-capitalisme-financier.html

 

Il est de plus en plus urgent de comprendre et de détricoter le clivage, sans tomber dans ce piège d'une idéologie quelque par dépolitisée et technicienne, puisant ses ressources certes dans une idéologie déjà relativement ancienne, mais pour mieux la dépouiller de son sens et aller vers un monde « blanc », sans odeur, sans traditions, sans personnalité, juste peint de toutes les couleurs par la société du spectacle qui prospère dans le terreau malsain de ce globalisme déshumanisant dont j'ai déjà souvent parlé.

 

Il faut donc dépasser les croyances qui nous avaient été utiles jusqu'ici :

"En termes d'évolution de l'humain, le consensus général ne sert plus à rien »

 

http://newsnet.fr/142336

 

 

Sans quoi nous nous dirigerions immanquablement vers un effondrement de notre société, voire plus, de notre civilisation.

 

 

Effondrement ou pas effondrement ?

 

Cela aurait pu faire l'objet d'un article séparé, mais au risque d'allonger encore la liste des liens de cet article et sa longueur, je trouve que cela fait une excellente conclusion à ce numéro. La question de l'effondrement est prépondérante dans le monde actuel. Peut-être n'est-elle qu'un fantasme catastrophiste de plus, mais force est de constater que des faits objectifs indiquent le contraire.

 

Nicolas Bonnal nous offre une perspective royaliste autour de la question du déclin de notre monde occidental :

 

http://www.dedefensa.org/article/declin-aristocratique-et-corvee-democratique

 

Et nous parle de la montée de l'apocalypse dans les perceptions au sein de cette civilisation, en évoquant notamment le magnifique film Koyaanisqatsi que je ne peux que recommander :

 

http://www.dedefensa.org/article/de-thoreau-a-koyaanisqatsi-la-civilisation-comme-apocalypse

 

La première partie du film, sur youtube :

 

Vidéo youtube : Koyaanisqatsi part 1/9

 

La question de l'effondrement pose la question de ce qui se voit et ne se voit pas, de ce que l'humain est capable de voir ou d'anticiper :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/05/si-vous-ne-pouvez-pas-voir-quelque.html

 

La question de l'effondrement est sur le devant de la scène actuellement, par le fait de Laurent Obertone et son livre à venir, qui est probablement avant tout un coup médiatique et publicitaire, mais qui mérite néanmoins probablement un minimum d'attention :

 

https://aphadolie.com/2018/05/24/guerilla-et-si-cetait-demain/

 

Mais l'un des meilleurs intervenants que j'ai pu trouver sur le sujet est Cyril Dion, dont la profondeur de pensée et de compréhension de l'humain est toute autre que bien d'autres intervenants davantage bien-pensants sur le sujet. Aussi je recommande chaudement son interview dans la série « NEXT » malgré quelques poncifs sur le réchauffement que l'on continue de considérer comme la première cause potentielle de l'effondrement à venir, pourtant annoncé par certains (Pablo Servigne dont on trouve des interventions sur la même chaîne youtube et dans la même série) pour 2030 voire 2020, alors même qu'on ne voit que quelques signes avant-coureurs éventuels de ce fameux réchauffement absolument cataclysmique qu'on nous annonce. Comment quelque chose qui est à peine en train de commencer, dont on peine encore à discerner les effets concrets si toutefois ils existent, pourrait avoir déjà tué la civilisation ? Il faudrait peut-être arrêter de s'aveugler avec ça pour voir tout l'ensemble des causes déjà en cours depuis bien plus longtemps (le réchauffement est supposé s'être surtout manifesté entre 1980 et 2000) et de manière profonde – et qui peuvent effectivement causer un éventuel réchauffement problématique, en sus, mais cela reste à mes yeux à démontrer – et qui elles ont porté de véritables coups de boutoir à notre organisation sociale et même à notre capacité d'organisation sociale. Par exemple, lorsque des médias manipulent les masses sciemment avec des mensonges les détournant des choses importantes, ou que les gens sont focalisés sur des faits divers, des objets technologiques, le spectacle généralisé ou encore la vie des stars, ils ne sont plus en capacité de comprendre le monde, la politique et donc de jouer leur rôle dans ces domaines.

 

Toutefois, la préoccupation écologique de Cyril Dion est juste et basée sur compréhension profonde, en lieu et place de l'hystérie trop courante dans le milieu, ce qui est plutôt réconfortant. Il concède lui-même un point de vue intéressant, contrasté et subtil sur les éoliennes par exemple, ainsi que sur l'hypothèse de l'effondrement, mais je vous laisse découvrir cela dans la vidéo.

 

Vidéo youtube : [ NEXT ] S01 E10 - CYRIL DION : « L'EFFONDREMENT EST DEJA LA »

 

Et pour un finir avec un autre « collapsologue » sur une note plus positive, un texte de Dmitry Orlov en guise de conclusion. Bonne lecture à vous.

 

http://www.dedefensa.org/article/embrassez-vousparmillions

 

 

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09 juin 2018

La démarche de curiosité - 7 - Connaissance de soi, de l'humain et du vivant

La connaissance de ce que l'on est n'est-elle pas le point primordial de toute démarche authentiquement spirituelle ? L'homme examine le cosmos, analyse les composants les plus minuscules de la matière, et cela résume à peu près notre science fondamentale moderne. Tout le champ de la connaissance de l'humain est largement abandonné aux domaines de l'ésotérisme et des sciences dites molles, ou encore des sciences humaines, dont certains vont jusqu’à contester jusqu'au statut de science. L'archéologie procède selon un empirisme souvent discutable, quoique moins souvent contesté par les scientifiques eux-mêmes – il y a une limite qu'ils s'imposent dans l'auto-critique ou dans celle de leurs confrères – que par d'autres genres de chercheurs, davantage conscients des limites de la démarche.

 

Il est vrai que la connaissance de l'humain par lui-même s'avère difficile. Une entité vivante peut-elle se connaître et jusqu'à quel point ? Peut-être notre approche matérialiste nous ralentit-elle, ou nous aide-t-elle vraiment dans cette démarche ? Difficile à dire, en tout cas dans ce numéro, je proposerai quelques liens qui sont autant de pistes pour appréhender l'humain, son histoire, ses spécificités. Rien d'exhaustif, comme d'habitude je suis plutôt à picorer ici et là des éléments de réflexions pouvant parfois se compléter, et compléter une réflexion déjà pré-existante, et c'est dans cette démarche que je vous propose de m'accompagner.

 

Commençons par cette info qui approfondit notre connaissance de l'ADN, molécule clef, comme chacun sait, du vivant dans son ensemble. Ici, l'on voit que l'ADN est bien plus complexe que le schéma que l'on a l'habitude de s'en faire, et c'est sans mentionner le fait que, contrairement à ce que l'on a tendance à penser, les gènes ont tendance à évoluer bien plus qu'on ne le croit, même au cours de la vie d'une seule entité vivante. Malheureusement j'ai égaré le lien que j'avais trouvé sur cet autre sujet, mais j'essaierai de le retrouver pour un prochain article.

 

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/genetique-adn-nouvelle-forme-decouverte-cellules-humaines-71032/

 

Cet autre article nous montre par ailleurs que l'évolution génétique est peu prédictible, car elle peut suivre différents chemins et donc différentes stratégies, pour parvenir à un objectif identique et donc un résultat similaire.

 

https://www.science-et-vie.com/nature-et-enviro/c-est-confirme-l-evolution-des-especes-ne-peut-etre-predite-7213

 

Ce qui est valable pour des oiseaux l'étant sûrement pour l'humain à un certain degré, il peut être intéressant de se demander pourquoi certaines espèces humaines n'ont pas forcément trouvé un chemin adaptatif pour survivre à des conditions changeantes, je pense bien sûr à Néandertal et d'autres branches disparues. Et par la même occasion, pourquoi la nôtre a su trouver un chemin, ce qui ne garantit pas pour autant qu'elle saura toujours trouver une voie pour des modifications de conditions futures, surtout si ces changements sont soudains. Enfin on peut aussi se demander s'il serait possible, et par quels moyens, d'influer sur des évolutions positives du génome, ce qui ouvre bien entendu sur le terrible gouffre de l'eugénisme qui, n'allons pas s'aveugler à ce sujet, est loin d'être derrière nous. La science de la génétique actuelle a un fort potentiel de déboucher de nouveaux sur des dilemmes dangereux, et ce sans mentionner qu'il pourrait exister d'autres voies que la manipulation génétique par la seule technique... Je veux bien sûr parler d'hypothétiques techniques spirituelles qui ont déjà fait parler d'elles, et qui sont rarement convaincantes. Une simple recherche google ouvre sur toutes sortes de sites de pseudo-science, new age et autres qui récupèrent des découvertes ou des discours scientifiques pour les recycler à leur manière.

 

https://www.google.com/search?q=modifier+g%C3%A8nes+par+l%27esprit&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b

 

Est-ce que cette piste offre un quelconque intérêt, est-ce que, quelque part sur l'un de ces sites douteux se cache une méthode authentique est difficile à dire et en tout cas improbable, mais pas impossible. Ce qui est probable en revanche est que ce genre de chimère égare beaucoup de gens sincères et bien intentionnés, malheureusement, et c'est pourquoi je ne reprends aucun de ces liens ici.

 

A propos de l'esprit humain, une « découverte » récente qui ne fait que confirmer l'intuition d'auteurs, de chercheurs, de philosophes ou encore de moins et autres spiritualistes parfois très anciens :

 

http://sciencepost.fr/2018/01/cerveaux-humains-connectes-via-genre-de-wi-fi/

 

Cette histoire de « wi fi » (on utilise les comparaisons qui parlent, en fonction de l'époque) rappelle les notions de noosphère (que Werber emprunta notamment à Teilhard de Chardin) d'annales akashiques chères à l'occultisme, ou même aux champs morphiques ou morphogénétiques de Sheldrake. Et pourquoi pas aussi l'inconscient collectif jungien.

 

Toutefois, ici, il est essentiellement question de communication et pas tellement d'un réservoir de connaissance. Ce serait donc une piste d'explication pour certaines formes de télépathie par exemple. Mais dans le fond, ce dont on nous parle ici est d'un reliquat instinctif chez l'homme, dont l'existence est manifeste chez la plupart des espèces animales, qui sont bien obligées de se baser sur des signes non-verbaux subtils, étant donnés leurs modes de communication. Donc pour moi surtout une confirmation de l'existence de choses utilisées par exemple dans le chamanisme, où l'instinct et les perceptions non-verbales, quasi-animales, sont très importantes.

 

Un rappel de la notion de noosphère, qui joue également un rôle dans ces domaines.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Noosph%C3%A8re

 

Quant aux champs morphiques de Sheldrake, il faut mentionner que, justement, ils pourraient jouer un rôle sur l'évolution génétique des espèces, d'où l'autre nom de champ morphogénétique :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Champ_morphog%C3%A9n%C3%A9tique

 

Bien sûr Wikipédia, toujours en bon site gardien du connu, classe cela dans la croyance et la pseudo-science, mais ce sera inévitablement le lot de toute démarche scientifique débordant du paradigme actuel à base d'expériences reproductibles et de réfutabilité. On sait ce que je pense des limites de la chose, soit. Aussi j'en profite pour fournir quelques autres liens pour ceux qui ne connaissent pas et voudraient approfondir :

 

http://www.unisson06.org/dossiers/science/sheldrake_champs-morphiques.htm

 

https://lesbrindherbes.org/2015/03/07/voir-le-monde-autrement-les-champs-morphogenetiques-de-r-sheldrake/

 

Vidéo youtube : Dr Rupert Sheldrake - Résonance morphique et les champs d'organisation du corps et de l'esprit

 

 

L'esprit critique est bien sûr toujours de mise, autant en ce qui concerne les approches novatrices et non validées qu'en ce qui concerne les démarches certes éprouvées, mais qui veulent décapiter toutes les approches novatrices avant qu'elles aient une chance d'être, justement, validées. Méfiance donc avec ceux qui agitent perpétuellement le chiffon rouge « pseudo-science » avec tout ce qui n'a pas encore eu sa chance de prouver sa valeur et son intérêt (et si je ne me gêne pas pour l'utiliser avec le new age en général, c'est justement parce que tout ce qui en ressort a largement eu le temps de démontrer son ineptie, dans l'immense majorité des cas, puisqu'il ne s'agit là que de recycler des démarches souvent plus anciennes et plus profondes, de les amalgamer et d'en faire n'importe quoi).

 

 

Mais j'ai encore pas mal de liens à partager, aussi je saute à la suite sans plus attendre, avec cette émission que j'ai trouvé très intéressante sur les hystéries collectives, ici souvent connotées religieusement :

 

https://www.franceculture.fr/histoire/folie-dansante-fous-rires-possession-nonnes-histoires-hysterie-collective

 

Je ne commente pas particulièrement, mais je pense que c'est intéressant de prendre connaissance de ce genre de sujet, dans la thématique que je propose sur la connaissance de l'humain, mais aussi dans le contexte historique actuel qui propose son lot d'un autre genre d'hystéries collectives, propres à l'époque. Par ailleurs le lien est assez touffu avec pas moins de trois émissions sur des sujets connexes.

 

 

Après l'hystérie, la notion d'errance mentale liée à la créativité.

 

https://fr.sott.net/article/32045-L-errance-mentale-stimulet-elle-la-creativite

 

On peut débattre de la pertinence de l'expression « errance mentale » pour parler d'un état de rêverie, c'est à dire le fait de se laisser à l'onirisme et à des états que l'on pourrait qualifier d'hypnagogiques.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_hypnagogique

 

Il me semble tout à fait évident que ce type d'altération de l'état mental favorise la créativité, et cela est attesté autant par ma propre expérience d'écrivain que par l'histoire de l'art elle-même. L'article donne quelques exemples mais on pourrait parler de Mozart, Wagner et bien d'autres, qui créaient suite à des rêves. Certains vont jusqu'à évoquer la possibilité que les artistes puissent, dans leur ensemble, être des sortes de « sujets psi » :

 

http://www.leslecturesdeflorinette.fr/article-d-ou-vient-l-inspiration-creative-des-artistes-114752314.html

 

Sans m'étaler sur ma propre expérience, il m'apparaît clairement que sur au moins une partie de mon travail, mon esprit est connecté à une sorte d'ailleurs, ou encore d'un « autre ici » qui est hors de ma réalité ordinaire. La pratique artistique, quelle qu'elle soit à mon avis (je pratique aussi le dessin, entre autres) modifie l'état de la conscience d'une manière indubitable pour l'artiste attentif, en nous rapprochant en effet d'un état hypnagogique. J'ai notamment remarqué dernièrement que je me mettais à bâiller compulsivement quand je me pose pour écrire, plus particulièrement lorsqu'il s'agit de travaux ou explorations littéraires.

 

 

Sur une note totalement différente, l'humain c'est aussi l'être en prise aux idées et donc aux idéaux et aux utopies. Je profite donc de ce numéro pour mentionner ce très bon article sur la cité d'Auroville, en Inde :

 

http://www.dedefensa.org/article/utopie-3-auroville-cite-utopique-en-devenir

 

Auroville, utopie par excellence qui en dit long sur les aspirations spirituelles de l'humain, et parfois sur ses écueils. En effet, l'histoire de la ville est traversée de problèmes divers, mais il n'empêche qu'elle est toujours là, avec 2300 habitants...

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auroville

 

 

Enfin je voudrais terminer ce numéro par une série de liens se rapportant davantage à l'archéologie.

 

Tout d'abord, cet article m'avait interpellé car il me rappelait mes explorations passées, en France mais surtout dans ma région, à découvrir et expérimenter à ma façon (chamanique et druidique) des sites anciens :

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/saint-etienne-mystere-monts-du-pilat-1460347.html

 

J'avais, à cette époque, eu la très forte intuition qu'un site trouvé dans le Pilat, faisait partie d'une sorte de réseau de sites. Sans m'étendre sur le sujet, j'avais, je pense, d'excellentes raisons de penser cela, même si je n'ai pas creusé plus cela. Cette découverte ravive ce souvenir, même si le site dont il est question ici ne se trouve pas tout à fait dans la même zone du massif du Pilat. Cela me redonne en tout cas envie de me ré-intéresser à ce sujet, même si mes moyens sont très limités (pas de voiture pour aller à la rencontre des sites). Je vous tiendrai au courant si une opportunité se présente d'aller faire des photos et essayer d'établir quelques relations.

 

Sur un sujet connexe, à propos d'anciens lieux et de tunnels méconnus. La vidéo n'est pas à prendre trop au pied de la lettre à certains moments, mais le sujet demeure intriguant :

 

Vidéo youtube : La France des Mystères *** Tunnels et Lieux interdits

 

 

Sur le même thème, et tout aussi intriguant :

 

https://fr.sott.net/article/32093-Mondes-inconnus-Histoires-de-mysterieuses-civilisations-souterraines

 

 

Quelques nouvelles archéologiques en vrac, parlant notamment de l'hypothèse d'une race de géants humains qui fait beaucoup parler, depuis les débuts d'internet :

 

https://fr.sott.net/article/32335-L-idole-de-Shigir-est-deux-fois-plus-vieille-que-les-pyramides

 

https://fr.sott.net/article/32098-Des-outils-en-os-vieux-de-115-000-ans-decouverts-en-Chine

 

https://fr.sott.net/article/32173-Des-preuves-attestent-qu-une-race-d-humains-geants-a-arpente-la-Terre

 

https://fr.sott.net/article/32557-La-realite-des-squelettes-humanoides-geants-et-la-suppression-de-l-histoire

 

Je ne me prononce pas sur ces sujets. Je mentionne seulement que la majorité des photos sur ce sujet sont des fakes avérés, y compris dans l'un des liens proposés ici. Cela ne signifie pas pour autant que tout ce qui est dit là-dessus n'est pas à prendre en compte, ni qu'il n'existe des indices relativement probants, ou en tout cas troublants, sur ce genre d'histoire. A prendre avec des pincettes, mais à ne pas jeter avec l'eau du bain.

 

 

Enfin, je termine sur un dernier lien dont on pensera ce qu'on veut, mais qui a le mérite de proposer quelques idées de lectures souvent importantes et intéressantes pour conclure ce numéro :

 

https://fr.sott.net/article/31990-15-livres-essentiels-que-Jordan-Peterson-conseille-a-lire-aux-gens-intelligents

 

En effet, que serait l'humain sans l'écriture et la lecture ? C'est bien là l'un des premiers outils qui l'aident, précisément, à se connaître, et ainsi la boucle est bouclée avec mon exploration du jour que je l'espère, vous aurez appréciée. Je n'ai aucune conclusion à proposer, aussi je préfère laisser place, comme toujours, à la réflexion, au doute, à l'esprit critique et à l'émerveillement.

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