L'Oeil du Selen

14 juin 2018

L'anti Robin des bois, le contribuable irresponsable et la confusion budgétaire savamment entretenue

 

En ayant un peu marre des déclarations fracassantes de l'irresponsable de service, j'ai décidé de me renseigner un peu, et de faire un peu d'arithmétique pour rendre les choses plus factuelles. Je parle bien sûr des derniers propos du jeune père de la nation :

 

https://www.les-crises.fr/le-media-macron-fausse-gauche-ricoeur-vraie-droite-ricard-par-olivier-berruyer/

 

« Mieux responsabiliser tous les acteurs ». D'abord, peut-on parler « d'acteurs » quand on évoque une populace assommée et conditionnée par tous les procédés que l'on sait, maintenue dans le chômage et l'impuissance par un système que cela arrange bien et qui souhaite le maintient de ce statu quo ? Les « pauvres » devraient donc être des « acteurs » quand il est question de leur maintient en vie dans le système inique dont il est question, mais ils doivent rester passifs et prendre la béquetée quand il est question des « fake news » que l'on trierait pour eux ?

 

« On met un pognon de dingue dans les minima sociaux, les gens y sont quand même pauvres ». On pardonnera au gars son phrasé indigne d'un président, on était déjà formés pour accepter ça depuis Sarko. D'ailleurs, fondamentalement, il n'y a pas de différence entre l'un et l'autre, ces gens étant presque totalement interchangeables. On remarquera que Macron est dans le même registre : on fait des déclarations imbéciles basées sur des stéréotypes préexistants que l'on véhicule (cf « la racaille » par exemple), on gouverne sur les faits divers ou sur le dernier sondage en vogue, peu importe, le but est de naviguer à vue pour exécuter une politique là aussi pré-établie, à laquelle il manque seulement les prétextes, la narration la justifiant et l'accompagnant. La logique de la phrase est implacable, un sophisme parfait. On donne de l'argent aux pauvres, mais ils restent pauvres ; la solution ? Arrêter de leur donner de l'argent. CQFD.

 

« Responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté ». Prenons un pauvre vivant dans un système dans lequel il n'existe aucun boulot qu'il puisse accomplir. Ne me dites pas que cela n'existe pas, c'est le système dans lequel nous vivons. Comment allez-vous le « responsabiliser » pour qu'il sorte de sa situation ? Par l'éducation, selon Macron. On parle de ces formations qui inondent les associations pour l'emploi et qui, à 90% ne servent à rien ? C'est de l'occupationnel pour les chômeurs, point. Cela ne sert qu'à dire qu'on se décarcasse pour eux et qu'il n'en ressort rien, cela fait vivre des vendeurs d'illusion sur le dos de ces chômeurs, rien de plus. Je suis passé par là, je le sais très bien... On ne fait que construire un récit dans lequel les chômeurs sont décidément des fainéants, des incapables et des irresponsables. Une fois qu'on aura mis en place ce soi-disant système de « responsabilisation », on aura même un nouveau prétexte pour leur taper dessus. On dira par exemple « On responsabilise les gens et ils restent irresponsables » puisque cela n'arrange pas leur situation. Il y a simplement que quand vous avez passé des années, sinon des décennies, à chercher un travail et à faire des formations, à un moment vous baissez les bras et vous passez à autre chose, et c'est bien normal, sans quoi on ne serait rien de plus que des hamsters dans une roue.

 

Maintenant, comme le font remarquer les commentateurs sous l'article, qu'est-ce qui coûte réellement « un pognon de dingue » ? Ne serait-ce pas l'éducation, justement, dont le « président » (il faut bien des guillemets, là) prétend qu'elle serait la solution ? En effet, on ne s'y intéresse pas beaucoup, mais quel est le budget de l'état, à propos ?

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2018

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais#Exemple_de_budget_(2017)

 

Je remarque tout de suite que la première recette en 2017 est l'impôt sur le revenu (mise à part la taxe sur la valeur ajoutée) avec 78 milliards d'euros. L'impôt sur le revenu, faut-il le rappeler, ce sont les contribuables, c'est à dire vous et moi, tout le monde. Alors moi je constate qu'on met un pognon de dingue dans ce pays pour qu'il soit gouverné par des cons, et donc je propose la solution suivante : j'arrête de financer cette gabegie. CQFD ?

 

Je remarque aussi que ce tableau ne fournit que les recettes et l'équilibre du budget mais n'est pas clair sur les dépenses. Merci Wikipédia, site de référence, où est-ce que je vais chercher ça ?

 

Essayons là :

 

http://www.financespubliques.fr/articles/debats/actualites/les-finances-publiques-de-2017-en-10-chiffres-cl%C3%A9s/

 

« 41,8 milliards d’euros

C’est le coût de la charge de la dette en 2017. A titre de comparaison, la charge de la dette équivaut ainsi à 60,3 % du déficit budgétaire de 2017 (69,3 milliards d’euros), et représente le deuxième poste de dépense du budget de l’État (10,9 %) après l’Éducation nationale (18,4 %). »

 

Ah ben en voilà, un pognon de dingue ! Ceux qui ont déjà entendu parler de l'escroquerie internationale sur la dette apprécieront, là je fais un peu semblant de découvrir le fil à couper le beurre, mais tout cela n'est un secret pour personne.

 

Selon 20 minutes, en 2015, c'était 70 milliards d'euros pour les allocations :

 

https://www.20minutes.fr/societe/1848223-20160519-allocations-familiales-702-milliards-euros-prestations-verses-2015

 

Ce chiffre est-il juste ? Comment les recettes sont-elles distribuées pour arriver à ça ? On n'en sait rien, parce que nous sommes des irresponsables.

 

Nous donnons ainsi, selon Wikipédia, 70 milliards à l'enseignement scolaire et, selon cet article juste en dessous, 50 milliards à l'éducation, qui est le premier poste de défense de l'état, devant le dette en second, donc l'article de 20 minutes ne peut pas être juste.

 

http://www.europe1.fr/economie/le-budget-de-leducation-nationale-en-hausse-de-14-milliard-en-2018-3447554

 

Chiffres qui ne sont pas du tout cohérents entre eux, et là je vais prouver que je suis incompétent et irresponsable en faisant quelques calculs.

 

Premièrement, si 42 milliards de coût de la dette font 60% du déficit pour 10,9% du budget 2017, alors que c'est 18,4% pour l'éducation, alors cela fait 70 milliards de budget pour l'éducation, et pas 50...

 

Deuxièmement, puisque l'enseignement coûte 70 milliards en 2017, comme on le trouve sur Wikipédia, qu'est-ce qui est également inclus dans le budget de l'éducation nationale ? C'est que j'aimerais bien savoir où va mon argent de contribuable, vous comprenez ? Or je constate que les journaux, ces experts anti fake news me fournissent tout et n'importe quoi comme chiffres, qui ne fonctionnent pas entre eux. Est-ce que l'irresponsabilité du citoyen n'est pas un peu organisée quand même ? Tout semble fait pour nous égarer. C'est que, comprenez, nous n'avons pas eu une assez bonne éducation, malgré le pognon de dingue mis dans ce domaine. Il faut donc arrêter et responsabiliser les éducateurs, pour qu'ils travaillent efficacement et bénévolement et deviennent acteurs de leur profession. CQFD.

 

 

Et puis je vois d'autres coûts sur lesquels on peut rogner. Par exemple, parlons un peu de la vaisselle de l’Élysée, qui profite à une poignée de privilégiés éhontés. On me dit qu'elle a coûté plutôt 500 000 que 50 000 euros.

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/combien-a-coute-la-nouvelle-vaisselle-de-l-elysee_2801257.html

 

Fake news également ? On a vu que 20 minutes comme Europe 1 écrivent n'importe quoi, donc on se méfie avec France info, autre organe porte-voix des versions officielles.

 

Très prudent, RTL confirme l'info au conditionnel :

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/l-elysee-aurait-depense-500-000-euros-pour-un-nouveau-service-de-vaisselle-7793737886

 

Le Huffington Post aussi, et véhicule la temporisation provenant de l’Élysée, puisqu'il faut bien défendre ses alliés et/ou ses chefs :

 

https://www.huffingtonpost.fr/2018/06/14/50-000-ou-500-000-euros-pour-la-vaisselle-de-lelysee-le-palais-tente-deteindre-la-polemique_a_23458685/

 

La question est bien en effet : « Qui paiera ? »

 

Le contribuable ? Un début de réponse :

 

« le budget de production du service de table est pris en charge sur le budget de fonctionnement annuel". Budget qui est pris en charge à 60% par l'état et 40% grâce aux "recettes propres" de la Manufacture (...) »

 

 

L'état, c'est qui ? C'est vous, c'est moi. Donc je paye, tu payes, nous payons, vous payez 60% de 500 000 euros de vaisselle neuve que vous ne verrez jamais, pour remplacer de la vaisselle probablement encore en état neuf dans sa majorité, que vous n'aurez jamais vue.

 

Vous pensez que ce n'est rien, que ça n'est pas grave, que dilué dans la population des contribuables, ça n'apparaît même pas dans votre budget. Et bien vous vous trompez, mais c'est bien normal puisque comme moi, vous êtes des irresponsables qui ne comprenez rien à rien.

 

Commençons, vous allez voir où je veux en venir.

 

D'abord, combien y-a-t-il réellement de contribuables en France ?

 

http://impotsurlerevenu.org/la-fiscalite-francaise/901-l-impot-en-chiffres.php

 

C'est en gros 37 millions de foyers fiscaux pour 17 millions de foyers réellement imposés. Alors je ne fais pas partie des foyers imposés, puisque je suis un pauvre maintenu dans la pauvreté et l'irresponsabilité par des politiques d'état pas assez efficaces ni assez libérales, néanmoins je m'inquiète de mes prochains, et je remarque que 60% de 500 000€ divisés par 17 millions de contribuables « réels », cela fait : 0,017€.

 

C'est à dire, à peu près 2 centimes par foyer imposable. Le contribuable français vient de lâcher 2 centimes au clochard élyséen pour sa vaisselle de luxe.

 

Mais pas de problème, puisque c'est compris dans le budget. Oui, le budget de l’Élysée, ce truc pour lequel, chaque année, le contribuable débourse. Vous croyez que c'était une dépense ponctuelle, cette vaisselle ? Vous vous trompez. Chaque année, et pas seulement quand les « grands médias » font un tapage, vous payez pour les frais de fonctionnement de l’Élysée, mais aussi de Matignon, l'assemblée nationale, le sénat, etc.etc.

 

Ben oui, vous pensiez qu'on avait aboli la royauté, banni l'aristocratie ? Mieux qu'à cette bonne époque, vous payez pour les défraiements des privilégiés, en toute légalité, et bientôt même prélevés à la source pour ça.

 

Et croyez moi qu'ils vous mangent bien sur le dos. Ça me fatigue de le vérifier et de faire encore des comptes, mais juste pour que ce soit un peu plus édifiant pour le lecteur, cherchons un peu. Et que trouve-t-on ?

 

https://www.lesechos.fr/07/11/2017/lesechos.fr/030838978922_le-budget-de-l-elysee-va-augmenter-de-3--.htm

 

Le budget de l'Elysée a augmenté de 3% en 2017. Ça inclut les changements erratiques de vaisselle, probablement des coûts de personnel, de maintenance et restauration de ces locaux d'un autre temps, et on a déjà dit que c'était 60% qui était de ma, ta, notre, votre poche. Mais ça fait combien exactement ? 103 millions d'euros = 3,63€ par contribuable. Ah, vous le saviez ça que vous donniez presque 4€ par an à un clochard fictif de luxe ? Dont à peu près 1 centime par an au président. Oui, vous donnez 1 centime par an à Macron. A peu près la valeur de sa gouvernance, en somme, sur ce point on n'est pas complètement volés, il coûte deux fois moins cher que sa porcelaine.

 

Et des clochards, il y en a d'autres.

 

http://www.observatoiredesgaspillages.com/2011/04/combien-coute-matignon/

 

Je cite :

 

« Il est impossible de connaître les dépenses de fonctionnement de l’hôtel de Matignon car le premier ministre n’a pas de budget… »

 

Encore mieux, vous ne savez pas et ne pouvez pas savoir combien vous donnez à ce clochard là ! Vus les chiffres donnés, ça doit bien être au moins une ou deux piécettes tout de même.

 

Bon, ça pourrait être instructif, à défaut d'être enrichissant, de faire un peu le tour de ce type de dépenses, mais quand on aime on ne compte pas, alors je m'arrête là, car j'aime ma « démocratie ». Puis on a perdu que 5€ sur les APL pour le moment, alors on se dit qu'en arrêtant de payer les palais gouvernementaux, y a moyen de les récupérer en redevenant responsables, pour enfin pouvoir redonner aux vrais clochards qu'on trouve en bas de la rue, et ça c'est réconfortant quelque part. Le secret c'est de prendre exemple sur Macron : écoutez ce qu'il dit et faites comme il fait, et peut-être qu'on aura une société meilleure... mais c'est loin d'être sûr.

 

 

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13 juin 2018

Revue etc. N°38 - Propaganda, fausse démocratie, vraie médiocratie et hypothèse de l'effondrement

Les développements récents me conduisent à penser qu'il est toujours nécessaire de se pencher sur l'actualité de l'ingénierie de l'opinion et de l'agitation mentale que suscite cette tornade dans son sillage. Il s'agit de se maintenir en éveil pour se prémunir de chacun des effets délétères causés par ce qu'on appelle par exemple le « tourbillon crisique » sur dedefensa.org.

 

C'est avec les commentaires les plus succincts que je puisse donner que je me lance dans ce nouveau numéro qui récapitule les faits les plus intéressants ou édifiants que j'ai pu remarquer au cours des dernières semaines, en commençant directement par une rubrique sur l'actualité récente. Il y aura pas mal de liens dans ce numéro à cause du retard que j'ai pris dernièrement, mais j'ai l'intention à l'avenir d'essayer de faire des articles un peu plus condensés en terme de contenu, pour éviter de m'éparpiller. On verra comment ça se passera, car je ne veux pas renoncer pour autant à proposer un panel assez complet de ce qui se passe de remarquable. J'estime d'ailleurs que ce numéro est peut-être celui qui contient le plus de liens essentiels pour comprendre le monde actuel, aussi j'aurais bien du mal à en dégager de plus importants que d'autres. Je vous conseille donc plutôt de revenir épisodiquement sur cet article si vous avez besoin de retrouver et de parcourir tel ou tel lien.

 

 

Sur l'actualité récente

 

Rappelons d'abord que nous vivons dans un monde éclairé où les savants qui ont fait les découvertes les plus remarquables sont les mieux traités :

 

https://lesmoutonsenrages.fr/2011/04/09/luc-montagnier-sexile-en-chine-pour-echapper-a-la-terreur-intellectuelle/

 

Rappelons ensuite que nous vivons dans un monde aux préoccupations écologiques étendues et appliquées rationnellement et de manière efficace :

 

https://fr.sott.net/article/32475-Le-paradoxe-vert-Selon-un-nouveau-rapport-l-adoption-a-grande-echelle-des-voitures-electriques-augmentera-la-pollution-atmospherique

 

https://fr.sott.net/article/32570-Autopilote-Tesla-implique-dans-une-nouvelle-collision

 

Un monde dans lequel le racisme n'est tabou que lorsqu'il s'applique aux « minorités visibles » qui peuvent se prétendre « indigènes » dans les pays où elles émigrent :

 

https://francais.rt.com/france/50220-quand-nanterre-accueillait-conference-contre-imperialisme-gay-gauche-blanche

 

Précisons encore une fois que je n'ai aucun parti pris dans ces débats, je me borne à constater l'hypocrisie et l'hystérie qui les baignent et qui profitent en effet à certains agitateurs parfois pourtant assez isolés dans leur propre camp, mais qui trouvent toujours une audience auprès de certaines castes rendues paranoïaques par une ambiance sociale effectivement toxique, à laquelle ces discours n'arrangent rien.

 

Remarquons aussi que nous vivons dans un monde d'information libre et impartiale, comme le prouve la destruction de la neutralité du net aux USA, le pays phare d'internet :

 

https://fr.sott.net/article/32639-USA-la-neutralite-du-Net-est-officiellement-abolie

 

Je cite notamment ce passage qui me semble en effet très lucide sur la manière dont les choses se passent généralement dans ce type de cas, à notre époque de « lumières » :

 

« D'une part, on ne devrait pas voir immédiatement une suppression de la neutralité du Net. « L'Internet tel que nous le connaissons ne va pas soudainement disparaître », estime Battle for the Net. C'est également ce que pense l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU). « Le plus malin pour [les opérateurs de télécom] serait d'éliminer la neutralité du Net lentement, petit à petit, en espérant que les consommateurs ne remarquent rien et cessent de s'y intéresser », explique Chad Marlow, un représentant de l'ACLU. « À partir du 11 juin, on doit s'attendre à ce que les FAI ne fassent rien. Ensuite, après avoir laissé passer un peu de temps, ils brandiront leur inaction comme une preuve que nous avions tort de ne pas leur faire confiance », dit-il. « Et avant même qu'on ne s'en rende compte, l'Internet libre et ouvert auquel nous croyons aura disparu. »



Face à ce déferlement de libertés et d'éclairement dans le monde occidental, il est d'autant plus urgent de censurer les médias russes, pour définitivement prouver que notre société est ouverte à tous les points de vue, qu'elle n'est ps, elle, un lieu d'affrontement des propagandes contre d'autres propagandes, mais bien un univers autocentrés qui ne veut rien entendre d'autre que sa propre respiration fétide :

 

https://francais.rt.com/france/51413-allons-nous-quand-interdire-rt-assemblee-commence-examen-loi-anti-fake-news

 

De toute façon, nos politiques sont pertinentes et incontestables, et seuls les médias russes peuvent oser prétendre le contraire :

 

https://francais.rt.com/france/51238-macron-va-t-il-saccager-les-paysages-fran%C3%A7ais

 

Et ce même si les contestataires qu'ils citent sont des responsables du monde occidental lui-même, probablement intoxiqués par je ne sais quel poison neurotoxique russe affectant leur jugement.

 

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, il y a encore de l'argent à prendre... chez les pauvres :

 

https://francais.rt.com/france/50824-baisse-des-aides-sociales-le-gouvernement-lance-une-nouvelle-offensive-contre-les-plus-demunis

 

De toute façon, y en a marre des pauvres.

 

Vidéo youtube : Didier Super Marre des pauvres

 

Macron trouve d'ailleurs qu'on leur donne bien trop d'argent, qui serait sans doute mieux utilisé par des riches que par ces alcooliques dépendants au PMU.

 

https://francais.rt.com/france/51558-on-met-pognon-dingue-dans-minima-sociaux-gens-sont-quand-meme-pauvres-selon-macron

 

Le mal nommé président des riches s'apprête à sauver la nation du péril pauvre, en donnant aux riches les moyens d'éradiquer cette engeance, en les mettant au travail ou... je ne sais pas, en les laissant crever. Apprend à un pauvre à pêcher et il aura enfin son maquereau aux métaux lourds.

 

Enfin, rappelons-nous que nous vivons dans un monde parfaitement authentique où on ne peut pas manipuler l'information, en tout cas pas quand on est du bon côté des médias, cela va de soi, les autres s'étant tous enfoncés dans l'industrie des fake news.

 

https://www.les-crises.fr/lere-des-fausses-videos-commence-par-franklin-foer/

 

Il faut peut-être se demander qui va profiter à plein de ce genre de technologies coûteuses, peu accessibles à la « complosphère », à la « fachosphère » ou encore à tous ces dangereux pro-russes qui veulent la perte du nécessaire NWO à venir.

 

Mais il faut surtout, je crois, face à cette marée d'idioties toutes plus consternantes les unes que les autres, se pencher sur des textes de fond qui vont au-delà de cette industrie high-cost de l'agit-prop organisée par les médias de masse totalement incapables de se remettre en question.

 

 

Des sujets de fond pour mieux analyser la situation

 

Par quoi commencer ? Peut-être par ce « testament » de Régis Debray racontant sa propre faillite à travers celle du système de propagation des idées auquel il a longtemps fait partie :

 

https://www.lexpress.fr/culture/debray-gouverner-c-est-desormais-gerer-les-emotions-collectives_2004146.html

 

Tellement de choses sont dites ici qui me semblent essentielles que je préfère ne pas citer des passages, mais plutôt vous encourager à le lire intégralement pour introduire cette rubrique.

 

Par ailleurs, il est sans doute nécessaire de se rappeler aussi que nous vivons non pas dans une démocratie, comme nous l'explique ce long documentaire très bien fait... :

 

Vidéo youtube : Démocratie(s) ? — #DATAGUEULE

 

...mais dans la plus parfaite expression d'une médiocratie :

 

http://www.telerama.fr/idees/en-politique-comme-dans-les-entreprises-les-mediocres-ont-pris-le-pouvoir,135205.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1524467942

 

Une monde en pleine déliquescence où les idéaux élevés ont été vaincus par le mensonge et le marasme intellectuel :

 

http://lesakerfrancophone.fr/quest-il-arrive-a-loccident-dans-lequel-je-suis-ne

 

Dans lequel il n'est pas inutile de se prémunir de cette catastrophe par quelques principes intellectuels et la connaissance de certains faits qui définissent notre époque :

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/petit-guide-de-survie-204659

 

Une médiocratie où, comme on peut s'y attendre, la notion d'extrême-centre prend toute son importance, prétendant dépasser le clivage gauche-droite en le mettant de côté plutôt qu'en le résolvant :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Extr%C3%AAme_centre

 

Dans ce contexte, on se demande de quel « engagement » il est question, quand une ministre voulant la censure de certains médias et de certains propos nous propose une nouvelle loi pour la censure et la présente ainsi comme un progrès vers l'éclairement des masses bien trop abruties pour comprendre le monde par elle-même. Il faut les guider en fermant l'enclos et en guidant le bétail dans un dédale bien balisé qui interdit les opinions divergentes, le tout en prétendant que l'on élève la société. On l'élève, certes, comme un troupeau.

 

https://francais.rt.com/france/51295-contre-france-hautement-reactionnaire-francoise-nyssen-propose-medias-publics-engages

 

Cela est de toute façon la marque de fabrique de ce nous nommons si mal « démocratie », l'ingénierie du consentement :

 

https://www.les-crises.fr/video-propaganda-la-fabrique-du-consentement-par-arte/

 

Un documentaire à voir et qui récapitule bien des faits et principes énoncés depuis longtemps sur mon blog. Qui décrypte, surtout, l'histoire de la propagande dans nos sociétés occidentales.

 

Des sociétés où les médias, ceux-là mêmes qui se prétendent capables de discerner absolument le vrai du faux et de vous présenter absolument le vrai, peuvent imposer au monde entier des mensonges colossaux qui ont favorisé voire engendré les pires guerres (on pensera également aux couveuses koweïtiennes et aux armes de destruction massive de Sadam, parmi d'autres mensonges responsables de millions de morts) :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/05/limage-qui-trompe-le-monde.html

 

On pensera aussi à tout ce qui n'est pas dit, est au moins aussi odieux, mais finit par se savoir :

 

https://fr.sott.net/article/32358-L-armee-americaine-admet-qu-elle-a-secretement-disperse-des-germes-dans-239-endroits-en-Amerique-exposant-des-milliers-de-citoyens-sans-mefiance

 

Ça se passe véritablement de commentaire, non ?

 

Dans un monde aussi pourri jusqu'à la moelle, faut-il s'étonner des dérapages aux USA, plus précisément certaines fusillades qu'il faut remettre dans un contexte plus global :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/06/vous-pensez-que-cest-juste-une-question.html

 

Il y a des questions sérieuses à se poser. Par exemple sur le mirage d'une société féministe idéale :

 

https://fr.sott.net/article/32311-Cinq-mensonges-feministes-demystifies

 

Sur le miroir aux alouettes des conférences express, censées changer le monde :

 

Vidéo youtube : TEDX, BULLSHIT & DISRUPTION

 

Toutes les questions sont bonnes à se poser, même sur le vent de révolution prétendument libérateur de mai 68, qui engendra, il faut l'admettre, une société de compétition où la sexualité est plus conditionnée par la pornographie que libérée, ce qui est l'une des causes des dommages faits au tissu profond d'une société qui verse de plus en plus, avec le technologisme, lui aussi issu de mai 68 (Bill Gates, Steve Jobs et d'autres ont profité du sens du vent), vers l'isolement des individus que vers une société « ouverte » et heureuse, même si beaucoup continuent de s'illusionner sur ce fait à grands coups d'antidépresseurs.

 

https://francais.rt.com/opinions/51038-denis-tillinac-il-faut-bazarder

 

Comme on pouvait s'y attendre quand on y réfléchit, les révolutions de ce genre sont avant tout le fait d'une masse médiocre, qui a bien participé à l'avènement de la médiocratie en place.

 

Peut-être est-il bon aussi de mieux comprendre que le globalisme actuel n'est pas spécifiquement de droite, mais au contraire s'inscrit dans une dénégation et une négation du clivage qui tend nettement vers l'extrême-centre :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/06/globalisation-ou-capitalisme-financier.html

 

Il est de plus en plus urgent de comprendre et de détricoter le clivage, sans tomber dans ce piège d'une idéologie quelque par dépolitisée et technicienne, puisant ses ressources certes dans une idéologie déjà relativement ancienne, mais pour mieux la dépouiller de son sens et aller vers un monde « blanc », sans odeur, sans traditions, sans personnalité, juste peint de toutes les couleurs par la société du spectacle qui prospère dans le terreau malsain de ce globalisme déshumanisant dont j'ai déjà souvent parlé.

 

Il faut donc dépasser les croyances qui nous avaient été utiles jusqu'ici :

"En termes d'évolution de l'humain, le consensus général ne sert plus à rien »

 

http://newsnet.fr/142336

 

 

Sans quoi nous nous dirigerions immanquablement vers un effondrement de notre société, voire plus, de notre civilisation.

 

 

Effondrement ou pas effondrement ?

 

Cela aurait pu faire l'objet d'un article séparé, mais au risque d'allonger encore la liste des liens de cet article et sa longueur, je trouve que cela fait une excellente conclusion à ce numéro. La question de l'effondrement est prépondérante dans le monde actuel. Peut-être n'est-elle qu'un fantasme catastrophiste de plus, mais force est de constater que des faits objectifs indiquent le contraire.

 

Nicolas Bonnal nous offre une perspective royaliste autour de la question du déclin de notre monde occidental :

 

http://www.dedefensa.org/article/declin-aristocratique-et-corvee-democratique

 

Et nous parle de la montée de l'apocalypse dans les perceptions au sein de cette civilisation, en évoquant notamment le magnifique film Koyaanisqatsi que je ne peux que recommander :

 

http://www.dedefensa.org/article/de-thoreau-a-koyaanisqatsi-la-civilisation-comme-apocalypse

 

La première partie du film, sur youtube :

 

Vidéo youtube : Koyaanisqatsi part 1/9

 

La question de l'effondrement pose la question de ce qui se voit et ne se voit pas, de ce que l'humain est capable de voir ou d'anticiper :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/05/si-vous-ne-pouvez-pas-voir-quelque.html

 

La question de l'effondrement est sur le devant de la scène actuellement, par le fait de Laurent Obertone et son livre à venir, qui est probablement avant tout un coup médiatique et publicitaire, mais qui mérite néanmoins probablement un minimum d'attention :

 

https://aphadolie.com/2018/05/24/guerilla-et-si-cetait-demain/

 

Mais l'un des meilleurs intervenants que j'ai pu trouver sur le sujet est Cyril Dion, dont la profondeur de pensée et de compréhension de l'humain est toute autre que bien d'autres intervenants davantage bien-pensants sur le sujet. Aussi je recommande chaudement son interview dans la série « NEXT » malgré quelques poncifs sur le réchauffement que l'on continue de considérer comme la première cause potentielle de l'effondrement à venir, pourtant annoncé par certains (Pablo Servigne dont on trouve des interventions sur la même chaîne youtube et dans la même série) pour 2030 voire 2020, alors même qu'on ne voit que quelques signes avant-coureurs éventuels de ce fameux réchauffement absolument cataclysmique qu'on nous annonce. Comment quelque chose qui est à peine en train de commencer, dont on peine encore à discerner les effets concrets si toutefois ils existent, pourrait avoir déjà tué la civilisation ? Il faudrait peut-être arrêter de s'aveugler avec ça pour voir tout l'ensemble des causes déjà en cours depuis bien plus longtemps (le réchauffement est supposé s'être surtout manifesté entre 1980 et 2000) et de manière profonde – et qui peuvent effectivement causer un éventuel réchauffement problématique, en sus, mais cela reste à mes yeux à démontrer – et qui elles ont porté de véritables coups de boutoir à notre organisation sociale et même à notre capacité d'organisation sociale. Par exemple, lorsque des médias manipulent les masses sciemment avec des mensonges les détournant des choses importantes, ou que les gens sont focalisés sur des faits divers, des objets technologiques, le spectacle généralisé ou encore la vie des stars, ils ne sont plus en capacité de comprendre le monde, la politique et donc de jouer leur rôle dans ces domaines.

 

Toutefois, la préoccupation écologique de Cyril Dion est juste et basée sur compréhension profonde, en lieu et place de l'hystérie trop courante dans le milieu, ce qui est plutôt réconfortant. Il concède lui-même un point de vue intéressant, contrasté et subtil sur les éoliennes par exemple, ainsi que sur l'hypothèse de l'effondrement, mais je vous laisse découvrir cela dans la vidéo.

 

Vidéo youtube : [ NEXT ] S01 E10 - CYRIL DION : « L'EFFONDREMENT EST DEJA LA »

 

Et pour un finir avec un autre « collapsologue » sur une note plus positive, un texte de Dmitry Orlov en guise de conclusion. Bonne lecture à vous.

 

http://www.dedefensa.org/article/embrassez-vousparmillions

 

 

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09 juin 2018

La démarche de curiosité - 7 - Connaissance de soi, de l'humain et du vivant

La connaissance de ce que l'on est n'est-elle pas le point primordial de toute démarche authentiquement spirituelle ? L'homme examine le cosmos, analyse les composants les plus minuscules de la matière, et cela résume à peu près notre science fondamentale moderne. Tout le champ de la connaissance de l'humain est largement abandonné aux domaines de l'ésotérisme et des sciences dites molles, ou encore des sciences humaines, dont certains vont jusqu’à contester jusqu'au statut de science. L'archéologie procède selon un empirisme souvent discutable, quoique moins souvent contesté par les scientifiques eux-mêmes – il y a une limite qu'ils s'imposent dans l'auto-critique ou dans celle de leurs confrères – que par d'autres genres de chercheurs, davantage conscients des limites de la démarche.

 

Il est vrai que la connaissance de l'humain par lui-même s'avère difficile. Une entité vivante peut-elle se connaître et jusqu'à quel point ? Peut-être notre approche matérialiste nous ralentit-elle, ou nous aide-t-elle vraiment dans cette démarche ? Difficile à dire, en tout cas dans ce numéro, je proposerai quelques liens qui sont autant de pistes pour appréhender l'humain, son histoire, ses spécificités. Rien d'exhaustif, comme d'habitude je suis plutôt à picorer ici et là des éléments de réflexions pouvant parfois se compléter, et compléter une réflexion déjà pré-existante, et c'est dans cette démarche que je vous propose de m'accompagner.

 

Commençons par cette info qui approfondit notre connaissance de l'ADN, molécule clef, comme chacun sait, du vivant dans son ensemble. Ici, l'on voit que l'ADN est bien plus complexe que le schéma que l'on a l'habitude de s'en faire, et c'est sans mentionner le fait que, contrairement à ce que l'on a tendance à penser, les gènes ont tendance à évoluer bien plus qu'on ne le croit, même au cours de la vie d'une seule entité vivante. Malheureusement j'ai égaré le lien que j'avais trouvé sur cet autre sujet, mais j'essaierai de le retrouver pour un prochain article.

 

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/genetique-adn-nouvelle-forme-decouverte-cellules-humaines-71032/

 

Cet autre article nous montre par ailleurs que l'évolution génétique est peu prédictible, car elle peut suivre différents chemins et donc différentes stratégies, pour parvenir à un objectif identique et donc un résultat similaire.

 

https://www.science-et-vie.com/nature-et-enviro/c-est-confirme-l-evolution-des-especes-ne-peut-etre-predite-7213

 

Ce qui est valable pour des oiseaux l'étant sûrement pour l'humain à un certain degré, il peut être intéressant de se demander pourquoi certaines espèces humaines n'ont pas forcément trouvé un chemin adaptatif pour survivre à des conditions changeantes, je pense bien sûr à Néandertal et d'autres branches disparues. Et par la même occasion, pourquoi la nôtre a su trouver un chemin, ce qui ne garantit pas pour autant qu'elle saura toujours trouver une voie pour des modifications de conditions futures, surtout si ces changements sont soudains. Enfin on peut aussi se demander s'il serait possible, et par quels moyens, d'influer sur des évolutions positives du génome, ce qui ouvre bien entendu sur le terrible gouffre de l'eugénisme qui, n'allons pas s'aveugler à ce sujet, est loin d'être derrière nous. La science de la génétique actuelle a un fort potentiel de déboucher de nouveaux sur des dilemmes dangereux, et ce sans mentionner qu'il pourrait exister d'autres voies que la manipulation génétique par la seule technique... Je veux bien sûr parler d'hypothétiques techniques spirituelles qui ont déjà fait parler d'elles, et qui sont rarement convaincantes. Une simple recherche google ouvre sur toutes sortes de sites de pseudo-science, new age et autres qui récupèrent des découvertes ou des discours scientifiques pour les recycler à leur manière.

 

https://www.google.com/search?q=modifier+g%C3%A8nes+par+l%27esprit&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b

 

Est-ce que cette piste offre un quelconque intérêt, est-ce que, quelque part sur l'un de ces sites douteux se cache une méthode authentique est difficile à dire et en tout cas improbable, mais pas impossible. Ce qui est probable en revanche est que ce genre de chimère égare beaucoup de gens sincères et bien intentionnés, malheureusement, et c'est pourquoi je ne reprends aucun de ces liens ici.

 

A propos de l'esprit humain, une « découverte » récente qui ne fait que confirmer l'intuition d'auteurs, de chercheurs, de philosophes ou encore de moins et autres spiritualistes parfois très anciens :

 

http://sciencepost.fr/2018/01/cerveaux-humains-connectes-via-genre-de-wi-fi/

 

Cette histoire de « wi fi » (on utilise les comparaisons qui parlent, en fonction de l'époque) rappelle les notions de noosphère (que Werber emprunta notamment à Teilhard de Chardin) d'annales akashiques chères à l'occultisme, ou même aux champs morphiques ou morphogénétiques de Sheldrake. Et pourquoi pas aussi l'inconscient collectif jungien.

 

Toutefois, ici, il est essentiellement question de communication et pas tellement d'un réservoir de connaissance. Ce serait donc une piste d'explication pour certaines formes de télépathie par exemple. Mais dans le fond, ce dont on nous parle ici est d'un reliquat instinctif chez l'homme, dont l'existence est manifeste chez la plupart des espèces animales, qui sont bien obligées de se baser sur des signes non-verbaux subtils, étant donnés leurs modes de communication. Donc pour moi surtout une confirmation de l'existence de choses utilisées par exemple dans le chamanisme, où l'instinct et les perceptions non-verbales, quasi-animales, sont très importantes.

 

Un rappel de la notion de noosphère, qui joue également un rôle dans ces domaines.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Noosph%C3%A8re

 

Quant aux champs morphiques de Sheldrake, il faut mentionner que, justement, ils pourraient jouer un rôle sur l'évolution génétique des espèces, d'où l'autre nom de champ morphogénétique :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Champ_morphog%C3%A9n%C3%A9tique

 

Bien sûr Wikipédia, toujours en bon site gardien du connu, classe cela dans la croyance et la pseudo-science, mais ce sera inévitablement le lot de toute démarche scientifique débordant du paradigme actuel à base d'expériences reproductibles et de réfutabilité. On sait ce que je pense des limites de la chose, soit. Aussi j'en profite pour fournir quelques autres liens pour ceux qui ne connaissent pas et voudraient approfondir :

 

http://www.unisson06.org/dossiers/science/sheldrake_champs-morphiques.htm

 

https://lesbrindherbes.org/2015/03/07/voir-le-monde-autrement-les-champs-morphogenetiques-de-r-sheldrake/

 

Vidéo youtube : Dr Rupert Sheldrake - Résonance morphique et les champs d'organisation du corps et de l'esprit

 

 

L'esprit critique est bien sûr toujours de mise, autant en ce qui concerne les approches novatrices et non validées qu'en ce qui concerne les démarches certes éprouvées, mais qui veulent décapiter toutes les approches novatrices avant qu'elles aient une chance d'être, justement, validées. Méfiance donc avec ceux qui agitent perpétuellement le chiffon rouge « pseudo-science » avec tout ce qui n'a pas encore eu sa chance de prouver sa valeur et son intérêt (et si je ne me gêne pas pour l'utiliser avec le new age en général, c'est justement parce que tout ce qui en ressort a largement eu le temps de démontrer son ineptie, dans l'immense majorité des cas, puisqu'il ne s'agit là que de recycler des démarches souvent plus anciennes et plus profondes, de les amalgamer et d'en faire n'importe quoi).

 

 

Mais j'ai encore pas mal de liens à partager, aussi je saute à la suite sans plus attendre, avec cette émission que j'ai trouvé très intéressante sur les hystéries collectives, ici souvent connotées religieusement :

 

https://www.franceculture.fr/histoire/folie-dansante-fous-rires-possession-nonnes-histoires-hysterie-collective

 

Je ne commente pas particulièrement, mais je pense que c'est intéressant de prendre connaissance de ce genre de sujet, dans la thématique que je propose sur la connaissance de l'humain, mais aussi dans le contexte historique actuel qui propose son lot d'un autre genre d'hystéries collectives, propres à l'époque. Par ailleurs le lien est assez touffu avec pas moins de trois émissions sur des sujets connexes.

 

 

Après l'hystérie, la notion d'errance mentale liée à la créativité.

 

https://fr.sott.net/article/32045-L-errance-mentale-stimulet-elle-la-creativite

 

On peut débattre de la pertinence de l'expression « errance mentale » pour parler d'un état de rêverie, c'est à dire le fait de se laisser à l'onirisme et à des états que l'on pourrait qualifier d'hypnagogiques.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_hypnagogique

 

Il me semble tout à fait évident que ce type d'altération de l'état mental favorise la créativité, et cela est attesté autant par ma propre expérience d'écrivain que par l'histoire de l'art elle-même. L'article donne quelques exemples mais on pourrait parler de Mozart, Wagner et bien d'autres, qui créaient suite à des rêves. Certains vont jusqu'à évoquer la possibilité que les artistes puissent, dans leur ensemble, être des sortes de « sujets psi » :

 

http://www.leslecturesdeflorinette.fr/article-d-ou-vient-l-inspiration-creative-des-artistes-114752314.html

 

Sans m'étaler sur ma propre expérience, il m'apparaît clairement que sur au moins une partie de mon travail, mon esprit est connecté à une sorte d'ailleurs, ou encore d'un « autre ici » qui est hors de ma réalité ordinaire. La pratique artistique, quelle qu'elle soit à mon avis (je pratique aussi le dessin, entre autres) modifie l'état de la conscience d'une manière indubitable pour l'artiste attentif, en nous rapprochant en effet d'un état hypnagogique. J'ai notamment remarqué dernièrement que je me mettais à bâiller compulsivement quand je me pose pour écrire, plus particulièrement lorsqu'il s'agit de travaux ou explorations littéraires.

 

 

Sur une note totalement différente, l'humain c'est aussi l'être en prise aux idées et donc aux idéaux et aux utopies. Je profite donc de ce numéro pour mentionner ce très bon article sur la cité d'Auroville, en Inde :

 

http://www.dedefensa.org/article/utopie-3-auroville-cite-utopique-en-devenir

 

Auroville, utopie par excellence qui en dit long sur les aspirations spirituelles de l'humain, et parfois sur ses écueils. En effet, l'histoire de la ville est traversée de problèmes divers, mais il n'empêche qu'elle est toujours là, avec 2300 habitants...

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auroville

 

 

Enfin je voudrais terminer ce numéro par une série de liens se rapportant davantage à l'archéologie.

 

Tout d'abord, cet article m'avait interpellé car il me rappelait mes explorations passées, en France mais surtout dans ma région, à découvrir et expérimenter à ma façon (chamanique et druidique) des sites anciens :

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/saint-etienne-mystere-monts-du-pilat-1460347.html

 

J'avais, à cette époque, eu la très forte intuition qu'un site trouvé dans le Pilat, faisait partie d'une sorte de réseau de sites. Sans m'étendre sur le sujet, j'avais, je pense, d'excellentes raisons de penser cela, même si je n'ai pas creusé plus cela. Cette découverte ravive ce souvenir, même si le site dont il est question ici ne se trouve pas tout à fait dans la même zone du massif du Pilat. Cela me redonne en tout cas envie de me ré-intéresser à ce sujet, même si mes moyens sont très limités (pas de voiture pour aller à la rencontre des sites). Je vous tiendrai au courant si une opportunité se présente d'aller faire des photos et essayer d'établir quelques relations.

 

Sur un sujet connexe, à propos d'anciens lieux et de tunnels méconnus. La vidéo n'est pas à prendre trop au pied de la lettre à certains moments, mais le sujet demeure intriguant :

 

Vidéo youtube : La France des Mystères *** Tunnels et Lieux interdits

 

 

Sur le même thème, et tout aussi intriguant :

 

https://fr.sott.net/article/32093-Mondes-inconnus-Histoires-de-mysterieuses-civilisations-souterraines

 

 

Quelques nouvelles archéologiques en vrac, parlant notamment de l'hypothèse d'une race de géants humains qui fait beaucoup parler, depuis les débuts d'internet :

 

https://fr.sott.net/article/32335-L-idole-de-Shigir-est-deux-fois-plus-vieille-que-les-pyramides

 

https://fr.sott.net/article/32098-Des-outils-en-os-vieux-de-115-000-ans-decouverts-en-Chine

 

https://fr.sott.net/article/32173-Des-preuves-attestent-qu-une-race-d-humains-geants-a-arpente-la-Terre

 

https://fr.sott.net/article/32557-La-realite-des-squelettes-humanoides-geants-et-la-suppression-de-l-histoire

 

Je ne me prononce pas sur ces sujets. Je mentionne seulement que la majorité des photos sur ce sujet sont des fakes avérés, y compris dans l'un des liens proposés ici. Cela ne signifie pas pour autant que tout ce qui est dit là-dessus n'est pas à prendre en compte, ni qu'il n'existe des indices relativement probants, ou en tout cas troublants, sur ce genre d'histoire. A prendre avec des pincettes, mais à ne pas jeter avec l'eau du bain.

 

 

Enfin, je termine sur un dernier lien dont on pensera ce qu'on veut, mais qui a le mérite de proposer quelques idées de lectures souvent importantes et intéressantes pour conclure ce numéro :

 

https://fr.sott.net/article/31990-15-livres-essentiels-que-Jordan-Peterson-conseille-a-lire-aux-gens-intelligents

 

En effet, que serait l'humain sans l'écriture et la lecture ? C'est bien là l'un des premiers outils qui l'aident, précisément, à se connaître, et ainsi la boucle est bouclée avec mon exploration du jour que je l'espère, vous aurez appréciée. Je n'ai aucune conclusion à proposer, aussi je préfère laisser place, comme toujours, à la réflexion, au doute, à l'esprit critique et à l'émerveillement.

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25 mai 2018

Mise à jour du blog et récit d'une mésaventure peu commune

 

Juste quelques nouvelles pour les lecteurs impatients. Après mon déménagement, il m'est arrivé une mésaventure très désagréable et peu commune, du coup je n'avais vraiment pas la tête à écrire, ces dernières semaines. Un mois sans nouveau texte, donc, mais comme promis arrivent bientôt plusieurs articles sur la « démarche de curiosité ». Il me reste à organiser ce que j'ai en stock pour ne pas proposer un amas de liens trop hétéroclites, donc je ne me précipite pas.

 

Ce qui m'est arrivé est si peu commun – quoiqu'ordinaire selon un certain point de vue – que ça mérite que je m'y arrête le temps de quelques lignes, d'autant que cela s'inscrit assez dans la suite de la série noire de l'année dernière, avec tout de même un happy end en guise de conclusion, à cette date.

 

En fait, mes chats sont tout simplement entrés dans les planchers de mon nouvel appartement, et si l'un est ressorti presque immédiatement, l'autre a fait une longue disparition de plusieurs jours dans le ventre du bâtiment, si bien que je la croyais perdue dans les rues du quartier, après avoir découvert une issue que seul un chat pourrait dénicher.

 

Mais elle était belle et bien coincée quelque part dans ces profondeurs obscures, un dédale de plusieurs épaisseurs de planchers, de murs de différentes époques dans ce bâtiment ancien sur trois étages, et si mes voisins pouvaient l'entendre, il était littéralement impossible de la localiser.

 

Il nous a fallu 8 jours, 3 interventions de pompiers, pas moins de 6 trous dans le plancher d'un voisin et quelques autres dégâts mineurs pour enfin la dénicher à l'intérieur d'une paroi, murée entre 4 cloisons de brique de presque 3 mètres de haut... Une quantité de stress impossible à chiffrer, le soutien de l'association locale pour les félins, la coopération amicale de mes voisins, et même celle de l'agence pour en arriver là, avec deux unes du journal local en prime... Les dégâts restent encore à évaluer et à réparer (tout pour ma pomme, mais c'est bien normal), mais ce n'est que du matériel, et au bout de ces huit jours, ma jeune chatte a été retrouvée, pratiquement en pleine forme.

 

Ajoutez à ça les soucis allant avec le déménagement, une visite à l'hôpital et d'autres contrariétés de la vie plus ou moins quotidienne, sans parler du mécontentement bien légitime d'une propriétaire bien moins intéressée par les animaux et les personnes que par ses biens matériels, et vous avez un auteur qui est soulagé mais qui avait néanmoins bien besoin de souffler. D'autant qu'il faut encore gérer les réparations.

 

Mais voilà, le blog devrait enfin reprendre progressivement sa vitesse de croisière, avec quelques évolutions qui vont refléter mon nouvel état d'esprit dans mon nouveau lieu de vie, nouvelle situation meilleure que la précédente, malgré la grosse déconvenue récente. Donc à très bientôt à tous.

 

 

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24 avril 2018

Revue etc. N°38 - les bons contre les méchants, la Démocratie contre le Mal, l'Occident contre le réel

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°38

 

Un rapide point sur le blog avant de me lancer dans ce numéro. Comme je l'ai dit la dernière fois, je suis en période de déménagement, ce qui ralentit mes écrits, mais ce sera bientôt fini. J'ai dans les tiroirs un ou deux numéros de la série sur la démarche de curiosité, mais mon temps étant encore un peu compté, je me lance sans transition dans ce nouveau numéro de ma revue de presse et internet.

 

Qui de la Russie ou de Bachar est-il le plus méchant ?

 

Est-il vraiment besoin de commenter les deux derniers montages politico-médiatiques en cours ? Tout a déjà été dit un peu partout à ce sujet, et je trouve que c'est nul et cousu de fil blanc, mais comme je n'ai pas eu l'occasion de m'y arrêter, je voudrais au moins compiler ici quelques liens qui permettent d'y voir plus clair et de dénoncer ces grossières supercheries propagandistes. La « communauté internationale » – autre nom de la coalition occidentale et des intérêts qu'elle défend et représente – a bien mouliné pour essayer de rendre ça crédible, mais bon, je ne vois pas comment une personne raisonnablement renseignée peut y croire une fraction de seconde.

 

Concernant l'affaire Skripal.

 

http://www.voltairenet.org/article200678.html

 

Plus de détails dans l'article des crises.fr :

 

https://www.les-crises.fr/affaire-skripal-fake-news-a-la-une/

 

Où l'on apprend essentiellement qu'il est impossible de dire d'où vient le poison, c'est à dire où il a été fabriqué et que, par conséquent, toutes les fausses certitudes sur ce sujet relèvent de la propagande, rien que de la propagande. Rien à ajouter pour ma part, tant il est évident qu'on a à faire à une grossière gesticulation politico-médiatique visant à incriminer la Russie.

 

 

Concernant les frappes en Syrie à propos des armes chimiques, c'est probablement encore plus clair. On nous joue un mauvais Disney en même temps que le mauvais James Bond de l'affaire Skripal, et dans ces histoires à dormir debout, les russes et Bachar se montrent si foncièrement méchants qu'ils ne peuvent s'empêcher de commettre des crimes, de tuer et d'empoisonner, même quand ils sont sous tous les feux des projecteurs. Juste parce que c'est plus fort qu'eux.

 

La Russie, pourtant, regrette que cet événement passe par dessus des solutions possibles de paix :

 

https://francais.rt.com/international/49759-syrie-frappee-alors-quelle-avait-chance-avenir-pacifique

 

Et par ailleurs, Moscou fait remarquer qu'étrangement, ces frappes qui n'avaient rien de particulièrement urgent (il s'agissait prétendument d'une opération punitive) sont intervenues la veille d'une enquête de l'OIAC qui aurait permis de prouver que le gouvernement syrien détenait ces armes chimiques...

 

https://francais.rt.com/international/49823-objectif-frappes-syrie-etait-dempecher-la-tenue-enquete-douma-selon-moscou

 

Du coup il n'y a aucune preuve de ce fait, et nous sommes obligés de croire à ce que nous racontent nos arracheurs de dents professionnels :

 

https://www.les-crises.fr/frappes-syrie-les-preuves-presentees-par-le-drian-le-vide-comme-nouveau-fondement-juridique-a-l-agression/

 

Pour en terminer sur cet épisode navrant, quelques compléments d'infos rarement mentionnés :

 

https://reseauinternational.net/quelques-faits-passes-sous-silence-sur-lattaque-tripartite-contre-la-syrie/

 

Je cite :

 

« Le palais présidentiel syrien et le quartier général de la Garde présidentielle ont été ciblés lors de l’agression tripartite de la Syrie mais tous les missiles hostiles furent interceptés et détruits à l’approche de ces deux objectifs.

 

L’attaque dirigée principalement par les États-Unis et qui n’avait aucunement besoin de la France ou de la Grande-Bretagne (ces deux pays ont servi de décor à l’opération dixit Sayed Hassan Nasrallah du Hezbollah libanais) a visé principalement des aérodromes militaires et non pas trois cibles précises.

(…)



L’évaluation israélienne de cette attaque est sans équivoque :  résultat nul et sans aucune portée tactique ou stratégique.

Autre fait passé sous silence, mais par les Russes cette fois :  si les missiles Tomahawk et Scalp (Storm Shadow) ont bien été détectés et traqués par les défenses aériennes obsolètes syriennes et celles, bien plus avancées, russes, ce n’est pas le cas pour le BGM-158 JASSM tiré par le B-1B et qui a été utilisé pour la première fois dans un conflit.

Ce missile de croisière est passé inaperçu et les Russes n’ont pas réussi à le détecter à temps.

19 missiles JASSM-ER ont été lancés sur la Syrie par des bombardiers stratégiques B-1B américains.

Aucun ne fut détecté ou intercepté.

(…)



Enfin, la montée en puissance du dispositif d’attaque US continue autour de la Syrie ne laisse aucun doute possible sur la préparation d’autres opérations visant la Syrie dans un avenir proche. »

 

 

Il est clair que cette opération a pour visée deux objectifs :

 

1) Mettre la pression sur la Russie

2) Justifier par l'absurde de prochaines frappes (on a déjà attaqué, donc maintenant on peut recommencer), dans une perspective de menace permanente (cf point 1)

 

Pour moi, inutile d'en rajouter, nous sommes dans un épisode de propagande aiguë, comme ça devient l'habitude, voire la norme. Aucun média établi, même parmi les prétendus contestataires, n'ont remis en cause le bien-fondé de ces attaques, bien que de nombreux représentants politiques français et européens aient émis des réserves, voire de franches critiques. Y a pas à dire, une telle « unanimité » prouve qu'on avait décidément bien raison.

 

 

 

 

Pendant ce temps, que se passe-t-il dans nos Grandes Démocraties ?

 

On sait maintenant que les russes et Bachar sont extrêmement et incurablement méchants, mais que l'occident a toujours raison, et véhicule le Bien en toute circonstance. Voyons comment cela se traduit chez nous.

 

La démocratie en occident, c'est par exemple ça :

 

https://www.les-crises.fr/les-pays-bas-suppriment-le-referendum-par-antoine-mouteau/

 

Supprimer les référendums parce que ça contredit trop souvent les décisions du gouvernement, et ça fait tâche.

 

C'est aussi contrôler les journalistes et critiquer ceux qui n'aiment pas ça :

 

https://francais.rt.com/international/49509-usa-dhs-va-surveiller-journalistes-accuse-medias-inquietent-complotistes

 

C'est aussi faire taire les russes, parce que de toute façon ils sont trop méchants :

 

https://francais.rt.com/rt-vous-parle/49492-parce-que-ligne-editoriale-ne-convient-pas-pouvoir-place-rt-bientot-censure

 

C'est instaurer de tous les côtés des codes et des décodex pour contrôler ce que les médias ont le droit ou pas de dire, ce sous couvert de qualité et de fiabilité de l'information :

 

https://www.les-crises.fr/linitiative-pour-la-fiabilite-de-linformation-progres-deontologique-ou-futur-outil-de-censure/

 

C'est aussi essayer de contrôler internet, surtout les sites jusque là « incontrôlables » et pouvant avoir une influence dans le domaine électoral :

 

https://fr.sott.net/article/32109-Le-Guardian-pousse-pour-une-scission-de-Facebook

 

Où l'on apprend aussi que Facebook serait « biaisé contre les conservateurs » alors qu'on n'arrête pas de reprocher à ce site d'avoir fait battre Clinton, mais qu'importe, le but est là aussi d'enlever les tâches et de récupérer un peu de contrôle « démocratique », pas d'obtenir un résultat équitable, de toute façon :

 

https://francais.rt.com/international/49712-facebook-biaise-contre-conservateurs-zuckerberg-feu-critiques-congres

 

La démocratie en occident, c'est aussi manipuler la constitution et faire sauter les verrous des contre-pouvoirs. On trouve toujours d'excellentes raisons à ça, et cette analyse prouve qu'on peut même invoquer une raison pour faire exactement l'inverse :

 

https://www.les-crises.fr/reforme-de-la-constitution-un-verrouillage-du-parlement-assez-inquietant/

 

Mais c'est aussi de faire pression sur des pays extérieurs pour faire taire des voix gênantes (oui mais nous, on ne les empoisonne pas, au moins) :

 

https://fr.sott.net/article/32131-L-Equateur-coupe-l-acces-au-monde-exterieur-pour-Julian-Assange

 

La démocratie occidentale écoute ses citoyens... lorsqu'ils demandent qu'on les prive de leurs droits :

 

https://fr.sott.net/article/32108-Les-etudiants-de-Parkland-qui-ont-supplie-le-gouvernement-de-leur-retirer-leurs-droits-eprouvent-maintenant-les-remords-de-l-acheteur

 

En occident, on est complotiste seulement quand on n'est pas d'accord avec qui détient le droit d'énoncer les vérités, ce qui n'empêche qu'on puisse déceler une certaine inversion dans cette façon de voir les choses, comme le fait ici Lordon :

 

https://www.les-crises.fr/le-complotisme-de-lanti-complotisme-par-frederic-lordon/

 

Dans les démocraties occidentales, on se préoccupe de tout le monde, et plus particulièrement des minorités voulant imposer des absurdités à l'ensemble de la population. Ce cas est parfaitement édifiant et stupéfiant à cet égard :

 

https://francais.rt.com/france/49978-adelphite-droits-humains-haut-conseil-a-l-egalite-veut-imposer-l-ecriture-inclusive

 

J'avais dit dans un précédent article qu'on inventait des mots qui existaient déjà pour lutter contre un prétendu sexisme de la langue. Ici on franchit allègrement le pas d'essayer d'imposer un mot qui n'existe nulle part, que personne n'a par conséquent jamais entendu, en faisant comme si son sens coulait de source, et ce pour remplacer un mot faisant partie de la devise parfaitement connue de tous de la république française, et qui choque tout au plus par son hypocrisie de fait. Personne ne connaît l'étymologie de ce mot, sinon peut-être dans les recoins les plus poussiéreux de l'académie française ou les plus glauques d'un cerveau ultra-inclusif. Et ce parce que le mot « fraternité » serait horriblement chargé de préjugés malsains et je-ne-sais-quoi. Quel serait le mot pour « marcher sur la tête » ? Autre question : d'où ce groupe tire-t-il son ridicule titre de « Haut conseil » ? Encore une autre : en quoi puis-je me sentir égal aux membres de ce « haut conseil à l'égalité » qui abusent de leur position pour m'imposer, à moi et à tous, de pareilles insanités ?

 

Dans ce marasme absolu d'une société qui s'estime démocratique, respectueuse des droits et j'en passe et des meilleures parmi les Foutages de gueule de première catégorie, il est peut-être bon de lire ces quelques lignes sur la situation de la France :

 

https://cyceon.com/fr/2018/03/22/la-france-a-perdu-sa-souverainete-au-profit-des-usa-denonce-un-ex-dgse/

 

Et d'entendre ces paroles un peu plus sensées que la moyenne à propos de la réalité des médias par nos contrées :

 

https://www.les-crises.fr/video-aude-lancelin-bienvenue-dans-le-monde-libre/

 

Et avant d'en finir avec ce chapitre, il est sans doute bon aussi de lire les paroles d'un Jean Bricmont, sur l'aspect factice du clivage politique actuel, et l'imposture de la position française actuelle :

 

https://francais.rt.com/opinions/49922-ni-droite-ni-gauche-jean-bricmont

 

Se rappeler aussi comment Bourdieu parlait en 1995, à propos des grèves des cheminots :

 

https://www.les-crises.fr/12-decembre-1995-discours-de-pierre-bourdieu-aux-cheminots-grevistes/

 

Et enfin, prendre conscience de la situation très précaire de l'occident actuel, qui le pousse dans le genre de retranchements géopolitiques de plus en plus dangereux dans lesquels il s'aventure :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2018/04/deux-courbes-expliquent-pourquoi-les.html

 

 

 

Divers

 

Pour finir, quelques liens en vrac qui enrichissent le constat.

 

Sur l'influence du numérique sur les plus jeunes, et donc sur la population globale :

 

https://fr.sott.net/article/32156-L-intoxic-tion-numerique-de-vos-enfants#comment12590

 

On peut extrapoler pas mal de choses à partir de ce qui est dit dans cet article, mais ça dépasserait le cadre de mon numéro du jour. Je dirais simplement qu'on ne peut pas séparer le niveau d'abrutissement record atteint par l'occidental moderne et l'état de déliquescence de sa société, mensongère, propagandiste, tordue, obsédée par certains sujets, décadente, tout simplement perdue et fuyant en avant.

 

Sur un sujet proche, les progrès de l'IA :

 

https://fr.sott.net/article/32251-Un-pilote-de-chasse-est-pour-la-premiere-fois-defait-a-chaque-tentative-par-une-IA-dans-des-simulations-de-combats-aeriens

 

Là il faut faire la part du vrai et du faux et bien se rappeler que ce qu'on appelle IA est avant tout un simple algorithme ne pouvant gérer qu'une tâche hyper-spécialisée, et rien ne prouve que cela doive changer un jour, n'en déplaise aux Elon Musk et co, dont je suis d'ailleurs en train de lire le livre. J'en reparlerai quand j'aurai davantage progressé, mais jusque là, rien ne me convainc dans son propos, qui demeure d'ailleurs mesuré sur la question.

 

 

Les déboires de la voiture aux USA, signe important d'un glissement :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2018/04/cest-pas-la-joie-chez-cars.html

 

Corroboré par des observations récentes sur les hypermarchés aux USA et ailleurs :

 

http://www.rtl.fr/actu/conso/les-hypermarches-traditionnels-vont-ils-disparaitre-7791950276

 

http://lachute.over-blog.com/2017/03/le-commerce-continue-son-effondrement-aux-usa.html

 

Un sujet majeur, au point qu'on trouvait même des dossiers dans les grands médias là-dessus.

 

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/le-crepuscule-des-hypermarches_1958688.html

 

 

La voiture, les banlieues et les hypermarchés sont trois composantes majeures de la structure de notre société occidentale et de consommation. Leur déclin est un signe crédible que notre modèle de société s'affaisse, reste à savoir jusqu'à quel point.

 

 

Enfin, un autre article à contre-courant sur les vaccins, pour rappeler qu'il existe bel et bien des arguments contre la vaccination obligatoire de masse, malgré le fait que notre pays s'engage malheureusement sur cette voie. Celui-ci fournit des arguments et explications assez inédits :

 

http://initiativecitoyenne.be/2018/03/comment-les-enfants-vaccines-infectent-les-non-vaccines.html

 

 

En bref, nous vivons dans le meilleur des mondes, notre presse y est irréprochable, nous y sommes tous bien portants et heureux, et nous luttons contre les méchants russes et contre le boucher de Damas. Amen et dormez tranquilles, Big Brother veille sur vous.

 

 

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02 avril 2018

Division, spiritualité et avenir (2/2) : dualité, chamanisme et spiritualité

 

Revenons-en donc à la question de la division. Dans mes élucubrations de la première partie, je me suis demandé si l'homme pouvait échapper à la division, et si nous ne courrions pas à l'échec en voulant ignorer certains points.

 

J'ai déjà dit que nous étions confrontés à des défis inédits, et je constate que certains essayent de les résoudre avec des moyens éculés, à mon avis totalement inadaptés à la situation, et que se bercer d'illusions avec le plus parfait new age style demeure l'attitude la plus répandue, selon moi. La mode actuelle consiste par exemple, dans ces milieux, à dénigrer la science, puis à prétendre que la techno-science est sur le point de résoudre tous nos problèmes agricoles. Pour parvenir à ces conclusions aberrantes, toutes les contorsions mentales sont permises. Ainsi l'on peut affirmer que la science rationnelle actuelle est la source du problème, ce qui n'est peut-être pas entièrement faux, et sortir ensuite des vidéos youtube sur telle et elle chimère. On y trouve par exemple divers agronomes écolo-progressistes, dont un qui nous affirme que nous allons avoir besoin de deux fois plus de production de nourriture dans les années à venir, que ça va être compliqué mais que pas de problème, on y arrivera grâce aux dernières optimisations permises par une meilleure compréhension des sols et des biotopes agricoles, le tout avec plus de respect et sans doute plus de gentillesse. Ben voyons. Je vous fais grâce de ces vidéos aussi.

 

Il m'apparaît très clairement que notre problème a été engendré en large partie par des illusions technologiques que nous renforçons par de nouvelles illusions techno-centrées. Il est impossible de faire accepter l'idée que nous sommes déjà trop nombreux à cause justement de la révolution industrielle (qui concerne aussi largement l'agriculture) et que, quand bien même nous parviendrions temporairement à produire deux fois plus de nourriture et à éradiquer la faim dans le monde, ce monde n'étant pas extensible, il y aura fatalement une limite, un mur se dressant face à cette fuite en avant incroyablement niaise et dangereuse. D'autant plus dangereuse que beaucoup d'écolos croient à ceci ainsi qu'à la transition énergétique écologique, dont rien ne démontre qu'elle se fera, alors qu'au contraire, beaucoup d'indicateurs montrent que cette transition n'est ni écolo, ni économe en ressources épuisables. On peut sans doute prolonger cette société absurde, et avec elle l'agonie de nos psychismes déréalisés, mais jusqu'à un certain point.

 

 

Pour moi, la question est spirituelle. La division est le résultat de l'expression de la dualité dans le monde. Dualité inévitable dans le monde matériel et qui se manifeste dans l'esprit humain par le langage verbal.

 

La question ici est : la masse est-elle capable de s'affranchir de la dualité ? Sans doute pas. Pourtant, il est possible d'aiguiller les gens en leur désignant la division. Les réactions, dans les débats, sont alors prévisibles. La réponse sera de nature duale, la plupart du temps. On reste bloqué sur des émotions, sur le « je », le « moi », « les autres ». Les implications émotionnelles sont trop fortes. Le quidam veut vivre sa vie, point, et on ne saurait l'en blâmer. Cette compréhension n'est sans doute pas accessible à la plupart, dont ceux qui se disent spirituels choisissent souvent au mieux les voies confuses et commerciales du nébulisme new age où tout est permis, rien n'est interdit, les syncrétismes les plus dépourvus de sens, pourvu qu'ils soient plaisants pour les sens et pour la croyance. On reste totalement dans le domaine de la médiocrité, de l'ignorance, le refus de la lumière qui en prononce constamment le nom sans avoir l'idée de ce dont il peut s'agir. Les sagesses y sont diluées dans une soupe consumériste souriante, qui admet la souffrance pour mieux la rejeter à la phrase suivante, qui parle de l'ombre du bout des lèvres pour mieux ne pas la considérer avec son âme. Les bonnes volontés sont réelles, la sincérité aussi. Mais les conditionnements sont trop profonds, et avec eux la croyance que les connaissances ésotériques les plus profonds sont à la portée de n'importe quel lecteur.

 

Je sais que le chamanisme est en vogue, et qu'il est aussi usé dans ce new age où, je l'ai dit dans un vieil article, tout n'est pas à jeter non plus. Cela peut être un déclencheur, une porte vers autre chose. Mais il faut considérer le chamanisme dans ces aspects sombres aussi, justement pour sortir de cette ornière de la spiritualité bon marché, accessible à n'importe quelle ménagère comme le dernier numéro de gala.

 

J'ai trouvé cet article, que j'aurais pu citer parmi bien d'autres, mais qui m'a paru intéressant dans le contexte de mon sujet du jour :

 

http://druideamorgen.canalblog.com/archives/la_souffrance_du_shaman/index.html

 

Le propos m'a semblé suffisamment juste et à point pour justifier quelque commentaire.

 

Sans doute faut-il dépasser la forme relativement simpliste. Lorsque l'auteur dit qu'il y a de faux et de vrais chrétiens, je n'en crois rien. Je crois qu'il y a des chrétiens qui sont de simples bigots, qui comme dans toutes les religions, se contentent de la forme, c'est à dire de la religion se suffisant à elle-même. On croit, on respecte, point. Point de réflexion, point de place pour une évolution spirituelle, juste le conformisme. Pourquoi ne seraient-ils pas de vrais chrétiens ? Ils sont tout ce que l’Église a toujours voulu que soient les chrétiens. Et je ne suis sans doute personne pour juger de cette nullité sur le plan spirituel, mais je le fais en passant, parce que je n'ai absolument pas la prétention d'être un saint. Ni l'envie, d'ailleurs, quand on voit ce que certains ont servi à justifier.

 

On comprend bien que l'auteur nous conduit à envisager que ce n'est pas le choix de telle ou telle religion qui importe, mais la manière dont on va utiliser une religion, ou pourquoi pas l'athéisme, pour développer une attitude spirituelle, c'est à dire une sagesse visant à dépasser la condition basique du vivant : l'existence physique, la souffrance, la division.

 

Pour ma part, lorsque je critique une religion, c'est toujours à sa bigoterie que je m'en prends, au conformisme qui est à sa base, et qui est le but de l'institution. En soi, les idées qui fondent ces religions sont pourtant souvent belles et même admirables. Constatons simplement que cela a servi de prétexte à toutes sortes de crimes, dans le monde matériel où s'inscrivent ces institutions en revanche très peu respectables.

 

J'ai voulu faire le pélerinage de saint-Jacques de Compostelle, non parce que je suis chrétien (je suis athée à sensibilité animiste et païenne, à forte connotation agnostique) mais parce que je me sentais appelé à cela. Et de toute façon, point besoin d'être chrétien : le site de Compostelle fut d'abord un site druidique, puis un mausolée romain. Et sans doute existait-il encore bien avant cela...

 

Je n'ai pas pu le faire, pour cause de difficultés physiques, mon corps n'étant pas dans sa première forme. Mais ça n'a pas tant d'importance, car le véritable pèlerinage n'est qu'intérieur, même si je ne doute pas qu'une telle marche ait sa propre valeur et son propre intérêt, que c'est sans doute « plus puissant » que la seule méditation intérieure. Mais l'inverse est aussi vrai : pratiquer le pèlerinage sans attention n'a pas de valeur, rien que l'usure du corps et renforcer la bigoterie.

 

Je cite quelques passages de l'article :

 

« Cependant, dans la spiritualité, il n’y a pas de différences, si on avance de façon authentique, nous sommes des humains confrontés aux forces de l’univers.



Et il n’existe pas de monde idéal dans lequel on puisse se réfugier, évitant les souffrances de l’humanité, car le monde est une sorte d’unité spirituelle. » 

 

Dans le monde de l'esprit, la différence s'estompe et disparaît. Elle n'a tout simplement plus de sens, car le seul sens qu'on y découvre lorsqu'on y évolue avec une attention dépouillée des préoccupations matérielles est en effet celle d'une unité. Encore faut-il le vivre et le sentir pour s'en rendre compte, et comprendre alors que l'unité fait place à la division seulement dans le monde de l'incarnation, monde dans lequel sont aveuglément enfermés l'immense majorité des humains, croyants comme incroyants, toujours prisonniers de leur caverne de Platon, n'osant se retourner et en sortir, n'y songeant tout simplement pas. Il est alors certainement illusoire de croire que l'on peut vaincre absolument la division, dans les domaines politiques, sociaux et autres.

 

Pourtant, c'est l'entreprise la plus louable qui soit, et j'en suis convaincu. C'est pourquoi je m'oppose formellement aux illusions confortables, aux fleurs de Bach, à la simple exploitation de l'effet placebo. Il y a quelque chose à réaliser de très profond, un éveil, qui est accessible à tous. Et je cris que cela passe déjà, par exemple, par le fait de faire comprendre, par le moyen des idées, l'absurdité et les effets contre-productifs des divisions infinies que nous créons et que le monde actuel multiplie jusqu'à la folie. Il faut tenter d'inverser cette tendance, de faire comprendre dans notre entourage que, lorsque nous sommes en désaccord, ce n'est pas quelque chose de fondamental, mais que cela résulte seulement de façons différentes de voir le monde, d'y poser un regard et d'y apposer nos idées. Si nous le voulions bien, toutes nos idées, aussi différentes et opposées soient-elles, peuvent trouver un certain degré de réunion. Si nous le voulions bien...

 

 

« Le sens du véritable shamanisme est de partager le destin et les épreuves de tous les êtres individualisés, pour comprendre et connaître leur souffrance. 

Dépasser la mort pour redevenir un esprit immortel, tel est le sens du shamanisme authentique, et on peut constater facilement que c’est aussi le sens du christianisme, pas celui des colons, mais celui des vrais chrétiens. Le christ a donné l’archétype spirituel du shaman, par son agonie et sa résurrection, qui est une expérience de l’âme commune à tous les êtres. »

 

Je note ce passage surtout pour moi-même, parce que j'en reconnais la justesse. A chacun d'en faire le commentaire qu'il veut.

 

 

« Cependant pour ceux qui cherchent vraiment la spiritualité, ils doivent vraiment passer par la destruction, déchiquetés par les démons (les forces de destruction contre la vie) pour renaître si ils survivent, à l’état divin, ou, pour les shamans Inuits, le terme est trop pompeux, à la vie. 

 

Entre l’unité primordiale et le monde des apparences, règne le monde du diable, comme l’avaient compris les mystiques cathares. Il faut le traverser. » 

 

 

Voilà donc, les « vrais de vrais » ils doivent souffrir, un peu comme les bikers, les tatoués, les guerriers. Bon, ça sonne très prétentieux, mais je crains que ce soit très vrai. D'abord parce que c'est une expérience que j'ai vécu dans mon parcours chamanique, ensuite parce que je constate le décalage entre moi et ceux qui, décidément, ne veulent pas voir les aspects sombres du monde, et sont assez satisfaits d'éteindre leur télé, pour le bénéfice finalement plus égoïste qu'altruiste de ne plus voir les « mauvaises nouvelles du JT ». Tout en se prétendant soucieux du monde. Non, il ne faut pas regarder la télé pour voir ces choses et voir l'accumulation des malheurs et des drames, bien sûr. Mais ce ne doit pas être pour fuir ces drames, mais pour les accepter comme inévitables dans l'ordre du monde matériel, le samsara bouddhiste. Monde des souffrances. Non pas banaliser la violence et la souffrance, mais admettre une fois pour toute qu'elle est partie intégrante du monde matériel, en quelque sorte, la souffrance est indivisible de la matière, car elle manifeste celle-ci, et à travers celle-ci, l'unité du monde, dont la matière n'est que l'expression, l'une des manifestations.

 

Tout cela est difficile à dire avec des mots, aussi j'espère ne pas être trop incompris. Ce sont des paroles somme toutes assez banales pour ceux qui sont familiers avec certains enseignements fournis par la nature, le monde, le monde des esprits, certains « gourous » bouddhistes ou autres.

 

Et puisque la familiarité avec cette souffrance est réservée à quelques uns, non pas comme un privilège (honnêtement, c'est plutôt un fardeau), je crois qu'il serait idiot de penser que leur expérience est purement égoïste et personnelle. Non, si cette expérience existe, c'est qu'elle est partageable, c'est qu'on peut y initier autrui, que l'on peut répandre le message, par exemple sur le sujet de la division, qui m'intéresse aujourd'hui.

 

 

Dans sa conclusion, que je ne cite pas, l'auteur retombe dans son histoire de « vrais et de faux » à laquelle je ne crois pas. Je ne crois pas, ou plus, qu'il y ait de vrais chrétiens, des faux, des druides évêques ou non évêques, respectables, pas respectables. Je crois qu'il y a peut-être autant de voies qu'il y a d'êtres, pour un sentier spirituel, et que ces voies sont souvent dictées par les circonstances de l'époque ou du lieu. Ce qui équivaut à dire que le new age peut en effet servir pour cela à certains. Comme l'alchimie, l'islam, le taoisme ou encore l'agnosticisme et la philosophie.

 

 

Et puisqu'on est sur ce sujet, jetons avant de finir un coup d’œil aux réflexions de Krishnamurti sur la division :

 

http://www.krishnamurti-france.org/Pourquoi-cette-division-entre-l

 

 

On en revient donc à ce que j'ai dit plus haut. Nous fonctionnons par identification, par conformisme, par mimétisme. Savons-nous seulement fonctionner autrement, à part certains d'entre nous ? Aujourd'hui il y a cette montée, en effet, de ce que je pourrais appeler un néo-patriotisme. Beaucoup de monde tombe dans le panneau de croire qu'on peut vaincre le tribalisme avec le patriotisme. Ce n'est qu'un renforcement d'une division. Comme croire qu'une « ré-immigration » serait possible en pratique, et admissible dans le monde réel par les populations, sans échauffer les esprits jusqu'au blanc. On répond à la division par la division. On se serre les coudes contre ceux qui se serrent les coudes et... c'est à ceux qui vont se serrer les coudes le plus fort ? S'il faut lutter contre les pratiques de nos dirigeants, et c'est une évidence, ce n'est certainement pas comme ça...

 

Mais je vais terminer ici, sur ce constat que nous n'avons encore rien trouvé pour dépasser ce phénomène de division. Ce n'est pas une raison pour ne pas essayer et ne pas vouloir, pas une raison pour se renforcer dans ces vaines oppositions. Nous pouvons lutter contre certains abus politiques mais pas contre le monde. Il est intéressant de constater que si à gauche on s'enfonce dans certaines illusions (concernant le genre, la race, etc.), à droite on s'enferme dans différentes formes d'identitarisme pour « faire rempart », mais que, ce faisant, on ne réalise pas l'absurdité de la chose. Personne n'a encore œuvré sainement à une entente, à une coopération. Il serait temps.

 

 

 

Annexes : Je fournis ici quelques liens qui complètent ma réflexion.

 

Une autre réflexion de Krishnamurti qui appelle à la circonspection, à la distance, et in fine à la tolérance :

 

http://www.krishnamurti-france.org/La-tolerance-est-acceptation-civilisee-de-la

 

Mais notons qu'en peu de mots il fait sentir que la tolérance n'est pas suffisante, puisqu'elle renforce l'hypocrisie et permet la perpétuation de la division, en évitant simplement les conflits. Il serait plus avantageux d'affronter les divisions avec respect, mais est-ce seulement possible ? Il y aura toujours des différences, et c'est très bien ainsi. Le problème étant lorsque ces divisions, comme actuellement, attisent les tensions.

 

 

Un sujet récurrent sur dedefensa.org, sur la possibilité d'une influence suprahumaine, qui pourrait agir sur l'agitation générale, et donc les tensions et divisions, et sur l'absurdité de certains raisonnements et agissements politiques :

 

http://www.dedefensa.org/article/conversation-avec-les-forces-suprahumaines

 

L'auteur ne tranche pas, bien qu'il soit assez engagé dans cette théorie. Pour ma part j'ai déjà développé ce sujet et je suis prêt à admettre qu'un tel type d'influence puisse tout à fait exister et même contrecarrer des tentatives d'apaisement. Cela correspondrait d'ailleurs assez bien à ce qu'on observe, ou croit observer.

 

 

A part ça, je voulais aussi mentionner que les divisions existent aussi au sein de la science et de ceux qui se réclament de la méthode scientifique, à laquelle on peut opposer, comme dans le lien précédent, le droit à préférer l'intuition à l'usage, ou abus sempiternel de la « raison ». Dans la vidéo suivante, une critique de la zététique comme je les aime. Vous trouverez d'autres vidéos sur la même chaîne, assez intéressante. J'apprécie la thèse de l'auteur d'une sorte d'hypnose de masse, même si je ne le rejoins pas dans ses détours et arguments dans ses différentes vidéos, mais cela me fait toujours plaisir d'entendre un esprit critique.

 

Vidéo youtube : 21) La tache aveugle de la Zététique

 

 

Sur la science encore, j'en profite pour mentionner ce cas qui contredit les deux théories dominantes actuelles en cosmologie :

 

https://fr.sott.net/article/32130-DF2-la-galaxie-qui-defie-la-theorie-de-la-matiere-noire

 

 

Enfin, je termine par la vidéo qui a le plus haut potentiel de polémique, sur la question de race, qui, il faut le reconnaître, agite à la fois les pires idéologies mais aussi les pires hypocrisies. On notera que l'auteur est faussement objectif, et en fait fortement orienté, on voudrait souvent lui réclamer les sources de ce qu'il affirme, mais j'ai trouvé que, dans l'ensemble, cela était tout à fait valable à entendre. Il n'y a rien de scandaleux à envisager que l'espèce humaine serait constituée de plusieurs races ayant des spécificités, que tout esprit honnête peut d'ailleurs constater assez facilement, avec un minimum de sens de l'observation. L'interviewé nous propose des arguments de nature scientifique, et il serait malhonnête de ne pas les entendre, quitte à les critiquer, mais ce n'est pas mon propos ici.

 

Vidéo youtube : Les races mythe ou réalité? avec Hassen Occident

 

 

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01 avril 2018

Division, spiritualité et avenir (1/2) : une humanité sans division ?

 

Je voudrais ici mener une réflexion de fond qui, au départ, est toute personnelle, mais fait clairement écho au propos général de mon blog.

 

Mais tout d'abord je profite de cet article pour dire que je suis en instance de déménagement, ce qui m'occupe depuis quelques semaines déjà, et se prolongera encore durant quelques semaines, ce qui fait que j'ai moins de temps pour travailler sur le blog. J'ai aussi quelques préoccupations autres qui contribuent à pomper mon temps et mon énergie, mais j'espère pouvoir reprendre un rythme normal d'ici un mois. J'ai notamment pas mal de matière déjà pour un ou plusieurs numéros de la démarche de curiosité, mais ce sera pour plus tard.

 

En attendant, je vous propose de vous emmener dans cette réflexion, dont le but n'est évidemment pas d'être exhaustif et encore mins d'aboutir à une conclusion ferme et définitive, mais plutôt d'explorer des pistes à propos de la question de la division, déjà soulevée dans ma précédente revue de presse et internet.

 

Il me faut d'abord dire que cette réflexion est née d'un débat dans une liste de discussion, où les désaccords étaient très profonds au départ, pour aboutir à une fin moins tranchée, même s'il était clair que nous ne nous comprendrions jamais totalement.

 

Le sujet de la discussion a peu d'importance. Ce qui importe est, je crois, l'état d'esprit divergent des participants de la discussion, qui aurait pu se ressentir sur à peu près n'importe quel sujet. Il faut simplement savoir que cela portait sur des thèmes importants de la société actuelle, qui ont tendance à agiter des émotions plus ou moins conscientes et plus ou moins admises, comme la peur, l'envie, l'espoir, etc. On parle d'écologie, d'avenir, de l'attitude à tenir face à la vie et aux événements. C'est donc assez universel, assez profond et assez particulier à chaque individu.

 

La raison pour laquelle je veux développer ce point est que, au risque de me tromper, je crois qu'il y a, justement, une erreur majeure d'attitude par rapport à la vie en général, chez énormément de gens qui militent pour une cause ou qui essayent de véhiculer des idées optimistes à propos de l'avenir. Attention, je ne suis pas du tout en train d'essayer d'ériger en modèle mon propre « art de vivre ». D'abord, je n'ai aucun art de vivre au sens propre du terme, ensuite je suis le premier convaincu que je fais pas mal d'erreurs au quotidien. Aussi, l'exploration que je fais est censée m'être utile à moi-même en premier chef pour tenter d'améliorer ce qu'on pourrait appeler mon « chemin de vie ».

 

Dans cette réflexion menée dans une série d'articles, il sera donc question de philosophie, de chamanisme, de spiritualité, mais aussi tout simplement de vie pratique. Le but étant, peut-être illusoire, nous verrons bien, de dénouer quelques sources de division à l'aide du verbe et de la pensée qui le dirige.

 

 

La division est-elle inhérente à la nature humaine ?

 

Je ne veux pas inonder cette réflexion de liens d'articles et de vidéos. Je l'ai nourrie par un certain nombre de lectures, de vidéos dont certaines durent 3 heures ou plus, et je ne voudrais pas noyer le lecteur sous la quantité, déjà que mes textes peuvent être assez longs. J'essaierai donc de garder la substantifique moelle de ces sources que je ne citerai que dans la seconde partie, et pas forcément toutes.

 

Cette première question, je me la pose souvent en observant l'histoire humaine, tout simplement. Il ressort de certaines observations que les religions, notamment, ont été créées pour engendrer un formatage de la population. On pourrait arguer à ce sujet que la religion pourrait, par l'uniformisation des comportements, engendrer un monde sans division, où tout le monde aurait le même modèle du monde, le même code moral et de comportement (les interdits et obligations alimentaires, vestimentaires et autres servent avant tout cette fonction). On observe que c'est le contraire. En voulant obliger des populations entières à suivre une norme, les religions ont engendré quantité de divisions. C'est que l'énergie du vivant reste plutôt spontanée, et à part chez les individus les plus conformistes et les moins critiques, il reste difficile d'accepter des obligations dont la plupart vont de l'absurde à l'arbitraire, pour dire les choses franchement.

 

Ainsi, les religions ont engendré l'anti-cléricalisme, et se sont toutes divisées en écoles, en sectes et en tendances qui s'opposent parfois violemment. Ai-je vraiment besoin d'illustrer par des exemples ? Pensons simplement au moyen-orient, à l'Irlande, à la saint-Barthélémy, aux croisades, à la condition du Tibet. Considérons aussi que certains régimes politiques – voire la plupart – ont une vocation religieuse, même lorsqu'ils ne se réclament pas d'une religion. Pensons au communisme qui opprima toutes les communautés religieuses et essayé d'imposer un culte de la personnalité, pensons aux régimes islamistes, pensons au culte de l'argent et de la réussite dans le capitalo-libéralisme, et ainsi de suite. Il y a toujours une tentative d'imposer des « valeurs », des comportements, voire une morale, et d'en interdire d'autres qui s'y opposent. Ainsi le conflit en Inde et au Pakistan qui oppose des hindous à des musulmans n'est pas vraiment différent de la lutte géopolitique qui opposa le capitalisme au communisme soviétique.

 

On constate souvent que des oppositions politiques ou religieuses ont en fait des origines culturelles. Là aussi il serait trop long d'illustrer par des exemples, mais on pourra parler du conflit israélo-palestinien, ou encore des conflits littéralement ethniques qui existent dans beaucoup de pays, comme les USA, où le statut des « WASP » est très différent de celui des noirs ou des latinos. On remarque qu'il y a toujours une fracture dans les comportements comme dans le statut social de ces groupes, à l'intérieur de ces pays, qui découle le plus souvent de références culturelles différentes qui semblent plus ou moins incompatibles.

 

Est-ce un hasard si l'un des sempiternels point de désaccord entre la mentalité dite de gauche et celle de droite porte sur les questions du racisme et de l'immigration ? Il faut se poser la question : les humains peuvent-ils réellement vivre ensemble et en bonne entente avec des conceptions du monde totalement différentes ? Car il ne faudrait pas croire que cela se résume à une question de couleur de peau, par exemple. Si la division humaine se résumait à cela, ou au genre comme certains idiots et hystériques veulent le croire et le faire croire, les choses seraient relativement simples, en somme, et il n'y aurait pas de conflits ethniques entre noirs en Afrique et entre sémites au moyen-orient (les arabes sont sémites, comme les juifs).

 

Une autre question à se poser : est-il réellement souhaitable d'uniformiser et d'assimiler l'entièreté de l'humanité, y compris les peuples primitifs, les aborigènes ou les inuits à une idéologie globale ? Il s'agit d'une tendance d'une extrême violence qui nous dévore tout autant que ceux que j'ai cités. Nous avons déjà largement perdu notre culture, nos références vitales à la nature et notre connexion à celle-ci, de sorte que nous sommes des proies pour le globalisme matérialiste-dématérialisé, qui porte sa propre idéologie qui est une religion, et qui, comme toute religion, est anti-spirituelle.

 

C'est un point qui a été facilement intériorisé du côté « droit » du spectre politique, et qui reste dénié du côté gauche, dans un refus pathologique qui confine vraiment à l'idiotie. Est-ce que nous ne gagnerions pas, plutôt qu'à cultiver des particularismes, à se rejoindre sur un tel point qui me semble faire sens et devrait faire consensus ?

 

Mais voilà la difficulté. Si l'humanité est en quelque sorte vouée à la division, chacun, au sein d'elle, ne peut voir les choses qu'à travers le prisme de sa propre division, notamment lorsqu'il est question, paradoxalement, de le fondre dans une uniformisation générale qui le perdrait alors. A moins que cette uniformisation nous sauve de nos divisions ? Je n'y crois pas. Je crois plutôt que chacun ne peut s'accomplir que dans ce qui lui est propre. On se perd dans la religion, dans le formatage, et on se trouve non pas dans l'individualisme, mais dans la découverte de sa propre individualité. Bref, l'on voit qu'il y a deux tendances contradictoires naturelles que nous ne savons pas accepter, comme deux forces qui maintiennent un équilibre : c'est parce qu'il y a la gravité que nous tenons les pieds sur Terre, et c'est parce qu'il y a une force égale en réaction que nous restons debout sans être écrasés par cette gravité. Or il me semble qu'actuellement, l'humanité terrienne est à un tournant où elle est partagée entre la gravité et la résistance absolue à cette gravité. Il y a forcément un entre-deux raisonnable et viable, qui permet à la fois d'accepter le monde moderne, avec tous ses défauts, et de s'y accomplir sans céder à ses exigences les plus absurdes. Si ce n'était pas le cas, nous aurions succombé à la folie dès que nos traditions ont été modifiées ou égratignées.

 

Et ceci est un point aveugle, du côté droit du spectre politique... où l'on s'accroche aux traditions comme une bouée de sauvetage, comme la condition de notre survie. Les choses sont plus complexes : les traditions sont des repères culturels, et ils appartiennent donc à une culture qui porte en elle les germes de la division. Les traditions sont utiles en tant que repères, il est bon de les garder en vue, mais il est sans doute stupide de les sacraliser. Ce qui ne signifie pas qu'il faille accepter de les laisser souiller et broyer par le modernisme, qui porte lui aussi les germes d'une nouvelle division. Ce que je dis évoquera probablement les débats actuels sur les migrants, le « grand remplacement », etc.

 

 

Quelques mises au point personnelles

 

 

Avant d'aller plus loin et d'attaquer la seconde partie, je ressens le besoin de quelques précisions, qui concernent globalement ma façon de voir les choses et de m'exprimer, sachant les incompréhensions que cela peut susciter, ici et là.

 

Nous vivons dans une époque assez particulière, qui propose des défis uniques. Ces défis sont pour un grand nombre d'entre nous des écueils et des sources de souffrance que nous tentons de résoudre par différentes attitudes qui ont leurs points forts et leurs points faibles. J'ai toujours tendance à critiquer les points faibles et à laisser de côté les points forts, mais j'ai une excellente raison à cela : la critique dite positive a tendance à encourager les gens dans l'erreur et à garder dans l'ombre les angles morts qui peuvent conduire une attitude à des échecs et à des souffrances qui auraient pu être évités par une critique plus lucide et sans compromissions avec le réel. Cela peut-être perçu comme de l'agressivité, de la prétention, ou encore de la malveillance ou du négativisme. Il n'en est rien. Au contraire, je reproche à la critique dite positive (qui a aussi de bonnes raisons d'exister, pour fournir du courage, de la motivation, etc., il en faut) de consister la plupart du temps en une manipulation qui est typique de notre temps. Puisque les défis que nous affrontons aujourd'hui sont si effrayants, il nous faut nourrir l'espoir, le courage, l'enthousiasme, quitte à renforcer les réactions contraires en cas d'échec, quitte à nourrir une sorte sournoise de pathologie mentale qui ressort d'un certaine aveuglement. Aveuglement assez propre à l'humain, certes, qui le conduisit tant de fois à faire fi des dangers lorsqu'il s'agissait d'affronter les océans, les montagnes, les défis technologiques, etc. Pour le meilleur et pour le pire, donc.

 

Le problème ici est que toute émotion dite positive, comme dans toute division duale de l'esprit, porte en elle le germe de la réaction négative qui lui correspond.

 

Cela est valable dans l'autre sens : lorsque je critique négativement, cela fournit à celui qui reçoit la critique des ressources pour réagir positivement à cette critique. Lorsque cette critique est mal reçue, je reçois en retour des réactions agressives, mais celles-ci me donnent l'opportunité de me renforcer, de m'améliorer, de peaufiner ma critique, ma communication.

 

C'est en cela que ce que j'appelle le positivisme m'exaspère. C'est la caresse qu'on donne à d'éternels enfants qui ont besoin d'encouragements, sans quoi ils ne semblent pas aptes à trouver la force en eux.

 

Entendons nous bien. Je ne prône pas un monde où tout le monde se critique négativement à longueur de temps. Il faut de la joie et du sourire, de la folie, de l'engagement, tout ce qu'on veut. Mais il faut être conscient que cette énergie vers l'avant porte à la fois le germe de la fuite vers l'avant et du découragement qui naît d'avoir manqué de lucidité et d'éléments qui auraient aidé l'entreprise au départ. La critique négative aide à découvrir les défauts d'une entreprise, et la critique positive fournit l'énergie utile à son accomplissement. Rejeter la première est plutôt le signe d'un esprit manquant de réflexion, baignant trop facilement dans la pensée magique qui, non, ne peut pas se suffire à elle-même.

 

Mon attitude est alors souvent comprise comme un « aquoibonisme » alors qu'il s'agit de tout sauf ça. Je conspue le fatalisme, mais je pense que le réalisme est absolument nécessaire. L'homme n'a pas conquis la planète avec sa simple bonne volonté, et il ne résoudra pas les défis actuels juste en essayant. Il lui faudra aussi du discernement, du savoir-faire, la capacité d'apprendre de ses erreurs (qualité qui semble manquer jusque chez les plus fervents écologistes qui n'ont toujours pas compris que le développement durable est une arnaque intellectuelle absolue et un écueil incontournable).

 

Alors on me considère facilement comme un oiseau de malheur et une Cassandre, mais croyez-moi, lorsque je vois les enthousiastes de l'énergie libre, de l'« agriculture de demain » ou de la « communication non-violente » comme solution à tous les maux de l'humanité, et que je prévois l'échec inévitable de toutes ces stratégies que je critique, je ne me réjouirai pas lorsque je les verrai échouer. Je ne trompetterai pas « je vous l'avais bien dit », même si je serai très tenté de le faire. Au contraire, je me désolerai de cet enthousiasme gâché, de ces fausses pistes arpentées par tant de gens qui croient encore qu'il y a des lendemains qui chantent dans une écologie joyeuse et communautaire. La vie agricole a toujours été très dure et elle le sera toujours. Ce n'est pas pour rien si l'exode rural a vu tant de paysans fuir la campagne : ils visaient l'eldorado urbain, où ils sont pourtant devenus de simples prolétaires où leur savoir-faire n'avait plus aucune utilité ni aucun sens, et où leur connexion avec la nature et ces cycles n'était plus qu'un handicap que l'évolution récente à fait en quelque sorte disparaître.

 

C'est le triste chemin de l'humanité que je constate, simplement. Ce n'est pas du mauvais esprit. C'est la conscience de la difficulté des choses, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas les entreprendre. Mais cette conscience doit servir... Et elle doit servir à alerter ceux qui croient qu'il existe une voie facile, une harmonie toute trouvée avec la nature. Chimère de citadins s'il en est. De citadins qui fuient la ville à 50/60 ans, et qui pensent qu'ils auront l'énergie de cultiver pour leur famille dans 10 ou 20 ans, eux qui n'ont jamais vu un jardin... Jamais perdu une saison ou une année de récoltes, et qui apprennent la campagne dans des livres ou sur youtube...

 

Mais je suppose qu'après tout je ne suis personne pour les décourager, ce qui n'est pas mon but, faut-il le répéter ? J'agis en esprit noir, familier avec l'ombre, qui accepte de voir les zones sombres et effrayantes, qui inspireraient à bien d'autres la simple envie de se crever les yeux pour ne pas voir les choses en face. Et l'on a toujours cloué les hiboux et les chats noirs, de mémoire de chrétien. J'en suis bien conscient.

 

Donc voilà, pour résumer cette partie, je dirai simplement qu'il ne faut pas confondre critiques et récriminations, aquoibonisme et lucidité, qu'il faut réaliser que l'espoir et l'enthousiasme peuvent, chez certains, être d'abord une fuite et le résultat d'une agitation psychique, d'une peur, et qu'on fait bien peu de choses constructives dans la peur, surtout lorsque laissée enfermée dans l'inconscient. Je dirai aussi qu'être « positif », c'est bien souvent juste se construire un sourire de circonstance en toute circonstance, un masque et une attitude d'autruche. Le refus d'entendre la critique, la garantie d'un échec. Sombrer dans la dictature du bonheur : croire que bonheur et réussite sont un dus à celui qui « va de l'avant », qui « essaye », croire qu'il n'y a pas d'échec possible quand on vit avec le sourire. J'en ai vu, des dépressifs et des alcooliques de ce genre, pardonnez-moi, je ne vous souhaite pas cela, tout au contraire.

 

Et pour terminer, une fois de plus je dirai qu'aucune attitude qui repose sur une émotion ne peut être durable... Que ce n'est pas avec la bonne volonté, ni avec l'énergie de l'espoir ou du désespoir que l'on construit un monde meilleur. Avec ces façons là, on s'inscrit seulement dans les drames de l'humanité. Ce qu'il faut, pour en finir avec ce dramatisme, justement, car ces idéalismes écologistes se nourrissent avant tout du catastrophisme (le pire n'est jamais sûr, et cela s'applique aussi à mes prévisions négatives), c'est un véritable changement de mentalité profond et massif, c'est à dire qui affecte les masses comme la télé, la voiture ou les journaux ont pu le faire. Autant dire qu'on n'est pas couchés, mais c'est là la véritable tâche qui nous attend. Faire son petit coin d'Eden à soi, moi je veux bien, mais ce ne seront pas à ceux qui auront éventuellement réussi cela qu'on devra l'histoire prochaine : c'est à ceux qui auront réussi à renverser le paradigme civilisationnel, médiatique, politique, scientifique et social que l'on vit aujourd'hui. A ceux qui auront œuvré pour une lucidité propre à transcender les clivages actuels, souvent très artificiels et pourtant très inscrits dans notre histoire, d'où la difficulté.

 

 

Si l'humanité doit réellement rebondir, ce n'est pas dans des niches idéalistes qui ont toujours existé, et qui refusent de considérer le monde et d'entendre certaines voix, c'est dans la réalisation d'une nouvelle révolution, qui elle, devra se situer sur le plan spirituel. Et c'est ce que je tenterai d'explorer dans ma seconde partie.

 

 

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24 mars 2018

Références essentielles du blog

Je remets ici les références externes et internes du blog, l'article s'étant apparemment perdu dans une mise-à-jour de ma part.

 

Les liens importants :

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34149635.html

 

Les récapitulations thématiques et sémantiques :

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148911.html

 

Sites de référence principaux (à considérer toujours avec esprit critique) :

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148879.html

 

 

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23 mars 2018

Revue etc. N°37 - Réflexions sur la thématique de la division et du bouc-émissaire

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°37

 

Au moment de me lancer dans l'écriture de ce numéro, je me suis rendu compte que la grande majorité de mes liens pouvaient être regroupés dans la thématique de la « division ». Aussi, je pense que ce serait un exercice de style intéressant à tenter que de développer ce point, d'autant qu'il me semble totalement central et à l'image de notre époque.

 

Je commencerai donc par cette nouvelle vidéo de Greg Tabibian, dont j'apprécie particulièrement le nouveau format du « off » qui le conduit à développer des thématiques très similaires aux miennes, avec une approche également très semblable.

 

https://www.youtube.com/watch?v=qqjtLkRc4NM

 

Vidéo youtube : Réunion en non-mixité "ethnique" : un racisme qui ne dit pas son nom ? [Le OFF #05]

 

 

Beaucoup des points qu'il aborde ici ont déjà été développés sur mon blog, mais je trouve qu'il le fait d'une manière très pertinente, et j'apprécie notamment qu'il cite René Girard et son approche du bouc-émissaire. Vers 26 minutes dans la vidéo, mais le reste mérite aussi l'écoute.

 

https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/02/le-bouc-emissaire.pdf

 

NB : à mon sens, la notion d'innocence n'a rien à voir avec la notion de bouc-émissaire. Celui-ci n'a pas besoin d'être innocent ou d'être coupable, il a seulement besoin d'être désigné coupable pour catalyser une dynamique sociale. Le bouc-émissaire idéal n'est d'ailleurs pas, le plus souvent, un innocent mais bien plutôt un coupable. Encore une fois, « à mon humble avis ».

 

J'avais abordé récemment ce point autour de l'affaire Dutroux à cause de proches qui n'avaient pas compris mon propos, mais de toute façon, le principe du bouc-émissaire est partout dans la société, et à quoi sert-il ? Précisément à souder la société autour d'une cause commune, contre un « méchant », un responsable des maux, autrement dit, la fonction du bouc-émissaire est d'éviter la division.

 

Comme l'explique Greg Tabibian dans sa vidéo, ce mécanisme est transitoire et voué à se répéter en quelque sorte éternellement, en tout cas tant que l'humanité n'aura pas atteint un état de conscience nouveau et d'ailleurs totalement hypothétique qui est le fond de commerce du new age, en particulier. Par conséquent, une société, comme il dit « post-oppressive » ne pourrait advenir, pour le paraphraser à ma manière, qu'à condition que l'humain devienne post-humain... Autrement dit, selon lui, jamais. Je ne serai pas aussi catégorique car je reste par principe dans l'incertitude sur ce genre de sujet, mais ce dont je suis relativement certain, c'est que ça n'est pas demain la veille, et ce dont je suis absolument certain, c'est que ce n'est pas avec le genre d'approche qu'ont le genre de groupements anti-racistes et anti-sexistes dont il est question ici en filigrane – qui sont voués à échouer justement dans une division – qu'on y arrivera ou même qu'on s'en rapprochera, puisque ces groupes ne font qu'agiter... une nouvelle forme d'oppression.

 

 

Bref ce que je veux dire, c'est que l'humanité en est encore à ce stade du « bûcher ». Comme nous ne savons pas catalyser notre violence autrement, nous avons besoin d'un bouc-émissaire. Nous en trouvons très facilement, quitte à les inventer, mais cela ne nous empêche pas de générer de la division à tous les stades de la société. Pourquoi ? Probablement parce que cette société est si complexe et si manipulée par le langage et les médias qu'elle engendre mécaniquement des divisions, donc des bouc-émissaires, puisque c'est la division en elle-même qui rend ces derniers nécessaires.

 

En écrivant ce texte, j'avais le projet certainement bien ambitieux de dénicher une piste pour en finir avec cette dynamique de division, qui engendre victimisation et désignation de bouc-émissaires. Soyons honnêtes, je n'ai aucune idée de si je vais y arriver ou non, mais c'est un processus de réflexion que je voudrais dérouler ici, comme une façon de penser à haute-voix. La manière la plus simple de procéder me semble de commencer par énumérer les liens où j'avais repéré quelque part la notion de division.

 

https://francais.rt.com/economie/48953-sanctions-contre-chomeurs-gouvernement-annonce-durcissement

 

Ici par exemple, on a l'habituel bouc-émissaire de la société où rien ne va... Quand ce n'est pas l' « arabe », c'est bien entendu le chômeur, ce parasite à éradiquer, bouc-émissaire parfait qui « ne fout rien », gaspille son argent au loto, au pmu ou en alcool comme chacun sait, incapable d'effort, de créativité ou même d'utilité, il est bon de lui prendre ce qu'il n'a pas : son argent, dont il n'a que faire de toute façon, et qui ne sert qu'à sa survie. Ce qu'on veut à ce salaud de pauvre (la plupart du temps) c'est sa disparition c'est à dire sa mort. Se référer à ce que dit René Girard de la violence. On peut citer par exemple ce passage :

 

« Cette violence serait soutenable socialement (maintien de la paix civile), si elle demeurait le propre de quelques individus isolés. Or, ce qui la rend éminemment dangereuse, nous dit Girard, c’est qu’elle est contagieuse. Le désir mimétique se propage à la société tout entière, par effet « boule de neige » : si deux individus désirent la même chose il y en aura bientôt un troisième, un quatrième, et ainsi de suite. Rapidement – à la vitesse d’une traînée de poudre – , le conflit mimétique se transforme en antagonisme généralisé. »

 

 

On constate en effet que les bouc-émissaires les plus « efficaces » sont ceux qui aboutissent à mobiliser les plus grandes parties de la société. Le paradoxe étant que, cette violence étant insoluble – on ne peut pas exterminer tous les chômeurs, tous les « arabes » ou encore tous les juifs ou que sais-je encore – elle aboutit à l'inverse de l'effet escompté : la division.

 

La conscience humaine, demeurée à un stade très primitif à l'échelle des masses, comme on le constate lorsqu'on décide d'appliquer une certaine lucidité, en est encore aux lynchages, aux basses jalousies et j'en passe, et je n'aurai pas besoin de citer de nouveau des textes à propos des grèves commençantes sur la SNCF, avec le lexique habituel autour de la « prise d'otage » et des privilèges pour le démontrer.

 

 

Un autre domaine où se manifestent ces basses jalousies porteuses de division et d'inquisition morale contre des méchants et des responsables imaginaires d'un quelconque désastre social, est bien entendu celui de l'idéologie de genre, qui se décline aujourd'hui beaucoup dans ces groupuscules fortement idéologisés contre de vastes catégories de la population, je veux bien entendu parler des activistes de l'anti-racisme ou de l'anti-sexisme qui, dans les faits, agitent une forte dose de haine voire d'agression verbale pure et simple (là aussi se référer à la première vidéo, qui pour moi, dit l'essentiel sur ce point). Les exemples ne manquent pas.

 

Par exemple, au Canada a été instauré un nouveau principe dans le service publique, qui bannit les formules de politesse traditionnelles, considérées comme discriminatoires car « genrées ». Le résultat paradoxal est que beaucoup de gens se sentent moins respectés qu'avant par les nouvelles tournures. Ce qui est bien normal puisqu'elles les réduisent à leur seule identité, sans prendre en compte leur place dans la société, généralement résumée par les termes de politesse habituelle, qui sont une marque de déférence, qu'on le veuille ou non, et non pas de discrimination.

 

https://francais.rt.com/international/49065-canada-bannit-formule-politesse-madame-monsieur-dans-l-administration-publique

 

Voilà le problème quand on veut mettre les victimes proclamées au centre d'une société : cela se fait au détriment de tout le reste de la société, pas nécessairement composé de gens qui se vivent comme victimes ou comme bourreaux. Autrement dit, ce système institutionnalise un état mental psychologiquement chargé, au risque de survaloriser un certain nombrilisme « de genre », aboutissant de fait à un accroissement de la division. En effet, si le « genre » devient un paramètre de distinction fondamental, alors qu'en même temps on sur-multiplie le nombre de ces genres, on aboutit à une séparation de la population en de multiples catégories totalement superflues, ne suffisant pas de toute façon à définir donc à reconnaître les individus, et on pousse, tout au contraire de l'effet recherché, vers une sur-individualisation, alors même qu'on avait dénoncé l'individualisme comme un fléau. Pour ceux qui ne me croient pas, allez voir un peu sur les sites américains le nombre de sous-sous-sous-sous-catégories de genre qui peuvent exister parmi ceux qui se revendiquent de cette mouvance. C'en est totalement absurde au point d'en devenir carrément hilarant.

 

Pour explorer le sujet, il y a déjà ces portails, qui montrent à quel point ces milieux sont désormais divisés et même sub-divisés :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Transidentit%C3%A9

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:LGBT

 

 

Et n'allez surtout pas dire quoi que ce soit qui aille contre l'idéologie de l'un ou l'autre de ces sous-groupes, sans quoi voilà où cela peut conduire :

 

https://francais.rt.com/france/48654-ec%C5%93uree-par-deversoir-haine-karine-le-marchand-quitte-twitter

 

Cette atmosphère pesante fera que les plus revendicatifs et les plus agressifs (il ne s'agit pas d'autre chose, nous sommes toujours dans le contexte de la violence sociale quasi primale décrite par René Girard) seront ceux qui continueront d'occuper le terrain et de monopoliser le discours, faisant peser leur oppression sur le reste de la société, tout en se définissant fondamentalement comme victimes (donc comme ayant le droit de retourner la violence subie). Comme le disait Taddéi dans une vidéo récemment postée sur le blog, ce sont les plus extrêmes qui monopolisent l'attention et, éventuellement, influent effectivement sur la société, en tout cas jusqu'à ce que leur extrême égocentrisme aboutisse à la division naturelle de leur mouvement : on a vu comment les conflits intra-féministes pouvaient aboutir à des échauffourées dans des manifestations, et ce n'est sans doute que le début. Là aussi voir la vidéo de G.T. À propos du « narcissisme des petites différences » de Freud. Quelques extraits, réflexions et commentaires ici :

 

https://www.cairn.info/revue-topique-2012-4-page-59.htm

 

https://www.cairn.info/revue-topique-2012-4-page-37.htm

 

 

L'énorme hypocrisie trouvée dans les mouvements prônant le genre et, au passage, s'inspirant d'idéologues américains qui au départ ne commentaient que la situation sociale particulière de leur pays, peut aboutir au genre d'extrêmes décrits dans ce documentaire aussi sidérant qu'édifiant, qui nous montre comment sont désormais traitées les prostituées en Suède :

 

https://www.youtube.com/watch?v=B4HtF2o8Pdg

 

Vidéo youtube : Là où les putains n'existent pas - ARTE

 

 

La Suède, ce pays au sommet du « progressisme », pays qui est sur le point d'instituer les contrats sexuels entre amants – c'est à dire l'illégalité formelle du sexe hors du contexte d'un contrat en bonne et due forme – est en train de devenir l'incarnation de ce que j'annonce et estime avoir compris depuis un moment déjà : l'avènement d'un « totalitarisme progressiste » où les notions de féminisme, d'anti-racisme, d'écologisme, et tutti quanti deviendront le prétexte à un contrôle social fortement oppressif et régulateur, au nom d'une morale supérieure qui serait celle de « l'univers », de la planète ou de je ne sais quoi, c'est à dire un quelconque prétexte supra-humain pour une dictature écolo-féministo-globaliste pouvant prendre toutes sortes de formes selon les lieux et pays où il émergera. En ce sens, la Suède devient le très intéressant et très consternant laboratoire du totalitarisme du futur, qu'il faut savoir regarder et comprendre pour éviter que le pire de cette idéologie ne se propage partout. On en voit aussi les prémices très avancées au Canada et dans d'autres pays, à travers des exemples déjà cités. Le problème étant que tout cela n'aboutit absolument pas à rassembler la société, mais correspond tout au contraire à une capitalisation sur une extrême division de la société, où l'individualisme devient non plus l'incitation à une réussite simplement égoïste, mais l'incitation à céder simultanément à tous les caprices d'une prétendue notion d'identité complexe, là où l'on parle en fait plutôt d'une extrême division de l'individu perdant la capacité à déterminer des choix quant à ce qu'il veut ou doit être, eu égard aux exigences sociales, biologiques, naturelles, etc. Il vient un moment où, pour ne pas céder à une division interne de la psyché (que l'on appelle aussi dissociation, et qui est à la base de la schizophrénie par exemple) qui elle-même correspond à une division externe (celle de la société), il faut avoir, non pas la faiblesse de se croire un peu tout à la fois, mais tout au contraire la force de se définir suivant ce qui est sain pour soi, pour son entourage, pour le monde. Encore faut-il pour cela avoir des bases psychologiques saines, ce qui est de plus en plus compromis dans le contexte social actuel qui progresse dans la dissolution.

 

Pour remettre un peu d'ordre dans le chaos actuel, je recommande d'ailleurs ce texte qui rappelle que, loin d'être des sortes de parias dans la société actuelle, les femmes ont en fait un certain nombre d'avantages non négligeables que beaucoup d'hommes ne peuvent même pas prétendre briguer.

 

https://fr.sott.net/article/32011-Le-visage-changeant-de-l-homme

 

De même, l'homosexualité est de mieux en mieux reconnue, et si les luttes contre ce type de discrimination apparaissent de plus en plus ridicules à beaucoup, c'est un jugement qui me paraît très bien fondé, tant les exigences et récriminations actuelles virent à l'absurde et au frivole.

 

On pourra d'ailleurs lire cet entretien avec Emmanuel Todd, qui décrit assez bien la crétinisation actuelle, notamment dans les milieux dits « éduqués » qui sont souvent – mais pas uniquement – les plus porteurs de ces discours déconnectés de la réalité sociale et biologique :

 

https://fr.sott.net/article/32050-Emmanuel-Todd-La-cretinisation-des-mieux-eduques-est-extraordinaire

 

Et si le propos de Todd se concentre sur des aspects politiques plus généraux, ils peuvent très facilement être extrapolés à ma thématique. D'ailleurs, ces populations subissent actuellement un matraquage tout à fait extraordinaire sur la Syrie ou la Russie, comme on l'a déjà vu, ce qui là encore, favorise naturellement une division à l'intérieur de la société.

 

On pourra citer ces articles, qui montrent les biais qui existent sur la manière dont on présente la Russie dans les médias, ou encore sur la mauvaise foi dans ces mêmes médias à propos des « rebelles modérés » en Syrie :

 

https://fr.sott.net/article/32066-La-paille-et-la-poutre-quand-les-medias-francais-critiquent-la-couverture-presidentielle-de-RT

 

https://www.les-crises.fr/enquete-djihadisme-en-syrie-retour-sur-le-bon-boulot-d-al-nosra-3/

 

Et je n'aurai pas parlé dans ce numéro de l'épisode de l'agent russe, car il est tellement évident que ce nouveau rebondissement loufoque est une escroquerie de plus que je ne veux même pas perdre mon temps à le dire. Je citerai tout de même l'article d'Orlov sur ce cas, comme toujours très pertinent, mais pour une fois un peu moins fanfaron, comme s'il sentait la gravité potentielle de la chose, malgré l'énormité du truc :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2018/03/faux-drapeaux-pour-les-debutants.html

 

 

Voilà donc où nous en sommes. Êtes-vous donc pro ou anti raciste, sexiste, russiste, bachardiste... ? Vous êtes aussi sommés, si possible, d'avoir un point de vue tranché sur les vaccins. Pro si vous faites confiance au système, anti si vous êtes résolument convaincu de sa malveillance. Ici une vidéo assez étayée d'un médecin reconnu, qui a un discours intelligent et tempéré, un peu entre les deux, et qui permet de se faire une opinion plus solide, que je recommande :

 

https://fr.sott.net/article/32064-11-vaccins-obligatoires-L-objectif-de-95-de-couverture-vaccinale-n-a-aucune-base-scientifique-affirme-le-Professeur-Didier-Raoult

 

A propos de ce qui est dit sur la vaccination et la sclérose en plaque, un autre lien :

 

https://fr.sott.net/article/32057-Un-lien-entre-vaccination-et-sclerose-en-plaques

 

 

On trouvera foison de sujets sur lesquels se diviser, se taper dessus, gâcher les repas familiaux et j'en passe, et le climat en est bien sûr un. Un article qui rappelle qu'il n'y a pas des manipulations que du côté des méchants climato-sceptiques, autres bouc-émissaires à abattre pour que tout aille mieux, mais aussi jusque dans l'épicentre de la « bienveillante science du climat » :

 

https://fr.sott.net/article/32067-Les-conflits-d-interets-au-GIEC

 

Nicolas Bonnal propose un commentaire très intéressant sur cette attention excessive, obsessionnelle que nous avons sur le climat où il fait le lien avec une efféminisation de l'état d'esprit général :

 

http://www.dedefensa.org/article/flaubert-et-notre-abrutissement-climatique

 

« Il y a aujourd’hui, presque partout en Europe, une sensibilité et une irritabilité maladives pour la douleur et aussi une intempérance fâcheuse à se plaindre, une efféminisation qui voudrait se parer de religion et de fatras philosophique, pour se donner plus d’éclat — il y a un véritable culte de la douleur. »

Cette irritabilité se reflète-t-elle dans notre obsession pour les conditions météo ?

Sur le changement climatique je me demandais depuis combien de temps on s’abrutit ainsi ; car aucun classique ne nous emmerdait avec. Tout apparaît semble-t-il au milieu du dix-neuvième siècle : la guerre de Crimée crée la science météorologique, et Baudelaire se plaint de son ciel bas et lourd qui baisse comme un couvercle…

On connaît mon goût pour la cuisinière (une femme géniale, qui ne connaît ni Louis-Philippe, ni république, ni Badinguet) et la correspondance de Flaubert. Je recommande le début des années 1850, qui est prodigieux (voyez ses lettres à Victor Hugo). Sur une petite tempête météo voici ce qu’il écrit notre analyse littéraire de la femme moderne :

12 juillet 1853 – Tu auras appris par les journaux, sans doute, la soignée grêle qui est tombée sur Rouen et alentours samedi dernier.

Désastre général, récoltes manquées, tous les carreaux des bourgeois cassés ; il y en a ici pour une centaine de francs au moins, et les vitriers de Rouen ont de suite profité de l’occasion (on se les arrache, les vitriers) pour hausser leur marchandise de 30 p 100. Ô humanité ! C’était très drôle comme ça tombait, et ce qu’il y a eu de lamentations et de gueulades était fort aussi. Ç’a été une symphonie de jérémiades, pendant deux jours, à rendre sec comme un caillou le cœur le plus sensible ! On a cru à Rouen à la fin du monde (textuel). Il y a eu des scènes d’un grotesque démesuré, et l’autorité mêlée là-dedans !

M le préfet, etc. »

 

 

Une autre façon, moins dramatique et plus détachée de voir les choses donc, et sans doute très folle, très irresponsable et très mauvaise et dangereuse, selon les critères de l'agitation mentale actuelle qui ne tolère plus aucune variation, comme si, un jour, le climat avait été stable. Ne se souvient-on donc pas des plaintes des agriculteurs de l'ancien temps, perdant parfois des années de suite leurs récoltes suite à des événements météorologiques ? Blâmait-on alors l'homme, à l'époque, ou manquait-on de prétextes pour le désigner comme bouc-émissaire ? N'oublions pas que le mouvement anti-spéciste, dans sa branche la plus extrême, préconise l'éradication de l'homme comme source de tous les maux. Encore une émanation du culpabilisme religieux dont certains ne veulent d'ailleurs pas entendre parler. Le bouc-émissaire étant quand même le pendant nécessaire de tout inquisiteur qui se respecte.

 

Et à propos de la division :

 

« Flaubert est un génie et prévoit donc les effets du taylorisme soixante-dix avant Charlot (un autre génie) :

« Qu’attendre d’une population comme celle de Manchester, qui passe sa vie à faire des épingles ? Et la confection d’une épingle exige cinq à six spécialités différentes ! Le travail se subdivisant, il se fait donc, à côté des machines, quantité d’hommes−machines. Quelle fonction que celle de placeur à un chemin de fer ! de metteur en bande dans une imprimerie ! etc., etc. Oui, l’humanité tourne au bête. Leconte a raison ; il nous a formulé cela d’une façon que je n’oublierai jamais. Les rêveurs du moyen âge étaient d’autres hommes que les actifs des temps modernes. » »

 

En effet, la spécialisation est un autre des avatars de la division dans notre société, et sans doute faut-il l'inclure dans une réflexion qui se respecte à ce sujet. Est-il possible de résoudre le problème de la division dans un monde et une époque qui place les hommes chacun à des places très spécifiques au point d'en devenir quasiment individuelles ? Phénomène identique à celui des subdivisions dans des genres qu'on invente spécialement, la subdivision du travail et des domaines de compétence ou de connaissance nous a fait engendrer une société incontrôlable, dans laquelle on divise également les spécialités qui appartenaient auparavant aux monopoles de différents services publics (je pense aux trains, aux routes, aux énergies, à l'eau, à la téléphonie, etc.) à des « concurrents » qui n'en sont pas toujours puisqu'ils s'entendent souvent entre eux. Le paradoxe étant qu'ensuite, par phénomènes d'agrégations, fusions, rachats, on finit en échange par créer des gargantuas au-delà de tout contrôle dans certaines domaines, je pense en particulier aux « GAFA », qui d'ailleurs s'immiscent jusque dans la politique des états les plus influents.

 

https://fr.sott.net/article/32058-Google-admet-collaborer-au-programme-americain-illegal-d-assassinats-par-drones

 

 

De même des villes dans une direction ambivalente, qui ont aggloméré et avalé des villages, des quartiers, d'entières populations rurales, pour ensuite se diviser de nouveau en cités, en banlieues, communautés périurbaines, etc. et à présent en communautés ethniques, voire religieuses, reconduisant la société urbaine dans le sens d'une division où les plus bruyants ou les plus agressifs – là aussi – ont « raison » à la fin.

 

http://www.dedefensa.org/article/utopie-2-fuir-la-cite-concentrationnaire

 

 

Alors que penser de tout cela ? Il serait hasardeux et prétentieux de proposer une conclusion trop tranchée. Par ailleurs, je n'ai aucune solution à proposer, même si je sais que c'est la tarte à la crème habituelle de ceux qui veulent faire taire les Cassandre et les critique.

 

Je crois en tout cas que l'on peut dire que la division est un fléau social majeur, qui ne profite qu'aux dictateurs qui s'assument ou qui s'ignorent, qu'ils soient politiques ou affairistes. Tous les vrais parasites de ce système (n'hésitons pas à dénoncer des bouc-émissaires, tout en ayant conscience de la limite de la chose, et du fait que cela ne suffira aucunement à résoudre le problème) font exactement ce qu'il faut pour se maintenir au sommet de la civilisation-société actuelle : ils divisent les populations pour que celles-ci ne soient pas en mesure de défendre leurs intérêts.

 

Dans une société globalisée telle que celle que nous connaissons, les détenteurs du pouvoir ont d'autant plus du pouvoir que les populations sur lesquelles ils règnent en ont le moins. Par conséquent, organiser l'impuissance de celles-ci peut devenir un impératif. Mais que cette impuissance soit ou non organisée ne change rien au fait que notre objectif à tous devrait être de sortir des particularismes et des sectarismes divers, que favorisent les prétendues luttes contre le racisme, le sexisme et autres trucs du genre, qui sont en pratique au service de la division des populations et donc du pouvoir.

 

Si nous voulons nous sortir de l'ornière dans laquelle nous sommes, il nous faudra réapprendre à tolérer des opinions différentes, cesser de vouloir policer les points de vue qui dérangent pour enfin les écouter et les prendre en compte. Et si je n'ai pas vraiment l'espoir que cela advienne, j'en ai au moins l'envie et le vouloir, aussi cela sera très certainement un sujet d'exploration récurrent sur le blog, prochainement. Pour lancer quelques pistes sous formes de très grosses lignes, je dirais que la direction à suivre tourne autour de la destruction ou de l'affaiblissement des pouvoirs globalisants qui prétendent tout régir (UE, OTAN, GAFA, lobbies divers), en même temps que le renforcement de logiques citoyennes s'affranchissant de la pseudo-démocratie actuelle à base de 49-3 et de référendums étouffés. Par exemple régionalisation des organisations, pour sortir à la fois des ensembles qui me semblent trop gros pour être humainement gérables (continents et nations), et dépasser le stade de la petitesse où l'on a aucune influence (villes et agglomérations n'auront jamais les moyens de s'interposer contre une logique d'internationalisation). Tout cela est sans doute très utopique, pourtant je pense qu'il y a une possibilité que cela fonctionne, puisque ce système est vraisemblablement en train de s'auto-détruire. On rejoint donc l'idée déjà avancée de s'organiser pour l'après-chute avec un fonctionnement viable. Le gros problème étant alors de prévoir dès aujourd'hui comment empêcher qu'après un éventuel effondrement, le même ordre planétaire anti-social et anti-humain puisse réapparaître et se réorganiser.

 

Bref... je vous laisse sur ces quelques réflexions lancées en l'air, qui ne sont peut-être que des lubies idéalistes personnelles, mais en tout cas, j'essaye de rassembler quelques idées pour être constructif. Voilà.

 

 

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12 mars 2018

Revue etc. N°36 - sondages et pièges sémantiques et idéologiques, SNCF, youtube, Poutine et autres

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°36

 

Reprenons la plume pour évoquer encore une fois l'ambiance sur le terrain médiatique. Encore une fois je vais devoir utiliser la « propagande poutinienne » de RT pour avoir la moindre chance d'approcher d'une quelconque vérité... Mais je commence par cet article des crises.fr, très bien fait, mais tout de même ô combien critiquable, sur la manière que « conspiracy watch » (admirons au passage le nom anglophone de cette organisation française, ça fait plus sérieux et plus grandiloquent, sans doute) a de présenter le « complotisme ».

 

https://www.les-crises.fr/la-fabrication-de-la-fake-news-des-80-de-francais-complotistes/#comments

 

On passera sur l'usage récurrent et malsain de ces termes « complotisme » et « conspirationnisme », déjà dénoncé par ici, pour remarquer que, outre un très bon « debunking » (allons-y gaiement aussi dans les anglicismes), Olivier Berruyer en profite encore une fois pour distribuer les bons points sur le climat, sur le complotisme, c'est à dire qu'il se sert du dénigrement du sondage bidon de conspiracy watch (surtout parce que le fondateur est son ennemi, et parce qu'il veut éviter de tomber sous le coup de cette accusation pour demeurer respectable... oui je ne me gêne plus avec les procès d'intention, je pense avoir déjà démontré en quoi Berruyer aime bien vivre dans le système, même s'il passe son temps à le critiquer) pour affirmer que lui ne serait jamais tombé dans les « pièges » tendus par ce sondage, car lui n'est pas « complotiste ». Il ne l'est tellement pas qu'il aime bien coller une étoile jaune à ceux qui le sont, même si c'est gentiment. Quand les sites anti-systèmes auront enfin démonté cette dynamique du discours sur le « complotisme », et démonté le terme lui-même, je crois qu'on aura vraiment avancé. On n'en est hélas pas là puisqu'on accepte d'employer ce terme empoisonné, proposé, imposé par le système pour dénigrer en réalité toute voix dissonante.

 

 

Du côté de RT, on a aussi des sondages :

 

https://francais.rt.com/france/48563-sondage-plus-d-francais-sur-deux-desapprouve-laction-emmanuel-macron-9-points

 

Macron, président le plus impopulaire de l'histoire à ce stade de son mandat. « Je l'avais bien dit », permettez-moi ce genre d'auto-satisfecit, dans l'ambiance actuelle.

 

https://francais.rt.com/international/48308-americain-sur-deux-approuve-politique-donald-trump-mieux-quobama-meme-periode

 

A l'inverse, Trump, le fou, l'horrible, le truand, l'anti-écolo, le presque-pro-russiste, est plus approuvé qu'Obama, le bon, le juste, le beau parleur et guerroyeur. Il y a peut-être quelque chose qui se passe, finalement, et pas forcément dans le sens des « social justice warriors » prônant une éco-agriculture malheureusement irréaliste dans le contexte actuelle, ou une communication non-violente qu'ils aimeraient bien arriver à pratiquer, mais c'est trop dur pour eux. Peut-être une occasion de devenir un peu plus modestes ? Mais j'en doute... désolé pour les relents de misanthropie.

 

Pour en revenir à Macron, voilà qu'on lui reproche de se servir des médias. Lui ? Non, il n'oserait pas, si ?

 

https://francais.rt.com/france/48504-alexis-corbiere-accuse-emmanuel-macron-de-reprise-en-main-des-medias

 

Lui qui a été installé là par ces médias qu'il a ensuite dénigré pour faire genre que ce n'était pas le cas, voilà qu'il essaierait de les façonner un peu plus dans son sens ? Il est sans doute complotiste d'y croire et en plus ça vient de radio-Poutine et d'un insoumis. Oublions donc ça derechef.

 

Et pour en terminer avec les médias parlons un peu de Le média, qui commence « fort » :

 

https://francais.rt.com/international/48352-desaccord-traitement-conflit-syrien-depart-mamere-media

 

Qu'a-t-on donc ici ? Un média qui se voulait alternatif, justement lancé par les insoumis, dont on sait qu'ils sont incorruptibles, qui commence directement par des dissensions parce que certains s'y refuseraient à s'attaquer catégoriquement au « boucher de Damas ». Et qui porte la contestation ? Un ex leader écolo... Que voulez-vous faire avec cette idéologie hystérisée qui ne comprend décidément pas que le monde n'est pas tout noir et blanc, et qui se réjouit, finalement, de la façon dont un Kadhafi a été torturé puis exécuté sommairement. « Profondément humanistes », mais avec des limites tout de même. C'est qu'il faut quand même jouir des bûchers de bouchers, avec la bonne conscience d'avoir sauvé un peuple qui demande juste qu'on lui épargne la guerre... qu'étrangement le « boucher » souhaite aussi voir finir. Un « boucher » beaucoup plus progressiste que son père, certes pris en tenaille de son régime, mais c'est un autre problème, qu'on confond ou oublie aisément de nos jours, y compris dans certains « Médias » qui se croient alternatifs. Espérons que le départ de certaines fortes têtes imbues de manichéisme et de simplisme finalement très agressif (manque de CNV sans doute) assainisse un peu ce média prometteur, mais je n'en attends pas beaucoup d'un média assujetti à un parti politique...

 

Pour conclure cette partie, il faut encore que je répète mon mantra « oui, j'ai une sensibilité de gauche », car en voyant ce qu'est devenue cette gauche à la con qui refuse de comprendre le problème absolument majeur et gravissime de l'impérialisme américain, ainsi d'ailleurs que de l'état du monde qu'elle amène à quelques concepts simples et éculés, je commence à avoir des doutes sur ma « foi »...

 

 

A propos de la SNCF

 

C'est un sujet qui a pas mal fait parler récemment dans les médias, alors je crois que ça mérite une parenthèse spécifique.

 

L'essentiel avait été dit dans cet article des crises.fr, deuxième d'une série, celui-ci spécifiquement sur le traitement médiatique du sujet, avec l'habituelle sémantique de la « prise d'otage » :

 

https://www.les-crises.fr/reforme-de-la-sncf-2-debats-televises-ou-guets-apens-pour-syndicalistes-par-frederic-lemaire-pauline-perrenot/

 

Comme on ne cesse de dire que les cheminots sont des sortes de nantis qui s'ignorent, il faut peut-être rappelé que ce sont seulement des prolétaires bien payés, parce que leurs luttes sociales ont été fructueuses. Evidemment, aujourd'hui on préfère argumenter sur le nivellement par le bas et les « privilèges » d'une classe de travailleurs, car c'est plus « rentable ». La France étant désormais une vulgaire entreprise, et l'état un simple mécène. Alors rappelons quelques faits sur leur statut et les légendes qui flottent autour comme des nuages mensongers et malsains :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/emploi-a-vie-salaires-mirobolants-et-voyages-gratuits-on-a-passe-au-crible-six-idees-recues-sur-le-statut-des-cheminots_2618390.html

 

Quant à la réforme que l'on souhaite faire sur leur dos, il est sans doute utile de dire comment une réforme tout à fait similaire a été ressentie en Angleterre, l'un des pionniers du rail :

 

https://francais.rt.com/economie/48427-privatisation-rail-grande-bretagne-un-echec

 

Il n'y aura vraiment que les macroniens convaincus pour s'étonner, dans 10 ans, d'un résultat similaire et d'une nouvelle débâcle d'un service public livré à la compétition et à la mondialisation. Je ne m'étonne pas, en revanche, de voir surgir ce type de démarche sous la république « en marche » vers un ultra-libéralisme sans freins.

 

 

 

Divers

 

Un point relativement important en ce moment concerne youtube, qui se tourne de plus en plus vers les contenus insignifiants de divertissement, au détriment des producteurs de contenus plus réflexifs. On trouve par exemple cet article qui donne une présentation assez biaisée des faits, quoique contenant tout de même quelques points objectifs :

 

https://fr.sott.net/article/31980-La-Purge-YouTube-qu-en-est-il

 

Les commentaires sott.net sont pour une fois parfaitement pertinents, pour eux qui ont un peu trop l'habitude de prôner une sorte de bienséance morale à l'américaine. Car ce n'est pas en ayant des diffuseurs de contenus qui sont de plus en plus aseptisés que l'on pourra prétendre à un internet moteur de changements sociaux significatifs et dignes de ce nom. Il est relativement inquiétant – mais parfaitement logique et prévisible – que le principal diffuseur de vidéos cède à la pression des annonceurs, aussi faut-il garder cela en tête.

 

A propos de youtube, et de cette aseptisation à laquelle on assiste autour des domaines de la pensée, de l'humour, des relations sociales, j'ai trouvé que cette vidéo de Greg Tabibian était particulièrement bien sentie, aussi je ne peux que la recommander chaudement :

 

https://www.youtube.com/watch?v=AFjd6tHpLUY

 

Vidéo youtube : Laura Laune, Dieudonné, Usul, Copy Comics : qui veut la peau des humoristes ? [Le OFF #03]

 

 

Enfin je termine par quelques liens en vrac.

 

Sur les vaccins et les médicaments, une info qui, naturellement, n'aura pas eu son écho mérité dans les grands médias :

 

https://fr.sott.net/article/31959-De-nombreux-cas-de-demence-sont-en-fait-des-effets-secondaires-de-medicaments-sur-ordonnance-ou-de-vaccins-selon-la-recherche

 

La corrélation établie, qui personnellement ne m'étonne pas car cela fait longtemps que cela se comprend à travers certaines études, est tout de même assez inquiétante et désolante, et il est tout de même bon de prendre connaissance de cela.

 

Sur un sujet proche :

 

https://fr.sott.net/article/31950-Plus-de-70-des-Americains-en-age-pour-l-armee-inaptes-au-service-en-raison-de-problemes-de-sante

 

On pourra se référer à quelques réflexions déjà menées sur mon blog où je m'interroge sur les multiples causes qui conduisent à ce type de problèmes. On pourra se demander si ce chiffre peut s'expliquer par une modification des curseurs de sensibilité, par une augmentation de la détection ou des signalements des pathologies qui seraient peut-être plus fréquentes qu'on le croit, naturellement (n'en déplaise à certains qui idéalisent la nature), mais l'on pourra aussi tout de même supposer très fortement qu'une telle proportion a quelque chose d'anormal, et qu'elle ne s'explique pas que par l'épidémie d'obésité qui touche ce pays. Il y a certainement de multiples causes civilisationnelles, là encore, qui amplifient des problèmes peut-être sous-estimés à la base. En tout cas, c'est une autre info à garder dans un coin de sa tête, toujours avec la prudence et l'esprit critique qui s'imposent.

 

 

Enfin, les réflexions de fond habituelles proposées sur dedefensa.com. J'en ai sélectionné deux cette fois-ci, mais vous pourrez trouver divers approfondissements sur le même site, si vous voulez. Le premier porte sur le bellicisme américain, et le second sur la réaction de deux intellectuels américains, suite aux annonces de Poutine sur l'armement russe, justement en réponse à l'attitude américaine. Et je vous laisse donc sur ces deux liens, merci à vous et bonne lecture, à la prochaine fois dans un monde peut-être meilleur, ou peut-être pire, et ne perdons que les illusions, et pas l'espoir.

 

 

http://www.dedefensa.org/article/full-circle

 

http://www.dedefensa.org/article/justin-kunstler-face-a-poutine

 

 

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