L'Oeil du Selen

11 septembre 2019

La démarche de curiosité - Bonus

 

 

En ce 11 septembre, date anniversaire symboliquement marquante dans notre société, et de mon blog, je voudrais en profiter pour proposer un court bonus de ma série sur la démarche de curiosité.

 

Connerie et intuition. Non, ce n'est pas la même chose, mais ce sont deux choses que nous pouvons expérimenter.

 

J'ai déniché totalement par hasard cette chaîne youtube sur l'intuition en tombant sur une conférence de Jérémy Narby :

 

https://www.youtube.com/user/IRISintuitionC/videos

 

C'est pourquoi je la propose comme outil d'investigation possible et parmi d'autres de la question, avec un petit bémol, car certains propos tenus dans certaines vidéos sont à prendre avec précaution, même si le ton est globalement raisonné et prudent. On y trouve quelques allégations assez classiques sur des études qui ont pourtant été démontrées fausses, mais à part ça, l'ensemble du contenu m'a paru suffisamment intéressant pour mériter l'attention.

 

Et sur la connerie ? Et bien il y a cette émission de la télé suisse, qui a le mérite de faire le lien avec la notion de biais cognitifs, ainsi que de nous inciter à la modestie :

 

Vidéo youtube : Dans la tête d'un con

 

 

Et pour terminer ce bonus, un Tedx en anglais qui complète ma rubrique sur le monde végétal, avec une démonstration étonnante que certaines plantes sont capables de compter (voir aussi la conférence de Narby sur la chaîne Iris, sur ce point précis) :

 

Vidéo youtube : Electrical experiments with plants that count and communicate | Greg Gage

 

 

En espérant toujours que vous y trouverez le même intérêt que j'ai pu y trouver, je vous dis à une prochaine fois.

 

 

Posté par Seilenos à 13:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


09 septembre 2019

La démarche de curiosité 13 - sciences, psychologie, monde végétal et autres

 

Une nouvelle série de partages un peu en vrac, touchant aux diverses thématiques du blog, puis je tâcherai d'apporter un contenu plus structuré dans mes prochains articles. Mais cette série sur la démarche de curiosité est toujours l'occasion de partager des choses qu'on ne voit pas forcément partout, donc allons-y.

 

 

Monde végétal

 

Il a souvent été question des arbres sur ce blog, et voilà que les recherches dans ce domaine continuent leurs percées passionnantes :

 

https://fr.sott.net/article/34329-Des-scientifiques-cartographient-les-relations-symbiotiques-entre-les-arbres-et-les-microbes-a-l-echelle-planetaire

 

Par ailleurs, et je crois que j'en avais déjà parlé il y a plusieurs années, mais ce rappel n'est pas inutile, les plantes réagissent à la musique, et d'une manière bien plus spectaculaire que ce que l'on peut croire. Il est question ici des "protéodies" :

 

Vidéo Dailymotion : La musique et les Plantes

 

 

Notons que cette découverte scientifique s'accorde parfaitement avec la notion d'"Icaros" des chamans amazoniens. J'en ai également déjà parlé, donc si ça vous intéresse, recherche sur le blog, ou sur google avec "icaros chamanisme".

 

 

 

Sciences

 

Commençons par cette vidéo qui nous explique qu'une proportion non négligeable des études scientifiques sont invalides :

 

Vidéo youtube : Est-ce que la plupart des recherches publiés sont fausses ?

 

Malgré le titre, la vidéo est en anglais, et il n'y a même pas de sous-titres français (la nouvelle mode pour attirer des vues plus facilement est de poster en changeant le titre), mais pour l'essentiel, on comprend que, par des mécanismes dont j'ai déjà parlé sur ce blog (et aussi d'autres), selon les critères ou le contexte considéré, on trouve qu'un bon tiers des études ne sont pas vérifiables, reproduisibles ou valides, en tous les cas contreviennent aux principes orthodoxes de la science et de ses publications. Voilà de quoi se méfier légitimement des études les plus loufoques relayées par les journaux, et qui tombent souvent sous le coup de ce constat.

 

 

Mais ne désespérons pas, le savoir progresse malgré tout. Ainsi je vous avais parlé de cette découverte, datant de 2018, d'un organe du corps humain appelé interstitium, et qui pouvait participer à expliquer l'efficacité de l'acupuncture.

 

http://www.doctissimo.fr/sante/news/insterstitium-nouvel-organe-corps-humain

 

Et bien en voilà un autre, lié à la peau et à la sensation de douleur :

 

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/un-nouvel-organe-sensible-a-la-douleur-decouvert-par-des-chercheurs_136869

 

A noter que cet article mentionne encore un troisième organe découvert récemment, le mésentère, découvert en 2017 :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9sent%C3%A8re

 

 

Donc depuis deux ans, les découvertes pleuvent dans le milieu médical, qui mettent à mal certaines certitudes longuement établies concernant le corps, et qui pourraient contribuer à fournir des explications dans le domaine des troubles digestifs (qui touchent presque la moitié de la population occidentale), ou encore de la sensibilité à la douleur ou de certaines maladies de peau, qui là aussi concernent énormément de gens.

 

A noter aussi cette découverte un peu curieuse, sur la lune :

 

https://www.numerama.com/sciences/544907-un-gel-a-leclat-mysterieux-a-ete-trouve-sur-la-face-cachee-de-la-lune.html

 

 

 

Psychologie

 

J'ai récemment parlé du MBTI tiré des travaux de Myers-Briggs, chercheuse proche de C.G.Jung. Je suis tombé un peu par hasard sur une intéressante vidéo concernant l'introversion, et plus particulièrement sur le profil INFP, ici illustré à travers Doc Gynéco :

 

Vidéo youtube : LES INTROVERTIS : le cas Doc Gyneco | Profil MBTI INFP

 

 

Je suis aussi tombé sur ce schéma des biais cognitifs :

 

https://inertian.wixsite.com/codexbiais

 

Un travail de synthèse très intéressant. Vous pouvez cliquer sur les différentes régions du schéma et sur chaque biais, amenant une définition du biais, avec parfois quelques exemples, et toujours au moins un lien pour étayer. J'estime qu'aucun travail de pensée critique intègre ne peut être mené sans une connaissance de nos biais, donc je recommande fortement d'au moins picorer un peu. Pour ma part, j'ai pris le temps de tout regarder, et il y a aussi un équivalent téléchargeable en PDF. Beaucoup de choses déjà connues pour ceux qui se sont penchés sur le sujet, et beaucoup de choses à découvrir.

 

Aussi, toujours bon à rappeler pour éviter les conditionnements néfastes, comment la pub nous manipule. Article trouvé sur un site sur la publicité (et pro pub, titre sans équivoque), qui peut servir de ressources sur ce sujet :

 

https://www.vivelapub.fr/comment-la-publicite-vous-manipule-les-6-principes-de-cialdini-illustres-en-6-publicites/

 

 

 

Divers

 

Un fait inquiétant, au sortir de l'été de notre époque techno-dépendante :

 

https://fr.sott.net/article/34243-De-plus-en-plus-d-enfants-perdus-sur-les-plages-a-cause-des-parents-qui-ont-le-nez-colle-sur-leur-telephone-portable

 

Maintenant on sait que les smartphones peuvent avoir pour utilité non seulement d'égarer mentalement une génération cybernétique, mais même carrément de les perdre au sens propre. Manque plus que l'appli pour les retrouver...

 

Une hypothèse inquiétante qui fait surface, et qui n'est même pas surprenante si elle se vérifie :

 

https://francais.rt.com/international/64009-armee-americaine-est-elle-responsable-propagation-maladie-lyme-video

 

Bien sûr, ça mérite recul critique, mais on sait que ce ne serait pas une première dans le domaine...

 

 

 

Ufologie

 

Juste pour compléter mon précédent article de la série, quelques liens supplémentaires.

 

Le blog Spirogire, de Philippe Huleux, et sa chaîne youtube, déjà présentée, mais qui avait subi pas mal de censure et s'est de nouveau étoffée ces dernières années, avec des ressources vidéo sur les OVNI, le paranormal, etc. :

 

http://spirogire.blogspot.com/

 

https://www.youtube.com/channel/UCVGKgW14dvZwnsI6Gqb3EGw

 

Sur son blog, je souligne par exemple cette interview de Jacques Vallée :

 

http://spirogire.blogspot.com/2014/05/interview-de-jacques-vallee.html

 

Et un autre lien, avec ce PDF d'un livre de Claude Lavat sur l'hypothèse extra-terrestre (ou HET) :

 

http://ekladata.com/5TkJO1M5e-zW51vCB4oqpeY4Ah4/OVNI-L-HYPOTHESE-GENERALISEE-CLAUDE-LAVAT.pdf

 

Une hypothèse que je ne partage pas, ou qui, tout du moins, ne me semble pas rendre compte à elle seule de la totalité du phénomène, mais c'est toujours bon de se cultiver un peu avec ce qui est disponible sous la main sur internet. Je ne l'ai pas encore lu, mais ça vaut le coup de partager quoiqu'il en soit.

 

 

Réflexions de fond

 

Je termine comme souvent avec des réflexions plus conséquentes sur divers sujets. D'abord Michéa sur le libéralisme et la démocratie :

 

https://www.les-crises.fr/jean-claude-michea-il-nexiste-pas-de-lien-philosophique-indissoluble-entre-le-liberalisme-politique-et-la-democratie/

 

Parmi beaucoup d'autres réflexions de Michéa sur le même site, vous pouvez chercher dans ce tag :

 

https://www.les-crises.fr/mot-cle/jean-claude-michea/

 

Un autre article de Bonnal, qui m'a d'autant plus intéressé que je fais de nouveau des recherches sur l'urbanisme, dernièrement :

 

https://www.dedefensa.org/article/architecture-illuminee-et-mondialisation

 

 

Enfin, un film déjà présenté sur ce blog, mais comme ce genre de film est précieux et peut disparaître et réapparaître sur différents sites, je ne rate pas cette occasion de le représenter, d'autant que les réflexions qu'il propose seront pour longtemps d'actualité, et qu'il est toujours utile de se les remettre en tête :

 

Vidéo youtube : La Société Du Spectacle (complet)

 

 

C'est tout pour cette fois, merci de votre attention, et à bientôt.

 

Posté par Seilenos à 15:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 septembre 2019

Une vocation ratée

 

Derrière ce titre négatif et quelque peu « choc » se cache une réflexion plus enthousiaste qu'on ne pourrait croire, avec même quelques accents euphoriques, si ça se trouve, perdus dans une tonalité quelque peu mélancolique.

 

Il est question de ma vocation d'écrivain, et il s'agit donc nécessairement d'une exploration personnelle, mais s'il vous plaît, ne partez pas tout de suite.

 

Ce texte présent a, je crois, une raison d'être toute particulière sur ce blog où d'habitude je m'efforce de ne pas trop m'épancher personnellement, et je pense qu'il éclairera, mieux que la plupart de mes autres articles, les raisons de mes vagues à l'âme, de mes errements au fil de certains articles de ces derniers mois. En effet, j'ai bien remarqué que j'avais eu tendance à glisser vers ce que je ne voulais pas faire : des « moi je », des textes plus subjectifs, plus relâchés, plus sur l'humeur du moment, avec plus de vulgarité que de coutume, et j'ai été le premier à m'en agacer.

 

J'ai fini par mettre le doigt sur la raison fondamentale, qui me travaillait déjà depuis quelques années, sans que j'ose la partager, justement par crainte de m'exposer et de laver mon linge sale en public. Je crois que le temps est venu, car cela permettra en même temps d'expliquer mieux la nouvelle tournure du blog, en même temps que l'allure qu'il avait jusqu'à présent. Et par la même occasion, d'un peu mieux présenter son auteur.

 

 

Une vocation

 

La vocation artistique naît peut-être en même temps que la personne qui la porte. On dit que les vocations artistiques et mystiques se trouvent plus généralement chez des personnes ayant eu un vécu difficile, obligées de développer des ressources originales, et dont la sensibilité exacerbée par ces expériences les a contraints à sublimer tout cela dans leur pratique.

 

Mais comment sait-on si ces personnes ne sont pas nées comme ça, et que ce n'est pas leur vocation qui a participé à provoquer un vécu difficile, qui n'aura fait qu'exacerber leur tendance ? Comment peut-on affirmer qu'il n'y a pas là une certaine composante, de l'ordre de la destinée, qui les guide vers leur vocation innée ?

 

Au début, je voulais faire du dessin, et j'étais plutôt doué pour cela, bien que lent (faire un dessin me prend plus de temps que d'écrire un article de 10 ou 20 pages). Ma facilité à l'écriture, mon imaginaire, et le fait qu'en un chapitre, j'ai découvert que je pouvais faire 10 peintures en quelques pages, m'a rapidement convaincu que là était ma véritable vocation (on n'a pas de doute, quand on possède une telle chose), et cela a commencé au début de mon adolescence. Depuis cette période, en une trentaine d'année, j'ai du écrire, disons à la louche, une douzaine de romans et probablement une ou deux centaines d'autres textes courts. Une production donc assez conséquente, qui n'a quasiment mené à aucune publication. Un livre de « longues nouvelles » auto-publié, des parutions dans des fanzines, quelques propositions d'édition déclinées par moi, parce que je ne voulais pas d'une reconnaissance frelatée à partir de textes que je trouvais tout juste corrects. Je voulais entrer par la grande porte, orgueil grandiose d'un ego mal éduqué.

 

Quantité n'est pas qualité. Kafka, à qui je ne me compare pas en terme de talent, mais qui était lui aussi bien dérangé par une éducation que l'on qualifiera diplomatiquement de contestable, ne voulait pas que l'essentiel de son travail soit publié. Heureusement, il l'a été quand même. Trois romans dont aucun n'est achevé, mais qui sont tous formidablement aboutis, contre mes centaines de textes, pour l'essentiel terminés, mais à mes yeux non aboutis.

 

J'ai pourtant eu des retours positifs, voire admiratifs, mais cela n'a jamais suffi à me convaincre. Non seulement cela, mais je pense que ces avis sont juste gentils. Je vois bien que mes textes sont à mille lieues de ce que je voudrais qu'ils soient. Certains ne me déplaisent pas, mais comme certains de mes articles ici, ils ne font qu'exposer ma névrose et ma médiocrité. Et quand on a l'ambition de lutter contre la médiocrité dans la société de son époque, on ne saurait trouver cela acceptable, et encore moins que « acceptable » soit une appréciation suffisante pour mériter une quelconque publication. Les librairies sont déjà saturées de publications médiocres, insuffisantes mais « acceptables » car elles rapportent du fric à quelqu'un. Voilà. Je n'écris pas pour me nourrir, mais pour apporter quelque chose au monde. Si je juge qu'aucun de mes écrits n'accède à ce statut, et bien aucun ne sera publié massivement.

 

Je pense être un écrivain assez moyen. Mais qu'importe, je n'écris pas cet article pour me juger, me flageller ou m'apitoyer. Au contraire, avoir conscience de cela peut être un moteur. On peut toujours s'améliorer avec des efforts, et il est vrai que je me suis longtemps reposé sur ma facilité initiale à l'écriture, comme j'ai fait pour beaucoup de choses dans toute ma vie de « surdoué » à tendance paresseuse, un peu trop sûr de lui et en même temps avec une estime personnelle abîmée.

 

Mon blog a constitué, très souvent, une sorte d'ersatz, de solution secondaire, voire de défouloir. Ainsi, si je ne parviens pas à organiser mes idées au sein d'un chef d’œuvre, et bien je peux au moins les distribuer en vrac à travers un blog. Une vision du monde modulable, en kit, qui m'engage sans m'engager, me permet d'écrire tout en me permettant de me détourner d'une vocation jusque là trop exigeante pour moi.

 

Du coup, chaque constat sur l'homme ou sur la société peut devenir l'objet d'un article. En l'étayant par des sources, on peut même lui donner plus de substance. L'avantage est que cela pousse à se cultiver, parfois à nuancer le constat initial pour accéder à une vision plus juste et plus profonde. L'inconvénient est qu'on intègre pas l'idée dans une œuvre : on la livre toute crue, plus ou moins sans forme, et le sens ne s'acquiert qu'au fil des différents articles qui agencent les idées entre elles. Comme les chapitres d'un roman, en fait, mais sans faire l'effort de création de personnages, de contexte, d'intrigue, etc. La réalité est une matière première suffisante pour un tel blog, mais elle n'encourage pas le développement de l'imaginaire.

 

Et dans ces constats que j'étale, j'étale aussi mes états d'âme. Personnellement, je trouve cela détestable. Ce n'est pas ce que j'avais en tête au départ avec ce blog, où je crois que je voulais surtout faire part de mes prises de conscience par rapport à la société humaine, ou encore, de ce que je savais déjà depuis longtemps sur celle-ci, mais sans parvenir à le partager : nourrir autrui de mon savoir, d'une perception que j'estimais suffisamment décalée pour être partagée. Je n'ai pas vraiment changé sur ce point, même si je trouve que parfois, mes articles ont tendance à tirer vers la médiocrité que je souhaite éviter.

 

Ainsi, livrer des choses en vrac est bien gentil, mais ça ne demande pas beaucoup de travail ni de réflexion, et le résultat décousu n'aide pas vraiment qui que ce soit à faire le tri, même si j'essaye toujours de baliser un peu le terrain.

 

Livrer mes humeurs ou mes opinions personnelles est du même registre : finalement, je crois qu'on s'en fout de ce que je pense. Même moi je m'en fous, je n'y suis pas attaché. Mais parfois je ressens la pulsion de le faire, comme une sorte d'obsession, quelque chose que je dois sortir de moi, quelque chose que je ne peux pas dire facilement autour de moi, alors qu'il faut que je le dise à quelqu'un.

 

Une solution serait de davantage différencier mon travail d'écrivain et mon travail de blogueur, pour mieux identifier les deux

 

Une autre solution serait de faire de donner à ce blog une identité un peu plus littéraire et philosophique, et un peu moins scientifique. Déjà parce que les éternels débats sur ces sujets m'ont vraiment usé et lassé mentalement. Et aussi parce que, bien que j'ai une attirance pour la démarche scientifique, je ne suis sans doute pas assez compétent dans ce domaine pour que mes apports soient significatifs en une quelconque manière. J'ai fini par me trouver aussi bête que tous ceux que j'ai critiqués, que ce soient les obtus, les ignorants qui s'épanchent, les convaincus, les crédules, les moralisateurs, les faux-sceptiques, les vrais conspis, etc. Je suis tombé dans les mêmes pièges qu'eux à différents moments, et je parie que je vais recommencer pas mal de fois avant d'apprendre la leçon, alors je me prépare déjà un bon stock d'indulgence, pour moi comme pour eux.

 

Mais surtout, à vouloir toucher à trop de choses qui avaient le potentiel, par exemple, d'alimenter des récits de SF, de dystopie ou autres, j'ai fini vers glisser vers une sorte particulière d'idéologisme qui est à mon avis néfaste à un écrivain. L'artiste a un message à passer, il peut être engagé, politisé même, selon son choix, mais un écrivain enfermé dans un idéologisme ne sera jamais vraiment bon, du moins à mon goût. Je crois plutôt aux vertus d'une certaine neutralité, qui aide à rendre une idée finalement plus convaincante, parce qu'elle ne s'est pas affranchie des nuances ni des contradictions.

 

Mais peu importent toutes ces considérations, finalement. Ce que je veux dire, c'est que je retrouve le chemin d'une écriture plus exigeante, plus mature (je l'espère), et l'important n'est pas de savoir si elle sera publiée ou publiable ou non (j'estime que ça a de toute façon assez peu de valeur, comme critère, dans le monde actuel où tout se noie dans l'insignifiance). L'important c'est que le virage que je suis en train de prendre pourrait faire de moi une personne meilleure, plus accomplie, plus forte et surtout plus humble. La « réussite » n'est pas un objectif que je quête dans cette société donnée. S'accomplir au sein de celle-ci me semble un objectif moins susceptible de détournements et de déviations, et déjà un sacré défi, lorsqu'il s'agirait par exemple de la dépeindre avec pertinence dans un texte digne de ce nom.

 

Donc, je confirme ici mon intention de faire prendre un virage au blog, qui ira vers des explorations plus philosophiques, plus artistiques, avec sans doute la dose habituelle de mysticisme et de métaphysique, et moins politiques ou scientifiques, même si ces composantes continueront forcément d'exister. Je crois que tout ce qui concerne les affaires courantes du monde ordinaire est à tenir à distance désormais, tant l'agitation emporte les esprits, tant le tourbillon vous attire vers le centre, vous avilit et vous empêche d'avoir le recul nécessaire pour exercer lucidité, esprit critique et sagesse.

 

Peut-être poursuivrai-je, éventuellement, cette réflexion, mais à l'heure actuelle je pense qu'elle se suffit à elle-même, donc je vous dis à une prochaine.

 

 

NB : encore un article à venir sur la démarche de curiosité, pour je ne sais pas quand.

 

 

Posté par Seilenos à 14:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 août 2019

Hédonisme versus sacrifice

 

Dans mes articles sur le militantisme, j'avais développé l'idée que cette attitude est néfaste à l'esprit, même si elle peut sembler être nécessaire à la société. Mon idée en définitive est que chacun choisit en son âme et conscience, trouve sa place naturellement, et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Comme l'apprend le bouddhisme « tout est parfait ».

 

Cependant, je voudrais développer un peu mon idée.

 

Certains asticoteurs pourraient objecter que c'est une conception paresseuse, fataliste, voire coupable. Je ne me reconnais pas dans une vision fataliste de la vie. J'ai toujours agi quand je le pouvais pour ce qui me semblait juste et il m'est arrivé de prendre certains risques et initiatives. De constater en revanche la passivité et la lâcheté ordinaire de l'homme qui me touche aussi très souvent.

 

Un piège dans lequel je ne veux plus tomber (cf mon dernier billet d'humeur) c'est de glisser dans des postures moralistes. Ceux qui le font me dégoûtent profondément, et il me semble que nul n'est en droit d'imposer des jugements lapidaires et arbitraires sur l'attitude d'autrui, qui est toujours régie par des motifs plus ou moins conscients dont nous n'avons pas idée – nous pouvons supputer, mais n'enfermons pas les autres dans nos diagnostics, s'il vous plaît, nous n'aimerions pas qu'ils en fassent de même avec nous. Ces motifs peuvent être louables ou non, toujours est-il qu'ils correspondent avec une économie psychologique qui leur est propre, sur laquelle tout jugement sera soit stérile soit néfaste à la personne, parce que, tant qu'une solution réelle n'est pas trouvée pour réagencer cette économie, l'inertie ramènera la personne à son point de départ une fois qu'elle aurait tenté d'y échapper (pour se conformer à notre jugement, y réagir, etc.).

 

Comme je l'ai déjà dit, certaines personnes trouvent naturellement à se positionner dans une attitude sacrificielle. Je pense aux gilets jaunes qui ont bien ramassé depuis 9 mois, par exemple, et dont aujourd'hui, certains payent le prix à mon avis injuste de leurs engagements légitimes. Injuste, mais prévisible.

 

https://francais.rt.com/france/64926-gilet-jaune-averti-par-secu-adminitre-page-facebook-arret-maladie

 

https://francais.rt.com/france/65398-victime-cyberharcelement-jerome-rodrigues-va-sejourner-maison-repos

 

Par essence, tout sacrifice comporte ses risques, son prix, avec dans certains cas la récompense non garantie à la clef. Et le sacrifice peut prendre les formes les plus grandioses (Jeanne d'Arc, Jésus...), les plus ingrates (pensons à ces mères pauvres qui ne se nourrissent pas pour que leurs enfants aient quelque chose), ou les plus triviales (défendre une idée dans un bouquin, sur le net, laisser la dernière part à quelqu'un, laisser sa place dans une file d'attente, etc.).

 

La grande question est dans l'évaluation du bénéfice risque. Mourir pour une cause perdue n'a malheureusement qu'un intérêt dramaturgique. Prendre certains risques peut avoir une vertu pédagogique. Je pense par exemple à Morgan Spurlock qui avait fait « supersize me » et qui ingurgitait des tonnes de malbouffe américaine pour montrer les évolutions sur son corps.

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18365185&cfilm=56838.html

 

Il y a, de toute évidence, une sagesse naturelle dans le sacrifice. La sagesse se mêlant très souvent de folie. Mais n'est-ce pas quasiment une caractéristique purement humaine ? Je parle de la folie.

 

L'hédonisme, quant à lui, me semble être la force diamétralement opposée. Mais on caricature trop souvent cette force, parce que dans notre société elle a prit une coloration certes nauséabonde dans bien des cas.

 

En réalité, l'hédonisme est salutaire. C'est une caractéristique qu'il partage avec le sacrifice.

 

Entendons nous bien. Je parle de l'hédonisme, c'est à dire une certaine quête du plaisir, et, en élargissant, du bonheur. Je le prends ici dans son sens large.

 

Le positionnement moral de l'hédonisme en tant que philosophie assume que le plaisir et le bonheur sont des quêtes aussi nobles que d'autres. A ceux qui veulent établir des hiérarchies de le faire, mais ce n'est pas parce que nous vivons une époque individualiste (en réalité, pseudo-individualiste comme je crois l'avoir démontré dans de précédents articles) qu'il faille rejeter le bonheur individuel. Sans quoi, nous ne continuerions à vivre que des mouvements de balanciers entre des extrêmes, à l'échelle des sociétés (individualisme versus collectivisme) et que la lassitude liée à ce mouvement serait instrumentalisée par un extrême centrisme qui prétendrait à la stabilisation. C'est à cela que nous assistons aujourd'hui : une récupération de l'élan de la morale collective par des forces politiques manipulatrices, mues par des intérêts n'ayant pas de lien avec le bonheur des individus.

 

En ce sens là, donc, l'hédonisme peut être une posture aussi respectable qu'une autre, et une quête parfaitement noble. Le bonheur n'est pas un bien que l'on fait fructifier pour soi, car l'être humain étant irréductiblement social, ce bonheur se répand.

 

Le souci étant que pour que les individus puissent accéder à ce niveau de plaisir et de bonheur recherché (excusez-moi, mais même le masochiste recherche le plaisir), il peut être nécessaire de lutter contre des forces politiques contraires à cet objectif.

 

C'est toute l'équation que je vois entre sacrifice et hédonisme.

 

Peut-être n'ai-je fait qu'enfoncer des portes ouvertes ? C'est que je mène ma réflexion, je joue avec des concepts dont je n'ai pas une connaissance livresque, mais vivante, et sur lesquels je n'avais pas forcément beaucoup réfléchi jusqu'à présent. Je me suis donc abstenu de faire des citations des pontes de l'épicurisme, par exemple, pour m'en tenir à une vision qui me semble strictement personnelle, mais aussi relativement objective.

 

Je dirais donc pour conclure que ce sujet reste ouvert à réflexion pour moi. Il correspond certes à une question qui se pose pour moi en cet instant dans ma vie, mais c'est aussi une question universelle que je n'avais jamais spécialement abordé, et que je préfère donc pour le moment ne pas trop développer et garder en suspens.

 

 

Annexes

 

En annexe, je voudrais proposer quelques liens récents, liés à l'actualité ou autre, qui auront pu participer à ma réflexion.

 

https://secure.avaaz.org/campaign/fr/race_to_save_the_world_fr_11/

 

Avaaz, ONG pilotée par des intérêts financiers et politiques, qui veut sauver la planète tous les trois jours. Ici, instrumentalisation des incendies, autre sujet environnemental à la mode ces derniers temps, qui fonctionne si bien en combo avec le réchauffement climatique, pour mobiliser les gens sur de fausses causes secondaires par rapport au tableau général...

 

https://www.les-crises.fr/images-causes-reelles-effets-importance-demelez-le-vrai-du-faux-sur-les-incendies-en-amazonie/

 

Pompier est un métier de sacrifice. On n'éteint pas des feux avec des donations ou du clicktivisme... Tout ça c'est la soupe habituelle du pseudo-individualisme purificateur des consciences...

 

D'autres sujets, bien inscrits en revanche dans le tableau général, méritent en revanche un peu plus de mobilisation, mais ceux-ci ne font pas les gros titres des journaux, c'est même leur propre :

 

https://www.les-crises.fr/la-france-est-devenue-une-des-menaces-mondiales-contre-la-liberte-dexpression/

 

Donc continuons à garder et exercer notre liberté de penser... pour pouvoir conserver un certain degré de bonheur et de plaisir, nécessaire à nos vies déjà bien entachées des tares modernes.

 

Sur le plan environnemental, les dangers dont on parle moins pourraient avoir plus d'impact (sur notre bonheur et notre souffrance) que ceux dont on parle tout le temps :

 

https://fr.sott.net/article/34310-Il-neige-du-plastique-dans-les-Alpes

 

Les milliardaires sont les rois supposés de l'hédonisme. Qu'est-ce qu'on attend pour partager avec eux ? Ah pardon, c'est le contraire...

 

https://www.les-crises.fr/recuperer-la-richesse-des-milliardaires-par-vince-taylor/

 

Mieux partager le bonheur en partageant l'argent qui ne le fait pas, mais qui y contribue, est-ce un objectif qui mérite sacrifice ? Et est-ce un sacrifice ou juste une guerre entre riches et pauvres ? A chacun d'en décider. Mais il est vrai qu'à ce train là, il ne restera bientôt plus rien du tout pour les pauvres... et alors, l'effondrement d'une société impossible causera un malheur incommensurable.

 

D'autres conséquences d'une société mortifère, dégénérée et sans bonheur :

 

https://fr.sott.net/article/34217-Japon-Kodokoshi-ou-la-mort-solitaire

 

 

Et pour terminer, deux articles de fond de Patrice-Hans Perrier que j'ai vraiment appréciés, pour réfléchir. Pas directement dans le sujet, mais qui ont de quoi l'alimenter.

 

https://www.dedefensa.org/article/notre-epoque-comme-hallucinationcollective

 

Réenchanter le monde :

 

https://www.dedefensa.org/article/reenchanter-le-monde-arsmagna

 

 

PS : une bonne vidéo sortie tout récemment et qui a aussi sa raison d'être ici :

 

Mon ANARCHIE VS Grève et Manifestation - Vlog

 

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30 août 2019

La démarche de curiosité 12 - Ufologie, crop circles, conférences et interviews en vrac

 

Donc je me suis un peu repenché sur l'ufologie ces derniers mois, et j'ai assez de matière pour occuper l'esprit pendant un moment. Ceci étant un article de la série sur la démarche de curiosité, je n'y propose pas d'analyse poussée, juste des éléments de réflexion qui permettront peut-être d'en construire une plus tard, chez moi, et chez les lecteurs.

 

Récemment il y a du nouveau du côté des crop circles. Et je ne parle pas des canulars de youtubers en mal de notoriété, cette fois.

 

D'abord un dossier extrêmement complet sur ce sujet, qui ne date pas d'hier, mais qui est à fouiller pour ceux que ça intéresse :

 

https://ufologie.patrickgross.org/htm/cropf.htm

 

Ensuite, une vidéo Nuréa TV avec un témoignage de deuxième main, donc forcément à prendre avec du recul, mais qui apporte des pistes assez troublantes et intéressantes qui, si elles se vérifiaient, confirmeraient certaines intuitions que j'avais eu il y a un petit bout de temps.

 

Vidéo youtube : « Crop Circles : Nouvelles Révélations & Crop Makers » avec Sarah Witeneim & Deïmian - NURÉA TV

 

 

En l'occurrence, l'idée va dans le sens d'une explication à multiples couches, allant plutôt dans le registre du paranormal que de l'ufologie "HET" (hypothèse extra-terrestre). Il semblerait que mon idée de rituels païens n'était pas totalement à côté de la plaque, mais ne nous emballons pas trop...

 

 

Une émission de vulgarisation sur arrêt sur image, en deux parties, la première ici :

 

https://rutube.ru/video/6130cc63e021d9e5e8b657f0f4046195/?ref=logo&bmstart=0

 

 

On en trouve aussi sur la tronche en biais sur youtube, qui sont censées ouvrir le débat, mais qui virent trop facilement, je trouve, vers une orientation donnée, qui est bien sûr celle de la perspective sceptique, donc je mentionne mais ne relaye pas. Chacun est libre de trouver ces vidéos sur leur chaîne pour compléter son point de vue, mais en ce qui me concerne, c'est une perte de temps.

 

Récemment, Jacques Vallée a de nouveau suscité mon attention, et je trouve décidément qu'il s'impose encore aujourd'hui comme l'un des seuls scientifiques dignes de ce nom œuvrant dans l'ufologie. Même si les sources sont généralement anciennes, j'ai trouvé quelques sources récentes.

 

Une vieille interview au Québec :

 

Vidéo youtube : Jacques Vallée interrogé par l'ufologue québécois François Bourbeau (3 juin 1990)

 

Ici on trouve un florilège en anglais de citation de Vallée dans ses livres :

 

http://ufos-scientificresearch.blogspot.com/2019/08/jacques-vallee-consciousness-and-uap.html

 

J'avais noté, mais je ne sais plus dans quelle source (j'en ai visionné un bon paquet) que Vallée explique notamment que les ufologues censurent certains cas qui n'allaient pas dans le sens de l'HET et que les scientifiques cachent ou ignorent certaines informations, par peur pour leur carrière (et du ridicule).

 

Il parle aussi des visions d'abductions prises au premier degré alors qu'elles pourraient être prises au sens symbolique (sans pour autant que cela ne puisse se résumer à une théorie HSP = hypothèse socio-psychologique, Jacques Vallée a fortement tendance à dénigrer par ailleurs).

 

Pour plus de détails sur ces concepts, peut-être fouiller dans mes anciens articles sur ce sujet :

 

https://www.canalblog.com/cf/search.cfm?q=ufologie&bid=598030&searchbtn=Rechercher

 

 

Dans le registre du concret, et malgré la dominance des fakes sur youtube, j'ai pu dénicher ceci sur des forums d'ufologie. Deux vidéos plus probantes (il y en a d'autres, mais j'ai trouvé que ces deux là sortaient du lot) :

 

Vidéo youtube : DARTING, BLACK DISC-LIKE UFO FILMED OVER LONDON, ENGLAND - 08/16/17

 

 

Vidéo youtube : THEUFOKIDFRESNO UFO ALIEN PROBE MORPHING LOOKED AT CLOSER !!

 

 

Par ailleurs, le deuxième cas montre un objet qui se transforme et qui montre une partie lumineuse (ce qui parait-il est une caractéristique type de ces objets dans au moins 80% des cas, voir la conférence d'Eric Zurcher, plus bas).

 

Le premier montre un halo irisé qui, d'après ce que j'ai pu lire également, semblerait pouvoir coller, par exemple, avec une éventuelle technologie assimilable à la MHD. Corrigez moi si je me trompe, je n'ai pas particulièrement creusé ce point et je suis tout sauf spécialiste, mais cela est mentionné par certaines sources, par exemple ici, même si je sais que JPP avait été contredit sur le contenu de cette page :

 

https://www.jp-petit.org/nouv_f/B2/B2_7.htm

 

S'il se produit un halo de gouttelettes, il est évident que cela provoquera un effet arc-en-ciel suivant certains angles de vision.

 

 

Enfin, j'ai trouvé une tripotée d'interviews et de conférences intéressantes.

 

Courte interview de Daniel Robin :

 

Vidéo youtube : Rencontres rapprochées & Interférence physique/psychique des ovnis

 

 

Conférence en anglais, très technique, de Jacques Vallée, sur la composition d'éjectats laissés par des OVNIS, et dont la composition et la structure sont anormales, et valident donc la réalité du phénomène :

 

Vidéo youtube : Alien Artifacts Recovered from Crashed UFOs are NOT of This World

 

 

J'ai trouvé que son accent français rend son anglais très facilement compréhensible, après il y a toujours les sous-titres. Aussi, il me semble que j'avais déjà fait passer un document textuel sur ce point, donc n'hésitez pas à fouiller les archives du blog pour plus d'infos.

 

Une conférence de David Jacobs :

 

https://fr.sott.net/article/34113-Ils-marchent-parmi-nous-conference-de-David-Jacobs

 

 

Une conférence de Nagib Kary sur la fameuse corrélation ovnis et nucléaire qui ne fait pas forcément consensus, malgré les nombreux indices troublants allant dans ce sens :

 


 

Vidéo youtube : Ovnis & Nucléaire : incroyables corrélations - Nagib Kary

 

 

Enfin une intéressante conférence d'Eric Zurcher aux repas ufologiques d'Annecy, où il mentionne en particulier beaucoup de cas ayant laissé des traces indubitables :

 

Vidéo youtube : Repas ufologique d'Annecy du 9 juillet 2019 , conférence de Eric Zurcher

 

 

 

 

Pour terminer cet article, je mentionne enfin une chaîne youtube relativement récente (4 ans), jusque là passée inaperçue (seulement 5 000 abonnés), qui met en scène des cas ufologiques et paranormaux d'une manière dramatique, mais fouillée. On pourra être rebuté par le ton, la voix, l'approche, mais personnellement, j'ai été bluffé par le numéro concernant par exemple les mutilations animales que je relaye ici.

 

Vidéo youtube : JRX 4│OVNI 2.3 MUTILATIONS DE BÉTAIL (REUPLOAD)

 

 

Dans ce numéro, j'ai appris l'existence de cas que j'ignorais complètement, ainsi que de quelques détails que j'ignorais également. Le tout avec un bon travail visuel, donc je recommande la chaîne :

 

https://www.youtube.com/user/RevelateurX/videos

 

On y trouve aussi une vidéo sur les abductions (et je n'ai pas encore vu tout le reste) ce qui me fait penser à cette page montrant des dessins d'enfants dits abductés :

 

http://www.aliensandchildren.org/DrawingsofAliens.htm

 

Chacun prendra ça avec le recul qui lui sied ou non, personnellement, et s'il ne s'agit pas de fabrications (il n'est pas si facile d'imiter le style de dessin des enfants, contrairement à ce que l'on croit), je ne peux pas m'empêcher de remarquer que certains motifs reviennent, malgré l'expression singulière de chaque enfant.

 

Bref... Je n'ai pas vraiment de conclusion pour cette fois, disons que je continue de collecter des données sur ces sujets pour en faire... je ne sais quoi, ufologue de salon que je suis (pas les moyens d'aller sur les sites ou rencontrer des témoins, même si j'aurais adoré faire ça). Je me borne à constater que les hypothèses autres que purement extra-terrestres font leur chemin, ce qui montre, d'après moi, que l'on progresse et qu'on est probablement sur le bon chemin.

 

J'ai encore deux articles en attente, dont un autre numéro de la démarche de curiosité, avec des choses en vrac à partager. Donc à bientôt.

 

PS : petit détail amusant qui me revient maintenant. Jacques Vallée explique dans une de ses conférences/interviews, qu'autrefois c'était l'Eglise qui censurait, et maintenant la science. Cf mes articles sur la critique de la science comme nouvelle religion...

 

Posté par Seilenos à 14:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


29 août 2019

L'arrogance de la pilule rouge ou bleue

 

Juste un « petit » billet d'humeur avant le prochain article de la démarche de curiosité qui a pris un peu de retard sur ce que j'aurais voulu, mais je vais tâcher de le sortir ce week-end au plus tard.

 

Donc c'est une remarque que je me suis faite suite à un débat concernant le canular lunaire (théorie du non-alunissage ou du truquage de la retransmission de l'alunissage), bon vieux truc sur lequel les gens se déchirent depuis presque 50 ans, et plus particulièrement depuis l'avènement d'internet. Je ne débattrai pas ici du sujet en lui-même, j'ai un avis assez ferme en faveur de l'alunissage réel avec retransmission non truquée, tout simplement parce que ce sont les mêmes arguments que je vois depuis 20 ans, rien de nouveau à part de temps en temps une nouvelle bizarrerie pas toujours facile à expliquer à première vue, exploitée par le dernier zouave qui a un docu à vendre sur le sujet (j'en ai bouffé, mais j'ai préféré utiliser mon argent autrement qu'à engraisser un potentiel millionnaire opportuniste, cette fois).

 

Que chacun défende sa vision des choses est naturel, que les débats puissent se hérisser un peu aussi, et que personne ne change d'avis est le standard des débats depuis la nuit des temps.

 

Par contre c'est amusant de constater, quand on navigue un peu entre deux eaux, même avec un avis assez ferme, et qu'on consulte les différentes sources, que les propos sont exactement les mêmes de chaque côté. Bon, il y a des variantes, mais uniquement dans le vocabulaire. Complotistes versus crédules, agents de la domination contre rebelles au cœur pur, agents Smith versus élus, et ça y va, et ça y va...

 

Je ne vais pas prétendre que je n'ai jamais versé dans ces travers (« que celui qui n'a jamais fauté me jette... etc. »). Par contre je trouve toujours un peu hilarant de me trouver au milieu de la mêlée (j'ai pas dit que la survolais non plus) de voir que chacun utilise les mêmes formules pour se hisser au dessus de l'autre.

 

Les « sceptiques/agents de la domination/financés par la NASA » : « Les complotistes qui croient aux reptiliens, ils se croient tellement intelligents que si on leur mettait toutes les preuves sous le nez, ils diraient encore qu'elles sont toutes trafiquées. On peut pas discuter avec ces fous. »

 

Les « complotistes/rebelles au cœur pur/esprits véritablement éclairés » : « Les autres, les crédules, les idiots utiles à la solde du gouvernement, ils se croient tellement intelligents que même si on leur montrait toutes les preuves qu'on a, ils diraient encore qu'on est cinglés et complètement à côté de la plaque. C'est même pas la peine de discuter avec ces idiots. »

 

Ai-je besoin d'en dire plus ?

 

Allez, j'me lâche un peu. Pilule rouge ou bleue, prendre une pilule, c'est toujours être drogué.

 

Qu'arrive-t-il à celui qui n'en choisit aucune ? C'est le faux dilemme de Matrix, film à grand spectacle décérébré plutôt bien foutu (quoique ça se discute), mais qu'on arrive de nos jours à faire passer pour un chef d’œuvre. Passe complètement à côté de son sujet, et d'ailleurs la meilleure preuve c'est que les gens n'en retiennent rien à part l'histoire de la pilule...

 

Donc je vais à mon tour exprimer mon idiotie, et dire ce que j'en pense façon bistrot : Les convaincus, qui s'enferment dans la certitude qui leur complaît, sont des gens dangereux, qui forment l'essentielle partie de la population mondiale, qui justifient mon agoraphobie et ma misanthropie tout en bloc par leur existence. Si vous n'aboutissez pas aux mêmes conclusions qu'eux à partir des mêmes éléments, c'est que vous êtes bouché. Je vous le dis tout net, pour moi, ces gens, tout imbus qu'ils soient du sentiment de leur intelligence et de la conviction de la débilité d'autrui (ceux qui pensent pas comme eux, c'est à dire pas comme ils devraient) sont enrôlables à volonté. Ils se choisissent un chef ou un totem, et ils s'en servent comme un prétexte à exprimer leur bellicosité. Il n'y pas non plus de différence perceptible entre ces gens et les SJW qui appliquent leur justice arbitrairement et parfois même au détriment de ceux dont ils sont supposés promouvoir les droits.

 

J'ai trouvé un exemple d'autant plus frappant qu'il se trouve dans le camp des sceptiques :

 

Vidéo youtube : Vled : Réponse à mon outing

 

Édifiant.

 

Alors maintenant, je tempère. J'rigole les gars. Je ne suis pas parfait, je n'ai pas toujours raison, je me trompe souvent, je suis souvent idiot et même parfois con puisqu'on est toujours celui de quelqu'un.

 

Par contre, je mets un point d'honneur à travailler mes sujets, à étudier les différents points de vue (sinon je ne passerai pas mon temps à confronter l'approche zététicienne avec des approches plus ouvertes) et en dégager, non pas un « juste milieu » (car le point de vue médian n'a pas de sens), non pas un non-choix qui navigue à vue entre deux possibilités, mais plutôt un point de vue équilibré qui, selon les cas, optera fermement pour l'option qui semble la plus juste et la plus vraisemblable, autrement dit, qui semble se rapprocher le plus du vrai, ou, dans les autres cas, s'abstiendra de choisir un camp, en gardant toujours à l'esprit qu'il y a potentiellement une 3e, 4e, 5e hypothèse, etc. qui pourrait mieux convenir.

 

Le plus drôle dans tout ça c'est quand on m'accuse, à cause de cette démarche, de je ne sais quelle tare mentale, d'un manque d'intelligence ou de courage. Comme si l'opinion avait un rapport quelconque avec le courage ou l'intelligence. Le courage, en matière d'opinion, confine le plus souvent à la bêtise, dans nos sociétés où personne n'interdit de penser (quoiqu'il demeure des sujets très compliqués à aborder, mais pas forcément ceux qu'on pense... par exemple les instincts humains, la sexualité, les paraphilies, les autres profondeurs plus ou moins sombres de la nature humaine, etc.). Et l'intelligence c'est toujours une question de point de vue... de l'opinion qu'on a sur soi (et donc sur autrui).

 

Vidéo dailymotion : Coluche : "L'intelligence tout le monde en a pas la même quantité mais tout le monde est sûr d'en avoir assez !"

 

Donc, quand un convaincu qui n'a pas confronté sérieusement (le plus souvent, pas du tout) les différents arguments, ou a choisi son « camp » en fonction d'une évidente préférence inconsciente me dit que je me complais dans un confort intellectuel parce que je ne me range pas à son opinion (qui ne saurait être que la bonne), j'ai du mal à ne pas m'esclaffer et ne pas me moquer de lui (puisque je deviens vite un con quand on me fatigue).

 

Je suis donc comme tout le monde. J'ai mes opinions, elles peuvent être fausses, biaisées, tronquées, c'est difficile de le savoir. D'où l'intérêt de la confrontation. Mais quand cette confrontation a lieu avec des gens qui essentialisent autrui par des préjugés réducteurs qui leur permettent d'être à l'aise dans leur ego, je ne vois que deux issues sages : claquer la porte ou cultiver un certain humour.

 

Mais, vraiment, et je sais bien que ça ne changera jamais, me faire insulter juste parce que j'ai un point de vue différent, ou un point de vue qui ne se range pas dans un camp ou dans une norme (aujourd'hui, être un rebelle est devenu une norme, comme mon instinct anti-conformiste l'a saisi depuis longtemps), je trouve ça usant.

 

C'est tout.

 

 

Ah ! Non, un tout dernier mot.

 

En lavant ma susceptibilité (et mon dégoût contenu de l'humain) en public sur mon blog, histoire de me souiller un peu, je voulais surtout dire que j'avais pris la ferme résolution, à l'avenir, de laisser aux vestiaires toutes mes considérations sur les sceptiques, les crédules, les complotistes, les naïfs, ouvrez et fermez les guillemets, et tous les autres trucs dans ce genre, juste parce que c'est devenu trop difficile pour moi de me cacher que ces catégories sont interchangeables suivant les circonstances et que je suis lassé d'explorer ces facettes à multiples rebonds. J'acte que ces travers sont au sein de chaque humain, y compris moi, et tant pis si certains s'enferment ou se laissent enfermer dans ces étiquettes (que ce soit par leur volonté, par leur bêtise, ou encore par leur sens de la provocation ou de l'auto-dérision).

 

Dorénavant, je veux aller de l'avant, me concentrer sur les sujets qui m'intéressent le plus (la bêtise humaine est fascinante, mais c'est avant tout sordide), d'autant que j'ai d'autres projets en attente (plus de nouvelles à venir).

 

Donc, il ne sera plus guère question désormais de propagande, de totalitarisme, de zététique, que pour venir colorer un peu mes autres sujets. Il me semble que j'en ai bien assez parlé, que la question du totalitarisme a suffisamment été mise en évidence avec les gilets jaunes, et que toutes ces choses doivent devenir des acquis et des outils pour aller plus loin. C'est donc, désormais, dans cette direction que je souhaite mener ce blog.

 

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18 août 2019

La démarche de curiosité 11 - Ignorance, évolution, découvertes surprenantes et anarchisme

Le prochain numéro de la série, que j'espère publier d'ici la fin de la semaine, sera consacré à l'ufologie, mais j'aimerais d'abord proposer un numéro un peu plus généraliste car j'ai accumulé pas mal de choses diverses et variées à partager, plutôt dans le domaine scientifique, toutefois.

 

Je commencerai par cette série de documentaires audio sur France Culture sur l'agnotologie. Un thème tout à fait adapté puisqu'il parle de l'étude de l'ignorance... Et donc de ce que l'ignorance signifie et implique, plus particulièrement dans les domaines scientifiques.

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/voyage-en-agnotologie-pays-de-la-science-et-de-lignorance-14-quand-les-industriels-nous-enfument

 

 

Puisqu'en effet il nous faut assumer avec humilité un certain degré d'ignorance, se renseigner sur notre propre ignorance semble une intéressante voie vers plus de sagesse et... moins d'ignorance.

 

Et puisque la curiosité est également un très bon chemin vers moins de cette ignorance, ne nous arrêtons pas là. Une excellente série d'articles a été proposée sur sott.net à propos de la théorie de l'évolution, et de ce que nous ignorons ou encore croyons savoir à propos de l'évolution, et qui rejoint beaucoup de choses que j'avais pu aborder par le passé sur ce blog. Une excellente façon de brutaliser un peu le dogmatisme que nous nourrissons trop facilement à propos de l'évolution, même si ces articles sont certes perfectibles et constituent notamment une critique qui manquent de suggestions pour sortir de l'impasse.

 

https://fr.sott.net/article/34013-Creationnisme-darwinisme-Pourquoi-pas-ni-l-un-ni-l-autre

 

https://fr.sott.net/article/34037-Complexite-et-nouveaux-genes-les-deux-betes-noires-de-l-evolutionnisme

 

https://fr.sott.net/article/34060-L-evolution-Un-conte-de-fees-moderne

 

https://fr.sott.net/article/34296-La-probabilite-de-l-evolution

 

Peut-être se contenter du premier article pour ceux qui ne veulent pas forcément lire tout cela, mais j'apporte en plus un extrait d'un commentaire que j'ai donné sous l'un des articles, pour éviter les redites et tenter de donner un éclairage personnel :

 

« En fait, la question posée par cette série d'articles est tout simplement celle de la téléologie versus la science contemporaine et ses méthodes mécanistes. Par ailleurs, il semble que le travail de Teilhard de Chardin plane comme un fantôme sur ces articles.


Je continue d'adhérer globalement au propos, malgré une certaine mauvaise foi, quelques assertions fortes pourtant gratuites et non réellement étayées, et bien que les arguments de type probabilistes soient faibles voire spécieux : on ne peut tout simplement pas calculer des probabilités sur des mécanismes qui nous échappent presque totalement.


Je cite une phrase clef de l'article :


"Comment les darwinistes traitent-ils ces problèmes ? Ils ne le font pas. Ils les ignorent, c'est tout."

Il est amusant que la page wikipédia sur la téléologie fournisse la réplique à cette objection légitime :

[Lien]
"Il est quasi universellement admis que le finalisme est étranger aux préoccupations scientifiques de notre temps. La science ne recherche pas les causes finales. Son domaine est le déterminisme, non le finalisme. Ainsi, la sélection naturelle (surtout complétée par les acquis de la génétique) décrit et explique au niveau scientifique le processus d'évolution. Mais la science n'étant pas le seul mode légitime de connaissance, la question de la finalité est encore débattue sur le plan philosophique. Le fait que la science ne s'intéresse pas aux causes finales ne prouve ni l'existence ni l'inexistence d'une cause finale ; la science ne répond pas à cette question car elle ne se la pose pas."

J'essaye de clarifier pour moi-même et pour ceux qui me liraient : la téléologie est la recherche des causes finales (finalités) qui expliqueraient le monde. C'est l'objet de la métaphysique au sens large. Pas celui de la science. Du moins, pas celui de la science sous la forme sous laquelle nous la connaissons aujourd'hui (et qui s'accapare ce terme, car science désigne la connaissance et non pas une méthode particulière pour l'acquérir, après tout).


(...) »
(suite et fin du commentaire sous le 4e article)

 

 

Pour rester dans le domaine de la science, je voudrais mentionner ceci, qui n'est pas exactement neuf, mais tout de même récent, la découverte d'un « 80e organe » du corps humain, l'interstitium :

 

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/decouverte-l-interstitium-le-potentiel-80e-organe-du-corps-humain-et-le-plus-grand_122536

 

En fait de nouvelle découverte, effectuée officiellement en 2018, l'interstitium n'est autre que le « fascia » utilisé dans diverses thérapies « alternatives » depuis au moins les années 50, et qui pourrait en fait fournir une explication scientifique à l'efficacité de l'acupuncture (jusque là déniée par la science officielle), telle qu'elle se pratique depuis 3000 ans... Plutôt une énième redécouverte du fil à couper le beurre, donc, serais-je tenté de dire avec le mauvais esprit qui peut me caractériser, mais qui me semble aussi bien coller avec notre science trop souvent obtuse, en retard et pratiquant l'éternelle mise en avant de ce qui ne sont que des évidences pour ceux qui les avaient rencontrées bien avant... et qui devaient alors parfois lutter contre les dénégations dogmatiques qu'on leur opposait jusqu'à ce que leur pratique soit légitimée par de nouvelles découvertes (je pense à beaucoup de choses à la fois en disant cela, mais j'aurais tout de même une pensée plus particulière à Monsieur Benveniste, obligé de s'exiler pour continuer à effectuer certains de ses travaux, car considéré comme un vulgaire hérétique, et que dire de Montagnier, découvreur du Sida, et dans le même cas aujourd'hui).

 

Mais bref... Puisqu'on parle d'hérétique, en voici un, le docteur Calligaris et ses études parapsychologiques :

 

https://www.revue3emillenaire.com/blog/visite-au-docteur-calligaris-par-le-professeur-l-j-delpech/

 

Je ne commente pas, vous laissant découvrir sans préjugés, et je présente deux liens en anglais, ce que je préfère éviter de faire, mais le contenu de ces textes était tellement extraordinaire que j'étais obligé de les partager...

 

http://www.rexresearch.com/crosse/crosse.htm

 

Ici il est question de la génération spontanée (nous savons que ça n'est pas vrai, n'est-ce pas ?) d'acariens lors d'études sur l'électricité dans la première moitié du 19e siècle. Expériences qui ont été répliquées par des sommités de l'époque et ont fourni les mêmes résultats... Croyez-moi, j'ai bien lu le texte, je n'y croyais pas au début, imaginant des explications dites « rationnelles », mais ces chercheurs, rationalistes irréprochables, parlent bien de l'apparition spontanée de ces créatures dans des conditions très précises. Apparitions qu'ils constatent sans pouvoir les expliquer. Bien sûr, il peut y avoir erreur ou encore canular, et donc toujours esprit critique de rigueur, mais il peut aussi s'agir d'un authentique phénomène questionnant nos conceptions potentiellement erronées de la réalité.

 

Dans un registre tout aussi étonnant, et un peu similaire, un professeur entomologiste russe apprenant à voler sur un appareil rudimentaire, en exploitant les capacités antigravitationnelle d'insectes particuliers. Le lecteur raisonnable sait que tout cela est faux et impossible, et que ce récit ne saurait être que fictif ou affabulation, aussi n'ai-je pas besoin de le lui expliquer. Néanmoins, s'il maîtrise l'anglais, je lui conseille de lire cela. Les raisons pour lesquelles le professeur n'a pas divulgué ceci et comment la découverte se serait perdue sont expliquées et me semblent parfaitement crédibles et cohérentes, lorsqu'on tient compte de la dimension apparemment irrationnelle de l'humain. Aussi, et étant entendu que tout cela n'est rien que de la science-fiction, je ne vois pourtant pas de raison particulière de douter fermement de la véracité de la chose (ni d'en accepter formellement cette prétendue véracité)...

 

http://geomagnetics.org/sitebuildercontent/sitebuilderfiles/myworldbyviktorgrebennikovfinpdf.pdf

 

 

Pour en terminer sur cette partie consacrée à la science, encore deux liens. Tout d'abord sur l'expérience dont il a été question dernièrement, et dont l'objectif était de prouver l'existence d'univers parallèles :

 

https://www.atlantico.fr/decryptage/3576041/pourquoi-l-etude-censee-prouver-l-existence-d-univers-paralleles-ne-le-fera-pas-mais-peut-quand-meme-etre-une-decouverte-scientifique-majeure-jocelin-morisson-

 

 

Enfin, juste pour poursuivre le débat (éternel) sur la validité de l'homéopathie, quelques autres arguments dans cet article :

 

https://reporterre.net/L-offensive-contre-l-homeopathie-veut-eradiquer-une-pensee-medicale-alternative

 

Sans ni nier ni accréditer l'homéopathie (que j'ai pas mal attaqué sur ce blog, mais avec une conviction toute relative, pour le dire franchement), mais encore une fois juste pour apporter des éléments à un débat qui ne me semble pas entièrement tranché, et qui se trouve encore instrumentalisé politiquement, comme tant d'autres choses hélas.

 

 

Enfin, je terminerai ce numéro par ce lien youtube vers une lecture audio de « La morale anarchiste de Kropotkine » :

 

La Morale Anarchiste - Chapitre 1 - Kropotkine

 

Le tout avec quelques commentaires et réflexions du lecteur à la fin, qui me semblent apporter quelque chose, par rapport à la simple écoute d'un livre audio sur un site dédié. Les neuf autres articles se trouvent ici sur la chaîne de KrisSdeNerf :

 

https://www.youtube.com/user/KrisSdeNerf/videos

 

Voilà, je n'en rajoute pas plus pour cette fois sur cette tartine déjà bien chargée. J'ai encore pas mal de choses à partager, donc dans les semaines qui viennent, je vais continuer d'enrichir la série, avec donc un prochain numéro centré sur l'ufologie, comme annoncé.

 

 

Posté par Seilenos à 22:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 août 2019

Prise de température estivale

 

J'ai décidé de mettre en pause, temporaire ou définitive, ma série sur la propagande élitiste, tant il me semble que, dans le sillage du mouvement des gilets jaunes et d'autres événements (crise en Algérie par exemple), le système a montré très clairement son vrai visage qui est celui d'un totalitarisme méprisant envers les masses populaires, avec manipulation des discours et instrumentalisation des processus électoraux au service des puissances financières qui, depuis de nombreuses décennies, ont supplanté le pouvoir des états, et donc vidé de toute leur substance les processus démocratiques. A partir de là, il ne sert plus à grand chose de vouloir continuer à étaler au grand jour les détails de ces procédés, tant seuls les aveugles voudront continuer à croire que « nous sommes en démocratie ».

 

Au lieu de continuer à faire sempiternellement le portrait du monde politique (et donc médiatique) actuel et de ses turpitudes, manipulations, mensonges, hystéries, récupérations, détournements, manœuvres, etc., je voudrais humblement tenter d'aller plus loin. Non pas de faire des propositions que je n'ai pas et ne suis pas en mesure de proposer (le système est encore trop puissant pour espérer le briser et le remplacer, tant qu'il ne se brise pas de lui-même, même si j'ai proposé quelques ébauches d'orientation de ce à quoi pourrait ou devrait ressembler le futur dans pareil cas, dans la lignée d'autres nombreux analystes des problèmes liés à la globalisation), mais plutôt observer certains aspects de la situation actuelle pour voir en quoi la plupart sont encore prisonniers des discours et des présentations du système.

 

Il s'agit d'une sorte de prise de température, fort opportune au cours de cet été qui nous rend encore une fois otage des éternelles discussions, notamment concernant le « climat » et les fausses prétentions écologistes du système.

 

Mon objet n'est pas de polémiquer à l'infini sur les tenants et aboutissants de ces débats dont nous ne sommes ici pas spécialiste. Pour introduire cette réflexion qui ne se limite pas à la question du climat, j'introduirai en citant ce texte de Philippe Grasset datant de 2011, toujours parfaitement d'actualité, et où toutes les bases de la réflexion sont posées.

 

http://www.dedefensa.org/article/inconnaissance-et-climat-derrida-deleuze-cie-1

 

On pourrait presque dire que tout y est dit, mais je voudrais ajouter mon grain de sel.

 

Tout d'abord, je rejoins totalement la position de l'auteur dans ce long billet. Je constate que l'hystérie autour du climat ne faiblit pas et même qu'elle a tendance à s'intensifier. Sur plusieurs des sites que je fréquente, le nombre, l'intensité et même la violence des commentaires ne fait que suivre une courbe ascendante. Or j'ai dit récemment qu'au fond, ce qui me dérange le plus autour de la question climatique (et d'autres sujets) est l'agitation mentale qu'elle suscite. Cette agitation est palpable. Or, n'est-ce pas là le fond de ce que craint et dénonce Philippe Grasset dans son texte ? A savoir que la participation à ce débat nous emprisonne dans le système, dont l'objectif, pour ne pas dire la finalité voir l'ontologie, est essentiellement de nous diviser ?

 

C'est gagné. Les grands sujets sociaux et sociétaux – colonies, climat, écologie, droits humains, inégalités, racisme, sexisme, etc. – sont tous hystérisés et clivés jusqu'à l'extrême, interdisant toute réflexion posée (qui est souvent traitée comme un crime), obligeant à choisir un camp pour entrer dans l'arène et ne plus en sortir, et ainsi de suite.

 

Dans ce contexte, il me semble plus raisonnable de ne même plus participer à ces débats qui ne sont guère autre chose que des foires d'empoigne. C'est triste, mais c'est comme ça, la vérité recule. Je vois, sur les sites que j'ai l'habitude de fréquenter, la psychologie se fissurer, voire se fracturer, et voilà que les positions se radicalisent. Ainsi, la théorie du non-alunissage se répand un peu partout malgré les preuves du contraire, malgré le fait que les arguments en ce sens ont été rendus caducs depuis fort longtemps par des démonstrations probantes de la réalité des faits, et je vois depuis quelques mois plusieurs de mes auteurs préférés – Dmitry Orlov, Nicolas Bonnal et d'autres – céder non pas à l'inconnaissance mais à l'ignorance en défendant des positions qu'ils ne maîtrisent pas,n en défendant des thèses qu'ils n'ont pas sérieusement étudiées, en argumentant des positions dont ils n'ont même pas pris la peine d'analyser les contradictions. C'est pour moi la preuve que nous pouvons tous céder à une forme de paresse ou de lassitude, dans ce stupide combat pour la vérité dont les exigences connaissent moins de variation que les humeurs de ses protagonistes.

 

Or la vérité est-elle tout de même importante, ou bien doit-on s'asseoir dans la posture d'inconnaissance telle que la prône Philippe Grasset ?

 

Il y a pour moi, dans ce choix, le risque de tomber dans une autre paresse qui serait de se cacher derrière l'inconnaissance en toute circonstance, quand bien même la connaissance serait à notre portée. C'est pourquoi je citerai cette vidéo, à tendance humoristique comme toujours, de Defakator, sur la question de l'alunissage. Une source parmi bien d'autres, accessible à qui veut bien les trouver, pour comprendre que les objections sur l'alunissage n'ont pas la moindre once de sérieux :

 

Vidéo youtube : Foire aux questions foireuses sur l’espace et Apollo - DEFAKATOR

 

 

De là, une question s'impose : sommes-nous vraiment réduits à l'inconnaissance sur la question du climat, et donc à suspendre notre jugement et nous extraire du débat ? Je crains que, en l'état actuel de la question, ce soit en effet le plus sage, car en ce domaine, la science est encore en cours, et pour ceux qui croient aux billevesées sur le « consensus à 97% » parmi les spécialistes du climat, et qui assènent que « la question ne fait plus débat » (quand bien même on n'a pas encore fait disparaître sous le tapis les 3% de climatologues au minimum, refusant encore d'abandonner leurs réserves et leur esprit critique), le fait est que les recherches sont encore en cours, et nonobstant le fait que ces recherches font l'objet de sérieux biais et d'importantes manipulations d'origine financière et politique, avec les pressions en tout genre que l'on peut comprendre, il se pourrait qu'on découvre des faits qui infirment formellement le pseudo-consensus, même si cela est rendu improbable par la pression actuellement exercée en tout point sur ce domaine de recherche, pression qui aggrave encore le problème du conformisme humain, déjà problématique en temps normal, en cela qu'il engendre un suivisme massif qui marginalise les esprits critiques en les retranchant dans une posture de contestataires à remettre dans le droit chemin.

 

Ma conclusion temporaire est que, comme le démontrent les études sur le pseudo-consensus, les « spécialistes » sont les plus soumis à ce consensus, mais ces études ne permettent pas d'en expliquer les mécanismes possibles. Ainsi, ces études sous-entendent clairement que plus l'on s'y connaît dans le sujet, moins on peut s'y tromper, mettant totalement de côté les mécanismes dont je viens de parler et qui seraient prétendument négligeables, alors qu'au contraire ils indiquent qu'ils sont d'autant moins négligeables que lorsqu'on est le nez dans le guidon, n est d'autant plus soumis aux biais de pression, de conformisation à l'opinion du groupe, etc., d'où probablement le fait qu'il n'existe plus de consensus dès qu'on étudie des individus qui sont hors de ces pressions. Bien sûr, on aura beau jeu de les traiter d'ignorants, de dire qu'en tant qu'experts ils n'ont de toute façon pas voix au chapitre et que leur opinion sur la question compte pour du beurre, pour reporter sur eux la pression et leur enjoindre à leur tour de se conformer au point de vue dominant, qui ressortirait de spécialistes tous d'accord entre eux.

 

Il faut convenir qu'il est difficile de ne pas succomber à cette pression qui provient de toute part, et à ce moment là, l'inconnaissance se présente presque comme un prétexte pour s'enfermer dans un refuge, à l'abri de cette hystérie et de cette pression de conformisation constante.

 

Dès lors, argumenter sur le fond est relativement inutile puisque, même si la vérité était de notre côté, le combat pour la vérité est supplanté par une sorte d'effort pour se préserver de la souillure du conformisme, qui consisterait simplement à accepter un point de vue parce que « tous le soutiennent ». Quand vous êtes entouré de zombies, devez-vous accepter d'en devenir un aussi ?

 

Attention, je ne pense pas que ceux qui soutiennent la posture réchauffiste sont tous de bêtes zombies irréfléchis n'ayant aucun argument pour soutenir leur thèse. Je pense par contre que, pas plus que moi ils ne maîtrisent le fond du sujet, et que ce qui nous différencie n'est rien d'autre que le choix de se conformer ou non.

 

De fait, étant donné qu'après avoir analysé les points de vue opposés sur le climat, je me considère toujours en incapacité de déterminer quelle serait la vérité, cela pourrait indiquer qu'en effet, je ne suis pas assez expert sur la question, et que seuls des experts peuvent avoir un point de vue éclairés, si l'on mettait de côté toutes les objections que j'ai formulé. Ne connaissant pas ou n'adhérant pas à ces objections, beaucoup choisissent légitimement de se conformer, et aussi parce que pèse l'argument écologique qui consiste à estimer que, de toute façon, tout bien considéré, la préoccupation écologique doit dominer sur les autres considérations.

 

C'est ainsi que l'on obtient l'assentiment, c'est ainsi que l'on fabrique le consentement.

 

Et c'est pourquoi je choisis en toute conscience de ne pas me conformer. N'étant pas tout à fait ignorant sur la question puisque je l'ai étudiée à la hauteur de mes capacités, mais n'étant pas en position de trancher, je prône l'inconnaissance comme ultime refuge, et pour ne pas me conformer à ce qui pourrait être une dangereuse manipulation de masse... dont la résultante sera peut-être totalement anti-écologique, tant il me semble vrai que tout le domaine est instrumentalisé par des puissances dont la préoccupation écologique n'est qu'un prétexte et une surface.

 

En quoi ma posture n'est-elle pas respectable et responsable ?

 

Et de toute façon, en quoi la posture conformiste contribue-t-elle à régler le prétendu réchauffement climatique ? Qu'est-ce qui, dans l'acceptation de cette idée, fait progresser d'un iota la résolution du dit problème ? Ce n'est rien d'autre qu'une soumission à une doxa, dont tout montre que les finalités n'ont pas grand chose à voir avec l'écologie, et tout indique que les seules résolutions prises ne sont rien de moins que des droits à la pollution que l'on peut acheter ou revendre. Au delà de ce constat, le débat n'est que vent de division, et c'est ce qui m'inquiète. J'ai déjà dit que le principal problème politique qui se profile est celui d'une dictature pseudo-écologiste à laquelle les gens adhéreront en masse parce qu'on les aura bien préparés avec tout le matraquage médiatique, matraquage qui ne débouche sur aucune solution viable au problème énoncé... ce qui est extrêmement suspect, et ce que beaucoup semblent refuser de voir (grâce à l'utile et efficace pression exercée sur la bonne conscience des masses).

 

 

Digressions utiles

 

Mais pour mieux voir notre sujet, il est utile de tourner un peu autour. Bien que j'ai décidé de laisser tomber ma série sur la propagande élitiste, j'avais mis de côté quelques articles qui me semblent ici éclairer notre sujet, même si parfois d'une lumière un peu subtile ou lointaine.

 

Ainsi, rappelons que le prix de l'électricité a été récemment augmenté artificiellement :

 

https://francais.rt.com/france/62578-gouvernement-officialise-hausse-prix-electricite

 

Tout ça défendu par un ministre dont chacun a pu juger entre-temps de l'impeccable moralité, ainsi que de l'indubitable capacité à se remettre en cause :

 

https://www.paristribune.info/Francois-de-Rugy-Je-suis-blanchi_a10367.html

 

Dans ce contexte de coûts artificiels, on essaye de nous manipuler avec le « coût des gilets jaunes », qui eux répliquent à propos du coût des politiques libérales vendant la France à la découpe, au détriment des français :

 

https://francais.rt.com/france/63982-cout-gilets-jaunes-internautes-apportent-critiques-et-nuance-au-rapport-parlementaire

 

 

Et ces objections sont essentiellement relayés par un média peu aligné sur la doxa dominante qu'il est toujours important d'essayer de bâillonner, là aussi par des artifices d'exception :

 

https://francais.rt.com/france/62164-deux-poids-deux-mesures-youtube-instaure-nouvelles-fonctionnalites-discriminant-rt

 

C'est que tout cela se déroule dans un contexte où la question de l'énergie et donc entre autres du nucléaire – qui profite totalement de la propagande climatique – est primordiale puisqu'elle conditionne la survie de ce système de prédation :

 

https://francais.rt.com/france/62541-agence-internationale-energie-alerte-sur-declin-nucleaire

 

Rappelons les bienfaits du nucléaire en passant, pour ceux qui ont vu la série sur Tchernobyl, comme pour ceux qui ne l'ont pas vue, et devraient la voir, tant elle est frappante et excellente :

 

http://www.journaldujour.re/?Fukushima-noye-sous-les-dechets-nucleaires

 

J'ai regardé pas mal de documentaire sur le nucléaire dans le sillage de mon visionnage de la dite série, malheureusement j'ai eu un problème sur youtube et j'ai perdu l'historique. J'aurais aimé partager le documentaire qui parle du problème de la sous-traitance en chaîne dans les centrales françaises. Des centrales si irréprochables et sans danger, suivant la propagande dominante, qu'on s'y autorise toutes sortes de négligences graves et préoccupantes qui ne présagent pas du meilleur. Que diront les « réchauffistes » qui ont prône le nucléaire sans réserve s'il arrive un très gros pépin ? Comment s'en sortiront-ils avec leur conscience ? Les verra-t-on encore lyncher des sceptiques qui ne chercheraient, eux, qu'à nier le réel pour pouvoir « jouir sans fin des bienfaits du système », comme on les en accuse parfois ? Ou bien doit-on voir cette perversion parmi ceux qui croient que l'on doit tout faire pour corriger le climat pour que tout continue comme avant ?

 

Je ne crois pas du tout, quant à moi, et bien que sceptique sur la question du climat, que poursuivre les choses comme on le fait soit souhaitable. En ce sens, la question du climat pourrait être vue comme une opportunité pour sortir de l'impasse en s'adaptant à des conditions supposées qui menacent nos modes de vie de toute façon insoutenables, mais on préfère massivement la gérer comme une peur collective utile... Voilà ce que je déplore, au fond.

 

Mais bon. Puisque tout dans notre système n'est que communication, on en arrive à ce que de grands esprits expriment de grandes vérités bonnes à savoir :

 

https://francais.rt.com/france/63636-enseignants-grevistes-nont-pas-ete-elus-suffrage-universel-proclame-sibeth-ndiaye

 

Toujours l'argument d'autorité. Les gens du peuple, les salariés, ne sont pas des « élus », pas plus qu'ils ne sont des experts et ils n'ont donc qu'à se taire et à se soumettre. Il est parfaitement compréhensible dans ce contexte que certains refusent en bloc l'autorité des experts et celle des élus qui ont obtenu leurs voix par des stratégies manipulatoires dont le but final n'est que d'exercer sur l'électorat une pression et une domination. Et ce au service des puissants qui détiennent les médias en exerçant activement la censure :

 

http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2019/08/la-mise-au-pas-des-medias-par-patrick-drahi-et-vincent-bollore-acrimed.html

 

 

Une communication toujours plus ridicule et dépourvue d'honneur qui se déroule souvent sur les réseaux sociaux, et les pires comme Twitter :

 

https://www.dedefensa.org/article/reglement-de-compte-atwitterland

 

Un système toujours plus risible et méritant toujours plus la moquerie :

 

https://www.dedefensa.org/article/eloge-de-la-derision-contre-le-systeme

 

 

 

Bref... J'ai dit ce que j'avais à dire pour cette fois. Pour terminer et conclure, je citerais un lien d'un climatologue climato-sceptique, pour prouver qu'il y a définitivement toujours un débat sur le climat, même si beaucoup ont choisi de se boucher les oreilles pour se soumettre à la doxa et prêter leurs corps en sacrifice et au service d'une industrie qui les manipule sciemment en ne faisant qu'utiliser la science du climat comme caution.

 

https://vdrpatrice.pagesperso-orange.fr/leroux0.pdf

 

L'inconnaissance me semble être un refuge incontournable pour se protéger de l'hystérie qui actuellement ravage les débats et participe à la division de la société. Mais un refuge n'est pas une fin en soi : il est lieu où retrouver et rassembler ses forces pour mener des combats plus utiles.

 

Par ailleurs, j'annonce aux lecteurs que j'ai, comme toujours, plus articles en projet. Les prochains devraient porter sur la démarche de curiosité, où j'ai pas mal de choses à partager, mais j'ai aussi depuis des mois le projet d'écrire une réflexion philosophique autour des notions d'hédonisme et de sacrifice dans notre société. Nous verrons quand ça sortira, car ce n'est pas encore très avancé, mais dans tous les cas, si le blog est très légèrement ralenti en ce moment, son activité ne s'arrête pas, sachez-le.

 

 

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13 juillet 2019

Remarques sur l'air du temps

 

Vues de ma campagne – une petite ville de province d'où j'esquive le plus possible les choses de la grande ville – le monde semble subtilement mais aussi profondément différent de ce dont il a l'air dans les médias mainstream. Ici, il est possible d'entretenir des discussions avec les commerçants, les sans-abris, la populace, et de se rendre compte que les préoccupations de chacun sont sans commune mesure avec tout ce qui s'étale dans les journaux et l'information à la chaîne. Par contre, ces derniers conditionnent dans une certaine mesure les sujets de conversation.

 

Ainsi, on s'inquiète de ce que deviendra le monde, de comment il faudra faire quand on ne pourra plus dire « tu », « il », « elle » à propos de quelqu'un, à un client, à un passant, et de quel état d'esprit on devra adopter s'il y a un jour une équipe de football mixte ou transgenre qui remporte une coupe du monde. Pourra-t-on encore taper sur l'épaule de son voisin sans que cela soit considéré comme oppressif ? Devra-t-on avoir une éolienne sur le toit de son immeuble ou un panneau solaire sur le capot de sa voiture ? Mon chien est-il un mâle ou a-t-il des pulsions transgenres, est-ce que ce que je mets dans ma vitrine risque d'offenser quelqu'un venu de Paris ou de Séoul ?

 

C'est une ville coupée du monde, ayant quelques prétentions touristiques à cause d'un architecte mondialement connu ayant laissé sa marque. Les tribulations du monde la concernent peu, mais l'information continue et la propagande gouvernementale déferlent comme partout en déversant leurs débilités surréalistes sur des gens qui ont vraiment d'autres préoccupations, beaucoup plus terre à terre.

 

Je trouve rassurant d'y constater que l'air du temps y est plus une inquiétude sourde et lointaine que quelque chose de prégnant. On en parle comme on devait autrefois parler de la Perse ou du royaume de Dieu. Quelque chose d'imaginaire qui doit bien avoir une influence incontrôlable et un peu menaçante, mais qui ne se montre jamais clairement.

 

Ici, il y a surtout des « migrants ». Ou bien doit-on les appeler « exilés » ? « Réfugiés » ? On les remarque, mais personne n'en parle. Des fois, une vitrine se fait éclater. Est-ce que c'est à cause des migrants ou des racailles des banlieues du coin ? Une seule certitude : ce sont des jeunes, pas vraiment intégrés. On vole des tickets de jeux d'argent et des chaussures. Important, les chaussures, surtout de marques américaines. On peut marcher plus loin pour faire davantage de sur-place. Que fait-on donc ici, au juste ? Pourquoi était-on donc venu ici, déjà ?

 

L'eldorado occidental dans un des trous-du-cul de la France profonde. Rien à faire. Les nouvelles générations d'immigrés cassent des vitrines, et parfois brûlent une voiture, pour passer le temps. Pas de travail et juste une chambre dans un immeuble mis à disposition par la mairie. On squatte la rue, et la ville ferme des galeries et des impasses avec des portes blindées. Les immeubles sont soit insalubres, soit insonorisés, portes fermées, interphones, digicodes, même là où vivaient mes grands-parents, aux confins de la verdure et des bords de Loire, des friches agricoles et des centres équestres.

 

Quelques portes restent défoncées, parfois un scooter est cramé dans une allée, certains s'exterminent pour une place de parking ou parce qu'il fait trop chaud avec quatorze bières dans le nez et rien à foutre.

 

On a beaucoup glosé sur les propos de Poutine au G20 et sa critique du libéralisme. A titre d'exemples, là et là :

 

https://www.dedefensa.org/article/poutine-face-au-fascisme-liberal-en-occident

 

https://www.dedefensa.org/article/le-paradigme-badinde-poutine

 

 

On pourrait penser qu'il parlait de l'occident vu de sa Russie, mais quand je regarde ma ville, je vois le monde dont parle Poutine en filigrane. Un monde où on ne voit pas d'inconvénients à ce que chacun mène sa vie à peu près comme il l'entend, « Mais cela ne doit pas occulter la culture, les traditions et les valeurs familiales traditionnelles des millions de personnes constituant le noyau de la population. »

 

De toute façon, il n'y a pas moyen de faire autrement. Ces traditions auxquelles on colle les noms de culture et de valeurs sont simplement la manière de vivre spontanée dans le monde entier, qui prennent une certaine coloration ici et là, mais qui sont surtout en phase avec ce que sont les nécessités du monde et la nature des personnes humaines.

 

De toute mon existence dans ce genre d'endroit, je n'ai jamais vu un homo se faire insulter, et les insultes racistes se confinent dans l'intimité hypocrite d'un dîner familial où les gens s'engueulent parce qu'il y a trop d'alcool à table. Pas de vodka, mais Ricard, Malibu, vin rouge, vin blanc, vin rosé, champagne, liqueurs, whisky, et j'en passe.

 

Ah ces russes, de vrais pochards, on a rien en commun avec eux...

 

Et c'est dans ce contexte que survient, un peu tombé de nulle part comme un morceau de toit pendant une tempête de grêle, le sujet du service national dit « universel ».

 

https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/63777-service-national-universel-en-debat

 

Un débat sans tenue avec un ogre débraillé essayant de se vêtir comme un parisien qui veut faire taire qui le dérange, où pointent tous les aveuglements caractéristiques de notre temps dans les milieux partisans... Je n'ai pas encore regardé le débat sur le clivage gauche-droite, mais je crains d'y trouver les mêmes travers.

 

Le propos qui m'a le plus frappé parmi ce concert de lucidités énoncé par des borgnes est celui qui proclame que « les jeunes n'en peuvent plus de la tolérance ». Ils ne tolèrent plus la tolérance ? Mais de quoi parle-t-on au juste ? Est-ce le fameux cantique sur la nécessaire tyrannie ? Une nostalgie de l'époque du militarisme ? Ou bien la tolérance est-elle vraiment une attitude à bannir en toute circonstance car on en a marre ? Une ode à céder à l'humeur ou à l'injonction pour accéder enfin à un totalitarisme bienveillant, voire un éloge du rejet ? Car tel est bien l'opposé de la tolérance, si on ne veut pas jouer sur les mots. Je me souviens encore de ces débats que j'ai lus il y a 10 ans sur ce sujet dans un forum, où chacun rivalisait de sophismes et de sottises pour expliquer que la tolérance est en fait égale à la haine de l'autre. Que ne ferait-on pas pour justifier sa propre intolérance, quand la tolérance est le socle d'une société paisible. Et ces mêmes personnes de fustiger l'islam... quand ils se comportent en ayatollahs.

 

Mais on trouvera aussi des intolérants pour prôner la tolérance et proclamer leur amour de l'islam... tout comme il y a des musulmanes féministes revendiquant le voile et, pourquoi pas tant qu'on y est, des incarcérés proclamant leur amour de la prison et revendiquant le fait de vivre dans une société de liberté qui les a mis à leur juste place.

 

Miracles de la dissonance cognitive et des accommodements irrationnels de l'esprit.

 

Et puisqu'on parle de tolérance, il faut absolument que je montre cela :

 

https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/evergreen-et-les-derives-du-82232

 

C'est vraiment LE truc à voir sur ce sujet. La démonstration que cette idéologie procède uniquement de la folie et de la programmation mentale, avec des méthodes qu'envieraient les sectes les plus dangereuses, car il n'est pas si aisé de se saisir totalement de l'autonomie intellectuelle et d'instrumentaliser si totalement les émotions primaires, même de si jeunes personnes. Ici, il s'agit clairement d'un mouvement de foule empreint d'idéologie politique qui s'est emballé, a totalement dégénéré, et aurait même pu faire des morts tellement c'est allé loin...

 

L'affaire est remontée aux plus hautes sphères du gouvernement américain, il y a eu des enquêtes, des sanctions, et l'université a sérieusement pâti de ces événements. Non pas par la volonté du gouvernement, mais par le constat populaire qu'il valait mieux désormais éviter un endroit aussi dément et aussi malsain. Mais ce n'est pourtant pas la seule université dans ce cas, juste celle qui a le plus fait parler d'elle à ce sujet. Je vous laisse juges, mais franchement, on assiste ici pratiquement au pire de ce que peut engendrer un endoctrinement sectaire de masse.

 

Mais ces phénomènes de groupe – il y aurait beaucoup à analyser mais ce n'est pas mon sujet ici – ne peuvent arriver que dans ce genre de vase clos où l'on a implanté dès le départ les prémices idéologiques sur un terreau fertile et propice à accepter ces idées pour les faire pousser. C'est un biotope rare et un microcosme bien particulier qui ne peut trouver un écho aussi fort que dans ce pays des évangélistes et de l'exceptionnalisme. Ici, on ne peut que regarder cela en étant totalement médusé et en craignant qu'un dixième de cette folie ne se faufile jusqu'à nous, ce qui serait déjà tétanisant. On s'en rapproche... mais je rassure mon entourage en leur disant qu'il y a tout de même beaucoup de freins.

 

Le réel, déjà. Le réel ne permettra pas que de telles bulles arrivent sans qu'elles n'explosent très vite. Même aux USA et a fortiori chez nous, a fortiori en milieu rurbain et « loin » des universités (pas si loin puisqu'il y en a dans la grande ville voisine, mais même là-bas je n'ai jamais assisté personnellement à quelque chose de ressemblant).

 

La biologie, aussi, qui s'inclut dans le réel, et qui impose qu'un être obéisse aux nécessités vitales qui s'imposent à lui. On peut prôner le véganisme, le queerisme ou l'anti-racisme tant qu'on veut... Mais il y a un moment où il faut se nourrir avec ce qu'on trouve, qui est dans nos moyens et qui ne nous rend pas malades – la plupart des végétariens que je connais ont du reprendre des protéines animales sur avis médical au bout d'un certain nombre d'années ou de décennies, c'est comme ça, pas de l'idéologie – il y a un moment où on ne peut pas vivre dans la paranoïa du racisme sous prétexte qu'on est noir, arabe ou chinois, et qu'on ne se fait pas agresser chaque jour au coin de la rue – le problème des inégalités sociales va bien au-delà du problème de la couleur de peau pour concerner avant tout les origines sociales et l'éducation, comme peut le constater toute personne douée d'un cerveau en état de fonctionnement normal – et il y a une limite à l'étrangeté que l'on peut revendiquer pour exister légitimement en société. Je connais des tas de gens qui ne sont pas très clairement associés à un stéréotype humain quel qu'il soit, et qui ne passent pas la totalité de leur existence et de leur énergie à exacerber voire caricaturer laidement ce particularisme qui leur donne une voix de femme alors qu'ils sont un homme, ou un physique un peu carré, ou rond, ou triangle alors qu'ils sont une femme. Et j'ai l'impudence de penser qu'ils s'en sortent très bien comme ça... et que ceux qui ressentent ce besoin de s'identifier à leur différence au point de se limiter à celle-ci et de s'y enfermer sont bien à plaindre... D'autant que si nous cherchions tous en nous-même, nous trouverions tous tout un tas de choses qui débordent de la définition primaire de notre identité, et on pourrait passer une vie entière à se triturer le nombril à ce sujet, si on n'avait que ça à faire.

 

Il y a sûrement des gens, dans ma ville, qui sont homo, asexuels, ou je ne sais quoi, et qui souffrent de ne pas être dans la norme. Et alors ? Je ne suis pas non plus, du tout, dans la norme, même en tant que blanc et hétéro, et mes problèmes n'ont pratiquement rien à voir avec mon identité ou mes orientations sexuelles. Faut-il que la société s'arrête de tourner jusqu'à ce que toutes les névroses de tout le monde soient résolues ?

 

C'est apparemment ce que pensent ces étudiants sur ce campus, qui veulent empêcher leurs profs de vivre et de travailler tout en réclamant qu'ils en fassent toujours plus, à condition que ce soit uniquement pour eux, car ils sont le centre du monde. La folie d'un microcosme abandonné à la toute-puissance nombriliste d'étudiants exposés au laxisme impuissant d'adultes perdus dans un relativisme mêlé de culpabilisme.

 

Quelque chose de tellement inadapté au monde que ça ne peut que crever tout seul comme un pustule arrivé à terme. Pas vraiment de quoi s'inquiéter. Mais tout de même stupéfiant et fascinant à voir.

 

 

Pour terminer sur ce sujet, j'en profite pour partager deux autres liens. Le premier est en anglais, mais il prolonge parfaitement ce propos puisqu'il évoque l'expérience de transgenres de femme à homme qui découvrent que les privilèges masculins sont pour l'essentiel un fantasme, voire une inversion.

 

Vidéo youtube : Female-to-Male Trans Gain Male Privilege and it Sucks

 

 

Il est particulièrement savoureux et intéressant de voir que des ex-féministes intégristes qui ont eu le goût assez étrange de se transformer en homme – exprimant par là en réalité une jalousie quasi physiologique – sont obligées de se rendre à l'évidence : non seulement être un homme n'implique pas stricto sensu des « privilèges », mais implique plutôt des responsabilités, voire des obligations morales qui entrent en conflit voire en contradiction avec les prétendus privilèges qui souvent n'existent pas dans le monde réel, voire sont plutôt annulés et même remplacés par des interdits, tabous et limitations qui entravent sérieusement l'individu.

 

Cette vidéo n'est pas seulement intéressante pour des féministes, mais même pour tous les hommes qui, ayant baigné dans leur condition depuis le début de leur existence, n'ont même pas forcément conscience de certaines implications subtiles liées à leur sexe et aux fonctions sociales et inconscients sociaux qui en découlent et qui, d'ailleurs, demeurent inconnues de la plupart des prétendus sociologues spécialisés dans ce sujet (comme on en voit dans le documentaire précédent). Je ne peux donc que la recommander fortement.

 

Et aussi, sur le cas très spécifique des hommes violés par des femmes, l'un des nombreux angles morts de l'idéologie féministe intégriste actuelle, très bien traité dans cette vidéo :

 

Vidéo youtube : Être un homme violé par une femme

 

En commentaire, juste un constat que j'ai fait en me risquant à commenter ce type de vidéo sur youtube (qui soit dit en passant construit sa propre dictature progressiste en ce moment, donc il se pourrait que ce type de traitement devienne de plus en plus difficile à trouver à l'avenir), c'est que si vous vous aventurez à critiquer l'intégrisme féministe moderne en avançant des arguments rationnels, vous vous ferez immanquablement traiter de « fragile ». Voir alors la sociologue du documentaire sur Evergreen et sa théorie sophistique sur la « fragilité masculine » qui justifie le fait de taper sur tous les hommes comme intrinsèquement responsables de « la domination machiste patriarcale », et plus particulièrement de taper sur les hommes « gentils » car ils sont autant, sinon plus, responsables que les autres de cette domination (et surtout parce que c'est plus facile de manipuler les gentils à son avantage). Bref il est impossible d'avancer la moindre critique sur l'anti-racisme ou sur le féminisme face à ces gens sans se faire attaquer et si vous ne savez pas pourquoi, cf le docu sur Evergreen... où l'on vous explique que ces choses n'ont pas besoin d'être ni expliquées ni démontrées puisque ce sont des axiomes indiscutables de leur modèle du monde. Ainsi « domination patriarcale » est un concept dont la pertinence ne peut pas être discutée (j'ai bien envie de m'y atteler, pourtant, mais je ne fais pas de la critique du féminisme un enjeu de mon existence, c'est seulement un élément de ma critique du monde actuel).

 

Bref... et en plus de ça, rappelons nous que ces idéologies mortifères sont financées et instrumentalisées par le système, et plus particulièrement certains de ses agents... toujours les mêmes :

 

https://francais.rt.com/france/63713-burkini-association-alliance-citoyenne-a-recu-80000-dollars-fondation-george-soros

 

Là encore, je dois me justifier, j'imagine ? Je ne suis pas contre l'islam en soi. Seulement contre l'oppression sous toutes ses formes, les conditionnements de masse qui empêchent les gens de se découvrir ou qui les confinent dans des aspects partiels voire anecdotiques de leur existence (comme la religion, le sexisme, le partisanisme, etc.). Selon cette perspective, l'islam est exactement comme le LGBTQisme, pas étonnant d'ailleurs que ces idéologies revendicatives trouvent des terrains d'entente communs en tant que « minorités oppressées » qui s'oppriment d'ailleurs toutes seules en s'enfermant dans leurs particularismes et/ou leurs traditions et « valeurs » qui ne concernent qu'elles, et qui sont en réalité limitatives et totalement irrationnelles.

 

 

Comment conclure, me demandé-je ? Disons que je voulais évoquer ces sujets qui, tout en prenant de l'ampleur, tout en ayant tendance à monopoliser l'attention, sont plutôt à voir comme des vagues s'écrasant sur une plage. Sac et ressac. On va nous saouler avec tout ça, mais une bonne partie de l'écume retombera. Puis une partie de la vague reviendra... et pour le moment on ne peut pas vraiment savoir quels coquillages resteront en définitive sur le rivage. Il y a de quoi se préoccuper, mais pas de quoi en faire une obsession... Après tout, même si l'islam et les migrants nous colonisent, ben il faudra faire avec, ça a toujours été ma façon de voir les choses. Malheur aux obsédés et aux opposés, et honte cependant à ceux qui soutiennent des mentalités anachroniques, arriérées ou inadaptées. Et pour ce qui concerne la démence LGBTQetc., je crois qu'elle sera lavée du rivage, de toute façon. Sans offense aux homos et compagnie, mais si vous pouviez demander aux plus fous d'entre vous de cesser de faire de leur identité sexuelle le centre du monde, merci...

 

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08 juillet 2019

Elucubrations personnelles et tentatives philosophiques sur l'humain et le monde

 

Je voudrais partager aujourd'hui quelques réflexions qui, bien que très personnelles à un premier niveau, me semblent intéressantes et rejoignent des questionnements métaphysiques qui, si ils ne sont pas très originaux, me semblent tout de même essentiels, voire universels. Il est possible que cet article pose les bases de nombreux articles futurs, suite à un léger virage d'orientation que je souhaiterais donner à ce blog, mais nous verrons, rien n'est certain.

 

Ces réflexions ont des origines anciennes, et prennent leurs racines dans mon rapport au monde qui, je le sais, est assez singulier pour l'époque. L'écriture, et mon vécu au sein de celle-ci, joue un grand rôle dans ces réflexions, aussi je me dois de partager quelques considérations personnelles à ce sujet, en introduction.

 

Mon grand désespoir d'écrivain est de me sentir plutôt mauvais dans l'écriture de romans. Mes réflexions étant pleines d'arborescences, de connexions et d'implications multiples, il m'est très difficile de diriger un roman jusqu'à son terme sans m'égarer. Pour compenser ce problème, j'avais toujours essayé d'avoir une écriture aussi linéaire que possible, c'est à dire de construire une histoire qui va d'un point A à un point B en me concentrant autant que possible sur un personnage principal et sur une idée directrice principale. Ce qui mène à un autre problème : cette écriture est particulièrement adaptée à celle de nouvelles, ce qui fait qu'au-delà de 100 ou 200 pages, mon propos se dilue et ce que je tente de raconter devient confus et moins impactant. En clair : je ne sais pas écrire un roman. Ça ne m'a pas empêché d'en terminer un bon paquet, mais je me trouve bien meilleur dans les nouvelles, sauf que quand j'en écris une, j'ai toujours tellement d'idées que ce qui me vient d'abord à l'esprit, c'est d'écrire un roman, et c'est concrètement ce que j'essaye de faire, sans vraiment y arriver. Du coup je dilapide mon énergie, et j'ai un peu laissé de côté l'écriture que je fais en dehors de mon blog, depuis déjà pas mal de temps. Je cherche toujours la bonne manière de faire pour canaliser mon propre esprit et en donner le meilleur dans mon art, et j'ai fermement décidé de m'atteler une fois de plus à cette tâche cet été. J'ai quelques pistes qui me semblent intéressantes, mais nous verrons bien le résultat...

 

Tout ça pour dire que ma configuration d'esprit, libre et très peu formatée par les normes, a des avantages et des inconvénients. C'est peut-être une évidence, et je ne vais pas rentrer dans les détails descriptifs à ce sujet, mais il faut le mentionner. Je crois juste que le principal inconvénient est que je n'ai jamais trouvé jusqu'à aujourd'hui quelqu'un, ou les ressources en moi-même, pour arriver à structurer tout ce que j'aurais à dire et que, du coup, j'ai un peu tendance à épancher en vrac sur mon blog.

 

Mais aujourd'hui, mon souci n'est pas seulement un bête syndrome de la page blanche. De cela j'ai l'habitude, et n'en fais pas un drame. C'est plutôt que je sens des métamorphoses en moi, ce qui est une très bonne chose, mais que du coup, je me retrouve de nouveau confronté à des démons qui datent au moins de mon adolescence, voire de mon enfant. Qu'on se rassure, cela n'est pas douloureux. Il y a, en fait, quelque chose de jouissif à cela, mais c'est aussi plutôt très compliqué à gérer.

 

Il se trouve que je sors d'une période de ma vie où je stagnais. J'étais impliqué dans des affaires matérielles qui me retenaient et qui alourdissaient ma substance, comme le procès dont j'ai parlé et qui a duré un an pour une broutille, et que j'ai finalement gagné, en tirant même quelque bénéfice. Tout cela m'a subitement relâché, même si j'ai mis quelques temps à réaliser que j'avais essentiellement résolu, pour l'instant, ces aspects matériels, et je me suis retrouvé comme une montgolfière dont on a lâché le lest. Une situation nouvelle, quasi inédite, qui a libéré en moi certaines puissances inspiratives dont je ne sais pas que faire et qui, paradoxalement, ont créé un effet inverse qui fait que je ne sais plus comment aborder l'écriture au cours de ces dernières semaines. Je n'ai jamais aussi peu écrit depuis mon adolescence.

 

Pourtant je me sens comme une forêt tropicale sur le point de refleurir. Quelque chose qui était en dormance, qui a vieilli dans la douleur et qui a pourtant trouvé de nouvelles choses en soi.

 

Cette métamorphose ne date pas des dernières semaines, elle s'est entamée souterrainement depuis un certain temps, et correspond sans doute tout bêtement à un processus de maturation perpétuelle qui, là aussi, n'a rien d'original. Mais il m'est difficile de l'ignorer ou de la traiter comme un bête effet de bronzage. C'est un renouvellement. Et ma capacité à l'émerveillement, qui ne m'avait jamais complètement abandonné, est remontée à son meilleur niveau, alors que d'autres choses s'enterrent dans l'humus.

 

Certains disent que toute chose dégénère avec le temps. C'est sans doute vrai pour la matière. Mais l'esprit ?

 

Divers sujets, peut-être parce que je les ai tellement triturés, me semblent plus lointains, quoiqu'encore prégnants.

 

Les hystéries sociétales sont des guêpes et des moustiques estivaux, et des bestioles avec lesquelles, j'imagine, il faut apprendre à composer dans l'environnement d'une jungle tropicale... Accepter le foisonnement, l'agression, l'agacement, le harassement, la contradiction. Ici, en province, les délires sur le genre ou le climat apparaissent pour ce qu'ils sont : des fruits de l'agitation mentale humaine, et peut-être juste un tout petit peu plus que cela. Les questionnements sur ce que l'on est, sur l'identité sexuelle, sur le monde qui bouge et évolue de manière inquiétante autour de nous, sont au fond des questionnements légitimes, qui secouent nos peurs et nos angoisses, mais qui en disent plus sur la nature profonde de l'homme et du monde, que sur les conclusions hâtives que nous voulons tirer dessus puis imposer politiquement.

 

En d'autres termes, c'est la tranquillité d'esprit qui me guette puisqu'au fond, je sens que je commence à m'en moquer. C'est l'écume du monde, même si je sais que je devrai revenir sur ces sujets sur le blog, parce qu'ils sont aussi des signes distinctifs de notre époque, en plus d'être des révélateurs de notre nature et de notre rapport au monde.

 

Il y a d'ailleurs cet excellentissime et très long article sur dedefensa, qui a participé à ma réflexion :

 

https://www.dedefensa.org/article/notes-sur-les-termites-de-lapocalypse

 

J'ai notamment retenu ces extraits, dans le chapitre sur le sexe climatique des anges :

 

« La question du climat est pour moi le type même de la connaissance qui enchaîne à l’objet, – un véritable débat deleuzien. Nul n’est sûr de rien, les chiffres abondent, auxquels tout le monde fait dire ce que chacun veut, des forces énormes de pression et d’intoxication liées au Système croisent et recroisent dans le débat à pleine vapeur, et pas moins chez les climatosceptiques (Mobil Exxon et les pétroliers, le groupe Murdoch, les partisans de libre-échange en mode turbo, une très forte majorité des élus républicains US si bien qu’on peut dire que les climatosceptiques ont la majorité au moins à la Chambre des Représentants du Congrès, etc.). La polémique est aussitôt de la partie et, avec elle, dans un tel cadre, la manipulation, et l’on est emporté dans ce piège qui colle comme de la glu, qui est le Système. Le tour est joué, tellement prévisible, – il ne s’agit plus du climat mais du Système, c’est-à-dire du Mal. Voilà pour la connaissance dans ce cas ; si je cédais à descendre dans l’arène, je ne suis sûr que d’une chose, pour mon compte, – je serais enchaîné au Système, broyé, concassé, parce qu’il est infiniment plus surpuissant que moi. Donc, je refuse cette “connaissance”-là de leurs débats sur le climat.

» Cela n’implique en rien ni l’indifférence ni l’ignorance, puisqu’il est question d’inconnaissance. Sur cette question du climat, le savoir me dit ceci… L’effondrement du monde, notamment avec son “eschatologisation”, avec la terrifiante dégradation de l'environnement et la perception du désordre du climat par rapport à notre organisation, avec d’autres multiples phénomènes chaotiques qui commencent par la crise de notre psychologie (le plus grave), l’effondrement du monde n’est pas l'objet d'un débat pour mon compte ; c’est un fait évident de tous les jours, une évidence colossale et écrasante que j’observe de ma position d’inconnaissance, la dévastation du monde qui a tout à voir avec le désordre de la modernité, et rien avec le classement scientifique en degrés centigrades dans un sens ou l'autre, et en pourcentage de responsabilité humaine ou autre. L’évidence, c’est-à-dire la vérité du monde, cela existe pour l’inconnaissance, c’est même ce qui lui permet de s’affirmer comme telle puisque cela fait partie de son savoir.

» Plus encore, vu de mon observatoire d’inconnaissance, j’ai deux remarques à faire. On verra qu’elles n’ont nul besoin de la “connaissance” ni de leurs débats sur la “vérité scientifique”, – laquelle est, au vu de l’histoire réelle, qui ne s’interdit pas de remonter au-delà de la Renaissance, une aventure sacrément impudente qui prend parfois des allures, elle aussi, de simulacre. (“Vérité scientifique”, – doux oxymore, quand tu nous tiens…)

» 1). Le débat se fait d’abord, dans sa rage polémique la plus extrême, autour de l’idée du “réchauffement climatique dû aux activités humaines”. Bel exemple de sophisme, que Deleuze ne démentirait pas, – et ils en sont tous coupables, de ce sophisme, des partisans du réchauffement dans ces conditions aux climatosceptiques. Car cet intitulé est faux, archi-faux, une imposture, une inversion comme seul notre Système sait en accoucher… Le Système, justement ; le seul intitulé qui vaille est bien : débat pour ou contre “le réchauffement climatique dû aux activités du Système”. La différence est apocalyptique.

» Tout le débat-polémique sur le climat est complètement subverti par cette imposture sémantique. Je suis sûr qu’elle n’a pas été voulue, parce qu’on fait chez les robots beaucoup moins dans le complot qu’on ne croit et que le sens des mots, finalement, on s’en fout ; même les “institutionnels” n’y voient que du feu, de Al Gore (pour) à Mobil Exxon (contre), – sauf qu’ils auraient une mauvaise surprise si le pot aux roses leur était révélé, et qu’on leur annonçait qu’ils débattent, horreur, pour ou contre “le réchauffement climatique  dû aux activités du Système”. Quant aux purs, ceux qui croient vraiment à la “vérité scientifique” et s’écharpent en son nom, ils ont toute mon affection et toute mon affliction, car ils sont prisonniers de leur “connaissance”. (…) »

 

Cela rejoint au fond tout ce que j'avais toujours voulu dire sur ce sujet, peut-être sans arriver à l'exprimer. Le vrai problème du débat sur le climat n'est pas forcément la vérité qu'on essaye d'en faire ressort avec les comportements de prétendue responsabilisation qu'on essaye d'en faire émerger. Le vrai problème est qu'il constitue un terrain d'agitation mentale de masse particulièrement stérile, dont les seuls effets seraient même plutôt néfastes que stériles. Le seul effet bénéfique à en retenir étant selon moi une prise de conscience générale sur l'environnement ainsi que des effets que l'humain peut avoir sur celui-ci, mais malheureusement, cet effet bénéfique est aussitôt contrebalancé par la récupération dont il fait l'objet pour perpétuer en fait, et paradoxalement, le statu quo d'un système et ses coups de boutoir contre l'environnement. C'est pourquoi, contrairement à Philippe Grasset, j'ai plutôt tendance à adopter le point de vue sceptique, juste parce que je m'oppose à cette récupération par le système. Mais au fond, la finalité est la même et finalement, peu importe l'opinion que l'on a de ce phénomène. Ce qui compte me semble plutôt en fin de compte de se tenir éloigné de l'agitation mentale qu'il génère et qui, elle ne procure aucun effet bénéfique.

 

En ce sens, je retiens surtout la notion de crise de notre psychologie (qui s'exprime dans toutes les strates de la société et n'est donc pas sans implication sur ma propre crise de personne et d'écrivain), ainsi que l'idée d'être « emprisonné dans son savoir », en ce qui concerne les scientifiques tenants du réchauffement anthropique (entropique), mais cela peut s'appliquer à tout le domaine de la science, et même, de la connaissance en général du coup, y compris du côté des ésotéristes et de leur prétendu savoir spiritualiste « bien plus élevé » que le savoir scientifique amoral et blablabla, alors que tout cela relève d'un retour d'un ordre moral dégénéré... bref, de l'agitation mentale globale, également.

 

Et sous cette lumière, il est ironique de réaliser et d'accepter que, même dans ma perspective qui est celle d'une nécessaire responsabilisation de l'humain face à l'environnement, s'ouvrent des portes en faveur de la manipulation systémique et de sa récupération tyrannique du sujet écologique que j'annonce depuis longtemps. La même ironie se remarque dans mon appel à cesser les clivages politiques, idée instrumentalisée (et certes détournée) par un Macron pour acquérir et pratiquer un pouvoir moins démocratique et plus autoritariste que jamais. A croire qu'aucune velléité éthique ne peut exister qu'en tant qu'élan utilisé par le système pour sa propre puissance...

 

Enfin, l'idée que le débat même sur le réchauffement est une imposture en soi, puisqu'il s'agit en fait d'une injonction à se positionner « pour ou contre » clôt à mon sens ce sujet. Je n'ai d'ailleurs jamais voulu me situer dans ce positionnement moi-même, juste dénoncer l'abus que consiste en soi ce débat imposé pour placer des décisions politiques dont la véritable préoccupation est tout sauf écologiste. J'abonde donc vers cette accusation d'imposture, même si j'y arrive par un cheminement différent.

 

 

Mais j'essaye de revenir au fil de ma réflexion, après cette digression importante.

 

Puisque l'agitation mentale actuelle, la crise de notre psychologie comme dit Philippe Grasset, est l'un des principaux nœud du problème, il convient de s'en distancier autant que possible pour conserver sa sanité et pouvoir continuer à exercer sa lucidité. D'où l'intérêt de conserver une ligne intellectuelle équilibrée et de se défendre des excès du scientisme comme de la religiosité, qui d'ailleurs souvent se rejoignent et se soutiennent mutuellement en recherchant réciproquement la caution l'un de l'autre et vice versa. J'ai déjà exposé mon dilemme personnel face à ces deux pôles de l'appréhension du monde, et je tiens plus que jamais à conserver cette ligne. Non pas que je crois que la vérité se tienne quelque part au milieu, mais qu'elle puisse être alternativement chez l'un ou chez l'autre, et parfois ni l'un ni l'autre... et que la foi ne nous aidera en rien dans une quête de vérité. Seule la poursuite d'un esprit « pur » c'est à dire dépourvu de dogmatisme, pourra nous aider. Avec là aussi l'inconvénient, sans doute, de ne jamais arriver à une vérité ferme et indiscutable, mais finalement, à quoi nous servirait-elle, sinon à l'imposer à d'autres pour en faire une nouvelle religion? L'inconnaissance me semble, en effet, une voie plutôt enviable, quoiqu'elle puisse constituer un certain confort de l'esprit (voire parfois une certaine forme de paresse intellectuelle rationalisée) que je ne recherche pas. Le savoir m'importe malgré tout, mais je n'en fais pas, je crois, un enjeu d'orgueil. Plutôt un outil d'une quête pour éclairer les recoins sombres du monde où, précisément, se cachent l'obscurantisme et la tyrannie. Je crois que le savoir peut éloigner ces démons. Qu'un esprit éclairé peut tenir à distance la violence que génère l'ignorance infusée dans les masses pour les tyranniser et les utiliser.

 

On pourrait certainement me reprocher de faire de la philosophie dans mon coin sans même avoir les références livresques et ainsi de faire perdre son temps à tout le monde, y compris moi-même. Mais je réfute catégoriquement cet argument d'autorité. J'ai ouvert pas mal de livres de philo. Outre le fait que l'on peut considérer que l'on peut aussi bien s'enfermer dans la dite connaissance philosophique que dans n'importe quelle autre, pour être franc et vulgaire, ils m'ont tous fait chier, voilà. Non qu'ils soient, probablement, inintéressants, et je ne crache pas sur aucun philosophe. Je crois que ce sont tous des esprits valables qui essayaient d’œuvrer, comme moi, pour le bien commun et pour éclairer leurs prochains. Mais la plupart demeuraient des aristocrates utilisant un langage pointu – c'est nécessaire pour manier des idées complexes et ne pas sombrer dans la confusion – qui rend leur pensée aussi aride, pour moi, qu'un ouvrage scientifique rempli d'équations. La philosophie ne devrait-elle pas être de la littérature ? Mais même le Zarathoustra de Nietzsche m'a semblé être un essai aussi laborieux que les tentatives de son protagoniste à rendre accessible une pensée si personnelle qu'elle en devient extrêmement particulière et finalement, très peu universelle à mon goût. J'ai l'impression sans doute superficielle que Sartre et Spinoza se sont plus approchés de la vérité et de l'universalité, mais je ne suis pas arrivé, jusqu'à présent, à les lire non plus. Mais pour en terminer sur cette histoire de goût, je reste sur ce constat que seuls des grands romanciers comme Kafka, Orwell, Céline et plusieurs autres ont su éclairer utilement ma vision du monde. Et c'est pourquoi j'ai essayé de faire comme eux, mais n'y étant pas arrivé, voilà que je tombe, au moins un peu, dans l'écueil de ces auteurs philosophiques que je n'ai jamais réussi à apprécier.

 

Peu importent de toute façon mes goûts et opinions. En sautant un peu du coq à l'âne, je voudrais partager un échange que j'ai eu tout récemment sur un site, cette page en l'occurrence :

 

https://fr.sott.net/article/34085-Des-pertes-de-recoltes-catastrophiques-signalees-dans-le-monde-entier#comment14138

 

L'échange est toujours en cours, mais je tiens à recopier intégralement l'un de mes messages qui a toute sa place sur mon blog et dans la réflexion que j'essaye de conduire ici :

 

« Nous avons tous un entendement limité et une propension à décrire le monde suivant nos croyances et suivant nos connaissances dans lesquelles nous sommes emprisonnés. Nous interprétons et souvent sur-interprétons.



Je ne me base pas sur la science matérialiste pour construire ma vision du monde. Pour faire court, je rejette autant la science que la religion (pour moi, la science EST une sorte de religion). J'ai un regard très personnel sur les choses qui s'imprègne autant du scientisme que du spiritualisme, tout en rejetant fondamentalement les deux, qui créent des effets de majorité et de dogmatisme écœurants pour celui qui cherche à voir le fond des choses, accepte les phénomènes dits "paranormaux" pour ce qu'ils sont sans projeter sur eux telle ou telle interprétation toute faite. Ce pragmatisme intellectuel et ce rejet de tout dogmatisme et de tout sectarisme ne m'a pas empêché d'être vice-président d'une association "païenne" qui se retrouvera plus tard fichée par la Miviludes (juste parce qu'on avait des wiccans dedans, donc la miviludes, groupement noyauté par les chrétiens, a accusé mon association, pourtant laïque (asso 1901, en réalité on s'intéressait aux traditions païennes sans nécessairement en rechercher la pratique, on allait surtout voir des mégalithes tout en essayant de comprendre comment tout ça fonctionnait et ce que ça voulait dire), d'abriter une succursale de sorcellerie, en gros, et tout ça au 21e siècle). Donc je veux dire, je suis blindé contre toute forme d'accusations ou de procès, depuis pas mal de temps déjà, et je pense que ma vie plaide pour ma grande ouverture d'esprit, mais cela doit, pour moi, aller de pair avec le scepticisme nécessaire qui empêche de se perdre dans la folie du mysticisme halluciné. En clair, je ne suis pas le Christ cosmique et on ne peut pas me faire avaler n'importe quelle affirmation sans que mon esprit critique s'en mêle, voire s'emballe.



[Lien]
Pourtant, un jour, j'ai vu une fée. J'ai dansé avec les nymphes. J'ai volé. J'ai frappé le tambour et eu de sérieux échanges avec Poséïdon, avec les esprits. J'ai vu l'épée luminescente des chevaliers. J'ai été transmuté. J'ai rencontré des dragons, j'ai communiqué avec des morts, j'ai lutté contre un démon, je suis allé en haut, en bas et au milieu et il me reste énormément d'expériences peu communes que je ne connaîtrai pas durant mon existence.



Mais... en effet, dans la nature, que peut-on voir ?



Je suis tombé sur le cadavre d'un castor. Ce castor puait et c'était une planète. Il y a quelques jours aussi, j'ai trouvé ce que j'ai interprété comme le cadavre d'un hibou ou d'une chouette coupé en deux. Pourtant c'était peut-être un tas de plumes tombé du ciel, un phénomène fortéen dont personne ne trouvera l'origine ou l'explication. Ça ne ressemblait que très vaguement à un cadavre d'oiseau de nuit, pour être franc, mais ça en avait les plumes. Il ne puait pas du tout, mais semblait en état de décomposition. Aucun insecte... et un milieu herbeux de sous-bois peu propice à la momification. Je ne ramasserai pas ce truc, je n'appellerai jamais la police scientifique et je ne saurai donc jamais ce que c'est. Tant mieux, tant pis.



Mais revenons à ce castor. C'était juste à côté du château de Brocéliande, au bord de l'eau du lac qui côtoie ce dernier. Était-ce une charogne de castor ou était-ce une planète mourante ? Les asticots et les micro-organismes ont essaimé, proliféré, puis ont détruit leur biotope d'une incroyable puanteur jusqu'à l'os. Doit-on considérer que les bactéries, mortes en un épouvantable holocauste de milliards et de milliards d'êtres microscopiques ont été punies de leurs excès ? Gaïa, ou le cadavre, les avaient-ils prévenues de leur sort si elles continuaient à faire ce pour quoi elles étaient "programmées" ? Toujours est-il, prévenues ou pas, qu'elles sont, pour l'essentiel, mortes et disparues à 99,9999%. Le 0.00001% qui reste suffira amplement à nettoyer la prochaine charogne qui tombera dans le coin.



Il y a deux jours, en nourrissant les chats de mon quartier, je vois que ces fumiers ont chié dans le bac où je mets leurs croquettes. Des individus sans aucun respect de leur environnement, d'ailleurs les chats sont responsables de nombreuses extinctions d'espèces et mettent à travers le monde pas mal d'espèces sous pression et un certain nombre sont en voie de disparition. Ça fait des décennies qu'on le sait. Bref les chats sont des salopards qui ravagent la nature. Je les adore. Sous la coupelle en plastique qu'un autre bénévole avait mis avant moi (on met des coupelles en plastique parce qu'on ne respecte pas la nature ou parce que c'est mieux de les utiliser que de les recycler ? Intéressante question...), il y avait une grosse colonie de cloportes qui m'a fait sursauter. Les cloportes sont aussi de gros salopards anti-écologiques qui n'aiment que trois chose : la merde, les cadavres, et détruire les ressources dont ils dépendent. Mais ils nettoient le monde. N'empêche, quand ils auront nettoyé les crottes de chat, ben il faudra qu'ils en trouvent d'autres parce que, comme les bactéries et les mouches sur le castor, ils n'ont pas la technologie pour aller faire leurs saloperies sur Mars. Nous non plus d'ailleurs. Heureusement.



On peut pousser beaucoup plus loin ce que je viens de raconter. Mais puisque je parlais de nous, tiens, qu'est-ce qu'on a de vraiment pire ou mieux que les bactéries, les mouches, les chats ou les cloportes ? On n'arrête pas de se fustiger, je crois finalement que c'est le principal usage qu'on a appris à faire de notre conscience. Mon chat s'en fiche quand il décapite une mante ou qu'il arrache les ailes d'un papillon de nuit (cas qui date de moins d'un tour d'horloge). Moi je suis quand même décontenancé quand une cousine me raconte qu'elle est horrifiée quand elle voit une araignée... se noyer. Il faut qu'elle la sorte de là par tous les moyens. Intolérable qu'une petite bestiole meure d'une manière si cruelle et si stupide. Une petite bestiole qui n'a rien fait à personne. Une araignée. Comme les chats, les araignées ont largement la capacité de raser de la carte des espèces entières. Ce que nous appelons équilibre est une chimère simplificatrice. L'équilibre s'obtient par des holocaustes auxquels répondent des explosions d'espèces venant boucher les trous. Nous vidons les océans de leurs poissons. Les méduses prennent le dessus. Est-ce si grave ? Si nous créons un environnement peu propice à la survie humaine, la planète nous rayera de la carte dans son sommeil sans même avoir remarqué cette misérable infection qui l'aura faite un peu ronfler. Nous avons quelques secondes d'existence dans la vie de la planète. Une éruption de boutons malsains. Nous sommes très loin de ces bactéries qui détruisent leur hôte, en fin de compte. Le remède à la petite poussée de fièvre que constitue l'humanité semble un peu plus difficile qu'un antibiotique ou quelques gouttes d'huile essentielle, mais nous sommes globalement incognito dans l'univers. Nous nous donnons beaucoup d'importance parce que nous vivons entre nous. Il n'y a même pas besoin que quoi que ce soit ait conscience de notre présence pour que nous disparaissions, ou pour que nous continuions à exister, si nous trouvions par chance l'antidote contre notre propre bêtise (il faut être intelligent pour être stupide, mais il faut aussi avoir un côté animal pour être bête, or que sommes-nous d'autre que des animaux ayant développé la conscience, l'intelligence et la technologie pour mieux façonner notre biotope ?).



L'humain est une bête. Qu'il cesse de se culpabiliser, et qu'il commence à se responsabiliser, et il pourra prétendre à une réelle intelligence, ce qui nécessite de faire quelque chose de constructif de nos instincts, de les apprivoiser et non de les faire taire et de les renvoyer à un inconscient profond comme le fait la civilisation, ses politesses, ses normes, etc. Mais c'est un autre sujet... »

 

 

 

 

Mon interlocuteur – à l'écrit encore bien plus décousu et difficile à suivre que le mien – m'intime de trouver de trouver les raisons de certaines de mes inclinaisons. Soit. Cela fait précisément partie de mon exploration. Je ne sais pas si j'ai besoin de commenter mon commentaire qui est en soi déjà assez long, mais qui évoque des choses que, même ici, j'ai rarement évoqué et encore plus rarement développé. Donc en l'absence de questions, je crois que je vais simplement m'abstenir d'aller plus loin sur ces points pour l'instant.

 

Dans ce commentaire, mon propos était essentiellement de donner une vision de la vie que, là aussi, j'ai rarement partagé en ces termes ici. Une vision adogmatique, areligieuse, ascientifique, presque purement intuitive, un peu mystique, métaphysique et aussi ouverte que je puisse sur les possibles explications et interprétations que l'on peut donner aux faits que j'expose. Peut-être justement des points à explorer ultérieurement et une nouvelle orientation à donner à ce blog ou une nouvelle série d'articles au sein de celui-ci.

 

Au-delà de mon propos, tout cela questionne l'utilité même du vivant, puisque je demande à quoi sert un humain par rapport à un cloporte. Question volontairement provocatrice à laquelle je n'ai pas la réponse. Je ne sais pas. Demandez à un curé ou à un de ces scientifiques qui pensent que notre vocation est d'aller coloniser Mars, ce qui implique qu'il ait une idée de ce que l'humain est censé accomplir, du point de vue de sa religion scientiste.

 

 

Bref, je ne vais pas élucubrer encore trop longtemps. Pour conclure, j'aborderai encore deux points.

 

Ma quête est de me situer au-delà de la morale manichéenne actuelle et de tous les débats pour/contre et anti/pro qu'elle suscite dans pratiquement tous les domaines, et qui génèrent très rarement des idées dignes d'être considérées. C'est donc une ambition assez importante, peut-être même carrément orgueilleuse.

 

L'être humain, dans son ensemble, et n'en déplaise aux tenants du new age voyant venir grosse comme une maison l'évolution saisissante de l'humain, est resté coincé à ce niveau de réflexion blanc et noir où il faut être « avec nous ou contre nous ». Inutile de dire le désintérêt que j'ai pour cette pratique moins que néandertalienne qui régit encore largement nos sociétés. Pouvoir se détacher de la morale commune ainsi que des dogmatismes est, je le crois, un privilège hérétique réservé aux ouverts d'esprit capables de maintenir une éthique humaine en dehors de ces sentiers balisés. Avec tout privilège vont des responsabilités et des difficultés, ce qui fait que la plupart, même parmi ceux ayant ces capacités, choisissent de se ranger, quitte à se renier. Avec les dégâts que cela implique.

 

Vidéo youtube : White (Bret Easton Ellis)

 

 

Dans cette vidéo, très intéressant comme souvent, en faisant l'exégèse d'un ouvrage de Bret Easton Ellis, Michel Drac m'a marqué en évoquant l'idée toute simple, à laquelle j'avais déjà pensé mais sous un autre angle, que pour vivre dans un monde laid – et notre civilisation l'est énormément – il faut s'enlaidir.

 

J'avais déjà réalisé en effet que l'adaptation à la médiocrité du monde implique de se conformer au moins en partie, au moins en surface, à cette médiocrité. Ma situation, particulièrement chanceuse, m'a permis de me tenir à l'écart de cette atroce contrainte jusqu'ici, et je remercie l'univers de m'avoir fourni cette putain de chance. Parce que, si ma vie peut être compliquée, c'est vrai, au moins j'arrive à vivre en dehors de l'enfer du travail et du conformisme social. Mais j'ai aussi conscience que ces aides accordées aux cas sociaux sont une façon d'acheter la paix sociale et donc de perpétuer le système... en attendant de trouver un moyen de les éliminer ou de stériliser ceux qui en enfantent ? Et de se diriger vers la grande termitière humaine...

 

Quoiqu'il en soit, ce que je quête, c'est la manière de diriger mon prochain vers une étape nouvelle, qu'elle soit évolutive ou simplement intellectuelle, permettant de mieux canaliser nos instincts vers des buts et des usages à la fois constructifs et propices à notre survie... si tant est que cette utopie ait le moindre sens ou la moindre chance de se réaliser. Mais n'étant ni nihiliste ni fataliste, il me faut bien croire en quelque chose, malgré tout ce que je constate, et parce que je connais les ressources insoupçonnées qui se cachent en l'homme. J'inclus « le paranormal » parmi ces ressources, ces territoires quasi inexplorés qui, peut-être, nous indiquent de nouvelles possibilités et de nouvelles voies... Mais j'imagine que je reparlerai de cela dans de prochains articles.

 

 

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