L'Oeil du Selen

04 décembre 2018

Magouilles financières, politiques et énergétiques en toile de fond du mouvement des gilets jaunes

 

En complément de ce que j'ai déjà écrit sur les gilets jaunes, il me semble important de remettre pleinement le mouvement dans son contexte. Celui d'une Europe technocratique d'abord, mais aussi, et peut-être surtout, celui d'un monde globalisé où l'idéologie globale prône « la concurrence libre et non faussée ». Par non faussée il faut comprendre, décomplexée, immorale, cynique, voire échevelée, sans garde-fous, etc.

 

Pour bien saisir ce contexte il me semble important et en tout cas très instructif de voir quelques vidéos. Je pense notamment au film « Main basse sur l'énergie », par Gilles Balbastre :

 

https://fr.sott.net/article/33181-Main-basse-sur-l-energie

 

Un film tout à fait fondamental pour comprendre... j'ai presque envie de dire... quelles têtes il faudra penser à guillotiner proprement, mais comme je suis non-violent, et aussi comme je reste très réservé quant à la possibilité d'atteindre ces intouchables, je dirais plutôt, qui il faudra envoyer à l'île d'Elbe, si le jour venu la populace parvenait à expulser ces saloperies de parasites.

 

Interview du réalisateur :

 

Vidéo youtube : ÉNERGIES RENOUVELABLES, LE CASSE DU SIÈCLE - GILLES BALBASTRE

 

Mais basse sur l'énergie, mais aussi main basse sur l'état :

 

https://www.lemediatv.fr/lentretien-libre/18-la-caste-main-basse-sur-letat-laurent-mauduit/

 

Dans le même ordre d'idée, je rappelle l'enquête de denis Robert, déjà cité dans le blog :

 

Vidéo youtube : CES MILLIARDAIRES QUI NOUS FONT LES POCHES - DENIS ROBERT

 

 

J'ai presque envie de dire que tout cela se passe de commentaires, aussi, je vais faire court pour ma part et plutôt citer les liens qui m'ont semblé les plus intéressants ces derniers jours, en guise de commentaires que suscite le mouvement des gilets jaunes.

 

D'abord il faut noter que la panique saisit nos « élites » qui commencent à s'agiter pour essayer de mettre fin au mouvement. Le gouvernement reçoit les leaders de partis (comme s'ils y étaient pour quelque chose) tandis que les gilets jaunes esquivent pour le moment dans l'ensemble les tentatives de récupération, ainsi que celles de les amener au compromis par la création de simili-syndicats ad hoc :

 

https://francais.rt.com/france/56192-gilets-jaunes-matignon-recoit-chefs-parti-representants-mouvement-crise

 

Ainsi donc un moratoire est annoncé. Tout va mieux.

 

Deux articles Agoravox :

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-symptomes-d-une-chute-210209

 

Celui-ci nous rappelle le contexte européiste et l'écueil qu'il représente, tout en nous rappelant justement que quel que soit l'issu du mouvement, le problème d'un monde globalisé continuera de se poser, compte tenu de ses impératifs, de la désindustrialisation, et j'ajouterai, de la problématique énergétique à long et même moyen terme.

 

Le second nous parle plutôt de l'avenir du mouvement et de la manière dont il subit déjà des tentatives d'instrumentalisation et de décrédibilisation :

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gilets-jaunes-le-debut-de-la-fin-210195

 

Petit commentaire personnel sur la « violence » tout de même, en passant : le gouvernement dénonce la violence du mouvement en l'amalgamant à des casseurs clairement téléguidés, mais il ne faudra jamais oublier la violence symbolique, indirecte et « structurelle » comme dirait Pamela Anderson, du gouvernement :

 

https://francais.rt.com/france/56248-gilets-jaunes-pamela-anderson-blame-violence-structurelle-elites-francaises

 

Petit clin d'oeil aussi, façon « arroseur arrosé » car je trouve ça amusant :

 

https://francais.rt.com/international/56227-climat-insurrectionnel-france-teheran-appelle-paris-cesser-violence-contre-son-peuple

 

 

Enfin, un dernier lien fort applaudi sur les-crises.fr, qui décrit fort bien le mouvement et ses implications :

 

https://www.les-crises.fr/gilets-jaunes-le-sens-dune-revolte-par-eric-juillot/

 

 

Il est possible que je revienne sur tout cela un autre jour, aussi je réserve des commentaires plus nourris pour une autre fois. Comme conclusion temporaire, je dirais simplement qu'il est important de prendre en compte tous les enjeux planétaires et sociétaux dans lesquels s'inscrit le mouvement et en tout premier lieu la casse du service public et de l'état qui sont une vraie catastrophe. Catastrophe qui prépare vraisemblablement un projet d'annihilation des états dans la perspective d'une gouvernance mondiale qui sera, fatalement, encore plus déconnectée de ses populations. À surveiller, donc, et les prochains jours seront instructifs, et qui sait, préparent un revirement historique, avec toutes les tensions que cela peut susciter.

 

Posté par Seilenos à 11:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


02 décembre 2018

Un tournant dans la société occidentale (2/2) : gilets jaunes, fracture polito-sociologique et écologie mentale

 

Un autre aspect de mes réflexions sur ce qui m'apparaît actuellement comme un tournant dont les conséquences restent encore à observer concerne le décalage entre les élites et la masse. Ou, autrement dit, les privilégiés et le peuple.

 

Le refrain contre le « populisme » est désormais bien installé comme une ritournelle sans fin de notre mal nommée élite. Il rejoint d'autres chansons sur « le complotisme ou la complosphère », « l'extrême-droite », « le fachisme ou la fachosphère », « les rouge-brun », « l'antisémitisme ambiant » et j'en passe. Tous ces termes sont pratiques. Ils ne désignent personne en particulier, ils ne sont pas définis par un mouvement politique ou citoyen en particulier. On peut les appliquer n'importe quoi, et n'importe qui peut s'en retrouver affublé, si cela est jugé opportun pour discréditer telle personne, tel parti, tel mouvement. Les gilets jaunes ont eu droit à tout cela et même à plus, puisqu'ils sont aussi des beaufs, des fumeurs, des consumeurs de diesel.

 

Bon, peut-être. Mais tous ces salauds là, ce sont ceux qui nourrissent ceux qui leur chient sur la tête à longueur de temps. Y en a marre des pauvres, comme dirait l'autre.

 

Mais le problème c'est que ce sont ces pauvres qui font la société. Ces classes moyennes en cours de paupérisation qui rejoindront très vite les classes populaires dans leur dénuement qui aujourd'hui, en plein cœur de l'occident émetteur de richesses comme jamais, reviennent de plus en plus à une misère à l'ancienne, jusqu'à alors seulement encore connue dans les recoins les plus pauvres du monde. Le nivellement vers le bas est en cours, les français, habitants d'un des pays les plus riches et plus enviables du monde si on en juge par l'immigration qu'il connaît, ne pourront bientôt plus se chauffer ou avoir l'électricité. Cette réalité concerne un nombre grandissant de personnes qu'il devient naturellement plus difficile de faire taire ou de calmer par de belles paroles.

 

Nos privilégiés au pouvoir, ceux qui prennent les décisions aimablement pour nous, sont des techniciens de la parole et de l'hypnose. Enlevez leur cela et ils n'ont plus rien. Ils ne sont plus rien. Mais ils peuvent encore prendre le TGV tous les jours et donner des leçons. Sauf que plus grand monde n'en tient compte. Les gens ont de moins en moins de marge de manœuvre. Il se dit que le gaz, et même le loyer, sont des catastrophes sociales qui n'attendent que d'exploser. Le français ne sait pas vivre autrement qu'il l'a toujours fait, et c'est bien beau de parler de confort à des gens qui limitent leur chauffage et se privent de tel ou tel « bienfait » de la société de consommation juste parce que ce n'est tout simplement plus à sa portée. C'est évident qu'on ne peut pas faire la leçon à celui qui ne peut pas faire mieux sans qu'il ne prenne de travers.

 

Je me gaussais l'année dernière du fait que l'électeur mélenchoniste était, d'après les sondages, essentiellement motivé par « le pouvoir d'achat », seul pouvoir qui lui reste. Mais on peut reformuler les choses. Ce que veut l'habitant de la France n'est pas nécessairement « pouvoir acheter » des babioles inutiles à longueur de temps, mais déjà « pouvoir acheter » la nourriture et les biens essentiels jusqu'à la fin du mois. Sans parler de remplacer ce qui tombe en panne, réparer la voiture nécessaire pour le « gagne-pain » auquel la vie moderne le condamne, etc.

 

Bref, je ne vais pas me faire l'avocat des gilets jaunes. Ils sont déjà assez bien soutenus, mais, malgré les solidarités qui se manifestent un peu partout, ce n'est pas encore assez. Cette populace à la perspective de plus en plus miséreuse est toujours dirigée par une clique de privilégiés qui n'en fait qu'à sa tête et qui veut que la première mange de la brioche.

 

Ils « tiendront le cap » contre vents et marées (la marée, c'est nous), ils feront glisser leur navire au fioul sur nos têtes et qu'on la ferme un peu.

 

Sur la migration aussi. L'ONU veut qu'on accueille la misère du reste du monde aussi, pour tenir mieux compagnie à la nôtre, car nous sommes miséreux, mais des miséreux riches, moins miséreux que les plus miséreux, invités à partager la nôtre pour enfin connaître une misère moins grave que chez eux. Certes, on les comprend. On ne voudrait pas vivre dans des pays en guerre. Mieux vaut s'exiler chez les fauteurs de guerre. Situation super-ubuesque d'une planète mondialisée, bientôt entièrement tiers-mondisée.

 

https://francais.rt.com/international/55729-pacte-onu-sur-migration-mondialistaion-travailleurs-est-elle-marche

 

Même Hillary Clinton arrive à comprendre et à dire que l'Europe a peut-être fourni sa part dans le domaine :

 

https://francais.rt.com/international/55731-pour-combattre-populisme-hillary-clinton-recommande-europe-maitriser-immigration

 

Et que le but soit de combattre l'ascension du « populisme » n'y change rien. L'opportunisme politique n'est qu'à la hauteur de la crainte qu'ils manifestent par ces aveux à demi-mots. Ils savent que la situation sera tôt ou tard hors de contrôle, socialement et économiquement, et cela commence à se voir.

 

Là aussi, le monde politique commence à sortir du pseudo-clivage maintes fois dénoncé sur ce blog. Collomb, proclamé socialiste, affirme que la situation peut encore être rattrapée si on s'y prend tout de suite, sinon...

 

https://www.lyoncapitale.fr/politique/immigration-et-insecurite-les-sombres-predictions-de-collomb/

 

Idem un peu partout. LFI se dispute sur ce sujet en interne, à droite on a bien sûr saisi cette opportunité politique depuis longtemps, et des partis politiques partout en Europe émergent sur cette seule problématique. On peut traiter les gens de « populistes » et de « fachistes » pendant un certain temps quand ils répondent mal au fouet, mais au bout d'un moment il faut bien prendre en compte les demandes qui deviennent trop envahissantes, si j'ose dire.

 

Ne nous leurrons pas. Tout ça n'est que stratégie et manœuvre politique. La manne électorale est objet de convoitise, point final. Il faut créer les points d'achoppement politiques ou se saisir de ceux qui émergent. Nous sommes dans l'univers du cynisme où seule une très petite fraction des privilégiés au pouvoir n'ont d'autre préoccupation que de se maintenir dans leurs privilèges comme le salaud de pauvre au chômage n'a comme seule préoccupation que de se nourrir à la fin du mois. Le vrai clivage il est là, sauf que nous avons avec cette fracture horizontale (en ce sens qu'elle sépare le haut et le bas) ceux du haut qui légifèrent pour eux, et ceux du bas qui rafistolent leurs chaussures. Ils iront de moins en moins aux urnes. Ça use les semelles.

 

Un très bon article qui décrit très bien ce problème et pose des jalons :

 

https://www.les-crises.fr/la-secession-des-elites-ou-comment-la-democratie-est-en-train-detre-abolie-par-coralie-delaume/

 

C'est une évidence usée aussi que de dire que le peuple n'est jamais représenté, mais ça fait toujours du bien de le rappeler.

 

Dans ce contexte, dedefensa nous rappelle les propos de Bourdieu en 1995 lors de la grève des cheminots, qui sont tout à fait d'actualité :

 

http://www.dedefensa.org/article/bourdieu-et-les-grevistes-face-au-gouvernant-de-droit-divin

 

 

Le problème est en effet resté le même et s'est aggravé : les dirigeants vivent sur un nuage, et pour la plupart, sortent d'écoles n'instruisant que des privilégiés, déjà à la base. Ils sont, de la naissance à la mort, en grande partie coupés du monde réel. Il est d'autant plus insupportable, quand on est tout au bas de l'échelle, de recevoir des leçons de ces gens là, mais je statue sur l'évidence... Une évidence qui ne se voyait pas tant que ça jusqu'à récemment, la soumission bovine demeurant la règle, et peut-être appelée à le redevenir, mais jusqu'à un certain point.

 

Il est aussi bon de dire que rien ne distingue le privilégié des autres, sinon son privilège, acquis souvent par la naissance. Or, la naissance, dans le contexte laïc du monde occidental, n'a rien de sacré. Elle ne s'explique que par la chance. Il faudrait qu'ils aient cela bien à l'esprit, car la chance peut susciter bien des jalousies et parfois même bien des vengeances, mais cessons-là, je ne tiens pas à m'improviser comme Machiavel de service.

 

Ainsi je vais simplement conclure par quelques liens qui, à mon avis, participent du sujet. Récemment la question de la surpopulation a suscité quelque discussion sur le blog, alors j'alimente :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/10/un-choix-entre-mad-max-et-hunger-games.html

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/11/pourquoi-la-surpopulation-est-elle.html

 

Pour moi, parler des problèmes sociaux, politiques, économiques et énergétiques actuels et faire l'impasse sur la question de la surpopulation, c'est tout simplement passer à côté de son sujet. Dans son article, Ugo Bardi explique qu'eu égard à certaines données, 3 milliards d'êtres humains pourrait être considéré comme une limite raisonnable, sauf qu'il ne fait aucun doute qu'il est illusoire de vouloir maintenir cette limite, qui irait avec un certain nombre d'inconvénients également, et maintenant que nous nous apprêtons à atteindre peut-être le triple, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'explosent toutes sortes de problèmes liés de près ou de loin à la condition humaine dans ce qu'elle a de plus dramatique et de moins enviable. L'âge des philosophies et des philosophes me semble révolu. Nous sommes à l'ère des techniciens, des gestionnaires, des avocats et des experts en tous genres qui sauront vous dire de quoi vous avez besoin et vous expliquer comment vous en passer (Coluche).

 

 

Dans son troisième épisode de son éloge de l'irresponsabilité, Orlov pose des problématiques similaires :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/11/eloge-de-lirresponsabilite-partie-3.html

 

En l'occurrence, il nous dit l'inverse de ce que disent nos dirigeants. À savoir que nous ne sommes pas responsables de l'état du monde, et qu'en tout état de cause il est stupide de se culpabiliser pour l'écologie, le climat, la surpopulation, et tout ça. Et il parfaitement raison. Les solutions à ces problèmes si elles existent sont politiques, et elles sont à la fois détournées et verrouillées, comme nous l'avons vu dans la première partie, pour maintenir en l'état le système en place, pourtant lui responsable de ces problèmes, et largement hors de portée de nos actions individuelles. Tout ce que nous pouvons donc faire, c'est dénoncer les mensonges de ceux qui veulent nous mettre sur le dos ces problèmes et nous les faire payer, et vivre comme nous le pouvons. Nous vivons dans un système cynique et dément. Lui accorder notre attention quand il nous pointe du doigt pour nous spolier davantage, c'est dire « merci » à son bourreau.

 

Pour finir, un dernier lien que j'ai trouvé fondamental et que j'ai aussi ajouté dans la liste des liens importants du blog :

 

https://www.les-crises.fr/la-dictature-dont-vous-etes-le-heros-prive-2-dessert/

 

Cette vidéo, absolument excellente et implacable dans son argumentation, remet un peu les choses à l'heure, concernant notre société « numérique ». Si nous ne sommes pas responsables de l'état du monde, nous avons en revanche une responsabilité dans le fait de laisser empirer l'état de celui-ci alors que nous voyons et comprenons comment les choses se passent. La dictature numérique, qui servira la dictature pseudo-écologique dont je parle, puisqu'elle enregistrera vos modes de consommation et vous forcera implicitement à être conformiste, et créera un monde tout à fait digne de « Minority report » ou de « Substance Mort » décrits par P.K. Dick. Dans substance mort, le personnage principal est littéralement son propre espion, et en vient à se soupçonner lui-même en se filmant pour voir à quel moment il fait certaines choses louches... Version folle et drôlatique des contre-utopies imaginées par Orwell ou Huxley, qui utilisent aussi l'auto-contrôle par divers moyens : le langage, la drogue, la famille, les caméras, etc.

 

Mais une autre question subsiste à mes yeux : avons-nous vraiment le pouvoir de nous opposer à ce totalitarisme numérique quand il s'impose à nous par tous les moyens et par toutes les directions à la fois ? Je veux parler des smartphones de plus en plus omniprésents au détriment des cabines téléphoniques, des transactions et actes administratifs qui se font désormais tous par internet, l'imposition des cartes bleues, des identifiants électroniques, la surpuissance des GAFAM. Je ne comprends pas comment on peut tomber à un tel point dans la dépendance à toutes ces nouveautés, fuyant facebook et l'hypertechnologie, mais n'est-ce pas juste un biais de perception générationnel ? J'ai un ami qui refuse internet, je ne regarde jamais la télé, mais je suis tout de même largement présent sur le net, je suis né avec les jeux vidéo et j'y passe énormément de temps, etc. Est-il donc blâmable ou surprenant que la jeune génération soit quasiment greffée aux smartphones et aux objets connectés ? Que peuvent-ils, que pouvons-nous, faire contre ça ? Je laisse la question ouverte...

 

Pour conclure ces deux articles, je veux encore inciter à la prudence. Le mouvement des gilets jaunes secoue les lignes, et marquera l'époque, laissera des traces. Mais quoi ? Il se peut parfaitement qu'il ne puisse endiguer la marche forcée vers un totalitarisme à la fois numérique et pseudo-écologique, qui formera alors une sorte de nouvelle religion non-avouée comme telle, engendrant un nouveau conformisme, de nouveaux codes de société toujours plus déments, toujours déconnectés de la réalité de la biologie humaine, accélérant la tendance à la multiplication des pathologies mentales, et classant comme reliques du passé tout ce, et tous ceux qui n'auront pas pris en marche le train de la technologie et de la moraline pseudo-écolo qui gangrène déjà la société globalisée actuelle.

 

Je dirais aussi en effet, comme Orlov, qu'avoir une conscience écologique ne doit pas justifier d'être instrumentalisé par le pouvoir ni je ne sais quel parti politique d'opportunistes qu'ils soient sortis de quelque part ou de nulle part. Aujourd'hui, la conscience écologique me semble la religion qui manipule les masses mieux que n'importe quoi auparavant. La conséquence de cette religion n'est pas une amélioration de la condition écologique de l'environnement et au contraire, et en cela, il serait mieux de la laisser au placard comme toutes les autres religions. Mais ce souhait est un faible espoir, dans un monde où certaines religions du passé gagnent de nouveau du terrain... et où j'observe que le catholicisme serait vu par certains comme un rempart contre les maux qui surgissent ou resurgissent. Triste époque, honnêtement, où les Lumières ont échoué, vautrées dans leur zététisme de pacotille, et où l'obscurantisme resurgit. Je t'en foutrais du nouvel âge...

 

Allez, sur ce, n'oubliez pas, vous n'y êtes pour rien, vous faites de votre mieux. L'essentiel est de rester lucide, car la lucidité nous protège de la mélasse pseudo-intellectuelle, pseudo-spirituelle et pseudo-écologique. J'appelle ça de l'écologie mentale.

 

Posté par Seilenos à 12:24 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

01 décembre 2018

Un tournant dans la société occidentale (1/2) : Les gilets jaunes et le mensonge de la transition écologique

 

Je voudrais saisir l'occasion de ce texte pour remettre à plat et remettre en question certains points parfois abordés sur ce blog, dont certains que j'aurais pu abusivement considérer comme acquis.

 

Ceci à l'occasion du mouvement des gilets jaunes qui, je trouve, est riche en enseignements.

 

Commençons par l'enseignement le plus superficiel de tous : les français, pas dans leur totalité, mais dans leur majorité, ont démontré qu'ils savaient être autrement que des veaux, et qu'ils étaient aptes à comprendre ce qui est contre leur intérêt. Ce constat peut être superficiel, mais il aura de très sérieuses implications sur la suite des événements : les gilets jaunes se présentent comme le tout début d'une lame de fond qui ne s'arrêtera pas avec ce mouvement. Ce mouvement, comme tous les autres, s'éteindra, mais ses caractéristiques exceptionnelles (rassemblement de droite à gauche, refus des récupérations, centre d'attraction qui mobilise de plus en plus de monde hors du noyau du mouvement lui-même) se perpétueront, quitte à être occasionnellement perverties, nous verrons comment.

 

Mais le fond du mouvement, lui, restera, et est promis à secouer la société au-delà de la France. Le mouvement s'est d'ailleurs déjà propagé en Belgique.

 

https://francais.rt.com/opinions/55878-gilets-jaunes-lame-fond-qui-vient-par-natacha-polony

 

https://francais.rt.com/international/56022-gilets-jaunes-incidents-lors-manifestation-bruxelles

 

 

Un autre enseignement est que le mouvement, au-delà de la simple défense de ses propres intérêts, n'est pas un mouvement d'inconscients irresponsables et débiles, de beaufs fumeurs qui roulent au diesel par pur plaisir comme en a voulu entre autres les caricaturer. Non, ce mouvement a largement exprimé son souci d'un respect de l'environnement et de la nécessité d'une transition dite « écologique », mais aussi de ne pas se faire entuber au nom d'une prétendue écologie. Ce qui m'amène au point principal de mon développement.

 

 

Climat et écologie comme prétextes à l'asservissement et à la manipulation des masses

 

Les lecteurs du blog connaissent mon scepticisme ô combien hérétique envers la question du réchauffement et de son origine anthropique. Ils connaissent aussi ma prédiction – qui reste à vérifier – d'un avenir livré à un totalitarisme écologiste, ou plutôt pseudo-écologiste, dont les modalités restent aussi à définir et à découvrir, le cas échéant.

 

Le mouvement des gilets jaunes semble aussi infléchir l'avenir sur ce point. Il semble qu'on ne se laissera pas tondre et dominer aussi facilement, au pays des gaulois revêches. Ce qui ne signifie pas que cela n'arrivera pas, et c'est un point que je tiens à développer.

 

On a vu que « le mouvement » a conscience qu'on se fout de lui à propos de la transition écologique. Il faut dire que ce n'était pas bien difficile. Les taxes qu'on lui fait payer vont compenser dans le budget général l'argent perdu sur les avantages donnés aux riches, et non pas dans la caisse de la transition dite écologique. Robin des bois à l'envers, la théorie du ruissellement vers le haut, que tous les pauvres peuvent aujourd'hui vérifier en se faisant racketter par certains propriétaires véreux, patrons sans scrupules et autres requins parfaitement intégrés et valorisés par le système.

 

https://francais.rt.com/france/55630-577-millions-deuros-recettes-taxe

 

On taxe donc les masses laborieuses et les chômeurs avec, on prend l'argent là où on peut encore en voler presque impunément – croit-on. Mais pas touche à l'industrie, pas touche aux transports, pas touche à tout ce qui fait que ce système est ce qu'il est, et qu'il conduit les peuples à la casse. Vade retro populum.

 

https://francais.rt.com/france/55447-environnement-pourquoi-france-refuse-t-elle-taxer-kerosene

 

Ce sont des règles internationales. Pas touche. Point final.

 

Il ne faudra pas s'étonner si dans quelques temps on fait remonter la graine du frexit aux gilets jaunes, ces populistes... Pourtant le ver est dans le fruit depuis longtemps et le seul mérite des gilets jaunes sur ce point aura été de faire remonter le sujet à la surface. Notons aussi qu'il est de l'ordre du pléonasme que d'affubler le peuple de l'adjectif « populiste ». Un peuple qui n'est pas « populiste » au moins en partie est un peuple qui a complètement perdu la notion de son intérêt propre. Pas seulement un pléonasme donc, mais une tentative de manipulation par l’infamie, mais nous en sommes coutumier. De nos jours, « peuple » est un terme presque plus insultant que « plèbe » bien qu'on ne se prive pas de l'utiliser à des tentatives électoralistes.

 

Et puisque les transports aériens et maritimes sont énormément plus polluants que les voitures, au total mais aussi en proportion de la pollution globale, il devient difficile de nier que la raison profonde est autre qu'écologique. Souvenez-vous de ce que j'ai pu écrire sur le « développement durable » moi qui ai côtoyé ce milieu. De la poudre aux yeux, un simple ressort rhétorique et sémantique pour faire avaler la pilule d'une continuation du système comme il avait toujours été.

 

Par ailleurs, le gouvernement, qui s'était interdit de créer de nouvelles taxes, a été particulièrement prolixe et créatif dans le domaine :

 

https://francais.rt.com/economie/55898-il-n-aura-pas-nouvel-impot-mais-quelques-nouvelles-taxes

 

Tous les deux mois une nouvelle taxe pour un gouvernement qui avait annoncé ne pas entrer dans cette logique. Qui dit mieux ? Les promesses n'engagent que ceux qui y croient, et leur trahison est permise par ceux qui avaient voté pour ce Jupiter. Soit, j'imagine qu'il y en a beaucoup même parmi ceux qui aujourd'hui soutiennent les gilets jaunes (84% de soutiens à l'heure où j'écris). Il n'est jamais trop tard pour apprendre, mais hélas aussi pour refaire plusieurs fois la même erreur.

 

Quant au climat, « consensus scientifique indépassable, indiscutable et indiscuté » et bien il l'est pourtant encore et toujours, des dizaines de milliers de scientifiques expriment leur désaccord avec le bien mal nommé consensus (souvenez-vous du chiffre de 97% de scientifiques acquis à cette « certitude »).

 

https://fr.sott.net/article/33098-La-sombre-histoire-derriere-le-rechauffement-climatique-du-GIEC

 

La question est politisée et comme je le disais dans mon dernier article, je pense qu'on voit enfin poindre avec clarté la vraie raison de tout ce tapage : il fallait convaincre les populations de se soumettre à une nouvelle taxe, dont la finalité n'est que de soutenir le système. Problème, il semblerait que ce ne soit pas très convaincant quand l'argent de la taxe est clairement non affiliée au budget de l'écologie ou de l'énergie... Comment n'ont-ils pas pensé à une malversation qui rendait la manœuvre moins visible ? Ça me fascine. Ils pensaient sans doute que le peuple était déjà assez déresponsabilisé et dépolitisé pour s'apercevoir de quoique ce soit. Grave erreur qui fera date.

 

Tant que j'y suis, lien vers un site ouvertement réchauffiste où tous les titres d'articles contiennent « plus chaud que », alors que toutes les courbes depuis deux ans sont à la baisse. Miracle de la Raison Moderne.

 

https://global-climat.com/

 

A consulter par vous-même. Les courbes sont certes globalement haussières (sur ce site acquis à la thèse dogmatiquement correcte) et les articles totalement à charge sur les dangers innommables du réchauffement, mais j'ai trouvé tout de même curieux que des courbes baissières sur deux années consécutives puissent tout de même permettre de proclamer chaque mois « plus chaud que ». Une preuve assez claire de la manipulation outrancière accomplie dans ce domaine. Discuter de la réalité du réchauffement est autre chose, mais constater la politisation du sujet orientée vers le catastrophisme reste simple à faire pour tout esprit neutre, s'il est encore permis de l'être.

 

 

Transition écologique ou énergétique ? Point de détail des chambres à gaz à effet de serre

 

Enfin, en bon négationniste du climat que je suis, il faut évoquer la question du mensonge autour du terme « transition écologique ». Il ne s'agit PAS de transition écologique. Rien que d'une transition énergétique greenwashée comme il se doit. Et d'ailleurs à ce sujet je dois absolument mentionner l'excellente conférence de Jean-Baptiste Fressoz sur Le Média.

 

https://www.youtube.com/watch?v=lO0r5O4-2wU

 

Vidéo youtube : TRANSITION, PIÈGE À CON ? – JEAN-BAPTISTE FRESSOZ

 

 

J.-B. Fressoz n'est pas un climato-sceptique. Son propos se limite à décrypter la situation sans précédent dans laquelle nous sommes, et qui ne relève d'ailleurs pas du tout du climat mais de la transition hors du paradigme énergétique actuel. L'idée directrice est qu'une telle transition est du jamais vu dans l'histoire étant donné que nous avons toujours ajouté une source énergétique à une autre. Aujourd'hui, puisque les hydrocarbures ne sont pas éternels, il est nécessaire d'envisager d'en sortir, et cela depuis déjà un bon bout de temps (les prédictions sur le peak oil remontent aux années 70 et sa crise pétrolière).

 

On a beau dire que sortir des hydrocarbures (et pourquoi pas du nucléaire) serait écologique, les choses sont bien plus compliquées que cela.

 

N'oublions pas que nous vivons à l'époque de la privatisation de l'énergie où les fournisseurs d'énergie se volent littéralement des clients entre eux par des techniques de manipulation au porte à porte éprouvée et qu'en 2019 interviendra notamment la privatisation totalement absurde du réseau hydroélectrique français. N'oublions pas que dans ce contexte où il faudra se priver des hydrocarbures, une promotion acharnée est faite en faveur des voitures électriques et hybrides. Il faut alors prendre en compte que, dans un contexte où l'énergie sera divisée en plusieurs secteurs eux-mêmes divisés en plusieurs fournisseurs, avec les difficultés de coordination que cela promet, l'avènement possible de la voiture électrique va entraîner une métamorphose de la consommation électrique occidentale : les gens vont recharger leurs voitures la nuit, pendant ce qui est encore actuellement les heures creuses en matière de consommation électrique. Il est mécanique que ces heures creuses vont disparaître pour être remplacées, on s'en doute, par des propositions promotionnelles autres pour attirer le chaland, qui seront autant de montages financiers qui seront sujets à spéculation, dons aux actionnaires, faillites, rachat de fournisseurs par de plus gros requins, et création au bout de ce processus de géants de l'énergie encore bien pires que ceux que nous avons actuellement, en lieu et place d'un service publique efficient, relativement facile à coordonner, etc.

 

En bref, nous allons vers d'évidentes hausses du prix de l'électricité, la promotion du nucléaire à laquelle nous assistons déjà, mais aussi, pire encore, vers des black out prévisibles de régions entières dont le réseau ne sera pas prêt à encaisser les nouvelles variations de consommation, et ai-je parlé de la nécessité de faire des lâchers de barrage en pleine nuit ? Non pas que l'on doive refuser le changement, mais encore faut-il que ce changement soit chargé de sens et de cohérence, soit l'inverse de ce à quoi on assiste.

 

Le plus navrant dans tout ça est que ceux qui nous parlent de la « gabegie » énergétique sont ceux qui vivent sur le concept de transition énergétiques, lobbyistes patentés avec tous les conflits d'intérêt qui vont avec. Jancovici a ainsi beaucoup fait parler de lui dernièrement, et pour ceux qui ne le connaissent pas, je ne vous propose pas ses conférences et ses interviews que j'ai trouvé nulles et insultantes, promoteur de l'IA, de la concurrence écervelée avec les USA et la Chine, mais dont le « franc-parler » (baragouin en roue libre avec un semblant de bon sens pour satisfaire les attentes des convaincus du développement durable et autres inepties du genre) plaît apparemment à beaucoup car il est dans l'air du temps.

 

Dans l'air du temps en effet puisqu'avec son attitude autoritaire (voir les liens ci-dessous), Jancovici se présente comme l'un des papes de la tyrannie pseudo-écologique qui s'en vient et qui n'est rien d'autre qu'une redistribution des cartes dans le domaine de l'énergie, redistribution dans laquelle certains savent, de toute évidence, se positionner pour être du bon côté à l'arrivée : celui des gagnants. Jancovici se déclare d'ailleurs pour une forme d'autoritarisme dans le domaine « écologique ». Voyez que je n'invente rien.

 

https://fabrice-nicolino.com/?p=1262

 

https://sniadecki.wordpress.com/2012/06/14/jancovici-nucleariste/

 

Comme on le voit, Jancovici n'est rien de plus qu'un technocrate polytechnicien, un expert proclamé de plus, hautain et désengagé de la vie réelle, dont le bilan écologique est certainement sans commune mesure avec le mien et celui de beaucoup de gilets jaunes, qui vient se mettre ici en poseur et en donneur de leçon. Il suffit de parler avec autorité et certains répondent à cette autorité comme si elle était forcément légitime... psychologie humaine basique liée à l'expérience familiale.

 

Ne pas s'étonner qu'il fut récemment nommé au « haut conseil pour la transition écologique », avec son cabinet de consulting en greenwashing. On en trouvera, cela va de soi, pour le défendre « au moins lui il fait quelque chose, et vous ? » Moi ? Je n'ai pas de voiture. Je ne voyage pas en jet non surtaxé. Merci quand même.

 

 

Donc voilà, je ne suis pas du tout sûr qu'on n'aille pas malgré tout vers une dictature qui utilisera l'écologie comme caution. Nous nous situons actuellement dans une période charnière où la maladresse et le mépris portés par Macron et le gouvernement ont fait déborder la piscine, et quelque part c'est tant mieux car cela a attiré l'attention sur le problème de cette manipulation fondamentale, mais ça ne suffit pas. Il faut prendre conscience que la transition actuelle se fait en fait à marche forcée parce qu'on n'a pas le choix. La nucléarisation répond uniquement à cette impasse énergétique, et n'est en rien un choix bienveillant, positif, écologique ou je ne sais quoi... On croît rêver quand on lit les « arguments » de Jancovici qui ne sont que rhétorique absolument cynique, inique et scandaleuse. Tout ça n'est aussi qu'argutie pour détourner la question, rendre la chose acceptable, et il le faut bien puisque pour beaucoup elle ne l'est pas. On ne peut pas prôner une transition écologique et opter pour l'une des énergies les plus dangereuses qui soient. Je n'ai encore jamais vu tous ces pro-nucléaires nantis aller se loger dans ces zones pourtant si enviables de tranquillité, de nature et de santé promise, loin des villes polluées et blablabla. Non mais vraiment...

 

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Références essentielles du blog

Je remets ici les références externes et internes du blog, l'article s'étant apparemment perdu dans une mise-à-jour de ma part.

 

Les liens importants (mise à jour partielle 1/12/2018) :

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34149635.html

 

Les récapitulations thématiques et sémantiques :

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148911.html

 

Sites de référence principaux (à considérer toujours avec esprit critique) :

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148879.html

 

 

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13 novembre 2018

Les beaufs gaulois contre la religion jupitérienne des manipulations opportunistes européanistes et climatiques

 

Plusieurs articles lus ces derniers jours me conduisent à sortir de ma réserve à propos du mouvement du 17 novembre. Je n'aime pas particulièrement gloser sur l'actualité, mais nous avons ici matière à réfléchir un peu plus en profondeur à ce qui se déroule présentement.

 

Pour commencer, il se dit que ce mouvement, soutenu par 78% de la population française, serait « un mouvement de beaufs », essentiellement d'extrême-droite, qui plus est.

 

https://francais.rt.com/france/55350-gilets-jaunes-mouvement-beauf-largement-extreme-droite-correspondant-liberation-jean-quatremer

 

La France serait donc dans une nouvelle phase de collaboration, puisque plus des trois quarts des français seraient en accord avec ce mouvement de manifestation ? C'est peut-être plutôt que la quasi totalité de la population est touchée par les taxes, puisque devant conduire une voiture, se chauffer, etc.

 

Or, d'où nous viennent ces augmentations ? Le pétrole et le gaz deviendraient rares ? En cherchant des explications sur internet à propos de l'augmentation du gaz, on nous dit que les fluctuations proviennent essentiellement des difficultés d'approvisionnement. Je n'oserais suggérer que l'on pourrait en acheter à la Russie, cette immonde dictature qui emprisonne toujours moins que les USA, et qui n'utiliserait plus la torture non plus, comme cette dernière (allusion à Guantanamo, pour ceux qui seraient un peu lents).

 

Quant au pétrole... il s'avère que, comme pour le gaz, une certaine partie des augmentations sont dues aux taxations, quoiqu'il s'en dise. Mais pire, ces nouvelles taxations, dont l'une est bien connue sous le nom de « taxe carbone » supposée sauver la planète, servent non pas à financer ce pour quoi elles avaient été créées, mais sont bien gaspillées pour renflouer les caisses d'un état qui pratique l'austérité sur le dos de son peuple.

 

https://francais.rt.com/economie/55331-hausse-taxe-carbone-vers-transition-budgetaire

 

Rien de tout cela ne saurait m'étonner, moi qui ne crois ni en la relance ni en la croissance dans le contexte actuel, mais je constate dans tous les cas qu'on se fiche bien de nous. Bien que j'estime qu'il faille se faire à l'idée que le monde ne sera plus jamais pareil, car approche l'époque de la fin des énergies bon marché, force est de constater que tout est une nouvelle raison d'écraser les peuples sous le poids de dettes inventées et de taxes forgées selon les occasions qui font le larron. C'est décidé, c'est désormais clair et certain, on ne sait plus quoi inventer à part des taxes, et quoi de plus normal dans un monde dans lequel la politique, la vraie politique, a laissé le champ à la simple économie, comme prétendue solution à tous les maux ?

 

Il n'y a plus d'inventivité dans le domaine de la politique que dans les ressorts imaginatifs que l'on continue de trouver pour manipuler les peuples et les presser toujours un peu plus pour qu'ils renvoient vers le haut le peu qu'il leur reste. Théorie du ruissellement vérifiée, mais vers le haut.

 

De là, on nous trouve des présidents pour fabriquer de la novlangue qui hache menu le sens et le langage tout à la fois pour en faire une bouillie indigeste, jeter la confusion et la stupéfaction pendant que l'on fait les poches de la foule en présence, médusée et cherchant à comprendre ce qui vient de lui être dit.

 

https://francais.rt.com/france/55302-patriotisme-contraire-nationalisme-tres-politique-discours-macron-centenaire-armistice-paris

 

Ainsi donc il faudrait absolument différencier nationalisme et patriotisme. Dorénavant, vous devez nourrir le sentiment de patriotisme européen (antienne d'ailleurs déjà bien entamée à droite, beaucoup d'identitaires parlant « d'identité européenne », servant la soupe à cette clique de marionnettiste dont ils font partie des pantins). Bon, je ne me sens ni patriote ni nationaliste, ces deux concepts n'ayant toujours servi, et ici une fois de plus, pour manipuler les gogos en masse, mais ici mon sens des mots est sévèrement blessé. On n'est patriote que par rapport à une terre, à une mère patrie, c'est à dire un territoire déterminé et à la population qui y est attachée : par exemple, une nation, une région, un pays. Deux plus deux égal quatre. Foin de la novlangue et de la double-pensée.

 

Mais pourquoi m'acharner sur ce point de détail du camp de concentration langagier dans lequel on nous maintient enfermé, me direz-vous ? Tout simplement parce que Macron, ce loup sortant du bois avec son hymne à l'Europe, et à la patte pas si blanche, continue de nous jouer du flûteau pour nous mener à la boucherie européaniste.

 

L'Europe joue clairement un rôle dans ces taxations, ces standardisations, ces pertes de souverainetés et donc de pouvoir sur le monde que les peuples seraient en droit de revendiquer, ce qu'ils font d'ailleurs, pour partie d'entre eux. Et comme ils ne font plus que subir, il vient un moment où leur colère se soulève, et cette colère est parfaitement légitime. Rien de plus normal que cela.

 

Mais j'en viens au point principal de mon développement, et il tient en ce qui est dit dans l'article suivant que je recommande plus particulièrement de lire jusqu'au bout.

 

https://francais.rt.com/opinions/55356-orgueil-empire-allemand-europe-macron-merkel-et-memoire

 

Je cite les passages déterminants :

 

« La mémoire n’est jamais neutre. Elle résulte souvent d’un mélange entre le souvenir collectif de chaque peuple, et le récit officiel que tentent de faire prévaloir les dirigeants. 

 

(...)

 

Pour eux, une Europe unifiée devrait aller vers une mémoire unique – une prétention absurde et totalitaire, mais sans laquelle l’existence d’un «peuple européen» reste évidemment une chimère.

 

Aussi inatteignable que soit cet horizon, il ne manque pas d’idéologues chargés de promouvoir cette unification des esprits au bénéfice de l’objectif politique du moment : faire avancer l’intégration européenne ou, à tout le moins, éviter que celle-ci ne se délite trop.

 

(...)

 

Or, dans la culture politique née et cultivée en Allemagne de l’Ouest, on a parfois le sentiment que la Seconde Guerre mondiale s’est résumée au génocide des Juifs.

Cette réécriture sélective de l’Histoire ne doit évidemment rien au hasard, et converge avec le tableau promu désormais par les gouvernants français. Au moment même où Angela Merkel s’exprimait dans la grande synagogue de Berlin, le Premier ministre Edouard Philippe dressait un tableau sombre d’une France dans laquelle l’antisémitisme ne cesserait de progresser. Et osait même une référence explicite à la Nuit de cristal. Comme si les Juifs – où ceux qu’on tente d’assigner à cette identité – subissaient ou étaient en passe de vivre des nouvelles discriminations, humiliations ou persécutions de masse.



(...)



Pour le bien de l’Union européenne, la communion dans le rejet «du racisme, de la xénophobie, de l’antisémitisme» est un thème consensuel bien utile, là où le rappel de l’Histoire de manière un peu trop rugueuse pourrait s’avérer gênant. (...)

Dans la clairière où fut signé l’armistice du 11 novembre 1918 repose une dalle avec cette inscription : "Ici succomba le criminel orgueil de l'empire allemand vaincu par les peuples libres qu'il prétendait asservir." On peut certes penser qu’en matière de culpabilité, «l’orgueil de l’empire allemand» a été largement épaulé par les intérêts des marchands de canons de deux côtés du Rhin, mais la sentence a au moins le mérite d’évoquer des responsabilités. En revanche, la plaque qu’ont dévoilée le président français et la chancelière affirme maintenant «la valeur de la réconciliation franco-allemande au service de l'Europe et de la paix». »



En substance, on essaye donc de nous vendre, en profitant de l'occasion des commémorations, une nouvelle version de l'histoire, qui sert les intérêts de l'européanisme convaincu, et qui se sert avec ses doigts sales dans les poubelles de l'histoire pour présenter un buffet acceptable.

 

C'est dans ce contexte que beaucoup de français vont aller « foutre le bordel » le 17 novembre prochain. Quels salauds. Alors qu'on leur étale devant les yeux l'exemplarité des valeurs morales qu'incarnerait l'UE, ils se contentent de se vautrer dans leurs petits besoins égoïstes au point d'aller interpeller Macron dans son « itinérance mémorielle » qu'il n'oserait quand même pas utiliser comme une opportunité de redorer son blason ainsi que celles de son objectif européen. Un type aussi bien, un gendre si idéal n'instrumentaliserait pas l'histoire à son avantage.

 

Mais je veux aller plus loin encore. Puisque la mémoire historique est ainsi utilisée pour servir des agendas parfaitement cyniques en réalité, j'irai jusqu'à dire qu'il en est de même pour l'environnement. Goujat que je suis, j'ai du mal à m'empêcher de constater que le réchauffement climatique, dont le seul et unique aboutissement politique qu'il donna fut non pas un souci effectif à la planète et aux souffrances qu'il imposerait sur le vivant, mais une simple taxe. Et sur qui fait-on peser essentiellement le poids de ces taxes ? Sur les industries qui se délocalisent dans des pays où on ne les paye pas, où sur les peuples, bien contraints de rester sur place dans les pays où on les maintient comme du bétail, en les contraignant à passer par tel et tel enclos idéologique avant de le plumer et de l’éviscérer ?

 

« Le peuple qui souffre, mais qu'il est con. »

 

Et si j'avais raison ? Il est clair que l'histoire n'a toujours été utilisée que pour servir je ne sais quels objectifs des puissants et des vainqueurs (mais aussi des vaincus qui ont beau jeu de jouer la carte de la victimologie, il est vrai). Il me semble tout aussi clair que le climat fut, au moins depuis Thatcher, instrumentalisé suivant un crible moralisateur qui ne laisse passer que ce qui l'arrange en fonction des circonstances et de comment il faut dresser les peuples à penser et à se comporter. Maintenant même les youtubeurs de divertissement, leaders de pensée s'il en est, ont raccroché les wagons pour nous inciter à bien nous comporter envers la planète. Désolé mais je ne les avais pas attendus. En tant que pauvre, je ne prends pas l'avion, pas plus que je n'ai de voiture, je consomme moins, plus raisonnablement, et ce n'est même pas par vertu, dont je ne me réclame pas particulièrement : je ne crois pas à l'écologisme moderne, qui n'est qu'une fantaisie qui répond à une peur. L'écologisme ne nous sauvera de rien, tout comme l'Europe, quant aux taxes, elles ne nous sauvent que de l'argent que nous n'avons déjà pas. On peut bien trier ses déchets, faire ses courses avec un sac en tissu et je ne sais quoi. Dans le monde réel où les océans se remplissent de plastique, ça ne change rien. On peut bien augmenter de 20 à 30% le prix des hydrocarbures artificiellement, par les taxes et la spéculation, croyez-vous que le monde va mieux s'en porter ? Tout ça est purement dérisoire, c'est une religion pour sauver nos âmes de nos péchés... Qu'ils soient vrais ou faux, je n'en sais rien, je crois plutôt qu'il n'y avait pas d'autre issue que la consommation pour un animal-humain prédateur, avide de confort et de joies faciles. Et on nous culpabilise avec ça. Ce n'est pas une cause spirituelle réelle. L'écologie n'est rien de plus qu'une préoccupation, la même que l'on devrait avoir pour tout être qui partage notre existence, car si la Terre est notre habitat, c'est aussi un être vivant dont nous serions comme une flore intestinale qui aurait dégénéré. Est-ce notre faute ? Et que vaut la notion de faute, dont le concept est presque purement judéo-chrétien ? Désolé si je ne m'y reconnais pas.

 

J'aime la Terre, j'aime le monde, mais la vie est dure et cruelle, et l'humain moderne ne la rend que pire avec toute sa folie, ses velléités à régir et corriger les choses parce qu'il ne peut tout simplement pas vivre raisonnablement... Les tribus humaines pacifiques ont été colonisées puis rayées de la carte par les tribus plus agressives et invasives, comme le fera l'écureuil gris à l'encontre de l'écureuil roux. Que cela aussi soit la faute de l'humain n'y change rien. La seule chose que devrait faire l'humain, au lieu de se culpabiliser, au lieu de se flageller, au lieu de se taxer, de se voler mutuellement, c'est d'apprendre tout simplement à comprendre et à réguler sa nature animal qu'il renie.

 

Ce n'est pas que ce soit simple, mais c'est élémentaire. C'est la base, c'est la seule base et il n'y en a pas d'autre.

 

Non, je ne me suis pas éloigné de mon sujet. Je suis en plein dedans. Les rebondissements autour de l'Europe relèvent de la même mécanique et de la même dynamique. Les tentatives de moraliser les peuples d'Europe qui pensent mal ne sont rien de plus que du dressage. Juste qu'on dresse une espèce animale intelligente et douée de raison, à laquelle il faut fournir des histoires, des narratives, des morales et des « philosophies » pour l'orienter. Autrement dit, user des ressorts de la religion. On lui fournit du prêt-à-penser et on attend de lui qu'il dise « amen ».

 

Mais l'humain n'est pas ainsi, l'humain est animal, rebelle, comme un cheval il se cabre quand on tire trop fort sur le mors. Et il renverse la table, et ça se reproduira encore, puis on repartira à zéro avec de nouvelles religions qui ne disent pas leur nom, avec de nouvelles manipulations moralisatrices sur le sexe, l'écologie, l'argent. Puis on réessaiera le culte des chefs sous une autre variante, avec de nouvelles règles du jeu, mais ce sera toujours la même chose.

 

Quatremer, pourquoi réagit-il ainsi ? Parce qu'il est du côté de la bonne morale de gauche, et qu'il est de bon ton d'affirmer que tous ceux qui n'agissent pas selon le code de dressage qu'ont établi les siens sont des vilains d'extrême-droite. Facile quand on est un gauchiste nanti menant la vie d'un droitard égoïste, tout en ayant le sentiment d'incarner la sainteté d'une époque.

 

 

Je me suis toujours demandé ce qu'il y avait réellement derrière l'hystérie climatique. Je crois que j'ai enfin mis le doigt dessus.

 

Si le réchauffement est un vrai problème et si c'est vraiment pour cela qu'il suscite un tel engouement dans les médias (il me semble plutôt qu'il l'est devenu par un matraquage médiatique tout à fait suspect), pourquoi n'en est-il pas de même pour la désertification des océans ?

 

J'observe que l'on me parle du climat plusieurs fois par semaine par médias interposés. Ce n'est pas que j'y prête une attention particulière, cela vient à moi. Si je tenais un registre à la google des thèmes écologiques qui parviennent jusqu'à moi, je dirais que le climat tient de très loin le haut du pavé, tandis que certains problèmes sont évoqués occasionnellement, par exemple les problèmes énergétiques (qui, étrangement, sont directement connexes au climat, et je n'y vois pas qu'un hasard), la déforestation, la malbouffe et l'agriculture. D'autres problèmes pourtant graves et assez urgents au niveau planétaires passent au second plan, voire sont régulièrement occultés par la prééminence du climat dans les médias, comme la biodiversité, la désertification des océans ou encore les problèmes liés aux millions de barrages hydrauliques (l'énergie « propre » par excellence) dans le monde, qui causent érosion marine, modification radicale des écosystèmes, etc. On ne parle pas non plus beaucoup des routes qui sectionnent des écosystèmes et de la pression territoriale exercée par la population humaine.

 

Que vaut la hausse de 30cm de l'océan au cours du 20e siècle par rapport à la destruction systématique des écosystèmes dans les pays peuplés et jusque dans les océans ? Très franchement, pour qui a une connaissance écologique véritable et un minimum d'objectivité, ça ne pèse pas grand chose. Cette fluctuation est inférieure à certaines fluctuations naturelles historiques, alors si l'homme avait un impact si catastrophique sur la nature, que dire de l'impact désastreux que la nature a sur elle-même en permanence ? On perd les pédales... Nous sommes « nocifs » à la nature, oui, selon un certain point de vue que je partage, mais c'est malheureusement surtout le destin de toute espèce qui prolifère. Notre industrie n'est qu'une cause secondaire de cela, même si elle aggrave l'ensemble du processus. Et quand bien même, dans ce cas, ce qu'il faut taxer c'est l'industrie, pas les peuples. L'industrie a une efficacité proportionnelle à sa nuisance et en même temps aux moyens qu'on lui laisse ou qu'on lui donne pour son efficacité et sa nuisance. Tandis que les peuples ne polluent que si on leur donne des déchets à propager dans le monde... L'industrie étant largement responsables de ce problèmes. Mais puisque l'industrie serait la source de la croissance, dont de la richesse, donc du prétendu bonheur des masses, il faut tout faire pour l'encourager et ne rien faire pour la freiner...

 

Les peuples pacifistes et non sédentaires n'ont que faire d'une industrie. L'industrie est l'image de notre civilisation. C'est elle qui produit tous les maux que connaît l'homme moderne de la malbouffe à la destruction des lieux naturels.

 

C'est donc les peuples que l'on choisit de blâmer et de taxer. Ils peuvent l'accepter, croit-on, car c'est au nom de la religion du « respect de l'environnement ». L'environnementalisme n'est rien de plus qu'un culte rédemptionniste, et en aucun cas une pratique raisonnée respectant le monde, la nature. Le terme d'environnement n'étant d'ailleurs une définition du monde que par rapport à celui qui l'habite, c'est à dire l'homme : le monde est ce qui environne l'homme. Ce qui est loin de lui et n'a pas d'impact sur sa santé, son bien-être ou sa survivance, on s'en carre jusqu'à ce qu'on aille y foutre le souk, comme disons Mars ou peut-être la lune ou l'antarctique...

 

Idem avec le climat. Comme cela a souvent été dit, la seule chose qui nous préoccupe vraiment avec le climat c'est l'impact que ça a sur notre mode de vie industriel, notre agro-industrie. Nous sommes inquiets : le climat va-t-il nous priver de notre malbouffe qui pousse sur du sable stérile ?

 

Le climat a fait bien pire et cela sans causer d'extinctions d'espèces comme nous le faisons par nous-mêmes, et cela ne se joue pas à un demi degré près ni à savoir si ce sera 50cm ou 2m d'élévation des eaux... On n'a pas eu besoin d'attendre que ça monte pour tout casser... C'est dans notre nature.

 

Bref... je conclus maintenant que j'ai vidé mon sac.

 

 

Je constate une fois de plus comme on nous manipule, comme on se sert de nous. Les peuples sont la manne dont les privilégiés ont besoin pour... être des privilégiés, puisqu'on ne l'est toujours que par rapport à d'autres. Les peuples souffrent, oui, ils souffrent. Ce n'est certes pas nouveau, mais ça fait du bien à dire, parfois. On leur invente des raisons religieuses pour leur donner des occasions de réparer leurs erreurs, pour assécher leurs péchés. On leur propose une Europe qui n'a rien d'écologique et on leur impose des taxes qui ne résolvent non plus rien aux problèmes écologiques réels. Tout cela n'est qu'un échafaudage de mensonges bancals qui sont d'autant plus difficiles à accepter quand on a vu clair dans leur jeu dégueulasse d'oppression de ceux qui n'ont pas vraiment les moyens de se défendre. On peut protester, on peut dire tout haut qu'on n'est pas dupes, et on peut continuer de vivre en fonction de ça. Voilà tout ce qui nous reste. Ceci peut paraître un chant du désespoir, mais c'est parfois le désespoir qui fait accomplir de grandes choses comme de renverser ses bourreaux. Cela ne demande pas une grande clarté d'esprit, mais rien de plus que la foi, une foi instinctive, animale, une sorte de pensée magique qui fait momentanément oublier tous les conditionnements qui maintiennent dans l'obéissance. Voilà ce dont ont le plus peur nos dirigeants. Avez-vous vu que plusieurs personnes ont été arrêté pour projets de violence contre Jupiter ? C'est qu'il faut parfois faire tomber les dieux de leur Olympe de pacotille pour retrouver enfin ce sens de la vie, ce sentiment d'avoir un contrôle, aussi stupide et dérisoire soit-il sur le cours des choses. Les gens en ont marre de subir le terrorisme et l’assommoir médiatique qui va avec cela et avec l'Europe et avec les politiques actuelles, leur inanité et leur absurdité inique. Certains choisiront immanquablement de prendre le rôle de bourreau avant qu'on les conditionne chimiquement dans un meilleur des mondes où le désespoir sera le terreau qui donne déjà des forêts entières de dépressifs dans ce pays de « gaulois râleurs » qu'on fait tout pour transformer en gaulois furieux qui retrouveront fatalement leurs instincts de survie quand on les aura bien assez écrasés face contre Terre. Ils n'ont pas oublié, quelque part au fond d'eux, que Jupiter est un dieu romain, et si les gaulois ont plié devant les romains, ils les ont quand même bien faits saigner. Si l'occasion d'une revanche leur est donnée, ils la saisiront et revivront ce moment de connexion avec leur nature que le confort moderne avait temporairement éteint. Et ils donneront une leçon de nationalisme à cet empereur de nulle part qui n'a jamais vu la culture française, ne l'a en tout cas jamais apprise.

 

Signé : un non-patriote et non-nationaliste, refusant ces manipulations et ces bêtises au carré, mais qui aimerait bien voir ça. Même s'il n'y croit pas vraiment.

 

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11 novembre 2018

Revue etc. N°42 - La géopolitique et une certaine idée du monde se cachent derrière la folie et la censure

 

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°42

 

D'abord une mise au point concernant le blog, en introduction

 

Bon, le rythme de publication du bloc ralentit un peu, même si je travaille sur quelques textes à venir. J'en ai notamment un à venir sur les phénomènes fortéens, mais comme j'aimerais faire quelque chose d'assez complet et que j'ai beaucoup de choses à lire, je ne sais pas quand ça tombera... Il me semble toutefois que le ralentissement correspond à une modification subtile dans mon état d'esprit : ce que j'ai indiqué, montré du doigt ou tenté de dénoncer pendant une dizaine d'années me semble désormais aller de soi, être évident. Auparavant il me fallait écrire régulièrement sur ces sujets dans l'intention de propager ce que je constatais, qui me semble aujourd'hui très largement partagé dans la sphère contestataire, aussi nommée complosphère, fachosphère, et je ne sais quoi encore. Aussi je n'ai plus tout à fait le même sentiment d'utilité à écrire tout cela, qui est abondamment écrit, déjà, sur différents sites désormais très fréquentés et très relayés. Ce n'était pas autant le cas il y a une dizaine d'années quand j'ai commencé à écrire, et mon blog n'a certes pas beaucoup progressé en terme d'audience.

 

Je pense pourtant qu'il est bon de continuer, mais peut-être devrais-je me réorienter légèrement de manière à mieux m'y retrouver. Je ne veux pas arrêter les revues de presse et internet, mais peut-être devrais-je me concentrer sur les sujets plus « excentriques » comme le chamanisme, le paranormal, l'ufologie, seulement je ne m'estime spécialiste de rien dans ces sujets. Je suis juste un observateur, un lecteur, un analyste quelconque, certes plutôt passionné et bien renseigné, mais mon attitude d'esprit me porte à être plus un « généraliste » qu'un spécialiste. Mon travail à venir sur les phénomènes fortéens permettra d'ailleurs de développer ce sujet, je pense, car il se trouve que l'approche de Charles Fort m'évoque beaucoup la mienne...

 

En tout cas, je ne veux pas m'étendre plus que cela sur cette mise au point, je voulais juste tenir le lecteur au courant de mon état d'esprit actuel, et de ma vision sur le ralentissement relatif et peut-être temporaire du blog. Je continuerai d'apporter ma vision sur les phénomènes de société, avec mon grain de sel un peu particulier du à une certaine connaissance et perception de l'âme humaine et de son étrangeté particulière. Il est normal que mon état d'esprit influe sur mon travail, en ce moment j'écris un peu moins de manière générale, et il est donc normal que pour le moment, cela se ressente sur le blog, même si ce n'est pas la première fois que je passe par ce type de ralentissement.

 

Mes états d'âme étant étalés, on peut passer aux choses concrètes relatives aux dernières semaines de rebondissements sociétaux, et leur dose de distorsions médiatiques.

 

 

Folie actuelle et impact sur les médias et les personnes

 

Environ la moitié des liens que j'ai retenus dernièrement pour alimenter cette revue de presse et internet me semblent pouvoir alimenter la réflexion tenue dans mon dernier article sur l'hystérie sociétale présente. Un bon nombre d'observations et de faits vont en effet, d'après moi, dans le même sens.

 

J'aurais, par exemple, pu citer ce texte de dedefensa.org dans mon précédent article, tant il colle parfaitement avec le contenu, à propos de l'excitation mentale qui gravite autour de la personne de Trump ainsi que de ses agissements :

 

http://www.dedefensa.org/article/trump-vaut-bien-911-le-faux-fou-qui-les-rend-fous

 

Mais d'autres personnages controversés continuent d'apparaître sur la scène politique, ainsi que des partis. Je pourrais ainsi parler de l'Allemagne ou des derniers rebondissements italiens, mais je citerai seulement Faith Goldy, une nouvelle « fachiste » canadienne sortie de nulle part. Il est vrai que l'état du monde actuel favorise l'émergence de personnalité « borderline » que la bienpensance estimera toujours comme se situant « au-delà des limites » du politiquement correct, cela va de soi, quand bien même c'est l'excès de cette bienpensance qui, entre autre, aura justifié le sur-gonflement de leur importance, autrement dit c'est la bienpensance qui accélère le mouvement de la folie.

 

https://francais.rt.com/international/54811-make-canada-safe-again-faith-goldy-candidate-sulfureuse-election-municipale-toronto

 

Un cas anecdotique particulièrement révélateur de cet état de fait autour du politiquement correct et du sociétalement correct est fourni par une polémique subitement née autour de la série des Simpsons.

 

https://francais.rt.com/international/54957-trop-humiliant-pour-communaute-indienne-personnage-cle-simpson-evince-serie

 

Personnage qui n'avait apparemment jamais suscité de problème et qui, d'un seul coup, devient absolument indésirable, car traumatisant pour toute une population, à moins que ce ne soit seulement pour une poignée de twitters frénétiques faisant régner leur loi et leur folie.

 

Que penser d'Omer Simpson, caricature de l'idiot prolétaire blanc américain, si ce personnage orientalisant est si choquant ? Qu'Omer est un personnage blanc idéal, créé par des « mâles blancs dominants » pour favoriser une perception positive des blancs américains et justifier leur domination ? Et la caricature de directeur d'entreprise fou, Monsieur Burns ? Inutile de continuer... la perception est désormais trop biaisée pour qu'une populace acquise à une version sociétale débile puisse encore exercer le moindre esprit critique équilibré. Si la contestation progresse, à l'inverse certains, du côté progressiste, semblent irrémédiablement perdus dans une conception du monde totalement bancale, ne répondant à aucun critère que l'on pourrait accoler pour définir le mot « réel ». Qu'ils nagent donc dans leur folie.

 

Dmitry Orlov nous propose d'ailleurs une boussole aux indications un peu surprenantes pour sortir de l'état d'imprégnation d'inquiétude et d'hystérie qui baigne notre époque, je vous laisse lire, sans commentaires :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/09/eloge-de-lirresponsabilite-partie-1.html

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/10/eloge-de-lirresponsabilite-partie-2.html

 

Lorsque l'éloge de l'irresponsabilité semble finalement plus raisonnable que tout ce qui émane de notre société postmoderne, c'est que quelque chose est irrémédiablement fichu.

 

D'ailleurs, si une certaine hystérie existe à l'extrême-gauche dite progressiste, on continue de trouver des signes de déréalisation de l'autre côté du spectre du faux clivage actuel, alimentée justement par la folie progressiste qui consiste à accepter tous les abus de l'immigration, du déracinement et de la destruction des peuples. C'est ainsi que certains nourrissent, à l'inverse, une xénophobie (la folie qui consiste à être effrayé par les étrangers et les gens différents et venus d'ailleurs) basée sur pas grand chose :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/09/refugies-terreur-et-liberalisme.html

 

Même si le texte semble cohérent et solide sur le plan de la logique, et si on ne peut pas écarter cette réflexion par principe – j'y ai trouvé des éléments dignes d'intérêt – encore faut-il relativiser l'argument-massue principal de ce texte à propos des dangereux musulmans, tous intégristes, qui seraient parmi nous. Et là il est un peu dommage et attristant de devoir aller chercher des informations plus réelles dans les journaux « officiels » pour rétablir un peu de vérité :

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/15-des-francais-soutiennent-l-etat-islamique-un-etrange-sondage-venu-de-russie_1568756.html

 

On voit comment, à gauche comme à droite – raison pour laquelle je ne cautionne aucun des aspects de ce clivage instrumentalisé – on peut construire des arguments à partir d'un bout de folie qui sommeille dans notre esprit, et n'attend que d'être alimenté par une « info » mal étayée, mal comprise ou non vérifiée, possiblement issue au départ d'une manipulation. Nos médias en sont les premiers colporteurs, mais n'allons pas idéaliser les médias non-occidentaux à ce sujet, comme je l'ai déjà mentionné, bien entendu.

 

En conclusion, pour ceux qui survolent mon texte sans avoir le temps de lire mes liens : il faut se méfier des sondages, même s'ils proviennent d'agences de presse russe.

 

Mais n'allons surtout pas penser que nos médias occidentaux sont meilleurs, ou simplement dans un état correct :

 

https://fr.sott.net/article/33011-La-disparition-du-journalisme

 

Par Ailleurs, J.H. Kunstler nous donne une vision assez juste des conséquences de l'agitation politique dans les deux camps, à savoir que l'on perd de vue le principal, dans un cas comme dans l'autre, et que savoir voir les choses de plus loin et de plus haut est toujours plus sage (et j'ajouterai, aide à sortir du faux clivage en percevant sa fausseté et son absurdité) :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/08/gros-plan-et-zoom-long-terme.html

 

Et pendant que nous sommes accaparés par ce grand délire médiatique, la guerre continue, pas qu'en Syrie, faut-il le rappeler ?

 

https://www.les-crises.fr/le-congo-dans-labime-par-ann-garrison/

 

Et pendant que l'on continue de nier que tous ces problèmes de notre époque sont largement alimentés par le problème de la surpopulation... :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/09/probleme-de-surpopulation-quel-probleme.html

 

...on trouve de grandes stars hollywoodiennes pour... financer l'armée. Et pas n'importe laquelle, mais bien l'armée israélienne :

 

https://francais.rt.com/international/55228-stars-hollywoodiennes-recoltent-60-millions-dollars-faveur-tsahal-gala

 

Et on se demande bien pourquoi spécialement cette armée là et pas une autre, ou même en quoi l'armée israélienne serait plus méritante que, je ne sais pas, celle de l'Allemagne, de la Serbie ou de la Thaïlande, mais a-t-on besoin d'explications ou de raisons, dans un monde régi par la démence ? Il est vrai qu'Hollywood a largement promu l'atlantisme, les bienfaits de sa propre armée, notamment au moyen-orient, et il n'est finalement pas si étonnant de constater que beaucoup de ses acteurs, dans tous les sens du terme, sont acquis à l'idée qu'Israël est une nation vertueuse à l'armée valeureuse, méritant d'être entretenue par le cinéma local.

 

Cela n'en demeure pas moins choquant et navrant, pour dire le moins. Et quand bien même on pourrait faire abstraction de la politique d'Israël en matière de colonisation et de violences, n'importe quelle armée reste une armée, c'est à dire un vecteur de violences. Sans tomber dans un idéalisme irréfréné, l'objecteur de conscience que je suis reste consterné de voir des acteurs jouant des personnages idéalisés, utiliser cette idéalisation pour, non pas promouvoir la paix dans le monde (et donc la fin, à terme, du militarisme, qui est d'ailleurs vendue comme l'une des issues naturelles de ce que pourrait produire une mondialisation totale), mais agir pour financer une armée qui est tout de même l'une de celles qui possède l'arme nucléaire, et n'est pas spécialement dans le besoin, que je sache.

 

 

Les affaires courantes

 

Et pendant ce temps, et bien, ce sont toujours les mêmes fléaux qui sévissent dans le monde. Ainsi la censure progresse clairement :

 

https://fr.sott.net/article/33054-La-censure-sur-Internet-vient-de-faire-un-bond-en-avant-sans-precedent-et-presque-personne-n-a-remarque

 

Google nous explique même quel projet de censure à visée totalitaire ils avaient commencé à envisager, et qui serait encore en discussion et en balance avec d'autres options :

 

https://francais.rt.com/international/54542-bon-censeur-memo-revele-comment-google-voit-liberte-expression-internet

 

C'est le procédé habituel : nous habituer au pire en nous disant qu'il n'est jamais sûr. Mais qu'il vaudrait mieux nous y faire avant, car comme on l'a vu récemment avec youtube, il deviendra bientôt impossible aux créateurs de contenu de citer, voire pourquoi pas de critiquer, des contenus relatifs au cinéma et à tout ce qui est « sous droit » dans le formidable monde dans lequel nous vivons. Et comme tout est « sous droit » dans un monde où il n'y en a plus aucun... Les « droits » désignant, dans le paradigme actuel, ce qui est soit interdit, soit payant. Autant pour la propagation de la culture et de la connaissance. Il n'y a de toute façon plus de culture dans un monde où tout l'art qui est généré n'est qu'un produit à consommer pour des masses. La culture désigne normalement, hors de cette novlangue, ce qui élève l'individu en élargissant sa connaissance, enrichit sa perception du monde, sa conscience de lui-même et de son existence, etc. On est pratiquement aujourd'hui à l'opposé : « l'ignorance, c'est la force ».

 

Dans un tel monde de non-droit, où l'on parle très haut de la « séparation des pouvoirs », il est bon de savoir qu'un président de la république peut parfaitement s'ingérer dans la justice de son pays :

 

https://francais.rt.com/france/54274-macron-accuse-dintervenir-dans-choix-futur-procureur-paris-opposition-insurge

 

Justice qui n'est de toute façon pas entièrement indépendante – on a déjà montré il y a longtemps qu'il n'y a de justice que pour ceux qui peuvent s'en payer, et lorsque vous êtes pauvre et que votre préjudice est financier, donc rendu pauvre par une injustice, il devient d'autant plus difficile d'y accéder, théorie du ruissellement vers le haut – et elle l'est d'autant moins que, de toute façon, le pouvoir s'est toujours ingéré dans celle-ci, dans l'histoire de toutes les républiques. Macron est ainsi capable de justifier que l'indépendance de la justice « procède de la légitimité du peuple » et « en même temps » que les hauts magistrats soient nommés par le pouvoir politique :

 

https://www.humanite.fr/constitution-lindependance-de-la-justice-attendra-648694

 

Ce n'est que l'une des illustrations de cette absurdité. Puisque le pouvoir politique serait légitimé par la démocratie – ce truc qui n'a aucune existence factuelle dans les prises de décision – ce fonctionnement aberrant qui consiste à lier le gouvernement et la justice serait donc une preuve de l'indépendance de celle-ci. Par ailleurs, arguer de l'indépendance de la justice en parlant de son assujettissement (rêvé) au peuple est doublement savoureux, et encore plus de la part d'un tel monarque.

 

Mais au moins, le gouvernement est indépendant des lobbies. Ou alors, attendez...

 

https://francais.rt.com/france/54655-lobbyiste-danone-favorable-ogm-nouvelle-secretaire-ecologie-emmanuelle-wargon-inquiete

 

Ah. Levez la main, ceux qui sont étonnés.

 

Pour terminer sur la censure :

 

https://francais.rt.com/international/54568-censure-politique-facebook-supprime-800-pages-medias-alternatifs-tres-suivis

 

Tout va bien, donc. On continue de censurer à gauche comme à droite, mais c'est seulement pour tuer des mensonges. Ce qu'a toujours prétendu faire la censure la plus authentique, pour reprendre leur accusation d'inauthenticité...

 

Il faut dire que Facebook a sa vision toute particulière de la vérité :

 

https://www.les-crises.fr/lors-dune-audience-au-senat-facebook-sengage-a-remplacer-les-mauvais-discours-par-des-faits-alternatifs-par-andre-damon/

 

Il est particulièrement intéressant de remarquer cette novlangue au moment même où elle se met en place : maintenant, on nomme « faits alternatifs » des vérités officielles remplaçant des visions du monde justement alternatives. Autrement dit, l'officialité devient sa propre alternative... Quant à la qualification de « mauvais discours », bah... ça n'évoque rien de plus que le concept de « mauvaises pensées » du catholicisme... Il y a des choses qu'il ne faut ni dire ni penser, et si vous les pensez, il vous restera la double-pensée comme système de rattrapage fonctionnement parfaitement dans un monde aussi dément que celui que nous connaissons. Le nôtre.

 

D'ailleurs certains persistent, comme Onfray :

 

https://francais.rt.com/france/54446-michel-onfray-deprogramme-france-5-apres-texte-charge-macron

 

Et il le paye de son excommunication médiatique, quoiqu'on puisse penser par ailleurs de son discours, puisque la seule chose à en penser est qu'il est « mauvais », point final.

 

Par ailleurs, dans un tel monde, le projet, le véritable projet est de créer autant d'écrans de fumée que possible autour des principales orientations géopolitiques américanistes, c'est pourquoi je souligne l'une des orientations actuelles, à propos de la Chine et de l'Iran :

 

https://francais.rt.com/international/54397-chine-iran-dans-viseur-nouvelle-strategie-antiterroriste-americaine

 

Enfin, dans un contexte où le gaz augmente en même temps que le pétrole et le mécontentement général en France (y aurait-il une corrélation scientifique à faire ?), on peut aussi souligner ceci :

 

https://francais.rt.com/economie/54381-penurie-energetique-belgique-va-t-elle-besoin-france-chauffer-hiver

 

Cela peut sembler anecdotique, mais les enjeux énergétiques sont – faut-il le rappeler ? – au cœur des grandes agitations géopolitiques actuelles, celles-là mêmes qui justifient ces excès de censure, de bonne pensée et de bonnes intentions qui cachent mal des intentions purement bellicistes, dans le but de ravir à des pays plus faibles (je parle de l'Iran ou de la Syrie, pas de la Chine ou de la Russie) leurs ressources, pour permettre la perpétuation du rêve américain permettant Hollywood et la malbouffe – puisque tout est lié.

 

 

Réflexions de fond

 

Quelques textes approfondis pour finir.

 

A quoi ressemble le travail dans le cadre merveilleux et idéal de Valve, la société de jeux vidéo ? A un totalitarisme discret, doux et faussement bienveillant comme l'est entièrement notre Gattaca actuel, encore en mutation :

 

https://www.les-crises.fr/pas-de-patrons-pas-de-managers-la-verite-derriere-la-facade-de-la-hierarchie-horizontale/

 

Gattaca, un monde où, s'il faut résister à l'oppression, le but demeure toujours de « réussir » envers et contre tous... C'est intéressant de le noter après l'avoir encensé dernièrement. L'esprit critique doit veiller, je suppose, à chaque instant, dans cette époque vile et paranoïaque. Il y a toujours un dénominateur commun carnassier dans le paysage hollywoodien... Toutes les raisons de financer une armée pour « conquérir le bien ».

 

Par ailleurs, trois textes sur dedefensa pour finir, que je recommande tous les trois.

 

Sur la standardisation du monde :

 

http://www.dedefensa.org/article/bernays-et-celine-et-la-standardisation-moderne

 

 

Sur l'avènement de la guerre industrielle :

 

http://www.dedefensa.org/article/a-propos-de-la-guerre-industrielle-1

 

Guerre industrielle avec sa déshumanisation – si on peut dire qu'une guerre peut être humaine ou humanisée – mais surtout, qui aura donné la guerre économique, multiple, hybride, cachée, perpétuelle, hypocrite, sur-humaine au sens que l'humanité est dominée par son mouvement qui l'importe sans que la réflexion puisse avoir une chance de l'emporter à son tour...

 

Enfin, sur Frederic Schiller (Friedrich von Schiller) et la faillite occidentale :

 

http://www.dedefensa.org/article/frederic-schiller-et-la-faillite-occidentale

 

(note : le texte est répliqué, doublant la taille de la page)

 

Sur la folie occidentale, une réflexion qui me resservira dans mes explorations fortéennes à venir :

 

« Ce fut la civilisation elle-même qui infligea cette blessure à l’humanité moderne. Dès que d’un côté une séparation plus stricte des sciences, et de l’autre une division plus rigoureuse des classes sociales et des tâches furent rendues nécessaires, la première par l’expérience accrue et la pensée devenue plus précise, la seconde par le mécanisme plus compliqué des États, le faisceau intérieur de la nature humaine se dissocia lui aussi et une lutte funeste divisa l’harmonie de ses forces. L’entendement intuitif et l’entendement spéculatif se confinèrent hostilement dans leurs domaines respectifs, dont ils se mirent à surveiller les frontières avec méfiance et jalousie ; en limitant son activité à une certaine sphère, on s’est donné un maître intérieur qui assez souvent finit par étouffer les autres virtualités. »

 

Comme dernier mot de conclusion, je reprends seulement mon titre :

 

« La géopolitique et une certaine idée du monde se cachent derrière la folie et la censure. »

 

Et j'ajoute que cette géopolitique et cette idée du monde participent de cette folie, sont en quelque sorte produites par cette folie. Peut-être de quoi méditer ?

 

 

Posté par Seilenos à 13:12 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

16 octobre 2018

Hystéries, paranoïas, fantasmes et djihadismes sociétaux, l'état de dissociation mentale de la société occidentale

 

Est-ce parce que j'en ai assez de ressentir toute la folie autour de moi que j'y réagis ? Est-ce que je ne ferais pas mieux de fermer les yeux et m'en remettre à une totale humilité et un total agnosticisme par rapport à ce que j'observe et ne peux prétendre comprendre pleinement ?

 

Toujours est-il que je ressens le besoin de faire un peu le point sur ce que j'observe. Cet article emploiera donc largement la première personne, car je ne voudrais pas manifester une quelconque prétention à autre chose qu'une certaine forme de subjectivité, que j'estime tout de même être une subjectivité éclairée, sachant faire preuve de distance et de pondération, au moins un tant soit peu, précisément pour ne pas verser dans ce que je dénonce et qui me dérange profondément : une agitation mentale et morale qui me dépasse, dont je suis le témoin à peu près impuissant, ne voulant pas se laisser emporter par ce mouvement.

 

 

L'occident est certainement à un tournant de son histoire, et partant de là, l'humanité toute entière, puisqu'il est entendu que l'histoire de l'occident est liée au reste de la planète et ne peut pas être entièrement distincte ou distinguée de ce qui arrive au reste du monde. Physiquement et spirituellement parlant.

 

Au stade de mondialisation dans lequel nous sommes arrivés, la porosité est devenue telle entre les différentes sociétés qu'elles sont toutes intimement intriquées dans leurs dynamiques respectives. Ai-je besoin d'expliquer à quel point l'Asie, l'Amérique et l'Europe sont commercialement interdépendantes ? Et bien sûr le reste du monde aussi. Partant de là, les idées et les idéologies se répandent, et ce qui n'était ici qu'une manie devient ailleurs une folie. Les peuples se mélangent comme les obsessions, et les cultures se fondent comme du sang caillé, souvent dans les heurts et l'incompréhension, et ceci à un rythme toujours plus élevé : celui de la mondialisation galopante répandue par l'occident avant sa chute...

 

Il est alors naturel que fasse surface l'agitation mentale, à travers les médias, internet et jusque dans la rue, se traduisant par des paroles et des actes irréfléchis, apparemment irrationnels et parfois même – trop souvent – dans la violence et la brutalité.

 

La plupart se font simplement happer par ce mouvement qui emporte tout, mais d'autres vont plus loin, s'en font les porte-paroles ou s'en improvisent les idéologues, sans réaliser leur degré de conditionnement rendu inévitable par la puissance du cataclysme.

 

Cela se ressent d'autant plus fort en occident que nous avions été relativement épargnés depuis l'après seconde guerre mondiale, et nous en avons d'autant moins de force mentale pour y résister. Nous voulons conserver notre confort physique et intellectuel, nos acquis, notre tranquillité. Certains croient cela immuable, et investissent leur énergie dans la conservation du mouvement. D'autres ne voient que le changement et croient qu'il ne saurait être que destructeur. Ils déploient alors toute leur force à empêcher ce changement, à se dresser contre les vagues. Bien peu considèrent le problème à sa source et dans sa globalité, à savoir que, selon moi, la mondialisation n'est qu'un moment d'un cycle infiniment plus grand que nous ne pouvons arrêter. Nous pouvons certes avoir une relative influence sur le cours des choses, mais l'homme, ayant une haute opinion de lui-même en même temps qu'une perception tout à fait parcellaire de ce qu'est le monde, se surdimensionne par rapport à celui-ci, et surestime son rôle et sa puissance. Pensez au golem, à Frankenstein, et vous entreverrez la suite de mon propos.

 

 

Mais ce que je veux surtout dire, c'est que nous expérimentons actuellement comment l'esprit humain réagit dans ces phases de l'univers où il perd le contrôle. Beaucoup résistent certes, ont la stabilité mentale pour se préserver des agitations inutiles, mais beaucoup aussi cèdent et sombrent dans diverses formes de folies. La dissociation est celle qui me marque le plus à l'heure actuelle, et je vais m'en expliquer.

 

De mon point de vue, je vois les manifestations de ces pathologies collectives dans tous les domaines liés à ce qu'on nomme le « sociétal ». Un chercheur a sûrement déjà théorisé sur les pathologies collectives, mais quant à moi, mes références ne vont pas beaucoup plus loin que Jung et son inconscient collectif. Cela me semble suffire pour comprendre, en extrapolant un peu, comment se répandent les idées, les fixations, les modes, les peurs, etc.

 

Ainsi, l'immigration focalise largement ce phénomène, avec naturellement deux pôles extrémistes qui monopolisent l'attention. Obertone estime par exemple que nous allons au bain de sang généralisé et prône un référendum d'urgence pour légiférer sur cette immigration :

 

https://francais.rt.com/france/54620-petition-ligne-soutenue-par-obertone-reclame-referendum-immigration-france

 

D'autres, dans une attitude diamétralement opposée, refusent encore d'admettre tout danger et, s'enfermant dans le déni, demandent encore plus de « migrants » en France, quand bien même ceux-ci sont surtout des victimes d'une propagande occidentale et d'un trafic d'être humains odieux. On détruit en fait leurs vies, en perturbant les nôtres, et si le pire n'est jamais sûr, le meilleur est pour le moins douteux. Il y a tout à parier que la réalité se situera quelque part entre le scénario catastrophiste échafaudé par un Obertone, et une situation paisible telle que fantasmée par les pro-migrants béats. Je ne crois pas, pour ma part, que nous allons vers des bains de sang, ni que l'immigration incontrôlée à un rythme insoutenable pour l'intégration – on croise de plus en plus de gens ne parlant pas le français dans nos rues, si vous n'avez pas encore remarqué – pourra très bien se passer... Il y aura forcément des remous assez conséquents, qu'aucun prophète ne peut décrire, mais il y a certes lieu de s'inquiéter et de faire preuve d'un peu plus de conséquence que les insouciants réclamant des aides sociales pour ceux qui accueillent des migrants... ou comment achever l'état de droit et les aides sociales.

 

Par ailleurs, ce moment du mouvement est certes encouragé par une élite qui maintient les pays occidentaux sous perfusion avec l'immigration qui permet une main d’œuvre à bon marché, mais en détruisant le tissu social, en faisant grimper le chômage mécaniquement, et surtout sans régler le problème de fond. Mais contrairement à ce que pensent ceux qui sont radicalement opposés à toute forme d'immigration, et qui prétendent que l'immigration est anti-naturelle, c'est hélas faux, puisque depuis toujours l'être humain a montré qu'il était fondamentalement un semi-nomade qui a dans ses gènes l'impulsion du mouvement, du changement d'endroit et de région, et si nous avons perdu ce sens, c'est parce que le confort sédentaire occidental nous a fait perdre de vue notre nature fondamentale, en sorte que nous prenons comme agression le comportement « normal » - certes instrumentalisé – des masses qui nous viennent d'autres continents. Ces gens ne font qui suivre leurs instincts les poussant à aller chercher ailleurs des ressources et des modes de vie qu'ils ne trouvent pas chez eux. Il est vrai aussi que certains assument mieux que d'autres ce fait, parmi les anti-immigrationnistes, et considèrent tout simplement que l'immigration serait une invasion, un « grand remplacement » intentionnel, etc. On est là dans le versant paranoïaque de la chose, et s'il est vrai qu'être paranoïaque ne prouve pas que l'on ait tort de se méfier, cela ne prouve pas non plus que l'on ait raison. Le paranoïaque alimente sa folie de tout ce qui va dans le sens de celle-ci, en ignorant le reste. C'est par essence une vision biaisée du monde, que le paranoïaque, qui est souvent proactif, tente de répandre dans le monde pour se donner raison, convaincre autrui, et ainsi se protéger en prenant les devants. En agissant suivant ce que lui dicte sa paranoïa, il récolte sans cesse des preuves que celle-ci est fondée, bien qu'il ne puisse pas comparer avec une autre version du monde où sa paranoïa n'aurait pas agi, ce qui fonde la nature quasi-rationnelle de la paranoïa (et rend si intéressants les bouquins d'un P.K. Dick qui était un authentique paranoïaque génial).

 

 

Mais poursuivons le raisonnement avec d'autres illustrations. Le thème de l'immigration nous mène naturellement à celui du racisme... déjà souvent abordé ici. J'ai déjà largement développé l'idée que, selon moi, l'anti-racisme, comme tout mouvement idéologique « anti » est juste une autre manifestation du racisme, ou de l'idéologie contre laquelle se dresse « l'anti ». En étant « anti », on alimente une folie en lui opposant une force équivalente (en terme d'idées) qui la renforce. On peut être contre le racisme sans être « anti-raciste » et c'est de loin préférable. L'anti-raciste, l'anti-sexiste ou l'anti-spéciste vont avoir une attitude mentale qui gonfle en eux l'importance du problème, en faisant une cause vitale qui perturbe leur équilibre et modifie leur perception du monde à l'aune de ce qu'ils acceptent de considérer comme important. Aucun anti-nucléaire n'a jamais empêché le nucléaire, aucun anti-raciste n'a éradiqué le racisme, mais ils se donnent de l'importance en se donnant l'illusion de « faire avancer la cause », alors que bien souvent, ils la font reculer. Les exemples ne manquent pas...

 

https://francais.rt.com/france/54548-racisme-anti-blancs-existe-pas-eric-fassin-france-info-desinformation-marine-le-pen

 

Ainsi, un sociologue proclamé peut affirmer sans ciller que le racisme anti-blanc n'existe pas, en se cachant derrière le scientificisme de sa thèse, et du manque de caractère scientifique du concept de « racisme anti-blanc ». Il n'y a même pas besoin de démonter cette thèse que ce type de racisme n'existerait pas, tant c'est une pure ineptie et lubie d'expert heureux d'être inclus dans le système. Bien des gens ont ressenti dans leur chair ce racisme, et le simple fait de prétendre qu'il n'existe pas revient, en poussant un peu à l'absurde, à dire qu'aucun racisme n'existe. En effet, pour que le racisme anti-blanc n'existe pas, il suffirait que ceux qui ne sont pas blancs soient incapables de racisme. Cela implique qu'un noir (par exemple) est d'une espèce différente du blanc, puisque dans sa vision du monde, le racisme n'existe pas. Il est de fait d'une culture, d'une ethnie et d'une origine différente, et cela suffit à légitimer le racisme, puisque la théorie raciste affirme précisément et avant tout l'idée qu'il y a des différences entre les êtres humains. La notion de hiérarchie entre les races, peuples, cultures ou ethnies n'est que subsidiaire, et employée par les plus extrémistes des racistes, les autres se contentant de pointer des différences, c'est à dire une hétérogénéité de l'espèce humaine, et je ne vois pas bien ce qu'il y a de scandaleux à cela, puisque la génétique le démontre... et pour le coup c'est scientifique.

 

En somme, en proclamant que le racisme anti-blanc n'existe pas, et en sous-entendant implicitement que seul le blanc serait donc capable de racisme, il démontre une certaine forme de légitimité à la théorie raciste. Et renforce donc le racisme.

 

Il serait plus pertinent d'admettre cette hétérogénéité de l'espèce humaine, plutôt que de cultiver un déni insensé, et voir comment nous pourrions coopérer avec nos différences, plutôt que de croire bêtement qu'il n'y a aucun problème, et que tout se résoudra quand « l'homme blanc » aura cessé avec son racisme. A supposer qu'il en soit capable ?

 

Car ce n'est pas sûr en effet, et certains préfèrent prendre les devants en réclamant la mort des blancs, spécialement si ce sont des « mâles ». Comme le rappeur jusqu'à présent anonyme ayant bien réussi son buzz, mais aussi comme bien d'autres, qui ont davantage pignon sur rue et/ou des insignes d'autorité intellectuelle par nos contrées.

 

https://reinformation.tv/universitaire-feministe-us-tuer-castrer-males-blancs-diplomes-mille-88822-2/

 

Ainsi un blanc ou un noir peuvent dire impunément qu'il faut massacrer des mâles et des blancs, mais essayez donc de dire la même chose à propos des représentants d'une autre origine ou ethnie, et vous serez instamment classés au KKK. Même et surtout si vous êtes, par exemple, noir, puisque vous serez alors classifié comme « traître ». Or pour être « traître », il faut préalablement appartenir une caste... Comment les anti-racistes justifient-ils l'appartenance à une caste ? Par la couleur de peau, la langue parlée ? N'est-ce pas précisément ça, le racisme ?

 

Pour moi, ce n'est rien d'autre. Ou comment pratiquer très exactement ce qu'on reproche à d'autres, mais en s'accordant le bénéfice de la morale. Légitimation de la vengeance, par la même occasion, ou la dénégation de toute société civilisée, dont le fondement est justement de ne pas permettre l'expression des plus bas instincts, et de tenter de les remplacer par la justice, voire par une certaine forme de vertu collective, fondatrice du bien commun. Il ne peut, dans une telle société, y avoir ni de place pour le racisme, bi pour l'anti-racisme qui n'est que son frère jumeau investi d'un sentiment de morale supérieure, et donc, d'une certaine façon, encore pire que son jumeau simplement raciste. Pas plus pour le sexisme et autres trucs du genre.

 

Mais l'espèce humaine en est encore à l'âge de la violence. Ici une violence morale qui est particulièrement insidieuse car pas aussi visible et spectaculaire que la violence physique, comme celle dont font preuve des terroristes ou de simples criminels et agresseurs. Et à ce stade de son évolution, il faut sans doute s'attendre à ceci :

 

https://francais.rt.com/france/54423-antispecistes-revendiquent-incendie-criminel-abattoir-ain

 

Certes ici la violence n'est pas directe comme elle l'a été dans d'autres exactions de ces fondamentalistes d'un nouveau genre qui eux aussi discréditent leur cause en agressant des gens qui font simplement leur métier pour nourrir leurs congénères, et en pervertissant une cause qui prône fondamentalement la non-violence et l'abolition de la souffrance, avec des actes violents dont les conséquences sont lourdes pour ceux qui sont humiliés voire privés de travail. Les souffrances animales, d'accord, mais il y a de bien meilleures manières de faire progresser cette cause...

 

Les causes de la lutte contre le racisme, le sexisme, la discrimination ou la souffrance animale sont bien sûr louables, mais ce que je remarque surtout dans les manifestations plus que maladroites de leurs militants est qu'elles s'expriment avec incohérence. Que penser de l'idéologie affirmée par ceux qui ont détruit cet abattoir lorsqu'ils disent qu'ils sont contre toute forme d'élevage, mais aussi de cueillette ? Pardonnez-moi, mais si je ne peux me nourrir ni d'élevage ni de cueillette (et je suppose que cela inclut la culture de végétaux que l'on cueille après les avoir faits pousser) que reste-t-il ? La disparition de l'être humain par absence totale de nutrition ? Il est vrai que c'est l'aboutissement de la pensée jusqu'au-boutiste de l'anti-spéciste, qui devient alors ni plus ni moins une négation de lui-même. Car, si l'être humain est si fondamentalement mauvais qu'il n'aurait pas le droit de se nourrir, car toute façon de se nourrir serait une nuisance, que penser des autres animaux ? Des champignons et des végétaux, qui se dévorent parfois entre eux, les champignons, mousses, gui et autres parasites poussant souvent les uns sur les autres ? Que penser de la vie, qui n'est que nutrition d'une manière ou d'une autre ?

 

Ainsi, bien plus que le « carnivorisme », c'est la vie tout court qui serait mauvaise et néfaste. Suivant cette logique encore un peu plus loin et, bien plus que l'éradication de la nourriture carnée ou de l'être humain dans sa totalité, je ne vois plus aucune objection à l'extermination de la vie toute entière... et donc, une bonne façon de commencer l'éradication de la vie est... de se nourrir d'animaux.

 

Et voilà comment avec la logique anti-spéciste, on justifie la souffrance animale comme un mal nécessaire. On a totalement perdu de vue l'objectif initial, mais c'est parce qu'il était déjà insensé. On ne peut tout simplement pas vivre sans « nuire », c'est à dire sans prélever dans son environnement. Et quand bien même l'homme pourrait se nourrir de l'air respiré, que n'irait-on pas trouver un idéologue dément pour prétendre que cet air est volé à la nature, sans parler du fait que, si l'homme cessait de se nourrir, le monde reviendrait à son état sauvage, mais dans une situation où nous avons éradiqué la plupart des grands prédateurs. S'ensuivraient donc des famines dans les populations de gentils herbivores qui ne mangent que de l'herbe ou des feuilles jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus, causant au passage d'énormes dégâts environnementaux qui justifieraient le recours à la chasse et au contrôle des populations par les humains éclairés et « respirianistes », contraints de contempler toute la souffrance du monde autour d'eux. Espérons au moins qu'ils en déduiraient, cette fois, des conclusions profondes et instructives, car là on en est loin...

 

 

Mais revenons un peu sur le sexisme, car l'actualité est abondante dans le domaine de cette hystérie précise.

 

Pour répondre aux propos extrêmes ou plutôt extrémistes qui se répandent de plus en plus, on en trouve qui ressentent le besoin de rétablir certaines vérités :

 

https://francais.rt.com/opinions/54469-me-too-too-much-nadia-le-brun

 

Un discours pas très profond, mais méritoire dans le climat actuel, où les idées américaines, facilitées par la mondialisation et la porosité du monde, se sont déversées à flot dans nos pays, au point que la parole décomplexée a saisi les rappeurs et les pseudo-idéologues de l'anti-racisme et de l'anti-sexisme (car ce sont souvent les mêmes, et ils organisent des rassemblements excluant tous les blancs mais aussi tous les noirs de sexe mâle, pour mieux tenir ensuite un discours « inclusif » qu'ils, ou plutôt elles, auront construit seules dans leur coin).

 

La moindre vidéo bon enfant est passée au moulin de cette idéologie puritaine, austère et très exclusive, voire exclusionniste, et on fait des scandales avec rien, y compris avec des vidéos vieilles de presque une décennie, qui n'avaient alors choqué personne, à part sans doute les prudes du moment, dépourvus de sens de l'humour, et à l'esprit critique très sélectif :

 

https://francais.rt.com/france/54421-vainqueur-prix-nobel-physique-critique-clip-juge-sexiste-video

 

Et encore une fois, on aboutit à un résultat final où la violence est légitimée moralement, et donc bien sûr pas remise en question.

 

https://francais.rt.com/international/54212-jeune-russe-jette-eau-javel-hommes-lutter-contre-manspreading

 

Ainsi vous pouvez brûler les vêtements de gens qui dorment, comme vous pouvez détruire le lieu de travail de prolétaires, comme vous pouvez réclamer la mort des blancs ou des mâles sans soulever de scandale. C'est ça, le progrès, c'est ça l'idéologie bienpensante décomplexée.

 

Largement de quoi écœurer des êtres humains normalement constitués et les détourner de votre cause, qui ne fait en fait plus recette que dans un quelconque microcosme métropolitain aux relents mondains. Vous pouvez sans doute faire ça dans le métro de Londres, Paris, Berlin ou Saint-Pétersbourg. Essayez-donc à La Paz ou à Mexico. On les « machos » qu'on mérite... et on s'acharne sur eux parce qu'ils ont été déjà largement féminisés, et aussi parce que certains d'entre eux acceptent encore la galanterie et notamment l'idée qu'on ne colle pas son poing dans la figure d'une dame, même quand elle vous brûle publiquement l'entrejambe...

 

Qui osera encore soutenir que cette démarche est saine et productive ? C'est juste la démonstration probante que la folie est socialement encouragée, en occident (on pourra débattre du fait que la Russie en fasse partie, mais ce qui compte ici est que cette russe est clairement sevrée aux délires occidentaux).

 

Pour aller un peu plus loin sur le sujet, l'émission de Taddéi qui portait sur ce sujet, autour du scandale Weinstein. Ce qui m'a personnellement frappé est la légèreté, l'inconséquence et l'incohérence du discours de la féministe progressiste de service, qui s'élève contre les violences envers les femmes, mais relativise soudainement toutes les autres quand elles se mettent au service de sa lubie... « c'est comme ça, c'est comme ça... »

 

Et le sexisme, c'est pas comme ça ?

 

On en est arrivé à un tel niveau d'aberration dans ce domaine que les études de genre – la question du genre étant largement connexe avec celle du féminisme et du respect des minorités – justifient n'importe quoi et n'importe comment, en témoignent des canulars fantaisistes qui ont réussi à se frayer un chemin dans les publications scientifiques que produit ce microcosme qui, comme un certain sociologue sus-cité, prétend pourtant à la rigueur scientifique :

 

https://francais.rt.com/international/54385-culture-viol-chez-chiens-gratin-sociologie-americaine-piege-trois-chercheurs

 

Citation : « Certains ont malgré tout été publiés et les compères ont dû cesser leur démonstration car ces travaux bidonnés commençaient à trouver un écho dans la presse généraliste... »

 

Édifiant.

 

Il est vrai que la science peut tout justifier de nos jours avec l'estampille « c'est prouvé », d'où la politisation de la science (climat, théorie du genre, etc.) pour promouvoir des thèses qui arrangent des politiciens, des lobbyistes ou des industriels, et que ça a vraiment de moins en moins de sens. D'ailleurs la science n'échappe pas à l'hystérisation ambiante, ni à la paranoïa.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/10/alors-vous-pensez-que-la-science.html

 

Ugo Bardi nous rappelle ici que le progrès n'est pas, à la base, une religion, mais un simple concept que nous avons idéalisé et qui nous aveugle, aussi bien positivement que négativement.

 

Ainsi, dans la longue liste des folies, il faut ajouter le scientisme à l'inventaire, la peur des IA étant probablement le grand frisson du moment, comme il y en a tant eu au cours du 20e siècle notamment.

 

https://fr.sott.net/article/33049-La-fin-est-proche

 

Je cite celui-ci parce que j'y ai mis ma patte dans les commentaires, pour apporter un bémol à cette phobie des IA, et bien entendu je dénote dans le flonflon des « ça va mal finir » et des « c'est effrayant ». On voit depuis des décennies des robots capables de tenir en équilibre et de sauter des obstacles, les robots ont déjà pris notre place dans les usines depuis bien plus d'un demi-siècle, mais voilà-t-y-pas qu'on donne au public de quoi frissonner avec un robot (même pas intelligent) qui peut sauter des rondins, et le public accepte de frissonner sans réfléchir. Bien sûr qu'il faut garder un œil sur ces évolutions technologiques, mais il n'y a pas besoin d'IA pour tuer et répandre l'effroi. Il suffit par exemple de chiens dressés pour le combat ou encore de drones qui survolent encore à l'heure actuelle des pays du moyen-orient et qui tuent des civils et des innocents pour se donner plus de chances de tuer des coupables.

 

Mais l'occidental a besoin de peurs à sa mesure qui lui ont été instillées par Hollywood par exemple. Des films comme Minority report, I robot ou encore les Terminator, très bien foutus mais ineptes dans leur propos ont préparé le public à une menace mécanique intelligente qui reste à ce jour un pur fantasme cinématographique dont on ne se rapproche qu'à pas de fourmis, dont on est encore très loin. La réussite de ce projet est encore très hypothétique, et je conseille à ce sujet le livre de Nick Bostrom, « Superintelligence », même si je le trouve encore un petit poil optimiste sur les chances de réussite, puisqu'il ne mentionne jamais le facteur des ressources, qui est par essence un facteur limitant. Par contre il est très exhaustif sur le reste, et à l'en croire, ainsi que d'autres spécialistes dans le domaine, on est encore très loin d'un quelconque aboutissement, tellement loin qu'on ne peut pas encore prévoir par quel chemin préférentiel on pourrait se rapprocher d'une réussite, même si on a repéré un certain nombre. Par ailleurs, même dans le cas d'une réussite, le pire n'étant jamais certain, il n'est pas sûr que les IA parviennent à dominer l'humanité. Il est sûr, par contre, qu'il s'agirait alors d'une mutation de la vie humaine, et comme toute mutation, elle suscite des peurs légitimes qui sont montées en épingles et font naître des hystéries, des peurs et de chocs psychologiques aux conséquences incertaines. Des générations de livres de SF et d'anticipation à prévoir, pour les prochains Asimov, Dick, Bradbury et consorts.

 

En passant, un long article assez passionnants sur, justement, la manière dont Hollywood modèle nos peurs et nos esprits.

 

https://www.les-crises.fr/hollywood-propaganda-la-fabrication-du-consentement-au-cinema-par-laurent-daure/

 

Et même s'il y est davantage question de films de guerre que d'anticipation, il n'en est pas moins vrai qu'Hollywood nous prépare à des idées faussement progressistes, qui sont dans l'air du temps, mais dont la finalité est surtout de nous faire admettre un monde futur entièrement globalisé.

 

A ce titre, et sans mentionner encore 1984, je proposerais plutôt un film comme « Bienvenue à Gattaca », à tout hasard, pour mieux représenter dans quelle réalité nous nous trouvons déjà, et qui celle-là n'est pas qu'un pur fantasme. Bien sûr, tout film d'anticipation ne propose qu'une version exagérée et caricaturée d'un possible, mais il faut être conscient qu'au moins en occident, et sans qu'il soit besoin de super-machines ou de super-intelligences, nous sommes déjà relativement proches de cette situation de traçabilité presque absolue des êtres humains, et qu'il est déjà très acrobatique de vouloir y échapper, comme dans le film.

 

 

Ma conclusion est que nous sommes facilement impressionnables, et donc influençables. À travers l'IA, c'est l'humain lui-même qui se contemple dans un miroir, et qui est effrayé par son propre reflet, car l'IA demeure bien avant tout une conception humaine, qui jusqu'à présent n'a presque strictement rien d'autonome (ce sont des machines qui tournent, point final), et qui fait montre de toute l'imperfection et des importantes limites des conceptions humaines. Nous ne sommes jamais allés plus loin que la lune, nous ne parvenons pas à y retourner, mais nous parvenons à croire à notre génie quand il s'agit de dépasser la nature et ses créations aux milliards d'années d'évolution, dont l'efficacité énergétique est colossale en comparaison de ce que nous avons été capables jusqu'à ce jour. Nous nous gonflons de notre propre importance, parce que nous n'avons rien d'autre à quoi nous comparer que des animaux et des êtres avec lesquels nous parvenons à peine à communiquer. Les mystères de l'existence et du cosmos nous sont largement fermés, mais nous avons une confiance très élevée dans notre capacité à re-créer la vie avec nos mimines... D'où le fait que j'ai tendance à tempérer les enthousiasmes comme les craintes, qui me semblent toutes déraisonnables et mal placées en l'état actuel des choses. Nos inventions les plus géniales et les plus impressionnantes restent à remettre à l'échelle à laquelle nous trouvons : un animal conscient qui ne comprend pas le climat de sa planète, n'en connaît ni le cœur ni le fond de ses océans, n'a jamais mis les pieds sur la plus proche planète environnante, etc. Nous pouvons faire de grandes choses, mais elles demeurent toutes relativement insignifiantes. À notre échelle, elles peuvent certes avoir une grande influence, modifier nos modes de vie, mais c'est surtout parce que nous y croyons, comme nous croyons à l'argent, à l'avenir, etc. Chaque chose que nous faisons se rapporte à notre condition, et même celle-ci nous est largement étrangère.

 

 

Quant aux autres folies dont j'ai parlé, je crois qu'il faut les prendre avec la même distance. Il est vrai que l'homme étant propice au bellicisme et à la violence, puisque c'est un animal super-prédateur, partiellement carnivore et avide de contrôle, ces folies peuvent prendre de l'ampleur et parvenir effectivement à un seuil catastrophique, et pourvu qu'assez de monde se convainque que la violence devient nécessaire, même pour des causes prétendument non-violentes, inclusives et pacifiques. C'est notre grand paradoxe, aussi il ne faut jamais négliger que le terrorisme devienne quotidien, que de nouvelles formes de djihadismes apparaissent, qu'ils soient verts, roses, féministes, pro-blancs ou anti-blancs, pro ou anti-spécistes, homo, bi, trans, enfants, vieux, rhinocéros, que sais-je...

 

C'est pour cela que je place personnellement ma méfiance dans les comportements irrationnels de l'homme, plutôt que dans des évolutions « prévisibles ». Peu de choses sont réellement prévisibles, on anticipe le vraisemblable sans savoir s'il arrivera. On parle d'effondrement, l'homme répond par le survivalisme, on parle de grand remplacement, il répond par l'anti-immigrationnisme, on lui parle de discrimination contre les noirs ou les maghrébins et il répond par d'autres formes de discriminations, quant à la souffrance animale, elle lui fournit le prétexte à agresser des gens et à les priver de leur emploi... La souffrance humaine n'est qu'une souffrance animale plus intériorisée et souvent décuplée par la raison. Un anti-spéciste peut-il en avoir pitié où est-il déjà trop déshumanisé par son dégoût de l'être humain ? Dans ce cas il n'est objectivement pas très différent du fondamentaliste islamiste, écœuré par le mode de vie occidental considéré comme décadent, pour faire souffrir des créatures de Allah : c'est un djihadiste vert qui fait souffrir des créations de la nature.

 

C'est un principe de physique connu depuis l'antiquité. Toute force suscite une force équivalente qui s'oppose à elle. On ne fait rien avancer dans l'opposition, comme on la voit en politique et ailleurs. Ce n'est qu'un absurde jeu de tireurs à la corde où personne ne gagne avant très longtemps. Il nous faudrait plutôt apprendre à accompagner le mouvement de la nature, lâcher-prise et redevenir des semi-nomades, mais bien sûr, nous crevons de la mondialisation, de la surpopulation, de notre déconnexion d'avec notre nature (et les anti-spécistes et anti-sexistes en premier lieu, puisqu'ils nient tout un pan de la nature humaine et même du vivant).

 

Dans cette ambiance, le catastrophisme devient un des ultimes refuges de l'esprit, où l'on imagine pire que ce qu'il n'y aura probablement jamais. Il est certain que du sang va couler, puisqu'il en a toujours coulé. Il est certain que nous vivons une époque de troubles et d'agitations, puisque nous sommes en fin d'un cycle, d'où les inquiétudes légitimes. Mais j'estime que la crainte des IA, le survivalisme et toutes les hystéries sociétales ne sont que les manifestations d'une dissociation mentale qui nous habite parce que l'être humain s'est fragmenté et morcelé en divorçant d'avec la nature et en la traitant comme une esclave productive et servile. La nature ne se rebelle pas, elle dépérit. Et nous périssons lentement avec elle, couple dysfonctionnel et inséparable. Peut-être la vie est-elle foncièrement biaisée, imparfaite et injuste, source de souffrance, comme l'est l'homme. Mais doit-on la détester pour cela ? Car c'est elle que nous détestons à travers nos anti-racismes, spécismes, sexismes, etc. Plutôt que d'accepter et dompter notre propre nature, certains choisissent de la fouetter, de la contraindre, comme nous avons contraint notre environnement en général, et ce faisant, ils ne s'élèvent pas du tout au dessus de l'humain : ils reproduisent ses travers et les alimentent, les renforcent, en leur donnant de l'impulsion.

 

Bref... je n'ai pas de solution. J'observe seulement cela, et j'en fais part. Je suppose que c'est ainsi que l'on nourrit une réflexion profonde, en se tenant à l'écart des manichéismes, des agitations et des violences, et peut-être que le partager enrichira d'autres personnes que moi-même.

 

 

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24 septembre 2018

Revue etc. N°41 - pensée-unique-sphère contre le reste du monde

 

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°41

 

Une nouvelle revue avec liens vers des sites appartenant à la russosphère et à la complosphère qui tentent éhontément de corrompre notre pure jeunesse occidentale qui baigne dans le bonheur démocratique des sociétés productives et parfaitement humanisées dans lesquelles vous n'êtes obligé à rien, pas même à appartenir à un genre défini, ni à disposer d'une carte de parti. Le monde idéal et parfait dans lequel nous vivons n'a « pas de leçons à recevoir », comme le dit Macron, notre guide, des semeurs de trouble et de doute qui se comportent en organes de propagande mensongers et soumis à l'état et au gouvernement. Ce n'est pas en France qu'on verrait ça.

 

J'ai un peu ralenti le rythme des revues de presse et de propagande, je ne sais pas si cela correspondra à une tendance durable, mais je constate simplement qu'il n'y a rien de très nouveau sous le soleil, et que ceux qui ont compris depuis des années, voire des décennies, que nos médias d'une manière générale reproduisent une propagande systémique qu'ils reprochent à leurs adversaires, n'ont sans doute pas besoin qu'on leur rappelle constamment ce fait. Néanmoins je pense aussi que nombreux sont encore ceux qui n'ont pas conscience de ce fait (et on en jugera encore aux prochaines élections) et qu'il est nécessaire que les auteurs de ce que l'on nommera « la dissidence » continuent inlassablement de pointer du doigt cette mécanique perverse.

 

Dans ce numéro, tous les liens proviennent seulement de 4 sites, qui sont RT, les-crises.fr, le blog versouvaton et dedefensa.org. Ceux qui lisent régulièrement ces sites peuvent donc sans doute se dispenser de la lecture de cette revue, tandis que pour les autres, ou pour ceux qui auraient raté le mois d'août, il faut savoir que je propose ici ma propre sélection d'articles à lire sur ces sites au cours des deux derniers mois, sur le thème très élargi de la propagande institutionnelle, soit une quinzaine de liens.

 

Commençons donc avec le matraquage sur les fake news, dont la principale fonction est de censurer indirectement, et peut-être un jour directement, les sites qui ne sont pas sur la « ligne éditoriale » du système, RT et Sputnik étant, comme chacun sait, en première ligne de cette nouvelle offensive du lavage de cerveau de masse.

 

https://francais.rt.com/france/53756-lois-contre-fake-news-vous-laissent-sceptiques-des-experts-peuvent-vous-aider-ou-pas

 

Même « reporters sans frontières » s'y met, dans une parfaite adéquation avec la ligne macroniste :

 

https://francais.rt.com/france/53887-quand-rsf-veut-pacte-mondial-contre-desinformation-avec-soutien-emmanuel-macron

 

A noter que RT, qui se défend ici vaillamment contre ces tentatives de les censurer ou de les obliger à l'auto-censure a recruté Frédéric Taddéi pour de nouveaux débats sans tabous, tels qu'ils existaient dans sa précédente émission, généralement très appréciés par tout ce que le monde compte encore de libre penseurs (oui, il y en a encore, malgré le matraquage permanent en faveur d'une pensée unique) :

 

Vidéo youtube : Invité : Frédéric Taddeï

 

De son propre aveu, seule la méchante chaîne de Poutine lui a donné carte blanche pour ce type de débats. Je pense que cela signe sans ambiguïté où se trouve aujourd'hui davantage la libre expression, c'est à dire dans les dictatures de l'est plutôt que dans nos magnifiques démocraties libérales. Ce qui ne signifie certes pas qu'il faille prendre pour argent comptant tout ce qui vient de l'une ou de l'autre.

 

De toute façon, le nouveau grand méchant est... est...

 

https://francais.rt.com/international/53419-devinez-quel-est-nouveau-pays-que-les-etats-unis-accusent-dingerence

 

Oui, bien évidemment, la Chine. Et puisque nous sommes toujours sur RT à relayer la vile propagande poutinienne, édifions nous sur ce qu'ils ont à dire sur certains sujets qui, chez nous, ne conduisent qu'aux éternels propos lénifiants et toujours identiques à eux-mêmes à propos, par exemple, de la dictature syrienne :

 

https://francais.rt.com/international/53636-casques-blancs-auraient-kidnappe-44-enfants-ministre-syrien-affaires-etrangeres

 

A ce jour, si tentative il y a bien eu de créer un incident à partir d'une attaque chimique supposément créée par Al Assad (selon la propagande occidentale) ou par les casques blancs (selon la propagande du Kremlin), force est de constater que l'affaire n'a pas encore éclaté. Je serais assez tenté de penser que c'est justement parce que les médias russes ont soulevé le lièvre avant qu'il ne sorte du terrier, mais c'est sûrement juste à cause de mon lavage de cerveau lors de mon dernier séjour touristique dans un goulag (c'est pas la CIA qui ferait des trucs pareils, d'ailleurs on ne torture qu'en dehors des frontières américaines... Guantanamo n'étant ni en Sibérie ni en Alaska mais bien à Cuba... pratiques, les dictatures communistes, quand même).

 

Bref terminons ce tour de lecture de RT, alias radio Poutine par trois derniers liens.

 

D'abord notons que Twitter remplit toujours un peu plus sa fonction démocratique, c'est à dire celle de faire taire ceux qui sont un peu trop à l'écart de la ligne politiquement correcte imposée, parfaite inversion de ce qu'était supposée être la démocratie :

 

https://francais.rt.com/france/54025-compte-membre-charlie-hebdo-censure-twitter-cause-dessin-charb

 

Et même si cette affaire n'est qu'anecdotique, elle demeure révélatrice d'un besoin de tout conserver entre les limites d'un enclos de la pensée. Autant j'exècre les visions du monde fondamentaliste, qui peuvent surgir autant du côtés des « traditionnels fachos » que du côté de leurs opposant « antifachos », autant je me rappelle tout de même, quant à moi, que l'un des principes d'un monde démocratique demeure la possibilité d'une libre expression et de débats ouverts avec le moins de tabous possibles, chose dont on s'éloigne chaque jour un peu plus, grâce à la pression normative des médias dits sociaux qui s'imposent de plus en plus dans la sphère médiatique bien pensante. On a vu, et l'on voit encore avec cet exemple, et RT le souligne en fin d'article, que ces « médias » censurent aussi bien à gauche qu'à droite, avec pour résultante prévisible une sorte de guidage du bétail de l'enclos vers un autre enclos d'idéologie macrono-centriste, c'est à dire d'un nihilisme bon teint, dépourvu de toute pensée politique tout court, donc de tout engagement : quand tout le monde pense pareil, c'est que plus personne ne pense.

 

Un peu dans la même veine, les débordements qui deviennent de plus en plus courants de la part des groupuscules bien-pensants qui s'alignent tous sur l'attitude des « antifas », ceux-là même qui ont tenté de faire taire des Chouard, par exemple.

 

https://francais.rt.com/france/53674-stop-specisme-boucherie-vandalisee-dans-essonne

 

Là encore on peut être pour la liberté d'expression pleine et entière et ne pas cautionner ce qui, ici, n'est pas de l'expression, mais bien des exactions et des agressions caractérisées. Je ne crois pas qu'on puisse lutter violemment pour une cause qui se dit pacifique sans la pervertir... Je suis même convaincu que cette démarche s’avérera totalement contre-productive, et c'est en tant qu'ex-végétarien que je m'exprime, ayant parcouru un chemin spirituel et intellectuel tout autre que ces gens là. Le respect de la vie animale ne peut passer que par le respect de la vie humaine également, puisque ces êtres sont en interdépendance, et que l'humain, par ailleurs et même si cette vérité en choque beaucoup, est aussi un animal. Un animal essentiellement omnivore, au demeurant, et qui se déteste souvent par ce simple trait lorsqu'il se déclare « vegan »... à méditer, mais j'en ai déjà souvent parlé. Quoiqu'il en soit, la ligne dure du veganisme militant et fondamentaliste est une tendance parfaitement logique et intégrée dans le « logiciel » du monde occidental moderne, qui se considère décidément comme moralement supérieur, et donc investi de tous les droits.

 

Enfin, alors que Macron demande aux chômeurs de traverser la rue pour enfin trouver un emploi, il est bon de noter ceci :

 

https://francais.rt.com/france/54047-pas-travail-france-pole-emploi-propose-chomeurs-exiler-republique-tcheque

 

Ah et... pour citer aussi un organe de propagande non poutinienne, notons aussi ceci :

 

http://www.lefigaro.fr/social/2018/09/03/20011-20180903ARTFIG00262-pole-emploi-la-moitie-des-offres-diffusees-sont-elles-illegales.php

 

L'existence de fausses annonces représentant au moins 25% des annonces sur le site de pôle emploi est avéré et confirmé par différents sites, y compris gouvernementaux et officiels (vérifiez par vous-mêmes), et ces annonces consistent ni plus ni moins à racketter des chercheurs d'emploi qui seraient tombés dans le panneau. Ces annonces ne peuvent exister que parce que le site n'est plus surveillé, n'importe qui y fait pratiquement ce qu'il veut... miracle encore, sans doute, des suppressions d'emploi dans la fonction publique et, comble d'ironie, dans le secteur de l'emploi alors que c'est le secteur actuellement le plus problématique en France (avec sans doute la santé).

 

Quant aux offres et idées pour aller travailler de l'autre côté de la rue ou en République tchèque, on se demandera simplement si on peut les considérer comme des « propositions raisonnables d'emploi », en sachant que ce n'est pas n'importe quel chômeur qui peut prendre le risque de s'expatrier ou le temps de se recycler dans un domaine pour lequel il n'a aucune formation au départ. Gageons que Macron arrivera à nous faire croire que c'est parfaitement normal, en vertu de la soumission au Dieu Flexibilité. De toute façon, nous n'aurions aucune identité propre, le genre étant fluide autant que la couleur de peau, et même, la culture française n'existant pas, là encore de l'aveu de notre littérateur en chef. Nous ne sommes rien de plus que des êtres malléables devant prendre leur place dans la mécanique du système, le reste n'a aucune forme de légitimité dans le champ idéologique de l'ultra-libéralisme érigé en religion d'état.

 

 

Passons à la suite avec les articles de fond habituels.

 

D'abord cet article de Philippe Grasset à propos de ce qu'est devenue la publicité :

 

http://www.dedefensa.org/article/pubagandastaffel

 

Comme lui j'avais envisagé de travailler dans ce domaine, comme illustrateur en l'occurrence, mais c'est une certaine indolence qui m'en a préservé et m'a emmené sur d'autres voies. J'en suis très content aujourd'hui. Les personnes de mes connaissances qui travaillent dans la publicité tout en étant dotées d'une conscience et d'une lucidité sur le système sont prises dans un terrible piège de loyauté qui les oblige à faire correctement leur travail, tout en en saccageant les conséquences en aval, ce qui est certainement assez peu efficace, et surtout nocif pour l'esprit, comme on peut s'en douter. N'oubliant pas que la publicité est littéralement la lymphe du système (quand l'argent serait son sang) et que c'est un fluide vital que vous payez à chaque fois que vous achetez un article... La publicité serait « indispensable ». Indispensable autant que la dialyse l'est à une personne souffrant d’insuffisance rénale, alors.

 

Un autre article de Philippe Grasset, tout à fait appréciable, sur l'aspect diabolique, métaphysique et supra-humain qu'il voit dans les remous actuels du monde.

 

http://www.dedefensa.org/article/ma-foi-du-charbonnier

 

Il explique son profond agnosticisme doublé cependant d'une foi envers « l'intuition haute » qui lui fait rejeter les hypothèses, et accepter les incertitudes comme rien d'autre que des incertitudes. Attitude certes sage qui lui fait sans doute rejeter ce que j'avais écrit il y a un certain temps autour de la notion d'entités extra-humaines pouvant influer sur notre destinée, et se livrer à des conflits entre elles, dont les résultats joueraient aussi sur l'avenir de l'humanité. Hypothèse certes invérifiable que j'avais défendue dans un roman récent que j'ai renoncé à publier, et qui rejoint de toute façon l'approche de certains gnostiques, des écrits de Lovecraft ou encore que l'on retrouve même dans certains recoins de l'ufologie, par exemple. Sujets que je développerai peut-être un jour, mais on verra bien.

 

Et tant qu'on est sur dedefensa, je recommande encore ce texte qui résume assez bien certains points du conflit d'influence entre les USA et la Russie, touchant donc bien à notre sujet de la propagande et de la manipulation d'un régime dit démocratique :

 

http://www.dedefensa.org/article/mattis-comme-chez-soi

 

 

A présent 4 articles trouvés sur le blog versouvaton, en commençant par ce texte de Dmitry Orlov, à propos de la manipulation de la vérité :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/09/ceux-qui-disent-la-verite-et-ceux-qui.html

 

Je ne commente pas, estimant que ce texte se suffit à lui-même, et je cite à présent deux articles sur des sujets assez importants et généraux à la fois, le déclin de l'intelligence, et celui de l'économie en occident plus particulièrement :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/09/pourquoi-lintelligence-diminue-t-elle.html

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/09/leconomie-mondiale-se-precipite-vers-un_22.html

 

On pourra débattre de la pertinence de textes finalement plutôt spéculatifs, et parfois un peu orientés, mais j'ai trouvé personnellement qu'ils apportaient suffisamment d'éléments plutôt originaux pour mériter d'être cités. Je ne les commente pas non plus, me bornant à noter que, concernant celui sur l'économie, on peut éventuellement aller directement à la conclusion pour voir où l'auteur veut en venir, et mieux comprendre tous les tracés et graphiques techniques qu'il propose au-dessus de celle-ci.

 

Enfin, un article qui me semble assez fondamental et qui remet en place certaines idées reçues trop simple et trop expéditives à propos de Malthus et sa vision du monde. A lire, vraiment, tant sa pensée a pu être déformée et trop souvent rejetée d'un revers de la main.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/08/la-malediction-de-thomas-malthus.html

 

Le propos est d'ailleurs à mettre en perspective avec l'article sur le déclin de l'économie cité au-dessus... tout lecteur honnête verra où je veux en venir, puisque dans les deux cas il est question de la démographie, mais aussi de sa manipulation, idéologique ou technique, pour parvenir à un certain résultat.

 

 

Il ne me reste plus que deux liens à partager. Tout d'abord un article très instructif des crises.fr sur la politique de « Valve » société de jeux vidéo bien connue, qui opère sans hiérarchie en son sein, et les effets pervers qui en découlent. Un exemple parmi bien d'autres, déjà connus, de l'idéalisme entrepreunarial en vogue dans la silicon valley. Valve se situe à Seattle et non pas en californie, mais cette mode s'est de toute façon répandue au minimum sur toute la côte ouest américaine, et touche désormais déjà le reste du monde. Il est donc intéressant de s'édifier à ce sujet.

 

https://www.les-crises.fr/pas-de-patrons-pas-de-managers-la-verite-derriere-la-facade-de-la-hierarchie-horizontale/

 

 

Enfin, un tout dernier lien que je recommande plus particulièrement, et qui nous fait réfléchir sur la standardisation du monde. Et je vous laisse tout simplement sur ce lien, merci à vous et à bientôt pour la suite, ainsi que de mes prochains articles sur la démarche de curiosité, entre autres.

 

http://www.dedefensa.org/article/bernays-et-celine-et-la-standardisation-moderne

 

 

Addendum : deux liens que j'ai oublié d'adjoindre à l'article. Le premier ne fait que confirmer l'orientation de muselage des médias alternatifs.

http://le-peuple.ca/politique/article-3232-1536292566

 

Le second est un article de fond sur dedefensa que j'avais trouvé intéressant, où il est question d'une fixation sur l'instant présent, sous une forme de dénégation du passé et de l'avenir, qui n'a pas grand chose à voir avec le fameux "carpe diem" que l'on connait.

http://www.dedefensa.org/article/du-big-now-a-lleternel-present

 

 

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07 septembre 2018

Retour sur les fleurs de Bach et leur place dans notre époque consumériste et rejettant les émotions

 

Retour donc, 5 ans après, sur mon article sur les fleurs de Bach, l'un des plus courts, lapidaires et anecdotiques de mon blog, mais qui a suscité presque 20% des commentaires de mon blog, malgré plus de 220 autres articles beaucoup plus étayés, sur des sujets de société de fond. La « faute » à des liens sur des sites médicaux où certains ont plutôt apprécié mon article apparemment, assez pour le relayer en tout cas. D'où un afflux prévisible de commentaires dépités de convaincus du produit, etc.

 

J'écris ce texte pour mettre un terme définitif à cette micro-polémique (il faut relativiser, ce ne sont quelques dizaines de commentaires, et on doit trouver bien plus de convaincus des « FdB » dans le pays) assez pauvre à mes yeux, qui ne m'intéresse pas beaucoup, mais qui mérite qu'un bilan en soit tiré, notamment sur un blog largement relatif aux conditionnements mentaux, dont la mentalité consumériste est clairement l'une des branches de cet arbre.

 

 

Sur la fuite des émotions

 

Je commence directement par ce point que, de mémoire, absolument personne n'a relevé dans l'article original. Il est pourtant central, mais j'aurais sans doute pu ou du l'étayer plus.

 

Le problème que je pose sur ce thème est que nous vivons une époque où les émotions sont presque systématiquement mal vécues, fuies et évitées, et bien sûr a fortiori si elles sont négatives. Or que proposent les « FdB » ? Précisément de vous guérir de vos émotions. Voire de votre caractère... ce qui est assez alarmant. Par exemple, le pin est vendu pour vous guérir de votre sentiment de culpabilité, souvent lié à un trop fort perfectionnisme, ou à une trop grande rigidité mentale. La réaction primaire est de penser que c'est formidable de se soigner à bon compte d'un travers psychologique avec un simple élixir. Mais une analyse plus approfondie, qui se construit par une bonne connaissance de soi, fait réaliser que ce que propose l'élixir, c'est en fait se dispenser d'un apprentissage.

 

Les émotions, les traits de caractère, ne sont pas là pour nous ennuyer, mais pour nous structurer et nous donner une certaine tonalité par rapport à la vie et au monde.

 

Or, malgré tout le blabla actuel autour de l'individualisme forcené, ce qui est recherché aujourd'hui est la standardisation de tout, et notamment des gens. En nivelant les émotions et les personnalités, on arrivera sans nul doute à un monde parfaitement plan où chacun sera équivalent à tous, et où l'illusion du pseudo-individualisme actuel, qui ne vise qu'à créer des consommateurs superficiels soulageant leur souffrance par la consommation de biens inutiles ou superflus qui ne font qu'accroître leur souffrance et leur dépendance sur le long terme.

 

A ce propos, un excellent article sur cette standardisation :

 

http://www.dedefensa.org/article/bernays-et-celine-et-la-standardisation-moderne

 

 

Les émotions ne sont donc pas là pour nous nuire. Elles nous font souvent mal il est vrai, et ce n'est pas moi, grand anxieux, qui dirait le contraire. Mais elles portent, surtout, du sens et un apprentissage. Ce sens est certes de moins en moins évident à une époque où la véritable spiritualité a été remplacée par un vulgaire marchandage, et donc l'apprentissage qui en résulte de moins en moins accessible. Les dépressions explosent, ainsi que les burn out, les suicides, etc.

 

Est-ce une raison pour tomber dans la facilité de gommer l'apprentissage et de le remplacer par un vulgaire slogan vendu en lot avec un « élixir » ? Il est vrai que le new age est particulièrement prodigue en solutions toutes faites et en petites phrase sensément pleines de signification, qui masquent mal leur vacuité absolue, à peine digne d'un « just do it », version allégée et aseptisée du « carpe diem ». Il ne faut se soucier de rien, n'être atteint par rien, n'être qu'un rien qui se laisse porter par le vent et la mode, et en cela, le new age n'est que le frère jumeau de la société de consommation de masse. Les fleurs de Bach sont l'équivalent de la sucrerie qui rassure l'enfant angoissé, et il ne faut pas s'étonner qu'elles ne dépassent pas les résultats d'un simple placebo.

 

Mais tout cela est un vaste sujet, et j'ai encore plusieurs points à aborder. Si vous ne comprenez toujours pas que l'une des caractéristiques du monde actuel est d'engendrer une déshumanisation profonde provoquant une dégénérescence bien plus sérieuse que le vague à l'âme que les FdB sont sensées guérir, peut-être que mes autres points vous amèneront à le saisir.

 

 

Sur l'importance cruciale de l'esprit critique à l'époque moderne

 

Mon blog n'est pas un blog de critique des fleurs de Bach ou des médecines alternatives. Au contraire je plaide sans arrêt en faveur des pratiques alternatives, pour sortir du carcan des pratiques telles que la médecine dite « classique », alors que la médecine allopathique n'a rien de classique. Elle n'est pratiquée que tout récemment, et elle a éclipsé des pratiques qui étaient très répandues et parfois très sages et très élaborées autrefois, basées sur les plantes par exemple, mais pas seulement.

 

Il est facile de fustiger la médecine ancienne en parlant des saignées. En réalité elles furent surtout pratiquées par les médecins du paradigme dominant pendant longtemps, c'est à dire par ce qu'on appellerait la « médecine classique ». George Washington en est mort, entre autres, or ce n'était pas n'importe quel péquenaud homéopathe ou phytothérapeute qui soignait ce genre de personnalité. C'était la pointe de la médecine de l'époque.

 

https://www.gentside.com/histoire/le-saviez-vous-george-washington-aurait-du-etre-ressuscite_art34772.html

 

L'avenir dira si nos chimiothérapies sont vraiment meilleures que les saignées, ou si l'humain du 22e siècle, s'il existe, y verra une aberration barbare et complètement insensée. Aujourd'hui, on ne sait pas faire mieux, c'est un fait. Quoique. L'on combat largement assez les médecines « alternatives » pour leur interdire de prouver qu'elles pourraient éventuellement faire mieux. Le cancer est un bastion, une sorte de signe sacré qui rallie la pointe de la technologie médicale, et qui empêche quiconque autre d'entrer dans la forteresse. Mais bref...

 

Mon blog, donc, a pour principale fonction de combattre toutes les formes de conditionnements et d'embrigadements, et donc aussi bien l'obscurantisme dit scientifique, que l'obscurantisme anti-scientifique. Les deux ont leurs dogmatismes bien particuliers, quoique se rejoignant souvent dans l'exploitation de la misère de l'humain moderne, notamment en contribuant à le maintenir dans l'ignorance, et en particulier dans l'ignorance de lui-même.

 

C'est pourquoi je dis que les FdB ne sont ni pires ni meilleures que les anti-dépresseurs ou d'autres médicaments imposés par big-pharma pour faire du fric et provoquant parfois des scandales massifs. La pharmacopée alternative, simplement, ne produira probablement jamais de scandales aussi massifs, parce qu'elle est relativement marginale, et en tout cas minoritaire, et du coup bénéficie de cette aura de victimisation et de pureté. Ce qui est opprimé et marginalisé serait forcément bon et exemplaire ? Que non pas... Que le meurtre reste marginal, grand merci.

 

Qu'on se le dise : la seule différence entre « big pharma » et le reste, c'est que le reste, c'est « small pharma », avec les mêmes intérêts, l'étiquette de probité, d'humanité et de prétendue bonté en plus. Et encore... quand on sait que plus de 50% du bio est possédé par des boites d'agro-industriel de masse – oui, y compris Bayer-Monsanto – on comprend mieux que les deux univers sont simplement deux visages du même... Tout comme le new age n'est que le revers de la médaille de la société de consommation de masse, et que le new age n'a recyclé les spiritualités ancestrales -le recyclage est à la mode – que pour mieux les exploiter financièrement. Quoiqu'en disent la plupart des « bonnes âmes » qui tirent un profit de ce milieu, qui n'est rien d'autre qu'un marché plein de bonnes intentions que l'on demande à vérifier.

 

https://www.notre-planete.info/actualites/4280-BIO-multinationales

 

Lisez ça et ouvrez donc les yeux bon Dieu ! Arrêtez de croire que vous êtes du bon côté de la barrière, il n'y a pas de barrière ! Il n'y a que la société marchande, partout ! Mais n'est-ce pas cela que vous voulez, justement, ceux qui défendez les FdB ? Ce monde où l'on peut tout acheter, y compris le bonheur qui serait en petits flacons « malins »... victimes de la publicité et des revues de marketing bio se cachant sous l'image de la « santé naturelle ». C'est un business, c'est le même business que celui que les gens de votre milieu et de votre classe critiquent souvent si généreusement et si superficiellement ! Le Bio, aujourd'hui, c'est Macron et compagnie, c'est la finance, c'est les banques, c'est l'industrie, c'est Monsanto, le Diable selon la pensée « verte-anti-système ». Or il n'y a aucune différence, le seul véritable intérêt du bio – car oui, j'en consomme un peu – est de constituer une alternative relative, de proposer des produits qui n'existeraient pas autrement, et notamment de marchandiser les plantes, alors qu'on les accuse toujours à tort de vouloir interdire les soins par les plantes et ce genre de choses, dans les revues de « santé naturelle » qui, comme le reste, carburent à la peur, à la paranoïa, pour en retour vendre du rêve à des cohortes de consommateurs inconscients de l'être.

 

 

Esprit critique et négativité

 

C'est une chose intéressante que de constater que l'esprit critique est constamment associé à la négativité. Partout, mais plus particulièrement dans ce milieu new age, bien-pensant, cocooné, qui ne veut voir que le pan agréable des choses, et s'offusque quand le monde leur présente un visage moins sage. Faut-il ou ne faut-il pas protéger ou couper les griffes d'un chat ? Un chat ne devrait-il pas être végétarien, pour complaire à cette manie de voir la consommation de viande comme une barbarie, et l'assassinat génocidaire de champs entiers de céréales au coupe-coupe industriel comme une douceur parmi les douceurs ?

 

Nombreuses sont les questions éthiques profondes tranchées avec la même ferveur qu'une génération de céréales bien sélectionnées pour plaire au consommateur bercé de « pensée verte » et de « développement durable ».

 

Ainsi, celui-ci ne pouvant concevoir la violence, et encore moins d'en posséder en lui, n'hésitera pas à reprocher à l'autre sa négativité, assimilée à de la méchanceté, quand bien même l'autre essaye de l'avertir d'un problème ou d'un risque. La critique, dans ce monde de bisounours, ne peut-être que l'activité malade d'un idiot dangereux et malveillant qui souhaite le mal de ses contemporains. Que leur interdit-il d'utiliser des fleurs de Bach si ça leur chante ? De quel droit leur met-il le nez dans cette notion d'effet placebo qui est si embarrassante et qu'on ne veut surtout pas comprendre, des fois qu'elle serait vraie.

 

Alors c'est décidé, les fleurs de Bach, l'homéopathie, ça marche sur les animaux ou les bébés, donc ça ne peut pas être placebo. Mieux ! Ça marche sur « moi », « alors que j'y croyais pas », alors c'est pas placebo.

 

Mais la vérité est qu'on ne sait pas vraiment ce qu'est l'effet placebo. Où il commence, où il finit. On ne peut donc savoir exactement ce qui en relève ou n'en relève pas, et je trouve cela fascinant, car cela ouvre des perspectives importantes, quand on y pense.

 

Je vous renvoie à mon article sur l'effet placebo. Vous y lirez peut-être des choses dérangeantes, si vous êtes convaincu de ceci ou de cela, mais vous ouvrir à une vérité ou à un point de vue vous intéresse-t-il, ou seul importe votre conviction, si fragile que beaucoup ne souhaitent pas même entendre quelqu'un développer une argumentation contre celle-ci...

 

Lien de l'article sur l'effet placebo :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/10/28/34493843.html

 

J'y ajoute cet article sur l'homéopathie sur les plantes :

 

https://lesmoutonsenrages.fr/2016/11/25/lagro-homeopathie-ou-lhomeopathie-pour-les-plantes/

 

Preuve que je ne suis pas fermé à l'idée que l'homéopathie – elle aussi réputée pour ne pas dépasser l'effet placebo – ait une réelle utilité.

 

Je ne dis d'ailleurs pas que les FdB ne marchent pas, et je n'arrête d'ailleurs pas de dire que « ça marche ». Seulement la question de savoir comment cela marche est réellement passionnante, mais l'esprit humain conformiste est souvent paresseux et se contente de constater que ça marche et de consommer. Et après, ça parle d'attitude responsable, voire éco-responsable. Non mais laissez moi rire. On ne peut pas être responsable sans comprendre et maîtriser ce qu'on fait. On ne peut pas être responsable et se livrer corps et âme à un produit, à une industrie. On ne peut pas être humainement et pleinement responsable et nier ses émotions à travers une poudre de perlimpinpin vendue pour le profit de quelqu'un d'autre...

 

Mais bref, moi ce que je trouve à la fois amusant et consternant dans tout cela, c'est de donner des leçons sur la négativité, tout en se montrant aussi négatif dans les commentaires. Certains même ne se gênent pas pour se moquer ou souhaiter du mal... projetant clairement sur autrui leur fonctionnement personnel non assumé. Ce qui est encore une fois typique de cette parano qui caractérise si bien le milieu new age, toujours en opposition avec la société-de-consommation-judéo-chrétienne, ou avec la « science matérialiste », mais faisant la même chose de son côté... alternative, tu parles. Ce n'est pas en tombant dans la pseudo-science que l'on vainc la science dominante, au contraire on la renforce et on la légitime en se ridiculisant. Mais là encore, bref...

 

 

En conclusion

 

Dans ma vie, j'ai expérimenté le chamanisme, la naturopathie, l'auto-hypnose, je me suis intéressé et m'intéresse toujours à l'ufologie, aux phénomènes paranormaux, aux cultes anciens, j'ai été vice-président d'une association versée dans le paganisme.

 

J'ai consulté des ostéopathes, des médecins allopathes, des homéopathes, des naturopathes, des kiné, des psychiatres, des psychologues, des chamans.

 

J'ai écrit des romans, des nouvelles, des chansons, des poésies, j'ai travaillé dans le social, j'ai côtoyé des hippies, des montagnards, des clochards, des goth, des nationalistes, des socialos, des syndicalistes, des blancs, des noirs, des chrétiens, des homos, des musulmans, des taoïstes, des gens de tous les continents, de toutes les religions, de toutes les sensibilités politiques.

 

Si je n'ai pas beaucoup voyagé, j'ai exploré beaucoup de contrées des rêves et de la pensée, du monde intérieur, du monde des esprits, du monde des morts, et ma vie a tué aussi beaucoup de mes illusions.

 

Je n'en suis pas moins un être humain faillible et très imparfait, étiqueté comme handicapé, mais je crois être une incarnation de l'ouverture d'esprit. Pouvez-vous en dire autant ?

 

Cependant, l'ouverture d'esprit n'est pas un courant d'air dans la tête. Ce n'est pas non plus une fracture du crâne ou du cerveau. Ce n'est pas parce qu'on est ouvert d'esprit qu'on doit tout avaler, tout croire, ne rien critiquer, autrement dit ne rien penser sur rien, être complètement lisse pour être complètement accepté, n'être personne pour être bien en société.

 

Au contraire, l'ouverture d'esprit amène à connaître beaucoup de sujets, peut-être intuitivement, peut-être un peu en surface, mais avec cette capacité à emmagasiner et à devenir une sorte de généraliste – ce qui est très mal vu à notre époque de spécialisation à outrance – vous pouvez faire des liens entre les choses. Mais pas seulement pour réaliser que ces choses sont liées entre elles, ce qui ne serait qu'en rester à un constat amenant souvent des rationalisations bien hasardeuses. Surtout pour remarquer qu'elles entretiennent entre elles des relations. Et quand vous avez commencé à réaliser certains travers de la société moderne, il devient difficile d'ignorer qu'elle a contaminé tout ce qu'elle contenait. C'est pourquoi il est trop facile de défendre un remède juste parce qu'il marche. L'aspirine, ça marche. La chimiothérapie, ça marche. Est-ce tout ce qu'il faut en dire ? Savez-vous que l'aspirine peut tuer ? L'aspirine « naturelle » aussi, d'ailleurs (celle issue du saule ou de la reine-des-près).

 

Alors admettons, les FdB, ça marche. Mais est-ce que le fait de les utiliser ne tue pas dans l’œuf quelque chose qui aurait pu naître chez celui qui a choisi de les utiliser ? Ne servent-elles pas à tuer des émotions qui avaient une raison, un intérêt, un sens, une importance ? Au lieu de les détruire, n'était-il pas plus urgent de les comprendre ? Je crois que cette manie de recourir à toutes sortes de remèdes tuant les émotions (anxiolytique signifie littéralement dissoudre l'anxiété, c'est à dire la détruire) est vraiment très importante à réaliser à notre époque. C'est bien beau d'avoir une conscience politique ou une conscience écologique. Quand on n'a même pas une conscience de soi-même et qu'on empêche toutes les occasions de la faire naître, alors c'est comme avorter de sa propre conscience. En lieu et place de se « soigner », on se déshumanise pour mieux correspondre avec ce monde déshumanisé qui, en repoussant les émotions, les fait resurgir comme par hasard dans des contextes hystériques, individuels ou de masse, qui ne font qu'empirer encore les choses... Mais c'est un vaste sujet, souvent abordé sur ce blog. A défaut d'en parcourir les centaines de pages, libre à vous de l'explorer par vous-même, d'y méditer, de saisir à quel point cela est vrai, à quel point cela est central, à quel point cela est important.

 

Voilà ce que cachait donc mon assez anecdotique critique des FdB. Il ne s'agissait pas seulement de « dénigrer » un produit, mais de le replacer dans tout un contexte socio-culturel qui le fait voir tout autrement, et qui fait réaliser la dangereuse supercherie qu'il recèle, bien pire que la simple escroquerie sur le prix ou la naïveté de ses consommateurs. Ce que vendent les fleurs de Bach, ce n'est pas tellement du bien être, c'est surtout de la conformité, de la sérénité factice qui confine au déni de soi. Ce n'est pas meilleur que les anti-dépresseurs ou que les anxiolytiques, et c'est tout aussi révélateur d'une époque, voilà ce que je dis. En plus d'être un bien piètre palliatif pour les naturopathes désemparés face au monde des émotions de leurs patients, et qui n'ont que cet atout à sortir de leur manche. C'est bien triste... mais c'est aussi bien à l'image de cette époque, où les soignants ne savent plus où donner de la tête et comment répondre à cette détresse mentale, morale et émotionnelle toujours grandissante, et toujours grandissante car jamais prise à la racine, parce que cela voudrait dire reprendre la société humaine à zéro...

 

Je vous laisse sur cette fameuse citation de Krishnamurti :

 

« Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. »

 

Et sur quelques-unes de ses réflexions.

 

La plus importante par rapport à mon sujet, affronter sa réalité psychologique comme chemin contre la souffrance :

 

http://www.krishnamurti-france.org/L-abolition-de-la-souffrance

 

 

 

Mais aussi...

 

Sur le conditionnement et la peur (toujours au cœur du fonctionnement des grandes dynamiques sociales, y compris le new age, comme on l'a dit) :

 

http://www.krishnamurti-france.org/Il-y-a-peut-etre-de-nombreuses

 

 

Sur la connaissance de soi :

 

http://www.krishnamurti-france.org/Le-commencement-de-la-meditation

 

 

Sur la fuite de la souffrance engendrant plus de souffrance :

 

http://www.krishnamurti-france.org/Le-moi-est-par-nature-contradictoire

 

 

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01 septembre 2018

L'instrumentalisation du clivage politique, et sur le dépassement de celui-ci

 

Je suis sûrement un peu idéaliste et optimiste lorsque j'affirme que le clivage politique n'a aucun sens et devrait disparaître pour le bien de tous, mais je crois cependant que mon point de vue n'est pas dénué d'un certain degré de vérité. C'est de ceci dont je voudrais traiter ici, à la lumière notamment de récents développements dans l'actualité ou encore du mandat de Macron.

 

 

La destruction du clivage est en réalité une chance pour reconstruire un monde moins clivé, rassemblé autour de valeurs choisies

 

 

Tout d'abord il est important d'avoir conscience que le clivage gauche droite tel qu'on le connaît actuellement n'a pas toujours été, et a fortiori n'a pas toujours été très ressemblant à ce qu'il est actuellement.

 

Un simple coup d’œil sur Wikipédia permet déjà de réaliser que ce clivage est différent dans d'autres pays, et même si Wikipédia répertorie des traits qui ont assez largement leur place de chaque côté du clivage à chaque fois, on se rend compte en étudiant le sujet que telle ou telle valeur peut changer de camp, et que les camps peuvent même s'intervertir. Le paragraphe final sur le dépassement du clivage mérite d'être lu, mais je ne m'y arrêterai pas ici pour aller droit à mon but.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_et_droite_en_politique

 

Ce document mérite également un coup d’œil, pour réaliser à quel point, à l'origine, le clivage n'était qu'une affaire entre différentes élites de la nation française.

 

http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fabolitions.free.fr%2FIMG%2Fpdf%2Fgauchedroite1789.pdf

 

La droite étant traditionnellement rattachée à la monarchie dont aux partisans royalistes, tandis que la gauche était reliée à la république, autrement dit aux « républicains », qui aujourd'hui est le nom des partisans de droite plutôt dure.

 

Mais il ne faut pas s'arrêter à ce simple moment de l'histoire, puisque le clivage ne cessera d'évoluer jusqu'au 21e siècle...

 

https://www.franceculture.fr/politique/une-chronologie-du-clivage-gauche-droite-en-12-citations

 

Ainsi, la religion vint s'immiscer dans le clivage au cours du 19e siècle, et c'est à cette époque que se renforce l'assimilation entre monarchie et Église, redessinant quelque peu le clivage.

 

Par la suite, la révolution soviétique, le PC puis le PS en France vont amener, vers la fin du 20e siècle, une nouvelle perception du clivage :

 

« Dans cette émission de 1985, Olivier Duhamel estimait que ce clivage, loin de s'accentuer, s'était rétréci, la gauche ayant été confrontée à la réalité du pouvoir : "Ce qui a entraîné une indiscutable révision de son discours politique, de sa vision politique… révision qui rapproche la gauche de la droite." Un débat plus vif que jamais aujourd'hui, à la veille de la fin du mandat de François Hollande, et alors que d'aucuns estiment que l'extrême gauche actuelle est devenue le PS d'antan. »

 

Le clivage s'est tellement « rétréci » depuis, si je suis cette qualification, que la gauche est devenue le centre-droite, que le centre est devenu la droite, et que la droite est devenue la droite dure, avec son mauvais génie qu'elle repousse sans cesse tout en la courtisant (Sarkozy), qu'est bien entendu l'extrême droite. Il n'a donc pas seulement rétréci, mais a sérieusement dérivé vers ce qui avait toujours été le parti pris de l'élite... Il y a de nombreuses raisons à cela, au nombre desquels la propagande socio-politique verrouillée par l'élite à travers les médias, bien entendu, mais aussi « l'échec » des rouges suite à la guerre hybride et économique (oui, déjà) entre l'URSS et les USA jusque dans les années 80 (que les USA essayent de réitérer aujourd'hui). Ce qui a permis la narrative « la gauche n'avait jamais eu d'avenir, elle était perdante en essence ». Autrement dit « Vive le capitalisme, et vive une élite riche ! » Et tant pis pour les pauvres, le 99%.

 

C'est pourquoi, bien que modérément déçu par la gauche (j'ai toujours été foncièrement apolitique et anarchiste, mi-cynique mi-idéaliste et n'en attendais pas grand chose), je suis régulièrement consterné de lire des gens de droite dire que la gauche gagne toujours du terrain, même s'ils ont aussi de bonnes raisons de le dire.

 

C'est qu'à mon avis, le clivage a été tout simplement faussé pour servir bien sûr des intérêts plus grands (je veux dire... ceux des riches, pas des intérêts supérieurs), laissant apparaître des éléments faussement de gauche, et d'autres faussement de droite, le tout pour servir une idéologie totalement apatride et nihiliste qui n'a que les apparences de la politique, pour n'être en fait que de la macro-économie appliquée, desservant et ignorant totalement l'humain. Normal que l'on dise que le nouveau clivage est entre les nations et l'Europe, par exemple, alors qu'il est en réalité, et je l'ai toujours dit, entre le peuple et l'élite. Je crois que mon propos le démontre suffisamment, mais allons tout de même plus loin.

 

 

Le clivage gauche-droite est il authentique ?

 

En clair, je pense qu'il l'est, ou plutôt que le clivage d'une manière générale est inévitable. Qu'il y a malheureusement des points de vue irréconciliables et que c'est propre à la nature humaine, influençable, dont la perception du monde est par essence partiale et incomplète, ce qui se traduit par des élans et des volontés différentes.

 

Mais cela n'empêche pas que le clivage gauche-droite en lui-même, s'il repose sur cette réalité irréductible, soit faussé et instrumentalisé. Je ne suis pas là pour discuter des mérites des valeurs de gauche et des valeurs de droite, si tant est qu'elles aient une réalité tangible. Ce ne sont que des concepts et des idées, qu'il faut mettre à l'épreuve du réel, et dont il ne faut jamais oublier qu'en se confrontant entre elles, elles se mènent une guerre dont ce sont essentiellement les circonstances qui vont décider du vainqueur et du vaincu. Le vainqueur pourra alors décréter que son idéologie était la meilleure, car tout simplement mieux adaptée au monde réel. Ce n'est pas faux dans l'absolu, mais c'est aussi moins simple que cela, dans la mesure où le réel est lui-même un concept intangible, une idée bien avant d'être une chose concrète, et tandis que le monde concret évolue, ce qu'on appelle « le réel » bouge avec lui, et peut soudain se montrer plus accueillant envers une autre idéologie, plus neuve comme plus ancienne, tandis que celle qui avait gagné et avait, comme chaque vainqueur, construit sa propre histoire, chutera de n'avoir pas saisi cette évolution, cette nature mouvante du monde lui-même.

 

Ainsi, aucune idéologie n'est supérieure à une autre. Toute idéologie fonctionne à la fois par l'énergie et l'efficacité de ceux qui la font vivre, et par son adéquation avec son époque. Aucun effort ne pourra adapter une idéologie qui ne fonctionne pas avec son temps et son lieu, de même qu'une idéologie qui serait excellente ne fonctionnera pas si plus assez de monde n'y croit ou n'est en mesure de la défendre. Ceci pour relativiser l'échec du communisme, mais surtout de tout mode de vie ou de pensée perdu dans l'histoire, ou combattu à l'heure actuelle, non pas car inadaptée au monde, mais car en infériorité par rapport au mode de pensée dominant. Autrement dit ce n'est pas parce qu'une idéologie échoue sans cesse qu'elle est mauvaise ou inadaptée. Il suffit qu'elle soit suffisamment combattue par le pouvoir dominant pour ne jamais avoir sa chance. C'est un peu une histoire de mâles dominants, et à bien y regarder, ce n'est rien d'autre que cela. Il n'y a alors qu'un espoir : celui que le mâle dominant à un moment donné soit bien le bon, et qu'il défende bien l'idéologie qui ne va pas mener tout un chacun à sa perte. Regardez le fonctionnement du monde actuel, autour du capitalo-libéralisme, au sujet duquel même le premier ministre de la France parle d'effondrement possible, et dites-moi s'il vous semble à peu près certain que ce soit la bonne idéologie en place. Tout indique le contraire, à mon avis, et on est là au-delà de la question du clivage, puisque les tenants de cette politique sont aussi bien contre les « nationalistes » que contre les « populistes »... rappelons que ce sont des façons finalement assez détournées de nommer le clivage gauche droite : au progressisme de gauche correspond traditionnellement le peuple, donc le « populisme », tandis qu'au conservatisme de droite correspond la volonté de garder en l'état les nations, les traditions, les religions, etc.

 

Preuve est faite que la politique actuelle n'est pas un heureux amalgame des idéaux de gauche comme de droite, mais bien un mode de gestion du monde purement cynique et nihiliste basé sur la manipulation de l'économie mondiale et l'oppression des idéologies réellement politiques de droite comme de gauche.

 

A partir d'ici, je vais faire quelques détours par des articles récents pour illustrer mon propos.

 

Commençons par cette anecdote apparemment juste amusante, après le départ de Nicolas Hulot du gouvernement :

 

https://francais.rt.com/france/53653-nicolas-hulot-voulait-faire-emmanuel-macron-premier-ministre

 

Ainsi donc, Hulot se voyait président de la France, et il voulait Macron comme premier ministre, et des gens de gauche et de droite dans son gouvernement. N'est-ce pas merveilleux ? Autant la candeur de la chose que cette volonté de rassembler à gauche et à droite (mais pas trop loin quand même). Bon... cela révèle surtout que Hulot, l'un de nos grands hélicologistes, ne soit ni de droite, ni de gauche, bien au contraire, comme dirait l'autre. L'écologie est traditionnellement très à gauche (je vous avoue que je me demande un peu pourquoi, même si je sais que c'est surtout lié au fait que la droite repousse traditionnellement les dépenses considérées comme inutiles, comme si l'écologie n'était pas, justement, rien d'autre que l'économie de l'environnement, censé économiser celui-ci et donc nos moyens et nos ressources... mais il est vrai que de nos jours, l'écologie ne rime qu'avec taxations comme si c'était tout ce qu'on savait et pouvait faire...), tandis qu'Hulot est avant tout un homme d'entreprise, de longue date allié des lobbies et des industriels. Copain avec tout le monde, Hulot était-il un précurseur incompris qui aurait pu sortir le pays de l'ornière et dépasser le clivage politique comme je le souhaite ? Aucune illusion là-dessus, et je gage que l'avenir nous donnera encore des occasions de constater à quel point il n'est qu'un vendu aux industriels avides de profits et sans aucun souci de respect de l'environnement. Ce n'est qu'un énième caméléon, ayant d'ailleurs des atours très semblables à ceux d'un Macron, à propos duquel il a encore réaffirmé son amour après sa démission, qui avait commencé par vendre son image dans des émissions de divertissement nous vendant la nature comme une chose jolie et amusante bien avant que d'être indispensable et incontournable. Les sponsors de l'industrie chimique de son émission me donnent encore de l'urticaire, rien qu'à y penser. Difficile d'imaginer pire comme « soutiens »... Pratiquement tout le monde avait déjà compris avant la lettre le concept du greenwashing en regardant Ushuaïa. Et dois-je mentionner que les produits de sa marque ont été pointés du doigt comme anti-écologiques ? N'en jetez plus, Hulot était un arriviste comme un autre, et il est facile de lui accoler une étiquette d'impuissant en tant que ministre de l'écologie quand on a saisi l'étendu des collusions qu'il traîne avec lui.

 

Un véritable cas d'école, en vérité, du fait que le clivage, aussi authentique qu'il soit à la base, ne les intéresse que pour se vendre aux plus offrants et aux électeurs et citoyens les plus naïfs. On pioche à gauche et à droite, mais le modèle du monde que l'on a est totalement dicté par les industriels, point.

 

Quant à Macron, qu'en dire ?

 

https://francais.rt.com/international/53614-face-gaulois-refractaires-macron-vante-danois-peuple-lutherien-ouvert-changements

 

Pur mépris pour ses électeurs et pour le peuple qu'il est censé gouverner. Ça se passe presque de commentaire, mais ce genre d'essentialisme extrêmement méprisant pour un peuple de gaulois (donc d'arriérés) réfractaires (donc bornés) mérite d'être cité et étalé, pour voir encore une fois le bon visage du vendeur sur pattes érigé en président de la république, affichant le véritable respect qu'il a pour ses « clients », ce peuple d'ingrats qui ne veut d'aucune réforme, en tout cas surtout pas des siennes. Cela n'apporte certes pas grand chose en soi à mon sujet, mais je trouve tout de même bien utile de présenter une foi de plus le portrait-type du politicien porteur d'un projet politique « ni-gauche, ni-droite, tout pour la finance ».

 

Et cette finance, ce n'est plus seulement des banques et des actionnaires, mais aussi celle des transnationales trop puissantes pour même dépendre de leur actionnariat, je pense bien sûr aux GAFA dont il a déjà été question récemment. De ce côté là, c'est encore plus probant, lorsqu'on a les yeux en face des trous.

 

https://francais.rt.com/france/53617-censure-sur-internet-touche-autant-gauche-que-droite

 

Je l'ai déjà dit dans un de mes tous récents articles, les GAFA censurent aussi bien à droite qu'à gauche, et cet article ne fait que le rappeler. Le suivant, par contre, le démontre de l'intérieur :

 

https://francais.rt.com/international/53619-salaries-facebook-se-plaignent-probleme-diversite-politique

 

Ainsi, ces boîtes laisseraient trop de place aux idéologies de gauche. Normal, nous sommes dans la silicon valley, territoire inexpugnable du gauchisme le plus caricatural, le plus irréaliste et le plus délirant, capitale universelle du progressisme LGBT à tout crin, idéologie idiote qui est en train de pourrir l'esprit surtout de ceux qui en sont les plus captifs, mais pas seulement, malheureusement, et qui par la même occasion ridiculise les idéaux de gauche. Il est d'ailleurs navrant de voir même Besancenot, après avoir brillamment attaqué Macron et Mélenchon sur une chaîne de télé, se vautrer dans l'anti-racisme le plus bête, paraissant décontenancé par les évolutions récentes de l'opposition à l'immigration incontrôlée jusqu'au sein de l'extrême gauche. Sa réaction « jusqu'à présent, ça ne faisait pas partie de notre logiciel », sous entendu « il faudrait savoir »... C'est bien beau de vouloir porter un logiciel, moi je croyais que l'humain était, justement, autre chose qu'une IA ressassant son programme... Qu'on me comprenne bien : je suis contre le racisme aussi, mais je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir une position inaltérable sur différents points idéologiques, surtout lorsque cette idéologie est rongée de l'intérieur et ne tient aucun compte des évolutions du réel dont je parlais plus haut. Être opposé à une immigration irraisonnée n'empêche pas d'être contre le racisme, n'empêche pas de respecter les immigrés, il y a confusion de principes... Et être « internationaliste » comme Besancenot se réclame de l'être ne doit pas conduire à être sourd et aveugle aux manipulations autour du multi-culturalisme qui n'est rien d'autre qu'un intérêt du grand capital qu'un Besancenot prétend combattre. Sans être du tout un défenseur du « chacun chez soi », et plutôt partisan du partage des richesses et de la liberté de mouvement, je prend conscience que ces choses peuvent être instrumentalisées et détournées jusqu'à aller contre les intérêts de ces populaces qui « migrent » en étant bien souvent la proie des marchands d'esclaves, avant de devenir les serfs des entreprises occidentales. Je ne suis pas à même de juger s'ils seraient « mieux chez eux », mais je me demande s'ils seront « bien chez nous » et aussi si nous serons bien ensemble ici. Ne sont-ce pas des questions légitimes que tout un chacun devrait être autorisé à se poser (peut-être que s'autoriser à se poser à soi-même est d'ailleurs déjà le premier barrage chez beaucoup qui en effet ne font qu'exécuter un programme/logiciel politique familialement conditionné...), sans être accusé d'être brun-rouge, facho ou je ne sais quoi ? Se poser en défenseur de l'humanité et accueillir sans distinction ni réflexion ne suffit pas. Je fais un principe de mon humanisme et de mon humanité, mais je me refuse à ce qu'il soit manipulé pour d'autres intérêts que l'humanisme par des plus puissants que moi, qui propagent leurs idées par les médias qu'ils possèdent, et utilisent ces « idées » pour matraquer moralement ceux qui sont en dessous. Et je dénie totalement que cela fasse de moi un odieux « facho de droite ».

 

 

Allons encore plus loin

 

On a vu que les valeurs d'un « camp » comme de l'autre peuvent être détournées ou même piratées, et qu'un esprit libre devrait être capable de faire la part des choses sans s'enfermer dans un camp, ni tomber dans le piège du « centrisme » qui, en fait, n'est rien de plus qu'un nihilisme apolitique sans véritable souci des peuples.

 

Maintenant essayons de regarder de plus près ce que sont vraiment ces idéologies de droite et de gauche que l'on a actuellement.

 

D'abord, il s'agit surtout d'étiquettes pour défendre son camp et déstabiliser l'autre camp, et dans ce registre, les politiciens ne s'embarrassent pas de scrupules, comme François Hollande, à gauche sous Mitterrand, se faisant passer pour un homme de droite, puis élu quelques décennies plus tard, se fait passer pour un homme de gauche, tout en menant l'une des politiques les plus à droite qu'on avait jamais vues :

 

https://www.les-crises.fr/quand-francois-hollande-se-faisait-passer-pour-un-leader-de-la-droite/

 

Si vous ne voyez pas encore que les deux idéologies « résolument opposées » sont en fait solubles l'une dans l'autre, ça va être difficile de vous le faire saisir après ça. En effet, Hollande ne s'est pas contenté de jouer sa partition dans un complot, il a joué toute sa carrière sur la confusion entre gauche et droite, comme en témoigne son parcours politique et son bilan de président. Ce n'est pas tout de dire qu'on se rendait bien compte qu'il menait une politique de droite. Encore faut-il réaliser qu'il n'existait pas de politique de gauche qui puisse être menée. Nous avons en fait juste les décorums et colifichets qui évoquent ces idéologies mortes, dont on lit dans tous les médias depuis l'élection de Macron qu'elle « n'est pas dépassée ». Si elle ne l'est pas, quel besoin a-t-on de l'affirmer et de le démontrer ? Il y a vraisemblablement un besoin de perpétuer l'illusion chez les masses votantes, surtout après le déni affiché par l'élection de Macron... Il est vrai que la question ne se serait pas posée si Marine Le Pen avait été élue, on aurait même parlé de « la montée des extrémismes et des intolérances », mais voilà, elle ne l'a pas été, et les haines sont tout aussi instrumentalisées que les croyances dans une véritable idéologie politique macronienne, qu'elle soit « centriste » ou encore ni gauche ni droite, c'est à dire « rien-du-toutiste ».

 

A propos de ce faux combat gauche-droite, un récent article de brandon Smith m'a quelque peu irrité, car il agite sans arrêt ce fanion rouge du combat contre l'opposant « marxiste, progressiste, gauchiste, etc. » Bref contre l'idiot de gauche. Et là je pense qu'il est utile de s'arrêter sur quelques passages, pour démonter ce discours, cette auto-conviction qu'il y a bien un ennemi, et que cet ennemi est à l'opposé du spectre politique.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/08/les-forces-et-les-faiblesses-des.html

 

Smith commence dans son introduction par parler du faux paradigme gauche-droite. Bon point pour lui et il a parfaitement raison de dire que la gauche est aussi bien que sa droite manipulée et instrumentalisée. Il pourrait, à mon sens, s'arrêter sur ce constat, et se demander si ce paradigme a réellement un sens, s'il en a déjà eu, ou s'il en a encore. Cela équivaudrait bien sûr à jeter aux ronces son partisanisme de droite, et de là, son discours est entièrement faussé par son parti pris et par un relatif manque de distance, même si cet article a le mérite de remettre certaines choses en perspective tout de même.

 

Je ne suis bien sûr pas d'accord avec lui quand il affirme que le clivage est historique et irréductible, je crois plutôt qu'il a toujours été guidé dans des couloirs à bestiaux par une oligarchie voulant rendre le débat politique plus manichéen qu'il ne devrait être, mais ce n'est pas ce qui me dérange dans son propos.

 

Il a également raison de mentionner que chaque camp peut tomber dans un fanatisme malsain. Justement, c'est par une attitude raisonnée que nous pourrions... faire s'écouter les partisans des deux camps, au lieu de ces ridicules guerres de tranchées idéologiques, de ces faux-débats télévisuels qui mettent en scène la confrontation et les points de clivage au lieu de mettre en exergue les points de convergence possibles. Et c'est là qu'on tombe dans la dérive peu lucide du point de vue partisan de Smith, qui veut absolument que l'adversaire soit le camp opposé, alors qu'il sait que ce n'est pas le cas... que le véritable ennemi est « au-dessus ». Comme il est difficile de se défaire de ce genre de posture partisane...

 

« C’est pourquoi la gauche politique semble s’organiser beaucoup plus efficacement que les conservateurs dans de nombreux cas. Alors que les conservateurs s’engagent dans des débats internes les uns avec les autres sur les principes et les solutions pratiques, les gauchistes sont beaucoup plus déterminés dans leur quête d’influence sociale. »

 

Smith déplore que la droite se perde dans les conflits alors que la gauche serait unie. Est-ce une farce ? Ce qui définit le mieux la politique à l'heure actuelle, c'est l'énergie perdue dans les luttes intestines, justement, et s'il est vrai que la droite ne donne pas sa part aux chiens en la matière, vous avez déjà vu une gauche unie, vous ? Puis, qu'est-ce que c'est que la gauche, aux USA ? Clinton, Obama ? Soyons sérieux, ces « progressistes » sont de centre-droit, voire de droite ferme, et le progressisme qu'ils mettent en avant n'est rien d'autre que cette parodie de respect des minorités qui ne se manifestent socialement que par la bien-pensance, le politiquement correct et une forme vicieuse de terrorisme intellectuel et même plus qu'intellectuel puisqu'il est moral, émotionnel, quasi-spirituel. Non, ce progressisme n'est que de façade, c'est le pire de la gauche, mais c'est une façade qui est vivement colorée de manière à faire croire à une vision politique de gauche. Les USA sont un pays qui autorise le port d'armes, recordman de la population carcérale utilisée dans un esclavagisme moderne absolument éhonté, n'a pratiquement pas de politique sociale ni de santé... Qu'on cesse de dire que ce pays est gangrené par une gauche qui serait « trop puissante et trop bien organisée ». J'en ai vraiment des crampes à l'estomac. On parle du pays totalement dominé par les néo-cons, c'est à dire... les conservateurs. Que Smith trouve que ce n'est jamais assez le regarde. Mais quelle distorsion dans la perception des choses...

 

Il est vrai qu'on parle du pays qui est le plus exposé à sa propre propagande, qui est avant celle d'Hollywood, et on l'oublie trop souvent puisque cet acteur de la propagande est d'abord étiqueté comme producteur de divertissement, mais quoi de plus normal dans la société du spectacle ?

 

https://www.les-crises.fr/la-fabrique-de-lennemi-par-le-cinema-americain-avec-pierre-conesa/

 

Un Hollywood né de l'idéologie de la silicon valley, celle instrumentalisée par les créateurs mêmes de la propagande (Bernays), avec son paravent de tolérance raciale et sexuelle, et son idéologie totalement libérale qui a permis les plus grandes réussites et les plus grands abus du capitalisme monopolistique. Il est vrai qu'il est difficile de percevoir cela quand on est conditionné à une façon donnée de voir les choses et que l'on a été matraqué par Hollywood toute sa vie. C'est un fait : Hollywood vend au monde le rêve américain fait de héros, de monnaie, de violence, de guerre, et le progressisme n'est vraiment qu'un beau vernis destiné à rendre tout cela acceptable et même souhaitable. Il faut vraiment avoir une sorte d'idiotie dirigée pour ne pas voir que, si ce progressisme émerge bien des milieux gauchistes californiens notamment, il a depuis été totalement réformé et renversé par le système qui, on le sait, sait parfaitement récupérer les idées qui, au départ, le menacent. Aussi, la contestation du système aux USA a essentiellement dérivé vers une pure hystérie réellement pathologique qui ne s'occupe plus de politique, mais veut juste se venger du mâle blanc dominateur, tout en profitant les acquis que la société coloniale et oppressive américaine a su produire... Encore une fois, il est facile de rendre les choses plus manichéennes qu'elles ne sont. Plus difficile de saisir que le véritable problème n'est pas qu'à gauche tout le monde serait con, et à droite méchant.

 

Le fait est que, pendant que les luttes intestines se déroulent dans les partis, les véritables pouvoirs du monde ont le champ d'autant plus libre... La division qui a eu lieu au sein des couches populaires s'est retrouvée jusque dans les partis. Raison de plus d'en finir avec ce stupide partisanisme qui nous fait perdre tellement de temps, et qui me semble plus nuisible qu'utile.

 

Pour enfoncer le clou quant à l'absurdité de ce clivage, rappelons qui est à la manœuvre du côté progressiste du lobbying politique intensif :

 

http://www.dedefensa.org/article/soros-supremaciste-censeur-diaboliques

 

Soros et sa nébuleuse d'ONG pourries dont je continue de recevoir les mails, aux messages toujours aussi caricaturaux, mais sans doute toujours aussi efficaces sur des masses abruties qui croient réellement que le progressisme vendu par ces ONG est autre chose qu'une manière de les acheter à des causes perdues et totalement annexes du véritable combat qui se joue. On détourne ainsi leur argent et leur attention, on leur donne l'impression d'être utiles et de faire le bien. Voilà le vrai visage du « progressisme » actuel que Smith perçoit comme une menace gauchiste. C'est une menace, certes, mais elle n'est pas gauchiste. Elle est « internationaliste », comme dirait Besancenot. Universaliste, mondialiste, globaliste, c'est pareil. Et s'il y a encore des gauchistes qui croient qu'on peut mettre tous ces termes ensemble (ceux que je viens d'écrire et toutes les pseudo valeurs hystériques du pseudo-progressisme moderne), c'est qu'ils ont été longuement abîmés par un discours trompeur et idéaliste. On peut défendre l'humanisme sans se tirer une balle dans le pied. On peut valoriser l'altérité, l'altruisme et l'humanité sans faire en sorte que tout le monde soit, à la fin, le dindon de la farce mondialiste. Plus encore, je crois à un mondialisme possible, respectueux de l'humain et des diversités, mais il reste à inventer et n'a pratiquement rien en commun avec le Monstre qui se met en place actuellement, et dont la résultante logique, si l'on prolonge le mouvement actuel de l'histoire, va vers une termitière planétaire à la Huxley. Si je rejoins donc Smith dans sa lutte contre le mondialisme, je refuse en revanche l'idée que le gauchisme soit à la manœuvre de ce mondialisme, ou alors c'est une forme totalement tératogénique du gauchisme, qui est effectivement à combattre et à éradiquer.

 

Enfin, avant de conclure cet article, je propose ce texte de J.H. Kunstler, à droite mais généralement bien plus inspiré que Brandon Smith, dont les propos lucides se font rares.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/08/gros-plan-et-zoom-long-terme.html

 

Kunstler nous parle d'une manifestation où il dépeint bien mieux que Smith les travers de ce gauchisme dégénéré qui n'a heureusement pas capté tout le monde à gauche non plus. Il remarque surtout, avec bien plus de hauteur, que le vrai problème est ailleurs :

 

« Les présentateurs de la télévision par câble avaient lancé les appels habituels à « l’unité nationale », exhortant le président Trump à sortir de son bunker de golf à Bedminster, New Jersey, pour « rassembler le pays », une proposition tristement sotte. Il n’y a rien pour s’unir à l’intérieur. Il ne reste rien d’une culture commune américaine à part quelques films de Disney et c’est loin d’être suffisant. C’est ce qui se produit lorsque vous optez pour le multiculturalisme comme principe politique numéro un. Il nie automatiquement les valeurs communes, alors pourquoi s’attendre à un accord entre les groupes qui se disputent la domination ? »


Ce manque d'unité nationale est bel et bien le produit d'une dynamique qui vient d'en haut, de gens dont les préoccupations sont tout sauf gauchistes, mais qui ont bien su utiliser les préoccupations humanistes des gens pour mieux les manipuler tous. A gauche on fait croire à une justice sociale illusoire et délirante, à droite on fait croire que la justice sociale n'est rien de plus qu'une hystérie gauchiste. Quoi de mieux pour ridiculiser le concept même sur le long terme ? A gauche on ne pourra que se réveiller avec la gueule de bois pour avoir cru à des conneries pareilles, tandis qu'à droite on est totalement focalisé contre ces conneries dangereuses, puisque ç'en sont effectivement, et que leur seul résultat n'est que d'éveiller les haines qui demeuraient endormies, à gauche, sous un agréable vernis de tolérance de toutes les différences. On tolérera beaucoup de différences, certes, mais pas beaucoup de points de vue à propos de ces différences, et encore moins d'actes à propos de celles-ci. Ce qui n'empêchera pas de transformer les antifas en fachistes de fait, à travers leurs actions impardonnables qui mettent le feu aux poudres au lieu d'organiser le respect mutuel. Comme quoi l'extrémisme est décidément la plus mauvaise idée dans le monde actuel.

 

 

 

Conclusion

 

Bon. Faut-il être idiot pour croire que l'humain peut surmonter ses désaccords et faire preuve de raison pour dépasser un clivage aujourd'hui largement fabriqué ? Probablement. Il y a à n'en pas douter des désaccords irréductibles, des points de vue irréconciliables. Néanmoins, tout irait mieux si la politique n'était pas menée par des techniciens et les idéologies qui importent dans les choix civilisationnels guidées et imposées par des énarques, des journaleux et autres convertis à la religion du marché, qui tire sa puissance des plus hautes sphères de l'industrie et de la finance. Ça fait belle lurette que la politique n'est plus faite par des hommes de conviction, mais entièrement téléguidée par des pouvoirs bien au-dessus d'eux.

 

Et pourtant, c'est précisément à cause de cela que je crois que nous pouvons et devons dépasser le clivage actuel. Les idéaux politiques sont une chose, la réalité en est une autre, qui elle seule devrait mettre les premiers à l'épreuve. Voilà une démarche qui serait non seulement rationnelle, mais qui aurait le mérite de nous sortir tous de l'ornière due au paradigme actuel que je viens de décrire. En effet, loin du « macronisme » (c'était déjà beaucoup de parler de « hollandisme » au sujet de quelqu'un qui n'avait aucune autonomie de pensée ni d'action, mais alors de Macron, c'est vraiment beaucoup d'honneur à faire à un type totalement fabriqué et sorti de nulle part, juste bon à sortir de belles phrases lénifiantes et autres provocations convenues de pseudo-lettré ici et là, tout en servant ses maîtres) qui n'est rien de plus que l'avènement le plus absolu du nihilisme politique propre à l'époque actuelle, il est possible de se réunir et de mettre nos idées en commun, quitte à ce que chacun réalise son truc « dans son coin », puisque certains principes sont en effet irréconciliables. Mais il y a une priorité : sortir de la division dans laquelle on nous a mis, et je ne vois pas d'autre alternative. A défaut, nous continuerons notre chemin dans notre samsara politique, ce qui est de très loin l'éventualité la plus probable.

 

Il faut réaliser que ce clivage n'a comme seule utilité que d'organiser l'impuissance politique, et de chapeauter des peuples qui auraient pu, autrement, apprendre divers chemins vers l'autonomie. Croire que l'immigration est belle ou qu'elle est laide n'a d'importance que dans un système où l'on est captif de décisions sur lesquelles on n'a quasiment aucune prise. Vous ne pouvez accepter ou refuser les étrangers chez vous (ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, mais il est particulièrement prégnant au moment où je parle) que si vous avez une capacité d'autonomie et de décision dans ce chez vous.Cela signifie clairement que, souverainiste ou populiste, personne n'a entièrement tort, et tout le monde a toujours raison de vouloir s'émanciper de ce système qui n'entend personne, et qui veut mettre en place son Monstre. Un autre mondialisme pourrait être possible comme je l'ai dit plus haut, mais je ne me positionne pas en alter-mondialiste. Je crois, et c'est sans doute un point de vue assez peu original pour un anarchiste non-politisé extrêmement défiant envers tout système de domination, que la priorité est l'émancipation, soit l'exacte contraire de ce qui est proposé ou plutôt imposé à l'heure où j'écris.

 

En conséquence, je persiste à croire que le vrai clivage est patent et perceptible par les sens primaires de toute personne acceptant de les faire fonctionner correctement, avec les yeux en face des trous et le cerveau en état de fonctionnement, et qu'il s'agit de la rupture entre les élites financières et le reste du monde, qui continue d'exercer sa servitude volontaire envers les premières...

 

Il y a bien peu de valeurs universelles qui méritent absolument de s'imposer aux autres, et je crois que la première est la Paix... puisse l'humanité le réaliser, un jour ou dans 1000 ou 100 000 ans...

 

Et puisque je parlais d'émancipation, un dernier lien pour finir et vous laisser sur une conférence gesticulée (truc bien de gauche, donc) :

 

 

Vidéo youtube : régine mary "sainte iso protégez nous"

 

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