19 octobre 2009
Une autre façon de voir Castaneda
S'il y a bien un auteur que l'on considère trop souvent à tort et à travers comme une référence, dans le domaine du chamanisme, c'est bien Carlos Castaneda. Voici un article trouvé sur le net que je reproduis tel quel, afin de ne pas l'altérer. Il me semble tout à fait aller dans le sens de ce que j'ai toujours senti et entendu sur cet imposteur qu'est Castaneda. Que ceci puisse servir de réponses aux questions que les gens me posent toujours sur cet auteur qui fut en réalité un gourou de secte assez ordinaire et peu reluisant...
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Il semblerait que la stratégie la plus communément employée par les quelque personnes qui essaient encore de croire dans le travail de Castaneda, est ce que j’appellerai l’argument du "c’est possible". Pour chacun des points levés par Sustained Action, la personne "c’est possible" est capable de répliquer avec un "peut-être, mais c’est quand même possible que.... etc." La raison pour laquelle cette réponse est si naive et inappropriée dans ce cas, est que, au delà de chaque point pris individuellement, il y a une "tendance" concernant les informations qui ont été dévoilées à propos de Carlos Castaneda et ses associés, et l’essentiel de cette tendance générale est ce qui est (délibérément) ignoré. Mon intention en donnant ce récapitulatif, est de clairement montrer cette tendance générale sous une forme condensée.
Gardez néanmoins à l’esprit que le point de ce récapitulatif n’est PAS de donner aux quelques derniers croyants l’opportunité de répéter sans cesse "peut-être, mais c’est quand même possible que..." à chacun des points exposés ci après. Il s’agit de montrer la "tendance générale" qui se dégage des informations suivantes, et de voir comment cette tendance générale amène à une conclusion inévitable.
Ce qui suit est une liste de plusieurs des points essentiels explicités en détail sur le site web www.sustainedaction.org. Lisez cette liste sans vous arrêter, puis à la fin demandez-vous honnêtement: quelle est, à l’évidence, cette endance générale ?
1. Depuis le tout début, Castaneda a été critiqué pour n’avoir jamais montré de quelconque preuve de son soit-disant travail de terrain. Il n’a jamais amené une seule preuve que le groupe de "sorciers" sur lequel il écrivait continuellement, n’ait jamais existé tel qu’il le décrivait. Il y eut un grand nombre des premières critiques dénoncant les incohérences et les contradictions de ses récits. A la fin, il ne fut jamais pris au sérieux en tant qu’anthropologue simplement parcequ’il n’apporta JAMAIS aucune preuve REELLE de ses affirmations. Il n’y a aucun anthropologue sérieux qui soutienne Carlos Castaneda de nos jours.
2. Aucun échantillon significatif des fameuses "notes de terrain" de Carlos Castaneda ne furent jamais produites. Dans les dernières années, il déclara de façon pitoyable qu’elles avaient toutes été détruites.
3. D’après plusieurs personnes, dont sa femme, Castaneda racontait souvent d’énormes mensonges sur son existence, et cela bien avant qu’il ne prétende avoir rencontré "don Juan". Par exemple, il prétendait avoir été blessé à la guerre alors qu’il n’avait même jamais servi dans l’armée.
4. Castaneda avait changé son nom de famille, quitté son pays d’origine (le Pérou), et laissé tous ses amis et sa famille derrière, avant de rencontrer son "don Juan". Il a même quitté une femme qui portait son enfant. Cela montre que plusieurs des éléments de la libre philosophie que Carlos Castaneda prétendait détenir d’un homme magique, n’étaient en réalité que sa façon de vivre quotidienne (s’échapper de tout et appeller cela "liberté").
5. Il à été démontré qu’il existe un unique travail d’anthropologie publié avant les livres de Castaneda, et qui inclu, entre autres choses, des récits amérindiens à propos de: 4 types d’hommes et de femmes, la terre en tant qu’être vivant, un axe à travers le corps avec des "centres vibratoires", d’hommes de pouvoir se changeant en arbres, d’esprits prenant la forme d’humain ordinaires, de l’homme étant l’égal des plantes, parler aux plantes et les remercier pour leur utilité, d’hommes se changeant en oiseaux, de guerriers voyageant vers d’autres mondes, des légendes des "voladores" ou "fliers", s’adonner à sept ans de célibat pour acquérir le pouvoir, etc. (Livre des Hopi par Franck Water).
6. Il a été établi, en dépit de l’insistance de Carlos Castaneda durant des années que le savoir de don Juan ne venait d’aucune tradition connue, qu’en fait, des croyances répandues dans la recherche du "pouvoir" (perçue comme une force primale possédant une volonté propre) existaient chez plusieurs tribus d’indiens de californie (voir article du site web: The Cahuilla Connection). De plus, Carlos Castaneda était en relation avec une femme (Joanie Barker) qui avant que ne soient écris les livres don Juanesques était connue pour avoir rencontré les indiens Cahuilla. La femme de Carlos Castaneda a confirmé que les contacts amérindiens de Carlos avaient eu lieu à la réserve de Cahuilla non loin de Los Angeles. Ceci expliquerait l’importance donnée à l’utilisation de la datura en matière de divination dans les premiers livres et articles (une pratique des chamanes indiens de californie). Cela expliquerait aussi l’objection fréquente des critiques érudits, selon laquelle le "Yaqui" de Carlos Castaneda ne se comporte en aucune manière comme un véritable Yaqui. Carlos Castaneda déformait continuellement les connaissances qu’il rapportait depuis le tout début.
7. Des scènes clefs des livres de Carlos Castaneda, comme celle de Don Genaro escaladant une cascade, furent rapportées dans un contexte plus vraisemblable par d’autres anthropologues que Carlos Castaneda avait rencontré, bien avant leur apparition dans le contexte plus fantaisiste de ses livres. Pour donner un exemple : à une conférence à laquelle Carlos Castaneda assistait, un autre anthropologue, Peter Furst, rapporta comment Ramon Medina Silva, que Carlos Castaneda rencontra plus tard, avait réellement fait une demonstration de traverser une cascade en se balançant au dessus. Plus tard, la scène avec Genaro fit son apparition dans un livre de Carlos. Et des êtres très similaires aux "fliers" étaient décris en détail dans de précédents travaux de Michael Harner (Carlos Castaneda connaissait Michael Harner). Bien des années après, Carlos Castaneda utilisa cette idée dans son propre travail. Carlos Castaneda reprenait continuellement les histoires des autres, et modifiait leurs idées pour les faire apparaitre plus fantastiques, sans jamais rendre compte de leurs auteurs originaux.
8. Les élèves des Classes du Dimanche de Carlos Castaneda qui suivaient aussi les cours de Kung-Fu interne de Howard Lee, ont rapporté qu’il existe une grande similarité entre plusieurs des enchainements de mouvements de ce kung-fu, et ce que Carlos Castaneda vendait comme étant des "passes magiques" de l’ancien Mexique. Il est connu que Carlos Castaneda étudia le kung-fu interne avec Howard Lee pendant de nombreuses années, allant même jusqu’à lui dédier le livre "Le Feu du Dedans", mais en n’ayant jamais publiquement donné crédit à Howard Lee pour aucun de ses mouvements.
9. Il a été établi que Castaneda et autres membres de Cleargreen mentaient à propos des soit-disants événements pivots de leur "mythology", tel que Carol Tiggs censée partie en dehors du monde pendant 10 ans avant de rencontrer de nouveau Carlos Castaneda à la librairie Phoenix. En réalité, juste avant de rencontrer Carlos dans cette librairie, Carol Tiggs était mariée et vivait à Los Angeles, travaillant à l’obtention d’un diplome en acupuncture. Quand il furent confrontés pour la première fois à ces faits prouvés, Cleargreen fut incapable de répondre d’une quelconque manière. Environ un an plus tard, quand ils réalisèrent finalement qu’ils ne pouvaient plus se contenter de l’ignorer, Cleargreen se contenta de produire une autre "tarte à la crème" sur Tiggs. Elle aurait prétendument été en deux endroits à la fois de façon intermittente pendant 10 ans, une explication qui en plus d’être ridicule, ne fut jamais offerte une seule fois avant que les faits ne soient exposés. Quand ils étaient découverts dans un mensonge, ils changeaient leur histoires.
10. Castaneda et Cleargreen harcelaient ceux qui essayaient de promouvoir le travail de Carlos Castaneda (ex.: Victor Sanchez), et ceux qui essayaient de rapporter les faits réels de sa vie (ex.: Margaret Castaneda), en les poursuivant en justice. Le litige de Castaneda contre Sanchez, en particulier, présente tous les signes d’une vendetta à sens unique : après avoir réglé son différent avec l’éditeur de Sanchez pour une somme relativement modeste, Castaneda continua d’augmenter ses demandes de dommages et intérêts contre Sanchez jusqu’à ce que finalement il réclame trois quarts de million de dollars pour une couverture de livre qui présentait quelque resemblance avec les couvertures des livres de Castaneda. De même, dans une déclaration par écrit et sous serment, Castaneda accusa gratuitement Sanchez d’un comportement dont il serait prouvé plus tard d’avoir été surtout vrai de Castaneda, si ce n’est de Sanchez : qu’il séduisait régulièrement les femmes qui participaient à ses ateliers.
11. La description par Castaneda d’éléments clés, comme "l’oeuf lumineux", n’étaient pas cohérentes et changeaient considérablement au cours des années. Par exemple, on n’entendit jamais parler de son fameux et crucial "point d’assemblage" jusqu’en 1984, 24 ans après que les soit-disant enseignements aient commencé. Toutefois, et malgré cette apparente inconstance, dans chaque livre pris individuellement les experiences de Castaneda avec l’oeuf lumineux sont toujours conformes à la description qui lui en était donné par don Juan dans ce livre là précisément, sans se préoccuper qu’elle ait pu différer des description données dans les autres livres.
12. Après qu’il eut reçu des critiques négatives pour son livre Le Second Anneau Du Pouvoir (le seul livre dans lequel ne soient pas inclus d’anecdotes sur "don Juan"), Carlos Castaneda réinventa don Juan en prétendant que de mystérieux souvenirs de son "autre lui-même" avaient soudainement commencé à lui revenir à la mémoire. Cet artifice lui permit de continuer à garder don Juan dans tous ses livres depuis lors. Ouai, c’est ça le truc... j’avais juste oublié tout cela, vous voyez. C’est juste que c’était à un niveau de conscience différent ; et maintenant je me rappelle de tout ! Oops, pas tout à fait, voici encore un autre livre des histoires de don Juan. Oops, en voici encore un peu plus, etc. Tout à fait suspect pour ne pas en dire plus.
13. Carlos Castaneda et les "sorcières" prétendaient que l’Eclaireur Bleu et l’Eclaireur Orange étaient des êtres d’un autre monde qui d’une certaine manière avaient été incarnés dans des corps humains nés physiquement de Tiggs et Donner. Mais il fut possible de retrouver les familles réelles de ces filles humaines tout à fait ordinaires, et établir les faits quand à leur véritable naissance et éducation. C’est un autre exemple de comment cette "mythologie" que Carlos Castaneda à toujours juré être un reportage de faits avérés, est en réalité un tissu de mensonges. Ces mensonges ne sont pas du même genre que les stratagèmes de don Juan dans les livres de Castaneda, où don Juan essaie toujours de rendre la vraie magie plus palpable pour ses apprentis. Tandis que dans le monde réel, les mensonges de Castaneda servent toujours à déguiser des faits tout à fait ordinaires et non-magiques. Durant toutes ces années, Carlos Castaneda ne cessa de prétendre que ses livres et enseignements, n’étaient pas métaphoriques, mais des reportages factuels décrivant des évênements réels de sa vie. Il ne cessa de prétendre qu’il n’avait rien inventé. Toutefois, il est clair que ce n’est pas vrai du tout.
14. Carlos Castaneda, apparement sensible au problème du mensonge, décida très tôt de juste en faire une partie du chemin du "guerrier" vers la liberté, de pouvoir mentir à chaque fois que ça lui plait. C’est la solution parfaite : introduisez la notion de mensonge dans vos enseignements mêmes, et expliquez aux gens qu’il est bénéfique de mentir pour le plaisir, pour traquer, ou quoi que ce soit d’autre. Cela laisse seulement un petit problème toujours mis de coté pour plus tard : comment pouvez-vous jamais savoir si une personne raconte la vérité (si tant est que cela lui arrive) ??
15. Dans la littérature scientifique et spirituelle de l’humanité, il n’y a aucune référence antérieure à l’oeuvre de Castaneda, à ce qu’il appelle le "point d’assemblage", un élément crucial de toute sa théorie de l’univers. Carlos Castaneda prétendait que le "point d’assemblage" était un agent fondamental de la perception, bien que personne avant lui (connu pour être un menteur) n’ai jamais rapporté cet élément essentiel de notre être. Et pourquoi quelqu’un qui était censé être si vitalement intéressé dans la perception n’a jamais dit un seul mot sur le cerveau humain et ses mecanismes de perception, autrement que pour dire : "Ne me demandez rien à propos du cerveau!" ?
16. Carlos Castaneda prétendait que dans toutes les formes de vie, les perceptions du rêve et de l’eveil sont dues à des variations plus ou moins grandes de la position du "point d’assemblage". Toutefois, les gens qui ont souffert de sérieux dommages dans les lobes pariétaux inférieurs du cerveau, bien qu’ayant toujours l’expérience des perceptions changeantes de l’état de veille, ne peuvent plus du tout rêver. En d’autres termes, certains mécanismes de base de la perception en réalité diffèrent selon l’état d’éveil ou de rêve, ce qui implique qu’ils ne sont PAS dus tous les deux à des mouvements de la même structure, comme Carlos Castaneda le prétendait. Une conclusion identique est tirée d’autres observations, comme par exemple le fait que des animaux plus primitifs que les reptiles, bien que faisant l’expérience d’un état eveillé, ne rêvent pas. De plus, l’enfant humain ne commence pas à rêver avant la 14ème semaine dans le ventre de la mère, du fait que son cerveau en dévelopement en quelque sorte duplique ce processus évolutionaire et arrive au point ou le rêve est mis en route. Ce fait, ainsi qu’une grande quantité de preuves solides, impliquent que l’entière théorie de Carlos Castaneda au sujet de la perception, à laquelle il n’apporta jamais aucune preuve, n’est que fiction.
17. Certes en rêve, et en certaines circonstances à l’état d’eveil, le cerveau humain est très capable de modeler l’expérience d’une perception réelle de quoi que ce soit auquel un individu croit fortement. Ainsi, même des gens qui ont eu des expériences vécues semblant correspondre au récits de Castaneda, ne devraient pas trop rapidement en conclure que son travail est une description valides de "la façon dont sont les choses". Il y a eu des expériences scientifiques qui indiquent que la plupart des gens qui croient fermement qu’ils font une "sortie hors du corps" complète ne sont en réalité qu’en train de faire une forme de rêve lucide. C’est dire à quel point le cerveau excelle à modeler des réalités alternatives. Cela devrait aussi nous avertir comme il est facile de faire l’expérience de modèles de réalité seulement induits par la suggestion.
18. Au vu des connaissances scientifiques actuelles sur l’effet placebo (voir l’article internet : More on the Placebo Effect), cela serait étrange s’il n’y avait pas une seule forme de religion, mysticisme, shamanisme, ou art martiaux sur cette planète qui n’ait pas des gens alentour pour attester de ses bénéfices. Juste du fait de l’effet placebo, nous pourrions nous attendre à 3 personnes sur 10 d’être convaincues qu’elles ont fait l’expérience "d’effets bénéfiques" après l’utilisation de "techniques de sorcellerie". Ceci ne permet pas à quiconque de conclure correctement que ces techniques accomplissent réellement quelque chose d’important, car ce serait tout aussi vrai d’à peu près toutes les techniques qui engagent le facteur inhérent à l’attente de l’effet placebo.
19. Carlos Castaneda prétendait que tous les souvenirs sont stockés dans des positions du point d’assemblage. Mais les recherches montrent que la mémoire à long terme est stockée sur un "mode global" faisant intervenir différents endroits du cerveau. Retirer toute partie du cerveau peut avoir des effets delétères sur la mémoire à long terme. Il y a des cas étranges de gens qui ont perdu la fonctionalité du lobe temporel de leur cerveau, et qui peuvent encore se souvenir de choses de leur enfance, mais ne peuvent plus se souvenir de choses qui sont arrivées il y a cinq jours. Encore une fois, les faits démontrent que la théorie de Carlos Castaneda sur la mémoire est totalement sans fondement, et activement contredite par beaucoup de ce qui est connu sur le cerveau.
20. Castaneda prétendait que la différence fondamentale entre le male et la femelle, est que leur points d’assemblage sont orientés dans des directions opposées. (Une anecdote amusante est quand à un séminaire pour femmes fut expliqué l’opposé de ce qui est décrit dans les livres de Carlos Castaneda concernant quel coté du point d’assemblage fait face selon qu’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Quand ils furent questionnés sur ce sujet, ils durent improviser des explications supplémentaires pour masquer leur erreur.) Mais il y a des recherches très bien documentées sur la façon dont comment le sexe est exactement determiné par les chromosomes X et Y. En fait, les chercheurs sont parvenus au segment précis du chromosome Y qui est responsable pour determiner le sexe, et depuis 1990 ont été capable de directement altérer le sexe d’un oeuf qui est connu pour être femelle simplement en l’injectant avec un unique gène. Une fois de plus, la théorie de Carlos Castaneda ne cadre pas avec les faits avérés.
21. Karlis Osis, assistant de recherche à la Société Américaine de Recherche Psychique à New York, écrivit comment Castaneda avait une fois prétendu qu’il pouvait envoyer un "allié" dans un lieu où des instruments scientifiques seraient réglés pour detecter sa présence, mais prétendait que ce pourrait être dangereux. Osis (probablement au desespoir de Castaneda) répondit en offrant le laboratoire de la Société Américaine de Recherche Psychique (plein de gadgets tels qu’un polygraphe à huit cannaux, un système vidéo, et une salle insonorisée) et assuma l’entière responsabilité pour tout ce qui pourrait s’ensuivre de dangereux. Pas plus Castaneda que "l’allié" ne se montrèrent jamais. Ceci est le point majeur : pour toutes les histoires magiques extravagantes dans leurs livres, Castaneda et ses associées n’ont jamais démontré quoi que ce soit de "stupéfiant" pour qui que ce soit.
22. Carlos Castaneda prétendait de façon répétée, dans des articles de magazines, dans des discussions publiques, et dans celles privées des Classes du Dimanche, qu’il était "pur" (qu’il était célibataire et abstinent), qu’il était un "bored fuck" (note de traduction: terme de Castaneda intraduisible qui signifie qu’il fut conçu par des gens qui baisaient sans conviction, et donc ne lui donnèrent que peu d’energie vitale, laquelle il ne pouvait donc se permettre de gaspiller dans l’activité sexuelle) qui de ce fait avait besoin d’utiliser toute son énergie exclusivement pour "rêver". Nous avons plus tard découvert qu’il avait continuellement des relations sexuelles avec un grand nombre de femmes durant toutes ces années, et essayait même de séduire des femmes de notre classe (note de traduction: les Classes du Dimanche). Devant nous il se moqua d’une étudiante du cercle intérieur de Cleargreen pour vouloir être son amante, prétendant en riant qu’il ne pouvait tout simplement pas être cela pour elle. Il apparut plus tard qu’il avait eu des relation sexuelle avec cette même étudiante pendant des années. Elle écrit actuellement un livre sur ses expériences, donc attendez pour celui-ci.
23. Carlos Castaneda, depuis le début, n’a cessé de raconter et re-raconter les mêmes histoires de ses rencontres avec don Juan, mais souvent ses descriptions des incidents clés ne sont pas les mêmes. Par exemple, l’histoire d’un homme qui s’enfuit d’un restaurant en hurlant après avoir regardé Carlos Castaneda est utilisée dans deux livres différents dans des contextes totalement différents, avec des eléments de l’histoire directement conflictuels (voir l’article web : Stories Inconsistencies). Appréciez les façons contradictoires (aussi présentées sur le site web) dont Carlos Castaneda décrit sa prétendue première rencontre historique avec don Juan. Plutôt étrange pour quelqu’un qui a toujours prétendu être un "rapporteur de faits".
24. Joanie Barker (la femme que Castaneda prétend avoir été la "première disciple de don Juan") fut depuis les premiers jours gardée dans l’ombre de la vie de Carlos Castaneda. Castaneda nous donna à comprendre que joanie avait échoué sur le chemin de la connaissance, et nécessitait que l’on s’occupe d’elle. Elle n’a jamais fait d’apparition, n’écrivit jamais de livre, et ne prétendit jamais avoir fait quoi que ce soit, même seulement vaguement, de sorcier. Mais si Joanie était réellement une autre apprentie de don juan, ne serait-elle pas au moins venue aider à confirmer que ce don Juan existait réellement, spécialement durant les jours quand il y avait une terrible controverse sur la validité du doctorat (en anthropologie) de Carlos Castaneda, à l’UCLA. Elle n’a jamais dit un mot. Pourtant, Joanie était connue pour rendre visite aux indiens Cahuilla non loin de Los Angeles (au même endroit dont Margaret Castaneda disait que Carlos Castaneda y avait initialement rencontré ses informateurs chamaniques), et Joanie est connue pour avoir été avec Castaneda durant la période antérieure au premier livre. De ce fait, il est probable qu’elle ait été d’une certaine manière impliquée en aidant Carlos Castaneda rencontrer quelque source de renseignement chamanique qu’il ait pu trouver. Récemment, Joanie fut directement interrogée par Gloria Garvin (une des amante de Carlos Castaneda pendant de nombreuses années) si elle avait jamais rencontré le don Juan de Castaneda. Joanie répondit candidement que non. Joanie raconta aussi à Gloria qu’il y avait eu quelques fois quand elle était à Mexico avec Castaneda, où il lui aurait dit avec excitation, après qu’il aient parlé à quelqu’un, qu’il s’agissait de don Genaro ou un autre des personnages sorti de ses livres. Une vieille amie de Castaneda, Margarita Nieto, a décrit des évênements similaires où Castaneda prétendait avoir juste vu un personnage des livres. Apparement, c’est tout ce que ces femmes ont pu avoir comme relation avec les "sorciers" des fictions de Castaneda. Gloria, qui a aussi voyagé à Mexico avec Castaneda dans les années 70, était occasionellement requise par lui de répondre au téléphone comme étant "la Gorda".
25. Carlos Castaneda, comme nous furent informés par ses disciples, avait cherché pendant un certain temps un être spécial connu comme le "Guerrier Electrique", un être qui devait d’une certaine manière compléter son équipe. Nous découvrimes finalement que Carlos Castaneda expliqua à plusieurs femmes qu’elles étaient (ou pourraient être) le "Guerrier Electrique". Apparement il s’agissait d’une autre tactique de séduction. L’une de ces femmes, à qui il avait été expliquée qu’elle était ce guerrier electrique, après avoir fait quelques petites erreurs qui apparement mirent en colère Castaneda (inclu de ne pas répondre de façon appropriée à ses tactiques de séduction), fut mise au ban du groupe. Tous l’évitaient, jusqu’à ce qu’elle réussisse à se sortir de la secte et suivre une thérapie qui la remette d’aplomb. Elle passa du statut de reine spéciale de l’univers à celui de détritus, tous cela en un temps très court. J’ai diné avec cette femme un petit nombre de fois, et ai trouvé qu’elle était une jeune femme sincère et intelligente. Si cette femme était vraiment l’être spécial dont il avaient tant besoin pour compléter leur groupe, aurait-elle été traitée de cette façon ? La vérité est que Carlos Castaneda utilisait les femmes, les flattant en leur donnant un "titre energétique", puis les avillissant et les jetant dehors si jamais elles lui déplaisaient ou lui désobéissaient.
26. Carlos Castaneda ne cessait de prétendre que les sorciers ne meurent pas, mais en fait disparaissent de ce monde, après avoir brulé de l’intérieur. Il prétendait que même les sorciers qui ne peuvent passer dans la "troisième attention" à tout le moins passaient dans la "seconde attention", ou s’enfuyaient dans le royaume des êtres inorganiques. Dans tous les cas, ils ne meurent pas comme l’homme ordinaire lambda. Carlos Castaneda nous a incessament répété qu’il était depuis longtemps prêt à partir, suggérant continuellement qu’il pourrait bien décider un jour de juste disparaitre dans l’inconnu, et ne plus jamais être vu. Il prétendait toujours qu’il essayait de nous emmener avec lui. Il prétendait aussi que don Juan dançait avec l’énergie de la jeunesse le jour où il quitta le monde. Toutefois, après tous ces discours sans fin sur les façons alternatives de mourir, l’évidence montre que Carlos Castaneda est mort comme n’importe quel être humain ordinaire. Ses derniers partisans maintenant mentent à ce propos, mais la vérité fut révélée aux yeux de tous grace à deux anciens étudiants de Castaneda qui le suivirent dans ses déplacements et le filmèrent à son insu. Ils furent capables de filmer Carlos Castaneda un mois avant qu’il ne meure. Dans les dernières séquences vidéo, Castaneda est à l’évidence très faible et malade, à peine capable de marcher quelque pas par lui même, et il montre la décoloration de peau caractérsitique à quelqu’un mourant du cancer du foie, qui est la cause officielle de sa mort marquée sur son certificat de décès. Ces mêmes personnes qui l’ont filmé malade allèrent aussi à la morgue de Culver city où Castaneda fut emmené après sa mort, et reçurent confirmation par les employés de la morgue qu’ils avaient bien incinéré le corps d’un certain Carlos Castaneda.
27. Carlos Castaneda, dans ses interraction avec le cercle intérieur de Cleargreen, en de nombreuses instances correspond au portrait du guru authoritaire et narcissiste type. Il éjectait les gens de son groupe s’ils ne faisaient pas des choses qu’il approuve. Il humiliait publiquement ses gens, les accusant occasionellement de mauvais comportements qu’il aurait soi disant "vu" (mais de nombreuses fois il s’avéra que ces accusations étaient sans aucun fondement). Il initiait le rejet de ses gens pour mauvaise conduite. Il décourageait les relations interpersonnelles entre les menbres du cercle intérieur, esayant de les empêcher de comparer leur impressions à son propos. Pourquoi ? Parcequ’il faisait des choses comme avoir des relations sexuelles avec des femmes de son groupe, sur le pretexte absurde que parcequ’il était le "Nagual" son sperme était plus "dense" que celui d’un homme ordinaire et pourrait donc d’une certaine manière "réparer leur énergie". La vérité est que, comme beaucoup d’autres gourous, Castaneda utilisait sa position d’autorité pour obtenir des faveurs sexuelles.
28. Carol Tiggs apparement recevait des "scripts" extrêmement détaillés quant à ce qu’elle devait dire aux autres personnes de cleargreen concernant certains éléments clés de la mythologie de Castaneda. Nous savons cela pour avoir retrouvé certains de ces scripts dans la poubelle devant la maison. Or il était censé s’agir de la "femme Nagual", soit disant l’un des plus puissants êtres de l’univers. Alors pourquoi avait-elle besoin de scripts écrits à l’avance lui expliquant comment se comporter avec les autres membres de cleargreen ? Qui a besoin d’un script détaillé, l’intermédiaire vivant de l’Esprit ou... une actrice ?
29. Florinda donner, l’une des sorcières, fut obligée d’abandonner sa thèse de doctorat, après qu’une forte suspiscion de plagarisation se fit jour concernant son travail sur son livre Shabono, dans lequel elle prétend avoir vécu pendant un certain temps avec les indiens Yanomami. Son livre est de façon suspecte très semblable à celui d’un auteur antérieur sur le même sujet, et une observation minutieuse des évênement chronologiques de son existence amènent à s’interroger sur quand est-ce qu’elle aurait bien pu trouver le temps de faire ce qu’elle prétend. Un compte rendu de ses professeurs existe, qui exprime l’embarras à ce propos. Ainsi il semblerait que Florinda essaya les mêmes artifices que Castaneda utilisa avec succès afin de se rendre célèbre (cad.: emprunter quelques faits et les mixer avec une fiction extraordinaire), mais... elle se fit prendre.
30. Florinda donner était mariée et vivait avec son mari à Manhattan Beach jusqu’au milieu de 1972. Aussi, il est quasiment impossible de faire correspondre les voyages et longues séquences avec don Juan et les femmes de son groupe, tel que décrit dans le livre de Florinda intitulé Les Portes Du rêve, avec la chronologie de la vie réelle de florinda pour la période entre mi-1972 et 1973 (l’année ou le groupe de don Juan soi-disant quitta notre monde), surtout quand on considère qu’à cette période elle était à l’UCLA à plein temps. Florinda ne mentionna bien entendu jamais avoir été mariée. En général, les chronologies (voir le site web pour plus de détails) des vies réelles de toutes ces femmes jette un doute extrême sur leurs affirmations d’avoir eu des interactions avec le don juan de Castaneda. Bien entendu, si elle n’ont pas eu réellement d’interactions avec don juan, alors leurs propres livres ne sont que des compte rendus fictifs, créés pour donner plus de poids aux propres fictions de Carlos Castaneda.
31. Les acteurs majeurs de Cleargreen ont été bien récompensés pour leurs roles. Juste pour donner un exemple, dans un rapport de septembre 1997 venant d’archives de justice, Florinda, Taisha, et Carol ont chacune reçues des dividendes au titre d’actionnaire de plus de 70.000 dollars.
32. A l’époque où Carlos Castaneda est mort et fut incinéré, quelque une des éminentes femmes associées à son groupe achetèrent des voitures neuves et s’en furent chacune de leur coté. Pour ceux qui n’étaient pas informés, cela aurait pu apparaître comme si elles avaient toutes "brulé du dedans" avec le maître ou savoir quoi. Mais on n’a pas besoin de voiture neuve dans la seconde attention, n’est-ce pas ?
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Il y a un grand nombre d’informations complète disponible sur le site de Sustained Action à www.sustainedaction.org . J’ai essayé de rendre compte de tous les points majeurs dans ce résumé, and l’image qui s’en dégage, la tendance générale de ces informations, devrait à présent être clairement visible. Le travail de Carlos Castaneda et ses accolytes était, et est toujours, largement une SUPERCHERIE.
Très bien, certains lecteurs trouvent probablement des éléments de beauté dans l’oeuvre de Carlos Castaneda. Il était un artiste. Certains y trouveront même des éléments de vérité. C’était un homme intelligent et éclectique qui incorpora des connaissances des traditions amérindiennes, orientales, et de nombreux courants philosophiques modernes. Toutefois, ainsi qu’il à été mis en évidence, on trouvera ses emprunts de vérités et demi vérités mélangées avec un dosage libéral de mensonges éhontés et de distorsions fictives. Ainsi finalement, et pour le redire une dernière fois, la conclusion inéluctable est que :
1) Ne considérez pas l’oeuvre de Castaneda comment étant la vérité totale sur l’existence.
2) Ne prenez pas la fiction que Castaneda et ses associées présentaient, comme étant un honnête reportage.
3) Réalisez jusqu’où Castaneda n’était qu’un gourou autoritaire (leader de secte) de plus.
4) Si vous êtes encore dans des activités chamaniques, il serait meilleur d’oublier Castaneda et chercher des sources de pratique "spirituelle" plus authentiques.
Enfin je recommande que les gens sauvegardent ce résumé et le reposte toutes les fois qu’un nouveau apparait et pose plein de questions. Cela devrait économiser du temps.
Récapitulatif de "Sustained Action" Par Jeremy Donovan (traduit de l’anglais)
14 septembre 2009
Les gros quiquis
Jouez, poussières ! Buvez, misère ! Nous ne sommes à jamais que des grains de mystère…
La beauté est en ce monde, comme une poule féconde, une saveur infâme, dans une puanteur immonde…
Quand les douleurs s’effacent, et que l’ordre est disgrâce, ne restent en transparence que le pile et la face.
Les lumières s’éteignent sous la coupe d’une tasse, et le chaos règne sous le joug d’une emphase célèbre comme le maître de cette farce. Les gris sont joyeux et les arcs-en-ciel tristes, les nids sont heureux d’abriter cette éclipse.
L’éclat de cette aube est aussi fade que sa silhouette qui rend la profondeur blafarde. Les hommes y sont si vils, et leurs gamineries stériles, que l’on y cherche en vain un ton vraiment viril. Ils errent ainsi, de ville en ville, et n’y colportent que leur fiel corrompu et leur instinct débile.
La lumière se précise peu à peu, sous les rayons rubis et sirupeux. Eclairant, comme un bijou terreux, les reliefs de ces vallons peureux. L’âme est écrasée comme une ombre fragile, et sa substance se montre volatile. Mais les corps ont des bleus, et leurs pleurs sont subtils, l’esprit plantant sa graine dans ce violent terril.
Alors les errants se cachent, sous des pierres, sous des bâches, quand l’ogre sort de son trou, avec son os qu’il mâche. Les croquants ont peur, ils s’en vont comme des lâches, quand de leur objectif, leur esprit se détache.
Triomphent alors, dans ce royaume de tombes, des sarcasmes idiots aux saveurs de bombes. Des nains ridicules se déguisent en géants, pour maquiller en victoire leurs échecs de glands. Comme il est facile de se sentir grand, quand le péril est inexistant.
Mais il en va ainsi, c’est partout, ailleurs comme ici, lorsque l’on joue de l’aigreur comme d’une vessie. Si l’on croit être en terrain conquis, où le droit du sol est acquis, c’est parce qu’on fantasme sur un plus gros quiqui.
31 août 2009
Personne n'est innocent
Encore de la musique, en l'occurence deux vieux titres de hard rock français qui abordaient à peu près à la même époque les questions du racisme, du tribalisme et des croyances animistes... No one is Innocent a également repris un fameux titre de Rage Against the Machine, "Killing in the Name of", qui dénonce la manière dont sont traités les "peaux-rouges" sur le continent américain, faisant notamment allusion à Leonard Peltier.
27 août 2009
La preuve que j'écoute pas que du metal
Un peu de musique, pour changer... Lorsqu'on sort des canaux habituels de la merde en boite vendue par les médias et défendue par les châteaux forts passés, présents et futurs, à la sauce Hadopi, on découvre des choses différentes et étonnantes. Pour une fois, ce n'est pas du rock, ni du metal que je vous propose mais quelque chose qui se rapproche plus de l'electro.
Avec tout d'abord Emilie Simon, chanteuse française récente, à qui l'on doit par exemple une participation à la bande originale du film bien connu "La marche de l'Empereur".
Mais si j'ai décidé de vous ennuyer avec ça, c'est surtout pour vous faire écouter des trucs japonais que je trouve plutôt délirants, utilisant des sonorités de vieux jeux vidéo, au charme désuet certain, et qui permet de découvrir une qualité musicale étonnante (sans parler des clips eux-mêmes, qui valent aussi le coup d'oeil), que seuls ces foutus nippons ont l'audace d'explorer. Le deuxième clip est entièrement basé sur ces sonorités, et le premier part dans une recherche chorégraphique intéressante sur les arts martiaux. A noter aussi la grande influence de la musique japonaise traditionnelle, dans celui-ci. En cherchant sur Youtube, vous en trouverez d'autres, dans ce goût là. Peut-être que certains d'entre vous connaissaient déjà, mais moi pour le moment, je m'en lasse pas...
18 août 2009
De la servitude volontaire
Voilà un film en 3 parties tout à fait excellent, à voir jusqu'au bout, enfin disons si vous aimez Rage Against The Machine... Il rejoint un thème qui m'est cher et que j'ai toujours abordé dans mon blog, qui est celui du conditionnement des masses, et de leur acceptation de leur propre servitude, à cause des impostures du système et autres méthodes de manipulation de l'attention et de la pensée.
Ce film est entièrement libre de droit, gratuit et reproductible, alors si vous pensez qu'il faut éveiller les consciences sur ce problème absolument majeur de notre époque, n'hésitez pas à faire passer...
Action/Réaction + Résistance/Révolution = Liberté _ p.1#3
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09 août 2009
Avoir un avis sur tout
Il est important, et disons le tout net, urgent d’avoir un avis sur tout. Le malaise du président, les robes d’une ministre, les OGM, les effets de la pleine lune, la longueur de la bourqa ou celle de la barbe du père noël. Si vous n’avez pas d’avis – tranché si possible – sur toutes ces choses, c’est que vous n’avez rien suivi. Et que vous n’avez rien compris non plus.
Il est important de regarder TF1 ou de lire Télé 7 jours, et de se faire un avis sur la bedaine d’un politicien ou sur le régime d’une starlette. Ne pas être au courant qu’il y a un débat en cours sur le travail le dimanche ou les portiques à l’école est carrément criminel, alors qu’il vous faudra défendre coûte que coûte votre position sur ce sujet au prochain dîner de famille.
N’oubliez pas que l’on vous demandera aussi si vous allez vous faire vacciner contre la grippe A, si l’homme a bien marché sur la lune et si Michael Jackson était gay. Tout cela est un entraînement. Mais un entraînement à quoi ?
A l’attitude démocratiquement correcte de quelqu’un qui prend ses responsabilités, qui sait que telle chose est bien, que telle autre est mal, et qu’aux européennes il faut voter vert parce que les glaciers fondent. Il faut être contre Hadopi et les OGM, mais il faut être pour l’installation de caméras dans nos rues, l’interdiction de la bourqa. Il faut aussi comprendre que l’écologie c’est le bien, et que le piratage, c’est le mal. Ce qu’on vous demande, par-dessus tout, n’est pas tellement d’avoir votre propre point de vue, de vous construire une vision critique des choses, hors de tout manichéisme, mais bien de prendre position sur les sujets que l’on vous impose. Il faut que l’on sache si vous marchez dans le sens du pouvoir et de l’ordre, ou si vous avez quelque velléité de vous y opposer. Il faut que l’on sache que vous êtes un laïc militant, donc contre toute expression religieuse, et que vous n’êtes pas un contestataire qui pourrait un jour se laisser pousser la barbe pour revendiquer quelque chose.
Il est évident qu’il est très difficile de se faire une opinion un tant soit peu argumentée pour chaque sujet qui vous est imposé. Qu’à cela ne tienne, les médias vous fournissent des arguments prémâchés, il n’y a plus qu’à les ingurgiter rapidement. En suivant ce qu’il se dit, vous aurez toujours deux ou trois arguments à opposer à l’imbécile qui s’oppose à la ligne de conduite qui a été définie dans les journaux et les télés. Par exemple, répétez après moi, la bourqa c’est le mal, parce que la femme, elle est emprisonnée dedans, parce que c’est un blasphème à l’encontre de notre sacro-sainte laïcité républicaine. Attention à bien articuler ces arguments lorsque vous les répèterez, pour bien faire comprendre que vous vous êtes fait votre opinion fermement, et que si les autres n’en changent pas pour adopter la vôtre, c’est parce qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, ou qui n’en ont pas.
Si vous n’avez pas le temps de lire les journaux, ou même pas une demi-heure pour regarder le JT de TF1 ou de France 2, ça n’est pas grave ! Il vous reste votre bon sens. Le bon sens ne demande pas trop de réflexion. Le bon sens sait que l’eau ça mouille, qu’un Ahmed et qu’une Fatima ne sont pas français mais arabes, que Le Pen est un sale raciste et que tous les arabes sont des musulmans et que tous les musulmans peuvent être tentés de se livrer au terrorisme. Le bon sens sait aussi que ceux qui nous dirigent sont tous des pourris, mais qu’ils savent mieux que nous ce qui est bon pour nous. Il sait qu’un banquier sait mieux que quiconque gérer l’argent mais qu’on peut quand même les insulter aux guichets parce que quand même la crise c’est leur faute. Et puis un banquier est un banquier, qu’il soit décideur ou guichetier, spéculateur ou directeur. Voilà, pas compliqué le bon sens. Parfait pour se construire une opinion dans le métro en regardant les gros titres d’un quotidien que quelqu’un d’autre lit à côté de soi.
Bon, grâce à votre bon sens et aux médias, vous voyez que vous pouvez vous faire une opinion argumentée sans faire appel une seule fois à votre fatigant sens critique. Alors ceux qui n’auront encore pas d’avis sur tout malgré ça, c’est vraiment des cons ! C’est pas comme si ça prenait du temps et de la réflexion !
25 juillet 2009
Achmed le terroriste mort
En Irak, on a retrouvé le cadavre d'un terroriste kamikaze. Et ce cadavre n'était pas vraiment mort ! Un américain le fait parler pour nous en exclusivité...
24 juin 2009
Alain Delon est vivant !
Et oui, nous l’avons appris hier soir avec stupéfaction et émotion. Alain Delon serait vivant. Ce fait nous a été révélé par sa femme – Aline Decour, celle qui le trompa huit fois avec un gardien de moutons allemand et une fois avec une vache qui rit – et nous vous le révélons ici, aussi brut de décoffrage qu’un charpentier homozygote.
Alain Delon, qui tout au long de sa rutilante carrière participa à plus de trois milliards de films jusqu’au cœur de la planète, est vivant ! Son cœur palpite encore entre deux grosses éponges qui lui servent de poumons !
Rappelons-le, Alain Delon est l’un des plus grands acteurs français (environ 1m85, d’où son nom) et nous ne doutons pas qu’une telle information fera frémir de terreur nos lecteurs les plus désinformés (et il y en a).
Et non, Alain Delon n’a pas succombé, ni à la fatigue de tous ses films, ni à l’usure des pneus de sa Porsche Carrera, ni au charme de la mort. Mais que va-t-on devenir, avec lui ?
Nous envoyons donc toutes nos condoléances à ses fans, qui doivent attendre avec une fervente passivité son prochain film à sortir (nous n’avons aucune idée de son titre ou de son sujet, d’ailleurs ça n’est pas assez sensationnel, ça ne nous permet pas de remplir nos pages d’articles insipides, creux et dont le but est de ne contenir aucune information essentielle, rappelons-le). Et nous avons aussi une pensée pour tout son entourage qui continuera à le subir, ainsi que nos paparazzis, et ce pour un certain temps encore, comme disait Fernand Reynaud, qui lui a su avoir le courage de mourir un jour.
Alain Delon sans tongs. Aurait-il des pulsions zoophiles ?
Ça se confirme.
Alain Delon arrive même à signer en l'air... Trop fort.
Article réalisé sans générateur de phrases aléatoires, tiré du magazine Télé 12 mois, repris par Vois-ça. Dans leur prochain numéro, un dossier complet sur « Jennifer est-elle brune ? » et notre grand sondage « Faut-il arrêter de travailler gratuitement pour payer une Bourqa à Laurence Ferrari ? ». Et vive l’info-people sur France Désinformation.
20 juin 2009
Violences à tous les étages dans un monde d'innocents
Il y a deux semaines, j’avais déjà tenté un article portant sur ce sujet. Il avait été publié ici, sur Agoravox. Il était sans doute un peu hermétique, puisqu’il avait été peu commenté sur le fond, mis à part les malentendus d’usage sur ce que j’avais bien pu vouloir dire. Voulais-je dénigrer les victimes, dénier leurs souffrances, leur droit à la justice ? Est-ce que je faisais la publicité de l’antisionisme façon Dieudonné ? Est-ce que je minimisais les problèmes liés à l’inceste ou est-ce que citais la Shoah pour faire de la provoc ? Mes exemples étaient sans doute trop forts, trop chargés d’émotionnalité pour ne pas être mal interprétés ou ne pas jeter dans la perplexité. J’en suis venu à douter moi-même de ce que j’avais vraiment voulu dire, et en y réfléchissant, j’ai décidé de refaire un article pour remettre sur l’ouvrage…
Il m’apparait à présent que ce n’est pas tant la sacralisation des victimes, qui pose problème, vis-à-vis de la justice, mais plutôt notre façon de nous penser comme des innocents.
Bien sûr qu’il faut punir les coupables, bien sûr qu’il faut protéger les victimes. Il serait choquant de soutenir le contraire. Mais encore faut-il le faire correctement, sans excès, et en ayant conscience de certaines tares de la justice, qui peuvent être lourdes de conséquences sur des destins personnels.
Il est étrange de constater qu’à chaque nouveau fait divers, nous sommes assoiffés de débattre, sur les groupes, les forums, les différents sites nous permettant de le faire. Qu’un viol soit porté sur le devant de la scène, on trouvera une foule de gens pour exprimer leur désir légitime de le faire punir. Sauf qu’il est déjà puni. Qu’on entende parler d’un cas d’infanticide, et voilà que chacun se transforme en un législateur domestique voulant interdire et réprimer la chose… qui l’est déjà. Qu’un citoyen se fasse tabasser et on voudra durcir la loi sur les agressions, qu’un malheureux conducteur inattentif tue des enfants à la sortie de l’école, et on exprimera tout à la fois son indignation, sa rage, son désir de punir le méchant, l’irresponsable, le chauffard, la brute, le pauvre homme qui n’a peut-être que fait l’immense erreur de sa vie, son regard détourné par une affiche publicitaire malencontreusement placée au mauvais endroit.
Dans tous les cas, on voudra légiférer, on réclamera de la sévérité, toujours plus de sévérité. Dans aucun cas pourtant on est réellement à même de comprendre exactement comment et pourquoi les choses se sont passées ainsi. On se penchera alors sur des études et statistiques douteuses, pour dire « regardez, il y a de plus de ceci chaque année, et de moins en moins de cela, alors ça prouve que… ». Mais non, ça ne prouve souvent rien, car chaque cas est particulier, et c’est chaque cas qu’un tribunal est amené à juger, dans sa particularité, son unicité. Malheur si jamais un jour la justice devait avoir si peu de moyens qu’elle jugerait les affaires par lots et enverrait les gens subir telle ou telle peine qui avait été augmentée par l’effet de la revendicative vindicte populaire.
Car la justice, dans de telles conditions, et j’ai la triste impression d’énoncer une Lapalissade en le disant, n’est qu’un boomerang que l’on lance au loin. Un terrible boomerang, et il ne faudra pas s’étonner, ni se plaindre, si on se le prend en pleine gueule, après y avoir ajouté des clous, de l’acide et des lames de rasoir, afin de bien punir le méchant criminel, le tueur d’enfants, le cogneur de femmes (alors que la violence conjugale ne se limite pas aux hommes), la voleuse de poules, ou l’escroc malgré lui.
Et tout ça pourquoi ? Parce qu’on n’avait pas vu que, tout comme le statut permanent de bourreau ou de victime à vie, le statut d’innocent absolu n’existe pas. Et encore moins dans notre société que dans une autre, probablement.
Cela signifie qu’à chaque fois qu’on participe à cette foire à la législation de salon et de comptoir, à cette indignation perpétuelle, cette quête de la plus grande sévérité qui dissuaderait tout crime, comme si un monde sans risques pouvait exister - mais est-ce vraiment souhaitable d'ailleurs ? - et bien on plante des clous devant nos chaussures, on jette de l’huile bouillante sur notre paillasson, on construit la prison autour de nous, une prison dans laquelle on ne croyait jamais pouvoir être enfermé, en tant qu’innocent congénital. On ne pense pas qu’on pourrait fauter, que dans des circonstances exceptionnelles, comme le sont celles de tout crime grave, ou de toute faute fatale, ça aurait pu être nous aussi. On se croit infaillible, on se croit innocent de manière immanente car on diabolise le coupable, et l’on ne peut pas être soi-même ce diable, ce bourreau, puisqu’on le caricature. Non, on se voit plutôt mieux dans la posture de la victime. Celle qui n’avait jamais eu de mauvaises intentions, car elle aussi de manière immanente, elle ne pouvait que subir. Jamais, croit-on, elle n’aurait pu être amenée dans la position du bourreau. Il s’agit là, au fond, d’une conception qui relève plus de la croyance que de la raison. Il s’agit de croire que des êtres peuvent être amenés en position de coupables, jamais de victimes, et d’autres pour qui c’est l’inverse. Il s’agit donc de penser en termes d’anges et de démons, de bons et de méchants, de se placer toujours soi-même dans la bonne case, et surtout de ne pas oser imaginer que soi-même, on pourrait se trouver amené, par les circonstances, à être gravement imprudent, fatalement inattentif, ou encore d’être poussé dans nos retranchements, à bout, par des circonstances que jamais, ô grand jamais, on n’aurait imaginé avant de les vivre, puisque par définition elles peuvent nous pousser à commettre l’inimaginable, parfois l’irréparable, et qu’alors nous serons, à notre plus grande surprise, sur le banc des accusés, avec ce sentiment d’avoir fauté, de culpabilité, de ne pas être digne de nos idéaux et de nos espérances, tout en sachant qu’on n’était pas responsable des circonstances qui nous ont poussé à faire le mauvais choix, au mauvais moment. C’est le cas de la majorité des gens qui se trouvent devant la justice. Quelques-uns ont sciemment choisi de nuire par intérêt, ou d’ignorer la justice par avidité, orgueil ou que sait-on – mais la plupart sont, au fond, des innocents qui auraient cru le rester, qui croyaient ne pas pouvoir se tromper, ne pas pouvoir en arriver là.
Alors oui, ce jour-là, ces incurables innocents qui avaient légiféré dans leur salon, qui avaient milité pour l’imprescriptibilité, pour la double-peine, pour la perpétuité, pour la purification par la brûlure, pour la main coupée ou la tête tranchée, ou encore ceux qui trouvaient que la prison est un châtiment trop doux pour les criminels, les vrais, les diables sous forme humaine, se rendront compte qu’ils avaient lancé le boomerang, qu’ils avaient affuté la lame qui les blesserait, préparé le bûcher qui les consumerait.
Mais ils ne peuvent pas l’imaginer, puisqu’ils sont essentiellement, intrinsèquement, divinement, presque compulsivement, des innocents dans leur tête. Jusqu’au moment de la poser sur le billot ? Suffit-il de se croire innocent pour le rester ? Est-ce que cette quête de sévérité toujours plus grande ne fait pas déjà le lit d’un autoritarisme de plus en plus envahissant ? Je crois que c’est ça, au fond, le problème. On nous sert des faits divers pour que nous construisions nos propres chaînes, et que nous les entretenions. Cette course à la répression ne grandit pas notre civilisation, elle en fait au contraire un monde d’une grande violence morale dans lequel la violence est à tous les étages, où la violence des innocents qui revendiquent s’ajoute à celle des coupables, elles-mêmes ajoutées à la violence institutionnelle qui exige de nous que nous fassions nous-mêmes ces revendications. Cette logique perverse est l’un des pires dangers qui menacent la démocratie. Car quand la violence est à tous les étages, on sait qu’il y en a toujours un paquet au-dessus de nos têtes, prête à tomber… mais pour cela il ne faut pas se croire viscéralement et foncièrement innocent, comme si l’innocence n’était qu’une disposition d’esprit. Il faut accepter son humanité, sa faillibilité, la reconnaître, et savoir qu’on peut être alternativement dans n’importe quel camp. Car, pas plus que la notion de victime, celle d’innocence ne devrait avoir cette connotation sacrée, religieuse, qu’elle a. Notre justice, rappelons-nous le, ne punit pas des diables qui ont violé des anges, elle punit des êtres humains qui ont fauté, et qu’il faut savoir punir comme tels.
19 juin 2009
Sommes nous tous des cons ?
Un petit article amusant, pour changer… Aujourd’hui j’ai appris que c’est parce qu’on est intelligent qu’on est con. Si si si… Et même que ça peut s’expliquer.
Mais qu’est-ce que la connerie, au juste ? Et bien voilà un site sur lequel vous trouverez une autopsie de la connerie. Bon, ne me demandez pas de refaire l’explication, je suis bien trop con pour ça, alors allez plutôt lire cet article, qui n’est pas très drôle au demeurant, mais intelligent. Ce qui s’imposait, pour un article sur la connerie.
On dit souvent qu’on n’utilise qu’une part infime de notre cerveau, et que ce serait donc ça qui nous rendrait cons, obtus, bornés. Mais bon en fait, c’est juste une idée reçue… Nous utilisons à peu près la totalité de notre cerveau, mais simplement pas toute à la fois… Donc nous sommes indubitablement intelligents, et pourtant parfois, qu’est-ce qu’on est cons !
En fait, c’est un privilège que nous avons. Seul l’être humain peut être con, parce qu’il est doué de raison, et qu’il peut mal l’utiliser. Bon d’accord vous me direz que des fois, les animaux sont un peu cons aussi, mais c’est qu’ils n’ont pas les mêmes capacités cérébrales que nous. Ils peuvent donc être un peu cons, oui, mais incommensurablement moins que nous, et nul doute que s’il y avait un prix Darwin de la connerie, on le gagnerait chaque année haut la main ! Il suffit de regarder les dégâts sur l’environnement, les exploits du « génie militaire », pour réaliser que tout ce qui pourrait être intelligent chez nous est vite tourné en une vaste farce planétaire. L’homme peut être fier, il est peut-être sans le savoir le champion galactique de la connerie. Je n’ai même pas le cœur de vous trouver des exemples… Cherchez donc sur google… N’importe quel mot vous donnera des exemples de connerie.
...
Bon ok, finalement, j’ai cherché. La connerie, ça occupe.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Darwin_Awards
http://www.fusina.net/news/news-Biocarburant__une_connerie_monumentale-484.html
http://forum.doctissimo.fr/forme-beaute/bronzage-soleil/physique-graisse-connerie-sujet_146768_1.htm
Bref… Côté connerie, on en trouve à tous les étages, et de toutes sortes de gravité… Et qu'on se rassure, aucun de nous n'y échappe. Enfin, si c'est rassurant...


