L'Oeil du Selen

18 août 2019

La démarche de curiosité 11 - Ignorance, évolution, découvertes surprenantes et anarchisme

Le prochain numéro de la série, que j'espère publier d'ici la fin de la semaine, sera consacré à l'ufologie, mais j'aimerais d'abord proposer un numéro un peu plus généraliste car j'ai accumulé pas mal de choses diverses et variées à partager, plutôt dans le domaine scientifique, toutefois.

 

Je commencerai par cette série de documentaires audio sur France Culture sur l'agnotologie. Un thème tout à fait adapté puisqu'il parle de l'étude de l'ignorance... Et donc de ce que l'ignorance signifie et implique, plus particulièrement dans les domaines scientifiques.

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/voyage-en-agnotologie-pays-de-la-science-et-de-lignorance-14-quand-les-industriels-nous-enfument

 

 

Puisqu'en effet il nous faut assumer avec humilité un certain degré d'ignorance, se renseigner sur notre propre ignorance semble une intéressante voie vers plus de sagesse et... moins d'ignorance.

 

Et puisque la curiosité est également un très bon chemin vers moins de cette ignorance, ne nous arrêtons pas là. Une excellente série d'articles a été proposée sur sott.net à propos de la théorie de l'évolution, et de ce que nous ignorons ou encore croyons savoir à propos de l'évolution, et qui rejoint beaucoup de choses que j'avais pu aborder par le passé sur ce blog. Une excellente façon de brutaliser un peu le dogmatisme que nous nourrissons trop facilement à propos de l'évolution, même si ces articles sont certes perfectibles et constituent notamment une critique qui manquent de suggestions pour sortir de l'impasse.

 

https://fr.sott.net/article/34013-Creationnisme-darwinisme-Pourquoi-pas-ni-l-un-ni-l-autre

 

https://fr.sott.net/article/34037-Complexite-et-nouveaux-genes-les-deux-betes-noires-de-l-evolutionnisme

 

https://fr.sott.net/article/34060-L-evolution-Un-conte-de-fees-moderne

 

https://fr.sott.net/article/34296-La-probabilite-de-l-evolution

 

Peut-être se contenter du premier article pour ceux qui ne veulent pas forcément lire tout cela, mais j'apporte en plus un extrait d'un commentaire que j'ai donné sous l'un des articles, pour éviter les redites et tenter de donner un éclairage personnel :

 

« En fait, la question posée par cette série d'articles est tout simplement celle de la téléologie versus la science contemporaine et ses méthodes mécanistes. Par ailleurs, il semble que le travail de Teilhard de Chardin plane comme un fantôme sur ces articles.


Je continue d'adhérer globalement au propos, malgré une certaine mauvaise foi, quelques assertions fortes pourtant gratuites et non réellement étayées, et bien que les arguments de type probabilistes soient faibles voire spécieux : on ne peut tout simplement pas calculer des probabilités sur des mécanismes qui nous échappent presque totalement.


Je cite une phrase clef de l'article :


"Comment les darwinistes traitent-ils ces problèmes ? Ils ne le font pas. Ils les ignorent, c'est tout."

Il est amusant que la page wikipédia sur la téléologie fournisse la réplique à cette objection légitime :

[Lien]
"Il est quasi universellement admis que le finalisme est étranger aux préoccupations scientifiques de notre temps. La science ne recherche pas les causes finales. Son domaine est le déterminisme, non le finalisme. Ainsi, la sélection naturelle (surtout complétée par les acquis de la génétique) décrit et explique au niveau scientifique le processus d'évolution. Mais la science n'étant pas le seul mode légitime de connaissance, la question de la finalité est encore débattue sur le plan philosophique. Le fait que la science ne s'intéresse pas aux causes finales ne prouve ni l'existence ni l'inexistence d'une cause finale ; la science ne répond pas à cette question car elle ne se la pose pas."

J'essaye de clarifier pour moi-même et pour ceux qui me liraient : la téléologie est la recherche des causes finales (finalités) qui expliqueraient le monde. C'est l'objet de la métaphysique au sens large. Pas celui de la science. Du moins, pas celui de la science sous la forme sous laquelle nous la connaissons aujourd'hui (et qui s'accapare ce terme, car science désigne la connaissance et non pas une méthode particulière pour l'acquérir, après tout).


(...) »
(suite et fin du commentaire sous le 4e article)

 

 

Pour rester dans le domaine de la science, je voudrais mentionner ceci, qui n'est pas exactement neuf, mais tout de même récent, la découverte d'un « 80e organe » du corps humain, l'interstitium :

 

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/decouverte-l-interstitium-le-potentiel-80e-organe-du-corps-humain-et-le-plus-grand_122536

 

En fait de nouvelle découverte, effectuée officiellement en 2018, l'interstitium n'est autre que le « fascia » utilisé dans diverses thérapies « alternatives » depuis au moins les années 50, et qui pourrait en fait fournir une explication scientifique à l'efficacité de l'acupuncture (jusque là déniée par la science officielle), telle qu'elle se pratique depuis 3000 ans... Plutôt une énième redécouverte du fil à couper le beurre, donc, serais-je tenté de dire avec le mauvais esprit qui peut me caractériser, mais qui me semble aussi bien coller avec notre science trop souvent obtuse, en retard et pratiquant l'éternelle mise en avant de ce qui ne sont que des évidences pour ceux qui les avaient rencontrées bien avant... et qui devaient alors parfois lutter contre les dénégations dogmatiques qu'on leur opposait jusqu'à ce que leur pratique soit légitimée par de nouvelles découvertes (je pense à beaucoup de choses à la fois en disant cela, mais j'aurais tout de même une pensée plus particulière à Monsieur Benveniste, obligé de s'exiler pour continuer à effectuer certains de ses travaux, car considéré comme un vulgaire hérétique, et que dire de Montagnier, découvreur du Sida, et dans le même cas aujourd'hui).

 

Mais bref... Puisqu'on parle d'hérétique, en voici un, le docteur Calligaris et ses études parapsychologiques :

 

https://www.revue3emillenaire.com/blog/visite-au-docteur-calligaris-par-le-professeur-l-j-delpech/

 

Je ne commente pas, vous laissant découvrir sans préjugés, et je présente deux liens en anglais, ce que je préfère éviter de faire, mais le contenu de ces textes était tellement extraordinaire que j'étais obligé de les partager...

 

http://www.rexresearch.com/crosse/crosse.htm

 

Ici il est question de la génération spontanée (nous savons que ça n'est pas vrai, n'est-ce pas ?) d'acariens lors d'études sur l'électricité dans la première moitié du 19e siècle. Expériences qui ont été répliquées par des sommités de l'époque et ont fourni les mêmes résultats... Croyez-moi, j'ai bien lu le texte, je n'y croyais pas au début, imaginant des explications dites « rationnelles », mais ces chercheurs, rationalistes irréprochables, parlent bien de l'apparition spontanée de ces créatures dans des conditions très précises. Apparitions qu'ils constatent sans pouvoir les expliquer. Bien sûr, il peut y avoir erreur ou encore canular, et donc toujours esprit critique de rigueur, mais il peut aussi s'agir d'un authentique phénomène questionnant nos conceptions potentiellement erronées de la réalité.

 

Dans un registre tout aussi étonnant, et un peu similaire, un professeur entomologiste russe apprenant à voler sur un appareil rudimentaire, en exploitant les capacités antigravitationnelle d'insectes particuliers. Le lecteur raisonnable sait que tout cela est faux et impossible, et que ce récit ne saurait être que fictif ou affabulation, aussi n'ai-je pas besoin de le lui expliquer. Néanmoins, s'il maîtrise l'anglais, je lui conseille de lire cela. Les raisons pour lesquelles le professeur n'a pas divulgué ceci et comment la découverte se serait perdue sont expliquées et me semblent parfaitement crédibles et cohérentes, lorsqu'on tient compte de la dimension apparemment irrationnelle de l'humain. Aussi, et étant entendu que tout cela n'est rien que de la science-fiction, je ne vois pourtant pas de raison particulière de douter fermement de la véracité de la chose (ni d'en accepter formellement cette prétendue véracité)...

 

http://geomagnetics.org/sitebuildercontent/sitebuilderfiles/myworldbyviktorgrebennikovfinpdf.pdf

 

 

Pour en terminer sur cette partie consacrée à la science, encore deux liens. Tout d'abord sur l'expérience dont il a été question dernièrement, et dont l'objectif était de prouver l'existence d'univers parallèles :

 

https://www.atlantico.fr/decryptage/3576041/pourquoi-l-etude-censee-prouver-l-existence-d-univers-paralleles-ne-le-fera-pas-mais-peut-quand-meme-etre-une-decouverte-scientifique-majeure-jocelin-morisson-

 

 

Enfin, juste pour poursuivre le débat (éternel) sur la validité de l'homéopathie, quelques autres arguments dans cet article :

 

https://reporterre.net/L-offensive-contre-l-homeopathie-veut-eradiquer-une-pensee-medicale-alternative

 

Sans ni nier ni accréditer l'homéopathie (que j'ai pas mal attaqué sur ce blog, mais avec une conviction toute relative, pour le dire franchement), mais encore une fois juste pour apporter des éléments à un débat qui ne me semble pas entièrement tranché, et qui se trouve encore instrumentalisé politiquement, comme tant d'autres choses hélas.

 

 

Enfin, je terminerai ce numéro par ce lien youtube vers une lecture audio de « La morale anarchiste de Kropotkine » :

 

La Morale Anarchiste - Chapitre 1 - Kropotkine

 

Le tout avec quelques commentaires et réflexions du lecteur à la fin, qui me semblent apporter quelque chose, par rapport à la simple écoute d'un livre audio sur un site dédié. Les neuf autres articles se trouvent ici sur la chaîne de KrisSdeNerf :

 

https://www.youtube.com/user/KrisSdeNerf/videos

 

Voilà, je n'en rajoute pas plus pour cette fois sur cette tartine déjà bien chargée. J'ai encore pas mal de choses à partager, donc dans les semaines qui viennent, je vais continuer d'enrichir la série, avec donc un prochain numéro centré sur l'ufologie, comme annoncé.

 

 

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05 août 2019

Prise de température estivale

 

J'ai décidé de mettre en pause, temporaire ou définitive, ma série sur la propagande élitiste, tant il me semble que, dans le sillage du mouvement des gilets jaunes et d'autres événements (crise en Algérie par exemple), le système a montré très clairement son vrai visage qui est celui d'un totalitarisme méprisant envers les masses populaires, avec manipulation des discours et instrumentalisation des processus électoraux au service des puissances financières qui, depuis de nombreuses décennies, ont supplanté le pouvoir des états, et donc vidé de toute leur substance les processus démocratiques. A partir de là, il ne sert plus à grand chose de vouloir continuer à étaler au grand jour les détails de ces procédés, tant seuls les aveugles voudront continuer à croire que « nous sommes en démocratie ».

 

Au lieu de continuer à faire sempiternellement le portrait du monde politique (et donc médiatique) actuel et de ses turpitudes, manipulations, mensonges, hystéries, récupérations, détournements, manœuvres, etc., je voudrais humblement tenter d'aller plus loin. Non pas de faire des propositions que je n'ai pas et ne suis pas en mesure de proposer (le système est encore trop puissant pour espérer le briser et le remplacer, tant qu'il ne se brise pas de lui-même, même si j'ai proposé quelques ébauches d'orientation de ce à quoi pourrait ou devrait ressembler le futur dans pareil cas, dans la lignée d'autres nombreux analystes des problèmes liés à la globalisation), mais plutôt observer certains aspects de la situation actuelle pour voir en quoi la plupart sont encore prisonniers des discours et des présentations du système.

 

Il s'agit d'une sorte de prise de température, fort opportune au cours de cet été qui nous rend encore une fois otage des éternelles discussions, notamment concernant le « climat » et les fausses prétentions écologistes du système.

 

Mon objet n'est pas de polémiquer à l'infini sur les tenants et aboutissants de ces débats dont nous ne sommes ici pas spécialiste. Pour introduire cette réflexion qui ne se limite pas à la question du climat, j'introduirai en citant ce texte de Philippe Grasset datant de 2011, toujours parfaitement d'actualité, et où toutes les bases de la réflexion sont posées.

 

http://www.dedefensa.org/article/inconnaissance-et-climat-derrida-deleuze-cie-1

 

On pourrait presque dire que tout y est dit, mais je voudrais ajouter mon grain de sel.

 

Tout d'abord, je rejoins totalement la position de l'auteur dans ce long billet. Je constate que l'hystérie autour du climat ne faiblit pas et même qu'elle a tendance à s'intensifier. Sur plusieurs des sites que je fréquente, le nombre, l'intensité et même la violence des commentaires ne fait que suivre une courbe ascendante. Or j'ai dit récemment qu'au fond, ce qui me dérange le plus autour de la question climatique (et d'autres sujets) est l'agitation mentale qu'elle suscite. Cette agitation est palpable. Or, n'est-ce pas là le fond de ce que craint et dénonce Philippe Grasset dans son texte ? A savoir que la participation à ce débat nous emprisonne dans le système, dont l'objectif, pour ne pas dire la finalité voir l'ontologie, est essentiellement de nous diviser ?

 

C'est gagné. Les grands sujets sociaux et sociétaux – colonies, climat, écologie, droits humains, inégalités, racisme, sexisme, etc. – sont tous hystérisés et clivés jusqu'à l'extrême, interdisant toute réflexion posée (qui est souvent traitée comme un crime), obligeant à choisir un camp pour entrer dans l'arène et ne plus en sortir, et ainsi de suite.

 

Dans ce contexte, il me semble plus raisonnable de ne même plus participer à ces débats qui ne sont guère autre chose que des foires d'empoigne. C'est triste, mais c'est comme ça, la vérité recule. Je vois, sur les sites que j'ai l'habitude de fréquenter, la psychologie se fissurer, voire se fracturer, et voilà que les positions se radicalisent. Ainsi, la théorie du non-alunissage se répand un peu partout malgré les preuves du contraire, malgré le fait que les arguments en ce sens ont été rendus caducs depuis fort longtemps par des démonstrations probantes de la réalité des faits, et je vois depuis quelques mois plusieurs de mes auteurs préférés – Dmitry Orlov, Nicolas Bonnal et d'autres – céder non pas à l'inconnaissance mais à l'ignorance en défendant des positions qu'ils ne maîtrisent pas,n en défendant des thèses qu'ils n'ont pas sérieusement étudiées, en argumentant des positions dont ils n'ont même pas pris la peine d'analyser les contradictions. C'est pour moi la preuve que nous pouvons tous céder à une forme de paresse ou de lassitude, dans ce stupide combat pour la vérité dont les exigences connaissent moins de variation que les humeurs de ses protagonistes.

 

Or la vérité est-elle tout de même importante, ou bien doit-on s'asseoir dans la posture d'inconnaissance telle que la prône Philippe Grasset ?

 

Il y a pour moi, dans ce choix, le risque de tomber dans une autre paresse qui serait de se cacher derrière l'inconnaissance en toute circonstance, quand bien même la connaissance serait à notre portée. C'est pourquoi je citerai cette vidéo, à tendance humoristique comme toujours, de Defakator, sur la question de l'alunissage. Une source parmi bien d'autres, accessible à qui veut bien les trouver, pour comprendre que les objections sur l'alunissage n'ont pas la moindre once de sérieux :

 

Vidéo youtube : Foire aux questions foireuses sur l’espace et Apollo - DEFAKATOR

 

 

De là, une question s'impose : sommes-nous vraiment réduits à l'inconnaissance sur la question du climat, et donc à suspendre notre jugement et nous extraire du débat ? Je crains que, en l'état actuel de la question, ce soit en effet le plus sage, car en ce domaine, la science est encore en cours, et pour ceux qui croient aux billevesées sur le « consensus à 97% » parmi les spécialistes du climat, et qui assènent que « la question ne fait plus débat » (quand bien même on n'a pas encore fait disparaître sous le tapis les 3% de climatologues au minimum, refusant encore d'abandonner leurs réserves et leur esprit critique), le fait est que les recherches sont encore en cours, et nonobstant le fait que ces recherches font l'objet de sérieux biais et d'importantes manipulations d'origine financière et politique, avec les pressions en tout genre que l'on peut comprendre, il se pourrait qu'on découvre des faits qui infirment formellement le pseudo-consensus, même si cela est rendu improbable par la pression actuellement exercée en tout point sur ce domaine de recherche, pression qui aggrave encore le problème du conformisme humain, déjà problématique en temps normal, en cela qu'il engendre un suivisme massif qui marginalise les esprits critiques en les retranchant dans une posture de contestataires à remettre dans le droit chemin.

 

Ma conclusion temporaire est que, comme le démontrent les études sur le pseudo-consensus, les « spécialistes » sont les plus soumis à ce consensus, mais ces études ne permettent pas d'en expliquer les mécanismes possibles. Ainsi, ces études sous-entendent clairement que plus l'on s'y connaît dans le sujet, moins on peut s'y tromper, mettant totalement de côté les mécanismes dont je viens de parler et qui seraient prétendument négligeables, alors qu'au contraire ils indiquent qu'ils sont d'autant moins négligeables que lorsqu'on est le nez dans le guidon, n est d'autant plus soumis aux biais de pression, de conformisation à l'opinion du groupe, etc., d'où probablement le fait qu'il n'existe plus de consensus dès qu'on étudie des individus qui sont hors de ces pressions. Bien sûr, on aura beau jeu de les traiter d'ignorants, de dire qu'en tant qu'experts ils n'ont de toute façon pas voix au chapitre et que leur opinion sur la question compte pour du beurre, pour reporter sur eux la pression et leur enjoindre à leur tour de se conformer au point de vue dominant, qui ressortirait de spécialistes tous d'accord entre eux.

 

Il faut convenir qu'il est difficile de ne pas succomber à cette pression qui provient de toute part, et à ce moment là, l'inconnaissance se présente presque comme un prétexte pour s'enfermer dans un refuge, à l'abri de cette hystérie et de cette pression de conformisation constante.

 

Dès lors, argumenter sur le fond est relativement inutile puisque, même si la vérité était de notre côté, le combat pour la vérité est supplanté par une sorte d'effort pour se préserver de la souillure du conformisme, qui consisterait simplement à accepter un point de vue parce que « tous le soutiennent ». Quand vous êtes entouré de zombies, devez-vous accepter d'en devenir un aussi ?

 

Attention, je ne pense pas que ceux qui soutiennent la posture réchauffiste sont tous de bêtes zombies irréfléchis n'ayant aucun argument pour soutenir leur thèse. Je pense par contre que, pas plus que moi ils ne maîtrisent le fond du sujet, et que ce qui nous différencie n'est rien d'autre que le choix de se conformer ou non.

 

De fait, étant donné qu'après avoir analysé les points de vue opposés sur le climat, je me considère toujours en incapacité de déterminer quelle serait la vérité, cela pourrait indiquer qu'en effet, je ne suis pas assez expert sur la question, et que seuls des experts peuvent avoir un point de vue éclairés, si l'on mettait de côté toutes les objections que j'ai formulé. Ne connaissant pas ou n'adhérant pas à ces objections, beaucoup choisissent légitimement de se conformer, et aussi parce que pèse l'argument écologique qui consiste à estimer que, de toute façon, tout bien considéré, la préoccupation écologique doit dominer sur les autres considérations.

 

C'est ainsi que l'on obtient l'assentiment, c'est ainsi que l'on fabrique le consentement.

 

Et c'est pourquoi je choisis en toute conscience de ne pas me conformer. N'étant pas tout à fait ignorant sur la question puisque je l'ai étudiée à la hauteur de mes capacités, mais n'étant pas en position de trancher, je prône l'inconnaissance comme ultime refuge, et pour ne pas me conformer à ce qui pourrait être une dangereuse manipulation de masse... dont la résultante sera peut-être totalement anti-écologique, tant il me semble vrai que tout le domaine est instrumentalisé par des puissances dont la préoccupation écologique n'est qu'un prétexte et une surface.

 

En quoi ma posture n'est-elle pas respectable et responsable ?

 

Et de toute façon, en quoi la posture conformiste contribue-t-elle à régler le prétendu réchauffement climatique ? Qu'est-ce qui, dans l'acceptation de cette idée, fait progresser d'un iota la résolution du dit problème ? Ce n'est rien d'autre qu'une soumission à une doxa, dont tout montre que les finalités n'ont pas grand chose à voir avec l'écologie, et tout indique que les seules résolutions prises ne sont rien de moins que des droits à la pollution que l'on peut acheter ou revendre. Au delà de ce constat, le débat n'est que vent de division, et c'est ce qui m'inquiète. J'ai déjà dit que le principal problème politique qui se profile est celui d'une dictature pseudo-écologiste à laquelle les gens adhéreront en masse parce qu'on les aura bien préparés avec tout le matraquage médiatique, matraquage qui ne débouche sur aucune solution viable au problème énoncé... ce qui est extrêmement suspect, et ce que beaucoup semblent refuser de voir (grâce à l'utile et efficace pression exercée sur la bonne conscience des masses).

 

 

Digressions utiles

 

Mais pour mieux voir notre sujet, il est utile de tourner un peu autour. Bien que j'ai décidé de laisser tomber ma série sur la propagande élitiste, j'avais mis de côté quelques articles qui me semblent ici éclairer notre sujet, même si parfois d'une lumière un peu subtile ou lointaine.

 

Ainsi, rappelons que le prix de l'électricité a été récemment augmenté artificiellement :

 

https://francais.rt.com/france/62578-gouvernement-officialise-hausse-prix-electricite

 

Tout ça défendu par un ministre dont chacun a pu juger entre-temps de l'impeccable moralité, ainsi que de l'indubitable capacité à se remettre en cause :

 

https://www.paristribune.info/Francois-de-Rugy-Je-suis-blanchi_a10367.html

 

Dans ce contexte de coûts artificiels, on essaye de nous manipuler avec le « coût des gilets jaunes », qui eux répliquent à propos du coût des politiques libérales vendant la France à la découpe, au détriment des français :

 

https://francais.rt.com/france/63982-cout-gilets-jaunes-internautes-apportent-critiques-et-nuance-au-rapport-parlementaire

 

 

Et ces objections sont essentiellement relayés par un média peu aligné sur la doxa dominante qu'il est toujours important d'essayer de bâillonner, là aussi par des artifices d'exception :

 

https://francais.rt.com/france/62164-deux-poids-deux-mesures-youtube-instaure-nouvelles-fonctionnalites-discriminant-rt

 

C'est que tout cela se déroule dans un contexte où la question de l'énergie et donc entre autres du nucléaire – qui profite totalement de la propagande climatique – est primordiale puisqu'elle conditionne la survie de ce système de prédation :

 

https://francais.rt.com/france/62541-agence-internationale-energie-alerte-sur-declin-nucleaire

 

Rappelons les bienfaits du nucléaire en passant, pour ceux qui ont vu la série sur Tchernobyl, comme pour ceux qui ne l'ont pas vue, et devraient la voir, tant elle est frappante et excellente :

 

http://www.journaldujour.re/?Fukushima-noye-sous-les-dechets-nucleaires

 

J'ai regardé pas mal de documentaire sur le nucléaire dans le sillage de mon visionnage de la dite série, malheureusement j'ai eu un problème sur youtube et j'ai perdu l'historique. J'aurais aimé partager le documentaire qui parle du problème de la sous-traitance en chaîne dans les centrales françaises. Des centrales si irréprochables et sans danger, suivant la propagande dominante, qu'on s'y autorise toutes sortes de négligences graves et préoccupantes qui ne présagent pas du meilleur. Que diront les « réchauffistes » qui ont prône le nucléaire sans réserve s'il arrive un très gros pépin ? Comment s'en sortiront-ils avec leur conscience ? Les verra-t-on encore lyncher des sceptiques qui ne chercheraient, eux, qu'à nier le réel pour pouvoir « jouir sans fin des bienfaits du système », comme on les en accuse parfois ? Ou bien doit-on voir cette perversion parmi ceux qui croient que l'on doit tout faire pour corriger le climat pour que tout continue comme avant ?

 

Je ne crois pas du tout, quant à moi, et bien que sceptique sur la question du climat, que poursuivre les choses comme on le fait soit souhaitable. En ce sens, la question du climat pourrait être vue comme une opportunité pour sortir de l'impasse en s'adaptant à des conditions supposées qui menacent nos modes de vie de toute façon insoutenables, mais on préfère massivement la gérer comme une peur collective utile... Voilà ce que je déplore, au fond.

 

Mais bon. Puisque tout dans notre système n'est que communication, on en arrive à ce que de grands esprits expriment de grandes vérités bonnes à savoir :

 

https://francais.rt.com/france/63636-enseignants-grevistes-nont-pas-ete-elus-suffrage-universel-proclame-sibeth-ndiaye

 

Toujours l'argument d'autorité. Les gens du peuple, les salariés, ne sont pas des « élus », pas plus qu'ils ne sont des experts et ils n'ont donc qu'à se taire et à se soumettre. Il est parfaitement compréhensible dans ce contexte que certains refusent en bloc l'autorité des experts et celle des élus qui ont obtenu leurs voix par des stratégies manipulatoires dont le but final n'est que d'exercer sur l'électorat une pression et une domination. Et ce au service des puissants qui détiennent les médias en exerçant activement la censure :

 

http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2019/08/la-mise-au-pas-des-medias-par-patrick-drahi-et-vincent-bollore-acrimed.html

 

 

Une communication toujours plus ridicule et dépourvue d'honneur qui se déroule souvent sur les réseaux sociaux, et les pires comme Twitter :

 

https://www.dedefensa.org/article/reglement-de-compte-atwitterland

 

Un système toujours plus risible et méritant toujours plus la moquerie :

 

https://www.dedefensa.org/article/eloge-de-la-derision-contre-le-systeme

 

 

 

Bref... J'ai dit ce que j'avais à dire pour cette fois. Pour terminer et conclure, je citerais un lien d'un climatologue climato-sceptique, pour prouver qu'il y a définitivement toujours un débat sur le climat, même si beaucoup ont choisi de se boucher les oreilles pour se soumettre à la doxa et prêter leurs corps en sacrifice et au service d'une industrie qui les manipule sciemment en ne faisant qu'utiliser la science du climat comme caution.

 

https://vdrpatrice.pagesperso-orange.fr/leroux0.pdf

 

L'inconnaissance me semble être un refuge incontournable pour se protéger de l'hystérie qui actuellement ravage les débats et participe à la division de la société. Mais un refuge n'est pas une fin en soi : il est lieu où retrouver et rassembler ses forces pour mener des combats plus utiles.

 

Par ailleurs, j'annonce aux lecteurs que j'ai, comme toujours, plus articles en projet. Les prochains devraient porter sur la démarche de curiosité, où j'ai pas mal de choses à partager, mais j'ai aussi depuis des mois le projet d'écrire une réflexion philosophique autour des notions d'hédonisme et de sacrifice dans notre société. Nous verrons quand ça sortira, car ce n'est pas encore très avancé, mais dans tous les cas, si le blog est très légèrement ralenti en ce moment, son activité ne s'arrête pas, sachez-le.

 

 

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13 juillet 2019

Remarques sur l'air du temps

 

Vues de ma campagne – une petite ville de province d'où j'esquive le plus possible les choses de la grande ville – le monde semble subtilement mais aussi profondément différent de ce dont il a l'air dans les médias mainstream. Ici, il est possible d'entretenir des discussions avec les commerçants, les sans-abris, la populace, et de se rendre compte que les préoccupations de chacun sont sans commune mesure avec tout ce qui s'étale dans les journaux et l'information à la chaîne. Par contre, ces derniers conditionnent dans une certaine mesure les sujets de conversation.

 

Ainsi, on s'inquiète de ce que deviendra le monde, de comment il faudra faire quand on ne pourra plus dire « tu », « il », « elle » à propos de quelqu'un, à un client, à un passant, et de quel état d'esprit on devra adopter s'il y a un jour une équipe de football mixte ou transgenre qui remporte une coupe du monde. Pourra-t-on encore taper sur l'épaule de son voisin sans que cela soit considéré comme oppressif ? Devra-t-on avoir une éolienne sur le toit de son immeuble ou un panneau solaire sur le capot de sa voiture ? Mon chien est-il un mâle ou a-t-il des pulsions transgenres, est-ce que ce que je mets dans ma vitrine risque d'offenser quelqu'un venu de Paris ou de Séoul ?

 

C'est une ville coupée du monde, ayant quelques prétentions touristiques à cause d'un architecte mondialement connu ayant laissé sa marque. Les tribulations du monde la concernent peu, mais l'information continue et la propagande gouvernementale déferlent comme partout en déversant leurs débilités surréalistes sur des gens qui ont vraiment d'autres préoccupations, beaucoup plus terre à terre.

 

Je trouve rassurant d'y constater que l'air du temps y est plus une inquiétude sourde et lointaine que quelque chose de prégnant. On en parle comme on devait autrefois parler de la Perse ou du royaume de Dieu. Quelque chose d'imaginaire qui doit bien avoir une influence incontrôlable et un peu menaçante, mais qui ne se montre jamais clairement.

 

Ici, il y a surtout des « migrants ». Ou bien doit-on les appeler « exilés » ? « Réfugiés » ? On les remarque, mais personne n'en parle. Des fois, une vitrine se fait éclater. Est-ce que c'est à cause des migrants ou des racailles des banlieues du coin ? Une seule certitude : ce sont des jeunes, pas vraiment intégrés. On vole des tickets de jeux d'argent et des chaussures. Important, les chaussures, surtout de marques américaines. On peut marcher plus loin pour faire davantage de sur-place. Que fait-on donc ici, au juste ? Pourquoi était-on donc venu ici, déjà ?

 

L'eldorado occidental dans un des trous-du-cul de la France profonde. Rien à faire. Les nouvelles générations d'immigrés cassent des vitrines, et parfois brûlent une voiture, pour passer le temps. Pas de travail et juste une chambre dans un immeuble mis à disposition par la mairie. On squatte la rue, et la ville ferme des galeries et des impasses avec des portes blindées. Les immeubles sont soit insalubres, soit insonorisés, portes fermées, interphones, digicodes, même là où vivaient mes grands-parents, aux confins de la verdure et des bords de Loire, des friches agricoles et des centres équestres.

 

Quelques portes restent défoncées, parfois un scooter est cramé dans une allée, certains s'exterminent pour une place de parking ou parce qu'il fait trop chaud avec quatorze bières dans le nez et rien à foutre.

 

On a beaucoup glosé sur les propos de Poutine au G20 et sa critique du libéralisme. A titre d'exemples, là et là :

 

https://www.dedefensa.org/article/poutine-face-au-fascisme-liberal-en-occident

 

https://www.dedefensa.org/article/le-paradigme-badinde-poutine

 

 

On pourrait penser qu'il parlait de l'occident vu de sa Russie, mais quand je regarde ma ville, je vois le monde dont parle Poutine en filigrane. Un monde où on ne voit pas d'inconvénients à ce que chacun mène sa vie à peu près comme il l'entend, « Mais cela ne doit pas occulter la culture, les traditions et les valeurs familiales traditionnelles des millions de personnes constituant le noyau de la population. »

 

De toute façon, il n'y a pas moyen de faire autrement. Ces traditions auxquelles on colle les noms de culture et de valeurs sont simplement la manière de vivre spontanée dans le monde entier, qui prennent une certaine coloration ici et là, mais qui sont surtout en phase avec ce que sont les nécessités du monde et la nature des personnes humaines.

 

De toute mon existence dans ce genre d'endroit, je n'ai jamais vu un homo se faire insulter, et les insultes racistes se confinent dans l'intimité hypocrite d'un dîner familial où les gens s'engueulent parce qu'il y a trop d'alcool à table. Pas de vodka, mais Ricard, Malibu, vin rouge, vin blanc, vin rosé, champagne, liqueurs, whisky, et j'en passe.

 

Ah ces russes, de vrais pochards, on a rien en commun avec eux...

 

Et c'est dans ce contexte que survient, un peu tombé de nulle part comme un morceau de toit pendant une tempête de grêle, le sujet du service national dit « universel ».

 

https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/63777-service-national-universel-en-debat

 

Un débat sans tenue avec un ogre débraillé essayant de se vêtir comme un parisien qui veut faire taire qui le dérange, où pointent tous les aveuglements caractéristiques de notre temps dans les milieux partisans... Je n'ai pas encore regardé le débat sur le clivage gauche-droite, mais je crains d'y trouver les mêmes travers.

 

Le propos qui m'a le plus frappé parmi ce concert de lucidités énoncé par des borgnes est celui qui proclame que « les jeunes n'en peuvent plus de la tolérance ». Ils ne tolèrent plus la tolérance ? Mais de quoi parle-t-on au juste ? Est-ce le fameux cantique sur la nécessaire tyrannie ? Une nostalgie de l'époque du militarisme ? Ou bien la tolérance est-elle vraiment une attitude à bannir en toute circonstance car on en a marre ? Une ode à céder à l'humeur ou à l'injonction pour accéder enfin à un totalitarisme bienveillant, voire un éloge du rejet ? Car tel est bien l'opposé de la tolérance, si on ne veut pas jouer sur les mots. Je me souviens encore de ces débats que j'ai lus il y a 10 ans sur ce sujet dans un forum, où chacun rivalisait de sophismes et de sottises pour expliquer que la tolérance est en fait égale à la haine de l'autre. Que ne ferait-on pas pour justifier sa propre intolérance, quand la tolérance est le socle d'une société paisible. Et ces mêmes personnes de fustiger l'islam... quand ils se comportent en ayatollahs.

 

Mais on trouvera aussi des intolérants pour prôner la tolérance et proclamer leur amour de l'islam... tout comme il y a des musulmanes féministes revendiquant le voile et, pourquoi pas tant qu'on y est, des incarcérés proclamant leur amour de la prison et revendiquant le fait de vivre dans une société de liberté qui les a mis à leur juste place.

 

Miracles de la dissonance cognitive et des accommodements irrationnels de l'esprit.

 

Et puisqu'on parle de tolérance, il faut absolument que je montre cela :

 

https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/evergreen-et-les-derives-du-82232

 

C'est vraiment LE truc à voir sur ce sujet. La démonstration que cette idéologie procède uniquement de la folie et de la programmation mentale, avec des méthodes qu'envieraient les sectes les plus dangereuses, car il n'est pas si aisé de se saisir totalement de l'autonomie intellectuelle et d'instrumentaliser si totalement les émotions primaires, même de si jeunes personnes. Ici, il s'agit clairement d'un mouvement de foule empreint d'idéologie politique qui s'est emballé, a totalement dégénéré, et aurait même pu faire des morts tellement c'est allé loin...

 

L'affaire est remontée aux plus hautes sphères du gouvernement américain, il y a eu des enquêtes, des sanctions, et l'université a sérieusement pâti de ces événements. Non pas par la volonté du gouvernement, mais par le constat populaire qu'il valait mieux désormais éviter un endroit aussi dément et aussi malsain. Mais ce n'est pourtant pas la seule université dans ce cas, juste celle qui a le plus fait parler d'elle à ce sujet. Je vous laisse juges, mais franchement, on assiste ici pratiquement au pire de ce que peut engendrer un endoctrinement sectaire de masse.

 

Mais ces phénomènes de groupe – il y aurait beaucoup à analyser mais ce n'est pas mon sujet ici – ne peuvent arriver que dans ce genre de vase clos où l'on a implanté dès le départ les prémices idéologiques sur un terreau fertile et propice à accepter ces idées pour les faire pousser. C'est un biotope rare et un microcosme bien particulier qui ne peut trouver un écho aussi fort que dans ce pays des évangélistes et de l'exceptionnalisme. Ici, on ne peut que regarder cela en étant totalement médusé et en craignant qu'un dixième de cette folie ne se faufile jusqu'à nous, ce qui serait déjà tétanisant. On s'en rapproche... mais je rassure mon entourage en leur disant qu'il y a tout de même beaucoup de freins.

 

Le réel, déjà. Le réel ne permettra pas que de telles bulles arrivent sans qu'elles n'explosent très vite. Même aux USA et a fortiori chez nous, a fortiori en milieu rurbain et « loin » des universités (pas si loin puisqu'il y en a dans la grande ville voisine, mais même là-bas je n'ai jamais assisté personnellement à quelque chose de ressemblant).

 

La biologie, aussi, qui s'inclut dans le réel, et qui impose qu'un être obéisse aux nécessités vitales qui s'imposent à lui. On peut prôner le véganisme, le queerisme ou l'anti-racisme tant qu'on veut... Mais il y a un moment où il faut se nourrir avec ce qu'on trouve, qui est dans nos moyens et qui ne nous rend pas malades – la plupart des végétariens que je connais ont du reprendre des protéines animales sur avis médical au bout d'un certain nombre d'années ou de décennies, c'est comme ça, pas de l'idéologie – il y a un moment où on ne peut pas vivre dans la paranoïa du racisme sous prétexte qu'on est noir, arabe ou chinois, et qu'on ne se fait pas agresser chaque jour au coin de la rue – le problème des inégalités sociales va bien au-delà du problème de la couleur de peau pour concerner avant tout les origines sociales et l'éducation, comme peut le constater toute personne douée d'un cerveau en état de fonctionnement normal – et il y a une limite à l'étrangeté que l'on peut revendiquer pour exister légitimement en société. Je connais des tas de gens qui ne sont pas très clairement associés à un stéréotype humain quel qu'il soit, et qui ne passent pas la totalité de leur existence et de leur énergie à exacerber voire caricaturer laidement ce particularisme qui leur donne une voix de femme alors qu'ils sont un homme, ou un physique un peu carré, ou rond, ou triangle alors qu'ils sont une femme. Et j'ai l'impudence de penser qu'ils s'en sortent très bien comme ça... et que ceux qui ressentent ce besoin de s'identifier à leur différence au point de se limiter à celle-ci et de s'y enfermer sont bien à plaindre... D'autant que si nous cherchions tous en nous-même, nous trouverions tous tout un tas de choses qui débordent de la définition primaire de notre identité, et on pourrait passer une vie entière à se triturer le nombril à ce sujet, si on n'avait que ça à faire.

 

Il y a sûrement des gens, dans ma ville, qui sont homo, asexuels, ou je ne sais quoi, et qui souffrent de ne pas être dans la norme. Et alors ? Je ne suis pas non plus, du tout, dans la norme, même en tant que blanc et hétéro, et mes problèmes n'ont pratiquement rien à voir avec mon identité ou mes orientations sexuelles. Faut-il que la société s'arrête de tourner jusqu'à ce que toutes les névroses de tout le monde soient résolues ?

 

C'est apparemment ce que pensent ces étudiants sur ce campus, qui veulent empêcher leurs profs de vivre et de travailler tout en réclamant qu'ils en fassent toujours plus, à condition que ce soit uniquement pour eux, car ils sont le centre du monde. La folie d'un microcosme abandonné à la toute-puissance nombriliste d'étudiants exposés au laxisme impuissant d'adultes perdus dans un relativisme mêlé de culpabilisme.

 

Quelque chose de tellement inadapté au monde que ça ne peut que crever tout seul comme un pustule arrivé à terme. Pas vraiment de quoi s'inquiéter. Mais tout de même stupéfiant et fascinant à voir.

 

 

Pour terminer sur ce sujet, j'en profite pour partager deux autres liens. Le premier est en anglais, mais il prolonge parfaitement ce propos puisqu'il évoque l'expérience de transgenres de femme à homme qui découvrent que les privilèges masculins sont pour l'essentiel un fantasme, voire une inversion.

 

Vidéo youtube : Female-to-Male Trans Gain Male Privilege and it Sucks

 

 

Il est particulièrement savoureux et intéressant de voir que des ex-féministes intégristes qui ont eu le goût assez étrange de se transformer en homme – exprimant par là en réalité une jalousie quasi physiologique – sont obligées de se rendre à l'évidence : non seulement être un homme n'implique pas stricto sensu des « privilèges », mais implique plutôt des responsabilités, voire des obligations morales qui entrent en conflit voire en contradiction avec les prétendus privilèges qui souvent n'existent pas dans le monde réel, voire sont plutôt annulés et même remplacés par des interdits, tabous et limitations qui entravent sérieusement l'individu.

 

Cette vidéo n'est pas seulement intéressante pour des féministes, mais même pour tous les hommes qui, ayant baigné dans leur condition depuis le début de leur existence, n'ont même pas forcément conscience de certaines implications subtiles liées à leur sexe et aux fonctions sociales et inconscients sociaux qui en découlent et qui, d'ailleurs, demeurent inconnues de la plupart des prétendus sociologues spécialisés dans ce sujet (comme on en voit dans le documentaire précédent). Je ne peux donc que la recommander fortement.

 

Et aussi, sur le cas très spécifique des hommes violés par des femmes, l'un des nombreux angles morts de l'idéologie féministe intégriste actuelle, très bien traité dans cette vidéo :

 

Vidéo youtube : Être un homme violé par une femme

 

En commentaire, juste un constat que j'ai fait en me risquant à commenter ce type de vidéo sur youtube (qui soit dit en passant construit sa propre dictature progressiste en ce moment, donc il se pourrait que ce type de traitement devienne de plus en plus difficile à trouver à l'avenir), c'est que si vous vous aventurez à critiquer l'intégrisme féministe moderne en avançant des arguments rationnels, vous vous ferez immanquablement traiter de « fragile ». Voir alors la sociologue du documentaire sur Evergreen et sa théorie sophistique sur la « fragilité masculine » qui justifie le fait de taper sur tous les hommes comme intrinsèquement responsables de « la domination machiste patriarcale », et plus particulièrement de taper sur les hommes « gentils » car ils sont autant, sinon plus, responsables que les autres de cette domination (et surtout parce que c'est plus facile de manipuler les gentils à son avantage). Bref il est impossible d'avancer la moindre critique sur l'anti-racisme ou sur le féminisme face à ces gens sans se faire attaquer et si vous ne savez pas pourquoi, cf le docu sur Evergreen... où l'on vous explique que ces choses n'ont pas besoin d'être ni expliquées ni démontrées puisque ce sont des axiomes indiscutables de leur modèle du monde. Ainsi « domination patriarcale » est un concept dont la pertinence ne peut pas être discutée (j'ai bien envie de m'y atteler, pourtant, mais je ne fais pas de la critique du féminisme un enjeu de mon existence, c'est seulement un élément de ma critique du monde actuel).

 

Bref... et en plus de ça, rappelons nous que ces idéologies mortifères sont financées et instrumentalisées par le système, et plus particulièrement certains de ses agents... toujours les mêmes :

 

https://francais.rt.com/france/63713-burkini-association-alliance-citoyenne-a-recu-80000-dollars-fondation-george-soros

 

Là encore, je dois me justifier, j'imagine ? Je ne suis pas contre l'islam en soi. Seulement contre l'oppression sous toutes ses formes, les conditionnements de masse qui empêchent les gens de se découvrir ou qui les confinent dans des aspects partiels voire anecdotiques de leur existence (comme la religion, le sexisme, le partisanisme, etc.). Selon cette perspective, l'islam est exactement comme le LGBTQisme, pas étonnant d'ailleurs que ces idéologies revendicatives trouvent des terrains d'entente communs en tant que « minorités oppressées » qui s'oppriment d'ailleurs toutes seules en s'enfermant dans leurs particularismes et/ou leurs traditions et « valeurs » qui ne concernent qu'elles, et qui sont en réalité limitatives et totalement irrationnelles.

 

 

Comment conclure, me demandé-je ? Disons que je voulais évoquer ces sujets qui, tout en prenant de l'ampleur, tout en ayant tendance à monopoliser l'attention, sont plutôt à voir comme des vagues s'écrasant sur une plage. Sac et ressac. On va nous saouler avec tout ça, mais une bonne partie de l'écume retombera. Puis une partie de la vague reviendra... et pour le moment on ne peut pas vraiment savoir quels coquillages resteront en définitive sur le rivage. Il y a de quoi se préoccuper, mais pas de quoi en faire une obsession... Après tout, même si l'islam et les migrants nous colonisent, ben il faudra faire avec, ça a toujours été ma façon de voir les choses. Malheur aux obsédés et aux opposés, et honte cependant à ceux qui soutiennent des mentalités anachroniques, arriérées ou inadaptées. Et pour ce qui concerne la démence LGBTQetc., je crois qu'elle sera lavée du rivage, de toute façon. Sans offense aux homos et compagnie, mais si vous pouviez demander aux plus fous d'entre vous de cesser de faire de leur identité sexuelle le centre du monde, merci...

 

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08 juillet 2019

Elucubrations personnelles et tentatives philosophiques sur l'humain et le monde

 

Je voudrais partager aujourd'hui quelques réflexions qui, bien que très personnelles à un premier niveau, me semblent intéressantes et rejoignent des questionnements métaphysiques qui, si ils ne sont pas très originaux, me semblent tout de même essentiels, voire universels. Il est possible que cet article pose les bases de nombreux articles futurs, suite à un léger virage d'orientation que je souhaiterais donner à ce blog, mais nous verrons, rien n'est certain.

 

Ces réflexions ont des origines anciennes, et prennent leurs racines dans mon rapport au monde qui, je le sais, est assez singulier pour l'époque. L'écriture, et mon vécu au sein de celle-ci, joue un grand rôle dans ces réflexions, aussi je me dois de partager quelques considérations personnelles à ce sujet, en introduction.

 

Mon grand désespoir d'écrivain est de me sentir plutôt mauvais dans l'écriture de romans. Mes réflexions étant pleines d'arborescences, de connexions et d'implications multiples, il m'est très difficile de diriger un roman jusqu'à son terme sans m'égarer. Pour compenser ce problème, j'avais toujours essayé d'avoir une écriture aussi linéaire que possible, c'est à dire de construire une histoire qui va d'un point A à un point B en me concentrant autant que possible sur un personnage principal et sur une idée directrice principale. Ce qui mène à un autre problème : cette écriture est particulièrement adaptée à celle de nouvelles, ce qui fait qu'au-delà de 100 ou 200 pages, mon propos se dilue et ce que je tente de raconter devient confus et moins impactant. En clair : je ne sais pas écrire un roman. Ça ne m'a pas empêché d'en terminer un bon paquet, mais je me trouve bien meilleur dans les nouvelles, sauf que quand j'en écris une, j'ai toujours tellement d'idées que ce qui me vient d'abord à l'esprit, c'est d'écrire un roman, et c'est concrètement ce que j'essaye de faire, sans vraiment y arriver. Du coup je dilapide mon énergie, et j'ai un peu laissé de côté l'écriture que je fais en dehors de mon blog, depuis déjà pas mal de temps. Je cherche toujours la bonne manière de faire pour canaliser mon propre esprit et en donner le meilleur dans mon art, et j'ai fermement décidé de m'atteler une fois de plus à cette tâche cet été. J'ai quelques pistes qui me semblent intéressantes, mais nous verrons bien le résultat...

 

Tout ça pour dire que ma configuration d'esprit, libre et très peu formatée par les normes, a des avantages et des inconvénients. C'est peut-être une évidence, et je ne vais pas rentrer dans les détails descriptifs à ce sujet, mais il faut le mentionner. Je crois juste que le principal inconvénient est que je n'ai jamais trouvé jusqu'à aujourd'hui quelqu'un, ou les ressources en moi-même, pour arriver à structurer tout ce que j'aurais à dire et que, du coup, j'ai un peu tendance à épancher en vrac sur mon blog.

 

Mais aujourd'hui, mon souci n'est pas seulement un bête syndrome de la page blanche. De cela j'ai l'habitude, et n'en fais pas un drame. C'est plutôt que je sens des métamorphoses en moi, ce qui est une très bonne chose, mais que du coup, je me retrouve de nouveau confronté à des démons qui datent au moins de mon adolescence, voire de mon enfant. Qu'on se rassure, cela n'est pas douloureux. Il y a, en fait, quelque chose de jouissif à cela, mais c'est aussi plutôt très compliqué à gérer.

 

Il se trouve que je sors d'une période de ma vie où je stagnais. J'étais impliqué dans des affaires matérielles qui me retenaient et qui alourdissaient ma substance, comme le procès dont j'ai parlé et qui a duré un an pour une broutille, et que j'ai finalement gagné, en tirant même quelque bénéfice. Tout cela m'a subitement relâché, même si j'ai mis quelques temps à réaliser que j'avais essentiellement résolu, pour l'instant, ces aspects matériels, et je me suis retrouvé comme une montgolfière dont on a lâché le lest. Une situation nouvelle, quasi inédite, qui a libéré en moi certaines puissances inspiratives dont je ne sais pas que faire et qui, paradoxalement, ont créé un effet inverse qui fait que je ne sais plus comment aborder l'écriture au cours de ces dernières semaines. Je n'ai jamais aussi peu écrit depuis mon adolescence.

 

Pourtant je me sens comme une forêt tropicale sur le point de refleurir. Quelque chose qui était en dormance, qui a vieilli dans la douleur et qui a pourtant trouvé de nouvelles choses en soi.

 

Cette métamorphose ne date pas des dernières semaines, elle s'est entamée souterrainement depuis un certain temps, et correspond sans doute tout bêtement à un processus de maturation perpétuelle qui, là aussi, n'a rien d'original. Mais il m'est difficile de l'ignorer ou de la traiter comme un bête effet de bronzage. C'est un renouvellement. Et ma capacité à l'émerveillement, qui ne m'avait jamais complètement abandonné, est remontée à son meilleur niveau, alors que d'autres choses s'enterrent dans l'humus.

 

Certains disent que toute chose dégénère avec le temps. C'est sans doute vrai pour la matière. Mais l'esprit ?

 

Divers sujets, peut-être parce que je les ai tellement triturés, me semblent plus lointains, quoiqu'encore prégnants.

 

Les hystéries sociétales sont des guêpes et des moustiques estivaux, et des bestioles avec lesquelles, j'imagine, il faut apprendre à composer dans l'environnement d'une jungle tropicale... Accepter le foisonnement, l'agression, l'agacement, le harassement, la contradiction. Ici, en province, les délires sur le genre ou le climat apparaissent pour ce qu'ils sont : des fruits de l'agitation mentale humaine, et peut-être juste un tout petit peu plus que cela. Les questionnements sur ce que l'on est, sur l'identité sexuelle, sur le monde qui bouge et évolue de manière inquiétante autour de nous, sont au fond des questionnements légitimes, qui secouent nos peurs et nos angoisses, mais qui en disent plus sur la nature profonde de l'homme et du monde, que sur les conclusions hâtives que nous voulons tirer dessus puis imposer politiquement.

 

En d'autres termes, c'est la tranquillité d'esprit qui me guette puisqu'au fond, je sens que je commence à m'en moquer. C'est l'écume du monde, même si je sais que je devrai revenir sur ces sujets sur le blog, parce qu'ils sont aussi des signes distinctifs de notre époque, en plus d'être des révélateurs de notre nature et de notre rapport au monde.

 

Il y a d'ailleurs cet excellentissime et très long article sur dedefensa, qui a participé à ma réflexion :

 

https://www.dedefensa.org/article/notes-sur-les-termites-de-lapocalypse

 

J'ai notamment retenu ces extraits, dans le chapitre sur le sexe climatique des anges :

 

« La question du climat est pour moi le type même de la connaissance qui enchaîne à l’objet, – un véritable débat deleuzien. Nul n’est sûr de rien, les chiffres abondent, auxquels tout le monde fait dire ce que chacun veut, des forces énormes de pression et d’intoxication liées au Système croisent et recroisent dans le débat à pleine vapeur, et pas moins chez les climatosceptiques (Mobil Exxon et les pétroliers, le groupe Murdoch, les partisans de libre-échange en mode turbo, une très forte majorité des élus républicains US si bien qu’on peut dire que les climatosceptiques ont la majorité au moins à la Chambre des Représentants du Congrès, etc.). La polémique est aussitôt de la partie et, avec elle, dans un tel cadre, la manipulation, et l’on est emporté dans ce piège qui colle comme de la glu, qui est le Système. Le tour est joué, tellement prévisible, – il ne s’agit plus du climat mais du Système, c’est-à-dire du Mal. Voilà pour la connaissance dans ce cas ; si je cédais à descendre dans l’arène, je ne suis sûr que d’une chose, pour mon compte, – je serais enchaîné au Système, broyé, concassé, parce qu’il est infiniment plus surpuissant que moi. Donc, je refuse cette “connaissance”-là de leurs débats sur le climat.

» Cela n’implique en rien ni l’indifférence ni l’ignorance, puisqu’il est question d’inconnaissance. Sur cette question du climat, le savoir me dit ceci… L’effondrement du monde, notamment avec son “eschatologisation”, avec la terrifiante dégradation de l'environnement et la perception du désordre du climat par rapport à notre organisation, avec d’autres multiples phénomènes chaotiques qui commencent par la crise de notre psychologie (le plus grave), l’effondrement du monde n’est pas l'objet d'un débat pour mon compte ; c’est un fait évident de tous les jours, une évidence colossale et écrasante que j’observe de ma position d’inconnaissance, la dévastation du monde qui a tout à voir avec le désordre de la modernité, et rien avec le classement scientifique en degrés centigrades dans un sens ou l'autre, et en pourcentage de responsabilité humaine ou autre. L’évidence, c’est-à-dire la vérité du monde, cela existe pour l’inconnaissance, c’est même ce qui lui permet de s’affirmer comme telle puisque cela fait partie de son savoir.

» Plus encore, vu de mon observatoire d’inconnaissance, j’ai deux remarques à faire. On verra qu’elles n’ont nul besoin de la “connaissance” ni de leurs débats sur la “vérité scientifique”, – laquelle est, au vu de l’histoire réelle, qui ne s’interdit pas de remonter au-delà de la Renaissance, une aventure sacrément impudente qui prend parfois des allures, elle aussi, de simulacre. (“Vérité scientifique”, – doux oxymore, quand tu nous tiens…)

» 1). Le débat se fait d’abord, dans sa rage polémique la plus extrême, autour de l’idée du “réchauffement climatique dû aux activités humaines”. Bel exemple de sophisme, que Deleuze ne démentirait pas, – et ils en sont tous coupables, de ce sophisme, des partisans du réchauffement dans ces conditions aux climatosceptiques. Car cet intitulé est faux, archi-faux, une imposture, une inversion comme seul notre Système sait en accoucher… Le Système, justement ; le seul intitulé qui vaille est bien : débat pour ou contre “le réchauffement climatique dû aux activités du Système”. La différence est apocalyptique.

» Tout le débat-polémique sur le climat est complètement subverti par cette imposture sémantique. Je suis sûr qu’elle n’a pas été voulue, parce qu’on fait chez les robots beaucoup moins dans le complot qu’on ne croit et que le sens des mots, finalement, on s’en fout ; même les “institutionnels” n’y voient que du feu, de Al Gore (pour) à Mobil Exxon (contre), – sauf qu’ils auraient une mauvaise surprise si le pot aux roses leur était révélé, et qu’on leur annonçait qu’ils débattent, horreur, pour ou contre “le réchauffement climatique  dû aux activités du Système”. Quant aux purs, ceux qui croient vraiment à la “vérité scientifique” et s’écharpent en son nom, ils ont toute mon affection et toute mon affliction, car ils sont prisonniers de leur “connaissance”. (…) »

 

Cela rejoint au fond tout ce que j'avais toujours voulu dire sur ce sujet, peut-être sans arriver à l'exprimer. Le vrai problème du débat sur le climat n'est pas forcément la vérité qu'on essaye d'en faire ressort avec les comportements de prétendue responsabilisation qu'on essaye d'en faire émerger. Le vrai problème est qu'il constitue un terrain d'agitation mentale de masse particulièrement stérile, dont les seuls effets seraient même plutôt néfastes que stériles. Le seul effet bénéfique à en retenir étant selon moi une prise de conscience générale sur l'environnement ainsi que des effets que l'humain peut avoir sur celui-ci, mais malheureusement, cet effet bénéfique est aussitôt contrebalancé par la récupération dont il fait l'objet pour perpétuer en fait, et paradoxalement, le statu quo d'un système et ses coups de boutoir contre l'environnement. C'est pourquoi, contrairement à Philippe Grasset, j'ai plutôt tendance à adopter le point de vue sceptique, juste parce que je m'oppose à cette récupération par le système. Mais au fond, la finalité est la même et finalement, peu importe l'opinion que l'on a de ce phénomène. Ce qui compte me semble plutôt en fin de compte de se tenir éloigné de l'agitation mentale qu'il génère et qui, elle ne procure aucun effet bénéfique.

 

En ce sens, je retiens surtout la notion de crise de notre psychologie (qui s'exprime dans toutes les strates de la société et n'est donc pas sans implication sur ma propre crise de personne et d'écrivain), ainsi que l'idée d'être « emprisonné dans son savoir », en ce qui concerne les scientifiques tenants du réchauffement anthropique (entropique), mais cela peut s'appliquer à tout le domaine de la science, et même, de la connaissance en général du coup, y compris du côté des ésotéristes et de leur prétendu savoir spiritualiste « bien plus élevé » que le savoir scientifique amoral et blablabla, alors que tout cela relève d'un retour d'un ordre moral dégénéré... bref, de l'agitation mentale globale, également.

 

Et sous cette lumière, il est ironique de réaliser et d'accepter que, même dans ma perspective qui est celle d'une nécessaire responsabilisation de l'humain face à l'environnement, s'ouvrent des portes en faveur de la manipulation systémique et de sa récupération tyrannique du sujet écologique que j'annonce depuis longtemps. La même ironie se remarque dans mon appel à cesser les clivages politiques, idée instrumentalisée (et certes détournée) par un Macron pour acquérir et pratiquer un pouvoir moins démocratique et plus autoritariste que jamais. A croire qu'aucune velléité éthique ne peut exister qu'en tant qu'élan utilisé par le système pour sa propre puissance...

 

Enfin, l'idée que le débat même sur le réchauffement est une imposture en soi, puisqu'il s'agit en fait d'une injonction à se positionner « pour ou contre » clôt à mon sens ce sujet. Je n'ai d'ailleurs jamais voulu me situer dans ce positionnement moi-même, juste dénoncer l'abus que consiste en soi ce débat imposé pour placer des décisions politiques dont la véritable préoccupation est tout sauf écologiste. J'abonde donc vers cette accusation d'imposture, même si j'y arrive par un cheminement différent.

 

 

Mais j'essaye de revenir au fil de ma réflexion, après cette digression importante.

 

Puisque l'agitation mentale actuelle, la crise de notre psychologie comme dit Philippe Grasset, est l'un des principaux nœud du problème, il convient de s'en distancier autant que possible pour conserver sa sanité et pouvoir continuer à exercer sa lucidité. D'où l'intérêt de conserver une ligne intellectuelle équilibrée et de se défendre des excès du scientisme comme de la religiosité, qui d'ailleurs souvent se rejoignent et se soutiennent mutuellement en recherchant réciproquement la caution l'un de l'autre et vice versa. J'ai déjà exposé mon dilemme personnel face à ces deux pôles de l'appréhension du monde, et je tiens plus que jamais à conserver cette ligne. Non pas que je crois que la vérité se tienne quelque part au milieu, mais qu'elle puisse être alternativement chez l'un ou chez l'autre, et parfois ni l'un ni l'autre... et que la foi ne nous aidera en rien dans une quête de vérité. Seule la poursuite d'un esprit « pur » c'est à dire dépourvu de dogmatisme, pourra nous aider. Avec là aussi l'inconvénient, sans doute, de ne jamais arriver à une vérité ferme et indiscutable, mais finalement, à quoi nous servirait-elle, sinon à l'imposer à d'autres pour en faire une nouvelle religion? L'inconnaissance me semble, en effet, une voie plutôt enviable, quoiqu'elle puisse constituer un certain confort de l'esprit (voire parfois une certaine forme de paresse intellectuelle rationalisée) que je ne recherche pas. Le savoir m'importe malgré tout, mais je n'en fais pas, je crois, un enjeu d'orgueil. Plutôt un outil d'une quête pour éclairer les recoins sombres du monde où, précisément, se cachent l'obscurantisme et la tyrannie. Je crois que le savoir peut éloigner ces démons. Qu'un esprit éclairé peut tenir à distance la violence que génère l'ignorance infusée dans les masses pour les tyranniser et les utiliser.

 

On pourrait certainement me reprocher de faire de la philosophie dans mon coin sans même avoir les références livresques et ainsi de faire perdre son temps à tout le monde, y compris moi-même. Mais je réfute catégoriquement cet argument d'autorité. J'ai ouvert pas mal de livres de philo. Outre le fait que l'on peut considérer que l'on peut aussi bien s'enfermer dans la dite connaissance philosophique que dans n'importe quelle autre, pour être franc et vulgaire, ils m'ont tous fait chier, voilà. Non qu'ils soient, probablement, inintéressants, et je ne crache pas sur aucun philosophe. Je crois que ce sont tous des esprits valables qui essayaient d’œuvrer, comme moi, pour le bien commun et pour éclairer leurs prochains. Mais la plupart demeuraient des aristocrates utilisant un langage pointu – c'est nécessaire pour manier des idées complexes et ne pas sombrer dans la confusion – qui rend leur pensée aussi aride, pour moi, qu'un ouvrage scientifique rempli d'équations. La philosophie ne devrait-elle pas être de la littérature ? Mais même le Zarathoustra de Nietzsche m'a semblé être un essai aussi laborieux que les tentatives de son protagoniste à rendre accessible une pensée si personnelle qu'elle en devient extrêmement particulière et finalement, très peu universelle à mon goût. J'ai l'impression sans doute superficielle que Sartre et Spinoza se sont plus approchés de la vérité et de l'universalité, mais je ne suis pas arrivé, jusqu'à présent, à les lire non plus. Mais pour en terminer sur cette histoire de goût, je reste sur ce constat que seuls des grands romanciers comme Kafka, Orwell, Céline et plusieurs autres ont su éclairer utilement ma vision du monde. Et c'est pourquoi j'ai essayé de faire comme eux, mais n'y étant pas arrivé, voilà que je tombe, au moins un peu, dans l'écueil de ces auteurs philosophiques que je n'ai jamais réussi à apprécier.

 

Peu importent de toute façon mes goûts et opinions. En sautant un peu du coq à l'âne, je voudrais partager un échange que j'ai eu tout récemment sur un site, cette page en l'occurrence :

 

https://fr.sott.net/article/34085-Des-pertes-de-recoltes-catastrophiques-signalees-dans-le-monde-entier#comment14138

 

L'échange est toujours en cours, mais je tiens à recopier intégralement l'un de mes messages qui a toute sa place sur mon blog et dans la réflexion que j'essaye de conduire ici :

 

« Nous avons tous un entendement limité et une propension à décrire le monde suivant nos croyances et suivant nos connaissances dans lesquelles nous sommes emprisonnés. Nous interprétons et souvent sur-interprétons.



Je ne me base pas sur la science matérialiste pour construire ma vision du monde. Pour faire court, je rejette autant la science que la religion (pour moi, la science EST une sorte de religion). J'ai un regard très personnel sur les choses qui s'imprègne autant du scientisme que du spiritualisme, tout en rejetant fondamentalement les deux, qui créent des effets de majorité et de dogmatisme écœurants pour celui qui cherche à voir le fond des choses, accepte les phénomènes dits "paranormaux" pour ce qu'ils sont sans projeter sur eux telle ou telle interprétation toute faite. Ce pragmatisme intellectuel et ce rejet de tout dogmatisme et de tout sectarisme ne m'a pas empêché d'être vice-président d'une association "païenne" qui se retrouvera plus tard fichée par la Miviludes (juste parce qu'on avait des wiccans dedans, donc la miviludes, groupement noyauté par les chrétiens, a accusé mon association, pourtant laïque (asso 1901, en réalité on s'intéressait aux traditions païennes sans nécessairement en rechercher la pratique, on allait surtout voir des mégalithes tout en essayant de comprendre comment tout ça fonctionnait et ce que ça voulait dire), d'abriter une succursale de sorcellerie, en gros, et tout ça au 21e siècle). Donc je veux dire, je suis blindé contre toute forme d'accusations ou de procès, depuis pas mal de temps déjà, et je pense que ma vie plaide pour ma grande ouverture d'esprit, mais cela doit, pour moi, aller de pair avec le scepticisme nécessaire qui empêche de se perdre dans la folie du mysticisme halluciné. En clair, je ne suis pas le Christ cosmique et on ne peut pas me faire avaler n'importe quelle affirmation sans que mon esprit critique s'en mêle, voire s'emballe.



[Lien]
Pourtant, un jour, j'ai vu une fée. J'ai dansé avec les nymphes. J'ai volé. J'ai frappé le tambour et eu de sérieux échanges avec Poséïdon, avec les esprits. J'ai vu l'épée luminescente des chevaliers. J'ai été transmuté. J'ai rencontré des dragons, j'ai communiqué avec des morts, j'ai lutté contre un démon, je suis allé en haut, en bas et au milieu et il me reste énormément d'expériences peu communes que je ne connaîtrai pas durant mon existence.



Mais... en effet, dans la nature, que peut-on voir ?



Je suis tombé sur le cadavre d'un castor. Ce castor puait et c'était une planète. Il y a quelques jours aussi, j'ai trouvé ce que j'ai interprété comme le cadavre d'un hibou ou d'une chouette coupé en deux. Pourtant c'était peut-être un tas de plumes tombé du ciel, un phénomène fortéen dont personne ne trouvera l'origine ou l'explication. Ça ne ressemblait que très vaguement à un cadavre d'oiseau de nuit, pour être franc, mais ça en avait les plumes. Il ne puait pas du tout, mais semblait en état de décomposition. Aucun insecte... et un milieu herbeux de sous-bois peu propice à la momification. Je ne ramasserai pas ce truc, je n'appellerai jamais la police scientifique et je ne saurai donc jamais ce que c'est. Tant mieux, tant pis.



Mais revenons à ce castor. C'était juste à côté du château de Brocéliande, au bord de l'eau du lac qui côtoie ce dernier. Était-ce une charogne de castor ou était-ce une planète mourante ? Les asticots et les micro-organismes ont essaimé, proliféré, puis ont détruit leur biotope d'une incroyable puanteur jusqu'à l'os. Doit-on considérer que les bactéries, mortes en un épouvantable holocauste de milliards et de milliards d'êtres microscopiques ont été punies de leurs excès ? Gaïa, ou le cadavre, les avaient-ils prévenues de leur sort si elles continuaient à faire ce pour quoi elles étaient "programmées" ? Toujours est-il, prévenues ou pas, qu'elles sont, pour l'essentiel, mortes et disparues à 99,9999%. Le 0.00001% qui reste suffira amplement à nettoyer la prochaine charogne qui tombera dans le coin.



Il y a deux jours, en nourrissant les chats de mon quartier, je vois que ces fumiers ont chié dans le bac où je mets leurs croquettes. Des individus sans aucun respect de leur environnement, d'ailleurs les chats sont responsables de nombreuses extinctions d'espèces et mettent à travers le monde pas mal d'espèces sous pression et un certain nombre sont en voie de disparition. Ça fait des décennies qu'on le sait. Bref les chats sont des salopards qui ravagent la nature. Je les adore. Sous la coupelle en plastique qu'un autre bénévole avait mis avant moi (on met des coupelles en plastique parce qu'on ne respecte pas la nature ou parce que c'est mieux de les utiliser que de les recycler ? Intéressante question...), il y avait une grosse colonie de cloportes qui m'a fait sursauter. Les cloportes sont aussi de gros salopards anti-écologiques qui n'aiment que trois chose : la merde, les cadavres, et détruire les ressources dont ils dépendent. Mais ils nettoient le monde. N'empêche, quand ils auront nettoyé les crottes de chat, ben il faudra qu'ils en trouvent d'autres parce que, comme les bactéries et les mouches sur le castor, ils n'ont pas la technologie pour aller faire leurs saloperies sur Mars. Nous non plus d'ailleurs. Heureusement.



On peut pousser beaucoup plus loin ce que je viens de raconter. Mais puisque je parlais de nous, tiens, qu'est-ce qu'on a de vraiment pire ou mieux que les bactéries, les mouches, les chats ou les cloportes ? On n'arrête pas de se fustiger, je crois finalement que c'est le principal usage qu'on a appris à faire de notre conscience. Mon chat s'en fiche quand il décapite une mante ou qu'il arrache les ailes d'un papillon de nuit (cas qui date de moins d'un tour d'horloge). Moi je suis quand même décontenancé quand une cousine me raconte qu'elle est horrifiée quand elle voit une araignée... se noyer. Il faut qu'elle la sorte de là par tous les moyens. Intolérable qu'une petite bestiole meure d'une manière si cruelle et si stupide. Une petite bestiole qui n'a rien fait à personne. Une araignée. Comme les chats, les araignées ont largement la capacité de raser de la carte des espèces entières. Ce que nous appelons équilibre est une chimère simplificatrice. L'équilibre s'obtient par des holocaustes auxquels répondent des explosions d'espèces venant boucher les trous. Nous vidons les océans de leurs poissons. Les méduses prennent le dessus. Est-ce si grave ? Si nous créons un environnement peu propice à la survie humaine, la planète nous rayera de la carte dans son sommeil sans même avoir remarqué cette misérable infection qui l'aura faite un peu ronfler. Nous avons quelques secondes d'existence dans la vie de la planète. Une éruption de boutons malsains. Nous sommes très loin de ces bactéries qui détruisent leur hôte, en fin de compte. Le remède à la petite poussée de fièvre que constitue l'humanité semble un peu plus difficile qu'un antibiotique ou quelques gouttes d'huile essentielle, mais nous sommes globalement incognito dans l'univers. Nous nous donnons beaucoup d'importance parce que nous vivons entre nous. Il n'y a même pas besoin que quoi que ce soit ait conscience de notre présence pour que nous disparaissions, ou pour que nous continuions à exister, si nous trouvions par chance l'antidote contre notre propre bêtise (il faut être intelligent pour être stupide, mais il faut aussi avoir un côté animal pour être bête, or que sommes-nous d'autre que des animaux ayant développé la conscience, l'intelligence et la technologie pour mieux façonner notre biotope ?).



L'humain est une bête. Qu'il cesse de se culpabiliser, et qu'il commence à se responsabiliser, et il pourra prétendre à une réelle intelligence, ce qui nécessite de faire quelque chose de constructif de nos instincts, de les apprivoiser et non de les faire taire et de les renvoyer à un inconscient profond comme le fait la civilisation, ses politesses, ses normes, etc. Mais c'est un autre sujet... »

 

 

 

 

Mon interlocuteur – à l'écrit encore bien plus décousu et difficile à suivre que le mien – m'intime de trouver de trouver les raisons de certaines de mes inclinaisons. Soit. Cela fait précisément partie de mon exploration. Je ne sais pas si j'ai besoin de commenter mon commentaire qui est en soi déjà assez long, mais qui évoque des choses que, même ici, j'ai rarement évoqué et encore plus rarement développé. Donc en l'absence de questions, je crois que je vais simplement m'abstenir d'aller plus loin sur ces points pour l'instant.

 

Dans ce commentaire, mon propos était essentiellement de donner une vision de la vie que, là aussi, j'ai rarement partagé en ces termes ici. Une vision adogmatique, areligieuse, ascientifique, presque purement intuitive, un peu mystique, métaphysique et aussi ouverte que je puisse sur les possibles explications et interprétations que l'on peut donner aux faits que j'expose. Peut-être justement des points à explorer ultérieurement et une nouvelle orientation à donner à ce blog ou une nouvelle série d'articles au sein de celui-ci.

 

Au-delà de mon propos, tout cela questionne l'utilité même du vivant, puisque je demande à quoi sert un humain par rapport à un cloporte. Question volontairement provocatrice à laquelle je n'ai pas la réponse. Je ne sais pas. Demandez à un curé ou à un de ces scientifiques qui pensent que notre vocation est d'aller coloniser Mars, ce qui implique qu'il ait une idée de ce que l'humain est censé accomplir, du point de vue de sa religion scientiste.

 

 

Bref, je ne vais pas élucubrer encore trop longtemps. Pour conclure, j'aborderai encore deux points.

 

Ma quête est de me situer au-delà de la morale manichéenne actuelle et de tous les débats pour/contre et anti/pro qu'elle suscite dans pratiquement tous les domaines, et qui génèrent très rarement des idées dignes d'être considérées. C'est donc une ambition assez importante, peut-être même carrément orgueilleuse.

 

L'être humain, dans son ensemble, et n'en déplaise aux tenants du new age voyant venir grosse comme une maison l'évolution saisissante de l'humain, est resté coincé à ce niveau de réflexion blanc et noir où il faut être « avec nous ou contre nous ». Inutile de dire le désintérêt que j'ai pour cette pratique moins que néandertalienne qui régit encore largement nos sociétés. Pouvoir se détacher de la morale commune ainsi que des dogmatismes est, je le crois, un privilège hérétique réservé aux ouverts d'esprit capables de maintenir une éthique humaine en dehors de ces sentiers balisés. Avec tout privilège vont des responsabilités et des difficultés, ce qui fait que la plupart, même parmi ceux ayant ces capacités, choisissent de se ranger, quitte à se renier. Avec les dégâts que cela implique.

 

Vidéo youtube : White (Bret Easton Ellis)

 

 

Dans cette vidéo, très intéressant comme souvent, en faisant l'exégèse d'un ouvrage de Bret Easton Ellis, Michel Drac m'a marqué en évoquant l'idée toute simple, à laquelle j'avais déjà pensé mais sous un autre angle, que pour vivre dans un monde laid – et notre civilisation l'est énormément – il faut s'enlaidir.

 

J'avais déjà réalisé en effet que l'adaptation à la médiocrité du monde implique de se conformer au moins en partie, au moins en surface, à cette médiocrité. Ma situation, particulièrement chanceuse, m'a permis de me tenir à l'écart de cette atroce contrainte jusqu'ici, et je remercie l'univers de m'avoir fourni cette putain de chance. Parce que, si ma vie peut être compliquée, c'est vrai, au moins j'arrive à vivre en dehors de l'enfer du travail et du conformisme social. Mais j'ai aussi conscience que ces aides accordées aux cas sociaux sont une façon d'acheter la paix sociale et donc de perpétuer le système... en attendant de trouver un moyen de les éliminer ou de stériliser ceux qui en enfantent ? Et de se diriger vers la grande termitière humaine...

 

Quoiqu'il en soit, ce que je quête, c'est la manière de diriger mon prochain vers une étape nouvelle, qu'elle soit évolutive ou simplement intellectuelle, permettant de mieux canaliser nos instincts vers des buts et des usages à la fois constructifs et propices à notre survie... si tant est que cette utopie ait le moindre sens ou la moindre chance de se réaliser. Mais n'étant ni nihiliste ni fataliste, il me faut bien croire en quelque chose, malgré tout ce que je constate, et parce que je connais les ressources insoupçonnées qui se cachent en l'homme. J'inclus « le paranormal » parmi ces ressources, ces territoires quasi inexplorés qui, peut-être, nous indiquent de nouvelles possibilités et de nouvelles voies... Mais j'imagine que je reparlerai de cela dans de prochains articles.

 

 

Posté par Seilenos à 14:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juin 2019

Derniers échos d'un totalitarisme qui éclate à la lumière du jour

Depuis quelques mois, je ne cesse de répertorier les signes patents de l'autoritarisme qui s'est installé comme la politique normale du pays des droits de l'homme. Si je devais exercer une sorte de surveillance de ce nouvel état de choses, ce serait un travail quasi quotidien, mais la tâche que je m'impose n'est que de dépeindre le paysage global dans lequel nous évoluons.

 

Chipoter sur les finesses pour qualifier l'état actuel, entre totalitarisme, tyrannie, autoritarisme, néo-fascisme ou autres, ne m'intéresse guère, quoique cela ouvre la voie à de fascinantes perspectives sur ce que devient le monde actuel, au tournant de la globalisation. Appelons simplement cela le néo-totalitarisme, bien que le préfixe néo me semble superflu : nous nous situons dans un parfait exemple de ce que le totalitarisme moderne peut produire, à l'âge de l'internet et du « technologisme ».

 

Il n'est même plus très utile de maintenir constamment ma revue de presse et internet sur la propagande et les autres formes de manipulation du discours et d'ingénierie sociale, tant les choses sont passées de souterraines à clairement manifestes pour quiconque a les yeux ouverts et des oreilles pour entendre.

 

Mais passons directement au plat de résistance.

 

 

Répression et dissuasion

 

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/temoignage-d-un-gilet-jaune-de-214712

 

C'est surtout le récit de l'acte 24 à Bordeaux qui m'intéresse ici. Celui-ci constitue une parfaite introduction à mon propos, en ce qu'il présente la nouvelle réalité qui s'est installée dans ce pays, et dont les gilets jaunes n'ont été que les révélateurs. On pourrait les accuser d'en être les déclencheurs, mais cet état de fait était latent et ne demandait plus qu'un événement pour se manifester clairement. Il demandait aussi, certes, la bonne volonté d'une clique de privilégiés et d'oligarques pour se laisser exprimer selon leur bon vouloir.

 

Ici, la répression n'est pas seulement punitive, elle est aussi dissuasive. On voit bien que tout est fait pour que les manifestations ne puissent pas se dérouler normalement : les gens sont empêchés d'y accéder, et pour ceux qui y accèdent, c'est le traquenard. Il est clair que la violence est voulue et organisée, plus particulièrement pour dissuader et pour diminuer artificiellement l'importance du mouvement, tout en le travestissant en un infréquentable mouvement de séditieux haineux et agressifs. Des méthodes qui n'ont rien de nouveau, mais qui prennent une coloration toute nouvelle dans la France progressiste, inclusive et humaniste du 21e siècle... Et elles sont surtout illégales et parfaitement abusives.

 

Le totalitarisme implique que tout soit verrouillé, ce qui signifie que la presse, le « quatrième pouvoir » doit s'aligner sur le gouvernement et couvrir ses abus :

 

https://www.acrimed.org/Violences-policieres-l-ONU-dans-le-viseur-des

 

De quoi se mêle donc l'ONU ? Quand bien même ce qui serait reproché à la France serait vrai, la France reste la France, et donc est inattaquable par essence. Ceci s'aligne d'ailleurs très bien sur un état d'esprit assez répandu dans ce pays qui consiste à envoyer symboliquement les gens en Corée du Nord, Chine, Russie, Syrie, Iran, Soudan, Arabie saoudite, etc., tous ceux qui critiquent ce qui s'y passent, car ces épouvantails n'ont comme principal intérêt que de constituer des repoussoirs et ainsi de rendre acceptables tous les abus dans nos pays « civilisés », tant qu'on ne lapide pas les femmes adultères ou qu'on est capable de cacher que l'on fait des prisonniers politiques (ce qui arrive dans le cas des gilets jaunes qui passent au crible d'une justice expéditive, aux ordres et vraisemblablement corrompue et ayant perdu toute indépendance).

 

Par ailleurs, la surveillance en ligne s'ajoute de plus en plus à l'arsenal répressif désigné ici :

 

https://francais.rt.com/france/63331-france-obtient-facebook-transmission-adresses-ip-propos-haineux

 

Et la surveillance tout court s'ajoute à la surveillance en ligne, là aussi de manière totalement illégale avec pression mise sur des médecins :

 

Vidéo youtube : "On m'a demandé de repérer les gilets jaunes et de les rentrer dans ce fichier" - Dr Kerziek

 

 

 

Terreur et contrôle des médias

 

J'ai déjà parlé de la répression, parfois physique, exercée sur la personne des journalistes présents lors des manifestations, vraisemblablement là aussi pour décourager la couverture des événements et empêcher que l'on voit ce que fait la police, ce qui aboutit plutôt à l'effet inverse, mais atteint aussi partiellement cet objectif, en dissuadant les gens de se présenter aux manifestations.

 

Ici, je me concentrerai davantage sur le contrôle des médias par d'autres voies.

 

D'abord, les projets de loi se multiplient en ce sens :

 

https://francais.rt.com/france/63060-au-nom-lutte-contre-haine-belloubet-va-t-elle-toucher-liberte-de-la-presse

 

Ce qui participe à créer, comme l'explique par exemple Chomsky, un effet d'auto-censure, même si le cas de youtube est particulier à plus d'un titre, il en constitue néanmoins un exemple récent :

 

https://francais.rt.com/international/62818-youtube-sattaque-ses-createurs-nom-lutte-contre-harcelement

 

On commence d'ailleurs à observer une fuite de plus en plus massive vers d'autres plateformes à la politique beaucoup plus neutre, ce qui est, pour le moment, l'avantage d'internet. Youtube pousse en effet le bouchon un peu loin, concernant le traitement des créateurs apportant des contenus « alternatifs » dans le sens de non-politiquement corrects. Mais la même tendance est à l’œuvre dans tous les médias grands publics, et lorsque certains ne suivent pas cette tendance, on crée justement des lois et autres injonctions à revenir dans le rang. A ce titre, l'une des dernières velléités totalitaires est particulièrement parlante.

 

https://francais.rt.com/france/63350-quand-macron-trouvait-idee-ordre-journalistes-digne-fascisme

 

En effet, vous avez bien lu :

 

«Je vois le projet, qui a été ébruité, d'un ordre des journalistes, qui est une pratique intéressante, que je vous recommande, mais moi depuis l'Italie des années 1930, je n'avais pas vraiment croisé ça.»

 

L'art du « en même temps » dans toute sa splendeur, qui consiste ici, en définitive, à dire « oui, c'est fasciste mais ce serait bien de le faire ». Rien d'étonnant pour ceux qui ont suivi les derniers développements du macronisme, à vrai dire...

 

Pour tempérer et équilibrer un peu, Macron promet des punitions contre les méchants flics qui auraient brutalisé des journalistes :

 

https://francais.rt.com/france/61726-journalistes-macron-promet-sanctions-contre-policiers-perpetre-violences

 

Bien normal, quand on essaye de se mettre la presse dans poche et qu'on lui recommande des méthodes fascistes, de signaler à la police que désormais, il faudrait moins toucher à cette dernière, après tout.

 

Pour terminer cette rubrique, un autre article de fond d'Acrimed, très intéressant :

 

https://www.acrimed.org/La-liberte-d-informer-selon-LREM-chronique-d-un-5925?fbclid=IwAR1PJNQ08eK6-mU__1u9L9wvgpv1yo-JmqxbcYZFWGfrLFjc9zEJsNm0S6Q

 

Je trouve que ça se passe de commentaires.

 

 

Assange et l'avenir du journalisme

 

Le sort du journalisme est aussi lié à tout ce qui se passe autour de Julian Assange et qui est assez scandaleux, effarant et effrayant, mais là aussi, pas du tout surprenant tant on savait que tout cela lui pendait au nez.

 

Julian Assange est donc désormais emprisonné pour un an, et son procès d'extradition aura lieu en février 2020. On peut gager qu'il conduira, malheureusement, à une condamnation à la prison à vie dans des conditions peu enviables (il est déjà incarcéré comme un très dangereux criminel et dans des conditions déplorables dénoncées par son entourage et il y a peu de chances que cela s'arrange étant donné qu'aucun pouvoir ne s'élève contre ces abus).

 

Assange est présenté comme un martyr, et on peut reconnaître qu'il l'est : son procès aura des effets secondaires regrettables pour le pouvoir en place, car il participera immanquablement à mettre en scène son iniquité, à exposer encore une fois sa corruption et à dénoncer sa vilenie. Toutefois, le principal effet du cas Assange est pour le moment de restreindre encore les marges de manœuvre de la presse qui se veut libre et indépendante, et ne n'est déjà pratiquement plus du tout, au moins dans ce qui constitue sa sphère institutionnelle.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201905071041025752-pamela-anderson-hrafnsson-assange-prison-conditions/

 

Par ailleurs, des faits illégaux ont été commis en grand nombre, autour de Julian Assange, ce qui dénonce l'acharnement qui est mis à ne lui laisser aucune chance... mais pourrait aussi se retourner contre ses bourreaux, car des preuves obtenues de manière illégales pourraient fournir des autant d'arguments aux avocats d'Assange.

 

https://www.mondialisation.ca/reportage-sur-place-le-gouvernement-de-lequateur-collabore-avec-washington-pour-semparer-des-affaires-personnelles-de-julian-assange/5633729

 

Mais ceci est un peu secondaire, car si Assange est le symbole du totalitarisme actuel et de la lutte contre celui-ci tout en même temps, il est en train d'être vaincu, fut-ce par des moyens illégaux et déloyaux. Ceci servira d'exemple à tous ceux qui voudraient procéder de même désormais, et dissuadera également la presse de continuer à se servir, comme elle l'avait fait jusque là, des éléments fournis par wikileaks.

 

Pour plus de réflexions de fond sur Assange :

 

https://www.les-crises.fr/mot-cle/julian-assange/

 

 

Par ailleurs, je souligne ce fait apparemment anecdotique dans mon sujet :

 

https://francais.rt.com/france/62617-seminaire-jean-bricmont-sur-physique-quantique-annule

 

Et je le souligne parce que Jean Bricmont est quelqu'un qui est lié d'assez près à l’Équateur et au cas Assange sur lequel il a enquêté, comme je l'ai déjà exposé dans mon blog, et que ce type de censure par le crime par la pensée est tout à fait typique de l'époque que nous vivons ainsi que parfaitement en phase avec l'état d'esprit malsain et délétère qui règne dans les sphères médiatiques autant qu'universitaires, aujourd'hui. Milieu universitaire tout à fait aligné sur les projets totalitaires des médias internet, qui constituent aujourd'hui l'essentiel de la silhouette de la pensée unique moderne, squelette nécessaire à la constitution d'un modèle totalitaire possiblement mondial. Car cette crise morale ne concerne bien évidemment pas que la France, on le voit avec le cas Assange, entre autres.

 

Toutefois, revenons chez nous, au nombril du monde.

 

 

Quelques tribulations françaises et européennes

 

De nombreux exemples montrent que tout est en train de se verrouiller de manière plutôt vicieuse en France.

 

Ainsi, concernant le référendum d'initiative partagée, déjà très restrictif, on a fait un demi pas en avant (une promesse), puis deux pas en arrière :

 

https://francais.rt.com/france/62349-panique-philippe-veut-tout-faire-restreindre-maximum-referendum-initiative-partagee

 

La polémique autour du référendum sur ADP ne fait qu'alimenter l'idée que l'on cherche activement à décourager toute forme de pratique démocratique.

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/m-castaner-votre-site-sur-le-referendum-adp-est-nul-la-democratie-nest-pas-une-erreur-404_fr_5d078ca5e4b0dc17ef0d2edd

 

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/referendum-adp-le-gouvernement-empeche-le-decompte-quotidien-des-signatures_2086349.html

 

Dans un théâtre différent, réduire le temps de parole des députés n'aidera certainement pas à avoir de meilleurs débats parlementaires, mais c'est pourtant ce qui se fait par chez nous :

 

https://www.europe1.fr/politique/la-limitation-du-temps-de-parole-des-deputes-adoptee-apres-le-depart-de-lopposition-3901503

 

Et de toute façon, nous vivons dans le pays de l'état d'urgence permanent, où l'on peut manier et remanier des lois d'exception pour un oui ou pour un non :

 

https://francais.rt.com/france/62542-reconstruction-notre-dame-senateurs-remanient-loi

 

J'en profite pour rappeler l'article 8, en vigueur depuis 3 ans, qui pourrait être invoqué à n'importe quel moment, notamment si un mouvement ultérieur prenait une vigueur incontrôlable, et sous n'importe quel prétexte, tant les termes en sont vagues et généraux :

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=LEGIARTI000032925301&cidTexte=JORFTEXT000000695350&dateTexte=20160722

 

 

Sur une note un peu annexe, les représentations théâtrales qui constituent désormais l'ordinaire du politique, érigées ici en une sorte de répétition pathétique devant le Medef, un public de choix :

 

https://francais.rt.com/france/62250-grand-oral-medef-conquis-par-prestation-jadot-decu-celle-loiseau

 

Notons que Loiseau s'est depuis exclue d'elle-même du groupe, par effet de sélection naturelle et malgré la réussite de LREM aux européennes, sans commentaire.

 

Sur le paysage politique que cela fournit actuellement :

 

https://www.les-crises.fr/ambroise-de-rancourt-on-rigole-devant-les-resultats-des-europeennes-cest-bien-mais-apres/

 

Une absence d'alternatives réelles qui dépeint parfaitement ce qu'est en fait le totalitarisme moderne. Un paysage morne, contrôlé, « raisonnable », par opposition aux extrémismes, populismes et autres agitations qui témoigneraient de la dose de folie que contiendrait nécessairement notre société. Comme si ce totalitarisme n'était pas en lui-même l'expression d'une profonde pathologie du contrôle panoptique, se voulant amoral tout en se proclamant en lutte contre l'immoralité, parfaitement cynique.

 

Et dans tout cela, l'écologie politique, écologisme plutôt, est toujours en embuscade pour servir d'arme ultime et d'argument massue pour légitimer une prise de pouvoir totale du capitalo-libéralisme sur une planète qu'il ravage en prétendant vouloir la sauver. A cet égard :

 

Vidéo youtube : CE QUI CLOCHE AVEC GRETA THUNBERG

 

 

Et à propos de LREM, Sans commentaires de ma part :

 

https://francais.rt.com/france/62867-quelque-chose-totalitaire-socialistes-accusent-marlene-shiappa-parti-unique

 

Et enfin, sur le rôle joué par l'UE, l'un des nœuds du problème dans tout ce cirque totalitaire :

 

https://francais.rt.com/international/62879-recommandations-commission-europeenne-ue-surveille-politiques-nationales

 

 

 

Ouvrir des réflexions

 

Après ce panorama un peu décousu (j'essaye surtout de ne pas répéter des arguments déjà maintes fois exposés et développés sur ce blog, donc je me contente essentiellement d'exposer un peu en vrac les faits actuels qui les illustrent), je voudrais citer quelques liens qui me semblent ouvrir des réflexions sur la situation actuelle. Certains ouvrent des perspectives, d'autres en ferment, mais c'est par cet exercice critique lucide que nous avons une chance de sortir du carcan totalitaire qui tend à nous enserrer.

 

D'abord, prenons conscience une fois de plus qu'une part de la responsabilité est sur nous :

 

https://www.les-crises.fr/notre-probleme-cest-lobeissance-civile-par-howard-zinn/

 

Il est normal de vouloir avoir la paix et de ne pas passer toute son énergie à des choses peu agréables quand des activités plus agréables et plus immédiatement gratifiantes sont à notre portée, mais c'est en grande partie en exploitant ce travers que l'oligarchie mondiale est parvenue à l'extraordinaire résultat d'oppression larvée et de domination globale que nous connaissons. Il est bien sûr très difficile de sortir de cette situation, mais c'est un travail de déconditionnement progressif que chacun peut accomplir pour soi et autour de soi. C'est une sorte d'écologie morale et philosophique qui est à mon avis infiniment plus salutaire que l'écologisme superficiel qu'on nous oblige et qu'on s'oblige à pratiquer, et qui ne change pratiquement rien à l'état du monde, permettant plutôt à celui-ci de perdurer. Ne pas passer tout son temps à se laisser abrutir pourrait résumer cet état d'esprit... Télévision, appareils portatifs, médias mainstream, consumérisme, voilà les fléaux dont chacun peut choisir de se tenir à distance, simplement pour enfin cultiver un état d'esprit lucide qui constitue la meilleure auto-défense contre le système, ce qui est la base. En bref, sortir de la soumission, comme le dit l'auteur de l'article.

 

Autre texte de fond qui aide à mieux comprendre comment les rôles de chacun s'imbriquent dans un système totalitaire et consumériste tel que le nôtre :

 

https://insolentiae.com/pour-vous-en-sortir-vous-devez-comprendre-que-nous-sommes-dans-une-economie-administree/

 

 

Sur un point plus anecdotique, mais intéressant car il y en a toujours qui chercheront un héros pour nous sortir de là, par exemple dans le système électoral, alors que c'est notre responsabilité à tous de cesser de se soumettre à ce système, en le déconstruisant (détruisant) pour construire autre chose à la place (ce qui implique certes d'avoir une idée de ce qu'on veut faire, sinon...) :

 

Vidéo youtube : Ruffin : Une autre baudruche est possible ?

 

 

Autre truc anecdotique, mais qui prend sa place dans le paysage dystopique général :

 

https://fr.sott.net/article/33704-Vraiment-Solar-Foods-veut-nourrir-les-etres-humains-avec-de-la-poudre-de-bacteries

 

 

Et une vidéo très intéressante du Stagirite, sur un de ces fameux « éléments de langage » qui m'exaspèrent au plus haut point, particulièrement sous l'ère Macron :

 

Vidéo youtube : LDB #11 - "J'assume" - La politique en mode thug

 

 

En effet, ce « j'assume » qu'on entend tout le temps à contre-emploi et qui résonne comme une injure au public devient l'une des normes quasi syntaxiques de nos décideurs. Il ponctue toute affirmation et toute décision générant des préjudices parfois considérables dont, précisément, le décideur n'aura à assumer aucune des conséquences étant donné la configuration dans laquelle sont prises ces décisions. Ce « j'assume » est le symbole langagier de ce totalitarisme où tout est permis aux puissants, y compris de mutiler son peuple au mépris de l'ONU et du droit international. Si ces gens étaient d'un autre milieu, ce « j'assume » pourrait tout aussi bien se dire « va te faire foutre » ou « NTM ».

 

Je termine par une dernière vidéo assez connue je pense, mais courte et très bien foutue, qui décrit tellement bien les parodies que sont nos démocraties que j'ai toujours du mal à comprendre comment – là aussi – la masse ne cesse jamais de s'y soumettre.

 

Vidéo youtube : MOUSELAND SOUS TITRES FRANCAIS

 

 

En conclusion

 

Voilà donc exposée une nouvelle fois une ébauche de l'état pseudo-démocratique de nos sociétés occidentales pseudo-civilisées, pourvoyeuses de guerre, de violences et d'oppressions en tous genres.

 

Le totalitarisme se définit par un ensemble de mécanismes visant à subtiliser à la population – au peuple – tous les moyens de son autonomie. En cela, la société de consommation et ses produits standardisés sous vide ou sous blisters, où il est quasiment impossible et de plus en plus difficile de produire sa propre subsistance – nourriture comme argent – constitue le terrain idéal pour instaurer une dictature souriante incarnée par des commerçants ou des banquiers dont la finalité darwinienne est de maintenir une société de consommation, fut-ce sous perfusion et sous dialyse.

 

C'est exactement dans cette situation que nous vivons.

 

Mais pour que cette situation soit possible, il faut non seulement que les conditions d'une soumission « heureuse » soit possible, mais aussi que la population choisisse de s'y soumettre. Et puisque la vie suit le plus souvent le chemin du moindre effort et de la moindre résistance, ce choix n'a même pas besoin d'être fait : la direction de la soumission se suit par non-choix. L'humain s'écoule comme une huile dans les rouages du système de sa propre domination.

 

C'est pourquoi je recommande plus particulièrement l'article plus haut sur l'obéissance civile. L'obéissance n'est pas tellement un choix qu'un non-choix, tandis que la révolte nécessite un effort volontaire, une dépense d'énergie pour s'extirper de tout ce qui nous aspire, en tant qu'organismes attirés par le confort. Ce confort nous guide droit à la moutonnerie et à l'abattoir, et c'est là son effet secondaire le plus indésirable. A nous d'en prendre conscience, si nous ne voulons pas vivre qu'en tant qu'esclaves et victimes de ce système totalitaire qui dresse peu à peu les dernières barrières autour de nous (avant de peut-être s'effondrer par lui-même). Car il est facile de vilipender son bourreau quand on s'est juste allongé devant lui sans rien faire pour s'extraire de son œuvre. Nous ne sommes pas que des organismes inertes, avides et sans conscience, nous sommes bien plus que cela, et notre aspiration à la sagesse, à la bonté et la spiritualité peuvent nous sortir de cette ornière. Pensons-y.

 

 

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21 mai 2019

La démarche de curiosité 10 - arbres, villes fantômes, personnalités multiples, rituel de la pluie...

 

Cela fait un paquet de temps que j'ai mis de côté cette série qui ne vise qu'à partager des liens un peu hétéroclites. Côté ufologie, pas grand chose à se mettre sous la dent et je préfèrerais faire des articles dédiés sur ce sujet, alors je garde ça pour plus tard, et en attendant, je propose quelques articles et vidéos pour nourrir l'esprit de curiosité, et parfois alimenter des sujets déjà abordés sur le blog.

 

D'abord une très intéressante série sur les arbres, en 4 parties, sur France Culture (les autres parties sont disponibles sur la même page). A écouter absolument, d'après moi.

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/des-arbres-et-des-hommes-44-larbre-sensible

 

 

Et sur le même sujet, ceci :

 

Vidéo youtube : «L’appel aux arbres» ou les liens mystérieux qui unissent l’arbre et l’homme

 

 

Autre sujet, les personnalités multiples, sujet qui m'intéresse de près, comme la folie en général, sur laquelle j'ai toujours eu envie d'écrire un roman, mais j'ai toujours séché sur la meilleure manière d'aborder le sujet. Au passage, si vous ne connaissez que le film, je recommande aussi la lecture du livre « Vol au dessus d'un nid de coucou ». Si l'adaptation est très bonne et très juste, le roman développe de manière intéressante certains aspects liés au conformisme.

 

https://www.vice.com/fr/article/ypxwgy/qui-etait-billy-milligan-lhomme-aux-24-personnalites

 

Ici, il est question d'un cas spectaculaire, j'aurais pu, là aussi, développer et faire un article dédié tant les occasions de réflexion sur la nature humaine y sont nombreuses, mais je préfère rester succinct. Le cas de Billy Milligan est ceci cit surpassé par celui de Kim Noble, mais la plupart des sources sur ce cas sont en anglais, comme cet article :

 

https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2011/sep/30/kim-noble-woman-with-100-personalities

 

 

Autre curiosité notable, la multiplication dans le monde de constructions immobilières vides et souvent inachevées, qui soulèvent tout un tas de questions. Par exemple, ces alignements de centaines de chateaux neufs et vides en Turquie :

 

https://francais.rt.com/videos/58597-centaines-chateaux-disney-abandonnes-milieu

 

Ou encore cette ville chinoise qui n'en est qu'une parmi tant d'autres :

 

Vidéo youtube : Visitez la plus grande ville fantôme du monde !

 

 

En effet, ce phénomène est typique de la Chine du 21e siècle :

 

Vidéo youtube : Les nombreuses villes fantômes de Chine

 

 

https://www.latribune.fr/economie/international/les-villes-fantomes-une-realite-chinoise-535929.html

 

https://hitek.fr/actualite/villes-fantomes-chine_502

 

Alors que penser de ce phénomène ? Doit on en conclure l'irrationalité finale de l'être humain ? Un particularisme chinois très bizarre ? Pourtant cela n'a pas lieu qu'en Chine, comme on le voit. S'agit-il alors d'un calcul ? Du résultat d'une spéculation particulièrement absurde, lié à la bulle immobilière mondiale ou à une anticipation quelconque d'un boum démographique ou touristique ?

 

Je n'ai pas de réponse, même si j'ai tendance à penser qu'il faut chercher du côté de la spéculation. Il est évident que pour construire tout cela, on a fait travailler des milliers et des milliers de personnes pendant des décennies, et que cela a à la fois coûté et généré des quantités phénoménales d'argent, puisque tout coût n'est en fait qu'un transfert d'argent. Il pourrait donc aussi s'agir de criminalité : corruption, blanchiment d'argent à l'échelle des centaines de milliards de dollars... Qui sait ? En tout cas, c'est tout de même assez dément...

 

Pour finir, merci à Gwelan de me signaler qu'il existe une suite au film que j'avais proposé sur le blog il y a quelques mois, « L'homme qui parlait aux plantes ». Je remets ici un autre lien, car j'ai aujourd'hui quelques problèmes techniques avec canalblog, pour être sûr d'en avoir un autre sous la main au cas où :

 

 

Dailymotion : L'homme qui parle avec les plantes

 

Et un lien vers le trailer de la suite, disponible à l'achat sur internet pour ceux qui sont intéressés :

 

Vidéo youtube : PLUIE MAYA SUR L'ANDALOUSIE

 

 

Voilà, c'est tout pour cette fois. Comme toujours, j'ai deux ou trois articles en préparation, je n'en dis pas plus pour l'instant et vous dis simplement à bientôt.

 

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05 mai 2019

Phénomènes fortéens et suite et fin sur le Livre des Damnés

 

Dans le premier article, j'avais tenté une sorte d'éxégèse du livre de Charles Fort. Je remets le lien de l'article :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2019/03/27/37211970.html

 

Et celui du livre en pdf :

 

https://fr.scribd.com/document/63994819/Fort-Charles-Le-Livres-des-Damnes

 

 

 

J'ai finalement terminé le livre et j'ai noté quelques citations supplémentaires que je retranscris telles quelles ci-dessous, en poursuivant mes réflexions sur premier article.

 

 

p.104

 

« Le formalisme et les mathématiques, le régulier et l'uniforme sont des aspects de l'état positiviste, mais le Positif est l'Universel, en sorte que toute tentative de positivité qui semble se complaire dans les aspects du formalisme et de la régularité, se disqualifie tôt ou tard aux yeux de la largeur d'esprit et de l'universalité. Voilà pourquoi il y a aujourd'hui une révolte contre la Science, parce que les proportions formulées, que la dernière génération prenait pour vérités absolues, se révèlent insuffisantes. »

 

 

p.105

 

« Si j'admets qu'il puisse y avoir une donnée irréconciliable pour chacune des opinions que je viens d'exprimer, c'est que je suis intermédiariste, et non positiviste. Je ne suis même pas un positiviste supérieur. Peut-être un jour systématiserai-je, dogmatiserai-je et refuserai-je de penser à tout ce qu'on pourra m'accuser d'avoir dédaigné. Peut-être un jour croirai-je, au lieu d'accepter. Je serai alors, dans un système plus large, qui ne tolérerait pas d'inconciliables, un positiviste supérieur.Mais je n'en suis pas un, tant que je me contenterai d'admettre. » 

 

« Je crois qu'en général l'excès de raffinement indique une décadence. »

 

 

p.110

 

« En général on place le spirituel au-dessus du matériel, mais j'estime que la quasi-existence est un moyen de matérialiser absolument l'absolument immatériel. Etant intermédiaire, elle réalise un état dans lequel rien n'est définitivement matériel ou immatériel et où tous les objets, substances et pensées occupent un degré d'approximation d'un côté ou de l'autre. La solidification finale de l'éthéré me paraît être le sommet de l'ambition cosmique. Le Positivisme est pur Puritanisme, la chaleur est Maligne, le Bien Final est Frigidité Absolue. Un hiver arctique est superbe, mais mon intermédiarisme personnel s'accommode mieux des conversations de singes dans un palmier. » 

 

 

En bref, dans ces passages, Charles Fort détaille un peu plus sa définition de l'intermédiarisme qu'il oppose au positivisme. Un peu plus loin j'ai relevé un autre passage où il adopte le point de vue positiviste, mais je n'arrivais pas à le découper et à le synthétiser, donc j'ai préféré laisser tomber ce passage là, mais ce qui compte, je crois, c'est que Fort démontre qu'il comprend très bien le point de vue positiviste et même le défend, mais en démontre tout au long du livre les limites, en assumant un point de vue dit « intermédiariste », tout autre, qui est une position qui accepte de ne pas avoir de conclusions sur les choses inexplicables qu'il expose.

 

 

Mais dans cet article, plutôt que de poursuivre cette exégèse qui, de toute façon, vaut ce qu'elle vaut après tout, je voudrais plutôt m'attarder un peu plus sur la notion de phénomènes dits fortéens, dont je n'ai pratiquement pas parlé.

 

A presque chaque chapitre sur les 28 que comporte le livre, Charles Fort cite plusieurs cas, tous cités à l'origine par des scientifiques dont plusieurs de renom international, ce qui fait bien entre 100 et 200 cas de phénomènes totalement inexpliqués. Il n'est pas possible d'en faire l'inventaire. Dans les derniers chapitres il parle d'OVNI et de variantes (OSNI ou OANI : objets sous-marins ou aquatiques non identifiés) mais dans tout le reste du livre il s'agit de phénomènes célestes essentiellement, tels que des objets tombant du ciel aussi divers que pierres, gélatine, sang, cadavres d'animaux, animaux vivants tels que des grenouilles ou des poissons qui gigotent après être arrivés sur le toit de maisons en plein calme météorologique, j'en passe et des meilleures comme les chutes d'objets gravés ou sculptés, débris non identifiables, substances inconnues, et puis les occultations de la lune ou du soleil en l'absence d'éclipse prévue, ou l'inverse, des éclipses alors que rien n'était prévu, les objets mouvants ou stationnaires aperçus devant ou sur la lune ou le soleil, les chutes qui se produisent dans des lieux bien circoncis et parfois à répétition à quelques jours ou parfois années d'intervalle, etc.

 

Il est aussi question de créatures inconnues, comme celle du Devonshire :

 

http://artivision.fr/mysdevonshire.html

 

 

Et beaucoup d'autres choses, mais en m'attardant sur Wikipédia, site positiviste s'il en est, je m'arrête pour lire ceci :

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Hoy_Fort

 

« Effet Fort

Le sociologue Gérald Bronner voit en Charles Fort « l'un des prédécesseurs étrange et oublié du relativisme » :

« [...] de nombreux ouvrages au XXe siècle, dont certains ont rencontré un immense succès, peuvent être qualifiés de "fortéens" en ce qu'ils mobilisent des arguments puisant tout à la fois dans l'archéologie, la physique quantique, la sociologie, l'anthropologie, l'histoire, etc. La référence à ces disciplines sont plus que désinvoltes dans la plupart des cas, mais permet de constituer un argumentaire qui paraît vraisemblable au profane, impressionné par une telle culture universelle et pas plus compétent que motivé pour partir en quête des informations savantes qui lui permettraient de le révoquer point par point ».

Il qualifie ainsi d'« effet Fort » « une impression de trouble lorsque l'on est confronté, sans préparation, à ce type de croyances ». Il définit par ailleurs les « produits Fort » qui les génèrent comme des « millefeuilles argumentatifs », et estime que ces derniers « caractérise[nt] de plus en plus fréquemment les produits frelatés qui peuvent s'échanger sur le marché cognitif contemporain », en particulier sur Internet, citant à l'appui le Da Vinci Code et « les mythes du complot contemporains »3. »

 

Bon alors, ouai, c'est sûr que Fort peut impressionner, mais je m'étonne (faussement et candidement) de ce passage, étant donné qu'il ne fait aucun mystère, dans le livre des damnés, de ne faire que ridiculiser gentiment les thèses positivistes de scientifiques bornés dont les idées n'ont même pas besoin d'être moquées tant elles sont ridicules en soi, de toute façon. Il faut aussi ajouter, et pour cela il faut lire les critiques de Robert Benayoun, traducteur français du livre en question, que ce sont surtout ceux qui ont cherché à singer Fort qui sont tombés dans ce genre de charlatanisme. Parler d'effet Fort dans ce cas est donc assez malhonnête, mais on retrouve ici la croisade anti-complotiste moderne avec ses reliques telles que le « millefeuilles argumentatif », dont n'use d'ailleurs jamais Charles Fort, sautillant plutôt d'un cas à un autre sans chercher ni à les expliquer ni à les réfuter de manière convaincante, sa méthode étant plus espiègle et narquoise qu'une véritable tentative de théorisation. Fort explique tout par des mondes parallèles inconnus ou par des objets invisibles qui nous survoleraient, et on voit bien qu'il ne croit pas lui-même réellement à aucune des idées qu'il avance et qui ne sont que des bouche-trous en amuse-gueule qu'il se plaît à inventer selon son inspiration du moment. Fort n'a rien pour remplacer le « positivisme » sinon l'acceptation de la posture « intermédiariste » qui est, et il le sait bien et il le fait bien comprendre, une méthode de production de théories loufoques pour se distancier de la méthode positiviste qui est, à l'inverse, très sérieuse et avec la prétention à tout expliquer avant la fin des temps. Il n'empêche, et c'est ce qui est intéressant, sa méthode parfaitement idiote est pleine d'astuces qui contournent la logique courante pour produire des explications qui relèvent soit du non-sens soit de l'improbable, qui démontrent qu'à l'instar des scientifiques qu'il tourne en dérision, il n'y a rien de plus facile que d'inventer des idées ad hoc pour réussir à conserver intact son modèle de l'univers. Sur la bête du Devonshire et les inexplicables traces au sol qu'elle laisse, il écrit ainsi :

 

« Ces empreintes n’ont pu être faites que par un millier de kangourous unijambistes chaussés d’un très petit fer à cheval … ».

 

Mais qu'importe, il fallait bien prendre la peine de dénoncer « l'effet Fort » et ses conséquences délétères sur l'esprit influençable des masses atteintes sur internet du mal du conspirationnisme portant atteinte à l'unique vérité positiviste.

 

 

Revenons à ces phénomènes fortéens, car ils se produisent toujours aujourd'hui, constamment, et rappelons que Fort n'a fait que rassembler des cas datant de son vivant et des quelques siècles précédents (surtout du 16e au 20e siècles). J'ai d'ailleurs remarqué que quelques lieux reviennent souvent dans son livre, comme par exemple Sienne et Vence. Les amateurs d'ufologie savent que le col de Vence, non loin de Nice est un lieu majeur des manifestations étranges, qui s'y produiraient pratiquement chaque nuit et parfois le jour depuis des lustres, dans certains lieux particuliers. Il s'agit par exemple de projections mais aussi de téléportations de cailloux, visant notamment les voitures des importuns venant s'intéresser de trop près à ces cas. Il serait aussi question de lumières, d'apparitions d'OVNI, de bruits, etc.

 

Wikipédia ne mentionne rien de tout cela, sauf un canular qui a évidemment tout lieu de se produire à un endroit où se rendent les curieux, laissant croire qu'il n'y a là-bas rien de plus que cela... Pourtant, les témoignages inexplicables sont légion, même s'il y a eu des dizaines de fakes et de canulars concernant ce site, naturellement, des décennies avant que les canulars n'y foisonnent.

 

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2015/01/30/31431671.html

 

Bien sûr les photos « d'orbs » ne prouvent rien, mais le nombre des témoignages remontant à l'époque de Charles Fort et avant ne relève sûrement pas d'un simple phénomène psycho-sociologique, comme il est toujours paresseusement tentant de vouloir tout y réduire.

 

Sur les chutes de pierre :

 

https://ecoutelaterre.fr/public/midim/chutes-pierre-col-de-vence

 

On y croit on n'y croit pas, site fiable pas fiable, témoignages sans preuves, faux problèmes... On réduit trop souvent le paranormal à l'idée reçue de témoignages inventés par des illuminés ou des crédules, pourtant, même la tronche en biais s'est penchée sur la question et conclut que cela peut toucher n'importe qui, et que si moins de « sceptiques » y sont exposés, cela peut s'expliquer, comme le démontrent certaines expériences psychologiques, par un filtre d'attention qui les empêche de voir certaines choses pourtant très concrètes. Je conseille vraiment l'émission :

 

Vidéo youtube : Vivre une anomalie : Experience du Paranormal. Benefice du doute #3

 

 

Pour en finir sur le col de Vence, une vidéo, chacun en fera ce qu'il en veut :

 

Vidéo youtube : chute de pierres inexplicables au col de Vence

 

 

La chaîne est consacrée au col de Vence et à ses bizarreries, mais je n'ai pas regardé le reste, donc pas d'avis.

 

 

Dans le document de la tronche en biais, il est question du terme « préternaturel » que je ne connaissais pas non plus :

 

https://www.cnrtl.fr/definition/pr%C3%A9ternaturel

 

Terme qui complète dont les autres, bizarre, étrange, surnaturel, surréel, inexplicable, etc., sans fournir vraiment plus d'outil pour expliciter quelque chose qui dépasse l'expérience commune et relève de toute façon de l'inconnu. Leur prêter un caractère naturel ou non-naturel relève, finalement, de la supposition, car que savons nous vraiment de ce que la nature est capable ou pas capable ?

 

Je ne veux pas gloser à l'infini, mais j'ai noté que dans cette émission surgisse sans surprise d'autres termes assez courants dans la bouche de scientifiques et de rationalistes, comme « vraisemblable » et « probable ».

 

Je m'excuse mais comment fait-on pour estimer la probabilité ou l'improbabilité d'un phénomène dont on ne sait rien ? De là, et puisqu'elle en découle, comment qualifie-t-on quelque chose de vraisemblable ou d'invraisemblable, et surtout, ces critères ne s'interposent-ils pas entre le réel et nous ? Est-ce parce que nous n'avons jamais vu un fantôme qu'il est improbable d'en voir ? Je n'ai jamais vu l'antarctique ni quelqu'un qui en revenait pour m'en parler, suis-je donc autorisé à penser que ce continent est improbable ? Son existence est-elle vraisemblable ? On voit que les raisonnements des terre-platistes, si on les estime biaisés, ne sont pas réellement différents en nature de ceux des rationalistes, et qu'on peut donc les qualifier de rationnels. Rationnels, mais faux. Sans en déduire que tout ce qui est rationnel est faux, évidemment, mais cela permet de dire simplement qu'un raisonnement, tout rationnel qu'il soit, et comme le sont tous les sophismes, ne mène forcément ni à la vérité, ni au vraisemblable.

 

Il nous manque des éléments pour estimer probabilité et vraisemblance, et j'ai donc tendance à bannir ces termes pourtant bien pratiques de mes réflexions sur ces sujets et sur l'inconnu en général. Pour faire du Fort, on pourrait dire que l'univers peut bien être l'estomac d'un ruminant géant, personne ne pourra le prouver ni prouver le contraire, et donc vouloir estimer la probabilité ou la vraisemblance de la chose, même si elle nous paraît absolument absurde, est déjà du domaine de la prétention à savoir ce que nul ne sait. Acceptons donc humblement notre inconnaissance sur certains sujets plutôt que de faire des estimations hasardeuses et finalement aussi risibles que ma proposition (ou que celles de Fort) sur la base de cette inconnaissance. Car si l'on découvre que l'on vit bien dans la panse d'une titanesque vache sacrée, il y aura quelques désillusions profondes.

 

 

 

A part ça, je vous disais que les phénomènes fortéens continuent de se produire. Quelques exemples en vrac :

 

https://fr.sott.net/article/32035-Des-poissons-forteens-tombent-a-Fulshea-au-Texas

 

https://fr.sott.net/article/31927-Des-pieces-de-monnaie-pleuvent-sur-Madhya-Pradesh-en-Inde

 

Ces cas proviennent de ce blog en anglais qui les répertorie :

 

https://thefortean.com/

 

Je n'ai rien trouvé d'équivalent en français, mais cela existe peut-être. A défaut, il y a toujours LDLN, revue qui a toujours répertorié toutes sortes de phénomènes connexes à l'ufologie sans états d'âme :

 

http://www.ldlnufologie.com/

 

 

Et en parlant de ça, j'ai pu trouver quelques trucs comme :

 

https://fr.sott.net/article/32123-Des-temoins-independants-rapportent-la-presence-d-un-avion-fantome-silencieux-au-dessus-de-Ripley-au-Royaume-Uni-qui-a-obscurci-le-ciel

 

https://www.lamontagne.fr/lurcy-levis/insolite/allier/2018/04/26/a-lurcy-levis-allier-inquietude-apres-l-apparition-de-cercles-mysterieux_12827923.html

 

Bien sûr je ne vais pas citer tous les phénomènes ufologiques ou apparentés qui sont publiés dans la presse car ils sont légion et je ne veux pas réécrire une suite des livres de Fort... Mais il y aurait matière.

 

Je m'attarde seulement sur les phénomènes de bruits et lumières célestes qui ont fait parler pas mal dernièrement, à nouveau, comme je l'avais signalé dans le passé :

 

https://fr.sott.net/article/32681-Des-sons-de-trompette-bizarres-provoquent-la-panique-au-Chili

 

https://fr.sott.net/article/33469-Etats-Unis-Une-serie-de-mysterieux-boums-secouent-la-population-de-l-Arizona-a-New-York

 

https://fr.sott.net/article/33474-Un-bruit-fort-terrifiant-entendu-a-2-heures-du-matin-a-Austin-au-Texas

 

https://fr.sott.net/article/33494-Des-bruits-etranges-entendus-dans-le-ciel-du-nord-est-de-l-Illinois

 

https://fr.sott.net/article/33482-Un-satellite-russe-detecte-d-etranges-explosions-de-lumiere-dans-l-atmosphere

 

Plus intrigant encore, des hommes en noir se seraient manifestés en rapport avec certains de ces phénomènes sonores :

 

https://fr.sott.net/article/32621-De-mysterieux-hommes-en-noir-interrogent-les-residents-sur-des-booms-inexpliques

 

 

 

Mais bref, je n'irai pas plus loin, en tout cas pas pour cette fois. Je crois que l’œuvre de Fort nous indique qu'il existe, à ce jour, une quantité irréductible de phénomènes inexpliqués demeurant inexplicables. Aussi, toute théorisation excessive allant dans le sens d'un positivisme borné comme dans celui d'un intermédiarisme débridé ne nous avancera pas plus. Il n'empêche, ces phénomènes ont un grand mérite : ils nous poussent – du moins ceux qui acceptent de ne pas s'enfermer dans de pseudo-certitudes – à questionner notre conception du réel et à ne pas nous arrêter à de vagues idées reçues, fussent-elles défendues par des idées à base de rationalisme, de probabilisme et de quête forcément superficielle et cognitivement biaisée d'une vraisemblance. Cela est très important, car toutes vision arrêtée est, j'en suis convaincu, en contradiction formelle avec le réel, qui lui est toujours vivant, mouvant, et peut-être, qui sait, à jamais inexplicable par les éléments qu'il contient. Il se peut donc qu'en dernière extrémité, ce soient les Damnés de Charles Fort qui aient raison : puisque le réel nous serait fondamentalement inaccessible par la raison, il est peut-être plus raisonnable de cultiver un rire intelligent et un peu détaché à son sujet que de jouer jusqu'au bout les Frankenstein.

 

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02 mai 2019

Esprit critique en vrac, idéologie du progrès, homéopathie en question et mentalisme

 

Dans cet article, je voudrais surtout partager quelques vidéos vues et qui ont nourri mon esprit critique.

 

Tout d'abord, un débat sur le progrès, un sujet souvent mis en avant dans mon blog, et surtout une idéologie que je « combats » lorsqu'elle sert un objectif qui va dans le sens de la déshumanisation ainsi que d'un aveuglement concernant le monde, l'idée absurde d'une « fin de l'histoire » qui serait amenée par la technologie selon l'idéologie « technologiste » (ou techno-scientiste), et ce genre de choses.

 

https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/60818-laurent-alexandre-etienne-klein-le-debat

 

Laurent Alexandre fait clairement partie de ces technocrates acquis à l'idée qu'il faut dynamiser l'économie française par toujours plus de technologisme, dans une fuite en avant compétitive contre les géants de la tech que sont ou seraient les américains et les chinois surtout, parait-il, tandis que nous serions complètement largués. Le problème me paraît plutôt être dans le démantèlement du tissu industriel du pays, mais passons sur ce « détail »...

 

Toutefois, ce débat entre le technocrate et le plagiaire étant plutôt de bonne tenue, même si je suis loin d'être en accord avec tout, je le partage sans plus de critique, pour amener un autre point également déjà abordé sur ce blog qui porte sur l'homéopathie.

 

 

Vidéo youtube : HOMÉOPATHIE: la certitude d'Edouard Broussalian - Versus? 4 part.1

 

 

Il s'agit d'un échange sur ce sujet entre « Sam » et un homéopathe éminent où chacun apporte des arguments contradictoires. Excellent concept de l'excellente chaîne de Mr Sam, seul sceptique sur youtube qui, à mon sens, ait fait la démonstration de son esprit critique réellement ouvert, même si à mon sens, la méthode de pensée qu'il rabâche et nous intime sans cesse à nous servir est loin d'être suffisante ou même pleinement satisfaisante, mais j'ai déjà parlé de tout ça... En gros, si un coiffeur ne devait se servir que de son rasoir (d'Ockham) pour servir ses clients, il aurait rapidement fait faillite... Mais la « parcimonie », c'est tout ce que les zététiciens ont sous la main alors bon, ils le servent en sauce et en réchauffé, soit.

 

Sur le fond du débat, d'abord, dommage que la partie 2 ne soit pas encore disponible, parce que on reste sur un ébauche de discussions depuis presque quatre mois, mais il y a déjà de quoi se mettre sous la dent. Chacun avance des arguments pertinents que, personnellement, je ne suis pas en mesure de trancher. Je déplore seulement que Sam ressasse l'expression « millefeuille argumentatif » qui ne veut rien dire. Il reproche à son interlocuteur d'y recourir trop souvent, d'avancer trop d'arguments, de soulever trop de questions qui méritent débat ou discussion, d'accord, c'est vrai qu'on ne peut pas passer une infinité de temps à examiner la pertinence de chaque point soulevé par le médecin, mais n'est-ce pas là, justement, l'une des preuves de la limite de cette méthode d'esprit critique qui consiste à tout séparer, à tout isoler et à tout disséquer point par point ? De plus, le docteur a très bien répondu à cette objection en expliquant pourquoi, puisqu'il y a des liens entre les choses, on ne peut pas les isoler et prétendre qu'on en a réellement fait le tour. On ne peut pas examiner un objet ou une discipline sans tenir compte de leur historique, les placer hors du temps, par exemple. Il me semble qu'il y a là quelque chose d'irréductible, même si les zététiciens diront, et peut-être à juste titre que cela « fait le jeu » des charlatans qui auront alors tout loisir d'embrouiller les choses en mélangeant tout et en pratiquant le confusionnisme.

 

Pourtant, et bien que je ne sois pas convaincu de l'efficacité, ni de l'inefficacité de l'homéopathie, malgré ce que j'ai écrit sur ce blog à ce sujet, je suis peut-être naïf, mais dans l'ensemble je n'ai pas décelé de mauvaise foi chez le médecin, ou en tout cas pas plus que chez Sam qui, finalement, rejette l'examen de beaucoup de points intéressants sous prétexte que qu'il ne sait pas choisir lesquels mériteraient d'être examinés plus particulièrement, dans la masse des arguments fournis par son interlocuteur. On peut défendre et comprendre cette position, mais Sam a choisi d'écouter un homéopathe. Il lui impose un cadre de discussion strict, que son interlocuteur ne respecte certes pas parfaitement, mais n'est-ce pas aussi parce que ce cadre ne convient pas parfaitement à l'étude de la question ? Je ne sais pas, mais j'ai encore une fois l'intuition que c'est toujours le même problème qui se pose avec la méthode critique devenue traditionnelle : à force de vouloir enfermer le réel dans un strict cadre méthodique, certes efficace dans bien des cas, on se ferme totalement la possibilité de pouvoir appréhender certains sujets. Car j'ai tout de même du mal à croire que si une partie du réel se refuse obstinément à cette forme d'analyse, c'est le réel qu'il faut plier à notre méthode, et non la méthode qu'il faut adapter au réel... Ce n'est pas parce qu'une méthode est efficace, parfaitement adaptée à une vaste catégorie de cas, et quasiment inattaquable (prétendument, car il y a en fait énormément de biais qui font de beaucoup d'études scientifiques un champ de bataille pour les controverses) qu'elle ne doit pas être modifiée pour pouvoir appréhender d'autres choses. Lorsqu'un outil ne suffit plus pour une tâche, s'obstine-t-on à l'utiliser quand même, ou en fait-on un nouveau ? Simple question qui contient sa réponse.

 

Maintenant, je n'ai pas de proposition sur la question, car ce n'est pas mon sujet ici, donc je n'insiste pas.

 

Pour terminer sur ce débat, il faut comprendre que je n'essaye pas nécessairement de défendre l'homéopathie. J'ai déjà écrit un article qui la critique, en utilisant d'ailleurs le travail de Mr Sam. J'ai plutôt tendance à croire qu'elle ne fonctionne pas, et je ne l'utilise pratiquement pas pour moi, mais j'ai entendu parler de cas troublants dans mon entourage, et il y a des choses qui, d'après moi, ne s'expliquent pas vraiment, comme l'efficacité annoncée de l'homéopathie sur les animaux, les bébés ou – surtout – les plantes, à moins que ce soit moi qui suis passé à côté de quelque chose et que les chiffres que j'ai pu lire sur ces points étaient truqués ou biaisés.

 

Je n'ai toujours aucune certitude définitive : l'homéopathie, un simple placebo ? Et si ce n'était pas tout à fait le cas ? Et si on se trompait sur ce qu'est vraiment l'effet placebo, au fait ? Autant de sujets déjà explorés sur mon blog, mais qui n'ont pas de réponse tranchée...

 

Un article qui nous parle de l'homéopathie sur les plantes :

 

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2016/11/soigner-les-plantes-avec-l-homeopathie.html

 

Alors certes, site avec un intitulé très new age, avec le « complotisme » à l'avenant, n'empêche, je ne trouve pas de texte ou d'étude qui démontre la fausseté de cette démarche et de ces allégations. J'imagine bien les biais qui peuvent exister, mais je ne vois rien qui permette de trancher, même si je suis aussi parfaitement conscient qu'on ne peut pas « prouver l'absence » ou l'inexistence de quelque chose, quoique... C'est bien l'objet et le résultat de bien des études sur l'homéopathie que d'aboutir à la conclusion de son inefficacité alors quoi ? Je cherche peut-être mal mais je ne parviens pas à trouver. Quant à l'argument assez courant « on ne peut pas passer notre temps à tout vérifier », il est d'une grande pauvreté, d'autant que bien de l'énergie a été dépensée, et du temps passé, à démontrer l'inefficacité de l'homéopathie... dans le seul but de la dérembourser ? Il est permis de se poser la question...

 

Bref, je ne fais que douter... et je répète encore une fois que je ne crois pas à l'efficacité de l'homéopathie, que cette inefficacité me semble démontrée, mais pourtant, les zététiciens ne nous intiment-ils pas de penser contre soi-même avant tout ? J'ai tendance à penser qu'en la matière, je le fais bien mieux qu'eux, je ne me souviens pas avoir vu un sceptique aller réellement au bout de cette démarche (à part Mr Sam, encore une fois).

 

 

 

Enfin, pour terminer cet article, un dernier sujet toujours en rapport avec l'esprit critique. Je m'intéressais avec une simple curiosité au mentalisme, depuis plusieurs années, discipline dans laquelle il me semblait voir un héritage de certaines approches chamaniques, certes recyclé avant tout dans le milieu des charlatans et des arnaqueurs, comme le revendiquent aujourd'hui les mentalistes eux-mêmes.

 

Il s'agit surtout de bluffer ou de flouer les gens avec des trucs et astuces mentaux, comme la mémorisation ou la manipulation psychologique. Aujourd'hui c'est devenu une discipline de spectacle apparentée à la prestidigitation, mais cela peut servir à bien d'autres choses, plus particulièrement pour des arnaqueurs, commerciaux sans scrupule, « voyantes », etc. La discipline peut apprendre à deviner par exemple le prénom d'une personne, son signe astrologique, à orienter ses pensées, ses actes, et cela est aussi apparenté au coaching, puisque le mentalisme se rapproche par certains aspects de la PNL, du développement personnel, et ce genre de choses.

 

Bref. Sur youtube, vous trouverez notamment la chaîne de Fabien Olicard, connu pour passer à la télé et assez bluffant. Je ne vous fais pas un portrait détaillé du personnage, je dirais simplement qu'à force de regarder ses vidéos, et ayant moi-même des bases pour avoir lu des livres sur le sujet, et connaître plus ou moins certaines méthodes, je me suis vraiment demandé comment il faisait, au point de me faire avoir plus d'une fois. Un exemple ici :

 

Vidéo youtube : Comment Bigflo a pu deviner le prénom d'un inconnu - Effet Dorian Gray

 

 

Cet exemple est particulièrement édifiant, parce qu'il y déploie à la fois ses trucs sans les expliquer, tout en faisant semblant de le faire, en faisant preuve de pédagogie, ou d'une apparence de pédagogie qui fait en réalité partie de sa démarche d'enfumage. Je vous avoue qu'il m'a eu plusieurs fois, malgré ma connaissance relative du sujet, et il a fallu que je trouve une émission de décryptage sur le sujet pour y voir un peu plus clair... C'est donc cette fois-ci la zététique qui vient à notre salut, il faut le dire...

 

Vidéo youtube : La face cachée du mentalisme -- Le Bénéfice du Doute #2

 

 

Puisque c'est donc la tronche en biais qui donne la parole à un mentaliste critique, qui nous ouvre les yeux sur certaines pratiques du milieu. Bon, il ne fallait pas s'attendre, certes, à ce que des gens qui utilisent une pratique d'arnaque à des fins de spectacle soient doués d'une parfaite intégrité dans leurs pratiques... mais en tout cas, l'émission demeure très instructive, et fournit cette fois-ci une vraie leçon d'esprit critique (même si toujours teintée de la même mentalité semi-fermée, mais passons).

 

 

Je n'en rajoute pas. Je voulais seulement présenter ici quelques sujets et cas qui méritent une analyse critique constante. Pour paraphraser Mr Sam, faites attention à ce que vous vous mettez dans la tête et comment, mais j'ajouterais, n'en profitez pas pour vous fermer l'esprit par crainte de vous faire avoir. Finalement, se faire avoir est souvent sans grande conséquence quand on pèse les risques au départ, et cela permet une fraîcheur d'esprit face à ce qui nous dépasse, voire nous demeure inaccessible. C'est à mon avis la bonne attitude, à compléter certes par une méthode critique dont on aura conscience des limites... et il nous manquera encore à inventer une méthode critique moins limitée, plus actualisée, plus adaptée à ces sujets que l'on n'arrive pas à cerner. Qu'on le veuille ou non, la preuve définitive de l'inefficacité de l'homéopathie n'est pas apportée, par contre la question de l'effet placebo mérite bien plus que la conclusion lapidaire telle que « ce n'est que de la pensée magique ». Et si c'était plus que cela ? Et si l'idéologie du progrès, sous-tendue par une pensée linéaire qui induit que le monde humain progresse constamment dans sa lutte vers la vérité et l'obscurantisme n'était qu'un leurre nous exposant en fait à davantage d'obscurantisme ? A méditer car pour l'heure, le progrès en matière d'esprit critique scientifique me semble un peu en panne.

 

 

Posté par Seilenos à 11:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 avril 2019

Revue etc. N°48 - censure, Notre Dame, et réflexion sur un avenir pseudo-écolo, totalitaire ou libertaire

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°48

 

Bon, j'ai deux ou trois articles en préparation sur d'autres sujets, mais comme je l'avais noté dans ma précédente revue, les choses ont tendance à s'accélérer, aussi je ressens le besoin de faire un nouveau point, cette fois-ci en actant certaines évolutions patentes, pour éviter d'y revenir trop souvent à nouveau.

 

Cirque politico-médiatique

 

D'abord, en bref, LREM continue son cirque pseudo-démocratique, non-démocratique ou anti-démocratique, je ne sais pas exactement comment il faut dire. En tout cas, clairement anti-peuple français, à défaut de mener une politique qui permettra de combattre efficacement les « populismes » assimilés à du fascisme.

 

https://francais.rt.com/economie/61190-nathalie-loiseau-tete-liste-lrem-se-prend-les-pieds-dans-le-smic-europeen

 

https://francais.rt.com/france/60868-ric-absent-conclusions-grand-debat-logique-pas

 

Et si les gilets jaunes ne sont pas, à eux seuls, le peuple français, ils en constituent la part qui a décidé de se reconnecter à la politique tout en fuyant la politique politicienne, électoraliste et de parti. Rien que pour cela, ils méritent une attention particulière, mais on comprend que le pouvoir en place ne veuille pas leur donner les outils de leur propre destitution.

 

Dans le précédent numéro, je parlais de l'accélération de la propagande d'état et de la censure, pour que le pouvoir en place conserve la main-mise tant bien que mal. Ceci n'a fait que se poursuivre avec des convocations, mises en garde à vue ou arrestations de journalistes. Voire des violences exercées sur ceux-ci.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/gilets-jaunes-a-paris-plusieurs-journalistes-arretes-d-autres-blesses-20-04-2019-8057265.php

 

Vidéo youtube : GASPARD GLANZ : LE JOURNALISTE DANS LE VISEUR DU POUVOIR

 

 

Et ce pas seulement en ce qui concernent les manifestations, mais aussi pour des histoires de secret d'état, de la même manière que Mediapart avait subi de sévères intimidations de la part du parquet qui marche la main dans la main avec le pouvoir dont il est supposé être séparé.

 

https://francais.rt.com/international/61371-journalistes-disclose-convoques-dgsi-violation-secret-defense-revelations-armes-francaises-yemen

 

 

Dans le même temps, nul n'aura raté le cas de l'arrestation d'Assange au sein même de l'ambassade d'Equateur à Londres, au prix d'un viol des lois internationales. Pour mieux comprendre, Jean Bricmont a rencontré l'ancien président équatorien :

 

Vidéo youtube : Michel Collon avec Rafael Correa sur l'arrestation de Julian Assange

 

A noter aussi le texte de Philippe Grasset :

 

http://www.dedefensa.org/article/assange-et-lexception-gabbard

 

Et, très ironiquement, une semaine après l'arrestation, le parlement européen se prononce en faveur des lanceurs d'alerte :

 

https://francais.rt.com/france/61107-victoire-pour-lanceurs-alerte-proteges-parlement-europeen

 

Ce qui fera une belle jambe à Assange qui craint l'extradition aux USA, où ses droits seront encore moins respectés que par l'Angleterre et l'Equateur, à n'en pas douter.

 

 

 

Notre Dame, fumées et brouillards

 

Un nouveau 9/11 français est donc arrivé, puisqu'on avait déjà sorti ce couvert pour le Bataclan, et pour Charlie hebdo. Il donnera d'autant plus lieu à des théories dites complotistes que l'explication accidentelle a été retenue d'office tout comme la responsabilité de Ben Laden pour le 9/11, alors que dans les deux cas le site était encore en flammes... Et ce bien que les experts dans leur quasi totalité ne comprennent pas le déclenchement de l'incendie et encore moins sa vitesse et son intensité. Experts que l'on écoutera se dire « perplexes » ou « incrédules », n'osant sans doute pas aller au-delà de l'expression d'un doute vague, dans le contexte de chasse aux sorcières que l'on connaît et qui dure depuis quoi... 10, 15 ans ? Ou depuis Kennedy ? Ou depuis le maccarthysme ?

 

Pourtant, les points intrigants ne manquent pas.

 

D'abord, cela arrive dans un contexte où les attaques et accidents curieux se multiplient contre des lieux de culte chrétiens, partout dans le monde, sans parler des monstrueux attentats du Sri Lanka, qui auront fait beaucoup moins parler qu'un incendie sans mort...

 

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-l-incendie-a-l-eglise-saint-sulpice-n-etait-pas-accidentel-18-03-2019-8034678.php

 

https://fr.sott.net/article/33766-Etats-Unis-Une-serie-d-incendie-dans-des-eglises-afro-americaines-en-Louisiane

 

https://www.lavoixdunord.fr/344318/article/2018-03-26/ils-escaladent-l-echafaudage-de-la-cathedrale-notre-dame-pour-mettre-le-feu

 

Sur les causes et explications, et le point sur la situation :

 

https://fr.sott.net/article/33795-Des-artisans-ayant-travaille-a-Notre-Dame-declarent-ne-pas-arriver-a-comprendre-l-incendie

 

https://fr.sott.net/article/33797-Le-point-sur-l-incendie-de-Notre-Dame-de-Paris

 

Le Sri Lanka :

 

https://francais.rt.com/international/61246-explosions-dans-eglises-hotels-sri-lanka

 

Trois réflexions de fond que j'ai jugées intéressantes pour mieux saisir les implications symboliques, sociales et autres :

 

http://www.dedefensa.org/article/ladieu-aux-cathedrales

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/notre-drame-214350

 

http://www.dedefensa.org/article/feu-contre-feu

 

 

Sans parler de la polémique autour du mécénat remboursé par les impôts, c'est à dire par le contribuable, truc tout de même assez scandaleux qui ressemble à une sorte d'opération de blanchiment d'argent :

 

https://francais.rt.com/economie/61096-grandes-fortunes-vont-elles-beneficier-d-avantage-fiscaux-pour-restaurer-notre-dame

 

Car même si certains ont annoncé renoncer à leur défiscalisation, et même si Macron n'est pas allé aussi loin que premièrement entendu dans ses lois d'exception, il est tout de même question de rembourser l'essentiel de ces « dons » à 60% sur l'argent du contribuable, qui paye un incendie sur un monument historique de premier plan, d'accord, mais aussi sur un bâtiment de culte, dans le pays du laïcisme... Que les croyants et convaincus payent et se fassent leur com' à l'occasion, ça ne me gêne pas, mais encore une fois, le citoyen paye la vaisselle, la moquette et les palais quand certains peuvent sortir des centaines de millions comme de l'argent de poche...

 

Et on pourrait aussi parler de cette info assez étrange dans ce contexte :

 

https://fr.sott.net/article/33811-L-incendie-de-Notre-Dame-met-en-lumiere-un-projet-pre-existant-de-renovation-de-l-Ile-de-la-Cite

 

Je ne sais pas ce qu'il faut en penser, mais le timing est tout de même troublant...

 

Mais ce qui me dérange le plus reste le fait qu'on essaye de créer une union nationale autour de ça, sans même qu'il n'y ait de victimes humaines, comme on peut essayer de créer une union sacrée autour d'une coupe du monde de foot et autres trucs du genre. Cette communication de circonstance et opportuniste est lassante, manipulatoire et même honteuse, mais on sait ce que j'en pense...

 

En bref je ne sais pas trop quoi tirer de cette histoire, mais elle est à placer comme une pièce du puzzle du décor de la modernité, avec son cortège d'hystéries, de manipulations, de mensonges, de communication, de dissimulations, et cela servira encore de point de repère pour clouer au pilori les complotistes de Notre Dame qui pointent déjà leur museau, comme aujourd'hui tout événement sert de messe et de sermon, à l'éditorialiste qui dira qui est dans le vrai et qui est dans le faux, donc dans le péché, puisque les deux vont désormais de paire. Pour désigner le méchant et le mécréant, il suffit de le traiter de complotiste ou d'antisémite, on a compris. N'empêche que l'enquête n'a pas encore eu lieu et que, de fait, en toute rigueur, on ne sait pas ce qui s'est passé. Et je doute qu'on le sache après l'enquête, ce qui explique la précipitation à fournir des explications toutes faites... pour pré-conditionner le chaland et baliser le débat.

 

 

Ecologie et climat

 

Dernier volet important de ce numéro, avec les agitations récentes sur le climat à Londres mais aussi à Paris :

 

https://francais.rt.com/international/61141-londres-bloquee-depuis-trois-jours-par-des-milliers-de-militants-de-la-cause-ecologiste

 

https://francais.rt.com/france/61178-militants-ecologistes-bloquent-plusieurs-sites-la-defense

 

Tout cela me fait penser aux manifestations que l'on sait organisées de toutes pièces en Amérique centrale, à certaines périodes du 20e siècle par la CIA, avec ici comme différence que les gens sont volontaires et totalement conquis à l'idée qu'ils défendent une cause réelle, urgentissime et capitale. On n'a pas besoin de payer des gens à qui on a implanté une idéologie, cela va de soi.

 

Franck Lepage dénonce dans une vidéo « l'écologie inoffensive » qui se met en fait au service du système, et qui consiste notamment dans le développement durable, même s'il ne va pas à mon avis assez loin :

 

Vidéo youtube : Ecologie Gilets Jaunes Effondrement et Violence - Interview de Frank Lepage

 

De manière intéressante, on constatera que les-crises.fr est toujours acquis à cette « cause et crise climatique » en mettant en avant même les articles de propagande les plus ridicules :

 

https://www.les-crises.fr/changement-climatique-250-000-deces-par-an-une-estimation-prudente-selon-les-chercheurs-par-jen-christensen/

 

Les commentaires ne sont pas dupes, « en moyenne », mais cette propagande fonctionne toujours sur beaucoup, cherchant à interdire le doute sous prétexte de « consensus », avec la dose d'incriminations, d'imprécations et d'inquisition morale habituelle, de la part de deux qui sont demeurés dans le conditionnement moral et mental (oui, moi aussi j'ai longtemps cru que seule une forme de terrorisme pro-écologique pouvait inverser les choses, mais je vois à présent que cette mentalité est instrumentalisée pour servir un lobbying bien particulier).

 

Et pendant ce temps, sott.net continue d'être acquis à l'idée d'un refroidissement imminent :

 

https://fr.sott.net/article/33748-Les-experts-predisent-un-long-profond-minimum-solaire

 

Je continue quant à moi de me situer dans le doute quasi absolu tant que rien de concret et indubitable ne fait pencher la balance. Seule attitude scientifiquement raisonnable, faut-il le rappeler ?

 

Pour terminer une vidéo réponse de François Gervais, « climato-sceptique » à ses détracteurs, à propos du climat :

 

Vidéo youtube : Alarmisme climatique : François Gervais répond aux critiques

 

 

Et un moment de rigolade pour ceux qui apprécient Greg Tabibian :

 

Vidéo youtube : J'SUIS PAS CONTENT ! #222 : Meyer Habib le conspi, Loiseau l'historienne & Schiappa la sauveuse !

 

 

Conclusion, quel point de bascule vers quel avenir ?

 

Je vais tenter de mettre un peu le holà sur les revues de presse et internet car j'ai un peu l'impression de me laisser emporter par le mouvement, qui se trouve aujourd'hui dans une accélération, qui personnellement me ralentit sur d'autres sujets que je préférerais traiter plus souvent sur ce blog. Et pour cela, je voudrais faire une conclusion assez complète sur ce que j'observe actuellement.

 

Tout d'abord, et ce sera mon point principal, il me semble que le monde occidental est en train d'amorcer sérieusement le virage dont je parle depuis longtemps, vers une sorte d'ecclésiastisme totalitaire post-moderniste. Ce néo-cléricalisme politique s'appuie sur des médias acquis, faisant semblant de critiquer le système un petit peu de temps en temps, comme le font d'ailleurs certaines personnes atteintes du syndrome du larbin sur des sites dits alternatifs (cf notamment Agoravox que je fuis largement depuis des années à cause de cette ambiance, entre commentateurs pertinents, commentateurs franchement débiles ou de mauvaise foi, et un mélange d'auteurs dont une partie, certes réduite, me semble juste relayer la propagande institutionnelle au sein des médias dits citoyens et alternatifs, sans quoi je continuerais d'y publier beaucoup plus régulièrement). Il s'appuie aussi sur un ensemble de crédos abracadabrants et apparemment incohérents (dénoncer le complotisme et le pratiquer, dénoncer les fake news et en produire à tours de bras) qui s'expliquent par leur besoin de produire en permanence une narrative qui naît perpétuellement d'elle-même et ne se justifie que par elle-même, dans le but de défendre un ordre établi, ni plus ni moins.

 

On voit que l'écologie est un cheval de Troie au service de cette dynamique, qui s'empare de sentiments légitimes pour les détourner. Ce n'est sans doute pas le seul cheval de Troie employé par ce système politico-médiatique, mais c'est aujourd'hui de loin le plus efficace, car il permet à la fois d'utiliser les sentiments moraux des populations et de les instrumentaliser, mais aussi de brandir un intérêt commun dont une observations attentive démontre qu'ils s'en contrefoutent absolument, ceci ne servant ni la dynamique électoraliste, ni leurs carrières, et puis aussi parce que nous manquons de visionnaires, entre les technocrates convaincus et donneurs de leçons, les éditocrates idem, et pareil pour les ministres et même le président qui passent tout leur temps à distribuer des leçons à qui mieux mieux. Toute accusation pouvant avoir valeur excommunicative (complotiste, populiste, antisémite, fasciste, extrême droite, violent, égoïste, fainéant, réfractaire et j'en passe) est utile à ce système moralisateur pour se perpétuer, lui et sa doxa servie par une rhétorique impeccablement folle.

 

Cependant, le système se tire une belle dans le pieds. L'arrestation des Assange et des Glanz ne jouera pas, à mon avis, en sa faveur sur le long terme car les gens verront bien qu'à travers ces « héros », c'est la morale assénée par le système qui est frappée directement au foie. On ne peut pas prôner la liberté de la presse, louer son professionnalisme et sa compétence et taper et bâillonner en même temps ceux qui représentent le mieux ces valeurs, car ils luttent contre les mensonges et les manipulations, soit ce qu'on nous apprend à détester le plus à travers les campagnes sur les fake news, le fact-checking et autres. Bien sûr on peut tenter de souiller ces gens de calomnie comme c'est devenu systématique (Assange « violeur », Glanz « facho » ou « violent »), mais on ne peut pas éternellement cacher la violence institutionnelle, surtout quand, chaque samedi, un mouvement national qui durera bientôt depuis la moitié d'une année la met en lumière d'une façon cruelle et bien trop voyante. Les coups de matraque dans la nuque, les grenades de guerre, les tirs dans l’œil ou dans le dos et les mutilations qu'ils occasionnent ne mentent pas, et on ne peut pas faire mentir éternellement les images qui parlent d'elles-mêmes. D'ailleurs, ceux qui défendent cette répression ont de plus en plus une rhétorique claire : il faut faire taire cette foule haineuse, et qu'ils retournent travailler plus à la fin (dernières déclarations de Macron, en gros).

 

Donc en ne défendant pas les lanceurs d'alerte dans les faits, en réprimant la population, en propageant des mensonges de plus en plus visibles, en montrant leurs travers complotistes et leurs intérêts de classe de manière de plus en plus indéniable, cette caste œuvre autant contre elle-même que pour elle-même, car l'injustice patente ne peut pas durer éternellement face à une population que l'on ne fait que semblant d'écouter et qui s'en rend compte (les derniers sondages sur les déclarations de Macron sont parlants à cet égard, mais n'ont rien de surprenant).

 

Nous avons donc plusieurs tendances : un durcissement de la répression qui va jusqu'à toucher même des journalistes de journaux à ranger dans la catégorie institutionnelle, parce que seule leur présence dérange, à présent. Avec simultanément un durcissement de la position dominante oppressive de cette caste que l'on pourrait qualifier de bourgeoise. L'instrumentalisation de l'écologie, des bons sentiments, de la peur, du sentiment d'urgence, etc., a atteint un point de non retour : les convaincus zombifiés et extrémistes du réchauffement climatique sont irrécupérables jusqu'à ce que les faits contredisent le bien-fondé de leurs actions, c'est à dire... pas avant des décennies, lorsqu'il faudra bien se rendre à l'évidence qu'après... mettons un siècle de cette propagande, rien ne se sera réalisé vraiment, on ne pourra plus, là non plus, repeindre le réel dans toutes les couleurs que l'on veut, et seuls les plus fous demeureront convaincus. Les autres quitteront le bateau et ce sera une grande défaite pour la science qui se sera mouillée et salie dans cette magouille, de part ses faiblesses et dysfonctionnements plus que par une volonté malveillante, bien sûr.

 

Il est difficile de prévoir quelle tournure pourraient prendre les choses, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a des décennies de marge pour faire tourner le moteur de l'écologisme climatique de pacotille qui permet d'appuyer le système capitaliste et d'ignorer des préoccupations écologiques plus graves et plus urgentes à propos desquelles je n'observe aucun mouvement social d'ampleur comparable... Quand bien même nous sommes empoisonnés au quotidien, et avec nous les océans, la destruction de la biodiversité et même du vivant, tout à fait cliniquement observable et que tout ce que le climat nous indique sont des indices contradictoires et peu concluants, le système propagandiste a levé une armée de zombies pensant œuvrer ultimement pour le bien commun, et donc à craindre particulièrement, car certains s'estimeront bientôt prêts à tout pour parvenir à leur fin, et qui sait ce que dans la tête d'extrémistes à l'esprit critique éteint, « tout » peut-il signifier... Je ne tombe cependant pas dans l'alarmisme, mais l'attaque de centrales au charbon, par exemple, est une possibilité, avec tout ce que cela peut impliquer, et d'autres choses, selon votre imagination et celle de ceux qui voudront bien se livrer à ces exactions.

 

Avec les décennies laissées pour prendre enfin conscience de l'escroquerie (je ne dis pas qu'il n'y a pas réchauffement, attention, je dis qu'il y a un catastrophisme climatique hors de toute mesure et de toute raison, essentiellement à des fins de manipulation et d'ingénierie sociale, celle-ci n'est pas un fantasme mais une chose vérifiée et démontrée maintes fois dans bien des domaines, et totalement constitutive de nos systèmes de société modernes) bien malin celui qui pourra imaginer les points de bascule précis vers un totalitarisme pseudo-écologique ou au contraire vers une libération des populations vers un système plus sain où l'information aurait une véritable valeur qui servirait à nous conduire vers un véritable bien commun. Toutes les pistes sont ouvertes vers ces extrêmes, divers entre-deux ou d'autres scénarios que je ne privilégie pas, mais qui peuvent tout autant arriver.

 

La seule chose dont je suis sûr est que le système n'étant pas viable, il implosera ou s'écroulera sur lui-même, mais personne ne peut dire ce qu'il en sera de la presse, de l'état démocratique ou autoritaire, libre ou totalitaire du système qui surgira ensuite. On peut dire, à mon avis avec un degré raisonnable de certitude, que le totalitarisme ne mourra jamais complètement, mais un optimisme dirait alors que la liberté non plus... Qui vivra verra.

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11 avril 2019

Revue etc. N°47 - Intensification de la propagande et du mensonge d'état

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°47

 

Juste un petit numéro express, parce que je trouve que les informations concernant la propagande d'état se sont intensifiées tout récemment, aussi ça vaut le coup de faire un petit point, car certaines infos sont tout à fait édifiantes...

 

Les articles viennent principalement de RT, et concernent principalement LREM. L'occasion de donner raison à l'exécutif concernant l'offensive de Poutine ? Non non... mais j'attends quand même mon chèque de Vlad l'empaleur en personne après ce numéro.

 

 

Pressions sur les médias

 

https://francais.rt.com/france/60668-portraits-macron-decroches-reporters-convoques

 

RT n'est plus le seul média touché. Tous les journalistes peuvent désormais être inquiétés par le gouvernement et ses sbires, s'ils s'intéressent de trop près à ce qui se passe, et même quand ils ne font rien de plus que leur boulot.

 

 

Manipulation des réseaux sociaux

 

https://francais.rt.com/france/60858-enquete-montre-comment-communaute-lrem-manipulerait-reseaux-sociaux

 

On a déjà vu que des officines menaient des offensives contre les médias alternatifs, dénonçant notamment la « russosphère », et voilà que les méthodes reprochées sont utilisées par le parti au pouvoir, comme le démontre mediapart.

 

https://francais.rt.com/france/60858-enquete-montre-comment-communaute-lrem-manipulerait-reseaux-sociaux

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/090419/comment-une-nebuleuse-lrem-instrumentalise-les-reseaux-sociaux?onglet=full

 

On pourra ergoter sur la réalité de ces méthodes, par contre la partie sur l'anonymat est un fait qui démontre l'opportunisme du gouvernement lorsqu'il est question de se saisir des méthodes autrefois disqualifiées comme déloyale et même à bannir.

 

 

Ce qu'il faut dire et ce qu'il ne faut pas dire

 

https://francais.rt.com/france/60807-sur-bfm-rodrigues-repond-journaliste-reprochant-dire-tire-dessus

 

Il ne faut pas dire « on nous tire dessus ». Mais que faut-il dire, alors ? Je trouve que cette fausse pudeur journalistique, outre son caractère tartuffesque et scandaleux, est extraordinairement révélatrice de l'état d'esprit de la caste et du sentiment d'appartenance que peuvent avoir les journalistes par rapport à une élite qui doit se serrer les coudes. Jouer sur les mots, les impressions et les sentiments est clairement leur registre, et ils savent bien en effet qu'il n'y a qu'au Venezuela qu'on tire sur le peuple, et qu'en Syrie qu'on le gaze. Ils savent, surtout, que pour préserver la force de leur narrative, il faut que certains mots soient réservés à certaines situations extérieures, et exclus de toute situation intérieure, en une manière absolument orwellienne.

 

De même, il est parfaitement admis au sein de cette même caste politico-journalistique de mentir ou de s'arranger avec la vérité (qui n'est qu'une forme habile du mensonge et du sophisme) pour rendre l'époque plus acceptable, et donc leur gouvernance au sein de cette époque.

 

https://francais.rt.com/france/60625-depute-lrem-trouve-normal-ne-pas-dire-verite-pour-donner-esperance-francais

 

Heureusement, comme on se serre les coudes, Libé nous indique que ce genre de tournure désormais régulière dans le parti au pouvoir existent, mais sont néanmoins sorties de leur contexte. Bien entendu.

 

https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/02/sibeth-ndiaye-a-t-elle-vraiment-dit-j-assume-parfaitement-de-mentir-pour-proteger-le-president_1718838

 

Sibeth voulait protéger le président dans sa vie privée qui ne nous regarde pas. Rien de plus que loyauté bien légitime, donc. Ben tiens.

 

Nous vivons donc sous un régime qui assume parfaitement de se couvrir mutuellement par le biais de distorsions du réel et du sens, où la vérité n'est qu'un instrument que l'on peut négliger quand il ne nous arrange pas, et le mettre en avant dès qu'il nous arrange, façon « fact checking ».

 

Enfin, nous sommes sous un régime qui préfère que les gens aient de l'espérance pour qu'ils continuent d'aller de l'avant, d'être en marche, quitte à s'engager dans des impasses qu'ils regretteront amèrement plus tard, quand la vérité leur éclatera au visage, par exemple après le quinquennat Macron, où le prochain président pourra reprocher au précédent d'avoir menti et d'être parti avec la caisse et ainsi de suite, jusqu'à la fin des temps. Ce n'est pas la première fois que je dis et démontre que les sentiments positifs sont la serrure par laquelle, et à notre époque plus particulièrement, les cambrioleurs du mauvais goût s'infiltrent pour manipuler. Autant donc pour l'optimisme et la pensée positive, si prégnants à notre époque, et même si l'on manipule aussi effectivement par la peur et la colère, ces ressorts me semblent aujourd'hui moins dangereux, car moins pernicieux.

 

L'affaire Geneviève Legay relève d'un autre détour de ce même vice :

 

https://francais.rt.com/france/60825-affaire-genevieve-legay-policiere-charge-enquete-compagne-commissaire-mis-en-cause

 

Un cas où l'enquêteur est la conjointe du mis en cause, et le préfet qui « ne voit pas où est le problème ». Faut-il que l'on vous explique ? Car nous avons très bien trouvé où il était, dans la fraction de seconde où l'on aura appris la chose.

 

Sans parler de Castaner qui fait le sourd envers cette dame blessée à l'oreille interne, qui dit que ce sont des choses qui « peuvent arriver » (par contre zero tolerance si une vitrine est brutalement agressée), Macron qui distribue les leçons de morale et le procureur qui dit que la dame n'a pas été touchée par la police, alors que des images prouvent le contraire à n'importe qui qui soit encore doté d'au moins un œil.

 

https://www.ladepeche.fr/2019/03/25/retraitee-gilet-jaune-blessee-a-nice-emmanuel-macron-denonce-son-comportement-irresponsable,8089174.php

 

Je ne linke pas tout ça, qui est complètement navrant, me contentant de le noter en passant, parce que dans le merveilleux monde d'aujourd'hui, tout cela existe. Un déni d'un degré exceptionnel et hallucinant est ainsi atteint à tous les niveaux de l'exercice du pouvoir, que nous pouvons tous constater.

 

 

 

Je termine par un dernier lien un peu à part, concernant la publicité, qui elle aussi fait partie de l'ensemble de la narrative de la propagande, plus particulièrement quand elle s'aligne sur la doxa du moment en matière d'emploi et de flexi-suicidarité.

 

https://www.les-crises.fr/quand-la-pub-fait-leloge-de-la-precarite-par-edouard-vuiart/

 

Dans les commentaires, un certain nombre de personnes refusent de voir, ou feignent de ne pas voir le problème, ce qui est un véritable signe des temps. La publicité est acceptée par beaucoup trop comme un simple outil informationnel quasiment neutre, à coup de « il ne faut pas voir le mal partout », etc. Cette naïveté est confondante pour des adultes vaccinés, mais certes pas très étonnante, à la manière de la grenouille plongée dans l'eau qui chauffe lentement sans se rendre compte qu'on la cuit.

 

La publicité ici présentée n'en est qu'une parmi des millions d'autres dans un monde entièrement biberonné à la publicité pour continuer d'exister tel qu'il existe. La publicité est le poumon du système, et en soi à bannir. Si j'étais élu dictateur, Jupiter II, j'interdirais cette chose absolument néfaste que même des amis à moi qui travaillent dans la publicité pour vivre, la combattent en dehors de leurs heures de travail... et je les salue si par hasard ils passent encore sur ce blog.

 

Je n'en rajoute pas, l'article en dit assez long sur ce qu'induit cette pub, comme toutes les pubs un tant soit peu habiles que l'on peut croiser, dans l'imaginaire collectif, là encore au niveau des espérances, des représentations clef de notre société, à propos de la manière de conduire sa vie, de ce qui est positif et de ce qui est négatif, etc.

 

 

En bref... Je crois que nous vivons une phase d'accélération de la propagande et du mensonge d'état. A surveiller d'un œil.

 

Posté par Seilenos à 00:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]