L'Oeil du Selen

21 juillet 2017

Violences dans la société moderne : petit complément de réflexion sur la division et les bulles de survie psychique

C'est après avoir publié l'article que je me suis rendu compte que j'avais omis un point important que je voulais aborder. Il s'agit de la dynamique de repli dans sa bulle, de ce qu'il est convenu d'appeler « les minorités visibles », expression typiquement politiquement correcte qui interdit de définir ces minorités, en plus du fait de les distinguer de ce qu'on pourrait tout aussi bien appeler les minorités invisibles.

 

Il y a une terrible violence dans le fait de se laisser enfermer, non seulement dans le concept de « minorité visible », mais en plus d'en profiter pour s'opposer, ou se laisser opposer, au sein de cette bulle, aux autres minorités.

 

C'est le bien connu phénomène de division de la société en petits groupes se rapprochant toujours plus d'un individualisme radical, en réalité, puisque la plus petite minorité qu'on puisse imaginer est bien sûr l'individue, à moins d'imaginer une division supplémentaire encore, qui tiendrait bien sûr à cette idée de pathologie d'origine sociétale dont je parlais dans mon article. Une structure proche de la schizophrénie, donc.

 

Êtes vous déjà allé sur des groupes de discussions sur les orientations sexuelles ? C'est un phénomène de société particulièrement frappant aux USA et dans le monde anglo-saxon, mais qui doit avoir ses pendants en France. La violence des discussions, et des récriminations envers ce qui, du point de vue de ces « minorités », est perçu comme « majorité » est absolument terrible.

 

Le pire étant que, de ces minorités dites visibles, certaines ne le deviennent en réalité, et totalement à l'opposé de ce qu'elles prétendent, que parce que leur différence est en fait très bien acceptée d'une manière générale. Pensez aux obèses, aux noirs, aux homosexuels, aux transsexuels, ou à ce genre de caractéristiques, et reconnaissez qu'il est quand même davantage mal vu de les insulter que d'être de leur bord. Faut-il alors inventer des tolérances gueulardes et revendicatrices du même genre pour les racistes, les abuseurs d'enfants, les néo-nazis ou les anciens membres du ku klux klan opprimés ? Je ne sais pas, mais reconnaissez qu'ils sont largement victimes d'exclusion, d'une mauvaise image, voire de haine...

 

Bref, je pousse la question à l'absurde, mais il n'empêche qu'on trouve souvent une grande dureté dans les propos des féministes à l'encontre des hommes en général, des homosexuels envers les hétéros en général, ou des « vegans » à l'encontre des « mangeurs de cadavre » en général. Cela n'a rien de rassurant, de tendre, de respectueux. Cette marche en avant vers l'acceptation des « différences » se fait à la façon d'une marche militaire tonitruante et lanceuse de pavés (souvent virtuels) qui s'inscrit bien dans l'ambiance des discussions en général sur internet, et dans la société.

 

J'ai de plus en plus de mal à supporter ces discussions, même sur des sujets anodins, où la dureté des propos transforme très vite les échanges en stupides guerres de tranchées qui vous poussent en retour et souvent malgré vous à une sorte d'agressivité incontrôlée, ne serait-ce que, dans une logique triangulaire de type sauveur-bourreau-victime, à faire ressentir à l'autre le poison de ses propos en lui rendant un peu de venin. Certes, cette dérive est essentiellement virtuelle, puisque vous pouvez en général avoir des échanges cordiaux, hors des frontières de cet univers virtuel qui défavorise la compréhension des propos, tout en favorisant la confrontation de points de vue qui ne se seraient pas si facilement rencontrés hors de ce contexte. En ce sens, internet nous confronte, et c'est peut-être un mérite, à des points de vue opposés qui vous apprennent souvent des choses, à condition de pouvoir mettre un peu sa fierté et ses certitudes de côté, le temps d'une discussion. Apprentissage qui semble pénible, douloureux et pas loin d'être impossible pour beaucoup. Il est vrai que face à des propos trop radicaux, n'importe qui peut avoir tendance à se braquer.

 

En tout cas, je pense que globalement, cette tendance est un piège potentiellement néfaste, qui encourage les gens, comme je l'ai constaté, à plutôt chercher à se conforter dans leurs opinions en fuyant les sites qui les dérangent et en finissant par ne plus fréquenter que les autres. C'est un travers que j'essaye d'éviter ici, mais j'imagine qu'on ne peut pas y échapper. On ne peut pas avoir tendance à relayer des propos avec lesquels on est en désaccord aussi souvent que ceux avec lesquels on est en accord. Bon, soit. Le problème n'est pas tellement là, mais surtout dans le fait que cette tendance va dans le sens de la division qu'on observe dans la société, et qui semble voulue par l'organisation du pouvoir, sciemment ou non.

 

En tout cas, je crois que ce phénomène correspond à une sorte de repli dans des bulles de survie psychique, dans une société qui est devenue à la fois extrêmement exigeante envers les personnes, et où la revendication d'être différent est devenue à la fois une marque d'affirmation (superficielle) et une source de souffrance, tant il est difficile d'être à la fois différent, et soumis au jugement, et à l'approbation ou au rejet d'autrui. Paradoxalement, ce progrès dans la tolérance des différences s'est fait au prix d'un surplus de souffrance morale, causé par le fait que cette différence, autrefois privée, est désormais exposée au grand jour, souvent même revendiquée et hurlée comme on crie quand on se cogne l'orteil contre le pied du lit. Beaucoup en viennent même à des mutilations physiques sur le billard, ne l'oublions pas... On peut d'ailleurs s'interroger sur le danger de cette tendance à l'atténuation voire la disparition de la sphère privée. Est-il encore possible d'être homo sans le revendiquer publiquement, par exemple ? Bref, je m'interroge...

 

Je n'en rajoute pas davantage, je voulais seulement compléter avec ce point.

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Réflexions sur la violence et la société moderne

Il est bien sûr impossible de traiter un tel sujet de manière un tant soit peu exhaustive dans un article de blog, mais il sera davantage question, ici, de poser quelques bases à la réflexion. La violence a toujours été dans la nature humaine (et sans doute dans la nature du vivant), et a toujours fait partie de sa société, que ce soit sous monarchie, empires à l'ancienne, dans les tribus, les familles, et même dans les communautés hippies, quoiqu'on en pense.

 

Mais tout à notre époque prend une teinte plus terne, moins évidente, plus hypocrite et plus pernicieuse. Aussi j'estime qu'il est intéressant de se donner le temps de survoler quelques aspects que prend cette violence, dans la société moderne.

 

Cette violence prend plusieurs aspects. Elle peut être physique et directe, mais elle est le plus souvent indirecte et/ou symbolique. Et très souvent, une violence symbolique accompagne une violence qui est directe sans être facilement perçue comme telle par les esprits conditionnés par les manipulations courantes, imbibés des pseudo-valeurs de notre civilisation, que certains n'hésitent pas à nommer contre-civilisation, tant une certaine barbarie fardée d'un épais fond de teint la caractérise.

 

L'on parle fréquemment de la souffrance au travail, les termes de dépression et de burn out font les grands titres des revues médicales sans qu'on s'interroge beaucoup sur ce qui fonde ces souffrances. Or la souffrance répond le plus souvent à une violence qu'un certain cynisme ambiant s'accorde à attribuer à la dureté naturelle de la vie. Comme si la société n'était justement pas là pour proposer, non pas une organisation de cette violence, mais une atténuation de cette violence, pour rendre la vie des humains plus supportable.

 

Le fait que notre époque ait donné lieu à une prison telle que Guantanamo, vu comme une aberration et un anachronisme, ne peut pas être un hasard. C'est le fameux retour d'un refoulé selon lequel, puisque nos démocraties rejetteraient la violence (on verra que ce n'est pas le cas, il s'agit simplement d'une pirouette juridique et publicitaire), mais que cette violence serait inévitable, alors exerçons-là tout de même, mais en dehors des territoires qui l'interdiraient, dans nos pays si exemplaires.

 

http://www.les-crises.fr/cacher-laffaire-hideuse-de-la-torture-par-ray-macgovern/

 

Comme l'explique Ray MacGovern, la question de la torture est escamotée. Elle ne peut donc resurgir que par le refoulé, que symboliquement, ou hors des limites de notre bulle d'illusion pseudo-démocratique et de ses valeurs faussement humanistes, qui servent le plus souvent au contraire à légitimer la violence bien plus qu'à l'empêcher. Voir comment l'on se sert de notre prétendue supériorité morale pour infliger à des peuples des bombardements parfois chimiques ou radioactifs. On parle ici de violence directe.

 

Mais il est vrai qu'au sein de notre société, dans les limites des frontières du bloc démocratique occidental, cette violence prend une tournure moins facile à cerner, à dénoncer, à comprendre, à conscientiser. Et comme le quidam moyen est démuni des éléments de réflexion et de culture qui permettent de bien saisir la problématique, il sera enclin à culpabiliser, à introjecter les reproches qui peuvent lui être faits, à croire qu'il est responsable de sa condition, etc. C'est l'une des clefs pour comprendre ce qui cause l'explosion des burn out et des dépressions dans notre société. Mais on y reviendra.

 

On l'a dit, la violence est dans la nature du vivant. Mais le vivant est amoral, et si la violence en est l'une des expressions les plus courantes, il y permet aussi des réponses qui peuvent s'avérer surprenantes :

 

http://imgur.com/gallery/226GS

 

Ainsi, le vivant fournit les problèmes et leurs clefs. À nous d'utiliser notre intelligence (intellectuelle mais aussi émotionnelle, et animale) pour y pourvoir. C'est le rôle de la société humaine et l'une des fonctions de notre intelligence, qui sert malheureusement un peu trop à imaginer les formes les plus horribles de souffrances à infliger.

 

http://dailygeekshow.com/torture-medieval-methodes/

 

La vérité est que les choses n'ont pas tant changé depuis l'époque médiévale. En dépit des représentations que nous avons, ces pratiques demeuraient rares, localisées, réservées à un nombre réduit de personnes (mais bien sûr toujours trop important). Et si l'oppression était courante, les seigneurs bienveillants existaient aussi.

 

Aujourd'hui, l'état exerce sa toute puissance d'une manière omniprésente, que ce soit dans la bienveillance comme dans la punition, partout et tout le temps. Certes, nous ne sommes pas plus soumis à une torture directe qu'autrefois, mais en revanche, une sorte de torture soft s'exerce en permanence, sous la forme de violences symboliques qui prennent parfois l'apparence de la bienveillance. On vous fait souffrir, mais c'est pour votre bien, c'est parce que vous avez tort, et vous irez mieux après. Et si ce n'est pas le cas, on abrégera vos souffrances (pensez par exemple à la scène finale de 1984, pour ceux qui l'ont lu, qui représente une scène de torture dont le but est de « réformer » le personnage, le faire rentrer dans le rang tout en le détruisant et en l'excluant).

 

Cette violence s'exerce simplement d'une autre manière, souvent avec une intensité comparable que l'on relativisera à l'aide d'euphémismes et d'oxymores divers, tel que le « despotisme doux » évoqué par Mireille Delmas-Marty :

 

https://francais.rt.com/france/41176-est-il-permis-critiquer-macron-de-villiers

 

L'autoritarisme moderne se cache toujours derrière les apparats d'une fermeté faussement bienveillante d'un Macron souriant, ou encore derrière la dangereuse posture de conviction idéologique d'un Valls. Comme disait mon père, « cet homme là a des convictions ». Oui, mais la question demeure : lesquelles ? Et en quoi « avoir des convictions » justifie-t-il de les imposer par l'autorité, c'est à dire par la force du pouvoir ? On a vu ce que signifiait « avoir des convictions » pour un Hitler, un G.W. Bush ou un Ben Laden. Et lorsque cette conviction imbue d'elle-même n'autorise pas la critique, on se trouve en terrain dangereux...

 

Dans le même ordre d'idée, et à l'inverse, ces « convictions » sont souvent exprimées par des moyens détournés qui permettent d'en mieux dissimuler la violence, de la rendre imperceptible et donc pernicieuse. C'est l'une des fonctions de la langue de bois politique, souvent utilisée pour légitimer des violences bien réelles, même si globales, relativement symboliques et ainsi rendues d'autant plus difficiles à nommer et à comprendre, donc à combattre.

 

Vidéo youtube : Le pouvoir des mots - Spécial langue de bois

 

Mais le politiquement correct est magique, et toujours grâce à l'argument bien commode de la « conviction », peut permettre de rendre enviable et même sexy une « déclaration de guerre », fait décidément commun chez BHL :

 

https://francais.rt.com/france/41207-monde-diplomatique-bernard-henri-levy-declare-guerre

 

Cette violence en col blanc, fut-il déboutonné, est bien la marque de notre société. Soudain, la violence et la guerre deviennent poétiques, désirables, car elles sont l'expression d'un « idéal », le cheminement vers un futur plus beau et plus humain. La souffrance de la guerre a toujours servi de justification à elle-même, finalement... puisque la guerre serait nécessaire à une fin qui, prétendument, l'exclurait à l'issu du processus. Il est vrai qu'on ne peut pas terminer une guerre sans la commencer un jour... On ne peut pas gracier quelqu'un sans l'avoir puni, et on ne peut pas réparer quelque chose qui n'avait pas été brisé. On ne peut pas éteindre un feu qui n'avait pas démarré, et en toute rigueur, il est toujours bon de se positionner en pompier pyromane. Un machiavélisme navrant, et d'autant plus lorsqu'il est davantage servi par la stupidité que par l'intelligence, car n'allez pas croire qu'il y a toujours des complots derrière toutes ces guerres. C'est bien plus souvent la pulsion du bien qui engendre ce mal... On le sait, l'enfer est pavé de bonnes intentions.

 

Je note au passage que BHL tirait sur « riposte laïque », car il est toujours bien vu de canarder l'ambulance, point commun qu'il a avec beaucoup d'idéologues progressistes, féministes et anti-racistes de tous poils qui, comme je l'ai déjà dit, valsent sur la piste, ou plutôt l'arène, d'un dualisme qui n'arrange rien et alimente la violence et la détestation des uns envers les autres. On déteste la violence, mais on la déteste avec beaucoup de violence... c'est qu'elle nous éveille à notre part animale inséparable de notre nature, si désagréable pour des individus conditionnés, moralisés et domestiqués.

 

C'est d'ailleurs souvent chez les esprits qui se disent les plus « non-violents » qu'on peut parfois déceler la plus forte violence, simplement sous une forme réprimée, inconsciente, mais néanmoins agissante. Ainsi je lisais encore récemment un livre de James Redfield, auteur « new age spiritualiste lumineux » adoré des foules, comme Coelho (mais en moins connu). Ce bouquin, « Le secret de Shambhala », qui prône le cheminement spirituel vers un nouvel âge plus humain et plus empli d'amour, était une véritable horreur de bien-pensance, suintant l'américanisme, l'anti-communisme primaire, rempli de personnages déplaisants, colériques, impulsifs, égotiques, donneurs de leçons, car certains de leur supériorité spirituelle et morale. Celle salissure du monde (on y propose une véritable parodie de la légende de Shambhala, on y déballe tous les poncifs sur le bouddhisme sans le comprendre, on y utilise l’Himalaya comme toile de fond à une intrigue puérile, digne d'un « comics » pour adolescents attardés où les services secrets chinois perdent leur temps à s'occuper des pérégrinations d'inoffensifs super-héros de la spiritualité qui se croient subversifs) a fini par me mettre moi-même en colère, contaminé par l'imbécillité qui en transpirait par tous les pores, et pour la première fois de ma vie, j'ai jeté un bouquin à la poubelle. Il n'y a rien de pire qu'un auteur avec une vocation de chef de secte, à la colère débordante mais réprimée, parfaitement visible dans son personnage principal, qui croit vendre de l'amour. Dans ce livre, je n'ai vu qu'une grimace, comme dirait Céline.

 

Mais bref... Encore une fois, je dis que la colère, que la violence, sont en nous. Que ce n'est pas en les domestiquant qu'on les domine. Que c'est, au contraire, en les reconnaissant et en les regardant en face. En cessant de faire la grimace, de faire des pas en direction du politiquement correct. Je me rappelle ô combien les gens peuvent détester, dans les milieux que j'ai traversé, les gens qui leur parlent franchement, qui n'essayent pas de les manipuler, de passer pour des meneurs charismatiques, catastrophe à fuir absolument, qu'ils soient chefs de secte, ou chefs de la république, ce qui est à peu près la même chose, à des échelles différentes et avec des responsabilités différentes.

 

Un certain polissage social est sans doute nécessaire. Mais pas au point de tout travestir et de tout cacher, attitude bourgeoise absolument néfaste et tout à fait caractéristique de notre époque, puisqu'il est nécessaire de dissimuler les méfaits de nos politiques derrière divers paravents. Heureusement, certains penseurs lèvent encore le voile sur certaines de ces choses, par exemple Chomsky sur la destruction de la démocratie :

 

http://www.les-crises.fr/noam-chomsky-le-neoliberalisme-detruit-notre-democratie/

 

On peut bien sûr discuter ce point de vue et à vrai dire, on peut aussi aller plus loin. Ainsi, cette présentation d'un dualisme démocratie versus néolibéralisme reste assez naïve. En réalité, les deux me semblent faire la paire, et je ne crois pas que les années 50/60 aient été l'époque dorée qu'il prétend. Les trente glorieuses sont une période bénie de l'après-guerre, mais parce qu'elles sont à la fois un produit de la guerre, et parce qu'elles sèment les graines de la période de chaos qui s'ensuit, autour de la période de la chute du mur de Berlin. N'oublions pas que les guerres n'ont jamais cessé pendant cette période, et Chomsky le sait bien, lui qui dénonce les méfaits des USA au Timor oriental, qui n'ont jamais vraiment cessé depuis les années 70, mais qui se situent dans la continuation des guerres de Corée et des déstabilisations de gouvernements partout dans le monde à l'intérieur de cette période d'après-guerre (voir par exemple les documentaires d'Oliver Stone que j'avais proposés).

 

Or ces guerres, ces violences, sont bien le fait d'un état démocratique. Comme l'expliquait Orwell, les guerres perpétuelles poussent comme des champignons dans la périphérie des états dits démocratiques, juste pas directement sur leurs territoires. Toujours cette question de frontières qui fait qu'à l'extérieur, la violence ne change pas, voire explose, et qu'à l'intérieur, elle prend une tournure indiscernable, mais tout aussi intense.

 

Emir Kusturica ne s'y trompe d'ailleurs pas, percevant très bien la tendance :

 

https://francais.rt.com/entretiens/41177-emir-kusturica-pays-capitalistes-se-dirigent-vers-fascisme

 

C'est que les états démocratiques ne peuvent être que contaminés par la violence qu'ils propagent, et qui devient une nouvelle norme. Puisque rien n'y résiste, on réalise que cela peut devenir plus efficace que la prétention à l'illusion démocratique, une fois qu'on a dressé les peuples à cette violence et à cette résignation. En tout cas pendant un temps.

 

Un temps qui permet de faire passer des lois autoritaires et de détruire, non seulement la démocratie, mais aussi les droits :

 

http://www.les-crises.fr/cela-ne-sinvente-pas-par-jean-luc-melenchon/

 

Le tout avec le démantèlement assez paradoxal de l'armée française, qui se comprend assez bien dans une société où la violence effectue une translation de la violence directe et visible vers la violence symbolique et indirecte. On s'échaude à propos d'une chemise déchirée si c'est un patron, mais dépouiller les droits vitaux des prolos, ça c'est pas bien grave en comparaison. Moins visible, du moins, car moins spectaculaire et télégénique. Par contre les éventuelles manifs qui s'ensuivront à la fin de l'été pourraient l'être davantage. Ce sera alors l'occasion de s'indigner contre les casseurs, les « fas » et les « antifas », tous ces individus sans foi ni loi. Mais peut-on légitimement se choquer d'un refus de la loi, quand la loi elle-même est dissoute au profit d'un nouvel ordre qui n'est qu'autoritaire et sans contre-pouvoir ?

 

https://francais.rt.com/france/41131-devoir-empathie-envers-merah-france

 

Ainsi, il est scandaleux de tomber la chemise d'un patron, tout comme il est scandaleux de vouloir comprendre les raisons d'un désigné terroriste. Dans le reproche de la « culture de l'excuse », il ne peut y avoir d'excuses que pour les riches et les puissants, les BHL et les fauteurs de guerre, pas pour ceux qui, dans une sorte de paroxysme dément de la légitime défense, en viennent à se détruire pour exprimer leur rage et leur impuissance, tout en détruisant et tuant ce qu'ils peuvent autour. Cette autodestruction, fut-elle sous la forme terroriste, est peut-être inexcusable, mais elle ne doit pas demeurer incompréhensible. Car l'incompréhension, l'ignorance, servent le même but : justifier la violence d'état. Tant que l'on ne comprend pas ce qui poussent des gens comme Merah à réagir de la manière ultime dont ils le font, on fait le lit d'une autre violence qui engendre celle-ci.

 

Il n'est donc pas question de culture de l'excuse, car en effet je n'excuse pas la violence du pouvoir qui est responsable directement du terrorisme qui s'exerce désormais partout dans le monde. Ces deux violences, nous les subissons toutes, nous, membres du peuple. Nous serions fous de les excuser, mais nous serions idiots de ne pas chercher à en comprendre les mécanismes, la dynamique, les causes. C'est ce que nous devons faire, c'est la seule démarche salutaire, car comprendre est la première étape pour défaire, pour trouver des solutions. Personne ne veut de la violence, mais encore faut-il comprendre qu'elle est partie intégrante de ce que nous sommes. Et qu'au lieu de vouloir la cacher, ou la dominer (ce qui la nourrit, car la domination est expression de la violence), il faut simplement l'apprivoiser (ce qui est différent de domestiquer), l'accepter, l'accueillir, et apprendre à l'exprimer de la manière adéquate. Et c'est bien ce que la société décourage, en déformant des êtres qui seront, à l'arrivée, plus que jamais soumis à cette dureté car leur nature leur est étrangère et donc profondément incontrôlable, sauf à un niveau superficiel.

 

C'est d'ailleurs l'une des raisons de tous les fantasmes sur les banlieues, autour de l'iconographie du rap, de la drogue, des tournantes (qui sont essentiellement des légendes urbaines, pour le coup), même s'il y a en effet de la violence dans ces endroits. Mais c'est surtout le décalage créé entre ces milieux et le reste de la société, totalement formaté, qui choque et effraye. J'affirme que la violence ordinaire est bien pire ailleurs, ou en tout cas pas meilleure, tout aussi fréquente, peut-être plus grave car échappant à nos sens.

 

Bon, il y aurait tant de choses à dire, mais j'estime avoir formulé le fond de mon propos. J'essaye essentiellement de comprendre ce qui cause la pathologie mentale et la souffrance morale dans nos sociétés, et dans un prochain article, j'explorerai un autre versant de la question en parlant du problème de l'urbanisme, qui concentre à lui seul une grande partie des souffrances et des violences de l'ère contemporaine.

 

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11 juillet 2017

Le nucléaire, tout va très bien

Un dernier article avant de prendre de petites vacances. Article assez bref, mais qui sera l'occasion de partager la dernière vidéo de "Defakator", sur l'industrie nucléaire. Une vidéo que je recommande fortement, car très bien sourcée, très bien argumentée, qui aborde tous les problèmes du nucléaire, de Tchernobyl à la question de déchets, en passant par les mensonges divers (sur le nuage, sur l'inocuité prétendue des radiations, etc.), la collusion entre l'état français et cette industrie, le gouffre financier que représentent les EPR, etc.

 

À voir pour tous ceux qui s'intéressent au sujet. Il est important de connaître un peu ce sujet, et de réaliser que le fait d'étendre le parc nucléaire à une durée de 50 ans au lieu des 30 à 40 initialement prévus pourrait bien s'avérer la pire fuite en avant possible, et une prise de risque beaucoup trop inconsidérée. Surtout à l'heure où ce que je ne peux appeler que des trolls ou des béats pro-nucléaires parasitent partout les échanges sur ce sujet. Considérer que nucléaire est devenu hélas indispensable en France peut-être considéré comme réaliste, mais ça ne serait jamais devenu une fatalité sans toutes les erreurs politiques et possible malversations qui ont eu lieu. À ce stade, défendre le nucléaire comme une industrie irréprochable devient d'une irresponsabilité terrible.

(le son est un peu fort au lancement, vous êtes prévenu)

 

L'énergie du futur de ta grand-mère - DEFAKATOR

 

 

Pour compléter, je propose également ce documentaire paru sur Arte, concernant les déchets du nucléaire :

 

[Reportage] Déchets, Le Cauchemar Du Nucléaire

 

 

Et puis un petit rappel du genre de situation absurde, choquante et potentiellement très dangereuse que seul le nucléaire est à même de générer :

 

http://www.leparisien.fr/economie/epr-de-flamanville-decouverte-de-dechets-enfouis-depuis-trentes-ans-10-07-2017-7122402.php

 

Découvrir des déchets nucléaires sous le site de construction d'une centrale, avouez que c'est « cocasse »...

 

Je ne m'étends pas plus, j'en ai déjà dit assez sur ce sujet par ailleurs, j'estime juste qu'il est nécessaire de propager ce type d'information, dans le contexte d'un pays totalement intoxiqué par un discours d'état pro-nucléaire, encore répandu par des personnes plutôt douteuses sur internet. Mes prochains articles ne devraient pas venir avant une ou deux semaines, on verra, en attendant bonne continuation à tous, et bon visionnage si le sujet vous intéresse.

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07 juillet 2017

Oliver Stone contre l'américanisme et l'antirussisme

Une récente émission diffusée sur France 3 a beaucoup fait parler d'elle. Disons le d'emblée, je ne l'ai pas vue, puisque je n'ai plus ce réflexe d'allumer ma télévision pour vérifier si on y trouverait, par chance extraordinaire, encore quelque chose d'intéressant.

 

Olivier Berruyer en parle ici :

 

http://www.les-crises.fr/conversations-avec-monsieur-poutine-par-oliver-stone/

 

Ce qui m'intéresse n'est pas tant ce que Poutine et Stone ont pu se dire, même si, pour ce qu'il s'en raconte, et malgré les habituelles billevesées de nos « journalistes », Stone n'a pas tant ménagé Poutine que cela, comme le prouve le texte qui suit :

 

http://www.les-crises.fr/comment-vladimir-poutine-voit-le-monde-par-robert-parry/

 

Ce qui m'intéresse, c'est le fait qu'un cinéaste américain aussi considéré que Stone, et bien connu pour sa critique de l'américanisme, avec des films tels que JFK, Platoon ou encore Wall Street, soit enfin « passé à l'ennemi », comme diraient ses détracteurs, pleinement imbus, eux, des valeurs du système de l'américanisme.

 

Et c'est surtout l'occasion de faire connaître un peu plus son travail, notamment de réalisateur de « Une autre histoire de l'Amérique », série documentaire sortie en 2013. C'est en fait essentiellement pour proposer des liens vers ces documentaires que je poste.

 

On les trouve en version intégrale et en français sur Rutube (il faut remonter la liste pour voir les épisodes un par un) :

 

https://rutube.ru/video/19764ea2fb7fed85c8a435c9ffbeee6b/?pl_type=user&pl_id=720865

 

Et on les trouve aussi sur Dailymotion :

 

1) http://www.dailymotion.com/video/x2m6oo8_une-autre-histoire-de-l-amerique-e01-la-seconde-guerre-mondiale_school

 

2) http://www.dailymotion.com/video/x2qimw1_une-autre-histoire-de-l-amerique-oliver-stone-e02-roosevelt-truman-et-wallace-occassion-manquee_school

 

3) http://www.dailymotion.com/video/x2md95m

 

4) https://www.dailymotion.com/video/x4oya8g_une-autre-histoire-de-l-amerique-par-oliver-stone-04-10-la-guerre-froide-1945-1950_school

 

5) https://www.dailymotion.com/video/x4oya8h_une-autre-histoire-de-l-amerique-par-oliver-stone-05-10-les-annees-1950-eisenhower-la-bombe-et-le-ti_school

 

6) http://www.dailymotion.com/video/x2r8wgz

 

7) http://www.dailymotion.com/video/x2tqo4m

 

8) http://www.dailymotion.com/video/x2we3cq

 

9) http://www.dailymotion.com/video/x2wjgff

 

10) https://www.dailymotion.com/video/x2wem7z_une-autre-histoire-de-l-amerique-oliver-stone-e10-bush-et-obama-l-e-re-du-terrorisme_school

 

En espérant que ces liens survivent assez longtemps, j'ai eu un peu de mal à les trouver, j'ignorais qu'ils se trouvaient sur dailymotion. Désolé si je ne mets pas les titres, un peu trop long à agencer, mais vous avez tous les épisodes dans l'ordre.

 

Ce n'est peut-être pas le travail le plus marquant de Stone, après visionnage, mais c'est incontestablement un travail intéressant, utile et même salutaire pour bien comprendre l'emprise de l'américanisme sur le monde et comment elle s'est déployée de la seconde guerre mondiale à nos jours. Je retiens aussi que Stone nous fait part des trop nombreuses fois où l'empire américain a envisagé voire planifié d'utiliser l'arme atomique, pour asséner et accroître sa supériorité. Heureusement, il y a toujours eu au moins un frein pour l'empêcher (si on excepte bien sûr Hiroshima et Nagasaki). Excès qui aurait pu (et peut toujours) enclencher une troisième guerre mondiale de nature nucléaire, et d'ailleurs, à ce sujet :

 

http://www.les-crises.fr/loperation-impensable-le-plan-de-churchill-pour-la-troisieme-guerre-mondiale-par-jonathan-walker/

 

On voit que l'arme atomique, loin de la nature dissuasive que nous lui avons toujours accolée, a parfois au contraire servi de tentation pour exprimer une toute-puissance... Et on devine que cela pourrait encore être le cas.

 

Pour en finir sur ce sujet, deux liens. D'abord un commentaire de l'émission, publié sur arrêt sur info :

 

http://arretsurinfo.ch/merci-pour-cette-conversation-m-poutine/

 

Puis un commentaire de crise un peu insolite, sur dedefensa, où l'on apprend que le fils du réalisateur, Sean Stone, travaille pour RT :

 

http://www.dedefensa.org/article/stone-au-travail-pour-rt

 

Extrait : « Le tombereau d’insultes est en général réservé à Sputnik.News et à RT. On ne s’embarrasse guère du fait que les extensions internationales de ces réseaux, celles qui sont en général mises en cause, emploient des journalistes non-Russes, avec un très fort contingent d’Anglo-Saxons. RT-USA emploie ainsi un très grand nombre de très grands journalistes US, qui sont soumis souvent de la part des officiels US des relations publiques à des traitements ahurissants d’impolitesse, de grossièreté et de mépris, – comme seuls les domestiques savent user pour les gens libres que leurs maîtres n’aiment pas. »

 

En souhaitant un bon visionnage à ceux qui n'auraient pas encore vu les documentaires de monsieur Oliver Stone.

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05 juillet 2017

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste -N°22- Fausse démocratie, fausse presse

Alors oui, j'annonce la couleur, il va y avoir une profusion de liens Russia Today (et de liens tout court, car j'ai eu beaucoup de mal à en éliminer, pour une fois, il me semble que tout se tient pour dessiner le paysage du présent) dans ce numéro. C'est simplement que c'est le seul journal qui, en dépit du fait que Macron s'en prenne, en apparence, à tous les journaux (histoire de se victimiser un peu pour la route, stratégie très petite), RT reste le seul à mener une critique suffisamment libre pour mériter d'être relayée à mes yeux. Puis c'est aussi bien sûr parce que je suis passé à l'ennemi, comme russolâtre abominable (comme Oliver Stone dont il sera question dans mon tout prochain article). Concrètement, les médias français servent la soupe, avec un soupçon de critique, histoire de faire illusion, tout en prêtant serment au décodex, et en crachant sur la charte de Munich, comme on y est bien habitués.

 

Il sera donc beaucoup question du gouvernement en France, mais aussi en Europe, et puis des médias censés analyser tout cela.

 

Il y aura un autre gros morceau sur les USA et la Syrie, puis je finirai par quelques liens divers, et puis surtout par un autre article de Dmitry Orlov qui me semble important.

 

 

 

Macron, la démocratie, et son gouvernement

 

Allons-y, puisqu'il faut encore en passer par là. Macron a encore énormément fait parler de lui, ces derniers temps, et on se demande si l'ego présidentiel va continuer longtemps à faire les premières pages.

 

Pour commencer, j'aime beaucoup l'expression employée par Benoît Hamon (qui démissionne du parti socialiste, soit dit en passant) : libéral-autoritaire.

 

https://francais.rt.com/france/40384-hamon-fustige-macron-liberal-autoritaire

 

Par cet oxymore, Hamon signale parfaitement le caractère que Macron aura exprimé dernièrement, qui pour Eric Verhaeghe, devient littéralement une caricature de lui-même, avec son rassemblement du gouvernement à Versailles, fortement critiqué.

 

https://francais.rt.com/opinions/40394-congres-versailles-emmanuel-macron-devient-une-caricature-lui-meme

 

Macron qui est lui-même responsable d'un problème budgétaire imputé à Hollande (dans la série « tirons sur l'ambulance ») :

 

https://francais.rt.com/economie/40396-derapage-budgetaire-surprise-moscovici-au-secours-macron

 

« Edouard Philippe, apparemment surpris de trouver une telle erreur, a fustigé l'action de François Hollande. «Nous héritons d’un dérapage de 8 milliards d’euros inacceptable», s'est-il indigné le 29 juin. Il aurait pu se renseigner auprès d'un membre du gouvernement de François Hollande : l'actuel président de la République, lequel, il y a un an encore, était ministre de l’Économie. »

 

Mais on le sait, Macron n'a pas de leçons à recevoir. D'ailleurs, il ne veut voir qu'une tête. Macron en roi de France, en grand monarque, presque Christ cosmique, a demandé à ses députés d'être de purs godillots :

 

https://fr.sott.net/article/30814-Ere-Macron-les-symptomes-d-une-dictature

 

Députés à qui l'on a aussi fortement conseillé d'applaudir le premier ministre à la moindre occasion, et tant pis si c'est hors-contexte. Un gouvernement sans « frondeurs », donc, qui va également soutenir tout et n'importe quoi par le suffrage, sans réfléchir, dans cette nouvelle forme de parodie démocratique :

 

https://francais.rt.com/france/40577-peu-timides-versailles-deputes-lrem-ont-ete-encourages-a-applaudir-le-premier-ministre

 

https://francais.rt.com/france/40561-large-confiance-assemblee-pour-gouvernement

 

Interdiction d'avoir une quelconque autonomie, une opinion personnelle à mettre en avant, on suit Macron, le Grand Guide, un point c'est tout.

 

De toute façon, on suit Macron, on a sa Rolex avant 50 ans et ses costards en bossant, ou on n'est rien :

 

https://francais.rt.com/france/40450-gens-qui-reussissent-ceux-qui-ne-sont-rien-phrase-macron-suscite-indignation

 

C'est qu'il faut se hisser au niveau de Macron, qui a juré de niveler la France par le haut :

 

https://francais.rt.com/france/40511-trop-complexe-trop-vide-trop-long-internautes-affrontent-discours-macron-humour

 

Et là, je reviens à la charge avec mes histoires de démarche intégrale, et tout ce qui s'ensuit, que les habitués connaissent : une personne qui maîtrise ces aspects là (qualité de meneur que certains de ses partisans auront choisi de voir en lui) sait comment être compris et comment s'adresser à un interlocuteur, fut-il le peuple, au lien de s'en démarquer vulgairement et prétentieusement par un discours abscons et vide de sens qui ne sert que d'enfumage. Car le baratin et la fanfaronnade sont des traits caractéristiques d'un mode de personnalité qui a déjà été décrypté sur ce blog. Rien de grandiose ni d'admirable, donc. Tout au plus une technique d'illusionniste de la part d'un élève médiocre voulant faire bonne impression, hypnotiser son assistance. Tout à fait minable en réalité.

 

Mais les gens de son parti peuvent être tout à fait à son niveau, en revanche, c'est à dire hautains, vulgaires, méprisables, menteurs et dissimulateurs, humainement laids :

 

https://francais.rt.com/france/40411-depute-lrem-traite-merde-journaliste

 

Ce qui n'empêche pas Valls, notre führer dépassé, de préférer s'attaquer aux représentants d'autres partis, enfin surtout quand il est directement en compétition avec :

 

https://francais.rt.com/france/40537-manuel-valls-candidats-insoumise-dangereux

 

Rappelons que l'élection de Valls est contestée en justice. Mais chacun sait que lui est un vrai démocrate (grand amateur de gouvernement par ordonnances, véritable jumeau politique de Macron) qui, lui non plus, n'a pas de leçon à recevoir. D'ailleurs, chacun reconnaît sa légitimité et son talent politique, comme en témoigne sa popularité.

 

L'essentiel étant que, conformément à l'injonction de Macron, la presse, jusqu'à l'AFP, se mette en rang d'oignons :

 

https://francais.rt.com/france/40131-afp-a-t-elle-tente-etouffer-affaire-ferrand

 

C'est un véritable scandale, mais n'est-ce pas simplement le quotidien de ce système, après tout ? C'est que la presse se met au niveau d'un gouvernement qui lui-même peine beaucoup à fonctionner :

 

http://www.les-crises.fr/reprise-recit-dun-deuxieme-jour-surrealiste-a-lassemblee-nationale/

 

On aura même vu Lassalle se proposer, pour ajouter au ridicule de cette situation. Notez qu'en terme de ridicule, le parlement européen n'est pas en reste :

 

https://francais.rt.com/international/40544-clash-parlement-strasbourg-juncker-ridicule

 

30 parlementaires présents sur 750, ce qui fait 4%. Pouvez-vous imaginer quelque chose faisant plus mauvais genre ? Faut-il rappeler combien ces gens sont payés ? Mais il est vrai qu'ils ne le sont jamais assez, car il n'y a jamais assez d'argent pour financer leur niveau d'indécence :

 

https://francais.rt.com/france/40391-plus-7000-euros-mois-depute-udi-pense-gagner-moins-salaire-moyen-francais

 

De tout cela, il ressort naturellement déjà une certaine lassitude de la part des français (ce qui ne les empêchera pas de revoter comme des veaux à la première occasion venue, qu'on ne s'y trompe pas) :

 

https://francais.rt.com/france/40447-elections-passees-confiance-francais-s-essouffle

 

Le fossé se creuserait entre le peuple et ses élites européennes, dont Macron est la première des groupies :

 

https://francais.rt.com/international/40169-etude-revele-fosse-elites-citoyens-europeens-ue-immigration-islam

 

De leur côté, les médias s'interrogent hypocritement sur leur déontologie, tout en faisant taire toutes les voix un peu dissonantes, et ne parlons pas des dissidentes :

 

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/polony-godin-decodex-taddei-non-a-194395

 

Y compris sur internet :

 

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/06/16/sous-pression-facebook-detaille-ses-mesures-contre-l-apologie-du-terrorisme_5145341_4408996.html

 

Avec toujours le même degré d'hypocrisies allant à l'encontre de la liberté d'expression avec tous les dangers que ça comporte, mais je ne commente même pas. On sait ce qu'il en est. Intéressant d'ailleurs comme, dès que c'est Le Monde, il n'est pratiquement pas question de ces problèmes... Information biaisée, aux ordres.

 

Et tout cela n'empêche pas, par exemple, que des données utiles à la manipulation d'élections soit collectées... en fait, ça le favorise :

 

http://www.les-crises.fr/les-etats-unis-subissent-la-plus-grosse-fuite-de-donnees-delecteurs-de-lhistoire-par-alexis-orsini/

 

Mais ce n'est pas nous qui truquerions des élections, voyons, ce sont les russes, comme chacun sait. Pourtant, Poutine le tyran sans cœur ose prétendre le contraire, et reporte la faute sur ses adversaires, technique basse s'il en est :

 

https://francais.rt.com/international/40347-vladimir-poutine-assure-que-services-de-renseignement-etrangers-font-ingerence-en-russie

 

Ah mais... une seconde. Et si c'était nous qui pratiquions cela avec les russes ? Mais c'est bien sûr impossible... moment d'égarement de ma part... à moins que... James Howard Kunstler émet des doutes :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/06/absent-sans-autorisation.html

 

Quel culot... Qui oserait croire que l'on se sert de cela pour détourner l'attention des problèmes en Syrie, et notamment des provocations américaines ? C'est tout bonnement impossible. Jamais l'Amérique, Empire du Bien, ne pourrait commettre la moindre exaction pouvant approcher un tel niveau d'ignominie. Ou alors... peut-être que si ?

 

http://reseauinternational.net/les-etats-unis-et-leur-bande-detats-voyous-auraient-ils-commandite-une-nouvelle-attaque-chimique-en-syrie/

 

https://fr.sott.net/article/30801-Des-formations-terroristes-preparent-une-attaque-chimique-a-Deraa

 

Rappelons un peu ce qu'en dit Seymour Hersh :

 

http://www.les-crises.fr/on-a-un-putain-de-probleme-par-seymour-m-hersh/

 

Et Robert Parry, sur le jeu malsain entre les USA et Al qaida :

 

http://www.les-crises.fr/al-qaida-a-t-il-une-fois-de-plus-dupe-la-maison-blanche-par-robert-parry/

 

 

 

 

Rubrique divers

 

Je passe sans transition à cette rubrique, pour prendre davantage le temps de développer dans la conclusion qui sera centrée sur un article de Orlov.

 

Dans ce contexte de pensée unique et de distorsions, on remarquera quelques faits habituels. D'abord le silence habituel autour du chômage qui, décidément n'en finit pas de battre des records dans notre pays riche et développé :

 

https://francais.rt.com/economie/40240-chomage-hausse-mois-mai-gouvernement-ne-commentera-pas-les-chiffres

 

Le gouvernement a bon espoir de résoudre le problème avec ses lois... dont la plupart des experts honnêtes estiment qu'elles l'aggraveront, sur le long terme, par un phénomène de cercle vicieux (j'avais relayé cela dans un précédent article).

 

Une nouvelle dérive qui s'annonce autour des vaccins :

 

https://francais.rt.com/france/40377-deux-cent-grands-medecins-pour-vaccination-obligatoire

 

Pourquoi c'est scandaleux ? Parce que, quoique l'on pense des vaccins, de nombreux pays considérés comme civilisés ne les rendent pas obligatoires. La France est un de ces pays qui se plient aux exigences des lobbies pharmaceutiques, en plus de gaspiller des sommes faramineuses inconsidérément en la matière (on se rappellera du grand délire avec des dizaines de millions de doses inutiles achetées par Roseline Bachelot, en son temps, pour une banale grippe).

 

http://www.eurosurveillance.org/images/dynamic/EE/V17N22/DAncona_tab1.jpg

 

Ce tableau peut être dur à lire, mais voici ce qu'il y a à comprendre :

 

MA signifie, en gros, vaccins obligatoires pour tous, R pour recommandé, A pour absence de recommandation.

 

En ce qui concerne les pays suivants, aucun vaccin n'est obligatoire : Royaume-Uni, Irlande, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Suède, Danemark, Norvège, Finlande, Islande, Lituanie, Lettonie, Estonie, Suisse, Luxembourg, Espagne, Portugal, Chypre, etc.

 

Ces pays sont-ils renommés pour héberger des épidémies particulièrement terribles, en matière de diphtérie, tétanos ou autres ? Leurs populations sont-elles laissées à l'abandon par leurs gouvernements ? Il n'y a bien que dans des pays comme le nôtre qu'on infantilise les gens à ce point... En tout cas, rendre 11 vaccins obligatoires au lieu de 3 serait une première, et encore une concession commerciale faite à une industrie qui ne veut pas spécialement notre bien. Il faut le comprendre : il n'y a aucune raison qui justifie cette obligation. D'ailleurs, il est contre le serment d’Hippocrate que de traiter des personnes contre leur gré... principe totalement dévoyé de nos jours, par chez nous, sous prétexte de contrôle d'épidémies qui n'existent pas. La vaccination de nourrissons contre l'hépatite B est par exemple une absurdité sans nom, et les personnes qui n’obtempéreront pas seront passibles de 3 750 € d'amende.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/scandale-du-vaccin-infanrix-178599

 

« Les risques liés à la partie vaccinante : le vaccin contre l'hépatite B est soupçonné d'un lien avec la sclérose en plaque. Le journal "le Monde" du 5 juin 2015 pointe du doigt la valence contre l'hépatite B, et souligne qu'il est étrange d'immuniser les nourrissons contre cette infection transmise par voie sexuelle. Or, ce vaccin est accusé à tort ou à raison de provoquer des maladies. »

 

Depuis, le lien avec la sclérose en plaque aurait été rejeté, il n'empêche qu'on ne voit pas pourquoi on vaccinerait obligatoirement des bébés contre une infection sexuelle, sinon pour satisfaire à des lobbies à l'échelle d'un pays... Et d'autres des vaccins annoncés sont tout aussi critiquables, je ne vais pas m'étendre là-dessus, mais vous êtes censément des citoyens libres, alors renseignez-vous.

 

Une pétition a été lancée :

 

https://petitions.santenatureinnovation.com/11-vaccins-bientot-obligatoires/#/

 

Il est vrai que l'homme assisté chimiquement a le vent en poupe, particulièrement en cette période de tour de France, quoique le dopage régresserait dans le cyclisme au profit d'une forme pernicieuse de cybernétique :

 

http://www.20minutes.fr/sport/cyclisme/2095771-20170629-change-tour-france-45-putains-capteurs-puissance-tue-course-faut-interdire

 

Tout cela annonce bien cette époque de puçage généralisé, où l'on commence par donner l'exemple par le spectacle, les sportifs, et les Mélenchon en hologramme, puis la surveillance des enfants et des grabataires, pour enfin faire passer la pilule à tout le monde, comme on rend un vaccin obligatoire, et la boucle est bouclée.

 

 

 

Conclusion

 

Un numéro chargé en liens, donc, mais je n'ai pas trouvé comment faire autrement, tant je pense qu'il fallait faire ce tour d'horizon assez dense.

 

On voit que rien ne s'améliore vraiment, et qu'au mieux tout stagne dans cette bonne vieille soupe totalitaire pseudo-démocratique où l'auto-censure règne dans les médias occidentaux, et où le culte de la personnalité présidentiel n'a plus vraiment grand chose à envier à ce que ça pouvait être sous Lénine. Le libéralisme autoritaire est en marche, avec le soutien d'une majorité parlementaire d'une médiocrité qui a de quoi abasourdir, même si elle est d'une banalité tout à fait soporifique, au fond. Il n'y a que ceux qui ont espoir dans ce système entièrement verrouillé qui peuvent en concevoir de la déception, pendant que le système occidental au service du capitalisme mondialisé continue de se servir (ou d'essayer) sur le moyen-orient, carrefour de guerre contemporain, sans même avoir de scrupules quand il s'agit de fomenter des manipulations à coup d'armes chimiques. Ce système n'est guère plus qu'un pompier-pyromane qui cause des torts et des dégâts, puis les impute à ses adversaires, qu'il s'agisse de ce genre d'attentats, ou des ingérences dans les affaires étrangères et électorales.

 

Le propos de Dmitry Orlov que je vais commenter pour conclure, illustre à la perfection les constats que je fais, la pertinence pragmatique typique de Orlov en plus.

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/07/epoque-embarrassante.html

 

« Plus récemment, cette tristesse a été recouverte d’un sentiment de gêne, qui est vite devenu assez aigu. C’est une chose de faire face au mal, une attitude héroïque et jeune. C’est autre chose que se sentir inconsciemment gêné en présence d’une extrême stupidité. Ce sentiment est exacerbé par le fait que parmi les Américains – au moins ceux autour de moi qui entendent et lisent la presse et les blogs – pratiquement aucun ne semble être capable d’éprouver ou de manifester de l’embarras sur le triste état de leur pays. »

 

C'est un sentiment qui me prend souvent, ou plutôt, je constate cette inintelligence, et je suis alors pris malgré moi de dégoût et de mépris. Ce n'est pourtant pas de leur faute, si les gens de la masse sont maintenus dans l'ignorance, mais il me semble qu'assez souvent, ils y mettent du leur et que, finalement, s'ils sont ainsi instrumentalisés, manipulés, orientés là où l'on veut les diriger, c'est peut-être qu'au fond ils le valent bien... Parce qu'il faut quand même un certain niveau d'irresponsabilité pour choisir ainsi de se soumettre à ses maîtres. (Nicolas Bonnal, sur le saker et dedefensa, joue souvent la carte de la provocation à ce sujet).

 

Dmitry Orlov explique ensuite sa vision du sentiment d'embarras :

 

« La capacité de se sentir embarrassé est la clé de tout possible renouveau, que ce soit pour une personne, un groupe ou une société dans son ensemble. Permettez-moi de m’expliquer…
Pour une société qui se précipite sur le chemin de l’autodestruction, des sentiments de maladresse, d’embarras, de honte, de remords, de regrets, d’humiliations, de contrition, etc. offrent un moyen de rétablir le contact humain avec le reste de l’humanité et peut-être même un chemin vers un nouveau départ, purgé du pire des maux accumulés. La Russie a traversé une telle expérience de recherche de son âme dans les années 1990. Cela a été aggravé par le sadisme politique occidental et par les traîtres qui ont énormément exagéré l’ampleur des excès qui se sont produits pendant la période soviétique. Mais dans l’ensemble, ce processus a été bénéfique, et la Fédération de Russie bénéficie maintenant d’une volonté et d’un respect beaucoup plus grand dans le monde que n’en a jamais connu l’URSS.


Les Russes n’étaient pas meilleurs ni pires que les autres, ils n’étaient pas tous capables d’émotions élevées et positives. Beaucoup d’entre eux empoisonnaient leur esprit de colère, d’amertume, de désespoir et d’anomie. Beaucoup de Russes plus âgés vivent toujours avec un profond sentiment de trahison – parmi ceux d’entre eux qui ont survécu. Bien que les statistiques à ce sujet soient difficiles à trouver, mon sentiment général est que les plus angoissés, les plus amers, les plus désespérés et ceux avec le plus de ressentiment se sont tués ou sont morts assez rapidement – quelques millions d’entre eux – alors que ceux qui pouvaient faire le deuil de leur passé soviétique sans perdre leur sentiment d’appartenance ou leur sens de soi ont continué à vivre et beaucoup d’entre eux sont maintenant prospères.


Aux États-Unis, aujourd’hui, il y a beaucoup de raisons d’être en colère, amer, d’avoir du ressentiment et d’être sans espoir, et beaucoup de gens empoisonnent leur cerveau et leur chimie corporelle avec ces émotions négatives. Peut-être est-ce trop demander, mais j’aimerais pousser doucement ceux qui lisent ces lignes, et sont bloqués dans ce piège émotionnel, dans la direction de l’évasion, pour embrasser des émotions beaucoup plus positives et rédemptrices comme la maladresse, l’embarras, la honte, le remords, le regret, l’humiliation et la contrition, car c’est ainsi que survit l’espoir et la possibilité de renaissance. Pour faire court, je ne parlerai que d’une seule. J’espère que vous pourrez voir le modèle de base dans cet exemple et l’étendre à d’autres. Peut-être que je discuterai d’autres dans le futur. »

 

Si cette société est en effet regrettable, et ce n'est pas nouveau, c'est néanmoins une vision assez originale de ce que peuvent être des émotions positives... Mais incontestablement intéressante, dans un monde pris d'assaut par les émotions primaires et les sentiments simplistes. Et il est évident en effet que ces assauts émotionnels sont des pièges pour les masses. J'ai assez dit comment l'on instrumentalisait ces choses (ce qu'un Philippe Grasset appellerait « affectivisme » et que j'ai tendance à reprendre à mon compte, car il ne s'agit en effet pas exactement de sentimentalisme mais de quelque chose de bien plus vaste), notamment dans les élections où le physique des candidats tient le plus grand rôle, aux yeux des masses. Or il est vrai que cela empoisonne la société tout aussi sûrement que des vaccins ou des additifs alimentaires.

 

 

« Je dois confesser que moi aussi, j’ai voté une fois aux élections américaines, et je suis tout à fait embarrassé de l’avoir fait. Je l’ai mis sur le compte de la jeunesse et de l’inexpérience. Depuis, j’ai étudié ce sujet et j’ai conclu que le système politique aux États-Unis n’est pas une démocratie : la volonté publique est proche de zéro si on parle d’avoir une certaine corrélation avec les politiques publiques. Toutefois, les politiques publiques sont en corrélation plutôt forte avec une volonté privée exprimée par des personnes extrêmement riches et les lobbyistes des corporations. C’est un système « tu payes pour jouer » conçu pour les nantis. Soyez assuré, je ne ferai plus jamais l’erreur de voter aux États-Unis. Jamais plus, je ne m’humilierai ni ne me dégraderai en participant à cette mascarade de démocratie simulée ! Mais j’ai honte d’avoir voté, et je m’en excuse. »

 

Ici Orlov s'amuse avec ce sentiment, mais il a parfaitement raison. L'état de nos sociétés est pour le moins embarrassant, parfois même stupéfiant quand l'on constate que tant se laissent piéger par ces mécanismes primaires et dualistes qu'on leur impose illusoirement. Encore faut-il être capable de reconnaître des émotions plus riches, pour ne pas se laisser entraîner dans ces pièges grossiers qui sont la caractéristique de nos systèmes médiatiques et électoraux, qui ne font même plus l'effort d'essayer de tromper des personnes plus subtiles. Tromper la masse, le nombre, la « majorité », suffit, puisqu'il s'agit juste de manipuler les mécanismes démocratiques à son avantage. Les autres, il suffit dans le même mouvement de les décrédibiliser aux yeux de la masse. Les interdire serait de trop : ce serait montrer le caractère tyrannique du système, mais on peut tout de même le faire, progressivement, petit à petit, en habituant la masse, telle la grenouille, à une température de plus en plus élevée, sans qu'elle réalise la tromperie.

 

« Tout d’abord, quelle différence cela fait-il de savoir comment Trump a gagné ? Voir ci-dessus : les États-Unis ne sont pas une démocratie, mais une collection d’intérêts commerciaux et financiers qui restent inchangés, peu importe qui occupe la Maison Blanche. Seule la rhétorique change, pour vous distraire de ce fait. Compte tenu de ce fait, le piratage des élections américaines ne constitue même pas un crime. C’est une farce inoffensive qui a même son utilité, révélant cette fausse démocratie pour le simulacre qu’elle est. »

 

Propos tout à fait adaptable à n'importe quel autre pays dit démocratique. Et si le président français est un peu moins impuissant que le président américain, sur le plan constitutionnel et juridique, cela revient malgré tout au même, puisqu'il se met au service d'intérêts plus grands que lui et que son pays.

 

Je ne veux pas commenter intégralement, chacun pouvant bien sûr lire l'article et le comprendre à sa façon, mais je cite encore quelques passages, ne serait-ce que pour souligner des points qui me semblent importants :

 

« Deuxièmement, les Russes sont bien conscients du fait que peu importe qui est le président. Dans l’une des entrevues récentes d’Oliver Stone avec Poutine, ce dernier l’a dit clairement : peu importe qui est président, rien ne change. Compte tenu de cette compréhension, pourquoi les Russes pourraient-ils même se soucier d’« ingérence » dans les élections américaines ? (...)


Troisièmement, il faut se demander s’il y avait effectivement une ingérence électorale. Oui, en effet, il y en avait ! Les deux exemples les plus flagrants d’ingérence ont été effectués par le Comité national démocratique, qui a utilisé de sales petites magouilles pour incliner le terrain de jeu en faveur d’Hillary Clinton et contre Bernie Sanders pendant les primaires (...). Le deuxième exemple d’ingérence le plus flagrant a été celui de l’ancien directeur du FBI, James Comey(...)


Quatrièmement, nous n’avons vu précisément aucune preuve de l’ingérence russe, et pourtant les chefs des différentes branches de l’appareil de renseignement américain ont exprimé un
« haut degré de confiance » selon lequel une telle « ingérence » a effectivement eu lieu. Mais il faut se demander : quel est notre degré de confiance dans ces agences de renseignement américaines et leurs évaluations ? (...)


Cinquièmement, étant donné que la politique publique aux États-Unis (y compris la politique étrangère) est indépendante de la personnalité présidentielle, mais est fortement en corrélation avec celle qui influence le système politique en utilisant des injections massives d’argent par des contributions aux campagnes politiques et par le lobbying, si les Russes voulaient influencer la politique américaine en leur faveur, ils ne le feraient pas en s’immisçant dans les élections, mais en dépensant de l’argent par des lobbyistes. (…) S’ils ont dépensé de l’argent avec eux, ils n’en ont clairement pas dépensé assez ou ils n’ont pas obtenu le retour sur investissement de leur argent, parce que les relations entre la Russie et les États-Unis sont maintenant pires que jamais (...) »

 

 

Puis Orlov en vient à sa conclusion :

 

« (...) Être en colère contre les oligarques et les entreprises qui gèrent le système politique pour leur profit privé, ou contre leurs porte-parole dans les médias, c’est comme être en colère contre les serpents qui attrapent et mangent des souris, si vous êtes l’une des souris. Qu’est-ce que vous allez faire pour protester ? Arrêter de faire vos courses ? Ensuite, qu’est-ce que vous allez manger ? Être en colère contre les politiciens est même plus que pénible, parce qu’ils ne sont responsables de rien et font simplement ce pourquoi ils sont payés. »

 

Il reprend ici un thème qui m'est cher, puisqu'il parle des instincts humains, pour compléter son propos sur les émotions humaines. Aux USA comme en France, il ne sert à rien de pester contre Trump ou contre Macron. Il faut se rendre compte de toute l'énergie gaspillée dans cette direction. Le système est pourri, verrouillé, prenons en acte et passons à autre chose, c'est ce que j'ai toujours dit et toujours pensé. Personnellement, je ressens nettement plus de dégoût que d'embarras, parce que je n'ai jamais en aucune façon cautionné ou cru en ce système, mais cela revient au même : cela permet de s'en désintéresser, car c'est tout à fait désagréable et relativement inutile, sauf à redire sans cesse en quoi passer son énergie mentale et instinctive à accréditer ce système n'est que gaspillage et perdition de l'âme.

 

« À ce stade, une grande partie de la colère, de l’amertume et du ressentiment se concentre à gauche, parmi les démocrates et d’autres types de gauche. Mais compte tenu des faits énumérés ci-dessus, ils ne devraient pas être en colère. Ils devraient être rouges d’embarras et positivement mortifiés par tous les mensonges qu’ils ont engloutis et régurgités ad nauseam depuis près d’une année entière maintenant.


Ceux de droite pourraient, bien sûr, se sentir embarrassés d’avoir élu quelqu’un qui semble être un bouffon incompétent et une grande gueule aussi vulgaire, mais comme cela ne compte pas de savoir qui est le président, pourquoi s’en faire particulièrement à son sujet ? Certains d’entre eux se sentent en colère car quelque soit celui qu’ils élisent, il semble clairement incapable de respecter ses promesses de campagne. Mais dans ce cas, ils semblent avoir oublié que le président ne compte pas. Juste au cas où vous n’auriez pas encore pris pleinement compte de ce fait important, permettez-moi de le répéter : on s’en fout de savoir qui est le président.


Qu’est-ce qui compte alors ? Eh bien, il y a le fait que les gens de gauche et de droite ont voté après tout et c’est le fait le plus embarrassant par dessus tout. J’aimerais que tous se sentent honteux et promettent de ne jamais le refaire. »


Excellente suggestion, si vous voulez mon avis.

 

PS : je découvre aujourd'hui et à l'instant un article de Philippe Grasset qui complète opportunément ce propos de Orlov :

http://www.dedefensa.org/article/cry-for-you-united-states

Plus particulièrement sa conclusion :

"Moi-même, qui n’ait jamais manqué une seule occasion de critiquer cette Amérique immensément critiquable puisqu’elle est la porteuse du poison de la modernité, qui n’ai jamais reculé devant les condamnations les plus sévères de ce qui fut le véhicule consentant de toutes les manigances du Diable, moi-même, ému par tant de sentiments si fortement venus du fond de l’âme, j’irais jusqu’à joindre ma voix à la leur et à exprimer toute ma peine devant ce qui est devenu une catastrophe de civilisation et la tromperie achevée, le simulacre satanique d’une entreprise à laquelle tant d’âmes avaient mis leur croyance : “Je pleure pour Toi, Amérique”..."

 

 

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02 juillet 2017

Rappels des liens essentiels du blog

Sites de référence :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148879.html

 

Liens importants :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34149635.html

 

Récapitulations thématiques :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148911.html

 

Considérations et précisions sémantiques et lexicales :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2017/05/28/35313251.html

 

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Valérie Bugault, Jean Rémy et l'économie schizophrène

Mon propos sera ici simplement de commenter une interview de Valérie Bugault et Jean Rémy, publiée sur le blog « Vers où va-t-on ? »

 

On trouve aussi des informations sur Valérie Bugault sur le saker francophone :

 

http://lesakerfrancophone.fr/interview-de-valerie-bugault-sur-pravda-ru

 

L'interview en question se trouve sur ce lien :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/06/valerie-bugault-et-jean-remy-du-nouvel.html

 

Je n'ai pas lu le livre (et je me garde bien de lire sur l'économie, qui est un sujet qui m'horripile et m'horrifie, j'ai sans doute tort mais c'est comme ça, j'aimerais mourir d'autre chose que d'ennui, l'économie me semble plus un sujet symptomatique de notre époque que très révélateur en lui-même, quand je vois toutes les interprétations contradictoires que l'on peut tirer de cette « science »), mais l'interview m'a parue tout à fait intéressante, et ça m'a suffi pour vouloir produire un commentaire.

 

Mon opinion sur l'économie (dont on se fiche, mais c'est pour me situer dans le sujet) est que c'est un domaine du chaos plus ou moins organisé qui semble focaliser énormément l'attention de beaucoup (trop) de personnes, quand on regarde le doigt au lieu de regarder la lune. L'économie ne m'intéresse pas en soi, parce qu'à notre époque, elle est clairement trop déconnectée des réalités, et en même temps sert trop à focaliser l'attention sur elle. Et si c'est le cas, c'est bien que quelque chose ne va pas. L'économie ne devrait être qu'au service d'une société, et pas être en soi une entreprise, une prétendue science, tout cela finalement pour dissimuler la spéculation et tout ce qui s'ensuit. Les romains avaient, à n'en pas douter, un certain bon sens à interdire l'excès d'usure comme un crime.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Usure_(finance)

 

Si l'économie a pris tant d'importance, c'est pour moi le signe patent d'un dysfonctionnement. Une sorte de pathologie de la spécialisation. C'est comme si, chez vous, vous ne pensiez à chaque instant qu'à la consommation de l'électricité et à comment la régir, comment en tirer un bénéfice, l'optimiser quitte à en générer des effets de bulle et donc des coupures de courant occasionnel. C'est un usage inadapté et obsessionnel de vos ressources, qui ne sont là que pour rendre pratique l'habitation de votre logement.

 

Tout l'intérêt de cette interview est justement qu'elle donne quelques clefs pour resituer l'économie dans une perspective plus naturelle.

 

« Malgré ce défi, le livre se lit avec beaucoup de facilités. Il y a de nombreux rappels historiques ou sémantiques. Les auteurs prennent le temps de poser les mots, de les définir avec précisions, de déconstruire le sens orwellien où le système actuel les a parfois plongé. 

 

(…)

 

En moins de 200 pages, ils nous font revisiter l’architecture actuelle de nos sociétés, les glissements insidieux qui la transforment jour après jour en toute opacité comme le fait économique qui prend le dessus progressivement sur le fait politique, la disparition programmée des États au profit d’un totalitarisme marchand assumé. »

 

Quelle surprise y a t-il à réaliser que, dans le domaine de l'économie comme dans tant d'autres, le système a imposé sa novlangue et même sa double-pensée, dans le but non-avoué d'empêcher de réfléchir au sujet ? Aucune. C'est le contraire qui serait étonnant, surtout que l'économie est au cœur du système, je dirais même que c'est le cœur du système, et c'est en ça que l'on peut se dire qu'il y a un dysfonctionnement suprême.

 

Car faut-il manger pour vivre ou vivre pour manger ?

 

http://cafes-philo.org/2013/02/faut-il-manger-pour-vivre-ou-vivre-pour-manger/

 

Le sujet est éminemment économique, et ce n'est pas pour rien que Molière en avait développé toute une scène de « L'Avare » :

 

http://www.toutmoliere.net/acte-3.html

 

« VALÈRE.- Est-ce que vous avez envie de faire crever tout le monde ? Et Monsieur a-t-il invité des gens pour les assassiner à force de mangeaille ? Allez-vous-en lire un peu les préceptes de la santé, et demander aux médecins s’il y a rien de plus préjudiciable à l’homme, que de manger avec excès.

HARPAGON.- Il a raison.

VALÈRE.- Apprenez, Maître Jacques, vous, et vos pareils, que c’est un coupe-gorge, qu’une table remplie de trop de viandes [5]  ; que pour se bien montrer ami de ceux que l’on invite, il faut que la frugalité règne dans les repas qu’on donne ; et que suivant le dire d’un ancien, il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger [6] . »

 

 

On comprend tout à fait pourquoi on peut vouloir aménager l'économie, dans le but d'aider à la prospérité générale ou particulière, et il n'y a sans doute rien de mal à cela, en soi. Le problème survient lorsque celle-ci évolue dans une sphère irréelle, déconnectée du monde physique et fini, comme simple caution donnée artificiellement à l'idéologie de la croissance. Et qu'il n'y a plus de limites aux inventions servant à se dissimuler les limites du monde et de ses ressources, en travestissant cela par des masses illimitées d'argent fictif, d'argent-dette, d'argent sorti de nulle part.


À cet égard, je recommande bien sûr la fameuse vidéo de Paul Grignon sur l'argent-dette, un classique :

 

Vidéo youtube : L'argent dette de Paul Grignon

 

Il en existe également d'autres versions, ici une version longue, sur cette chaîne :

 

https://www.youtube.com/channel/UCO11J3d5oYgUAOQT_ikeN4A/videos

 

 

D'abord, Valérie Bugault nous parle d'une transition du droit (et pas seulement en matière d'économie), sorte de négation insidieuse de ses principes fondamentaux, qui a eu lieu à partir de Maastricht. Quelqu'un pour s'en étonner encore, dans la salle ?

 

Le silence.

 

« Dans ce contexte de changement radical récemment imposé à « l’esprit des lois » tel qu’il existait précédemment, l’idée d’intituler notre livre « Du nouvel esprit des lois » m’est dès lors apparu nécessaire : il s’agissait de se dresser contre ce « nouvel ordre » imposé par des forces anonymes et extérieures à des peuples inconscients. J’ai voulu, par-là, dénoncer l’imposture de ce nouvel ordre qui sévissait dorénavant en montrant que ce qui avait subrepticement, autant que radicalement, changé récemment pouvait à nouveau être à son tour modifié dans un sens beaucoup plus positif et constructif pour les peuples et pour l’avenir de l’humanité. »

 

Voilà un esprit que je ne saurais que saluer. En ce qui concerne « les peuples inconscients », je dirais surtout, des peuples maintenus dans l'ignorance et l'inconscience, comme toujours tenus écartés des décisions, des lois, de tout ce qui le concerne, en vérité. On en voit le résultat avec le brexit et autres remous de la surface européenne, qui cachent des mouvements de profondeur qui ne demandent qu'à émerger.

 

On nous parle ensuite d'une nouvelle conception du droit, d'inspiration anglo-saxonne, et qui serait une imposture.

 

« Il s’agit d’une imposture car de façon radicale, fondamentale, le droit pour être et rester du « droit », ne peut pas dissocier la technique de ses finalités : en décider autrement revient à utiliser des termes vides de sens pour désigner tout et n’importe quoi. C’est précisément ce à quoi on assiste actuellement : un monde orwellien dans lequel les termes n’ont plus de sens et ne servent donc plus à communiquer, le langage perd lui-même ainsi son utilité sociale. »

 

Chose que l'on constate dans toutes sortes d'autres domaines que le droit ou l'économie. On l'a déjà vu par ici, mais il conviendrait de rentrer un peu plus dans les détails, pour voir à quel point ce néo-langage sans utilité sociale participe à la dissolution des liens. Mais restons concentrés sur le sujet, pour le moment.

 

 

« S’agissant des économistes, on assiste, peu ou prou, à la même désynchronisation entre les techniques et les finalités : cette dissociation a été opérée à la faveur de l’abandon de la politique économique au profit de la prétendue « science économique ». Il est ici question, comme en matière juridique et comme dans tous les domaines de la société, de « dissociation », de parcellisation des connaissances.
Cette méthodologie de la parcellisation des connaissances, trop systématiquement suivit dans tous les pays occidentaux pour pouvoir être considérée comme le résultat d’un « hasard malheureux », induit un manque cruel de vue d’ensemble et finalement une incapacité intellectuelle globale à comprendre son environnement pour tout le monde. Les « savants » sont transformés en « sachant » : ils maîtrisent tous les détails et ignorent l’essentiel qui est le tableau d’ensemble.


En un mot, les experts de tout bord sont malheureusement des individus qui savent tout sur rien. Nous vivons actuellement dans une ère d’imposture intellectuelle généralisée. »

 

Je m'arrête ici sur un terme important : dissociation, pour évoquer la spécialisation (parcellisation).

 

Le choix du terme me paraît particulièrement bien vu. L'hyper-spécialisation actuelle dans tous les domaines, et en particulier la science, est invariablement présentée comme une sorte de mal nécessaire. Le découpage des disciplines en spécialités permettrait, prétendument, une performance inégalée. Cela peut être vrai jusqu'à un certain point, pourtant on en discerne de mieux en mieux les limites, et il me semble aller sans dire qu'aucune amélioration de la société humaine ne pourrait survenir sans dépasser ce paradigme délétère.

 

La parcellisation fait que les spécialistes ne peuvent que difficilement communiquer entre eux, voire pas du tout dans certains cas, ce qui nuit en réalité à l'efficacité de la science, comme à la compréhension du monde et de la société. Cela est le résultat, non pas d'une évolution naturelle de l'humain, comme on le croit trop souvent, mais bien d'un choix à l'intérieur d'une société, qui promeut l'excellence dans un domaine (à travers nos approches universitaires, nos systèmes de notation, nos diplômes « avec mention », etc.). Il s'agit de politique, il s'agit du fruit d'un système de financement impensé à l'échelle globale. Le but étant de faire sortir des universités les meilleurs savants, c'est à dire les plus excellents dans leurs domaines particuliers, mais totalement handicapés intellectuellement quand il s'agit de voir globalement : une sorte d'autisme financé par la société. Et l'on s'étonne de voir ce mal progresser. Ayant moi-même des traits autistiques, je me demande toujours si la progression (peut-être apparente, mais sûrement réelle dans une certaine mesure) de l'autisme, ne serait pas le résultat – plutôt que des vaccins, des médicaments ou de la pollution – d'une direction générale prise par la société occidentale, en terme de diminution du lien social, de dévalorisation de l'humain en tant que tel – cet être organique répugnant – et d'hyper-spécialisation. Il faudrait voir... est-ce que l'autisme progresse autant dans des régions où la vaccination et la médicalisation sont les mêmes que chez nous, mais les valeurs sociales différentes, par exemple ?

 

https://www.psychisme.org/Clinique/Schizophrenie.html

 

« Il ne s’agit pas d'une forme de personnalité acquise, mais d’une maladie multifactorielle qui survient sur une personnalité préexistante et qui produit de profonds remaniements. Elle provoque une pathologie sévère et chronique associant, dans des proportions variables, dissociation, autisme et expérience paranoïde. »

 

Dans l'état actuel des connaissances, la schizophrénie ne serait pas une pathologie acquise, par contre, son origine serait multifactorielle. Tiens donc ?

 

La dissociation et l'autisme tiennent un rôle dans la schizophrénie. Tout comme la paranoïa, qui elle aussi me semble montrer des signes de progression assez évidents, pas forcément dans sa dimension pathologique au sens strict, mais encore une fois en général, et puis après tout, où se situe exactement la frontière entre pathologie et normalité ? Qui peut la tracer ?

 

La dissociation, donc, est liée à des troubles d'ordre chronique. L'humain étant adaptable, il s'adapte éventuellement par de nouvelles conformations mentales, à la société dans laquelle il vit, au monde qu'il habite. Si cette société encourage la dissociation, l'humain va immanquablement produire des dissociations dans son esprit, à un certain degré, c'est à dire la séparation d'éléments mentaux censés aller tous ensemble.

 

J'ai souvent dit que notre société porte atteinte à la santé mentale humaine (et j'ai un article à l'état de projet sur un autre aspect de ce phénomène), en voici un exemple très concret. Il faut savoir que la dissociation provoque un état de coupure avec ses émotions, possiblement de difficultés empathiques, et donc potentiellement de brisure de lien entre l'individu et son entourage : la dissociation, au sein des disciplines que la société promeut, encourage la dissociation de l'individu qui les pratique et, au-delà, porte le potentiel de scinder la société.

 

J'avais déjà publié ce genre de données :

 

http://www.aladom.fr/blog/jeunes-et-vieux-de-plus-en-plus-isoles-et-pourtant-des-solutions-existent-647.html

 

http://www.bfmtv.com/societe/l-isolement-en-augmentation-touche-de-plus-en-plus-de-jeunes-1067007.html

 

 

Ainsi, le droit serait-il fautif, ou suit-il seulement un mouvement qui est celui, global, de la société ? De la poule et de l’œuf... Mais il faudra bien songer à stopper ce mécanisme mortifère... avant qu'il ne soit trop tard. Car pour comprendre ce mal, il faut être encore capable de faire des liens entre les choses, comme je viens de le faire... Or c'est précisément ce qu'empêche la dissociation... Cercle vicieux en perspective, et à la lumière de cette réflexion, il me semble qu'on peut tout à fait envisager que la progression de l'autisme comme d'autres pathologies mentales peuvent être le fruit de mécanismes généraux, qui dominent la société, tout à fait délétères. Or je doute que la société actuelle puisse, à cause justement de son extrême spécialisation, produire une étude scientifique qui pourrait aller dans ce sens. Il y aurait trop de biais ! Me répliquerait-on. Certes. Alors, dans le doute, enfermons-nous dans notre autisme et notre schizophrénie ?

 

 

« A la vérité, un État qui impose un revenu minable, à peine suffisant pour vivre dignement, à un groupe ou à une catégorie de personnes considérées comme de seconde zone fait évidemment penser à de la corruption : cette méthode revient à acheter, à vil prix, la dignité humaine. »

 

Autre facteur qui, bien sûr, favorise l'isolement. Et la souffrance morale et mentale. On pourrait presque penser que tel est le but : celui qui souffre ne demande qu'à ce qu'on l'aide, qu'à ce qu'on le sorte de là. Il est plus facilement dépendant qu'un autre, puisque par essence, il est fragilisé. Il accepterait facilement n'importe quel compromis, suivant son degré de souffrance et de résistance à celle-ci.

 

 

« Je pars du principe qu’il est absolument odieux d’imposer d’un côté la paupérisation active et radicale de catégories entières de population et de l’autre côté de se présenter comme un « sauveur » en jetant en « grand seigneur » quelques miettes d’argent tout juste nécessaire à la survie à cette même population. Il s’agit ici comme dans tous les autres domaines, d’une imposture généralisée.
Imposture qui n’est pas sans rappeler celle consistant, pour les très grands prédateurs financiers, à créer des « fondations » afin de diffuser la « charité » et d’en recevoir les gratifications sociales. Nous sommes ici dans la même logique que celle, organisées par et pour les principaux propriétaires des banques d’affaires internationales, consistant à d’un côté organiser la prédation financière des États par les multiples paradis fiscaux, et d’un autre côté à prétendre lutter contre l’évasion fiscale ou le blanchiment d’argent par, d’une part l’organisation de Traités d’échange de renseignements, lesquels se heurteront de façon mécanique et conceptuelle à l’opacité des propriétaires de capitaux (trusts anonymes) et par, d’autre part la disparition de l’argent sous forme matérielle (disparition des espèces), qui mettra de façon tout aussi mécanique et conceptuelle les peuples dans les mains du seul bon vouloir des banques.


Nous sommes à la vérité plongés collectivement dans une imposture intellectuelle et morale systématique, d’ordre systémique : une imposture en imposant une autre, ad vitam aeternam. »

 

D'autant que l'on sait à quoi servent nombre de ces fondations... comme par exemple l'ingérence politique ou idéologique dans des pays extérieurs, s'incorporant probablement à un projet de destruction des nations, à plus long terme. Sans parler aussi du fait que beaucoup sont, comme par hasard, spécialisées dans un domaine (humanitaire, écologie, santé, éducation, etc.) comme si là encore, nous n'avions pas besoin de revenir à une vision d'ensemble. Mais c'est que, si nous permettions cette vision d'ensemble, les choses deviendraient soudain un peu trop claires, n'est-ce pas ? Claires et complexes à la fois. Pour diviser les gens, quoi de mieux que de les maintenir à la fois dans la confusion et dans la simplification ? Ainsi, ils s'opposent, ne voient le mal que chez les autres, bref ils s'occupent l'esprit et le corps.

 

Les ONG et autres fondations servent avant tout à un spectacle de pantomime. On voit bien, quand y prête un peu attention, par exemple, que l'un des aspects du pugilat politique qui a lieu en ce moment à Washington, consiste en une sorte de guerre des milliardaires d'un camp contre ceux d'un autre camp (les milliardaires « de gauche » type Soros, et les milliardaires conservateurs, type Trump... on ajoutera les Rothschild, les Bloomberg, les Rockfeller, les tout ce que vous voulez, quel que soit leur « camp », ça ne m'intéresse pas vraiment et ne change rien au fond).

 

 

« JR – La situation de faiblesse des déclassés, salariés et petits patrons est de plus en plus évidente. Elle va encore s’accroître avec les ordonnances promises par le gouvernement Macron. J’ai pu constater au cours de ma vie professionnelle que la précarité s’est généralisée, alimentée par le règne dans les esprits d’un individualisme délirant. Mais ce qui est tout à fait grave, c’est les outils juridiques d’un esclavage réel individuel et collectif sont en passe d’être mis en œuvre dans nos pays. »

 

Rien à ajouter à cela, sinon que beaucoup de petits patrons croient encore que ce système est de leur côté... Ils déchanteront, un jour ou l'autre.

 

L'interviewer pose alors une question fondamentale, tant on a vu que l'opinion accepte de plus en plus le principe d'une société autoritaire :

 

« Est ce que les populations sont si naïves sur leur situation réelle? Qu’est ce qui donne encore envie aux Hommes d’être libre au XXIème siècle? »

 

La réponse qui suit est tout à fait réaliste :

 

« VB – Le problème que vous posez, celui de la liberté, est difficile. L’imposture généralisée sous laquelle nous vivons empêche une bonne partie des gens de percevoir clairement la réalité de la domination dont ils sont victimes ; ils en ont en revanche une conscience diffuse, laquelle me semble d’ailleurs devenir plus claire de jour en jour (note d’espoir).


Les médias imposent un faux sentiment de liberté à tous mais cette liberté est savamment encadrée par des principes rigoureux indépassables, on pourrait appeler ce cadre « un cadre de verre », en référence au « plafond de verre » auquel chaque individu n’appartenant pas à la caste dominante se heurte un jour ou l’autre. L’apparence de liberté consiste à dire que chacun est libre d’aimer le football ou la danse classique, la glace à la vanille ou au chocolat, de regarder la télévision ou de lire les journaux, d’aller au spectacle ou de rester regarder, ou non, celui-ci de chez soi…


Mais la véritable liberté, celle consistant pour chacun à décider réellement des conditions de sa propre vie et celles des générations futures, échappe de façon radicale à tous les individus, à l’exception de ceux appartenant à la caste dominante des tenanciers économiques planétaires.


JR – Les gens acceptent le totalitarisme ambiant, car beaucoup pensent qu’il n’y a pas d’autre issue, et cette idée est distillée abondamment dans l’opinion. »

 

C'est entre autre Franck Lepage qui l'explique très bien dans ses « conférences gesticulées » (cherchez dans les liens du blog), non seulement les mots ont été distordues, mais surtout l'idée même de liberté a été ramenée à des trivialités sans intérêt, consternantes et factices. Quand je lis certains débats sur la liberté d'expression, par exemple, je suis absolument atterré par ce que j'y lis, et par les attitudes que j'y vois. Il est d'ailleurs frappant que cette expression revienne si souvent, comme si elle était un problème, un carrefour de conflits. La liberté d'expression a toujours rencontré des résistances, mais il me semble, comme je m'y attendais, que cela a pris une nouvelle ampleur depuis l'attentat de Charlie Hebdo. J'avais perdu une prétendue amie, à l'époque, en écrivant sur ce sujet. Peu importe ce que j'avais dit, le fond du sujet est que j'avais fait usage de ma liberté d'expression. Cela est devenu un reproche, par les temps qui courent. Il faut se serrer les coudes. Ça ne veut rien dire... on ne se serre pas les coudes pour défendre une société qui promeut la maladie mentale. On serait mieux avisé de le faire pour combattre cette maladie... Mais c'est précisément ce que certains, contaminés par la propagande de masse, nommés à juste titre Charlie-zombies, ne veulent pas. Car ils ne comprennent pas, et comprendront-ils un jour ? Ou continueront-ils de déplorer les effets dont ils chérissent les causes ?

 

Il est vrai que notre pouvoir est limité, dans le peuple, mais c'est aussi par ce que nous y mettons beaucoup du nôtre pour nous tirer mutuellement des balles dans le pied. Il faut dire que cela est savamment orchestré.

 

 

« Par ailleurs, les monnaies actuelles (et je ne crois pas que Jean Remy me contredira), ne sont réellement adossées à aucune richesse tangible, elles sont tout à fait hors sol et vivent de façon autarcique sans contrôle autre que celui imposé par leurs propres conditions d’existence.


En un mot : lier irrémédiablement les questions monétaires aux énergies fossiles disponibles me semble être une imposture de plus, mais on n’en est plus à ça près… »

 

Hors-sol comme nos cultures. Dans un monde ou même ce que l'on mange est à ce point dénaturé, coupé du monde physique réel et originel, comment s'étonner de la prééminence du pétrodollar ? Dans cette partie, je n'ai pas tout cité, les auteurs versent un peu dans la naïveté, à mon avis, mais soit.

 

La conclusion est un peu du même tonneau, et me semble verser un poil dans l'angélisme, notamment vis à vis de la Russie, ce qui augure mal de la manière dont ces idées seront reçues par un establishment qui incarne le cynisme par excellence, additionné d'une bonne dose de pathologie mentale bien typique de notre époque. Mais n'allons pas sombrer dans un mauvais esprit, et reconnaissons que le discours des auteurs est globalement intelligent et quelque revigorant. Il est bon que des personnes un tant soit peu lucides fassent connaître leur point de vue sur la société, éclairé dans leur domaine, et osant faire le lien avec d'autres domaines de réflexion, chose qui manque cruellement à notre société.

 

Le fait que, pour eux, leurs idées ne pourront pas être saisies dans le monde occidental est, par contre, un bon signe de lucidité. Il n'y a clairement pas la place, aujourd'hui en tout cas, et jusqu'à l'explosion catastrophique d'une crise des ressources et de l'économie (puisque cela va ensemble, de nos jours, au sein de l'idéologie de la croissance), dans le monde occidental. L'essentiel serait que, dans les régions qui résistent encore à cette forme d'hégémonie, l'on puisse voir émerger, peut-être un jour, des formes économiques plus saines, qui iraient alors avec une société également plus saine, forcément. Tout est lié.

 

Je vous laisse lire vous même leur conclusion, sans alourdir inutilement mon article avec plus de citations, et je m'en arrête là pour cette fois.

 

J'ai sur le feu une prochaine revue de presse, sans doute encore quelques mots sur Macron, et d'autres projets, sans trop savoir dans quel ordre ni à quel rythme je vais faire tout cela. À la prochaine fois, donc.

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29 juin 2017

La démarche de curiosité - 3

Encore un petit tour dans certains recoins du net et du monde. Je vais y aller avec le moins de commentaires possible, le but ici étant juste de faire connaître des faits curieux, ou peu connus, ou intriguants, ou intéressants, hors des sentiers habituels de mon propos sur la non-démocratie et le conditionnement mental, mais pouvant s'y rapporter, comme avec ce premier sujet :

 

https://fr.sott.net/article/30632-Creer-une-science-permettant-de-prevoir-et-de-controler-le-comportement-humain

 

Où l'on découvre que cette science du comportement humain n'a pas toujours eu pour but d'instrumentaliser celui-ci. Mais bien sûr, certains n'ont pas perdu le nord, on le sait maintenant.

 

Dans un autre registre, en 1959, Bertrand Russel, philosophe et savant gallois, nous enjoignait à la raison et à s'en tenir aux faits, dans son message aux générations futures :

 

https://www.youtube.com/watch?v=P5WugeGbRJc

 

Intéressant à propos de P.K. Dick, mon écrivain de référence :

 

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/philip-k-dick-l-ecrivain-73607

 

Pour ma part, je recommande son œuvre en général, et plus particulièrement « Le maître du haut château », « Ubik » et « Le Dieu venu du centaure ». Mais je n'ai pas encore tout lu, son travail étant prolifique, et ma capacité de lecture limitée.

 

On réalise de plus en plus à quel point, ayant été l'auteur atypique de SF que l'on sait, P.K. Dick a pu entrevoir certains aspects du présent que nous connaissons, et en particulier sur les aspects de dérive totalitaire, de déconnexion avec la réalité, sans parler ses intuitions concernant la nature de la réalité, qui bouleverse nos conceptions, et entre en résonance avec le travail d'Huxley, par exemple. Bref, un auteur à découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas. J'aurais aimé écrire un article complet sur lui, mais ça me paraît bien trop vaste et difficile à aborder. À défaut, je recommande la biographie écrite par Emmanuel Carrère, qui est très bien faite et très agréable à lire, nous dévoilant les aspects sombres du personnage et sa vie intérieure plutôt agitée :

 

https://www.babelio.com/livres/Carrere-Je-suis-vivant-et-vous-etes-morts/3012

 

 

Et puisqu'on parlait de dérive autoritaire basée sur la technologie (l'un des cœurs du travail de Dick), je mentionne cela en passant :

 

https://francais.rt.com/international/39501-mark-zuckerberg-est-plus-grand-dictateur-monde-estime-fondateur-site-pirate-bay

 

Il est intéressant de prendre compte jusqu'à quel point cela peut aller, et il est bon de savoir aussi que Zuckerberg commence à être annoncé comme possible candidat aux prochaines élections présidentielles américaines, ce qui ne paraît pas particulièrement fantaisiste, après les élections d'un Trump ou d'un Macron... Ou encore d'un Schwarzenegger en Californie, dans un passé plutôt récent.

 

« «Je ne veux pas monter dans une voiture autonome qui ne peut pas me conduire à certains endroits sous prétexte que quelqu'un a acheté ou vendu une copie illégale de quelque chose là-bas», a-t-il expliqué, soulignant le danger pour les libertés fondamentales que cela représentait. »

 

Typiquement le genre de scène que l'on trouve dans les romans de P.K. Dick... Surtout quand on sait que Dick avait annoncé les voitures autonomes qui commencent juste à apparaître, et dont certains prédisent l'essor rapide, au cours de la prochaine décennie.

 

 

Mais changeons de sujet. Savez pourquoi on ne voit pas d'étoiles vertes ?

 

https://www.youtube.com/watch?v=9dse-QsKCds

 

 

Et savez vous que les arbres communiquent et coopèrent ? C'est un sujet dont on parle de plus en plus, mais que mon expérience chamanique m'avait démontré il y a bien des années déjà...

 

https://fr.sott.net/article/30717-Le-sophistique-langage-des-arbres

 

https://www.senscritique.com/film/L_INTELLIGENCE_DES_ARBRES/25070290

 

http://www.leparisien.fr/magazine/grand-angle/le-parisien-magazine-les-pouvoirs-secrets-des-arbres-24-02-2017-6702765.php

 

Ainsi, l'on commence à découvrir la complexité et la richesse du monde végétal... Mais notons au passage, pour ceux qui ont suivi mes articles portant sur la démarche intégrale, que cela constitue un pas dans la direction d'une compréhension de plus en plus fine et subtile de la complexité, donc une avancée dans l'évolution telle que schématisée dans la spirale dynamique. Pour ceux qui n'ont pas suivi, tout cela est dans les archives de mai et juin, même si cela porte sur de tout autres sujets. Autre texte sur un sujet connexe :

 

https://www.santenatureinnovation.com/la-guerre-des-plantes/

 

 

Enfin, un tout dernier lien, sur un travail d'auto-soin psychologique qui m'a semblé intéressant.

 

http://anti-deprime.com/2014/09/04/rr-confiance-en-completez-ces-phrases-programme-nathaniel-branden/

 

Il s'agit d'un travail assez consistant, durant 30 semaines, mais n'occupant que quelques minutes par jour. J'ai commencé, et on verra bien ce que ça peut donner. Tout le monde ne peut pas forcément suivre une psychothérapie pendant des années, ce qui est extrêmement coûteux, et ce travail d'introspection ne me paraît pas avoir le moindre inconvénient particulier, donc voilà.

 

En espérant avoir partagé au moins une découverte plaisante pour vous.

 

 

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28 juin 2017

Recul critique (sur le blog et en général) et réflexions sur la perception du mal

 

Cet article risque d'être un peu un fourre-tout, et plutôt très long, mais je trouvais utile de faire un peu le point sur différents sujets, et sur la manière dont j'utilise ce blog, suite à quelques discussions à l'extérieur. Tout avis complémentaire sera bienvenu.

 

La première des choses de comparer entre l'état du blog, dans les faits, et ce que je voudrais qu'il soit. Je ressens toujours un décalage, dans mes romans comme dans mes articles, entre ce que je voulais en faire au début, et ce qu'ils sont au final. Souvent dans le sens « j'aurais pu faire mieux, quand même ».

 

Je n'avais pas une idée très précise de ce que je voulais faire, il y a presque 10 ans, quand je me suis lancé dans le blogging. Ce que je savais, c'est que, à l'époque, j'avais pris conscience moi-même de certaines réalités qui m'avaient été cachées par les médias, par la société dans laquelle je vivais. Cela a été un choc, favorisé par internet, et cela a suscité chez moi de nouvelles réflexions. Je me suis alors dit que, malgré la profusion de blogs qu'il y avait déjà à l'époque, ce serait fatalement une bouteille à la mer, mais que ce serait mieux de le faire quand même, en espérant ajouter ma touche personnelle, un angle de lumière particulier, sur les choses du monde.

 

Parfois, je suis déprimé moi-même par mon choix de sujet, mais est-ce que pour autant, j'aurais du faire un énième blog sur le craft, le jardinage ou encore la cuisine ou les jeux vidéo ? Certes, il y a aussi beaucoup de blogs sur les médias, la politique, mais la plupart se contentent de commenter les faits. Cela n'a jamais été mon but. Mon but a toujours été de me servir des faits pour nourrir un propos qui serait plus de l'ordre philosophique. À l'époque, je voulais aussi beaucoup parler de chamanisme, alors que j'étais en pleine initiation et découverte dans le domaine. Aujourd'hui, je ne sais plus trop comment en parler. C'est devenu trop intime, trop profond, ce n'est plus comme faire partager des recettes de craft ou de cuisine, pour faire de belles choses. C'est donc quelque chose qui est, en fait, intégré à ma réflexion la plus profonde, que je fais parfois émerger dans mes articles.

 

C'est que le chamanisme n'est pas qu'une pratique magique folklorique en rapport avec la nature, une simple invocation d'esprits ou quête de visions. C'est cela mais surtout beaucoup plus. C'est un chemin spirituel qui s'intègre dans un chemin de vie global, fut-il urbain, fut-il celui d'un autiste, d'un écrivain, d'un simple individu membre d'une société qu'il conteste. Le chamanisme, c'est surtout la connaissance de l'âme humaine, de sa propre âme, c'est à dire de sa propre personnalité mais aussi de son lien avec l'homme, la planète, l'univers. Ainsi, écrire des articles pour contester un ordre social inique, je le vis comme pleinement chamanique. Du reste, il est vrai que le chaman a toujours été, dans bien des sociétés avant la nôtre, un être « à part », mais aussi un vecteur de la cohésion sociale. Aussi, il est parfaitement légitime dans un rôle de dénonciation de ce qui dysfonctionne dans une société. Peut-être même est-ce appelé à être l'un des rôles majeurs des « néo-chamans », puisque la discipline connaît un essor et un renouveau certain, dans l'avenir, que de tenir un front contre l'iniquité de la société, la manipulation mentale de masse. Apprendre aux gens à mieux se connaître, à mieux connaître les fonctionnements humains, c'est une façon de les émanciper, de les aider à se réaliser pour qu'à leur tour ils puissent soutenir la paix et une certaine forme d'harmonie autour d'eux : c'est pleinement chamanique. Et c'est ce que j'essaye de faire.

 

Aussi, j'estime ne pas être totalement à côté de la plaque, par rapport à ma démarche initiale, et il est bien normal et heureux que j'ai évolué depuis.

 

Maintenant, sur un plan plus spécifique, il y a la question de ma manière de traiter mes sujets. Pensant spontanément avec une sorte d'arborescence, j'ai du mal à structurer mon propos et à éviter de rentrer dans les détails. Mais il me semble que beaucoup de sites sont déjà plutôt dans la synthèse. Il est bon que certains pratiquent l'analyse, rentrent dans leurs sujets. N'étant expert de rien, diplômé en rien, ou presque, mais connaisseur éclairé dans divers sujets tout de même, je m'estime libre d'explorer toutes sortes de sujets, en faisant usage de mon intelligence, sans fausse modestie ni prétention particulière, puisqu'elle est bien sûr limitée.

 

J'ai, au cours de ces dernières années, beaucoup tourné autour des thèmes de la fausse démocratie, cette société publicitaire et propagandiste par excellence qui nettoie le cerveau de ses membres, j'ai critiqué à peu près tout et son contraire, et j'ai souvent mis les pieds dans le plat. Il faut bien comprendre que, pour moi, dans la société actuelle, rien n'est sacré. Le sacré disparaît dans une société qui ne respecte plus l'humain, une société qui met l'humain à son service alors que le groupe, la communauté, la société, étaient censés servir l'humain, son accomplissement (je parle ici essentiellement sur le plan spirituel, et non pas l'accomplissement du compte en banque par exemple), son bien-être sur Terre. C'est ici l'inversion suprême, non dit par excellence, qui fonde la société dite postmoderne. Comme si un gigantesque égrégore (ou une autre entité, ou une classe d'entités ou de créatures, ou une énergie extérieure et supra-humaine quelconque) agissait cette société, au-delà même de notre capacité de contrôle, comme un P.K. Dick aurait pu le raconter. Et ce n'est pas tant de la SF qu'on pourrait avoir tendance à le croire... Mais chacun en pense ce qu'il veut.

 

Aussi, je voudrais saisir l'occasion de cette prise de recul pour faire le point sur différents sujets fréquemment abordés sur le blog, ou parfois moins fréquemment, mais qui me semblent rentrer dans le cadre de cette réflexion un peu « freestyle ».

 

Avant de me lancer, je voudrais faire une parenthèse à propos de mes sources habituelles. Parmi les sites que je « linke » le plus souvent, il y en a notamment deux qui me semblent nécessiter quelques mots.

 

D'abord, à propos de sott.net. J'ai déjà publié ici un article pour critiquer assez sévèrement leur philosophie et leur ligne éditoriale. Pourtant, il reste le site que je propose le plus souvent, pourquoi ? D'abord, qui aime bien châtie bien. Ensuite, il faut quand même rappeler que, sur ce site, il y a à boire et à manger. Des articles qui se contredisent entre eux, même, et dans le fond, c'est plutôt une qualité. C'est qu'il n'y a pas de vérité absolue sur aucun sujet. Il y a aussi que l'on peut prendre des angles complètement opposés pour critiquer un fait ou une idée. Là où le bat blesse, c'est quand on tombe dans la politisation, du moins à mes yeux. Sur ce blog, j'essaye au mieux de proposer des sources qui, lorsqu'elles sont politisées, se complètent les unes les autres. Ainsi, je vais piocher chez des penseurs de gauche comme chez des sites plus conservateurs, voire plus à l'extrême. On me l'a reproché et c'est bien compréhensible, mais c'est mal comprendre ma démarche. Même les sites les plus douteux peuvent occasionnellement produire un argument digne de ce nom, et il n'existe pas de vérité mauvaise à entendre. Mon propos n'a jamais été de m'enfermer dans quoique ce soit, dans une idéologie ou un positionnement politique, et on a vu ce que je pensais du militantisme de quelque forme qu'il soit (même si nous pouvons tous « lutter » pour une idée à un moment donné, et c'est sans doute ce que je fais, mais hors de toute politique au sens qu'on lui donne aujourd'hui, c'est à dire le partisanisme ferme et souvent malsain, enfermé dans une idée fixe). Bref, si je cite encore sott.net, c'est parce que, malgré leurs commentaires parfois douteux, malgré leurs choix de sources parfois douteux, ils ont tout de même, encore à présent, une certaine liberté de ton qui fait du bien, dans le milieu médiatique.

 

L'autre source sur laquelle j'aurais un mot à dire, et qui me permettra d'enchaîner sur mon premier point, c'est Russia Today. Selon certains, ce site, un journal russe, donc, serait un média partisan, créé par les potes de Poutine, tout ça tout ça. Je ne comprends ni ne cautionne ce tabou. Il m'est arrivé sur ce blog de citer Le monde, l'Express, Libé, etc. Pourquoi ne citerais-je pas RT ? Aucun média n'est entièrement libre ni indépendant, c'est entendu. C'est même l'essence des médias que d'avoir une certaine ligne éditoriale, conditionnée par des financeurs, des intérêts, etc. Cela, j'en suis parfaitement conscient. Mais il y a un point à retenir : RT (et Sputnik, mais je trouve ce site de nettement moins bonne qualité, à l'usage) apporte un contrepoint à tous nos médias occidentaux, qui eux ne font que réciter la position dominante occidentale, alors même qu'elle est devenue absolument mensongère au point d'en devenir délirante. Il devient alors utile de citer un média russe – fut-il pro-Poutine – pour montrer que l'essentiel de ce qui en provient, par comparaison, n'est que du bon sens... Il est vrai qu'ils produisent aussi une forme de propagande. Les articles trop propagandistes, soit je les ignore, soit je les critique. Le reste est digne d'être proposé, au même titre que les quelques bons articles qui paraissent dans nos médias occidentaux. C'est tout, et cela me mène au premier point que je voulais soulever.

 

 

 

La Russie, c'est Le Mal

 

Quelques personnes sont encore enfermées dans ce paradigme au point de ne pas voir que l'URSS, c'est terminé depuis bientôt 30 ans. Nous sommes entrés dans une nouvelle guerre froide, par la faute des USA et du bloc occidental, qui ont fomenté ce coup d'état infâme en Ukraine, avec le soutien des néo-nazis locaux. Cela, on l'a vu et revu sur ce blog, et je ne rappellerais pas les sources de ces affirmations. De même, le discours sur la prétendue annexion de la Crimée est d'une ignorance crasse, le pire étant qu'il est repris par des gens qui prétendent ne pas faire confiance à nos médias occidentaux. Ces gens mettent tout sur un pied d'égalité : l'agresseur, et celui qui se défend.

 

Et ici, celui qui se défend l'a fait sans bombes, se contentant d'un soutien politique aux forces pro-russes du sud-est de l'Ukraine, et en allant défendre la Crimée contre une éventuelle invasion ukrainienne, à la suite du référendum durant lequel le peuple de Crimée s'est auto-déterminé pour rejoindre la Russie. Il n'y a vraiment qu'en occident, décidément, qu'on entend encore des gens, pour le coup idiots utiles parfaits du système, contester la légitimité de cette région et de son auto-détermination. Il est vrai que l'on sait comment l'on traite, en Europe, les référendums et l'opinion du peuple.

 

Mais puisque nous sommes les démocrates, et eux les cocos en puissance, c'est forcément que nous sommes dans le camp du bien, et eux sont le mal. Le discours médiatique en occident est si simpliste que je ne sais pas comment certains peuvent être encore assez stupides pour ne pas le déjouer.

 

Prenons un simple exemple :

 

https://francais.rt.com/international/40192-obama-autorise-developpement-equivalent-digital-bombe-contre-russie

 

Oui, le lien provient de Russia Today. Propagande russe ? Oups, non... Regardons la source, c'est le Washington post :

 

https://www.washingtonpost.com/graphics/2017/world/national-security/obama-putin-election-hacking/?utm_term=.4ce803ffa407

 

Donc, finalement, ce sont les américains qui affirment avoir voulu punir les russes. C'est bien normal, n'est-ce pas ? Lorsque on est l'incarnation du bien, on punit celui qui est l'incarnation du mal. Ce qui est intéressant est que chaque organe de presse présente les mêmes faits suivant ses intérêts, c'est tout. Pour les américains, on punit les méchants russes, pour les russes, on est attaqué par des américains menteurs et manipulateurs. Maintenant, comment faire la part des choses ? Ce n'est pas si compliqué, dans ce cas précis. Cela a été dit depuis le début par bien des observateurs et experts en tout genre : on ne peut avancer aucune preuve solide d'une quelconque attaque russe. On pourrait même plutôt conclure qu'il n'y a pas eu d'attaque du tout, en ce qui concerne les élections. Par ailleurs, sur ces histoires d'ingérence, que dire du fait que tous les politiciens français sont issus d'officines américaines, et du fait que les américains ont toujours tenté d'influencer la politique de bien des pays ? Que dire du soutien d'Obama envers Macron ? Bref... On voit que les torts sont, au minimum, bien partagés, mais qu'on en trouve plus facilement des preuves factuelles du côté des américains. Les russes sont ils innocents, ou sont-ils juste de meilleurs dissimulateurs ? Personne ne saurait dire avec certitude.

 

À ce stade, il est important de mentionner au moins un article à propos des révélations de Seymour Hersh, qui ont fait grand bruit :

 

http://www.dedefensa.org/article/censure-et-vertu-systeme-contre-seymour-hersh

 

Étrangement, ce sont ici les américains qui passent pour des menteurs et des dissimulateurs, finalement. Concluez-en ce que vous voulez... Personnellement, je conclus de toutes ces affaires que nous vivons dans un monde où les USA essayent de conserver leur hégémonie par tous les moyens, sans scrupule, et où les russes ont beau jeu d'être plus francs et plus sincères, pour mieux mettre en lumière cette absence de scrupule. Ils ne sont pas angéliques pour autant. Mais pour le moment, ils restent les victimes de toutes sortes de sanctions, embargos, campagnes calomnieuses, encerclement militaire, isolement géopolitique, etc. Il est bien normal qu'ils se défendent, et on commence à observer que leur stratégie porte ses fruits et que ses adversaires commencent à perdre du terrain. Et quand on y réfléchit, on se dit que c'est une bonne chose.

 

Par ailleurs, cette information montre que la Russie peut parfois animée de « bonnes intentions », et que lorsqu'elle le fait, les USA n'en tiennent aucun compte. On comprend à la lumière de la révélation plus haut, que les USA n'avaient tout simplement pas intérêt à cet accord qui aurait empêché leur double-jeu :

 

https://www.developpez.com/actu/144698/La-Russie-a-propose-aux-Etats-Unis-un-traite-de-cyberguerre-en-2015-mais-l-administration-Obama-l-a-ignore-d-apres-Vladimir-Poutine/

 

Puis ce lien, aussi :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/06/jouons-la-balle.html

 

 

 

 

Trump, c'est Le Mal

 

Bon, en vérité, je n'ai pas grand chose à dire aujourd'hui même sur Trump, mais il fallait quand même bien le citer dans tout cela. Trump et le Brexit sont fréquemment cités comme les conséquences d'un « populisme » galopant, sous entendu, là aussi, « le populisme, c'est Le Mal », quand bien même il s'agit d'une manifestation des intérêts du peuple. Ce qui montre bien comment, encore une fois, dans nos « démocraties » donneuses de leçon et fauteuses de guerres, on considère le peuple : une marmaille dangereuse, bruyante et profondément stupide, à qui on a donné le droit de s'exprimer que par pure magnanimité, ce qui n'oblige quand même pas à l'écouter. Il vaut mieux l'abrutir, le diviser et l'occuper.

 

Trump est sans doute un individu assez grossier et relativement paumé dans la géopolitique moderne, et aussi un pion d'une certaine oligarchie (car il ne faut pas se leurrer à son sujet), mais il avait été élu par un peuple, et on l'empêche de concrétiser sa politique. Voilà qui en dit long sur la réalité de nos démocraties, s'il était besoin.

 

 

Macron, c'est le Mal

 

Récemment, je me suis souvent dit qu'au fond, Macron était en réalité, d'une certaine façon invertie, le Trump français, si on tient compte d'une certaine logique politique : Macron est un produit de la finance, comme Trump. Il est un autre produit de l'électoralisme de masse lessivé et manipulé, comme Trump. Comme Trump, il a effectué un rapprochement avec la Russie, et exprimé quelques doutes sur la Syrie. Comme Trump, il est opposé à une politique purement néo-conservatrice, tout en étant issu d'une tradition politique typiquement américaine, et comme Trump, il marque une illusoire rupture avec la politique traditionnelle. Et comme Trump, il échouera et fera n'importe quoi. C'est déjà en cours, dans les deux cas.

 

Et s'il est comme Trump, d'une certaine façon, c'est qu'il n'est pas non plus le mal incarné. Il est seulement une partie non négligeable de ce mal qui corrompt le monde avec la finance, avec l'idéologie de la réussite personnelle, etc. J'ai assez parlé de Macron par ailleurs, aussi je ne m'éternise pas. Je propose simplement un lien qui synthétise ses 40 premiers jours d'exercice du pouvoir, suivi d'un lien humoristique qui montre à quel point il est facile de désigner le mal des autres, pour mieux dénier sa propre responsabilité dans celui-ci, ainsi que pour mieux manipuler l'opinion :

 

https://www.youtube.com/watch?v=USg1VK9_XWo

 

https://www.youtube.com/watch?v=fIANsML0f2w

 

 

 

Le complotisme, c'est Le Mal

 

Autre vaste sujet déjà largement discuté sur ce blog. On tente de nous faire croire que contester tout aspect du système ne débouche que sur le complotisme, et il est bien entendu que le complotisme est une faute morale. Assez grave, qui plus est.

 

Ainsi il est interdit de contester le bien-fondé des médias possédés par des industriels, de la science universitaire qui tourne en boucle sur ses propres certitudes (et qui saurait prétendument se remettre en cause systématiquement et en toute circonstance, alors que tout démontre le contraire), de la médecine officielle (car il y en a bien une, elle est subventionnée, financée, etc., et si elle est exceptionnelle sur certains aspects, elle l'est beaucoup moins sur d'autres, en plus du fait que bien qu'on la défende d'un côté, on l'ampute de l'autre en supprimant du personnel hospitalier, autre intéressant paradoxe de notre époque qui ne s'assume pas elle-même), et j'en passe.

 

Pourtant, la liberté de contester le pouvoir et la domination est et doit être la première des libertés, en démocratie. S'il fallait choisir, il n'en existerait pas d'autre, car celle-ci est fondamentale. Certes, on l'a dit maintes fois, il y a un complotisme imbécile et de bas étage. C'est que les gens se défendent avec les armes qu'ils ont. Autrefois avec des fourches, maintenant avec le peu d'esprit critique et de liberté de pensée qu'on leur accorde et qu'on consent à lui inculquer, au sein des écoles, industrie du formatage intellectuel occidental.

 

Le complotisme n'est pas le mal, parce qu'il est l'impulsion vers la liberté. Si on ne pouvait critiquer les excès et les détours immoraux du pouvoir, on serait réduits à cet état de Charlie-zombies, à embrasser un flic comme l'autre, mon ancienne idole des banlieues, et tant qu'on y est, pourquoi pas à s'enfourner avec concupiscence la matraque qui nous remet dans le droit chemin de l'acceptation de la doxa et de l'état qui nous « protège » contre le terrorisme. Je suis Charlie, je ne suis plus moi, je suis l'ombre qu'on a voulu que je sois, et je marche là où l'on m'a dit de marcher. Et tant pis si la désobéissance civile est un devoir constitutionnel. Je m'appelle quand même citoyen, si je veux !

 

 

 

La foi, c'est Le Mal

 

Je voulais en fait ici parler de doute et de zététique, mais je ne me voyais pas écrire que le doute c'est le mal. Je voulais parler des excès des doutes, des excès de la foi. Le zèle zététicien demeure tout de même une des formes les plus stériles de la psyché, qui engendre immanquablement une sorte de nihilisme, je dirais même, un mysticisme épistémologique.

 

Il faut douter, oui, c'est important. Il faut avoir conscience des apports de la science. Mais cela fait maintenant des siècles que l'on conteste celle-ci, sa posture de toute puissance, et certains en sont encore à l'ériger en Église. C'est qu'il faut décidément du temps à l'humain pour comprendre, pour progresser réellement, évoluer, saisir que l'intellectualisme ne peut pas être la voie.

 

Lorsque je mets en avant des découvertes scientifiques, lorsque je critique le zététisme, je ne perds jamais de vue ces choses là. La science est utile, et la pensée scientifique peut même entrer dans une discipline et une sorte d'hygiène mentale. Elle peut être un très bon complément, par exemple, aux pratiques intuitives, pour les équilibrer, éviter de tomber dans des illusions confortables. Mais doit-elle pour autant être au centre de tout ? Un soleil autour duquel la planète de notre esprit devrait tourner ? Elle est un outil, sans plus. L'outil par excellence, pour ceux qui travaillent au sein de la science, bien sûr. Mais elle n'a pas vocation à devenir religion pour tous. Certains s'en passent très bien.

 

Dans cette vidéo (que j'ai trouvé vraiment très mauvaise, et que je déconseille), ce que j'ai préféré est le premier commentaire, le mieux noté :

 

https://www.youtube.com/watch?v=UjQ2Jk-yT9U&t=2282s

 

En effet, à trop vouloir « faire le bien », on peut tomber dans toutes sortes d'écueils moraux. L'un des problèmes des zététiciens est de vouloir mettre leur nez partout dans les affaires des autres, une sorte de prosélytisme intellectuel, qui vise à convertir ceux qui pensent autrement à la bonne pensée. Il peut m'être arrivé, à moi et sûrement à bien d'autres, de vouloir convaincre autrui que j'avais raison. D'alerter, aussi, sur un danger, comme je l'ai fait sur certaines démarches sectaires, mais surtout sur le pillage des traditions qui est effectué dans le new age, par exemple. C'est légitime, mais encore faut-il ne pas en faire une profession de foi, sinon, l'on propage nos erreurs à la place d'autres erreurs. Il faut de l'humilité. Humilité rarement rencontrée dans le milieu zététique, où l'attitude dominante consiste tout de même à ramener les gens dans le giron de leur église de pensée, comme s'il ne pouvait, comme s'il ne devait pas y en avoir d'autres.

 

Malgré mon attachement à la vérité, malgré mon mépris pour le relativisme, j'ai appris à respecter l'idée qu'il pouvait exister d'autres formes de sciences que celle, officielle, régie par la méthode cartésienne. Cela n'est pas un mal, et tout au contraire, cela ouvre des portes. Je l'ai souvent dit à propos du chamanisme et d'autres formes de quêtes de la connaissance ésotérique. Et si ces formes ont souvent été dévoyées par des mouvances sectaires, cela ne doit pas interdire de les utiliser. Même la science officielle a ses détours honteux et même scandaleux, et ô combien ! Aucune démarche n'est irréprochable, et peu me semble foncièrement mauvaises, du moment qu'il y de l'honnêteté. Que chacun choisisse donc celle qui fonctionne pour lui, sans rejeter les autres avant de les avoir honnêtement critiquées. C'est ce que je prône.

 

Et qu'on en finisse avec cette espèce de religiosité dogmatique de la « Vérité Scientifique ». Cette volonté de trop bien faire nous perdra.

 

 

 

Le terrorisme, c'est Le Mal

 

On en revient aux sujets politiques évoqués plus haut. Je citerais seulement un article, pour remettre les choses en perspective :

 

http://reseauinternational.net/la-veritable-definition-du-terrorisme-cest-ce-que-font-les-usa-la-gb-israel-et-larabie-saoudite-au-moyen-orient/

 

Ne l'oublions jamais. Si exterminer arbitrairement des êtres humains est évidemment mal par principe, ce mal a été engendré par un autre. On a donné toutes les raisons au terrorisme d'exister, on l'a même financé, entraîné, en plus d'encourager la violence par la guerre et l'humiliation de régions entières. Et maintenant on vient nous dire que ces gens, ces terroristes, à qui on a en réalité inculqué leur nouvelle vocation, sont foncièrement mauvais. Peut-être qu'on les a un peu poussés dans ces retranchements ?

 

Le terrorisme est indubitablement l'un des maux de notre époque. Mais il n'est pas sorti de nulle part, d'une simple impulsion du mal pour le mal, né dans une région qui avait toujours été vouée à cela. Il a des causes, et ces causes, on les a encouragées. Voilà tout. Les gens qui pratiquent le terrorisme croient, eux, le faire pour le bien. À cela il faut méditer. Ces gens veulent le bien des leurs, de leurs semblables, et ils veulent le bien pour eux, selon leurs critères (c'est à dire ceux qu'on leur a mis dans la tête), selon leur religion.

 

Je ne vais pas défendre cette interprétation religieuse débile, ni même la religion. Je suis profondément athée au sens occidental du terme (je crois tout de même en une forme de transcendance, qui n'a rien à voir avec les formes puériles prétendues par les grandes religions). Mais je peux comprendre pourquoi et comment des gens qu'on a poussés à bout peuvent entreprendre ce chemin, comme d'autres ont voté Trump.

 

Mais il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Le simplisme de la « pensée » officielle ou dominante revient toujours, au fond, à la même chose : désigner un mal, le combattre. Jamais on ne cherche vraiment à en comprendre les causes. On l'a vu avec l'histoire de « la culture de l'excuse ». Comprendre serait vouloir excuser... Quel amalgame scandaleux et débile, en vérité ! Plus loin, je vais parler de pédophilie. On m'accuserait alors de vouloir excuser un crime ? Vous voyez, c'est facile avec la pensée simpliste. Il y a des gens qu'il ne faut pas défendre. Ils ne devraient pas avoir droit à un avocat. Les terroristes, les pauvres en général. Les riches, on peut tout leur passer. Ils démissionnent, et on peut oublier. Le pauvre ne démissionne pas, lui, il n'a pas ce luxe. Chômeur, clochard, juif, musulman ou pédophile, il sera ridiculisé, ostracisé, persécuté. Il ne lui reste plus que le suicide et les actes désespérés, auxquels appartiennent les techniques kamikazes. On pousse à la violence et au désespoir. De toute façon, les terroristes n'ont vraiment pas besoin d'avocat. On les tue ou ils s'exterminent eux-mêmes. Espèce en voie de disparition, normalement. Sauf qu'on les forme, et c'est pour ça qu'il y en aura encore et encore... Alors si Mal il y a, encore faut-il remonter à son origine.

 

 

 

Le totalitarisme, c'est Le Mal

 

Là il faut vraiment se faire l'avocat du diable. C'est le point que j'ai le plus souvent dénoncé sur mon blog : la course irrémédiable vers une certaine forme de totalitarisme. La désaffection organisée pour la politique pour mieux orienter les gens vers le loisir, la jouissance immédiate, la perdition.

 

Dans le meilleur des mondes, Huxley nous décrit la forme probable que pourrait prendre cette société, à l'extrême. Ravissement des bébés à leurs familles, uniformisation de tous, institutionnalisation de la drogue pour que tout le monde puisse se sentir assez bien dans une société où son destin est réglé et imposé.

 

Est-ce Mal ?

 

Cela convient à la masse. La masse des gens est dans la norme, c'est à dire dans la partie épaisse de la courbe de Gauss, en terme d'opinions, de perception de la réalité, d'orientation sexuelle, de choix religieux, de vie familiale, etc. La masse est adaptable, malléable. Son degré d'indépendance et d'autodétermination est faible, proche de la nullité absolue. On peut la conformer à peu près à toute idée, avec le minimum de matraquage, lui faire acheter à peu près ce qu'on veut, avec une certaine dose de publicité. On peut lui faire accepter aussi bien la liberté sexuelle que la répression sexuelle, avec les bons arguments.

 

La masse ne connaît pas la misère sexuelle, si on régule sa sexualité. Il suffirait de forcer le mariage (pour tous, idéalement), voire de légiférer pragmatiquement sur la prostitution. Du moment que les supermarchés sont pleins, elle n'a pas faim non plus, ni soif, et elle peut dépenser le surplus en DVD et autres loisirs. Du moment que ses besoins primaires sont étanchés et que son attention est occupée par les loisirs, le spectacle, le divertissement, il semble qu'une telle société puisse durer indéfiniment. Ce serait alors la société idéale... en apparence.

 

Une société où il n'y a pas de place pour la liberté personnelle en dehors de ce que permet le gouvernement, est mortifère au possible.

 

Tous ceux qui sont dans une certaine marge de la courbe de Gauss ne peuvent y exister, tout simplement. Selon la rigidité du système, qui reste le curseur principal de réglage, cela peut constituer 5%, ou jusqu'à 20 ou 40% des membres de la société, qui ne peuvent s'y épanouir. Cela peut constituer une proportion et une masse colossale d'êtres humains condamnés à la souffrance de la non-existence, soit qu'on les parque dans des prisons et autres équivalents futuristes du genre, soit qu'on les réforme dans de grands centres psychiatriques, pour comprendre « ce qui ne va pas chez eux », et les réinsérer, c'est à dire leur reformater le cerveau.

 

Ayez alors un style de vie un peu particulier, une personnalité très atypique, sans pour autant avoir des pulsions de meurtre, ou encore une orientation sexuelle vraiment trop difficile à prendre en compte par le système, ou bien des idées très à vous sur la spiritualité, et les ennuis commencent, et c'est pour la vie. Peut-être êtes vous asexuel, réfractaire au mariage ? Peut-être ne supportez-vous pas ce qu'est devenu l'art, totalement aseptisé et sans âme dans cette société ? Peut-être le fait d'avoir été enlevé à vos parents au plus jeune âge a-t-il constitué un super-traumatisme, partagé par l'ensemble de la population. Cela favorise aussi bien la soumission au système qu'un dérèglement de la psyché et donc de l'équilibre hormonal de votre corps. Peut-être tout le monde y serait-il dépressif ? Mais alors, il suffirait de droguer tout le monde, comme dans le roman d'Huxley.

 

Et alors, ce paraîtrait vraiment le meilleur des mondes. Un monde où le besoin de faire des choix difficiles ne nous serait même pas permis, ce qui nous ôterait un sacré problème (pour le remplacer par un autre bien pire), etc.

 

Le totalitarisme n'est pas seulement un délire futuriste. Il a toujours existé, et il est toujours passé par différentes formes de régulations sexuelles, du mariage ou de la famille, des tabous. L'excision en constitue un phénomène exemplaire, par exemple. Or je me rappelle avoir lu d'intéressants textes, que j'avais peut-être posté sur ce blog, il y a de nombreuses années, sur des parallèles établis par des anthropologues et la tendance à la guerre, chez les peuples soumis à l'excision et à la circoncision. On me rétorquera que ce genre de théorie sent mauvais, mais moi je reste ouvert, et lorsque je lis qu'il y aurait corrélation entre mutilation génitale et attitude belliciste, je m'intéresse. Je m'intrigue, je m'inquiète.

 

Car tout totalitarisme fonctionne sur la base d'une mutilation, fut-elle physique, psychique, symbolique, sociale, familiale, ou un mélange de ces choses. Peut-être que toute mutilation ne conduit pas à la guerre. Par contre, je sais que toute mutilation conduit à un traumatisme et que, chez l'homme, tout trauma a des conséquences, surtout quand il est appliqué à une population entière. On peut s'interroger, par exemple, sur la tendance, aux USA, à ces fusillades à répétition, qui semble être la réponse à quelque chose qui ne va pas dans leur société. Un non-dit en rapport avec la jeunesse, le système éducatif, peut-être la société en général, le rapport entre cette population et le port d'armes, et la manière dont il s'articule avec le reste de la société. Je n'ai pas les réponses, seulement quelques suppositions, et mon propos n'est pas ici de développer particulièrement ce sujet, aussi je m'interroge.

 

Mais pour conclure cette partie, je dirais simplement : pour moi, le totalitarisme c'est Le Mal. Parce que je tiens à ma liberté de pensée, parce que j'ai conscience de ses conséquences extrêmement graves et dommageables, notamment sur le plan psychique et spirituel. Mais pour la plupart des gens, le totalitarisme est souhaitable, car il constitue, pour des personnes « normales », sans pensée autonome ni capacité à exister par eux-mêmes, une sorte de garantie de conforts minimums. Et cela au prix d'individus différents qu'ils jugent menaçants, et dont la disparition, le reformatage psychique, l'incarcération voire l'extermination peut leur paraître souhaitable. Ceci est excessivement dangereux, inhumain par excellence. Et je crains qu'il faille savoir accepter un certain degré de déviance et de non-contrôle, pour préserver une société saine... Déjà que l'urbanisme nous a sévèrement porté atteinte, sans même que l'on s'en rende compte.

 

 

 

Les vaccins, la médecine classique, la nourriture industrielle, c'est Le Mal

 

Je ne m'attarde pas trop sur ce point, il a été évoqué à travers le totalitarisme et la zététique, d'une certaine manière. Je veux simplement rappeler que ces choses, si souvent sous le feu des critiques, actuellement, ne sont pas mauvaises en soi. Elles comportent certains avantages, tout de même.

 

Le seul vrai problème est que nous n'ayons pratiquement pas le choix entre ça et autre chose, surtout si nos moyens sont limités. Comment ferais-je, en pleine ville, sans travail, pour me nourrir vraiment mieux ? Je peux éviter de me faire faire mes rappels de vaccin, mais même avec mes connaissances naturopathiques, je dois bien faire appel à un médecin de temps en temps. Et ceux ci n'appliquent que les méthodes qu'ils ont apprises...

 

Bon. Il n'existe pas de monde idéal où nous serions parfaitement en sécurité, et ce monde qui ne saurait être que totalitaire n'est pas souhaitable. La paranoïa ambiante autour des médicaments et des produits industriels est, chez certains, la vraie pathologie. Si tout cela était si toxique (et ça l'est, j'ai un cas dans ma famille qui est parlant, sur les médicaments), nous serions tous chroniquement malades, or ce n'est pas tout à fait le cas. Certes, les maladies chroniques progressent. Il y a du souci à se faire. Mais ce n'est pas la faute, en propre, des médicaments ou des plats préparés. C'est plutôt un ensemble de choses : la sédentarité, l'urbanisme, la surpopulation, le consumérisme, l'idéologie de la croissance, la croyance scientiste dans le progrès (qui nous fait croire que l'on doit fuir en avant car tout problème sera résolu en temps et en heure, sorte de foi religieuse imbécile et aveugle dans le technicisme), etc. Tout cela induit pollutions diverses, nécessité d'une agriculture intensive et concentrée, quasiment hors-sol. Appauvrissement de nos ressources, donc affaiblissement de nos organismes face aux pollutions que nous créons : un véritable ensemble, un cercle vicieux abominable. Aucun des éléments n'est en faute en soi. Ce sont tous les éléments mis ensemble qui favorisent les maladies chroniques, et aussi nos modes de vie désenchantés, aseptisés et déshumanisés qui engendrent la dépression, et donc aussi la division, la violence, la haine du voisin, de l'étranger qui est omniprésent dans un monde où l'on vit de plus en plus entassés, etc. Reprocher aux vaccins ou à la nourriture industrielle un autisme galopant qui peut aussi bien s'expliquer d'autres manières, comme par exemple la coupure de plus en plus nette entre les individus occidentaux, est un peu court, mais comment pourrions-nous prendre conscience de cet ensemble ? Cela est beaucoup trop complexe pour la plupart. Alors on se focalise sur les médicaments, sur la voiture, les particules, les champs électro-magnétiques, sans comprendre que c'est l'ensemble qu(il faut remettre en cause. Il ne saurait y avoir d'amélioration réelle, si nous supprimions les médicaments, sans modifier le mode de vie qui en rend beaucoup nécessaires.

 

Mais même au-delà de tout ça, il ne saurait, je l'ai déjà dit, exister aucune société idéale, aucun monde idéale. La nature inclut la violence, la prédation, la tromperie, et l'homme est issu de cela. C'est peut-être pour cela qu'il peut être si violent, si prédateur, si menteur. Sans ces attributs, il ne serait peut-être pas sorti du chemin de l'évolution pour accomplir ce qu'il a accompli, et que certains s'ingénient à haïr. Si l'homme est si « mauvais », selon eux qui souvent vénèrent la nature, c'est peut-être alors au fond parce que la nature est si mauvaise... piège de la pensée dualiste, et piège des émotions primaires et simplistes.

 

Le seul reproche que j'adresse personnellement à l'homme est de sous-utiliser son intelligence, notamment pour dompter ses instincts. Partout ce n'est que calculs, mesquineries, méchancetés, petites ou grandes haines, jalousies, pulsions, colères, et surtout, des peurs. Partout, des peurs, en tous genres, et cette peur qui guide la médisance, la violence, la haine, le rejet, la honte, la trahison, etc. Nous n'agissons pas très différemment d'une communauté de chats (j'adore les chats). Si vous les regardez, ils se jalousent, se griffent, se crient après, protègent leur petit coin à eux, certains sont craintifs, d'autres agressifs. Il y en a de possessifs, des dédaigneux, des affectueux, des griffeurs, des voleurs, des attentionnés, des « normaux », des « originaux ». Même certains semblent avoir des capacités extra-sensorielles, et d'autres pas du tout. Mais les chats, eux, ne légifèrent pas contre leur prochain, ou pour préserver leurs petits privilèges. Et ils savent se réconcilier, aimer inconditionnellement. Bien sûr, c'est qu'ils n'ont pas la capacité à être différents, mais s'ils l'avaient ? S'ils étaient à notre place ? Vous croyez qu'il n'y aurait pas de conflits politiques ? De conflits d'intérêt ? Des lois ? De la prédation de ressources, des meilleurs gisements de souris ?

 

https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/chats/les-chats-responsables-d-un-desastre-ecologique_105142

 

Vous me direz, ce n'est pas la faute du chat, mais la faute de l'homme qui a implanté le chat partout, et c'est sûrement vrai. Mais rien ne nous dit qu'il n'existe pas ou n'a pas existé une autre espèce, par le passé, qui aurait causé des désastres, voire des extinctions. Il semble que l'homme soit responsable de l'extinction actuelle, mais toutes les extinctions détectées dans un passé lointaine ne sont pas expliquées avec certitude, et il a pu y avoir des extinctions de moins grande ampleur, locales ou continentales, causées par des espèces particulièrement efficaces dans la prédation, comme peut l'être le chat. Était-ce pour autant de leur faute, si cela est arrivé ? Ils suivaient simplement ce pour quoi la nature les avait conçus. C'est alors « la nature » qui serait « fautive » (conception humaine que la faute, s'il en est).

 

 

La pollution, c'est Le Mal

 

On peut prolonger brièvement cette réflexion autour de ce point. Il semble que la planète puisse engendre elle-même ses propres pollutions, par exemple avec la perforation de poches de méthanes.

 

http://www.slate.fr/story/48317/methane-climat

 

Ce serait même l'explication avancée pour le triangle des Bermudes, depuis bien longtemps déjà :

 

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mers-et-oceans/le-mystere-du-triangle-des-bermudes-explique-par-les-bulles-de-methane_102477

 

On sait ce que je pense de l'hystérie climatique. Mais en vérité, la planète n'a pas besoin de l'homme pour crever ses poches de méthane. Il suffirait, selon la théorie, d'une variation naturelle de température comme elles se produisent tout le temps. Ce n'est pas comme si la planète s'était dit « tiens, je vais préparer ses poches de gaz pour faire chier les humains s'ils foutent la merde. Premier qui m'emmerde, je lui pète au nez ! »

 

La propension à cette conception anthropocentrique avec les dieux et les déités m'a toujours intrigué. Comme si le monde avait vraiment un besoin de nous punir de quoi que ce soit ? Au mieux, nous sommes des puces un peu agaçantes, sur la peau d'une Gaïa. Alors admettons, elle se gratte, elle pulvérise un peu d’hommicide sur sa peau, pourquoi pas ? Mais ce besoin de voir des punitions partout, cette pulsion de légifération, de moralisation, il n'y a bien que l'humain qui me semble exprimer ça dans l'univers. Et pourtant, il dit lui-même que son Dieu ne serait qu'amour et pardon, alors quoi ?

 

Le fait est que la pollution est un problème. Mais avant d'être un mal, c'est la conséquence de l'existence... tout être vivant produit des déchets, même les végétaux, sous forme de gaz, justement. Au lieu d'y mettre toujours cette connotation morale totalement aberrante, nous ferions mieux d'y trouver de vraies solutions pratiques. La politique sur le climat est d'une imbécillité absolue, à cet égard, puisqu'au lieu d'empêcher des pollutions, on vend des droits à polluer, c'est à dire que l'on rend légitime, morale, autorisée, la pollution. Il s'agit donc bien uniquement de légifération et de relents religieux à la façon des indulgences papales, et pas d'une attitude scientifique et raisonnable. L'homme en revient toujours à ses non-solutions, à remettre au lendemain, en prétendant qu'il sera pardonné. Pour moi il n'est pas question de pardon ou de pécher, ça n'existe pas. Il s'agit juste de savoir si on veut vivre dans notre merde, et l'imposer au reste de la planète. Nous avons construit les égouts, pour répondre à la première question, mais c'est tout. Nous n'avons jamais vraiment daigné pousser la réflexion ni la pratique au-delà de ce genre de fausse solution... puisque ce qui va dans les égouts se retrouve au final dans les océans.

 

L'homme ne saurait-il que s'auto-flageller ? Ni les écologistes, ni les scientifiques, ni personne, ne semble être apte à proposer une solution pratique, intelligente et applicable à la fois. Dans tout cela, la moralité, l'éthique et l'écologisme ne me paraissent que vaines agitations psychologiques sans issues.

 

 

 

La souffrance animale, c'est Le Mal

 

Idem avec cette question. La souffrance animale ne me semble être que l'un des innombrables dégâts collatéraux dus à notre mode d'existence autant qu'à notre incapacité à aborder raisonnablement ces questions. Ainsi on a récemment agité un peu l'opinion avec la question de la corrida, comme si elle était centrale par rapport à celle des animaux d'élevage. Les « défenseurs des animaux » que je connais sont hélas invariablement des individus en souffrance, qui projettent sur les animaux leur propre martyr, sans le solutionner, au contraire, ils l'intensifient, comme si leur propre souffrance changeait quoique ce soit à la condition animale dans le monde.

 

Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire. J'entends juste qu'il faut cesser de gaspiller son énergie et sa santé mentale en vaines agitations psychiques. Je ne sais pas quoi ni comment faire, cela dit, et en vérité, je crois là aussi qu'il n'y aura aucune solution à trouver au sein du cadre dans lequel nous vivons, parce que nos modes de vie empêchent que des solutions à plus petite échelle puissent être exercées. On peut bien sûr passer par le végétarisme, mais alors avec une totale ignorance pour la souffrance végétale, si elle existe.

 

Mon propos aura pu sembler jusqu'ici assez cynique et fataliste, mais en réalité, je veux juste faire comprendre qu'aucune solution partielle n'est souhaitable, rien de plus. C'est pourquoi je répugne au tri, au recyclage et à tous ces artifices hypocrites pour faire paraître le système acceptable. Le système n'est pas acceptable. Mais sait-on comment le remplacer ? Pas vraiment, soyons réaliste. Tout ce qu'on peut faire, c'est réfléchir à comment changer de paradigme.

 

 

La surpopulation, c'est Le Mal

 

J'ai gardé celui-ci pour la fin, ou presque. Il me semble que c'est l'un des trop souvent non-dit de la problématique mondiale que nous connaissons, difficile à aborder car il plane sur lui l'ombre du malthusianisme, et la crainte profonde de remettre en cause nos modes de vie, jusqu'à l'existence humaine elle-même.

 

C'est un paradoxe qu'une population extrême fasse peser la menace de la disparition d'une espèce. L'histoire zoologique prouve pourtant que cela peut être le cas. On peut débattre pour savoir si oui ou non nous sommes trop nombreux ou pas sur Terre, le fait demeure que nous n'avons jamais été si nombreux et que rien ne prouve que la planète puisse supporter longtemps une telle quantité. Qui plus est, la tendance va en s'accélérant, et si l'on en croit certaines données, nous franchissons désormais au mois d'août de chaque année le cap de nos ressources, ce qui signifie que nous vivons déjà largement sur nos réserves, plus d'un tiers de l'année, bientôt la moitié... Cela, si c'est juste, n'est évidemment pas viable.

 

D'autres arguments sont là pour prétendre que nous pouvons en fait fournir nourriture et ressources à l'ensemble de la planète « si nous voulions ». Peut-être, moi je veux bien, mais je constate que dans les faits, ce n'est pas le cas, et qu'il y a sûrement des raisons pratiques à cela. Les pays où les gens meurent de faim ne font pas sciemment un tel choix politique, à mon avis. Donc c'est qu'ils sont dans l'incapacité de produire ou d'importer la quantité de nourriture nécessaire, point. Je ne vois aucune raison pour que ça s'améliore à l'avenir, avec la population qui augmente en accélérant.

 

Je pense, après avoir un peu analysé la question, que nous pourrions atteindre 9 milliards d'êtres humains vers 2040-2050, puis entamer une lente descente aux enfers, sur tous les continents. Mais ce serait trop long à développer ici. L'important est que la croissance de la population va de pair avec l'idéologie de la croissance, ce qui empêche de prendre la mesure du problème, et encourage à considérer le malthusianisme comme un délire à la façon de l'eugénisme nazi. Je crois au contraire que ce serait, malheureusement, une solution assez pragmatique à ce problème, à condition que cela se passe dans un cadre moralement sain.

 

Il est évident dans mon esprit qu'il est hors de question d'interdire aux gens d'enfanter, et tout ce genre de truc. Il n'empêche, si on ne trouve pas des moyens intelligents de décourager les familles nombreuses (la méthode chinoise s'est avérée absolument désastreuse), rien ne s'améliorera. Quoiqu'on en dise, il me semble que la surpopulation, l'excès de population, est la première et véritable cause des problèmes de pollutions atmosphérique, aquatique, ainsi que de nos modes de vis industrialisés, consuméristes, des concentrations urbaines, bref de pratiquement tout ce qui ne va pas, à notre époque, et qui engendre même des guerres de ressources en plus grand nombre, et autres atrocités.

 

Se voiler la face sur la question de la surpopulation est bien dommage, je dirais même que c'est une terrible erreur qui, bien plus que toute mesure écologique non mise en place, porte atteinte aux générations futures. Là non plus je n'ai pas de solution, je prône simplement la prise de conscience. Prise de conscience qui pourra permettre davantage de réflexions collectives, au-delà de certains plans autoritaires de réduction de la population, dont on a entendu parler récemment, mais qui ne sont jamais présentés au public, ça va de soi. Pendant qu'on s'insurge sur un malthusianisme raisonné, on fait place à ce genre d'excès...

 

 

 

La pédophilie, c'est Le Mal

 

Terminons en mettant les pieds dans le plat du tabou des tabous. Domaine de l'hystérie par excellence, en vérité, dont je ne pouvais pas faire l'économie dans un article sur la perception du mal.

 

http://www.numerama.com/magazine/20260-faut-il-se-feliciter-que-des-anonymous-traquent-les-pedophiles.html

 

Il se trouve que, pour différentes raisons, c'est un sujet qui me touche d'assez près. J'ai été amené à travailler, comme travailleur social, en rapport avec ce sujet, et notamment dans l'organisation de la journée des droits de l'enfant. Dans ce cadre, j'avais été confronté aux statistiques de l'inceste et de la délinquance sexuelle envers mineurs. Je n'ai plus ces chiffres, sinon je les aurais partagés sur ce blog depuis longtemps, mais cela m'avait fortement étonné à l'époque.

 

Par ailleurs, comme pour confirmer que ce problème est bien plus fréquent que l'on ne croit, j'ai rencontré plusieurs victimes de ce type d'abus, et en particulier d'inceste. Je me suis alors demandé s'il n'y avait pas autant d'agresseurs que de victimes, ou presque, ce qui aurait été logique (souvent, un agresseur ne s'en prend qu'à une ou deux personnes en particulier, qui peuvent subir cela toute leur enfance, voire au delà). Statistiquement, j'aurais du rencontrer autant d'agresseur, mais ce n'est arrivé qu'une fois. C'est bien normal, qui va se vanter d'être « pédophile » ?

 

A bien y regarder, ce terme est fortement problématique. On confond ainsi toutes sortes de profils sans aucun rapports entre eux, sinon cette inclination envers les plus jeunes. Le terme pédocriminel convient tout de même mieux, mais lui aussi pose encore problème, puisqu'il amalgame encore le trafiquant d'être humain (qui n'en a rien à faire des mineurs, lui, il veut juste de l'argent), l'abuseur effectif, l'abuseur potentiel, le simple fantasmeur, l'authentique pédophile qui ne passera jamais à l'acte par peur de l'interdit ou du flic, alors qu'il ne ferait jamais de mal à une mouche. Pire encore, il confond le consommateur de pornographie, le meurtrier d'enfant, et le simple quidam qui est attiré par plus jeune que lui, sans pour autant être un pervers (quoique dans nos sociétés, on mette facilement toutes ces choses sur le même plan, selon un principe tautologique, et c'est bien là ce que je dénonce).

 

Agacé par ces hypocrisies et ces amalgames, il y a assez longtemps, j'ai quelque peu enquêté sur ce sujet, par curiosité, peut-être par attrait pour le côté sombre de la chose. On est écrivain ou on ne l'est pas. J'aurais alors pu être inquiété comme n'importe quel abuseur véritable.

 

https://www.slate.fr/story/99923/pedophilie-efficacite-penale-morale

 

Mais ce qui me dérange véritablement dans ce sujet, c'est l'hystérie excessive. On en oublie qu'il s'agit avant tout d'êtres humains, et que la majorité des « éphébophiles » et autres « pédérastes » sont en réalité passifs et inoffensifs. La plupart n'oseraient jamais franchir le tabou absolu de la société moderne, tabou pourtant récent, puisqu'autrefois le mariage concernait largement des jeunes, voire très jeunes mineurs, sans que ça ne choque personne. Loin de moi l'idée de cautionner l'abus, bien au contraire. Mais il faut quand même se remettre certaines choses en tête. Savez vous que Juliette, dans Roméo et Juliette, a 12 ans ? On parle bien d'une histoire d'amour, de faire la cour, bref, on parle de mariage. Tout le monde trouve cette histoire magnifique, non ? Malgré la pédophilie clairement annoncée de l'histoire... Et on peste sur Nabokov, et sa Dolores qui a strictement le même âge. Changement d'époque, changement de mœurs. Ne me parlez pas de tabou universel, s'il vous plaît !

 

Alors quand des magistrats expliquent qu'ils ont peur pour leurs enfants en remettant des « pédophiles » en liberté, mais qu'ils n'ont pas peur d'y remettre des tueurs en série, je me dis quand même que quelque chose ne tourne pas rond. La perception judéo-chrétienne du sexe nous fait ainsi interdire les jeux vidéo à connotation sexuelle, mais pour les jeux de guerre et de massacre là vous pouvez y aller joyeusement. C'est pas tabou, ça. Et c'est d'autant plus idiot comme attitude que le crime pédophile est un de ceux qui connaît un des taux de récidive les plus bas. Là aussi, donc, on punit des gens pour leur orientation, pour ce qu'ils ont dans la tête, pour leurs péchés, pas tant pour leurs actes. Et attention, je différencie bien l'abus, du viol, du meurtre... Sens commun qui ne me semble pas si courant, de nos jours.

 

On peut d'ailleurs se demander à qui profite cette folie ? Mais une page très connue, qui abordait cette question, est désormais censurée (ou n'existe plus), ce qui montre qu'on régresse sans cesse sur cette question. Dans les années 1979, aux Pays-Bas, vous pouviez encore écrire cela (qui peut être assez choquant, aujourd'hui, et pourtant il y a un certain bon sens dans ce texte) :

 

https://www.ipce.info/library_3/files/psvg_79_fr.htm

 

Tandis qu'aujourd'hui, si vous rappelez simplement qu'il faut avoir une approche pragmatique de la question, dans le but d'améliorer la société, d'éduquer les gens qui ne savent pas comment gérer leur problème, on vous dit que vous faites « l'apologie de la pédophilie » (voir en milieu de page, c'est en anglais, mais clairement, l'auteur de l'article ici pointé du doigt ne fait que rappeler un certain bon sens juridique et humain, et même de protéger les mineurs) :

 

https://fr.sott.net/article/30703-La-chute-de-la-civilisation-occidentale-la-gender-fluidity-signe-annonciateur-de-l-Enfer-postmoderne

 

Il est désormais quasiment impossible de raisonner sur ce sujet, et je pense que je prends des risques rien qu'à m'exprimer sans condamner ouvertement ces gens à la torture. Faut leur couper les couilles, et puis c'est tout. Nous vivrions alors dans une société barbare. Je ne veux pas de ça.

 

Il existe au Canada notamment, de très bonnes initiatives pour aider ces gens. Oui, les aider. Est-ce humain ? Vous croyez qu'ils ont choisi cette tendance, que ce sont tous des sadiques méchants, sales et ricanants ? Il y en a peut-être parmi vos proches. Ce n'est pas arrivé dans ma famille, mais c'est arrivé dans celle de certains de mes amis, c'est même arrivé à un de mes amis, par son cousin, mineur comme lui à l'époque, si je me souviens bien. Rien n'est jamais simple, mais si vous croyez qu'il faut juste haïr, se méfier, prôner l'intolérance, la violence, le rejet et la haine, et considérer cela comme pire même que le meurtre alors soit, mais n'oubliez pas pourtant que l'on détourne en réalité notre attention de véritables problèmes avec cette fixette sur ce problème.

 

Déjà des véritables abus pédophiles, qui sont sans aucun rapport avec des attouchements en catimini, dans l'ombre de la sphère familiale, comme c'est souvent le cas. Mais je n'ai vraiment pas envie de soulever toutes ces atrocités, bien réelles, ignobles, ces histoires de décapitations rituelles d'enfants. Des histoires que l'on étouffe partout, parce qu'elles touchent des gens « importants », qui abusent vraiment de leur pouvoir et de leur impunité. On met sur le même plan des meurtres sans nom et une sensualité coupable due à la faiblesse humaine.

 

Peut-être est-ce du à notre nature animale, encore une fois. Dans la nature, un individu est sexuellement actif dès sa puberté. Chez l'homme, ces derniers siècles, c'est devenu un scandale, un impensable, la faute ultime. Je crois sincèrement que c'est en culpabilisant cela à outrance qu'on encourage le crime. Non qu'il faille encourager, ou laisser faire, à vrai dire je ne sais pas, je suis ignorant, malgré tout ce que j'ai pu accumuler comme informations sur ce sujet. Il m'a semblé que les victimes sont toutes différentes, que les agresseurs n'en sont pas toujours au sens où on veut bien l'entendre, que rien n'est jamais si simple, si noir et blanc (sans vouloir sous entendre que des victimes l'auraient cherché, attention, encore une fois, c'est plus compliqué), et que les blocages moraux de la société ont, forcément, transformé des relations qui auraient pu être possibles à une autre époque, une relation aussi saine ou aussi malsaine qu'une autre, en un crime absolument abominable et intolérable. Ce qui fait que ça ne peut plus se vivre que dans la clandestinité et donc favorise le crime et la dissimulation, pour échapper à la sanction.

 

J'ai vraiment tendance à croire que c'est une machination. Une fixation de plus pour diviser les gens, les rendre fous et méfiants, leur interdire ce que la nature de certains encourage. Je ne dis pas qu'il faut tout laisser faire. Peut-être en effet est-ce vrai que, chez l'humain, ce comportement est à bannir. Peut-être est-ce vrai qu'en effet, les victimes ne peuvent pas vivre une vie normale après cela. Ou peut-être est-ce à cause de toute la faute morale que l'on fait peser sur les protagonistes, les 25 couches de drame qu'on rajoute systématiquement sur ces cas. Regardez le film « Quand j'avais 5 ans, je m'ai tué ». Il y a aussi un livre.

 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=60574.html

 

https://www.babelio.com/livres/Buten-Quand-javais-cinq-ans-je-mai-tue/12316

 

Histoire qui a le mérite de mettre en scène l'hystérie des adultes face à des manifestations d'affection spontanée de la part d'enfants. Cela remet en perspective nos notions sur la sensualité, l'affection, la sexualité, bien au delà des projections des adultes et des blocages sociaux qui verrouillent jusqu'à la possibilité même d'y réfléchir. Et c'est ça qui est peut-être le plus grave à mes yeux.

 

Non, je ne cautionne ni ne tolère aucune violence, aucun abus d'autorité, mais je ne cautionne pas non plus cette haine absolue, ce rejet imbécile. Dans mon voisinage, j'entends parfois une mère hurler pendant des heures après ses enfants. J'ai été tenté de signaler le cas mais ça s'est un peu calmé dernièrement. Peut-être juste car plus discrète... N'est-ce pas un abus ? N'est-ce pas grave ? Pourquoi considère-t-on des attouchements comme tellement plus graves qu'une maltraitance verbale quotidienne ? Est-ce que ça ne laisse pas, au fond, les mêmes séquelles ?

 

Je ne sais pas. Je remarque juste que certains, à l'avis très tranché, savent quoi faire aux « pédophiles ». Sur les autres cas, plus banals, on ne les entend jamais. Peut-être qu'ils cautionnent cette autre forme de violence, au fond. Deux poids, deux mesures. Point besoin de raison, l'émotion suffit, même si, en fait, cela ne règle pas le problème, et donc le perpétue. Là encore, on aboutit au même constat que pour les autres sujets. On s'agite beaucoup, on promet beaucoup, on vocifère beaucoup, mais on ne prend jamais le temps de réfléchir posément pour agir intelligemment. De mieux comprendre pour mieux solutionner, de chercher les réponses qui amèneraient à plus d'harmonie et à moins de chaos. Et tout cela sans parler du fait que le sujet a toujours servi de cheval de Troie pour la censure du net.

 

 

 

Conclusion

 

L'article est déjà long, et je vais encore en rajouter... En guise de conclusion, je voudrais juste commenter un article de Dmitry Orlov, assez régulièrement cité sur ce blog, et qui aura le mérite de faire le lien entre plusieurs des thèmes importants de l'article : la Russie, la surpopulation, la société de consommation, etc. Dmitry Orlov s'exprime, justement, assez souvent avec une approche pragmatique, rappelant dans un autre article que le terrorisme est une cause instrumentalisée, causant au final bien peu de morts par rapport à d'autres phénomènes sociétaux de notre quotidien (la voiture, par exemple). Ils nous propose ici une réflexion sous un angle anthropologique qui, vraiment, complète la réflexion que je viens de mener, sur la perception du mal comme sur l'état de notre société.

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/06/est-ce-que-les-humains-sont-vraiment.html

 

Je cite quelques passages qui complètent mon propos :

 

« Maintenant, ces mêmes humains se trouvent à vivre dans des boîtes construites pour eux (appelées « logement »), s’habillent dans des vêtements fabriqués pour eux par des machines, mangent des produits industriels transformés et emballés dans du plastique et permettent à leurs enfants d’être élevés par des étrangers tandis que les adultes – les hommes et les femmes – travaillent dans des usines, produisant des choses pour que les autres puissent les consommer, en échange d’argent. Les hommes et les femmes n’ont plus de rôles distincts (en dehors de l’enfantement) et deviennent des unités de production abstraites non spécifiques à leur genre. Ils ne produisent plus de choses pour eux-mêmes parce que cela ne serait pas aussi efficace. Au lieu de cela, ils se spécialisent et sont payés pour produire des choses dont ils n’ont généralement pas besoin, afin qu’ils puissent consommer d’autres choses dont ils n’ont généralement pas besoin, générant des tas de déchets qui sont maintenant visibles à l’œil nu depuis l’orbite spatiale. »

 

 

 

« L’utilisation toujours croissante de sources d’énergie exosomatiques épuise les ressources naturelles d’une part et endommage l’environnement de l’autre. En temps voulu, ces deux effets vont commencer à influer sur la quantité de produits pouvant être générés et consommés. Quand cela va se produire, les machines ne vont pas s’arrêter, mais elles vont commencer à produire de plus en plus de chaleur perdue ou d’entropie. Par exemple, l’industrie des combustibles fossiles utilise de plus en plus d’énergie pour l’exploration et la production, l’agriculture industrielle utilise de plus en plus de produits chimiques et de plus en plus de richesse est consacrée au traitement des maladies causées par l’homme et liées à la pollution, comme le cancer.


Un effet secondaire est que, à mesure que les ressources naturelles s’épuisent, l’effort pour continuer à produire les mêmes résultats entraîne une plus grande dévastation environnementale : le pétrole provenant des sables bitumineux et de la fracturation hydraulique est beaucoup plus dommageable que les puits de pétrole conventionnels. L’extraction du charbon par arasement du sommet des montagnes est bien pire que son exploitation minière traditionnelle. Le résultat est un cercle vicieux. Il ne peut pas être inversé, mais il peut être étiré dans le temps, en ralentissant les machines et en les faisant répondre aux besoins de moins d’humains. »

 

En clair : plus notre société gaspille, plus cela augmente le taux de gaspillage futur. Et ainsi de suite. Et plus l'on gaspille, moins il y en a pour les pauvres. Pensez à ce que je disais sur la surpopulation.

 

 

« Il semblerait que les humains finissent par ne servir qu’une seule fonction : en consommant, ils donnent aux machines une raison de produire. »

 

Absurdité du monde moderne et du consumérisme. Et la morale déshumanisante qui l'accompagne. Plus on appauvrit la vie des gens, plus on leur impose des interdits divers et variés, en contradiction avec leur nature, mais favorisant néanmoins leurs vices.

 

 

« Tout cela indiquerait un grand élan pour influer sur une réduction massive de la population, de sorte que quelques personnes riches pourraient continuer à se la couler douce, tranquillement approvisionnées par des machines qui mâchent les ressources naturelles restantes tout en détruisant l’environnement à un rythme toujours accéléré. Ce n’est pas une spéculation sans fondement mais une tendance évidente. Nous pouvons constater que n’importe quelle perturbation à grande échelle est utilisée pour réduire la population. Dans une grande partie du monde, les crises financières et politiques sont utilisées comme occasions de dépouiller la sous-classe et pour enrichir davantage les classes supérieures. Le processus par lequel les riches deviennent plus riches alors que les pauvres continuent de devenir plus pauvres, souvent confrontés au problème de l’inégalité, qui doit être résolu, peut également être considéré comme une solution : à mesure que les pauvres sont plus pauvres, leur espérance de vie et leurs chances de succès en matière de reproduction diminuent, réduisant leur nombre, diminuant ainsi le fardeau des machines qui les maintiennent en vie. »

 

La solution facile, « non-violente », pour réduire la population au niveau des « besoins »...

 

 

« Par exemple, en Europe de l’Est, la destruction de l’héritage industriel soviétique et des relations commerciales a amené les populations de Lettonie et de Lituanie à baisser d’environ d’un quart depuis leur indépendance, et même ces chiffres sont dépassés par l’effondrement démographique qui se déroule en Ukraine. La Grèce a une forme aussi médiocre. Là, les taux de suicides sont en forte hausse, en particulier chez les personnes âgées maintenant démunies, tandis que certains jeunes choisissent de se prostituer pour le prix d’un sandwich ou de s’infecter par le VIH afin de bénéficier d’un soutien financier. »

 

Le résultat des pressions sur la Russie, entre autres. Dans un monde où l'on moralise certaines choses à l'excès, on finit par encourager l'immoralité et même la folie.

 

 

« Une autre façon de réduire la population consiste à promouvoir la toxicomanie. »

 

Comme dans le meilleur des mondes de Huxley, même si dans le roman, il s'agit plutôt de la contrôler que de la réduire. Ce qui, quelque part, revient au même.

 

 

Ensuite je ne le suis pas forcément sur l'agenda LGBTQ, mais soit. Et puis :

 

« Lorsque l’URSS s’est effondrée, environ 25 millions de Russes se sont soudainement retrouvés du mauvais côté de la frontière russe, préparant la scène à l’une des plus grandes catastrophes et calamités démographiques du XXe siècle. Mais elle a été ignorée et supprimée de l’Histoire en Occident, car ce n’était que des Russes. L’objectif a été de les décrire comme des « Untermenschen » – pas tout à fait humains, et donc inintéressants du point de vue des droits de l’homme – à moins qu’ils ne soient des LGBTQ, auquel cas ils pouvaient être utilisés pour accuser les Russes d’homophobie. Dans les pays baltes et en Ukraine, l’Occident considère qu’il est parfaitement légitime de considérer les résidents russes comme des citoyens de deuxième classe. Cela serait considéré comme une politique manifestement raciste si elle s’appliquait à tout autre groupe de personnes. Mais ce sont des Russes, et donc cela n’a pas d’importance. »

 

Bon, Orlov distille un peu de vision complotiste, mais ce qu'il dit n'est pas pour autant idiot. Et il dessine très bien les contours que pourrait prendre une société future, sur les bases de ce qu'on observe aujourd'hui, avec tous ces problèmes environnementaux, écologiques et économiques divers, la surpopulation, la propagande abêtissante et une morale caricaturale qui vise en fait surtout à brimer les plus démunis (les autres sont à l'abri, ce qui est absolument innommable pour les pauvres est parfaitement légitime, soudain, pour les plus riches).

 

 

Bref, pour conclure définitivement cet article excessivement long, mais qui me permet de faire le point sur différentes thématiques, je dirais simplement que l'homme moderne a une vision plus distordue que jamais des choses. Y compris de lui-même, de son propre mode de vie. Il ne sait plus ce qu'est la nature, et par conséquent, il ne maîtrise pas la sienne, et celle-ci l’écœure. Il en brime sévèrement les aspects qui lui paraissent les plus repoussants, surtout suivant une conception judéo-chrétienne bien mal assumée. Il s'obsède ainsi de certains sujets (notamment concernant l'animal et sa condition, justement) pour mieux ignorer les problèmes qui le concernent lui directement (la manière absolument désastreuse dont il gère sa sexualité, par exemple, entre interdits stricts et dérives fortement valorisées, selon les mentalités... tourisme sexuel, pornographie).

 

La question écologique ne l'intéresse que tant qu'elle peut lui permettre de garder bonne conscience et foi en l'avenir. Le respect de son environnement est tout à fait superficiel dans son esprit, en général, et, dans les faits, absolument pas appliqué, sauf par des mesurettes impuissantes à résoudre le problème de fond, qui est beaucoup plus ample.

 

La surpopulation, par exemple, est un sujet tabou qui ne l'intéresse pas beaucoup en général, tandis que pour d'autres tabous, il est nettement plus volubile et démesuré.

 

Sa paranoïa, alimentée par un monde en pleine agitation et en pleine déliquescence, s'exerce assez anarchiquement, et rarement sur les sujets qu'il faudrait, d'après moi. La passion, le moralisme, le dévorent, et occupent souvent l'essentiel de son attention, ce qui est bien pratique à utiliser pour orienter son attention, choisir ses indignations à sa place, et ainsi de suite. On verra d'ailleurs dans la prochaine revue de presse que les médias sont complices de nouvelles dissimulations assez troublantes.

 

La santé mentale de l'homme moderne est en péril. Mais ce n'est pas forcément à cause des vaccins ou autres. C'est à cause d'un chaos généralisé de désinformation, d'hystéries, de divisions vraisemblablement voulues, voire organisées, et sa tâche est de rassembler son esprit pour dépasser ce mur de haine et d'incompréhension, pour accéder à une nouvelle lumière, plus reposante, jetant sur le monde une vision certes plus nuancée, certes plus complexe, n'aidant peut-être pas forcément à prendre les bonnes décisions, mais empêchant certainement de prendre les mauvaises. C'est déjà ça.

 

 

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22 juin 2017

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste-N°21- Leçons de dissimulation de la poussière

Il se passe tellement de choses que j'ai eu énormément de mal à faire ce numéro sans le bourrer de liens, au point que cette quantité me fait me demander si je n'y noie pas mon message. D'un côté il me paraît toujours nécessaire de rentrer dans certains détails, pour bien présenter les faits, d'un autre je me dis qu'il faudrait aller à l'essentiel sans ressasser les mêmes types d'événements qui se répètent sans arrêt, au risque de perdre de vue que ma critique du système se base effectivement sur des faits.

 

Il faut donc comprendre que toutes mes assertions ne seront pas nécessairement sourcées, car je dois faire un choix entre efficacité de mon commentaire et quantité des sources. Dans ce numéro, j'ai donc élagué plus que d'habitude ces sources, pour tenter d'aller à l'essentiel. J'ai aussi aligné les sources pour mieux concentrer mon commentaire ensuite.

 

Il sera question des élections françaises et de toutes les manœuvres qu'elles cachent, ainsi que des manœuvres européennes, américaines, de Daech, et divers autres points que j'essaierai de relier ensemble.

 

 

Rappelons d'abord le contexte des dernières élections en France, avec de nouveaux records d'abstention :

 

http://www.les-crises.fr/une-vague-en-trompe-loeil-par-jacques-sapir/

 

http://www.dedefensa.org/article/abstention-ou-soumission-francaise

 

Et rappelons aussi d'emblée que tout cela est mêlé à un autre contexte de corruption politique devenu la norme dans nos pays, jusque chez les donneurs de leçons en la matière :

 

https://fr.sott.net/article/30751-Moralisation-de-la-vie-politique-emplois-presumes-fictifs-du-MoDem-la-ministre-des-Armees-Sylvie-Goulard-demissionne

 

https://francais.rt.com/france/40043-francois-bayrou-annonce-quitter-gouvernement

 

Tout ça pour revenir au point de départ, puisqu'on remplace des représentants d'un parti touché par des affaires de corruption par... d'autres membres du même parti :

 

https://francais.rt.com/france/40093-gouvernement-philippe-remanie-proches-macron-modem

 

On a déjà parlé de la tournure subtilement tyrannique qui pouvait s'annoncer avec cette gouvernance Macron, mais rassurons-nous, Jacques Attali (mon correcteur orthographique propose Attila), dans son langage habituel, mi-clair, mi-abscons, nous instruit que le président n'a pas de pouvoir :

 

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/attali-avoue-que-le-president-n-a-73600

 

Ce qui n'empêche pas que lui et d'autres le conseillent, et que tous le recherchent, ce pouvoir, qu'ils soient de gauche, de droite ou du centre, à travers des officines américaines qui elles, c'est bien connu, ne s'ingèrent pas dans les affaires politiques des autres (c'est surtout l'article en bas de page qui est important, ici) :

 

http://www.dedefensa.org/article/etes-vous-bordel-compatibleet-poutine-compatible

 

Et c'est peut-être parce qu'il n'a pas assez de pouvoir, que ce président « se nomme chef des services secrets », selon RT :

 

https://francais.rt.com/international/39613-emmanuel-macron-se-nomme-chef-des-services-secrets

 

Ou c'est peut-être parce qu'il a conscience qu'il en a un peu trop et que cela pourrait susciter jalousies, animosités et problèmes, qu'il en appelle de manière tout à fait hilarante au contre-pouvoir... des médias qui l'ont porté sur leurs épaules à ce pouvoir :

 

https://francais.rt.com/france/39629-face-risque-parti-unique-lrem-cante-contre-pouvoir-presse-senat-droite

 

Autre événement plutôt intriguant, Macron participant à la rupture du ramadan, dans le but de porter une parole anti-terroriste :

 

https://francais.rt.com/france/40049-macron-ramadan-djihadiste

 

Mais ce n'est pas fini, puisqu'en parlant de terrorisme, il est question de prolonger encore l'état d'urgence, pour finalement le faire entrer dans la loi courante, c'est à dire faire de l'état d'urgence la normalité quotidienne, perspective futuriste encourageante n'est-il pas ? Or il se trouve tout de même que le conseil constitutionnel aurait quelque chose à y redire :

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/06/09/01016-20170609ARTFIG00106-interdiction-de-sejour-le-conseil-constitutionnel-censure-l-etat-d-urgence.php

 

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2017/2017-635-qpc/decision-n-2017-635-qpc-du-9-juin-2017.149083.html

 

A ce propos, il peut être utile de savoir la différence entre étage d'urgence, de siège ou de guerre, d'autant que certains militaires réclament désormais l'état de siège, qui est l'étage encore au-dessus, seulement utilisé lors des guerres mondiales :

 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/decryptages/2016/07/19/25003-20160719ARTFIG00318-etat-d-urgence-etat-de-siege-etat-de-guerre-quelle-difference.php

 

Mais nous ne sommes pas les seuls à se poser ce genre de question puisque le Japon, qui n'a que je sache connu aucun attentat sur son territoire, s'y prépare :

 

https://francais.rt.com/international/39743-japon-vers-etat-durgence-francaise

 

Et je terminerai cette série de liens par ces deux là :

 

www.les-crises.fr/referendum-pietine-les-pays-bas-ratifient-le-traite-ue-ukraine-apres-un-an-de-polemique

 

https://francais.rt.com/economie/39976-union-europeenne-prolonge-sanctions-crimee

 

Deux faits, et deux signes supplémentaires que l'Europe ne respecte décidément pas la volonté des peuples puisque, ne l'oublions pas, la Crimée s'était déterminée par référendum populaire... On se demande donc de quel droit on s'ingère dans leur décision en les punissant pour celle-ci.

 

Alors que tirer déjà de tout cela ? Et bien pour commencer que la politique française est un méli-mélo de couacs embarrassants entre moralisation et démoralisation de la vie politique, où on aura changé de gouvernement et de ministres plusieurs fois en un mois de mandat présidentiel, tout ça faire un peu de ripolinage moral, pour au final installer des pantins à la place d'autres. Malgré cela, Macron n'aura pas fait un premier mois entièrement fautif, puisqu'il a montré quelques signes de bon sens dans sa politique extérieure, concernant la Syrie et la Russie, mais cela n'efface pas les promesses de destruction du code du travail et tous les faux-pas de ce lancement présidentiel. Mais laissons lui donc sa chance, n'est-ce pas ?

 

 

C'est donc ce qui a été fait avec ce pseudo-plébicite des législatives qui demeure avant tout un record d'abstention, dont on peut d'ailleurs questionner les raisons profondes, mais qui demeure un signe patent de l'état de délabrement du système.

 

Nous savons que tout ce pataquès politique est financé par les USA qui eux au moins ne cherchent pas à influencer les élections des pays étrangers : ils placent leurs candidats dans tous les partis, et gagnent dans tous les cas de figure. Dans cette perspective, le retournement relatif de Macron en faveur de la Syrie est un petit peu intriguant, mais il ne faut pas oublier qu'il correspond tout de même avec une volonté de Trump et une certaine évolution dans le monde, que seuls refusent absolument les plus purs néocons américains. Ce n'est donc pas à proprement parler étonnant, ni un signe de vision, plutôt un ajustement dont l'avenir dira ce qu'il signifie et s'il fallait s'y fier.

 

Mais cela ne change rien au fond de l'histoire : les USA continuent d'essayer de faire la pluie et le beau temps, pas toujours de manière heureuse, et l'Europe tend à s'aligner dessus, quoique des lignes de fracture apparaissent de plus en plus clairement.

 

Et tout cela s'imbrique avec la question du terrorisme et bien sûr de la guerre au moyen-orient, territoire de guerre orwellien du système, et c'est ce que nous allons voir maintenant.

 

 

 

Tout d'abord, un fait qui confirme ce qui a déjà été dit et que, de toute façon, l'on sait :

 

https://francais.rt.com/international/39788-washington-reconnait-que-etats-unis-encouragent-destabilisation-gouvernement-iranien

 

Et la réaction russe aux exactions américaines dans la région, qui soulève quelques inquiétudes, mais qui est tout à fait logique et légitime :

 

https://francais.rt.com/international/39970-syrie-russie-suspend-son-accord-etats-unis-prevention-incidents-aeriens

 

Par ailleurs, la Russie a réussi un coup d'éclat contre Daech, et on aura beau dire que tout cela sert la propagande russe, ce n'est pas le New York Times qui peut se targuer que les chefs militaires bellicistes de son pays ont tué le leader de l'organisation terroriste (puisqu'au contraire, ils l'arment et l'entraînent, comme cela a été reconnu par les leaders démocrates comme républicains) :

 

https://francais.rt.com/international/39798-leader-daesh-al-baghdadi-aurait-ete-tue-par-frappe-armee-russe

 

Cela reste cependant à confirmer, mais constitue dans tous les cas une bonne nouvelle, puisque différents leaders de l'organisation ont passé l'arme à gauche, l'affaiblissant, ce qui est toujours bon à prendre, même s'il est triste de devoir en passer par ce genre de moyens. Par contre, Daech aurait ouvert un nouveau front en Afghanistan, pays qui a déjà amplement souffert des guerres :

 

https://francais.rt.com/international/40097-pas-limite-folie-meurtriere-nouvelle-terreur-de-daesh-en-afghanistan-racontee-a-rt

 

Le fait étrange étant le timing de cet événement, et les soupçons des habitants de la région : ainsi, les américains pourraient encore être derrière un sale coup qui consisterait à apporter un nouveau leader à l'organisation après la possible extermination du chef principal. Si vous croyez au hasard, moi pas trop...

 

Bon, je ne commenterai pas plus avant ces faits sordides, chacun se fera son idée.

 

 

 

Pour ce qui est de la presse, deux liens tout à fait édifiants :

 

http://www.les-crises.fr/bienvenue-dans-lere-du-nouveau-maccarthysme-quand-les-fact-checkers-se-noient-dans-leurs-prismes-ideologiques-par-eric-deschavanne-et-francois-bernard-huyghe/

 

http://www.les-crises.fr/le-new-york-times-applaudit-lessor-des-algorithmes-de-censure-par-robert-parry/

 

La presse officielle continue de se raccrocher aux branches, avec son fact-checking bidon, ses fake news et sa post-vérité, bref ses néologismes de novlangue bidonnants qui servent à garder la tête bien profond dans le sable et de refuser de s'adapter à un changement qui les menace, dans le but absurde et échoué d'avance d'empêcher ce changement comme une moule qui essayerait de dissuader la marée.

 

Le problème dans tout ça étant tout de même qu'en attendant, ils parviennent à favoriser une certaine forme de censure, donc de pensée unique, donc de lutter contre l'esprit critique et contre la libre-information qu'ils ne savent voir que de l'intox lorsqu'elle ne correspond pas à leur vision du monde conditionnée, toxique et dépassée.

 

 

 

Enfin je finirai par deux liens divers. Un article d'Ugo Bardi portant sur l'arnaque de la COP21, dont certains industriels du charbon auront tenté de se servir pour leurs intérêts de « pollueurs propres » :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/06/ce-que-nous-faisons-dans-la-vie-resonne.html

 

Et puis une info sur un outil génétique dont on a déjà parlé, et qui pose visiblement toutes sortes de problèmes éthiques et techniques dont on ne parle pas beaucoup dans ces fameux médias officiels :

 

https://fr.sott.net/article/30692-CRISPR-le-jouet-qui-edite-l-ADN-induit-des-centaines-de-mutations-imprevues

 

 

 

Voilà, avec cette formule, j'ai essayé de ne pas être trop long et de conserver malgré tout un nombre de liens utiles satisfaisant pour se tenir au courant du temps qu'il fait dans le totalitarisme moderne. On voit que les efforts continuent sur tous les fronts pour continuer d'intoxiquer l'opinion tout en préservant ses privilèges les plus absurdes, y compris le droit à la corruption, voire pire. Tout ce que fait ce système n'est décidément que de cacher la poussière sous le tapis et d'essayer de nous empêcher d'aller y regarder. C'est peut-être sale, mais n'hésitons quand même pas trop à le faire de temps en temps... on y trouve des moyens de demeurer un tant soit peu libre malgré tout.

 

 

Posté par Seilenos à 16:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]