L'Oeil du Selen

21 janvier 2021

Vivre hors de la vie

 

Une petite réflexion pour essayer de mettre les choses dans l'ordre, avec pour mot d'ordre celui-ci, qui résume la réflexion :

 

Ce qui est déconnant, c'est de croire que l'on peut vivre hors de la vie.

 

Instaurer la panique comme mode de vie, c'est ce qu'engendre cette crise sanitaire.

 

J'ai noté que des deux côtés de la barrière, on trouve des raisonnements fallacieux venant justifier une simplification souvent outrancière et manichéenne des choses.

 

D'un côté, vous avez ceux qui sont apeurés par le virus, et qui estiment que tout ce qui peut être fait pour combattre celui-ci est légitime, « quoi qu'il en coûte », et que plus on fera, mieux ce sera. Ils ne parviennent pas à envisager l'idée que les gouvernements puissent instrumentaliser ou aggraver la crise par leurs mesures. Pour eux, de toute façon, le virus est plus méchant que les gouvernements, qui ont globalement leur confiance, même si le raz-le-bol progresse, et ils ne comprennent en général pas ou pas vraiment les critiques faites à la gestion sanitaire. Leur argument massue est qu'on ne ferait pas mieux à leur place, et leur croyance de fond est qu'il est réellement possible d'endiguer un virus qui s'est déjà répandu partout sur Terre, un peu comme si, en se tenant au milieu de l'océan, on pouvait retenir celui-ci.

 

Il est à noter que seuls des régimes dictatoriaux ont pu arrêter le virus, au prix de confinements ultra durs, et que les seuls pays ayant pu parvenir à l'endiguer un tant soit peu sont ceux qui avaient une expérience de ce type de situation, et une gestion à la fois rigoureuse et quasi dictatoriale (on y enferme les « cas contacts » dans des hôtels, par exemple à Singapour), permise notamment par la mentalité asiatique. On notera aussi que ces gouvernements n'ont pas, semble-t-il, eu besoin d'instrumentaliser l'épidémie pour parvenir à un résultat, tandis que chez nous règne une politique paranoïaque, inconséquente, à la fois démesurée et inefficace, qui s'agite inutilement en appliquant des mesures à la fois controversées et contre-productives, systématiquement à contre-temps et qui se résument à vouloir écraser une mouche sur une vitre avec une enclume, sans tenir compte des conséquences collatérales, ou en faisant mine de se lamenter à ce sujet.

 

Ce que veulent les gens qui sont du côté de ces mesures, c'est de revenir à la vie normale, une fois la vaccination faite. Ils acceptent de vivre temporairement masqués et enfouis dans leur terrier comme un lapin qui aurait vu un chacal, sauf que ce chacal, ils l'ont vu il y a 10 mois et refusent de sortir le bout du museau pour vérifier s'il est toujours bien là. Ils se fient au discours fleuve des médias, aux mesures gouvernementales, aussi erratiques soient-elles, et ont surtout peur de souffrir et de mourir.

 

 

Mais vous avez aussi un pendant à cette attitude, qui est celle des réfractaires absolus à toute mesure. Sans vouloir caricaturer, vous y trouverez généralement la croyance que ce que veulent les « dirigeants satanistes », c'est en fait de nous anéantir car nous serions des inutiles improductifs que l'on peut remplacer par des drones, des chinois ou des IA.

 

L'un des hymnes de cette tendance, c'est celle que les virus nous veulent du bien, puisque nous en contenons des milliards, et que notre génome et notre organisme sont largement forgés par les virus. Si le dernier fait est vrai, puisque notre corps contient et abrite des virus ou des restes de virus jusque dans notre ADN, c'est l'angélisme de ce discours, parallèlement aux accusations de satanisme envers les gouvernements. Pour eux, les gouvernements sont plus méchants que les virus, pour faire court.

 

 

Peut-être faut-il sortir de ces discours contradictoires et manichéens pour avancer un peu.

 

Ma vision des choses ignore les simplifications angélistes des deux points de vue : d'un côté les gouvernements qui vont nous sauver, et de l'autre les virus qui ne nous feraient rien du tout, du moment qu'on aurait notre dose de vitamine D. Il me semble que les choses sont plus complexes...

 

D'abord, s'il faut faire de la prévention pour ne pas être trop agressé par un virus, c'est bien que celui-ci est un agent perturbateur, au minimum. Même si sa finalité est peut-être de vivre en symbiose avec nous, comme c'est le cas des tas d'autres organismes que nous accueillons et qui, à l'occasion d'un déséquilibre, tel qu'un choc émotionnel ou un affaiblissement immunitaire par exemple, vont causer des afflictions diverses, parmi lesquelles on citera les mycoses ou les problèmes dentaires, mais aussi les cancers ou les névralgies.

 

En fait, nous sommes toujours agressés par l'environnement extérieur et intérieur, mais en général cela se passe bien car notre organisme a sa propre dynamique et sa propre force qui lui permet d'absorber la plupart des agressions, sans quoi nous mourrions à l'instant même de notre naissance, et nos parents ne seraient d'ailleurs pas là non plus pour nous mettre au monde, et moi pour en parler.

 

Cultiver cet équilibre relève de la pratique hygiéniste, que chacun est libre d'adopter ou non. On peut aussi parvenir à cet équilibre en vivant simplement en accord avec soi-même et notre environnement, sans se soucier d'hygiénisme.

 

Il est en tout cas exagéré de dire que les virus sont des agents bienveillants, et les gouvernements des agents malveillants, et le contraire est tout aussi faux. Une façon selon moi plus juste de voir les choses est de considérer que chaque élément du vivant, chaque personne, chaque entité, a ses priorités. Nous spéculons habituellement sur les virus en affirmant que leur but est de vivre en harmonie avec leur hôte, car le tuer empêche la contamination et donc l'extension de l'espèce. Cela n'est pas si vrai. Il est tout à fait possible de tuer son hôte après s'être répandu chez des tas d'autres hôtes, et bien sûr, si le virus tue tous ses hôtes, il disparaîtra avec celui-ci.

 

Dans le cas de la peste, causée par une bactérie et non par un virus, la mortalité est très élevée, et les épidémies finissent toujours par s'éteindre. Doit-on en déduire que les épidémies bactériennes de ce genre sont toutes des échecs, ou doit-on en déduire que l'objectif, ou plutôt la fonction de ces bactéries est tout autre que de survivre avec leur hôte ?

 

La même interrogation vaut pour les virus. Virus et bactéries, si différents soient-ils, n'ont ils pas, dans le vivant, plusieurs fonctions qui peuvent se croiser, de la même manière que les mammifères, comme les poissons, ont développé des nageoires ? Est-ce que certains virus et certaines bactéries ne seraient pas des nettoyeurs du vivant ? Il me semble que cela est parfaitement évident.

 

Peut-être que certaines épidémies surviennent par manque d'hygiène, comme les épidémies de pestes propagées par les poux ou les puces. Puis l'espèce cible de ces nettoyages trouve une stratégie (amélioration de l'hygiène, de l'urbanisme, etc. en ce qui concerne l'homme) et prolifère. Alors la planète, giga-organisme, trouve plus tard une nouvelle parade pour éviter la prolifération excessive. Ainsi, virus et bactéries seraient une manifestation, à une échelle fractale, de l'immunité planétaire contre la mycose humaine qui devient un peu trop envahissante.

 

En retenant cette idée, vous évacuez déjà l'idée dualiste que les micro-organismes sont bons ou mauvais. 1,5 litre d'eau par jour vous maintient en bonne santé, 15 litres vous tuent. 1,5 litre d'eau saine vous maintient en bonne santé, 1,5 litre d'eau infectée vous rend malade. Tout dépend de la qualité, de la dose, de la fonction, de la manière dont interagissent les organismes entre eux : ainsi la grippe aviaire tue des oiseaux, mais elle ne peut pratiquement pas atteindre l'humain. Il est difficile, pour ne pas dire idiot, de tirer des généralités. Une certaine race de chien vous sera utile pour chasser le lapin, et sera totalement inapte face à un sanglier, et ainsi de suite.

 

On pourrait mener une réflexion parallèle concernant les gouvernements. Pourquoi voudraient-ils notre disparition ? Pourquoi voudraient-ils nous ramener à 500 millions sous prétexte que certains choisissent d'interpréter ainsi les phrases des Georgia Guidestones, alors que ce n'est pas ce qu'elles disent ? Certes, on peut se dire que si des paranoïaques dans le peuple peuvent les interpréter ainsi, alors d'autres paranoïaques parmi les élites peuvent en faire de même. On ne peut rien écarter, et la folie humaine est ce qu'elle est. Mais même dans ce cas, ces paranoïaques sont-ils vraiment ceux qui sont aux manettes, savent-ils vraiment ce qu'ils font et ont-ils vraiment les moyens d'y parvenir ? On donne souvent bien trop de force à nos ennemis en les surestimant, tout comme on peut leur laisser des marges de manœuvre en les sous-estimant. Alors gardons ces idées à l'esprit, mais ne raisonnons pas nous-mêmes en paranoïaques dès qu'on est un peu maltraités...

 

Quoiqu'il en soit, si une « élite » accomplissait une pareille chose, quelle trace resterait-il d'elle dans l'histoire ? Accepterait-on vraiment que c'était un mal nécessaire au nom de la lutte contre la surpopulation ? Ou ces gens finiraient-ils comme les eugénistes du régime nazi ?

 

 

En tout cas... Ce que je constate de cette crise, c'est que deux camps se sont dessinés. Je ne fustige par les paranoïaques qui se scandalisent contre les abus sanitaires, et même je les rejoins largement. Je ne suis juste pas en phase avec leur pessimisme. Même si le pire devait arriver, avec une sorte de nettoyage supra-ethnique d'une bonne partie de l'humanité, à l'échelle du cosmos, cela resterait encore une chose tout à fait anecdotique. Je ne regretterais pas d'être radié par la mort d'une espèce qui se comporterait ainsi... Mon seul regret c'est que, en attendant la suite des événements, nous refusions collectivement de vivre, prisonniers des exigences absurdes de l'autre camp.

 

Il se pourrait que nous soyons entrés pour longtemps – bien que je n'y crois pas – dans une dystopie terne, froide et rigide, semblable à 1984. Il se pourrait surtout que nous soyons entrés dans un délire collectif évoquant une dystopie, qui cherche encore le signal de fin, le coup de sifflet final d'un match dont le sort se joue en réalité en dehors de nos misérables agitations superstitieuses. Il est dérisoire de croire que nous pouvons arrêter un virus qui évolue constamment, et circule partout sur la planète. Nous ne pourrions y parvenir qu'en arrêtant totalement la civilisation.

 

Il est bien plus sage de considérer que ce virus n'en est qu'un de plus qui partage désormais nos vies et notre espace vital. Il y en a de bien pires, et nous pouvons nous estimer heureux de n'avoir aucune des épidémies très dangereuses qui peuvent exister en Afrique par exemple. Lorsque j'entends dire que nous allons être confrontés à de plus en plus de virus dangereux, je me gausse. Je crois plutôt que nous allons être confrontés à de plus en plus d'alertes sanitaires débiles concernant des virus comme il en apparaît déjà tout le temps et depuis toujours... Pensez à Zika (20e siècle), Ebola (21e siècle), mais aussi à toutes les autres, apparues depuis longtemps, et parfois aussi disparues depuis longtemps... Si un tel truc arrivait chez nous avec une forte contagiosité, alors là ce serait infiniment pire que ce coronavirus qui, dirait-on, remplace pour le moment la grippe, tout en n'étant que légèrement plus virulent, et encore seulement pour certaines tranches de population qui sont logiquement la cible de nettoyages naturels, puisque les tranches les plus faibles. Il est parfaitement possible qu'un virus très méchant apparaisse, et dans ce cas, que feront nos instances sanitaires incompétentes, et que diront les apôtres des « gentils virus » ? Ces histoires de gentils virus me font penser au culte du Dieu Nurgle, dans l'univers de fantasy warhammer : une croyance simpliste et finalement assez grotesque et primaire.

 

Parmi la myriade de virus qui existent, une minorité infinitésimale est dangereuse pour l'homme. La plupart sont utiles ou neutres, ou ne s'attaquent qu'à d'autres espèces. Les virus jouent un rôle énorme dans l'écosystème marin, par exemple.

 

Mais cette infime quantité de virus dangereux pour l'homme existe, et il est stupide de le nier. Il est encore plus stupide de vouloir vivre dans une bulle qui nous préserverait de tous les virus, car en effet la plupart ne nous sont pas mauvais, et alimentent probablement notre immunité et notre santé. Par contre, l'idée comme quoi assimiler un virus dangereux serait une bonne chose si on est capables de surmonter l'infection est une absurdité digne du culte de Nurgle : une infection peut nous handicaper à vie, c'est un fait.

 

En fait, et c'était mon point de départ, quel que soit le danger et a fortiori lorsqu'il est modéré, il est complètement fou de vouloir vivre à l'écart du vivant, de vouloir se préserver des organismes, car en effet, ils nous composent, et nous ne savons pas si le fait de les trier va nous amener plus de bien que de mal. Ainsi, en portant le masque et en se lavant compulsivement les mains, nous nous préservons peut-être du covid-19, quoique j'en doute. Ce qui est certain, c'est que notre respiration est altérée, que nous ré-inspirons une part de nos bactéries buccales, qui sont capables d'engendrer des pneumonies. Le lavage compulsif perturbe le film microbien du derme, ce qui provoque des maladies diverses et bien connues des dermatologues. Ces contraintes peuvent être utiles pour que le personnel médical ne transporte pas des virus de chambre en chambre, et elles peuvent permettre d'isoler des personnes malades de la population saine. Certes.

 

A ce moment là, il peut paraître logique d'imposer des mesures temporaires à certaines personnes, ou à certains personnels évoluant dans certains cadres.

 

Tout ce qui va au-delà de ça, lorsque l'on parle d'un virus d'une dangerosité modérée équivaut à vouloir s'affranchir du vivant, et s'en affranchir, cela veut dire vivre dans la non-vie : isolés, dans une solidarité diminuée, une humanité diminuée, et ainsi de suite. Nous nous coupons psychologiquement de nos semblables, et ainsi de nous mêmes. Nous nous coupons physiquement du monde, n'interagissons plus entre personnes humaines, et de plus nous sélectionnons aléatoirement les germes qui nous atteignent et ne nous atteignent pas, en favorisant certains et en défavorisant d'autres qui étaient dans notre environnement habituel. Se faisant, nous créons en nous-même un déséquilibre, qui pour certains sera absorbé sans dommages, tandis que pour d'autres, cela engendrera des pathologies qu'ils n'auraient pas connu sans cela. Et je ne parle même pas de la fermeture des lieux de vie, d'activité et de sport, qui sont pour un grand nombre des lieux de santé. Rien que la fermeture des piscines et des thalasso est une catastrophe pour des occidentaux urbanisés et sédentaires n'ayant rien d'autres pour maintenir une activité utile à leur corps... En clair, en vivant dans la non-vie, nous devenons déjà un peu morts. La morbidité progresse à un rythme bien plus élevé que la malheureuse pandémie que nous prétendons vouloir stopper, et qui ne s'arrêtera d'elle-même que quand cela sera le moment, ne nous voilons pas la face, et cela pourra arriver dans l'année, dans 10 ans, dans un millions d'années, ou à la destruction de l'humanité (qui se fera par bien d'autres causes qu'une banale grippe pneumonique s'inscrivant dans la lignée d'autres épidémies d'après-guerre).

 

En bref : la civilisation globalisée a choisi de ne plus vivre, pour esquiver un danger mineur qui est la cause de 3% des décès en 2020, décès qui seraient survenus pas beaucoup plus tard, par d'autres causes, de toute façon. Cela est irraisonnable.

 

Ce n'est ni de vouloir se préserver d'une maladie qui est idiot en soi, ni de se méfier des excès de dirigeants à tendance psychopathique, nés et éduqués dans un univers qui ne connaît pratiquement rien de la vie des gens. C'est de refuser de sortir de cette non-vie qui, on le sait désormais et depuis des mois, ne se justifie pas, par rapport à une maladie dont la mortalité globale ne ressort pas des proportions du banal. Il aurait été acceptable et même louable de prendre des mesures proportionnées de protection des personnes fragiles, au moins une fois acquises les connaissances concernant cette maladie. Au lieu de cela, nous ne tirons aucune leçon des erreurs du passé, persévérons dedans, augmentons les conséquences apocalyptiques de la gestion sanitaire, afin de ne pas démentir que les mesures précédentes étaient absurdes. Nous persévérons dans l'erreur, juste pour ne pas reconnaître l'erreur, et il faut bien accepter qu'une telle explication paraisse insuffisante à ceux qui sont convaincus que la malveillance domine chez nos dirigeants (ce que je n'écarte d'ailleurs pas complètement, je juge cela moins probable que les autres explications que je fournis, mais cela peut aussi compléter ces mêmes explications). De là, il est légitime d'envisager en effet que certains puissent fournir d'autres explications, sans les qualifier a priori de complotisme. J'y vois une tendance paranoïaque, mais on sait bien que même un paranoïaque peut réellement être harcelé. En tout cas, je considère que la situation dans laquelle nous nous trouvons, et qui perdure encore et encore, relève d'une torture, pour ne pas dire d'une espèce de relation sado-masochiste entre les élites et le peuple, comme un rituel de souffrance qui serait censé vaincre le mal, à la fin, comme il a été dit par rapport aux sacrifices Maya, par exemple : sacrifier la vie, le beau, le bon, pour faire revenir l'harmonie. Je pense sincèrement que ces croyances, que ces fonctionnements religieux typiques de l'humain sont une explication plus plausible, même si on ne peut écarter une part de perversité qui expliquerait pourquoi ces rituels prennent cette tournure de torture, de sacrifice et de sado-masochisme. Ce sont des éléments que l'on retrouve dans les pratiques les plus ancestrales (cf Mircea Eliade), et il est clair que ces tendances n'ont jamais quitté l'homme : elles se sont seulement conformées aux aspects de la modernité, pour mieux s'y maintenir, et on les retrouve dans toutes les croyances new age sous différentes formes, notamment. Elles ressortent naturellement dans les périodes de détresse, lorsque l'on dirait que rien d'autre ne marche.

 

Ce que je ne sais pas, c'est au bout de combien de temps ces tendances – qui existent aussi dans les sectes – se dissolvent, et sans doute que cela doit avant tout dépendre des circonstances. C'est pour cela que je continue de consulter les données chiffrées de l'épidémie, comme une météo du délire sanitaire ambiant, comme d'autres auraient lu les augures dans le marc de café, sauf qu'ici c'est quasiment une science exacte : dès lors que les courbes stagnent ou montent, l'absurdie sanitaire s'intensifie.

 

En attendant la fin de cette escalade psychotique, vers la crise de décompensation du système, qui est inévitable et se traduira par une crise sociale sans précédent, imprévisible mais impliquant forcément une instabilité politique, je termine par ces deux liens :

 

https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/enfin-la-creation-d-un-conseil-230168

 

En espérant que cet organisme indépendant pourra infléchir l'absurdie...

 

http://sebmusset.blogspot.com/2021/01/leffet-apeure.html

 

Parce que c'est toujours un délice que de lire Seb Musset.

 

 

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14 janvier 2021

Notre système a montré son vrai visage

 

La plaisanterie n'a t-elle pas assez duré ?

 

On dit que les blagues les plus courtes sont les meilleures. Seulement cela fait plus de dix ans qu'à travers ce blog, je dénonce un problème qui est en réalité bien plus ancien : celui de la nature profondément totalitaire de notre système, la fausse démocratie, et le besoin de gérer les humains à travers les grands nombres, c'est à dire comme une vulgaire quantité, en réalité pire que du bétail.

 

Déjà au lendemain de la guerre, la construction des « banlieues » sous forme de « grands ensembles » à partir des années 60 surtout, démontre cette tendance de gérer la masse humaine par le biais de clapiers géants. Les villes des années 2020 continuent de témoigner de cela, et l'on sait toutes les difficultés sociales que cela participe à causer, partout dans le monde, et pas seulement en occident. On pourra penser par exemple à Kowloon à Hong Kong, qui représente l'un des paroxysmes de cette dérive :

 

https://www.pinterest.fr/pin/459648705695818186/

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Citadelle_de_Kowloon

 

L'ironie étant que cette « citadelle » est elle-même en partie ceinturée d'autres constructions tout à fait semblable, comme si cette architecture humaine devenait le schéma, la matrice, l'horizon de l'humain dans des villes de plus en plus surpeuplées, surtout en Asie, qui regroupe à elle seule largement plus de 50% de l'humanité (4,5 milliards de personnes sur 7,8 milliards au total).

 

Aujourd'hui, Les-crises publiait cet article sur la grippe équine de 1872, dénonçant au passage la maltraitance animale, le manque de sensibilité de l'homme pour l'un de ses meilleurs « amis ».

 

https://www.les-crises.fr/en-1872-le-virus-de-la-grippe-a-paralyse-l-economie-americaine-en-infectant-les-chevaux/

 

Mais trouvez-vous que les humains soient mieux traités, en 2020 et 2021, que ces chevaux ?

 

Dois-je rappeler toutes les privations dont nous faisons l'objet, pour prétendument nous protéger, alors que beaucoup de ces privations nous empêchent tantôt de travailler, tantôt d'accéder à l'exercice physique ? Ces atteintes diffèrent-elles tant que cela de la brutalité imposée aux chevaux malades, alors qu'elles en mènent beaucoup aux suicides, au chômage, au désespoir ? Certaines personnes, nombreuses, atteintes de certains maux, ont besoin d'exercice physique, parfois simplement d'une piscine ouverte, pour pouvoir prendre soin d'elles, car certains maux ne sont mieux traités que la natation, par l'exposition au grand air, par la marche, le cardio training, et autant de choses devenues très difficiles voire impossibles d'accès, selon les conditions de certains. Confort occidental, me dites-vous ? Que pensez-vous alors de la montée de la famine dans le monde entier, à cause de ces mesures disproportionnées ? Tout le monde est touché, et je ne trouve pas que l'occidental soit moins à plaindre, car s'il ne vit pas dans la même extrême précarité que le tiers-monde, il dépend néanmoins de tout un tas d'habitudes qui conditionnent son mode de vie, et qui sont désormais en mode arrêt. Ainsi, l'on ne sait pas si dans le « new normal », il y aura encore des cinémas, des fêtes foraines, voire on se demande ce qu'il en sera de tout le milieu du sport, de la culture et de l'hôtellerie, notamment, qui font vivre des millions de gens à travers le monde, et qui ne sont pas que des lubies « non-essentielles », mais sont simplement le socle de la socialité normale du vulgus pecum du 3e millénaire.

 

L'article des crises.fr nous laisse envisager que, comme en 1872, nous reviendrons à la normale, certes peut-être péniblement, par le biais d'on ne sait quelle magie du progrès (Le puçage ? La vaccination avec passeport ? Peut-être la fusion nucléaire, la lévitation supra-temporelle ?), mais la situation n'a rien à voir avec celle du 19e siècle, où l'ingénierie sociale balbutiait, ne prononçant pas encore ses premières phrases articulées, les villes étaient très différentes, et la socialité de même, avec une place bien plus prépondérante pour la solidarité et l'entraide, notamment.

 

Maintenant que l'on a fait des villes des aires de circulation automobile entre les clapiers, où chacun rentre dans sa boîte, coupé des autres, maintenu sous perfusion de peur devant les médias de masse sensationnalistes, l'autre est devenu un danger dans la perception commune. Le courage a fait place à des formes sophistiquées d'hypocrisie et de lâcheté enveloppées dans le pseudo-individualisme du postmodernisme.

 

Et, de fait, certains le disent désormais sans ambages, même dans les médias :

 

https://francais.rt.com/opinions/82655-amerique-n-est-plus-une-democratie-nicolas-de-pape

 

L'Amérique n'est plus une démocratie, c'est à dire l'occident n'est plus démocratique, c'est à dire, le modèle suprême de la civilisation et du bien n'est plus caractérisé par la démocratie.

 

Non, car il est désormais caractérisé par la gestion de l'humain par les grands nombres, et la vague de censures causées par les GAFAAM ces derniers jours démontre clairement que la fabrique de l'opinion est désormais bien plus la priorité que l'opinion libre qui est censée accompagner la libre expression. Désormais, la libre expression sera celle d'une opinion entièrement calquée sur une pensée unique. C'est une tendance forte et réelle que j'ai, je crois, dépeinte depuis les débuts de mon blog, qui avait plus ou moins commencé quelques années après le 11 septembre 2001, dans un contexte de critique de la version officielle, où l'on voyait déjà apparaître la croisade anti-conspirationniste, dont les-crises.fr est un des grands templiers. Lorsque l'on ne veut voir les crises que dans la perspective d'une aversion aux risques typique du milieu des assurances, de la prévoyance, du juridisme et de la finance...

 

Alors que ce que nous vivons est la plus grande crise démocratique de l'histoire de la démocratie contemporaine, et non un banal épisode grippal qui ralentirait la société, presque de manière bienfaisante, car cette société irait trop vite de toute façon. Même après la grippe équine, elle n'aurait encore trouvé moyen que d'accélérer avec l'électricité, le moteur, etc.

 

Je me répète, mais la situation est toute autre. Les épidémies des 18e et 19e siècles n'avaient jamais donné le semblant de ce à quoi nous assistons aujourd'hui. On peut trouver des points de comparaison, des analogies, mais ils demeurent anecdotiques et encore vus à travers les yeux d'un homme du 21e siècle. Ces comparaisons passent à côté de l'essentiel : depuis la révolution, seule la seconde guerre mondiale a fait vivre au monde un épisode de totalitarisme comparable à ce que nous vivons. Cela a donc bien plus à voir avec le fascisme qu'avec une confusion sanitaire passagère due à une poussée épidémique notable. Il suffit d'avoir les yeux en face des trous pour voir que le totalitarisme a imposé en 2020 des exceptions jamais vues dans l'histoire, comme la rupture, à l'échelle planétaire, avec les principes hippocratiques, avec des libertés basiques autant que fondamentales comme la liberté de circulation ou celle de travailler. Qu'il a rompu aussi avec les principes essentiels de la démocratie, tels que la liberté d'opinion, la liberté d'expression, la liberté politique, la liberté de manifestation, d'exercer sa religion. Et même encore bien plus que cela : l'interdiction de rassemblement, y compris en famille, la fermeture de tous les lieux festifs, culturels ou sociaux tels que les bars, marchés, restaurants, cinémas, stations et salles de sport, théâtres, piscines, bibliothèques, et j'en passe.

 

Dans certains pays, ces mesures prennent des proportions dantesques, en utilisant le premier prétexte qui passe. Je pense à l'Australie et à la Nouvelle Zélande par exemple, mais actuellement c'est le Royaume Uni qui s'illustre particulièrement :

 

https://fr.sott.net/article/36472-Psychopathie-en-action-Des-mesures-anti-Covid-19-renforcees-en-Grande-Bretagne-et-bientot-chez-vous-ou-quand-l-inacceptable-devient-tyrannie

 

Ariane Bilheran explique pourquoi ce que nous vivons n'est pas un simple épisode d'autoritarisme, mais bien une poussée totalitaire, j'ajoute systémique :

 

Vidéo youtube : La psychose paranoïaque de notre ère

 

 

Pendant ce temps, les personnalités font semblant de recevoir le vaccin, sans vraiment faire l'effort de dissimuler correctement la manipulation :

 

Vidéo youtube : Coronacircus – Le spectacle des fausses vaccinations

 

 

Et surtout, cette crise se caractérise par des dégâts psychologiques jamais vus, notamment chez les plus jeunes :

 

https://fr.sott.net/article/36463-Les-hopitaux-pour-enfants-confrontes-a-une-vague-de-troubles-mentaux-a-cause-de-la-folie-Covid19

 

Imaginez que les plus jeunes soient à risque par rapport à cette épidémie, que leur ferait-on donc ? Ici, alors qu'ils ne sont même pas à risques, et que les décès chez les jeunes se comptent en France sur les doigts d'une seule main, ils font l'objet de mesures oppressives et coercitives sans aucun précédent... Masques à l'école, y compris dans la cour, aucune activité extra-scolaire, aucune rencontre possible, avec toutes les difficultés et questions que cela pose en terme de socialisation, d'amour, de perspectives d'avenir, de travail, de couple, et simplement la joie du quotidien qui s'estompe, voire qui disparaît pour les plus fragiles psychologiquement, en étant remplacée par la tension, le désespoir.

 

Rappelons par ailleurs qu'aucune des mesures coercitives n'a fait la preuve de son efficacité sanitaire, et qu'elles ont en revanche démontré leur capacité à détruire la société et à fracasser des millions de vies.

 

Face à ce constat, je ne peux m'empêcher de me demander si les responsables de ce marasme (indice : il ne s'agit pas du virus, mais de la réaction que nos sociétés ont eu face à lui, et qui refusent obstinément de revenir à des proportions raisonnables en terme de santé de la société) finiront accusés voire condamnés pour crime contre l'humanité, car à mes yeux, il y a très largement matière.

 

Donc, pour moi, l'on peut ergoter pour savoir si c'est une « crise sanitaire », un « épisode autoritaire », un « délire collectif » ou une « poussée totalitaire ». Le fait est que le système pseudo-libéral postmoderniste a montré son vrai visage, qui est celui d'une société de contrôle ne tolérant pas le côté humain de l'humain, car variable incontrôlable et incompressible, ne pouvant être quantifiée en nombres, car telle est la nature de notre système sociétal : tandis que l'on se gargarise de termes tels que « patriarcat », notre système, bien plus qu'un machin paternaliste oppressif, est un truc anti-humain, donc autant anti-hommes qu'anti-femmes, mais aussi anti-enfants, anti-vieux, anti-vie. C'est une machine sans âme qui domine l'homme lui-même, et dont l'énergie lui est donnée par des humains sans âme, ou à l'âme morte, qui s'asseyent au sommet de ce système sociétal pourri et non-viable. La question est de savoir si ce système nous emportera avec lui-même, dans son échec... Et je ne pense pas que ce sera le cas. Du moins, il en emportera nécessairement certains, et il le fait déjà (suicide des jeunes et des chômeurs, ou des désespérés, euthanasie hypocrite des vieux, etc.).

 

Ce système essaye de circonscrire la part humaine, de l'encercler, de l'empêcher. Il est défendu par les mouvances idéologiques scientistes telles que la zététique : de nombreux zététiciens ont montré en toute clarté qu'ils étaient là pour jouer un rôle d'inquisition envers les mécréants contre la science officielle, et ne se sont privés d'aucune méthode bienséante pour parvenir à cette fin : délation des opinions contraires, disqualification de l'ennemi par des procédés rhétoriques dégueulasses qui trahissent les biais qu'ils dénoncent sans cesse, mais chez les autres uniquement, voire harcèlement des opposants sur les réseaux sociaux.

 

En cela, ils rejoignent et s'incluent parfaitement dans la tendance sociétale de la « cancel culture ». Ils le font juste à leur façon, en excommuniant les non-scientistes, en les rejetant hors de la société, de la même manière que les GAFAM, tous rattachés à la mouvance idéologique universitaire dite progressiste et « pro-tolérance » qui a exprimé dans les faits une intolérance parfaitement digne du fascisme le plus extrême, en interdisant de parole ceux qui ne pensent pas comme eux, sur les réseaux « dits sociaux » qu'ils contrôlent.

 

https://www.dedefensa.org/article/confession-dun-ennemi-des-gafam

 

Nous voyons donc que la tendance idéologique dite du « progressisme sociétal », prétendument animée des meilleures valeurs, à savoir celles des valeurs humaines de tolérance, de respect des différences, etc., s'est faite la complice d'une tendance absolument totalitaire de répression de l'expression, oubliant que le respect de la diversité n'a lieu que lorsque cette diversité est possible, tout simplement. En agissant ainsi, non seulement ils agissent à l'inverse de leurs valeurs, mais promettent à terme la destruction de ces valeurs par l'impossibilité paradoxale de leur exercice. Ils en sont donc les premiers et les principaux ennemis, et il est triste de voir qu'ils donnent ainsi raison au racisme d'un Trump, qu'ils valident en l'exerçant à leur manière.

 

Si je me permets de souligner cela, c'est parce que cette tendance de fond est typique d'une certaine évolution de la société (voir mon dernier article sur la spirale dynamique, mais il faudrait peut-être que je développe ce point plus avant) qui est probablement inévitable de toute façon, et à laquelle il faut nous préparer.

 

Elle connaîtra bien sûr sa chute, mais je pense que, à l'inverse de la contre-utopie techno-scientiste vouée à un échec rapide, nous subirons celle-ci beaucoup plus longtemps. Comme elle n'est pas de nature anti-humaine, elle contient certainement sa propre viabilité, bien que temporaire, et n'échouera probablement qu'à long terme, par l'exercice répété d'erreurs préjudiciables au maintient d'un équilibre sociétal. C'est à dire qu'étant moins tangentiellement moins éloignée de l'humain, elle produira son propre totalitarisme « bienveillant » (la tyrannie écologique dont j'ai maintes fois parlé, et que je qualifierais désormais de « bio-écologique »), qui produira lui-même les conditions de sa perte, à l'issu d'épisodes crypto-fascistes qui deviendront intolérables, mais probablement moins intenses que la tyrannie sanitaire absolutiste que nous vivons, et qui elle est intolérable à court terme, voire très court terme.

 

D'ailleurs, des solutions pour en sortir existent déjà :

 

https://www.aimsib.org/2021/01/03/covid-19-un-simple-changement-de-methode-et-cest-fini/

 

J'ai parcouru rapidement l'article, mais la conclusion me semble se suffire à elle-même : puisqu'il existe un traitement plutôt fiable et sans danger, mis en parallèle avec la stratégie incertaine des vaccins, nous pourrions l'utiliser. Gageons que, d'une manière ou d'une autre, et que l'on tienne compte ou non de cette opportunité, même les dirigeants les plus obtus seront forcés d'admettre qu'en continuant éternellement dans la même approche, on ne fait que fragiliser et détruire chaque jour un peu plus la société, et qu'à force ils détruisent le socle même de la légitimité qu'il leur reste encore... Dans cette optique, la stratégie que certains imaginent pour le gouvernement, qui serait de perpétuer les mesures jusqu'aux prochaines élections présidentielles serait totalement contre-productive : qui voudrait voter en masse pour des gens qui nous auraient confinés ou opprimés pendant deux années entières, avec comme perspective la répétition de ce genre de scénario à la moindre épidémie ? Rappelons que c'est au moins la 3e ou 4e dont on nous assomme depuis le début de ce siècle, en préparant chaque fois un peu plus les esprits à ce genre de délire, pour parvenir au résultat que nous constatons, et que sans évolution de cette logique, on pourrait tout à fait s'attendre, désormais, à 1 an ou 2 de confinement tous les 5 ou 10 ans... Et c'est aussi pour cela que je dis que ces pratiques ne sont pas celles d'une dérive momentanée qui serait purement sanitaire et sans rapport avec une idéologie, mais qu'elles sont dans l'ADN même de ce système déshumanisé et déshumanisant.

 

J'avais préparé, en outre, des images des dernières courbes épidémiques, mais je vais m'abstenir d'alourdir cet article avec ceci. Le but en était de démontrer que les données officielles sont très éloignées d'une poussée ou d'un rebond épidémique, mais qu'elles sont au contraires très stables – quoique par nature imprévisibles – alors même qu'il est question d'une intervention gouvernementale aujourd'hui même, à laquelle on nous a déjà préparés, avec annonces subreptices d'alourdissement des mesures, par l'intermédiaire du pape Delfraissy. Je m'attends donc à un renforcement du couvre-feu au minimum, quand bien même cette mesure est carrément risible et digne d'une mentalité absolument archaïque et dépassée par les événements, sous couvert de scientificité et de souci de la vie humaine, alors qu'on applique des méthodes à peine dignes du moyen-âge. Et dire qu'à côté de ça, on se moque de la saignée... Mais les confinements et les couvre-feu sont l'équivalent de la saignée à l'échelle des populations, ni plus ni moins.

 

Ce qu'il faut simplement savoir, c'est que les données hospitalières sont stables, et que la détection des cas est toujours aussi incertaine et peu pertinente, tandis que si l'incidence monte très lentement, la positivité est stable. Il est donc impossible de prédire l'évolution de l'épidémie en fonction de la situation actuelle, et par conséquent, un alourdissement des mesures n'aurait une fois de plus aucun sens, sinon celui de se couvrir politiquement et juridiquement au cas où le léger frémissement à la hausse de certains des indicateurs parmi d'autres, serait le signe d'une augmentation à venir. Rappelons qu'à la date actuelle, nous devrions déjà voir l'explosion tant annoncée des contaminations suite aux festivités et autres « débordements » de fin d'année, puisque Noël a eu lieu il y aura 3 semaines demain. Or nous ne voyons rien venir... une fois de plus. Une fois de plus, les prédictions catastrophiques, la stratégie du pire, ne se traduit pas « comme prévu » dans le monde réel qui se moque de nos croyances et de nos modélisations infantiles et ignares, carrément superstitieuses. La seule chose que j'oserais parier, c'est que le virus se comportera comme il l'entend, et qu'il pourrait « exploser » dans quelques semaines de manière imprévue, ou encore disparaître dans quelques mois sans que l'on sache pourquoi, comme cela s'est très souvent produit par le passé. C'est notre prétention à savoir et à contrôler cela qui m'indispose et me fait rire... J'entends encore les paroles de notre maximo président saturnien annoncer le retour du « confinement qui avait eu raison du virus » la première fois... et je me demande s'il y croit seulement lui-même, marionnette que l'on fait parler pour justifier tout et n'importe quoi.

 

Le bon point de tout cela : la nature nous a rappelé qu'elle était imprévisible, et que nous ne la dominions pas, quoique nous nous racontions à ce sujet. Et comme je fais confiance aux puissances de l'esprit, je confesse que je pense que c'est une très bonne nouvelle sur le long terme, car la vérité du monde, que nous la fuyions ou la distordions comme nous savons si bien le faire, court beaucoup plus vite que nous, et déjoue tous les mensonges, un jour.

 

 

En bonus :

 

Paru après mon article, qui confirme bien que l'humain est considéré au mieux comme du bétail, dans cette épidémie :

 

https://francais.rt.com/france/82716-covid-19-bientot-boitier-autour-cou-salaries-essity-assurer-distanciation-sociale

 

Et le patron de Tweeter qui estime que le bannissement de Trump est à la fois un échec et une bonne décision (comprenne qui pourra, un peu comme justifier le fait de battre sa femme ou son enfant, et tout ce qu'on fait à regret mais "pour le bien" d'autrui) :

 

https://francais.rt.com/international/82710-bannissement-trump-echec-dangereux-precedent-selon-patron-twitter

 

Et Macron qui réagit par de belles paroles vaines au suicide d'un cafetier, mais le combientième, au fait ?

 

https://francais.rt.com/france/82718-accules-pire-macron-rend-hommage-cafetiers-restaurateurs-suicide

 

 

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13 janvier 2021

Conférence gesticulée : malou volkoff - Itinéraire d'une femme vénère - violence invisible

Comme j'ai pas mal critiqué la CNV sur mon blog, je voulais ajouter cette vidéo, qui n'est pas du tout centrée sur ce sujet, mais qui l'aborde dans le cadre d'une réflexion sur la violence dans la société. L'intervenante s'y amuse à renommer la CNV "Communication anturellement violente", sans la dénigrer puisqu'elle dit que ça a quelque chose de génial, mais en en dénonçant les limites. Elle affirme notamment que cela ne fonctionne pas dans les situations de conflit intense, et que la CNV est très facilement retournée en tant qu'outil de manipulation, plus particulièrement dans le management, soit exactement ce que j'ai dit plus d'une fois par ici.

 

Mais la conférence est par ailleurs bien au-delà de ce sujet, et mérite vraiment d'être écoutée.

 

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10 janvier 2021

Chronique d'un monde en vrac, 16 Corruption, hiver covidien, chaos, crépuscule dystopique et aube post-dystopique à venir ?

 

J'ai fini par considérer toutes les nouvelles sur la crise actuelle avec un mélange d'indifférence cynique et de désolation profonde. D'un côté, cette crise a quelque chose de passionnant d'un point de vue sociologique et politologique, d'un autre, s'y trouver immergé est douloureux, et recenser et commenter tous les commentaires pertinents que l'on peut en trouver est devenu carrément fastidieux.

 

C'est pourquoi j'ai mis en pause le blog le temps des fêtes de fin d'année, pour tenter de prendre un peu de recul tout en profitant un tant soit peu de celles-ci, d'autant que j'ai développé une névralgie qui ne m'aide pas à passer du temps devant un écran.

 

Le résultat de cette période est que je ne sais pas vraiment quoi ajouter à tout ce qui a déjà été dit jusque là, mais pour ne pas sombrer dans le silence et disparaître dans la nuit froide et sous couvre-feu de l'hiver, j'ai tout de même voulu ajouter un chapitre à ma chronique en ce mois de janvier d'un hiver covidien qui s'annonce interminable.

 

Mon jugement de la situation est toujours le même. Nous avons une maladie qui, selon les critères médicaux qui me semblent objectifs, n'est pas tellement grave, touche certes pas mal de monde à travers le globe, et cause des dégâts indéniables parmi les personnes âgées, mais guère plus qu'une mauvaise grippe : l'âge moyen des personnes déclarées décédées de cette maladie excède l'espérance de vie moyenne des pays les plus favorisés en la matière. Et si dans quelques régions du monde, comme l'Afrique et certaines parties de l'Asie, elle n'a logiquement causé guère de remous, et été géré avec calme, elle cause un véritable raz-de-marée dans tous les pays occidentalisés, jusqu'en Océanie et en Amérique latine, où les mesures sont encore presque pire qu'en Europe occidentale.

 

C'est une véritable tyrannie sanitaire qui a emporté toutes ces régions, en dépit du constat d'une épidémie finalement tout à fait comparable à toutes celles que nous avons connu, presque banale, n'ayant pas encore atteint les valeurs de plusieurs épidémies de grippes ayant existé depuis la seconde guerre mondiale. Première épidémie ayant donné lieu à des confinements planétaires, qui se poursuivent encore, et qui sont additionnés de couvre-feu et d'autres mesures purement dictatoriales induisant une souffrance psychologique majeure dans toutes les couches de la population, notamment les enfants, ainsi qu'une véritable destruction de la société, il semble que l'humanité ait perdu la raison dans bien des régions du monde.

 

Ainsi, l'on s'excite autour d'une seule famille ayant attrapé l'horrible « variant britannique » dans les Bouches-du-Rhône, et l'on renforce les mesures dans cette région, comme si c'était la peste qui allait emporter toute la population locale.

 

https://francais.rt.com/france/82598-cas-variant-britannique-detectes-dans-famille-couvre-feu-avance-18h

 

Pourtant, l'examen quotidien des données épidémiologiques dans cette région comme au Royaume Uni ne donne pas d'indication que la situation soit pire que jamais, elle semble au contraire conforme à un autre banal pic épidémiologique, jusqu'à preuve du contraire.

 

https://www.worldometers.info/coronavirus/country/uk/

 

Certes, les chiffres peuvent sembler haut, mais ils sont semblables à ceux de la première vague, qui elle-même était ce que l'on a dit plus haut : une épidémie assez mauvaise, mais finalement relativement banale, tout dépendant à quoi on choisit de la comparer. Bien sûr, la seule chose qui justifie ces mesures d'endiguement est l'idée que si on ne faisait rien, cela serait 10 ou 100 fois pire, bien que rien ne vienne concrètement étayer la panique qui alimente cette idée... Nous sommes toujours dans la déraison la plus caractérisée.

 

C'est pourquoi mon jugement n'a pas changé. Et c'est pourquoi je m'inquiète que cela pourrait ne jamais prendre fin, même si mon intuition profonde est que les choses se calmeront d'ici l'été, mais mes intuitions ne sont certes pas plus fondées ou fiables que les mesures dites sanitaires que l'on prend...

 

Il me semble juste que les statistiques sanitaires sont une météo de l'hystérie ambiante et rien de plus. Il est triste que la mortalité due à cette maladie, comparable à celle des précédentes épidémies hivernales (il a été mesuré que le pic de grippe de 2017 a été plus mortel que le pic covid du printemps 2020, voir en annexes) serve de prétexte à on ne sait quel emballement politico-médiatique, basé sur on ne sait quel agenda supposé ou supposable, alors que les décès précédents se produisaient dans une très grande indifférence.

 

Les mystères qui se posent sont nombreux et s'énoncent entre autres ainsi : que retiendra-t-on et qu'apprendra-t-on de cette crise ? Que restera-t-il de la société après celle-ci alors qu'il est quasiment interdit et impossible de faire des rencontres depuis bientôt un an, et pour certains de travailler ? Ce sont les questions qui me semblent les plus pressantes, mais elles devront encore attendre, puisqu'un nouveau variant nous menacerait apparemment...

 

On se demande vraiment ce qui a vraiment mené le monde dans une telle psychose sans fin. On se questionne sur l'état du système hospitalier français, qui continue de perdre des lits, non par l'opération du Saint Esprit, mais bien par l'action gouvernementale qui « garde le cap », diraient-ils sans doute avec tout l'esprit de satisfaction dont ils se montrent capables, malgré leurs échecs à répétition, et sans doute à cause de ceux-ci. Ainsi, les conflits d'intérêt et les malversations diverses attirent l'attention, comme celles de Salomon et de Buzyn, qui semble vouloir opportunément échapper à la justice.

 

https://francais.rt.com/france/81591-jerome-salomon-aurait-tente-enterrer-rapport-sur-insuffisance-des-stocks-masques

 

https://www.francesoir.fr/actualites-france/lex-ministre-agnes-buzyn-rejoint-lorganisation-mondiale-de-la-sante

 

https://francais.rt.com/france/82242-medecin-proche-laboratoires-prives-nomme-tete-agence-maladies-infectieuses-covid-19

 

 

Sur la suppression des lits qui continue :

 

https://www.bastamag.net/carte-des-suppressions-de-lits-hopital-covid-reanimation-ARS-CHU

 

 

On aura aussi noté le traitement réservé aux contestataires, comme les attaques contre Raoult, Perrone, Toubiana, ou encore l'internement forcé du docteur Fourtillan, qui a depuis pu ressortir de là sans preuve qu'il aurait été atteint d'on ne sait quelle pathologie psychique... Un abus caractérisé et digne d'une tyrannie stalinienne, donc.

 

https://fr.sott.net/article/36383-Le-Pr-Fourtillan-serait-contre-son-gre-interne-en-hopital-psychiatrique

 

 

C'est Idriss Aberkane qui met alors les pieds dans le plat, dans cette interview que j'ai particulièrement goûté. Et si le seul véritable problème derrière tout ça se rapportait à la corruption ?

 

Vidéo youtube : Idriss Aberkane : "trois catégories de problèmes : la corruption, la corruption et la corruption"

 

 

D'ailleurs, la crise actuelle ne se limite pas, loin s'en faut, à tous les excès liés au covid-19. Puisque l'on parle de conflits d'intérêt, de corruption et autres mélanges des genres, on peut notamment s'intéresser à cette histoire de la « prison de Total » :

 

https://francais.rt.com/international/81720-total-prison-secrete-yemen-elus-francais-demandent-le-drian-intervenir

 

On peut aussi se demander quel est ce besoin spécifique, dans différents pays du monde incluant la France, de justement lancer des projets de fichage dans le timing actuel :

 

https://francais.rt.com/france/82216-extension-fichage-opinions-politiques-que-pese-avis-cnil-surveillance-donn%C3%A9es

 

Alors que le pays est secoué par des contestations :

 

https://francais.rt.com/france/81577-tensions-allant-crescendo-lors-manifestations-jusqu-ou

 

https://www.contrepoints.org/2020/12/19/386915-manifs-des-commercants-et-des-independants-manifs-des-sacrifies?utm_source=Newsletter%20Contrepoints&utm_campaign=56fe1b09f6-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-56fe1b09f6-114016761&mc_cid=56fe1b09f6&mc_eid=7fcb723fbc&fbclid=IwAR1ZmoQpUlRnacq85sWGwncrpgHnfeWANEv5feMc8-Tb6HOUQkcrSLm-TYM

 

Contestations bien sûr amorties par la crise dite sanitaire, crise en réalité politique, sociale et démocratique, je ne me lasserai jamais de le dire.

 

Il faut enfin dire un mot de l'autre hystérie de longue durée qui s'ajoute à celle du moment, qui est celle des manies que l'on qualifiera de sociétales, autour du droit des minorités, des indignations pudiques contre les « populistes » mais aussi contre les tous les oppresseurs blancs, hétéro, y compris remontant à la nuit des temps. Le miracle de cette autre folie étant qu'elle permet de mettre sur le même plan des esclavagistes et des anti-esclavagistes, puisque des statues des deux camps ont été déboulonnées, ou encore de mettre Trump et Homère dans le même plan de la censure :

 

https://francais.rt.com/international/82326-odyssee-homere-nouvelle-victime-cancel-culture-etats-unis

 

https://francais.rt.com/international/82603-nous-devons-faire-plus-que-deplateformer-proteger-internet-mauvais-acteurs

 

Voir Mozilla, autrefois rival de Google, rejoindre ce dernier dans sa politique de censure contre tout ce qui dépasse du rang, est tristement d'époque... pour un navigateur qui dérive lui aussi dans le marais des bugs et des incompatibilités, soit dit en passant. Cette uniformisation de la mouvance de pensée en faveur d'une manie sociétale à la fois transhumaniste et « minoritariste » a quelque chose, elle aussi, de totalement fascinant, tant elle nous propulse, tout comme la crise covidienne, dans un avenir prévisible du politiquement correct hybridé avec la pensée unique, paradoxalement avec cette préoccupation extrême envers les particularismes les plus spéciaux, tout en niant et rejetant en bloc des tendances majoritaires des populations comme des orientations politiques qu'elles prétendent détruire, alors qu'elles les renforcent en réalité, en les plongeant dans une situation d'exclusion qui est intenable, puisque, tout comme avec la politique sanitaire, elle prétend maintenir l'essentiel de la population dans un mutisme définitif, comme si l'on pouvait jeter dans les poubelles de l'histoire ce qui est au contraire complètement vivant et présent, ou encore comme si on pouvait génocider les peuples comme on le fait des visons ou de je ne sais quels animaux dont on prétend avoir la plus grande attention (l'antispécisme fait partie des mêmes tendances sociétales).

 

Il y a quelque chose de réellement extraordinaire dans notre époque, qui nous prépare indubitablement des mouvements sociaux absolument mémorables, dont la grève générale des 200 à 250 millions d'indiens (3% de l'humanité entière) en novembre ne fut qu'un avant goût. C'est pourquoi, en dépit de ma lassitude, je suis persuadé que 2021 sera probablement une année tout aussi mémorable que 2020. Nous sommes vraisemblablement entrés dans quelque chose qui ressemble fort à la crise dite de 1929, dont on oublie que si elle démarre lors du krach d'octobre 1929, elle s'étale en réalité sur une longue décennie, puisque le plus bas de la bourse ne fut atteint que 3 ans plus tard (aujourd'hui, les bourses sont encore presque indifférentes à la crise, au-delà des quelques remous du printemps dernier), que les racines pouvaient déjà s'en apercevoir au cours des années 20, et que ses conséquences se prolongeront jusqu'à la guerre, malgré le New Deal de 1933.

 

Si l'on ose la comparaison 1929/2020, nous en déduirons que, dans cette société totalement virtualisée, où la bourse ignore globalement la crise sanitaire en spéculant comme c'est devenu l'habitude sur les quelques retombées positives temporaires qui pourront en survenir, où la crise sanitaire est entretenue par des modèles informatiques et des fantasmes technicistes paranoïaques, et où des courants idéologiques minoritaires et universitaires prétendent faire table rase de la dynamique vivante qui emporte la majorité de l'humanité, il ne fait guère de doute que nous nous préparons à traverser plusieurs années de chaos social profond, au moins en occident. Durant ces années à venir vont s'affronter d'un côté le monde des idées, des idéaux biaisés, des modèles virtuels, des tendances sociétales, des fantasmes sanitaristes, des délires techno-bureaucrates, bref le monde de la psychose, et de l'autre le monde du concret, des données réelles, de la conscience d'un monde décadent et en perdition, conscience capable d'accepter et d'affronter la réalité de la mort et de la nécessité d'adopter des politiques proportionnées et des modes de gestion compatibles avec l'humain, le vivant et la Terre.

 

Il en résultera probablement quelque chose de l'ordre d'un œuf se fracassant sur un mur et y laissant une vulgaire tâche. À la suite de quoi, nous aurons un monde entièrement à rénover, non pas selon des préceptes psychopatiques et psychotiques prétendant tour régir en fonction d'une vision angoissée et paranoïaque de la vie, mais au contraire respectant l'élan vital, qui suit toujours la pente naturelle des choses, en acceptant de faire avec les difficultés sans tout court-circuiter. Ce sera une période très dure, à la fois exaltante et épuisante, mais nécessaire.

 

On l'aura compris : je ne crois pas au crépuscule dystopique des fous au pouvoir, ceux-là n'ayant pas d'avenir, car niant le vivant, niant l'humain, prisonniers de nombreuses illusions idéologiques qui les privent d'une vision des choses en relation avec le réel qui les rattrapera forcément. Oh, cela ne les empêchera pas d'essayer, et nous vivrons sans doute encore quelques temps dans cette période dystopique que nous connaissons... Mais elle aura une fin, et il nous appartient déjà de manœuvrer afin de préparer la contre-dystopie, la post-dystopie, qui est déjà inévitable.

 

 

 

 

 

Annexes :

 

Bilan 2020 de l'épidémie, surmortalité quasiment indétectable :

 

Vidéo youtube : Covid - 19 : l'heure du bilan

 

 

Un lien supplémentaire pour voir Hold Up :

 

Vidéo youtube : COVID-19 Documentaire inédit Hold Up

 

 

Un autre documentaire sur l'épidémie, qui donne surtout la parole à des médecins :

 

Vidéo youtube : Mal Traités Le documentaire choc sur la COVID 19

 

 

Note d'expertise sur les vaccins :

 

https://criigen.org/wp-content/uploads/2020/12/2020-09_Note-dExpertise-Vaccins-GM_C.Ve%CC%81lot-06.pdf

 

Sur les vaccins, autres infos :

 

https://francais.rt.com/france/82336-vaccination-medecins-toucheront-540-par-patient-ajoute-dans-fichier-si-vaccin-covid

 

https://francais.rt.com/international/82234-espagne-va-creer-fichier-personnes-refusant-vaccination-covid-19

 

 

 

Je rappelle les sources les plus utiles pour s'informer autrement sur la crise, et j'en ajoute quelques unes en passant :

 

https://reinfocovid.fr/

 

Notamment pour les debriefings de France Soir :

 

https://bonsens.info/

 

https://covidinfos.net/

 

Des chaînes youtube :

 

Antipresse, qui fait une chronique par semaine :

 

Vidéo youtube : ANTIPRESSE 263 — le briefing avec Slobodan Despot

 

La chaîne de Charles Gave, qui dépasse largement le cadre du covid, mais l'aborde aussi :

 

https://www.youtube.com/c/InstitutdesLibert%C3%A9sIDL/videos

 

 

 

Textes de fond :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2020/12/lheure-dune-nouvelle-chasse-aux.html

 

https://fr.sott.net/article/36393-Coronavirus-Une-nouvelle-Inquisition

 

https://www.levilainpetitcanard.be/les-mots-maux-de-la-crise/

 

https://www.levilainpetitcanard.be/belgique-la-dictature-sanitaire-sinstalle-et-elle-est-violente/

 

https://fr.sott.net/article/36413-Covid-19-Une-pandemie-plus-mediatique-et-politique-que-meurtriere-Bilan-mondial-chiffre-pour-2020

 

 

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10 décembre 2020

Tentative d'analyser la situation en cours par la spirale dynamique

J'avais parlé de la spirale dynamique la première fois dans cet article de mai 2017, en réponse à un autre article canalblog, pour démontrer que Macron ne maîtrise pas cet outil. Nous en avons désormais la preuve.

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2017/05/31/35339198.html

 

Pour avoir un aperçu de la chose, parcourir aussi cet article, pour ceux qui n'en ont jamais entendu parler (il y a un genre de diaporama en lien qui survole assez bien le sujet) :

 

https://developpementintegral.com/post/introduction-a-la-spirale-dynamique-5832/

 

Autre lien :

 

https://spiraledynamique.com/Theorie/

 

Nous entrons, avec ceci, dans le mode de pensée systémique ou holistique, qui ne date pas d'hier, mais dont cet aspect a été creusé par Clare Graves, voir les trois liens ci-dessus, pour éviter les redites.

 

Dans la situation présente, je dirais que les trois principaux morceaux de la spirale en jeu (on parle aussi de vMemes : https://www.integratedsociopsychology.net/theory/vmemes/) sont le bleu, l'orange et le vert. Je vais tenter d'en explorer les implications, pour amener à une possible vision de ce que pourrait être la sortie de crise et la réorganisation du « monde d'après ».

 

Petites précautions oratoires : j'entends et accepte toutes les critiques, suis conscient de toutes les limites de l'analyse que je tente, notamment du fait qu'un seul système ne suffit pas à décrire le monde ni l'humain, mais afin de rester concentré, d'éviter la dispersion, j'éviterai au maximum les digressions pour me centrer sur les possibilités d'analyse offertes par la spirale dynamique, quitte à enrichir ceci avec d'autres angles de vue et d'autres systèmes dans des articles ultérieurs.

 

Sur la 16e diapo, vous avez un aperçu succinct de ce que représente chaque spire, de la violette à la jaune. Précisons que l'amorce beige représente simplement les instincts vitaux de base, que l'on pourrait qualifier d'animaux. Précisons aussi que la spirale est supposée continuer après le jaune.

 

On voit déjà que le niveau bleu correspond à un ordre collectif normatif et hiérarchisé. Cela peut correspondre à diverses religions, diverses organisations politiques, etc.

 

Le niveau orange est centré sur l'individualisme et le rationalisme. Il inclut donc ce que l'on pourrait appeler l'esprit des lumières, qui donne dans un autre versant, le scientisme.

 

Le niveau vert, enfin, revient à une priorité collective, orientée vers le pluralisme et l'empathie. On le trouve à l’œuvre dans certains aspects du new age (qui s'étend de l'orange jusqu'au vert au moins), et sa mise en place est déjà avancée dans nombre de pays nordiques, notamment la Scandinavie et dans une moindre mesure le Canada.

 

Il est important de préciser à ce stade qu'aucune spire, aucune phase de la spirale, n'est en soi bonne ou mauvaise. Il s'agit ni plus ni moins d'un stade d'évolution de la conscience, qui en appelle d'autres. Et ce, aussi bien au niveau individuel que collectif, en ajoutant que chaque spire alterne entre une priorisation vers l'individu, ou vers le collectif.

 

Puis nous vivons actuellement dans le paradigme de l'individualisme tourné vers le profit et l'accomplissement de soi, nous comprenons que notre société est dominée par le vMeme orange, avec de gros bouts de bleu et de toutes les phases précédentes (car chaque phase s'intègre à la suivante sans disparaître), et déjà de petits bouts de vert.

 

Chaque niveau peut s'exprimer d'une manière que l'on pourrait qualifier d'intégrée ou de désintégrée. Pour donner un exemple, le niveau orange intégré correspondrait à la pleine conscience de soi, de ses besoins, au fait de s'assumer pleinement, de bien se connaître, et d'être à l'écoute de soi, de ses besoins. On peut évoquer ici la pyramide des besoins de Maslow :

 

http://alain.battandier.free.fr/spip.php?article6

 

A l'inverse, le niveau orange désintégré pourrait se caricaturer ainsi : une personne totalement égocentrée, ne voyant que ses propres intérêts, prête à marcher sur les autres pour les atteindre, recherchant le profit pour le profit, et vivant pour la compétition. Le golden boy d'American Psycho en serait un stéréotype extrême parmi d'autres.

 

Ajoutons à cela qu'un niveau de conscience peut se vivre de manière ouverte ou de manière fermée : vous pouvez avoir conscience qu'il existe des possibilités d'évolution plus hautes, ou vous pouvez croire que vous avez atteint le niveau de développement le plus haut.

 

Une caricature de ceci, au niveau bleu, serait par exemple un inquisiteur persuadé qu'il doit tout faire pour apporter la foi aux autres, et détruire la foi ou même l'existence de ceux qui ne partagent pas la sienne. Un tel personnage serait prêt à donner la mort au nom de Dieu, mais il agira toujours selon les préceptes et les protocoles prévus, en tout cas tels qu'il les comprend ou les interprète (à moins qu'il ne soit en fait dominé par le niveau rouge qui précède, qui correspond au paradigme qui promeut la violence comme modèle, et ne s'embarrasse pas de règles, sinon la loi du Talion).

 

Je simplifie volontairement pour mieux me faire comprendre, car il faut bien comprendre que, au sein d'une société ou d'un individu, tous les niveaux se chevauchent et s'entremêlent de manière bien plus complexe.

 

Une version intégrée du niveau bleu donnerait au contraire une personne ouverte à l'amour, à la tolérance, qui prônerait avant tout des valeurs humaines fondamentales, quoique guidées par des dogmes ou des écrits. On pensera aux saints, aux personnes charitables qui privilégient l'entraide par dessus tout, voire le sacrifice dans les cas extrêmes.

 

A présent, pour mieux comprendre le niveau vert, l'on pourrait encore former deux caricatures.

 

La version intégrée serait celle d'une personne fortement tournée vers l'empathie, et notamment l'acceptation de toutes les différences, et vers des valeurs telles que l'égalité, la paix, l'amour, etc.

 

Tandis que la version désintégrée serait la figure du « social justice warrior », prêt à entraver autrui lorsque ses idéaux sont en désaccord avec ceux-ci, et qui transforme la passion de l'égalité en un égalitarisme forcené où tous les particularismes se vaudraient, au point de mériter de nouvelles croisades idéologiques, l'agression des bouchers ou des agriculteurs, la stigmatisation des « mâles blancs hétéro » sans distinction, etc. Bref, un retour d'une forme d'inquisition guidée par le politiquement correct.

 

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A présent que ces caricatures sont posées, explorons un peu le moment présent, dans sa dynamique.

 

Actuellement, le niveau bleu s'incarne dans les protocoles sanitaires rigoureux, irrationnels, dogmatiques, imposés par des bureaucrates qui appliquent aveuglément et religieusement des méthodes technocratiques. On peut considérer que les aides sociales exceptionnelles correspondent aussi au niveau bleu.

 

Le niveau orange s'incarne dans la poursuite tant bien que mal de l'économie, de l'industrie, mais aussi dans la destruction de la société. En effet, c'est parce que, simultanément aux protocoles bureaucratiques et sanitaires, on continue d'appliquer le grand principe du darwinisme social qui va de paire avec le mode de pensée orange, que l'on n'est pas tellement gêné pour mettre en difficulté certaines professions libérales, les enfants, les vieux, etc. Mort aux faibles pourrait tout à fait être un slogan de type « orange désintégré ». Je pourrais pousser plus loin, mais j'essaye de rester schématique.

 

Le niveau vert est encore faible dans notre société. Pour le moment il est surtout instrumentalisé dans les slogans « se protéger en protégeant les autres », et dans l'expression de la volonté de protéger les personnes fragiles, préoccupation commune aux niveaux bleu et vert. Il promeut l'empathie envers les personnes fragiles qui pourraient plus particulièrement souffrir de cette crise. Mais il se traduit aussi, justement, dans la contestation de la violence qui est simultanément exercée dans la société, contre les enfants, les personnes âgées isolées. Le fait que le niveau vert soit encore faible explique probablement pourquoi cela n'occasionne pas encore de mouvements sociaux d'envergure. On a toutefois vu que la Suède avait refusé de confiner, et que le Danemark avait massivement manifesté contre la vaccination obligatoire. L'Allemagne, elle aussi plus avancée que la France, a montré de vastes capacités de mobilisation. Nous avons déjà des signes probants de l'existence de ce vMeme dans les populations européennes.

 

 

A présent, comment tout cela pourrait-il s'articuler ?

 

Un autre aspect important à comprendre, c'est que les transitions vers un niveau de conscience sont longues, et passent nécessairement par des crises. Nous vivons l'une de ces crises.

 

Lors d'une crise sociétale, il se passe trois choses simultanées :

 

a) Le mode de vie actuel dominé le vMeme en cours est remis en cause.

b) On se questionne sur comment améliorer les choses (on regarde vers le vMeme suivant)

c) On se replie vers ce qui avait fonctionné précédemment (on se rapproche du vMeme précédent)

 

Autrement dit, c'est parce que nous ne savons pas comment faire face à la situation présente que nous essayons des méthodes usées et éculées, et nous replions dans la tyrannie bureaucratique du vMeme bleu. Mais, dans le même temps, une partie de la société tire vers plus d'humanisme, d'empathie, de prise en compte des effets systémiques, et donc progresse vers la conscience que les anciennes méthodes sont définitivement inadaptées : nous finirons par réaliser que ce que nous faisons ne fonctionne pas, et cause au contraire bien plus de dégâts. Alors nous nous engagerons avec plus de conviction vers le quasi-inconnu que représente le niveau de conscience suivant, et les réponses qu'il apporte.

 

C'est pourquoi, malgré la période difficile, les états d'âme sombre, et la conscience que cette évolution prendra des années, je suis assez confiant sur une évolution positive à terme.

 

En effet, le vMeme vert oriente les individus et la société vers la conscience que le mode de vie actuel est en échec et nous mène à notre perte. Il nous rapprochera d'une relocalisation des modes de vie, vers une sobriété nécessaire, vers une empathie qui est vitale dans un monde devenu plus difficile à vivre, et ainsi de suite.

 

Et, si tout va bien, nous évoluerons encore après des décennies ou des siècles vers le niveau jaune, qui est celui de la conscience holistique, puis vers le niveau turquoise, qui est celui de l'harmonie avec l'univers... Le chemin est long, alors faisons ce qu'il faut pour ne pas trop trébucher en chemin, car ceci est de notre responsabilité, et nous voyons bien aujourd'hui qu'il serait suicidaire de laisser les choses en l'état : le darwinisme social et la bureaucratie techno-centrée n'ont qu'une alternative à nous proposer, ou plutôt imposer : la dictature scientiste et inhumaine vers le transhumanisme à marche forcée.

 


Nouvelles de la bête

 

Ce matin, je me sens comme un marin qui serait resté sous la pluie trop longtemps. Une pluie qui dure depuis des mois. L'imperméable la retenait, jusque là, mais l'impossibilité de se mettre à l'abri fait qu'elle s'insinue peu à peu, un peu partout. Elle a perturbé mon sommeil de rêves autoritaires, moi qui laisse bien peu prise à tout cela, depuis le début, mais nous sommes tous écrasés depuis des mois par cette situation.

 

Je fais sans doute trop peu d'exercice, le froid hivernal me tenant enfermé chez moi, en ville, avec si peu à faire dehors, de toute façon. Rien que des courses... transporter son corps jusqu'aux temples de consommation est si motivant, et depuis que tout cela a commencé, les données épidémiques me semblent être une météo, voire un horoscope des décisions gouvernementales. On y décrypte l'ampleur des restrictions, on y prévoit la dureté de la cravache.

 

La semaine prochaine, giboulées de couvre-feu avec possibilité de reconfinement au cours de l'hiver.

 

J'ai prévu des choses pour les fêtes, mais cela sera-t-il accordé ? Faudra-t-il sortir sous la neige clandestinement, avec ou sans attestation, afin de résister à l'oppression ? Fêter Noël, voir ses proches sera-t-il en cette fin d'année un acte séditieux ? Aimer deviendra-t-il subversif ?

 

Je dois aujourd'hui refaire mes stocks, aller faire mes courses. L'envie m'en assaille comme celle de creuser une tombe dans un camp de concentration.

 

La question du deuil est apparue, elle m'avait spontanément effleuré comme celle d'une étape nécessaire pour avancer, passer à autre chose. Oui mais le deuil est-il en fait possible, lorsqu'on ne sait pas de quoi l'on fait le deuil ?

 

L'on sait de quoi était fait le monde d'avant. Mais on ne sait pas de quoi sera fait et ne sera pas fait celui d'après. Y aura-t-il encore des salles de cinéma ? Y aura-t-il encore des Jeux Olympiques ? Portera-t-on le masque chaque hiver ? Voire 365/365 ? Sera-t-il un monde de Déraison qui supplantera la prétendue Raison dans laquelle nous vivions jusqu'ici ?

 

Tiens, un article a retenu mon attention, hier, qui datait de fin 2019, mais aurait pu être écrit avant-hier :

 

https://www.contrepoints.org/2019/10/04/354929-la-fin-de-la-democratie-de-jean-claude-kaufmann

 

Et un autre, encore, qui s'assemble avec, écrit en janvier 2020, peu avant que tout cela ne commence :

 

https://www.contrepoints.org/2020/01/23/362814-pourquoi-le-liberalisme-nest-pas-bien-vu-dune-grande-partie-des-francais

 

Sa dernière phrase intrigue, en décembre :

 

« Et si ce à quoi ils aspiraient n’était pas tout simplement… plus de liberté ? »

 

Les français demandent-ils donc plus de libertés ? Les demandent-ils en levant le doigt, en chuchotant et en terminant par « s'il vous plaît, si ça ne vous dérange pas trop... fêter Noël, on aimerait bien ça, quand même » ?

 

Ou bien sont-ils encore sidérés, déjà résignés ?

 

Dis papa gouvernement, demain est-ce que tu me donneras l'autorisation de faire de nouveau des rencontres ? Dis papa gouvernement, quand je serai grand, est-ce que j'aurai le droit de tomber amoureux ? Dis papa gouvernement, quand est-ce que je pourrai aller voir mes parents ? Dis papa gouvernement, est-ce que j'ai le droit de rentrer après 20h ce soir ? Car on fait une promenade dans les rues sans animation, avec des copains... Dis papa gouvernement, est-ce que je pourrai mettre des guirlandes sur mon sapin de Noël que personne ne verra, cette année ? Est-ce que je vais porter des masques à l'école de la maternelle jusqu'à BAC +12 ? Est-ce que le vaccin, ça fait mal ?

 

Va te faire foutre, père fouettard...

 

https://francais.rt.com/france/81503-plus-plus-francais-victimes-solitude-compris-jeunes-etude

 

https://fr.sott.net/article/36372-Consequences-des-mesures-prises-face-au-Covid-19-270-millions-de-personnes-au-bord-de-la-famine

 

 

Nos vies nous appartiennent. Il faut prendre les libertés, car elles sont nôtres. Et il faut remettre ces dictateurs à leur juste place... Je ne sais pas, utiliser la justice tant qu'elle est encore disponible, ou alors, utiliser tous les autres moyens à notre disposition.

 

Imiter l'Inde plutôt qu'imiter la passivité ambiante :

 

https://fr.sott.net/article/36363-La-plus-grande-greve-au-monde-200-millions-de-travailleurs-paralysent-l-Inde

 

 

J'en reviens au deuil. De quoi faisons nous le deuil ? D'un monde consumériste, déjà inhumain, aux velléités de contrôle sur tous les aspects de notre existence, qui montre en fait son vrai visage à l'occasion de cette crise. L'humain ne l'intéresse pas, et d'ailleurs l'économie non plus. Même le divertissement, les loisirs, ne l'intéressent pas, dès lors qu'ils ne sont pas indispensables au contrôle humain.

 

Ce monde montre enfin son visage grimaçant et menaçant de prédateurs installés tout en haut de l'état et du reste de la société, ne connaissant pas intimement ce qui fait qu'un humain est humain, car ayant grandi dans un autre monde, entièrement voué au profit et à la gestion – pour ne pas dire la dominance – de la ressource humaine, et voulant profiter jusqu'à la moelle de ce que la populace a à fournir : du sang et des larmes.

 

Oh oui... Je caricature. Mais cette caricature n'a-t-elle pas sa part de vérité ? Manipuler nos émotions jusqu'à ce que la souffrance nous écrase n'est-il pas une part de leur stratégie évidente ? Nous soumettre par l'épuisement moral, le sentiment d'impuissance, le harcèlement jusqu'à ce que nous ayons deux genoux à terre, et que nous ne soyons plus qu'une masse humaine docile car totalement désespérée.

 

Malheureusement, cela a fonctionné en union soviétique. Cherchez, écoutez les témoignages de ce qu'était vraiment cette période, et vous verrez les similitudes de plus en plus criante. Quand les étals des supermarchés seront vides, nierons-nous encore cela ? Car aujourd'hui qu'on empêche de travailler, cela ne menace plus seulement le tiers-monde, et d'ailleurs la France, si mal gérée, ne se rapproche-t-elle pas de ce tiers-monde ?

 

Oui, mon texte est lourd, aujourd'hui. Comme la moitié des français, je n'ai pas bien dormi. C'est comme ça. Nous devons tous affronter cette période, regarder la bête droit dans les yeux, afin de réagir avant qu'elle ne nous dévore tous.

 

J'avais une autre réflexion à fournir, que je retarde depuis des semaines... Bon, je vais faire mes courses, et je vais m'y atteler.

 

Bon courage à nous tous. Il y a plus à plaindre que le français, mais ce n'est pas une raison pour demeurer passifs dans l'indignité. N'oublions pas, d'une part, que cette crise enfonce les plus pauvres et les plus démunis d'entre nous, et que si cela continue, nous finirons par tous rejoindre leurs rangs, car tant qu'il n'y a pas davantage de place pour l'autonomie – à nous de forger cette place – nous sommes tous vulnérables aux décisions de nos gouvernements, et cette crise devrait nous ouvrir les yeux à ce sujet.

 

L'hiver est déjà là, pesant.

 

Le printemps arrivera.

 

Et la vie, c'est maintenant.

 

 

 

 

 

Quelques liens supplémentaires en annexes :

 

Vidéo youtube : Louis Fouché : L’immunité en question, des réponses multiples [6/6]

 

 

Encore un debunkage magistral et savoureux, qui montre que dans le match des fake news, c'est toujours 1-1 et la balle au centre :

 

http://www.francesoir.fr/politique-france/hold-up-afp-debunk-debunk

 

 

Un texte de Frédéric Lordon sur les-crises.fr, portant sur la dérive anti-complotiste ;

 

https://www.les-crises.fr/paniques-anticomplotistes-par-frederic-lordon/

 

Avec, là aussi, la savoureuse censure puis fermeture des commentaires, toujours révélatrice de l’ambiguïté de ce site, qui essaye de se positionner comme un site alternatif, mais en ayant depuis longtemps rejoint les rangs du politiquement correct. On les remercie quand même de faire circuler encore ce genre de texte, même si leur politique me fait toujours prendre ça avec ironie.

 

Enfin, un texte d'autant plus troublant qu'il provient de gens qui connaissent l'intérieur, les viscères de la bête pharmaco-industrielle :

 

https://fr.sott.net/article/36362-Depeuplement-Les-docteurs-Wodarg-et-Yeadon-demandent-l-ARRET-immediat-de-toutes-les-etudes-vaccinales-anti-Covid-19-qu-ils-considerent-dangereuses

 

Horoscope épidémio-météorologique, l'épidémie de folie covidienne repart à la hausse, façon cours de bourse hors de contrôle :

https://www.capital.fr/economie-politique/covid-19-voici-les-departements-ou-lepidemie-repart-1388196

 

La FEMA et le covid, ou la distanciation sociale dans les abris anti-atomiques :

https://fr.sott.net/article/36376-FEMA-et-l-absurde-ou-comment-echapper-au-COVID-19-sous-les-bombes-nucleaires

 

 

 

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05 décembre 2020

Optimisme ?

 

Depuis mon article d'hier j'ai lu plusieurs textes assez longs, et je voulais donc en profiter pour faire un petit addendum.

 

D'abord, deux textes assez sombres, le premier sur les conséquences psychologiques de la crise sur les enfants :

 

http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/impacts-traumatiques-de-la-politique-sanitaire-actuelle-sur-les-enfants-un-constat

 

Le second sur un aveu assez troublant, même si pas surprenant, du ministre de la santé belge :

 

https://covidinfos.net/covid19/fermer-les-magasins-est-une-mesure-psychologique-destinee-a-creer-un-electrochoc-dans-la-population-faire-du-shopping-ne-comporte-pas-de-risque-a/2674/

 

Comme je le disais ailleurs :

 

Donc, mettre en difficulté les commerçants, pousser des gens au suicide, n'était pas une décision guidée par des considérations sanitaires, mais visait bien à choquer les esprits... on a envie de dire « mission accomplie »...

 

Et la poussée tyrannique se précise :

 

https://fr.sott.net/article/36360-Les-certificats-prouvant-la-vaccination-anti-Covid-annonces-par-le-gouvernement-du-Pays-de-Galles

 

 

 

Nous avons donc d'un côté cette pulsion psychopathique et anti-sociale du contrôle absolu, de la gestion par la peur et même le traumatisme, à moins qu'il ne s'agisse, comme avec le futur vaccin qui est davantage une thérapie génique expérimentale, une façon d'utiliser les peuples comme cobayes tous trouvés, comme cela s'est déjà déroulé dans le passé, à plusieurs reprises, pour ne pas dire constamment.

 

Et d'un autre côté, comme dans l'article que je commentais hier, la conviction que cette poussée tyrannique échouera, à condition que nous nous y opposions avec intelligence. D'autres articles vont dans le même sens, comme celui d'Ariane Bilheran sur réinfocovid :

 

https://www.reinfocovid.fr/moment-paranoiaque-ariane-bilheran/

 

Ce texte de Philippe Guillemant sur Nexus :

 

https://www.nexus.fr/actualite/billet-dhumeur/finalite-vaccination-guillemant/

 

Ou encore Brandon Smith :

 

https://fr.sott.net/article/36359-Le-pouvoir-des-elites-est-une-illusion-et-leur-controle-n-est-qu-une-facade

 

Une forme d'unanimité se dégage pour penser que les forces de l'Esprit sont supérieures à la poussée paranoïaque du contrôle, et que la vie trouve toujours son chemin, dans les fissures de la pierre comme dans la prison de la peur. La seule condition est la volonté, la lutte avec intelligence. Tout en ayant conscience, toutefois, que nous glissons dans des temps sombres qu'il nous appartiendra de repousser.

 

Et ceci, petite pierre par petite pierre, pour reconstruire quelque chose qui soit à la dimension de l'humain que la tyrannie croit écraser. Il ne suffit de pas grand chose. Questionnez les dérives et les abus, parlez de tout ça autour de vous, maintenez le lien au lieu de vous recroqueviller dans ce monde sans contact, témoignez de votre être et de votre sensibilité, agissez quand vous le pouvez. Résistez activement et en votre âme et conscience si vous pensez que c'est nécessaire. Par exemple, j'ai rejoint une action en justice, en tant que partie civile, contre le port du masque à l'école élémentaire que je considère comme une maltraitance qui aura des conséquences sur la société présente et future. Il suffit d'un courrier et d'une toute petite pincée de courage, rien de plus. Et puis j'écris, et puis j'assume mes états d'âme sans essayer de paraître plus fort que je ne suis. Je cultive l'équilibre de mon esprit plutôt que l'apparence de la force.

 

Tout le monde peut faire un peu pour que l'humanité repousse l'ombre de la tyrannie. Et nul ne sait combien de temps cette période durera, mais n'oublions pas que l'Esprit est éternel et que la vie trouve toujours sa voie, tant que les conditions existent, et elles le sont indubitablement.

 

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04 décembre 2020

Chronique d'un monde en vrac, 15 Perversion des causes et des idéaux et poursuite de la destruction de la société

 

Il est toujours intéressant de parcourir la presse – à défaut de la lire – mais aussi les forums, les différents sites sur internet, les commentaires, les opinions diverses. On y lit à l'avance ce qui fera sujet ou débat à l'échelle du pays la semaine ou le mois d'après. Ainsi, le vaccin n'est pas encore là qu'il soulève déjà de nombreuses discussions, car il a été annoncé, on pourrait dire prématurément, comme le bébé prématuré qu'il est, sans qu'on ait les éléments pour décider de la pertinence de la chose ou non, étant entendu qu'un vaccin fait ainsi à la va vite a très peu de chances d'être pertinent, tout en ayant très peu de chances d'être mis de côté, cependant.

 

Et il en va de même de tant de sujets dans cette crise et ses très nombreuses contradictions qui ne semblent pas sauter aux yeux de beaucoup de commentateurs. On a invoqué le principe de précaution contre l'hydroxychloroquine, en remplaçant le grand principe hippocratique « primum non noncere » par ce nouveau principe à géométrie variable, qui fut d'ailleurs appliqué à l'envers pour imposer les nombreux confinements à travers le globe. Sur le vaccin, on tirera un trait sur l'un comme sur l'autre... le vaccin peut nuire, puisqu'on l'applique pour mettre fin à la crise, et en cela nous ne voyons plus aucun intérêt aux précautions, quand bien même les fabricants sont les premiers à prévenir que le vaccin pourrait bien ne pas empêcher les transmissions, ni les formes graves de la maladie. Autrement dit, il n'est pas au point, ce qui est parfaitement normal puisqu'un vaccin met normalement une dizaine d'années à être mis au point. On reste donc subjugué par les prises de décisions dans cette crise, qui ne suivent en fin de compte aucun principe, aucune autre ligne directrice que celle de céder à la panique et à l'urgence, après avoir reproché à certains médecins d'avoir justement agi en fonction de l'urgence qu'ils sont contraints d'affronter au jour le jour dans leur terrain professionnel concret. Imaginez qu'on demande aux pompiers d'appliquer le principe de précaution plutôt que d'entrer dans un immeuble en flammes contenant des dizaines de personnes en danger de mort imminent. Imaginez maintenant qu'on vous demande d'ingurgiter sans réfléchir, d'une traite, le contenu d'un verre qui pourrait vous protéger d'une grippe sévère en vous exposant à des dégâts génétiques potentiellement transmissibles à votre descendance. Car c'est là le dilemme qui se pose aujourd'hui avec ce vaccin.

 

Vidéo youtube : Alexandra Henrion Caude répond à un médecin qui veut imposer le vaccin à tout le monde. Magistrale

 

 

On comprend bien qu'il n'y a aucun principe de précaution qui tienne, et qu'on n'invoque ce principe que quand il arrange, en l'écartant dès qu'il gêne. Ceci est la définition inverse d'un principe...

 

Et dans la presse, et dans les opinions et les commentaires, on voit déjà poindre les rumeurs que le gouvernement avance comme des pions préventifs. Ainsi, il ne serait pas certain qu'on atteigne les critères définis pour le déconfinement à date prévue. Vous les voyez venir ?

 

Nous serons donc hypothétiquement quasi-semi-à-peu-près-re-déconfiné-sous-condition-que, pour sortir de ce pseudo-confinement-partiel-allégé, qui concerne tout le monde mais personne, et où tout le monde a le droit de travailler sauf plein de gens. Et tout ça pour passer sous couvre-feu vaguement allégé (vous aurez le droit d'aller au ciné, mais « papier bitte », en allemand dans le texte).

 

On passera sur les nombreuses absurdités plus ou moins hilarantes, si tant est qu'on arrive encore à rire de tout ça...

 

https://francais.rt.com/france/81340-chaotique-commission-denquete-sur-gestion-epidemie-covid-accable-gouvernement

 

Ainsi, la commission d'enquête a rendu son verdict, et juge la gestion « chaotique », rien de plus rien de moins, et la majorité a gentiment décliné de signer ce document jugé partial, puisque tout ce qui ne vient pas de la majorité est forcément partial, et jure avec l'auto-satisfaction gouvernementale. De toute façon, que sortira-t-il de ce verdict ? Et bien, ne nous leurrons pas, probablement rien sinon quelques enseignements de surface que l'on pourra éventuellement ignorer ou oublier d'autant plus facilement lors de la prochaine crise qu'on en aura refusé les conclusions... Le propre de l'oligarchie technocratique étant d'être si fière de ses erreurs qui n'en sont pas qu'elle met un point d'honneur à les répéter tant qu'elle le peut, jusqu'à prouver que cela fonctionne, en fait.

 

 

Je ne vais pas forcément m'étendre sur mes commentaires anecdotiques de la crise, et je listerai en annexes de nombreux liens à consulter pour ceux qui ont le temps, mais je voudrais tout de même m'attarder sur cet article qui a particulièrement mon attention :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2020/11/le-grand-reset-pour-les-nuls.html

 

Je ne commenterai pas extensivement ce texte déjà long, et me semble-t-il assez complet sur la question du grand reset présenté comme porte de sortie de crise par l'oligarchie mondialisée. Mais j'ai tout de même retenu quelques passages qui me permettent d'étendre une réflexion commencée il y a des années sur ce blog. Ainsi, au début de la pandémie, je disais qu'un système mis sous tension par la première épidémie un tant soit peu virulente ou par un ou deux degrés de variation du climat est un système sans aucune résilience, qui mérite d'échouer, et qui échouera. Je le redis donc : il échouera, et il est peut-être déjà en train de le faire.

 

Cependant, une des stratégies communes de toute oligarchie profitant d'une situation est celle qui leur permet de faire durer le plaisir. Nul doute que le grand reset entre dans cette catégorie de stratégie.

 

L'auteur partage visiblement ma vision des choses :

 

« Maintenant, je ne pense pas que cette vision exacte se réalisera jamais complètement. Il est probable qu’elle implose avant d’arriver à mi-chemin – et une partie de ce que je viens de décrire n’est rien d’autre que le rêve éveillé d’un esprit malade. Mais les puissants fous font de leur mieux pour que ce cauchemar devienne réalité. Ainsi, le danger n’est pas d’être dépassé par une IA prenant soudainement conscience d’elle même, mais de perturber la vie normale et de provoquer la misère totale que les fous peuvent causer à nos esprits et à nos corps alors qu’ils se précipitent pour découper le monde en morceaux, en utilisant diverses expressions pratiques telles que « crise sanitaire mondiale » ou « changement climatique ». »

 

Et là, je réitère ma conviction maintes fois affirmée : que le changement climatique existe, qu'il soit d'origine totalement ou partiellement anthropique ou non, n'est pas le point que je soulève. Une politique oligarchique opportuniste se moque des réalités, et se concentre sur la création de récits suffisamment plausibles pour appuyer et justifier sa stratégie.

 

Je relève encore d'autres passages :

 

« Dans tout ce qui se passe, il y a toujours une combinaison de bonnes intentions, d’avidité, d’ambition, de relations personnelles, d’intérêts financiers, d’illusions, etc. Les politiciens parlent aux financiers, les généraux parlent aux politiciens, quelqu’un est l’oncle de quelqu’un d’autre, et c’est ainsi que les choses se font. Malheureusement, moins le message est direct et plus la propagande est abondante, moins les bonnes intentions ont de valeur et plus il est facile pour les méchants de réaliser des absurdités. »

 

« On a l’impression que nous sommes actuellement en pleine « révolution colorée », un coup d’État en douceur. Habituellement, les élites américaines le font à d’autres nations, mais maintenant, cela se passe sur le sol national. On a l’impression que le programme du « Grand Reset », par ses messagers et par son argent, façonne à la fois la « réponse au Covid-19 » schizophrène et le mouvement « justice sociale / climat » soudainement généralisé et bien financé des super-entreprises, qui sont tous à ce stade entremêlés en termes de messages. »

 

Je ne peux qu'abonder en ce sens. Le covid-19 est frère jumeau du « changement climatique » en ce sens que c'est un phénomène naturel monté en épingle dans un récit construit dans le but de faire accepter certaines idées qui se révèlent anti-humaines. La justice sociale n'est qu'un autre idéal perverti pour faire avancer un agenda et cette idéologie inhumaine.

 

Plus loin, l'auteur souligne la problématique énergétique :

 

« Les éoliennes prennent également beaucoup de place et ont leurs propres problèmes. Elles sont toutes deux très dépendantes du temps et ne fournissent pas suffisamment d’énergie. Il est également à noter que le récent film de Michael Moore, « Planète des Humains », qui explorait certains des aspects pas si verts de l’« énergie verte » et faisait la lumière sur une partie de la corruption du mouvement environnemental, a été attaqué par les leaders écologistes de manière vicieuse et si uniforme que le film a été retiré des principales plate-formes et a en quelque sorte disparu de l’attention du public.

 

Quoi qu’il en soit, que se passera-t-il si les combustibles fossiles disparaissent ? Au fait – et c’est un point important – je ne suis pas convaincu que les « resetters » aient l’intention de faire disparaître les combustibles fossiles. Je pense que nous pourrions envisager un acte de repositionnement de l’image de marque. Jusqu’à récemment, je pensais qu’ils voulaient vraiment « démanteler » les combustibles fossiles, mais j’ai ensuite examiné la « technologie climatique » et maintenant je pense que les choses sont plus complexes, que cela pourrait être une manœuvre géopolitique stratégique. Je ne sais pas. Il existe des chevauchements technologiques particuliers entre les combustibles fossiles et l’énergie « verte », mais le temps nous le dira. En tout cas, s’ils disparaissent ou font semblant de disparaître, nous découvrirons rapidement que l’éolien et le solaire ne sont pas à la hauteur – et nous rencontrerons alors notre nouveau roi de l’énergie « verte », la fusion nucléaire, oui !!.

Quand cela arrivera, notre ami, le célèbre philanthro-capitaliste, viendra à notre secours. Il est très investi dans les réacteurs à fusion nucléaire – en fait, son projet préféré, selon lui. (En fait, il se trouve qu’il est très impliqué dans à peu près tous les points de la liste « Grand Reset », quel génie des affaires il est). Mais attendez, pour rendre l’intrigue encore plus intéressante, l’OMS, qui bénéficie bien sûr de son généreux financement, s’est donné beaucoup de mal dans le passé pour minimiser le bilan sanitaire d’incidents nucléaires tels que Tchernobyl et Fukushima. »

 

On comprend que tout est bien plus complexe que les bonnes intentions affichées, que les grandes causes ont toutes été perverties et instrumentalisées, et dans tout ce jeu d'échec, le « changement climatique » n'est que le cavalier ou la reine : une pièce maîtresse à ne pas perdre, et à utiliser autant de fois qu'on le peut pour faire avancer sa stratégie, avec tout le cynisme nécessaire. Le covid-19 est un pion inattendu, qui est arrivé jusqu'au bout du plateau, et s'est transformé en une deuxième reine dans le jeu des globalistes, et dont ils abusent autant qu'ils peuvent, faisant accélérer leur stratégie avant la défaite annoncé d'un système fondé sur l'exploitation exponentielle des ressources (une croissance infinie est la définition même d'une fonction exponentielle).

 

En d'autres termes : les idéaux humains sont aujourd'hui des pions que les globalistes ont volé à leurs adversaires pour s'en servir eux-mêmes, et à chaque fois qu'on se sert de leurs termes et de leurs obsessions, on joue avec leurs règles...

 

Il est par exemple intéressant de remarquer que c'est la croyance dans l'idéologie du progrès qui a permis que nous en arrivions là où nous en sommes. Tout semble se passer comme si les évolutions de la politique humaine étaient naturelles, alors qu'elles sont forcément influencées par la culture. Tous les choix politiques sont ceux d'une nation donnée, baignant dans un mélange de tendances et d'idéologies donné, à un moment donné de l'histoire. Cela n'a que peu avoir avec la nature, mais dans une stratégie cynique, il était inévitable que l'on se serve de la nature, qui a toujours guidé les évolutions culturelles, les inventions humaines, et d'où proviennent aussi toutes les peurs humaines. C'est ce qui a conduit l'humain à vouloir dompter la nature plutôt que de rechercher une harmonie qui paraissait sans doute être un pacte dangereux avec une nature justement incontrôlable et imprévisible par essence.

 

Dans les contes, les légendes et les fables comme dans les récits politiques, la nature est comme un personnage que l'on peut utiliser en fonction de l'histoire que l'on veut raconter. Et les premiers faiseurs d'histoires de notre époque sont les politiciens et les idéologues.

 

On peut ainsi jouer sur l'image de pureté ou d'innocence attachée à la nature dans un certain inconscient collectif moderne pour construire le story-telling du greenwashing. Avez-vous vu ces publicités avec une petite fille et un petit oiseau pour vendre de la voiture électrique aux batteries toxiques et aux matériaux avares en ressources rares à l'exploitation polluante ? C'est de la même façon que l'on fait semblant de se préoccuper du changement climatique, tout en lui mettant sur le dos des phénomènes dont les origines sont bien plus diverses et complexes, mais toutes les fables procèdent d'une certaine forme de simplification pour permettre l'identification du lecteur ou de l'auditeur à un personnage, à une cause définie dans l'histoire, à une morale, ou à une idée, et cela fonctionne d'autant mieux que l'on simplifie au maximum en réduisant le nombre de protagonistes et de concepts. Foi d'écrivain...

 

Le principe du story-telling en politique est ainsi souvent manié de la façon suivante :

 

1) On crée un récit qui présente le problème que l'on veut mettre en avant. Cela peut être les inégalités, l'épuisement des ressources, des tensions diplomatiques, n'importe quoi.

 

2) On fait une présentation simpliste de ce problème, qui permet de montrer ce que l'on a envie d'en montrer, et d'en cacher ce qu'on ne veut pas en montrer.

 

Par exemple, on dira que l'on se préoccupe beaucoup du climat, qui a été la cause d'extinctions de civilisations par le passé. Au besoin, on utilisera des études scientifiques pour appuyer cette idée, et l'on cachera celles qui ne font pas consensus avec celles-ci. On taira aussi les incohérences et les exagérations, et l'on omettra de préciser qu'à l'origine, la thèse du réchauffement climatique fut inventée et utilisée pour la toute première fois, afin de justifier des fermetures d'industries qui n'était plus plus rentables, sous Thatcher.

 

Un autre exemple qui me vient en tête est celui de la surpopulation, car il est aussi soulevé dans l'article, mais ne nous égarons pas trop tout de suite en multipliant les exemples.

 

3) On appuie sur les conséquences graves et multiples de ce problème, pour forcer une prise de conscience.

 

4) Les convaincus prennent le relais et il n'y a presque plus rien à faire : la dynamique est en marche.

 

 

Réfléchissez-bien, on peut appliquer cette méthode à pratiquement n'importe quoi. Le terrorisme, une épidémie, l'immigration, la surpopulation, l'injustice sociale, la pauvreté, la pollution, etc.

 

Le seul critère est que cela serve un intérêt. En fait, le story-telling est souvent une stratégie du pompier pyromane :

 

On allume le feu, on alerte sur le feu, on joue la panique, puis on se présente comme le sauveur qui avait la solution depuis le début.

 

Ainsi, l'utilisation du story-telling politico-médiatique n'est rien d'autre qu'une stratégie de manipulation de masse qui peut tous nous avoir à un moment donné, aussi perspicaces que nous soyons, et faire de nous des pions d'une stratégie qui est contre notre intérêt, et même contre l'intérêt des peuples humains en général. Lorsqu'un récit est raconté par les dominants, il devrait être suspect d'office, et nous devrions les considérer comme les pyromanes, et non comme les pompiers.

 

Mais cela implique de vouloir se prendre en charge, puisqu'il faudrait alors renoncer à leur prise en charge... et qui veut vraiment cela ? Du coup, nous acceptons bien trop facilement de nombreux récits, qui ne sont vraiment que des histoires.

 

Avant de terminer, je reviens sur la partie sur la surpopulation, car cela m'a bousculé, moi qui ai tout de même plutôt tendance à adhérer à cette idée que « nous sommes trop nombreux ».

 

« En ce qui concerne le fait qu’il y ait trop de gens sur la planète, je pense que même cela est une erreur. En fait, Vandana Shiva a produit une analyse de l’agriculture industrielle par rapport à l’agriculture locale traditionnelle en termes de chiffres, et il semble que « Big Agro » nous ait également menti sur leur importance. De plus, le plus grand « problème démographique » de l’Occident en ce moment est le nombre croissant de personnes âgées par rapport aux jeunes [un problème qui se règle tout seul et naturellement, NdT]. Et même dans le « monde en développement », les tendances semblent être différentes de ce que l’on nous apprend à penser. De plus, la planète en a assez pour tout le monde, et la raison pour laquelle nous sommes confrontés à la pénurie est que 0,0001% des gens contrôlent beaucoup de choses. Ironiquement, ce sont ces mêmes personnes qui s’inquiètent du fait qu’il n’y en a pas assez, qui poussent l’idée de surpopulation – souvent en se reproduisant avec enthousiasme – et qui infectent les jeunes cerveaux avec l’idée de surpopulation, au point que maintenant, certains jeunes de la classe moyenne ne veulent pas avoir d’enfants, « pour sauver la planète ». C’est vraiment la pagaille ?

 

Et oui, l’idée de surpopulation inquiète les dirigeants depuis quelques décennies. Je dirais qu’à certains moments, leurs pensées ont eu des connotations eugéniques (voir, par exemple, ce rapport Kissinger de 1974 qui se vante d’« inciter » les hommes en Inde à subir des vasectomies). Et non, il ne serait pas complètement fou d’affirmer que l’eugénisme n’a pas tout à fait disparu depuis qu’Hitler a ruiné la marque, et que quiconque se croit propriétaire du monde ne serait probablement pas contre une gestion un peu plus chirurgicale des tendances démographiques. Puis-je lire dans leurs pensées ? Non. Je ne peux pas dire qui pense quoi exactement, et heureusement pour moi, je ne suis pas invité à leurs réunions – mais de temps en temps, des personnalités comme Gates ou le Prince Charles disent des choses qui semblent tout à fait hitlériennes, et cela me fait réfléchir. D’un autre côté, je ne trouve pas cela particulièrement choquant parce que la nature humaine n’a pas changé depuis l’époque où l’eugénisme était socialement acceptable dans la « société respectable ». Ainsi, ma théorie est que certaines personnes puissantes du monde sont vraiment mauvaises et qu’elles tripotent probablement l’eugénisme – et certaines sont probablement simplement indifférentes aux désirs des paysans – mais de mon côté, je ne me soucie pas vraiment de savoir que quel côté ils penchent. Méchants ou indifférents, je ne veux pas qu’ils détruisent mon monde. Est-ce trop demander ? »

 

 

Alors... sommes-nous vraiment trop nombreux sur la planète où n'est-ce qu'un autre story-telling qui nous conduit à exagérer les conséquences de ce problème que des pompiers pyromanes se proposent de résoudre ? Hum... cela demande réflexion.

 

Non qu'il faille tomber dans le piège de croire que les problèmes n'existent pas dès lors qu'ils sont intrumentalisés par les « puissants », mais il faudrait au moins se demander pourquoi ils le font... Est-ce parce qu'ils y croient vraiment, ou parce que c'est dans leur intérêt d'avancer ce pion là ?

 

N'ayant pas la prétention d'avoir réponse à tout, je laisserai ces questions en suspens, mais cela nous engage, en tout cas, à réexaminer plus souvent ce que nous tenons pour acquis, en particulier dans ce contexte de guerre non avouée entre les puissants et leurs peuples à asservir...

 

 

 

 

Annexes

 

Pour aller plus loin sans trop alourdir mon analyse, divers liens pour réfléchir à différents aspects de la situation du moment.

 

Intéressant sur la dynamique épidémique et la probable inutilité du confinement (il suffirait d'ailleurs de comparer les différents états américains et leurs stratégies multiples n'ayant pas conduit à des résultats très différents) :

 

Vidéo youtube : Covid-19 dans les eaux usées : Le Pr La Scola de l'IHU présente cette analyse confondante

 

 

Sur l'ancienneté du virus, cet article confirme des données qui indiquaient déjà qu'on détectait le virus au moins à partir de septembre 2019, et d'autres font même remonter cela aux mois d'été précédent, notamment aux USA :

 

https://www.tdg.ch/le-virus-du-covid-19-nest-pas-apparu-pour-la-premiere-fois-en-chine-563805056664?fbclid=IwAR3IWJa1KiZ5DBrP4UC6QoUZ4iKJYsQpwU2WJbrRqp-b_dTDCeOAtXiq4lk

 

 

Des opinions discordantes parmi bien d'autres :

 

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/isabelle-saporta-les-technocrates-edictent-des-mesures-toujours-plus-absurdes-et-meprisent-le-peuple-20201126

 

Vidéo youtube : "Mais que viens-je faire dans cette galère ?" - Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS

 

 

Sur les vaccins et les problèmes et dangers qui se posent autour :

 

https://fr.sott.net/article/36350-Vaccins-anti-Covid-surs-et-efficaces-Avis-du-Conseil-Scientifique-de-la-HAS-ce-qu-en-a-fait-la-Commission-europeenne

 

 

Articles de fond sur la situation actuelle, les ingérences, influences, manœuvres politiques, intéressants et assez fouillés :

 

https://fr.sott.net/article/36355-Le-revenu-de-base-universel-et-les-six-autres-theories-qualifiees-de-conspirations-delirantes-jusqu-a-ce-que-l-an-2020-arrive

 

http://versouvaton.blogspot.com/2020/12/la-democratie-est-une-bonne-idee.html

 

 

Une info qui est assez controversée, mais comme le sont toutes les infos dérangeantes, jusqu'à ce qu'on finisse par s'apercevoir qu'elles étaient en fait bien vraies :

 

https://fr.sott.net/article/36354-Comment-le-Conseil-de-l-Europe-est-finance-par-l-Open-Society-de-George-Soros-et-Microsoft-de-Bill-Gates

 

En tout cas, même si j'avoue que je n'ai pas pris la peine de vérifier l'info, cela me semble tout à fait vraisemblable, puisqu'en parfaite continuité avec ce qu'on observe constamment, notamment des choix d'influence faits par ce sacré Soros, toujours prêt à « ouvrir » la société, quitte à ce qu'il s'agisse d'éventration.

 

En tout cas, en ce qui concerne l'OMS, cela est vrai et facilement vérifiable, et je ne vois pas de raison sérieuse de douter du reste.

 

 

Au nombre des ingérences, on pourra également ajouter celle-ci :

 

https://francais.rt.com/international/81262-covid-19-armee-britannique-va-mener-guerre-information-propagande-anti-vaccin

 

Une initiative qui s'inscrit elle aussi dans une tendance tout à fait standard de l'époque actuelle, consistant à contrôler l'opinion par la contre-contre-propagande, dont le but n'est autre que de discréditer toute voie discordante.

 

 

Pour terminer, un article qui alarme sur les dysfonctionnements démocratiques en France :

 

https://francais.rt.com/opinions/81281-la-republique-en-comite-restreint

 

 

Et la suite des vidéos avec Louis Fouché sur la chaîne de Fabien Moine, toujours intéressant et même stimulant :

 

Vidéo youtube : Louis Fouché : Injections et COVID, dangers possibles [3/6]

 

 

Vidéo youtube : Louis Fouché : Humain VS Chiffres et protocoles [4/6]

 

 

Vidéo youtube : Louis Fouché : Science sans conscience - Bioéthique, médecine et place du ressenti [5/6]

 

PS, petit ajout, pour rire un peu quand même, je vous conseille de jeter un oeil aux commentaires :

 

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/bienvenue-en-absurdistan-229232

 

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27 novembre 2020

Sanitarisme aigu

 

Poursuivons la série obsessionnelle... J'ai sérieusement songé à répertorier les mesures et recommandations anti-covid les plus risibles ou les plus extrêmes, et puis je me suis ravisé. Devant l'ampleur de la confrontation avec la bêtise humaine, je me suis dit que j'allais droit à une glissade vers le néant.

 

Le constat des comportements plus ou moins aberrants qui s'étalent dans l'espace et dans le temps, et qui vont d'aller seul en voiture avec son masque, jusqu'à faire porter des masques à des femmes en plein accouchement est largement plus désolant qu'amusant.

 

https://casentleroussi.fr/2020/11/25/un-pas-de-plus-vers-lindignite/

 

 

Parfois, le spectacle de la bêtise est aussi hilarant qu'inquiétant. Je rappelle les velléités anglaises de contrôler la sexualité de leur population, comme les canadiens l'avaient fait en préconisant l'usage du glory hole pour éviter la propagation du covid. Un délire puritain auquel même le SIDA n'avait jamais laissé prise, et bien qu'il tue largement plus dans le monde que le covid, à ce jour.

 

L'inaptitude à stopper la course du virus – au moins en occident – a ouvert la voie à l'ingéniosité morbide, à une imagination que rien ne semble plus pouvoir arrêter, des camps de concen... pardon, de quarantaine, que l'on trouve dans l'hémisphère sud et au Canada au moins, jusqu'aux confinements sans limite de temps, en Amérique du sud, certains pays en étant à 6, 7 voire 8 mois de confinement ininterrompu, sans résultat probant, faisant rejoindre l'Amérique latine dans le camp des losers européens face au virus, tandis que l'Afrique s'en sort bien, tout comme l'Asie, à part l'Inde et de rares autres exceptions.

 

Le plus consternant étant que la France continue de s'inspirer des mesures sud-coréennes, certes efficaces là-bas, parce qu'elles font partie d'un ensemble cohérent et appliqué comme tel, alors qu'ici on les applique partiellement, parfois les unes après les autres, et surtout d'une manière illogique et inintelligente.

 

C'est ainsi que, comme eux, nous dépistons... Mais eux se concentrent sur les personnes réellement malades, tandis que nous trouvons tellement de cas positifs mais asymptomatiques et non contaminants, à cause de nos tests RT-PCR mal appliqués, avec des variables d'amplification qui varient selon les régions et les laboratoires, et qui ne sont même pas spécifiées, de sorte que lorsqu'on fournit les chiffres des « cas », ce sont en fait des choux que l'on ajoute à des carottes et à des bananes de l'antarctique.

 

De plus, nous dépistions sans isoler, ce qui est d'autant plus une perte de temps que l'on court après des « clusters » de cas non contaminants car non symptomatiques qui nous font perdre un temps fou, que l'on gagnerait en permettant aux vrais malades de s'isoler dans des conditions correctes et humaines... comme cela se fait en Corée du sud, et qui justifie et fait d'autant mieux accepter les lourdes amendes punissant là-bas les ruptures de quarantaine.

 

Mais cette erreur va peut-être bientôt être corrigée... par une plus grande, puisque l'on essaye actuellement de faire passer une loi s'inspirant encore de la Corée pour faire n'importe quoi : en l'occurrence, isoler les « cas », mais aussi les « cas contacts », en faisant peser les mêmes lourdes amendes que la Corée réserve aux gens malades qui rompraient l'isolement. Et l'on imagine que cette loi ne prévoit aucune condition de cet isolement... ce qui est devenu, en France, notre grande spécialité : imaginer des lois hors-sol, ignorant les conditions d'application nécessaires.

 

https://francais.rt.com/france/81115-vers-isolement-obligatoire-cas-covid-contacts-menace-amende-severe

 

De plus, la norme en France est passée à une semaine d'isolement plutôt que deux, justement parce qu'il est difficile de faire accepter une période si longue à une personne qui n'est pas malade...

 

https://francais.rt.com/france/81115-vers-isolement-obligatoire-cas-covid-contacts-menace-amende-severe

 

Mais isoler n'importe comment et pendant une semaine toutes les personnes positives, plutôt que deux semaines seulement les personnes malades, et dans des conditions prévues à l'avance (comme de fournir en nourriture la personne isolée), n'est pas le meilleur de ce que produit notre absurdistan kafkaïen :

 

https://francais.rt.com/france/81108-absurdistan-stations-sport-dhiver-seront-ouvertes-sans-remontees-mecaniques

 

Là je dois dire qu'on est montés d'un cran. Déjà qu'il semblerait que l'on fixe des semaines ou mois à l'avance des dates de possibles re-confinements, ce qui est extrêmement louche, il semblerait en plus que l'axe principal voire unique de la politique française soit devenue celle du pire. Ainsi, et alors que la courbe épidémique est en chute libre, et que les contaminations seront vraisemblablement revenues au plus bas dans quelques semaines, et bien on anticipe déjà que du plus bas, on ne pourra immanquablement que repartir vers le plus haut, et tout faire pour éviter cette éventualité, aussi fantasmatique et virtuelle qu'elle puisse être aujourd'hui. Et en faisant ceci, de suicider une bonne partie du secteur du tourisme montagnard, ses prestataires, ses fournisseurs, etc.

 

On aurait envie de rire si tout cela n'était pas absolument tragique. Le gouvernement français trucide les PME qui font vivre le territoire, au profit des GAFAM et autres sociétés de la malbouffe globalisée, des machins uberisés, et de tout ce qui vit sur le dos des populations, comme l'industrie pharmaceutique, en phase pré-obèse après avoir vendu ses médicaments pourris et ses vaccins à peine sortis de la centrifugeuse à connerie techno-scientiste. Vaccins dont on estime en général qu'il faut au moins 10-12 ans, en moyenne, de mise au point, et qui sortent maintenant d'un chapeau en moins de 6 mois. Même les fabricants sont du coup contraints d'admettre qu'il n'y a aucune garantie qu'ils préviennent la transmission du virus, après s'être couverts contre tous risques auprès des pays et collectivités qui les utiliseront « quoiqu'il en coûte ». Et je ne parle même pas du problème lié aux mutations du virus qui rendent déjà le vaccin contre la grippe très aléatoire, et l'éventualité cocasse que le virus pourrait disparaître avant l'été, rendant le vaccin totalement inutile... et permettant alors d'affirmer que c'est grâce au vaccin que l'on aurait « vaincu le virus ». Bien entendu !

 

On se demande alors ce qui peut bien gouverner une telle giga-gabégie. Et c'est là que ce texte d'Ariel Beresniak nous interpelle :

 

https://francais.rt.com/opinions/80997-prince-virus-conseiller-ariel-beresniak

 

Je remarque ce passage :

 

« A l’évidence ce « conseil scientifique » n’a donc pas été constitué pour produire de la connaissance scientifique pour l’aide à la décision, mais pour servir de caution aux décisions du pouvoir exécutif, comme celle de ne pas avoir reporté le premier tour des élections municipales du 15 mars 2020, en pleine flambée de l’épidémie. Machiavel ne prévient-il pas que « les véritables bons conseils sont le fruit de la sagesse du Prince, et que cette sagesse n’est point le fruit de ces bons conseils ? »

 

Puis je saute à la conclusion :

 

« L’histoire du XXIe siècle rappelle les dangers des discours biomédicaux dont les métaphores servent à la fois de propagande et de justification d'une politique totalitariste. La crise sanitaire a-t-elle accouché d’une dictature ? Au vu des restrictions drastiques des libertés dont souffre la population et du pouvoir absolu exercé au nom de la protection de la santé, il est autorisé de le penser. Le rôle du dictateur n’a-t-il pas été créé par la République romaine pour permettre à un décideur unique d’être légalement investi de tous les pouvoirs, en cas de circonstances graves, pour une durée limitée ? »


Nous tiendrions donc des circonstances graves, de mon point de vue largement fabriquées par un story-telling insistant (euphémisme, quand tu nous tiens), justifiant l'intervention d'un dictateur couvert par un conseil qui lui susurre ses décisions pour ensuite les cautionner. À cette différence près que rien ne prouve que cette dictature ne soit que temporaire, puisqu'il semble tout au contraire qu'elle pourrait être guidée par des objectifs et des intérêts dont le rapport avec la crise sanitaire n'est qu'apparent et épisodique. On sait que les dispositions « exceptionnelles » des lois d'urgence ont une fâcheuse tendance à s'inscrire dans le temps voire à devenir définitives, comme c'est arrivé maintes fois depuis une trentaine d'années. Ce qui signifierait que la dictature actuelle n'aurait que certains points communs avec la dictature à la romaine.

 

Enfin, je note en passant une autre chose dans le même article :

 

« A la différence des conseils de type interdisciplinaire composé de plusieurs experts de chaque domaine, le fonctionnement particulier du conseil scientifique est de type multidisciplinaire (les différentes expertises s’expriment indépendamment) et n’est susceptible de générer que des informations sous forme d’opinions puisque chaque expert est seul dans sa spécialité. »


Sur le coup, cette subtilité m'a intéressé, puis elle m'a rendu perplexe. Finalement, je me demande si ces jeux de langage révèlent ou cachent davantage le problème. Pour chipoter un peu, un conseil interdisciplinaire est forcément aussi multidisciplinaire, puisqu'il comporte plusieurs disciplines, alors que la différence n'est pas dans la multiplicité des disciplines, mais dans la façon dont elles fonctionnent, ensemble ou pas. Le distinguo est certes d'importance, et j'aimerais qu'on puisse le faire de manière plus claire, mais on sait que le champ du langage est constamment rendu flou par le jargon politique, et que c'est d'ailleurs un objectif en soi. En entendant « multidisciplinaire », je ne me représente en effet pas un conseil où chacun donne son avis dans son coin sans débat entre plusieurs spécialistes, ni confrontation des problématiques soulevées par chaque spécialité. En fait, je croyais même qu'il n'y avait pas d'anthropologue ni de sociologue dans ce conseil, et d'avoir appris que c'était pourtant le cas m'a encore plus choqué. Il est clair que s'il y avait, dans ce conseil, une réelle place pour les sciences humaines, une véritable multiplicité de psychiatres, pédiatres, anthropologues, philosophes, historiens, sociologues et autres (pourquoi pas aussi des réalisateurs, auteurs, artistes, etc.), et que ces spécialités avaient été écoutées et fait l'objet de débat, je suis convaincu qu'on n'aurait jamais pu en arriver à des mesures telles que celles qui ont été prises. Et par conséquent, je valide donc ce que nous savions au fond déjà plus ou moins, mais que l'auteur de l'article argumente très bien : ce conseil a été monté pour servir de caution. On peut même se demander si ses avis servent réellement à quelque chose, en fin de compte... ou si sa seule fonction n'est que d'entériner et justifier une stratégie pré-existante.

 

Voilà. J'ai terminé ma bouffée complotiste du jour... A la liste des mesures, recommandations et suggestions remarquables imaginées dans divers pays, j'aurais pu évoquer la possibilité pour la police d'entrer chez les habitants, au Québec ou en Australie, d'enlever les enfants de leur famille pour les isoler de force (Allemagne, Australie...), et une infinité d'autres absurdités témoignant de la bouffée délirante présente, mais je m'essouffle, et je veux conserver ce souffle pour celui, épique, des prochaines à venir, qui risquent de ne pas être piquées des hannetons.

 

PS : ah j'oubliais tout de même cet article avec le passage savoureux où Bruno Le Maire nous explique qu'il faut pénaliser tout le monde pour ne pénaliser personne. Une pensée complexe et typiquement technocratique.

 

https://francais.rt.com/international/81113-allemagne-veut-interdire-sejours-ski-paris-salue-decision-autriche-peste

 

 

 

Vidéo youtube : HEY INGRID : ? MANU & CASTEX - cover MINUS & CORTEX ? - ep3

 

 

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25 novembre 2020

Réflexions et liens en vrac sur la « crise sanitaire »

 

A défaut de travailler sur des projets plus consistants ou enthousiasmants pour moi, je continue d'observer et d'analyser la situation, qui reste tout de même fascinante à bien des points de vue.

 

J'entre directement dans le vif du sujet avec un commentaire du documentaire de France 3 sur les Ehpad :

 

https://www.france.tv/france-3/pieces-a-conviction/2100241-covid-19-que-se-passe-t-il-vraiment-dans-les-ehpad.html

 

J'ai trouvé le début glaçant, et ce qu'on y voit, si on ne le découvre pas vraiment maintenant, m'a tout de même mis très en colère. Je voudrais d'ailleurs corriger la vision d'une soignante, très humaine et sensible à ce qui se passe, admirable personne comme la plupart de celles qui se dévouent à nos personnes âgées souvent délaissées, mais ne percevant pas encore l'ampleur de la gravité de la situation selon mon point de vue : on a rompu, non pas simplement avec des principes de soin, comme elle le dit, mais avec des traditions qui remontent à la nuit des temps et qui font que l'humain est ce qu'il est. Cela aurait pu être compréhensible dans une certaine mesure face à une maladie extrêmement dangereuse pour tout le monde, mais mettre dans un sac un cadavre et refuser des funérailles, c'est tout simplement la quintessence de l'inhumain, quand on peut tout à fait faire autrement. On peut comprendre qu'au début, on ait paniqué, et joué la précaution extrême, mais il me semble impardonnable d'avoir persisté dans l'erreur si longtemps, déjà que les mesures initiales auraient du faire l'objet d'une véritable attention, d'une analyse précautionneuse des coûts qu'elles ont engendré par rapport aux bénéfices supposés qu'elles auraient procuré. Et ce d'autant, on le voit bien dans ce reportage, qu'elles n'empêchaient pas complètement les contaminations. Il aurait certainement fallu les réajuster. Certes, c'est facile à dire après coup, mais comme on le signale aujourd'hui, la manière dont les ehpad sont traités n'est guère différent de ce qui avait lieu à l'époque de la première vague, et cela est difficile à pardonner...

 

Une autre chose inédite – après le refus du rite funéraire, qui est fondateur de l'humanité – et propre à ce 3e millénaire déshumanisé, est que l'on pose sur le dos des gens la responsabilité des contaminations, à l'échelle d'une société. Auparavant, cela était une exception qu'on ne trouvait que chez des gens soient mesquins, soient inconsolables, en tout cas n'ayant pas la maturité spirituelle ou émotionnelle d'accepter la fatalité de la mort. Cette mesquinerie et cette immaturité se répand aujourd'hui dans la société toute entière, par la faute d'une gestion sanitaire elle-même immature, disproportionnée, ne tenant pas compte des enjeux parallèles à l'épidémie, ou tout du moins, envoyant voler ces enjeux d'un revers de la main, ce qui est encore pire, à l'heure où le gouvernement nous affirme qu'il avait prévu les difficultés psychologiques de la population... énième mensonge, ou énième preuve de cynisme ?

 

Quant aux histoires de masques dont on n'aurait soi disant jamais manqué et qu'on aurait réservé aux personnels soignants, ça se passe de commentaire, après ce documentaire.

 

Je peux, quant à moi, pardonner les erreurs, et il était inévitable que les gouvernements en fassent, on peut leur concéder cela, mais pas les mensonges.

 

 

Pour ce qui concerne le débat, la ministre déléguée (Bourguignon) s'est faite remarquer par son attitude pleinement condescendante, et ses tentatives fréquentes de monopoliser la parole en cassant ses interlocuteurs les plus gênants (womansplaining ?) dont on pouvait mesurer la nervosité à leur langage corporel, et en tentant de reprendre à son compte tous les sujets émotionnels afin de détourner l'attention des problèmes de fond, et puis son sophisme final qui consiste à peu près en ceci, si on adjoint une autre intervention allant exactement dans le même sens au cours du débat : « je voudrais qu'on fasse très attention à l'image que l'on renvoie des ehpad (et, sous-entendu, du travail du gouvernement), parce que laisser entendre qu'on aurait laissé mourir sciemment dans ces établissements, c'est un déchirement pour les familles ».

 

En clair : il y a des choses qu'il ne faut pas dire parce qu'elles dérangent, parce qu'elles écornent l'image du gouvernement et des mouroirs français. Ou bien, à la rigueur, il faut les dire autrement, puisqu'elle a également dit qu'il fallait « penser autrement » ... penser printemps ? On reconnaît bien là cette manie pathologique des politiques (particulièrement de la branche LREM) de cultiver la langue de bois et d'empêcher de penser, voire d'obliger la population à penser comme eux, par l'emploi de manipulations sémantiques et de détours rhétoriques, ainsi qu'en essayant de rendre infamant, si pas infâme tout court, tout ce qui les critique ou les met en difficulté. Ce déni caractéristique des profils politicards rompus aux rapports de force et aux manipulations du langage, pour ne pas dire de la réalité elle-même, sont tout à fait typiques de la caste qui nous dirige, et qui voudrait penser à notre place alors que ce ne sont que des énarques et compagnie, réellement déconnectés de la réalité. D'ailleurs, son évocation de l'époque où elle a monté un service de soin à domicile, comme pour prouver qu'elle avait fait une incursion probante dans le monde du réel était tout à fait mignonne... On imagine bien, en effet, cette femme forte, monter une affaire et diriger tout le monde de la main de fer de la personne pleine de probité et animée par le sens de l'honneur.

 

Non vraiment, désolé de ne plus croire du tout à cette caste de communicateurs politicards qui nous saoule de paroles et nous vampirise, et dont le gang LREM incarne une si parfaite caricature.

 

D'ailleurs, dans une vidéo, la chaîne TVL a fait un commentaire acerbe des interventions du gouvernement, la semaine dernière :

 

Vidéo youtube : Covid-19 : Véran, entre mépris et incompétence - JT du vendredi 20 novembre 2020

 

J'y ai trouvé des appréciations tout à fait similaires aux miennes, notamment sur la récupération émotionnelle d'une situation que le gouvernement a pourtant largement engendrée lui-même. On se souviendra longtemps de la tournure maladroitement cynique de Véran « il n'est pas obligatoire d'être malheureux aujourd'hui en France », et des sentiments mielleux et d'auto-satisfaction étalés encore une fois par la même Brigitte Bourguignon, tout aussi cynique – désolé mais ça ne trompe personne, en tout cas pas moi – et toujours prête à reprendre à son compte des émotions qui servent surtout à détourner l'attention des faits, et de l'incompétence gouvernementale, aggravée par sa malhonnêteté.

 

Comme le dit le commentateur « lutter contre l'isolement et la solitude des personnes âgées en les isolant, il fallait y penser ».

 

Et la chanson habituelle et son refrain sur les numéros verts, qui fait les délices des commentateurs ironiques un peu partout sur twitter et youtube... Les numéros verts apparaissant comme l'ultime rempart gouvernemental face à toutes les problématiques sociales, y compris lorsque c'est lui-même qui les engendre. Un remake un peu décalé des services humanitaires et caritatifs venant éternellement palier les conséquences des politiques des sociétés inégalitaires que sont les nôtres, alors qu'il serait bien plus simple de réfléchir à comment ne pas engendrer ces conséquences, mais bien sûr cela reviendrait à tout remettre en cause de A jusqu'à Z... En cela, cette crise pandémique n'est en effet qu'un énième révélateur des égarements des pouvoirs prétendument démocratiques et globalistes fonctionnant à flux tendu et sur un lit de pauvres et de cadavres sur lequel elles s'appuient, en réalité. Mais qui, cette fois, pourrait paradoxalement sonner son glas, car cela ne peut pas durer éternellement...

 

Et tout cela pour justifier au final des restrictions liberticides, et proclamer que nous allons « vaincre le virus » comme nous l'avions fait au printemps, et comme nous devrons le refaire et le refaire encore, éternellement s'il faut, si le virus s'avère être en fait invincible, comme l'est la nature. Tant que nous refuserons d'admettre que l'humanité est indissociable de la nature, nous nous fracasserons à répétition contre le mur du réel, en engendrant bien plus de morts qu'il n'en faut, et si ce virus finit par disparaître, il sera supplanté un jour ou l'autre par une autre catastrophe. Il nous faut impérativement changer de perspective sur notre rapport au monde, car là nous sommes dans une impasse, et aucun de nos dirigeants ne semble prêt à le comprendre...

 

Un autre remarque qui me vient par ailleurs après avoir écouté Louis Fouché et avoir eu divers échanges sur forum avec des contradicteurs, c'est que dans un monde dans lequel on délègue les pouvoirs politiques, le rôle des citoyens n'est pas de se désintéresser des décisions, de faire confiance et de boire la parole médiatique. Tout au contraire, le rôle des citoyens est de surveiller ses décideurs, de critiquer (en « bien comme en mal ») ses décisions, et de veiller à ce que les élus agissent dans le sens du bien commun. Sans quoi nous ne pouvons en effet pas nous plaindre qu'ils font n'importe quoi, et nous avons les dirigeants que nous méritons. Nous sommes donc en une certaine manière responsables d'avoir été confinés, comme nous sommes responsables de faire comprendre conscience à tous, et plus particulièrement à ceux qui nous dirigent, de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons.

 

Par conséquent, il est important que certains prennent cette responsabilité de critiquer – même si ce serait « facile », c'est à dire plus facile que de gouverner, certes – et il est donc très grave d'ostraciser ceux qui n'ont pas renoncé à ce rôle que bien peu osent encore tenir, alors que, comme je l'ai souvent dit, la coexistence de stratégies multiples est capitale pour éviter de se fracasser un jour une fois pour toutes contre le mur du réel, parce que nous n'aurions pas de solution de rechange, et aurions persisté dans une stratégie unique trop longtemps. Fort heureusement, nous disposons encore de ces stratégies multiples, par exemple à l'échelle des pays qui ont tenté diverses approches, appliqué le prétendu « principe de précaution » de différentes manières (utilisé chez nous de manière inversée en appliquant des méthodes en négligeant leurs effets collatéraux, même majeurs), en faisant ou en ne faisant pas certaines choses, en utilisant ou en n'utilisant pas certains médicaments, ce qui nous donne l'occasion de comparer entre elles les différentes stratégies (et de nous apercevoir que celle de la France est une des plus lamentables, peu importe le nombre de ceux qui continuent de la défendre avec aveuglement).

 

C'est dans cette vidéo que L. Fouché aborde justement plusieurs de ces questions, en rappelant que la résilience dépend de la multiplicité des approches, fait que l'on connaît en effet en permaculture et qui a notamment bien été observé en sylviculture :

 

Vidéo youtube : Louis Fouché : danger du virus, enfants et masques, structures globales [2/5]

 

D'autres vidéos suivront, que je suivrai avec intérêt, et ferai passer par ici, très certainement.

 

On peut en attendant retrouver Louis Fouché dans ce débat avec Martin Blachier :

 

Vidéo youtube : Débat Louis FOUCHÉ / Martin BLACHIER : Confinement, vaccin : quelles réponses à la crise sanitaire ?

 

Louis Fouché met très souvent le doigt là où il faut (et use adroitement de la CNV que j'ai tant critiquée sur ce blog, cela mérite d'être souligné) et c'est vraiment une des personnes les plus intéressantes à écouter actuellement.

 

 

Pour continuer sur d'autres aspects de cette crise, un lien qui porte sur une méta-étude sur l'hydroxychloroquine, qui tend à démontrer un effet favorable, plus particulièrement en début de maladie :

 

https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/11/20/l-hcq-efficace-en-traitement-precoce-les-donnees-scientifiqu-310848.html

 

Et un autre lien qui présente la thèse du vison pour supplanter celle du pangolin et de la chauve-souris :

 

https://www.les-crises.fr/pangolin-gate-par-yann-faure/

 

On voit bien se dessiner dans ce texte la perspective d'une généralisation de l'idéologie du « véganisme ». Je rappelle que j'ai été végétarien pendant 8 ans, avant de renoncer pour diverses raisons d'ordre philosophiques. Je ne suis donc pas un adversaire du végétarisme ou du véganisme, mais disons que j'ai mes réserves. Ceci dit, mon but ici n'est pas de polémiquer. Il semble vrai que beaucoup d'épidémies nous viennent et nous viendront des élevages, et comment pourrait-il en être autrement ? Actons donc ce fait (mais tâchons tout de même de le vérifier et de nous méfier des idéologies que l'on y accolera) et ne nous aveuglons pas sur la réalité des élevages intensifs industriels, qui sont probablement l'une des pires ignominies de l'ère techno-scientiste, où l'animal est considéré comme de la marchandise, tout comme le sang humain le fut lors du procès du sang contaminé qui donnera ce verdict : « tromperie sur la marchandise ».

 

Non seulement est-il considéré ainsi, mais il est donc traité ainsi, entassé, alimenté, découpé, mis sous blister, sans aucune considération. C'est un génocide perpétuel, et perpétué à chaque seconde de nos vies civilisées et bien rangées ; et la cause de la souffrance animale, inutile de le dire, me touche.

 

Toutefois, je ne souhaite pas hystériser cette cause comme trop le font, et même si cela ne change rien à la réalité des élevages en batterie, je me garde la possibilité que ce qui est écrit sur le vison ne soit qu'un énième story-telling pour on ne sait quelle raison. L'ironie de la chose étant de dénoncer l'élevage, tout en constatant benoîtement que la seule solution appliquée fut de génocider entièrement et instantanément tous les élevages touchés.

 

Il est vrai que ces élevages à fourrures n'ont vraiment rien d'essentiel pour les populations occidentales d'aujourd'hui, et voilà bien quelque chose que l'on pourrait ranger définitivement dans la case des problèmes oubliés du passé, avec cette pandémie. Mais d'un autre côté, avec quoi s'habille-t-on au juste ? En dehors des textiles végétaux et de la soie (qui impliquent aussi une agriculture intensive) : des vêtements très largement synthétiques, issus du pétrole... On se demande donc si, dans une démarche contraire et paradoxale, ce ne sont pas les élevages qui finiraient par nous en sauver ? Évitons donc l'excès de dogmatisme et les réponses trop tranchées, sur lesquelles sauteraient les fanatiques de la cause animale, ne maîtrisant pas tous les tenants et aboutissants, et, comme je l'ai souvent constaté, écartant d'un revers de la main tout argument montrant que tout n'est pas si simple, comme celui de la complexité de l'interdépendance des cultures : maintenant, même certains permaculteurs sont accusés, quand ils utilisent quelques bêtes qui s'inscrivent dans le puzzle de leurs cultures... On a aussi montré que les cultures bio destinées aux végans finissaient paradoxalement par donner de plus mauvais résultats sur les sols que d'autres...

 

Bref... j'avais dit que je ne voulais pas polémiquer, mais je voulais tout de même soulever un peu la complexité des problèmes, dans un monde plus peuplé que jamais, et qui ne pourra jamais se passer d'une agriculture en partie intensive, sans doute, et malheureusement.

 

En tout cas, la messe n'est pas dite sur le vison, le pangolin et la fabrication en labo du virus, et gageons qu'on ne saura jamais vraiment avec certitude. Donc méfions nous des explications simplistes, en tout cas, et recentrons nous sur le sujet.

 

Seb Musset nous fournit sa vision, toujours amusante et pertinente, après les annonces d'hier :

 

http://sebmusset.blogspot.com/2020/11/confinement2-jour-26-le-sauveur-dun.html

 

Pendant que le gouvernement nous gratifie de ses recommandations intelligentes, que j'avais prédites :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/video-confinement-a-noel-on-coupe-la-buche-en-deux-et-papy-et-mamie-mangent-dans-la-cuisine-preconise-le-professeur-salomon_4193521.html

 

Qui suivra cela à part des gens lavés du cerveau, ne parvenant plus à réfléchir par eux-mêmes car ayant entièrement délégué leur liberté de penser aux médias et aux politiques ? Je suis glacé à l'idée de fêter Noël avec ma famille, dont ma mère en rémission partielle de leucémie aiguë, et de devoir lui dire « mais non maman, on ne peut pas manger avec toi, reste toute seule à la cuisine, sinon on risque de te tuer ! » Mais aussi de me dire que, dans une version à peine plus dystopique du monde présent, on pourrait m'inculper pour meurtre, si ma pauvre mère venait à trépasser d'on ne sait qu'elle infection qui pourrait être arbitrairement étiquetée covid.

 

Ma mère, désormais perpétuellement sous traitement quasi-expérimental pour maintenir son état, est en permanence sous l'épée de Damoclès d'une infection fatale, voire d'une rechute qui parviendrait à surmonter son traitement. On ne sait pas combien de temps elle pourrait encore vivre comme cela. Est-ce 3 mois ? Est-ce 6 ? Est-ce 2 ans ? Est-ce 10 ans ? Cela fait en tout cas plus d'un an qu'elle tient, dans un état de santé précaire mais qui lui permet de vivre encore chez elle avec l'aide de notre père, dans un état qui fait de la peine, mais avec une autonomie encore à peu près satisfaisante (à titre d'exemple, bien qu'elle ait de sérieux problèmes de dos qui aggravent son état, elle peut encore faire la cuisine de temps en temps).

 

La question que je pose est : doit-on la condamner, pour les années qu'il lui reste encore à vivre (du moins nous l'espérons), à ne plus pouvoir faire la bise, à ne plus pouvoir manger avec ses enfants, à ne plus pouvoir nous voir que masqués ? Et la réponse, je la donne : non, non et non !

 

Même si je ne vais pas très souvent voir mes parents, qui sont à une heure de train, et que je n'ai jamais eu un sens très aigu de la famille, et que par ailleurs, ma nature autistique ne me fait pas beaucoup apprécier les bises et les étreintes que je considère comme des marques formelles et conventionnelles d'affection (que je réserve plutôt pour les relations amoureuses), j'en conçois parfaitement l'importance pour les autres.

 

Donc il est clair que nous mangerons la bûche et le repas de Noël ensemble (bien que je ne sois pas chrétien), car c'est une tradition familiale et festive qui nous a tous marqués depuis l'enfance, et qui est la fête la plus importante, pour énormément de familles en France, et peut-être aussi parce que c'est encore plus important cette année qu'une autre, parce qu'on ne sait jamais de quoi sera fait le prochain Noël, et puis aussi un peu parce que c'est un doigt d'honneur à faire à ce gouvernement de malades mentaux inhumains qui feraient vraiment mieux de la fermer de temps en temps.

 

Nous voulons vivre dans le présent et pas dans un futur hypothétique fait de vaccins, de molécules, de blouses blanches et de masques. Nous avons déjà vécu ça quand ma mère était en chimio, dans deux hôpitaux différents, et nul ne sait si ma mère, comme tous les vieux mal en point de ce pays seront encore là dans un an ou dans cinq. J'ai toujours refusé de vivre à crédit, financièrement parlant, et désormais, sanitairement parlant. La vie, c'est maintenant.

 

 

Au passage, autre article, sur les masques, que je n'ai pas encore lu, mais qui a l'air assez fouillé, donc que je transmets, d'autant qu'il se réfère à des données que j'ai déjà fait passer, de toute façon.

 

https://fr.sott.net/article/36336-Reponses-a-l-argument-fallacieux-classique-Si-les-masques-ne-protegent-pas-pourquoi-les-chirurgiens-les-portent-ils

 

 

Enfin, et parce que pour moi c'est directement lié à la crise sanitaire d'une certaine façon, quelques réflexions rapides sur la fameuse « loi de sécurité globale » qui est passée à l'assemblée, en attendant le sénat et le conseil constitutionnel.

 

Une énième loi liberticide macronienne, qui vient justement au moment où l'exécutif est le plus fragilisé, et où il semble chercher tous les moyens de juguler une protestation citoyenne désormais inéluctable dans un avenir proche. On a essayé de perpétuer la menace virale, d'enfermer les gens chez eux, mais on sait que ça ne durera pas toujours, alors on prépare le terrain en limitant la liberté d'informer et la liberté d'expression, en exploitant une fois de plus des prétextes d'ordre émotionnel.

 

Régis de Castelnau remet la loi dans son contexte juridique et politique :

 

https://frontpopulaire.fr/o/Content/co305616/modification-de-la-loi-sur-la-presse-de-1881-une-proposition-liberticide%20ent/uploads/2020/11/Moi-FP-.png

 

Un contestataire situé à gauche explique comment il voit cela :

 

Vidéo youtube : REPORTAGE - Naufrage démocratique programmé (manif à #AssembléeNationale le 17nov2020)

 

Un autre, à droite :

 

Vidéo youtube : Pierre-Yves Rougeyron : Thérapie du choc ou la casse sociale derrière la crise sanitaire

 

 

Et même au centre, puisque même chez LREM, on arrive à en trouver pour y voir une dérive autoritaire et liberticide :

 

https://francais.rt.com/france/81020-vers-etat-autoritaire-deputee-lrem-met-en-garde-loi-securite-globale

 

Idem chez d'autres personnes ayant voté Macron :

 

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/221120/monsieur-le-president-nous-n-avons-pas-vote-pour-ca?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

 

 

Donc voilà. J'ai partagé mes dernières réflexions sur tout ça, je continue d'observer attentivement ce qui se passe, avec le moins d'a priori possible, mais tout en étant conscient que nous avons glissé dans une dérive gravissime qui nie effectivement les grands principes démocratiques et même, plus loin, de l'humanité.

 

A nous de rester vigilants et de faire en sorte d'inverser cette tendance.

 

 

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