L'Oeil du Selen

16 octobre 2018

Hystéries, paranoïas, fantasmes et djihadismes sociétaux, l'état de dissociation mentale de la société occidentale

 

Est-ce parce que j'en ai assez de ressentir toute la folie autour de moi que j'y réagis ? Est-ce que je ne ferais pas mieux de fermer les yeux et m'en remettre à une totale humilité et un total agnosticisme par rapport à ce que j'observe et ne peux prétendre comprendre pleinement ?

 

Toujours est-il que je ressens le besoin de faire un peu le point sur ce que j'observe. Cet article emploiera donc largement la première personne, car je ne voudrais pas manifester une quelconque prétention à autre chose qu'une certaine forme de subjectivité, que j'estime tout de même être une subjectivité éclairée, sachant faire preuve de distance et de pondération, au moins un tant soit peu, précisément pour ne pas verser dans ce que je dénonce et qui me dérange profondément : une agitation mentale et morale qui me dépasse, dont je suis le témoin à peu près impuissant, ne voulant pas se laisser emporter par ce mouvement.

 

 

L'occident est certainement à un tournant de son histoire, et partant de là, l'humanité toute entière, puisqu'il est entendu que l'histoire de l'occident est liée au reste de la planète et ne peut pas être entièrement distincte ou distinguée de ce qui arrive au reste du monde. Physiquement et spirituellement parlant.

 

Au stade de mondialisation dans lequel nous sommes arrivés, la porosité est devenue telle entre les différentes sociétés qu'elles sont toutes intimement intriquées dans leurs dynamiques respectives. Ai-je besoin d'expliquer à quel point l'Asie, l'Amérique et l'Europe sont commercialement interdépendantes ? Et bien sûr le reste du monde aussi. Partant de là, les idées et les idéologies se répandent, et ce qui n'était ici qu'une manie devient ailleurs une folie. Les peuples se mélangent comme les obsessions, et les cultures se fondent comme du sang caillé, souvent dans les heurts et l'incompréhension, et ceci à un rythme toujours plus élevé : celui de la mondialisation galopante répandue par l'occident avant sa chute...

 

Il est alors naturel que fasse surface l'agitation mentale, à travers les médias, internet et jusque dans la rue, se traduisant par des paroles et des actes irréfléchis, apparemment irrationnels et parfois même – trop souvent – dans la violence et la brutalité.

 

La plupart se font simplement happer par ce mouvement qui emporte tout, mais d'autres vont plus loin, s'en font les porte-paroles ou s'en improvisent les idéologues, sans réaliser leur degré de conditionnement rendu inévitable par la puissance du cataclysme.

 

Cela se ressent d'autant plus fort en occident que nous avions été relativement épargnés depuis l'après seconde guerre mondiale, et nous en avons d'autant moins de force mentale pour y résister. Nous voulons conserver notre confort physique et intellectuel, nos acquis, notre tranquillité. Certains croient cela immuable, et investissent leur énergie dans la conservation du mouvement. D'autres ne voient que le changement et croient qu'il ne saurait être que destructeur. Ils déploient alors toute leur force à empêcher ce changement, à se dresser contre les vagues. Bien peu considèrent le problème à sa source et dans sa globalité, à savoir que, selon moi, la mondialisation n'est qu'un moment d'un cycle infiniment plus grand que nous ne pouvons arrêter. Nous pouvons certes avoir une relative influence sur le cours des choses, mais l'homme, ayant une haute opinion de lui-même en même temps qu'une perception tout à fait parcellaire de ce qu'est le monde, se surdimensionne par rapport à celui-ci, et surestime son rôle et sa puissance. Pensez au golem, à Frankenstein, et vous entreverrez la suite de mon propos.

 

 

Mais ce que je veux surtout dire, c'est que nous expérimentons actuellement comment l'esprit humain réagit dans ces phases de l'univers où il perd le contrôle. Beaucoup résistent certes, ont la stabilité mentale pour se préserver des agitations inutiles, mais beaucoup aussi cèdent et sombrent dans diverses formes de folies. La dissociation est celle qui me marque le plus à l'heure actuelle, et je vais m'en expliquer.

 

De mon point de vue, je vois les manifestations de ces pathologies collectives dans tous les domaines liés à ce qu'on nomme le « sociétal ». Un chercheur a sûrement déjà théorisé sur les pathologies collectives, mais quant à moi, mes références ne vont pas beaucoup plus loin que Jung et son inconscient collectif. Cela me semble suffire pour comprendre, en extrapolant un peu, comment se répandent les idées, les fixations, les modes, les peurs, etc.

 

Ainsi, l'immigration focalise largement ce phénomène, avec naturellement deux pôles extrémistes qui monopolisent l'attention. Obertone estime par exemple que nous allons au bain de sang généralisé et prône un référendum d'urgence pour légiférer sur cette immigration :

 

https://francais.rt.com/france/54620-petition-ligne-soutenue-par-obertone-reclame-referendum-immigration-france

 

D'autres, dans une attitude diamétralement opposée, refusent encore d'admettre tout danger et, s'enfermant dans le déni, demandent encore plus de « migrants » en France, quand bien même ceux-ci sont surtout des victimes d'une propagande occidentale et d'un trafic d'être humains odieux. On détruit en fait leurs vies, en perturbant les nôtres, et si le pire n'est jamais sûr, le meilleur est pour le moins douteux. Il y a tout à parier que la réalité se situera quelque part entre le scénario catastrophiste échafaudé par un Obertone, et une situation paisible telle que fantasmée par les pro-migrants béats. Je ne crois pas, pour ma part, que nous allons vers des bains de sang, ni que l'immigration incontrôlée à un rythme insoutenable pour l'intégration – on croise de plus en plus de gens ne parlant pas le français dans nos rues, si vous n'avez pas encore remarqué – pourra très bien se passer... Il y aura forcément des remous assez conséquents, qu'aucun prophète ne peut décrire, mais il y a certes lieu de s'inquiéter et de faire preuve d'un peu plus de conséquence que les insouciants réclamant des aides sociales pour ceux qui accueillent des migrants... ou comment achever l'état de droit et les aides sociales.

 

Par ailleurs, ce moment du mouvement est certes encouragé par une élite qui maintient les pays occidentaux sous perfusion avec l'immigration qui permet une main d’œuvre à bon marché, mais en détruisant le tissu social, en faisant grimper le chômage mécaniquement, et surtout sans régler le problème de fond. Mais contrairement à ce que pensent ceux qui sont radicalement opposés à toute forme d'immigration, et qui prétendent que l'immigration est anti-naturelle, c'est hélas faux, puisque depuis toujours l'être humain a montré qu'il était fondamentalement un semi-nomade qui a dans ses gènes l'impulsion du mouvement, du changement d'endroit et de région, et si nous avons perdu ce sens, c'est parce que le confort sédentaire occidental nous a fait perdre de vue notre nature fondamentale, en sorte que nous prenons comme agression le comportement « normal » - certes instrumentalisé – des masses qui nous viennent d'autres continents. Ces gens ne font qui suivre leurs instincts les poussant à aller chercher ailleurs des ressources et des modes de vie qu'ils ne trouvent pas chez eux. Il est vrai aussi que certains assument mieux que d'autres ce fait, parmi les anti-immigrationnistes, et considèrent tout simplement que l'immigration serait une invasion, un « grand remplacement » intentionnel, etc. On est là dans le versant paranoïaque de la chose, et s'il est vrai qu'être paranoïaque ne prouve pas que l'on ait tort de se méfier, cela ne prouve pas non plus que l'on ait raison. Le paranoïaque alimente sa folie de tout ce qui va dans le sens de celle-ci, en ignorant le reste. C'est par essence une vision biaisée du monde, que le paranoïaque, qui est souvent proactif, tente de répandre dans le monde pour se donner raison, convaincre autrui, et ainsi se protéger en prenant les devants. En agissant suivant ce que lui dicte sa paranoïa, il récolte sans cesse des preuves que celle-ci est fondée, bien qu'il ne puisse pas comparer avec une autre version du monde où sa paranoïa n'aurait pas agi, ce qui fonde la nature quasi-rationnelle de la paranoïa (et rend si intéressants les bouquins d'un P.K. Dick qui était un authentique paranoïaque génial).

 

 

Mais poursuivons le raisonnement avec d'autres illustrations. Le thème de l'immigration nous mène naturellement à celui du racisme... déjà souvent abordé ici. J'ai déjà largement développé l'idée que, selon moi, l'anti-racisme, comme tout mouvement idéologique « anti » est juste une autre manifestation du racisme, ou de l'idéologie contre laquelle se dresse « l'anti ». En étant « anti », on alimente une folie en lui opposant une force équivalente (en terme d'idées) qui la renforce. On peut être contre le racisme sans être « anti-raciste » et c'est de loin préférable. L'anti-raciste, l'anti-sexiste ou l'anti-spéciste vont avoir une attitude mentale qui gonfle en eux l'importance du problème, en faisant une cause vitale qui perturbe leur équilibre et modifie leur perception du monde à l'aune de ce qu'ils acceptent de considérer comme important. Aucun anti-nucléaire n'a jamais empêché le nucléaire, aucun anti-raciste n'a éradiqué le racisme, mais ils se donnent de l'importance en se donnant l'illusion de « faire avancer la cause », alors que bien souvent, ils la font reculer. Les exemples ne manquent pas...

 

https://francais.rt.com/france/54548-racisme-anti-blancs-existe-pas-eric-fassin-france-info-desinformation-marine-le-pen

 

Ainsi, un sociologue proclamé peut affirmer sans ciller que le racisme anti-blanc n'existe pas, en se cachant derrière le scientificisme de sa thèse, et du manque de caractère scientifique du concept de « racisme anti-blanc ». Il n'y a même pas besoin de démonter cette thèse que ce type de racisme n'existerait pas, tant c'est une pure ineptie et lubie d'expert heureux d'être inclus dans le système. Bien des gens ont ressenti dans leur chair ce racisme, et le simple fait de prétendre qu'il n'existe pas revient, en poussant un peu à l'absurde, à dire qu'aucun racisme n'existe. En effet, pour que le racisme anti-blanc n'existe pas, il suffirait que ceux qui ne sont pas blancs soient incapables de racisme. Cela implique qu'un noir (par exemple) est d'une espèce différente du blanc, puisque dans sa vision du monde, le racisme n'existe pas. Il est de fait d'une culture, d'une ethnie et d'une origine différente, et cela suffit à légitimer le racisme, puisque la théorie raciste affirme précisément et avant tout l'idée qu'il y a des différences entre les êtres humains. La notion de hiérarchie entre les races, peuples, cultures ou ethnies n'est que subsidiaire, et employée par les plus extrémistes des racistes, les autres se contentant de pointer des différences, c'est à dire une hétérogénéité de l'espèce humaine, et je ne vois pas bien ce qu'il y a de scandaleux à cela, puisque la génétique le démontre... et pour le coup c'est scientifique.

 

En somme, en proclamant que le racisme anti-blanc n'existe pas, et en sous-entendant implicitement que seul le blanc serait donc capable de racisme, il démontre une certaine forme de légitimité à la théorie raciste. Et renforce donc le racisme.

 

Il serait plus pertinent d'admettre cette hétérogénéité de l'espèce humaine, plutôt que de cultiver un déni insensé, et voir comment nous pourrions coopérer avec nos différences, plutôt que de croire bêtement qu'il n'y a aucun problème, et que tout se résoudra quand « l'homme blanc » aura cessé avec son racisme. A supposer qu'il en soit capable ?

 

Car ce n'est pas sûr en effet, et certains préfèrent prendre les devants en réclamant la mort des blancs, spécialement si ce sont des « mâles ». Comme le rappeur jusqu'à présent anonyme ayant bien réussi son buzz, mais aussi comme bien d'autres, qui ont davantage pignon sur rue et/ou des insignes d'autorité intellectuelle par nos contrées.

 

https://reinformation.tv/universitaire-feministe-us-tuer-castrer-males-blancs-diplomes-mille-88822-2/

 

Ainsi un blanc ou un noir peuvent dire impunément qu'il faut massacrer des mâles et des blancs, mais essayez donc de dire la même chose à propos des représentants d'une autre origine ou ethnie, et vous serez instamment classés au KKK. Même et surtout si vous êtes, par exemple, noir, puisque vous serez alors classifié comme « traître ». Or pour être « traître », il faut préalablement appartenir une caste... Comment les anti-racistes justifient-ils l'appartenance à une caste ? Par la couleur de peau, la langue parlée ? N'est-ce pas précisément ça, le racisme ?

 

Pour moi, ce n'est rien d'autre. Ou comment pratiquer très exactement ce qu'on reproche à d'autres, mais en s'accordant le bénéfice de la morale. Légitimation de la vengeance, par la même occasion, ou la dénégation de toute société civilisée, dont le fondement est justement de ne pas permettre l'expression des plus bas instincts, et de tenter de les remplacer par la justice, voire par une certaine forme de vertu collective, fondatrice du bien commun. Il ne peut, dans une telle société, y avoir ni de place pour le racisme, bi pour l'anti-racisme qui n'est que son frère jumeau investi d'un sentiment de morale supérieure, et donc, d'une certaine façon, encore pire que son jumeau simplement raciste. Pas plus pour le sexisme et autres trucs du genre.

 

Mais l'espèce humaine en est encore à l'âge de la violence. Ici une violence morale qui est particulièrement insidieuse car pas aussi visible et spectaculaire que la violence physique, comme celle dont font preuve des terroristes ou de simples criminels et agresseurs. Et à ce stade de son évolution, il faut sans doute s'attendre à ceci :

 

https://francais.rt.com/france/54423-antispecistes-revendiquent-incendie-criminel-abattoir-ain

 

Certes ici la violence n'est pas directe comme elle l'a été dans d'autres exactions de ces fondamentalistes d'un nouveau genre qui eux aussi discréditent leur cause en agressant des gens qui font simplement leur métier pour nourrir leurs congénères, et en pervertissant une cause qui prône fondamentalement la non-violence et l'abolition de la souffrance, avec des actes violents dont les conséquences sont lourdes pour ceux qui sont humiliés voire privés de travail. Les souffrances animales, d'accord, mais il y a de bien meilleures manières de faire progresser cette cause...

 

Les causes de la lutte contre le racisme, le sexisme, la discrimination ou la souffrance animale sont bien sûr louables, mais ce que je remarque surtout dans les manifestations plus que maladroites de leurs militants est qu'elles s'expriment avec incohérence. Que penser de l'idéologie affirmée par ceux qui ont détruit cet abattoir lorsqu'ils disent qu'ils sont contre toute forme d'élevage, mais aussi de cueillette ? Pardonnez-moi, mais si je ne peux me nourrir ni d'élevage ni de cueillette (et je suppose que cela inclut la culture de végétaux que l'on cueille après les avoir faits pousser) que reste-t-il ? La disparition de l'être humain par absence totale de nutrition ? Il est vrai que c'est l'aboutissement de la pensée jusqu'au-boutiste de l'anti-spéciste, qui devient alors ni plus ni moins une négation de lui-même. Car, si l'être humain est si fondamentalement mauvais qu'il n'aurait pas le droit de se nourrir, car toute façon de se nourrir serait une nuisance, que penser des autres animaux ? Des champignons et des végétaux, qui se dévorent parfois entre eux, les champignons, mousses, gui et autres parasites poussant souvent les uns sur les autres ? Que penser de la vie, qui n'est que nutrition d'une manière ou d'une autre ?

 

Ainsi, bien plus que le « carnivorisme », c'est la vie tout court qui serait mauvaise et néfaste. Suivant cette logique encore un peu plus loin et, bien plus que l'éradication de la nourriture carnée ou de l'être humain dans sa totalité, je ne vois plus aucune objection à l'extermination de la vie toute entière... et donc, une bonne façon de commencer l'éradication de la vie est... de se nourrir d'animaux.

 

Et voilà comment avec la logique anti-spéciste, on justifie la souffrance animale comme un mal nécessaire. On a totalement perdu de vue l'objectif initial, mais c'est parce qu'il était déjà insensé. On ne peut tout simplement pas vivre sans « nuire », c'est à dire sans prélever dans son environnement. Et quand bien même l'homme pourrait se nourrir de l'air respiré, que n'irait-on pas trouver un idéologue dément pour prétendre que cet air est volé à la nature, sans parler du fait que, si l'homme cessait de se nourrir, le monde reviendrait à son état sauvage, mais dans une situation où nous avons éradiqué la plupart des grands prédateurs. S'ensuivraient donc des famines dans les populations de gentils herbivores qui ne mangent que de l'herbe ou des feuilles jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus, causant au passage d'énormes dégâts environnementaux qui justifieraient le recours à la chasse et au contrôle des populations par les humains éclairés et « respirianistes », contraints de contempler toute la souffrance du monde autour d'eux. Espérons au moins qu'ils en déduiraient, cette fois, des conclusions profondes et instructives, car là on en est loin...

 

 

Mais revenons un peu sur le sexisme, car l'actualité est abondante dans le domaine de cette hystérie précise.

 

Pour répondre aux propos extrêmes ou plutôt extrémistes qui se répandent de plus en plus, on en trouve qui ressentent le besoin de rétablir certaines vérités :

 

https://francais.rt.com/opinions/54469-me-too-too-much-nadia-le-brun

 

Un discours pas très profond, mais méritoire dans le climat actuel, où les idées américaines, facilitées par la mondialisation et la porosité du monde, se sont déversées à flot dans nos pays, au point que la parole décomplexée a saisi les rappeurs et les pseudo-idéologues de l'anti-racisme et de l'anti-sexisme (car ce sont souvent les mêmes, et ils organisent des rassemblements excluant tous les blancs mais aussi tous les noirs de sexe mâle, pour mieux tenir ensuite un discours « inclusif » qu'ils, ou plutôt elles, auront construit seules dans leur coin).

 

La moindre vidéo bon enfant est passée au moulin de cette idéologie puritaine, austère et très exclusive, voire exclusionniste, et on fait des scandales avec rien, y compris avec des vidéos vieilles de presque une décennie, qui n'avaient alors choqué personne, à part sans doute les prudes du moment, dépourvus de sens de l'humour, et à l'esprit critique très sélectif :

 

https://francais.rt.com/france/54421-vainqueur-prix-nobel-physique-critique-clip-juge-sexiste-video

 

Et encore une fois, on aboutit à un résultat final où la violence est légitimée moralement, et donc bien sûr pas remise en question.

 

https://francais.rt.com/international/54212-jeune-russe-jette-eau-javel-hommes-lutter-contre-manspreading

 

Ainsi vous pouvez brûler les vêtements de gens qui dorment, comme vous pouvez détruire le lieu de travail de prolétaires, comme vous pouvez réclamer la mort des blancs ou des mâles sans soulever de scandale. C'est ça, le progrès, c'est ça l'idéologie bienpensante décomplexée.

 

Largement de quoi écœurer des êtres humains normalement constitués et les détourner de votre cause, qui ne fait en fait plus recette que dans un quelconque microcosme métropolitain aux relents mondains. Vous pouvez sans doute faire ça dans le métro de Londres, Paris, Berlin ou Saint-Pétersbourg. Essayez-donc à La Paz ou à Mexico. On les « machos » qu'on mérite... et on s'acharne sur eux parce qu'ils ont été déjà largement féminisés, et aussi parce que certains d'entre eux acceptent encore la galanterie et notamment l'idée qu'on ne colle pas son poing dans la figure d'une dame, même quand elle vous brûle publiquement l'entrejambe...

 

Qui osera encore soutenir que cette démarche est saine et productive ? C'est juste la démonstration probante que la folie est socialement encouragée, en occident (on pourra débattre du fait que la Russie en fasse partie, mais ce qui compte ici est que cette russe est clairement sevrée aux délires occidentaux).

 

Pour aller un peu plus loin sur le sujet, l'émission de Taddéi qui portait sur ce sujet, autour du scandale Weinstein. Ce qui m'a personnellement frappé est la légèreté, l'inconséquence et l'incohérence du discours de la féministe progressiste de service, qui s'élève contre les violences envers les femmes, mais relativise soudainement toutes les autres quand elles se mettent au service de sa lubie... « c'est comme ça, c'est comme ça... »

 

Et le sexisme, c'est pas comme ça ?

 

On en est arrivé à un tel niveau d'aberration dans ce domaine que les études de genre – la question du genre étant largement connexe avec celle du féminisme et du respect des minorités – justifient n'importe quoi et n'importe comment, en témoignent des canulars fantaisistes qui ont réussi à se frayer un chemin dans les publications scientifiques que produit ce microcosme qui, comme un certain sociologue sus-cité, prétend pourtant à la rigueur scientifique :

 

https://francais.rt.com/international/54385-culture-viol-chez-chiens-gratin-sociologie-americaine-piege-trois-chercheurs

 

Citation : « Certains ont malgré tout été publiés et les compères ont dû cesser leur démonstration car ces travaux bidonnés commençaient à trouver un écho dans la presse généraliste... »

 

Édifiant.

 

Il est vrai que la science peut tout justifier de nos jours avec l'estampille « c'est prouvé », d'où la politisation de la science (climat, théorie du genre, etc.) pour promouvoir des thèses qui arrangent des politiciens, des lobbyistes ou des industriels, et que ça a vraiment de moins en moins de sens. D'ailleurs la science n'échappe pas à l'hystérisation ambiante, ni à la paranoïa.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/10/alors-vous-pensez-que-la-science.html

 

Ugo Bardi nous rappelle ici que le progrès n'est pas, à la base, une religion, mais un simple concept que nous avons idéalisé et qui nous aveugle, aussi bien positivement que négativement.

 

Ainsi, dans la longue liste des folies, il faut ajouter le scientisme à l'inventaire, la peur des IA étant probablement le grand frisson du moment, comme il y en a tant eu au cours du 20e siècle notamment.

 

https://fr.sott.net/article/33049-La-fin-est-proche

 

Je cite celui-ci parce que j'y ai mis ma patte dans les commentaires, pour apporter un bémol à cette phobie des IA, et bien entendu je dénote dans le flonflon des « ça va mal finir » et des « c'est effrayant ». On voit depuis des décennies des robots capables de tenir en équilibre et de sauter des obstacles, les robots ont déjà pris notre place dans les usines depuis bien plus d'un demi-siècle, mais voilà-t-y-pas qu'on donne au public de quoi frissonner avec un robot (même pas intelligent) qui peut sauter des rondins, et le public accepte de frissonner sans réfléchir. Bien sûr qu'il faut garder un œil sur ces évolutions technologiques, mais il n'y a pas besoin d'IA pour tuer et répandre l'effroi. Il suffit par exemple de chiens dressés pour le combat ou encore de drones qui survolent encore à l'heure actuelle des pays du moyen-orient et qui tuent des civils et des innocents pour se donner plus de chances de tuer des coupables.

 

Mais l'occidental a besoin de peurs à sa mesure qui lui ont été instillées par Hollywood par exemple. Des films comme Minority report, I robot ou encore les Terminator, très bien foutus mais ineptes dans leur propos ont préparé le public à une menace mécanique intelligente qui reste à ce jour un pur fantasme cinématographique dont on ne se rapproche qu'à pas de fourmis, dont on est encore très loin. La réussite de ce projet est encore très hypothétique, et je conseille à ce sujet le livre de Nick Bostrom, « Superintelligence », même si je le trouve encore un petit poil optimiste sur les chances de réussite, puisqu'il ne mentionne jamais le facteur des ressources, qui est par essence un facteur limitant. Par contre il est très exhaustif sur le reste, et à l'en croire, ainsi que d'autres spécialistes dans le domaine, on est encore très loin d'un quelconque aboutissement, tellement loin qu'on ne peut pas encore prévoir par quel chemin préférentiel on pourrait se rapprocher d'une réussite, même si on a repéré un certain nombre. Par ailleurs, même dans le cas d'une réussite, le pire n'étant jamais certain, il n'est pas sûr que les IA parviennent à dominer l'humanité. Il est sûr, par contre, qu'il s'agirait alors d'une mutation de la vie humaine, et comme toute mutation, elle suscite des peurs légitimes qui sont montées en épingles et font naître des hystéries, des peurs et de chocs psychologiques aux conséquences incertaines. Des générations de livres de SF et d'anticipation à prévoir, pour les prochains Asimov, Dick, Bradbury et consorts.

 

En passant, un long article assez passionnants sur, justement, la manière dont Hollywood modèle nos peurs et nos esprits.

 

https://www.les-crises.fr/hollywood-propaganda-la-fabrication-du-consentement-au-cinema-par-laurent-daure/

 

Et même s'il y est davantage question de films de guerre que d'anticipation, il n'en est pas moins vrai qu'Hollywood nous prépare à des idées faussement progressistes, qui sont dans l'air du temps, mais dont la finalité est surtout de nous faire admettre un monde futur entièrement globalisé.

 

A ce titre, et sans mentionner encore 1984, je proposerais plutôt un film comme « Bienvenue à Gattaca », à tout hasard, pour mieux représenter dans quelle réalité nous nous trouvons déjà, et qui celle-là n'est pas qu'un pur fantasme. Bien sûr, tout film d'anticipation ne propose qu'une version exagérée et caricaturée d'un possible, mais il faut être conscient qu'au moins en occident, et sans qu'il soit besoin de super-machines ou de super-intelligences, nous sommes déjà relativement proches de cette situation de traçabilité presque absolue des êtres humains, et qu'il est déjà très acrobatique de vouloir y échapper, comme dans le film.

 

 

Ma conclusion est que nous sommes facilement impressionnables, et donc influençables. À travers l'IA, c'est l'humain lui-même qui se contemple dans un miroir, et qui est effrayé par son propre reflet, car l'IA demeure bien avant tout une conception humaine, qui jusqu'à présent n'a presque strictement rien d'autonome (ce sont des machines qui tournent, point final), et qui fait montre de toute l'imperfection et des importantes limites des conceptions humaines. Nous ne sommes jamais allés plus loin que la lune, nous ne parvenons pas à y retourner, mais nous parvenons à croire à notre génie quand il s'agit de dépasser la nature et ses créations aux milliards d'années d'évolution, dont l'efficacité énergétique est colossale en comparaison de ce que nous avons été capables jusqu'à ce jour. Nous nous gonflons de notre propre importance, parce que nous n'avons rien d'autre à quoi nous comparer que des animaux et des êtres avec lesquels nous parvenons à peine à communiquer. Les mystères de l'existence et du cosmos nous sont largement fermés, mais nous avons une confiance très élevée dans notre capacité à re-créer la vie avec nos mimines... D'où le fait que j'ai tendance à tempérer les enthousiasmes comme les craintes, qui me semblent toutes déraisonnables et mal placées en l'état actuel des choses. Nos inventions les plus géniales et les plus impressionnantes restent à remettre à l'échelle à laquelle nous trouvons : un animal conscient qui ne comprend pas le climat de sa planète, n'en connaît ni le cœur ni le fond de ses océans, n'a jamais mis les pieds sur la plus proche planète environnante, etc. Nous pouvons faire de grandes choses, mais elles demeurent toutes relativement insignifiantes. À notre échelle, elles peuvent certes avoir une grande influence, modifier nos modes de vie, mais c'est surtout parce que nous y croyons, comme nous croyons à l'argent, à l'avenir, etc. Chaque chose que nous faisons se rapporte à notre condition, et même celle-ci nous est largement étrangère.

 

 

Quant aux autres folies dont j'ai parlé, je crois qu'il faut les prendre avec la même distance. Il est vrai que l'homme étant propice au bellicisme et à la violence, puisque c'est un animal super-prédateur, partiellement carnivore et avide de contrôle, ces folies peuvent prendre de l'ampleur et parvenir effectivement à un seuil catastrophique, et pourvu qu'assez de monde se convainque que la violence devient nécessaire, même pour des causes prétendument non-violentes, inclusives et pacifiques. C'est notre grand paradoxe, aussi il ne faut jamais négliger que le terrorisme devienne quotidien, que de nouvelles formes de djihadismes apparaissent, qu'ils soient verts, roses, féministes, pro-blancs ou anti-blancs, pro ou anti-spécistes, homo, bi, trans, enfants, vieux, rhinocéros, que sais-je...

 

C'est pour cela que je place personnellement ma méfiance dans les comportements irrationnels de l'homme, plutôt que dans des évolutions « prévisibles ». Peu de choses sont réellement prévisibles, on anticipe le vraisemblable sans savoir s'il arrivera. On parle d'effondrement, l'homme répond par le survivalisme, on parle de grand remplacement, il répond par l'anti-immigrationnisme, on lui parle de discrimination contre les noirs ou les maghrébins et il répond par d'autres formes de discriminations, quant à la souffrance animale, elle lui fournit le prétexte à agresser des gens et à les priver de leur emploi... La souffrance humaine n'est qu'une souffrance animale plus intériorisée et souvent décuplée par la raison. Un anti-spéciste peut-il en avoir pitié où est-il déjà trop déshumanisé par son dégoût de l'être humain ? Dans ce cas il n'est objectivement pas très différent du fondamentaliste islamiste, écœuré par le mode de vie occidental considéré comme décadent, pour faire souffrir des créatures de Allah : c'est un djihadiste vert qui fait souffrir des créations de la nature.

 

C'est un principe de physique connu depuis l'antiquité. Toute force suscite une force équivalente qui s'oppose à elle. On ne fait rien avancer dans l'opposition, comme on la voit en politique et ailleurs. Ce n'est qu'un absurde jeu de tireurs à la corde où personne ne gagne avant très longtemps. Il nous faudrait plutôt apprendre à accompagner le mouvement de la nature, lâcher-prise et redevenir des semi-nomades, mais bien sûr, nous crevons de la mondialisation, de la surpopulation, de notre déconnexion d'avec notre nature (et les anti-spécistes et anti-sexistes en premier lieu, puisqu'ils nient tout un pan de la nature humaine et même du vivant).

 

Dans cette ambiance, le catastrophisme devient un des ultimes refuges de l'esprit, où l'on imagine pire que ce qu'il n'y aura probablement jamais. Il est certain que du sang va couler, puisqu'il en a toujours coulé. Il est certain que nous vivons une époque de troubles et d'agitations, puisque nous sommes en fin d'un cycle, d'où les inquiétudes légitimes. Mais j'estime que la crainte des IA, le survivalisme et toutes les hystéries sociétales ne sont que les manifestations d'une dissociation mentale qui nous habite parce que l'être humain s'est fragmenté et morcelé en divorçant d'avec la nature et en la traitant comme une esclave productive et servile. La nature ne se rebelle pas, elle dépérit. Et nous périssons lentement avec elle, couple dysfonctionnel et inséparable. Peut-être la vie est-elle foncièrement biaisée, imparfaite et injuste, source de souffrance, comme l'est l'homme. Mais doit-on la détester pour cela ? Car c'est elle que nous détestons à travers nos anti-racismes, spécismes, sexismes, etc. Plutôt que d'accepter et dompter notre propre nature, certains choisissent de la fouetter, de la contraindre, comme nous avons contraint notre environnement en général, et ce faisant, ils ne s'élèvent pas du tout au dessus de l'humain : ils reproduisent ses travers et les alimentent, les renforcent, en leur donnant de l'impulsion.

 

Bref... je n'ai pas de solution. J'observe seulement cela, et j'en fais part. Je suppose que c'est ainsi que l'on nourrit une réflexion profonde, en se tenant à l'écart des manichéismes, des agitations et des violences, et peut-être que le partager enrichira d'autres personnes que moi-même.

 

 

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24 septembre 2018

Revue etc. N°41 - pensée-unique-sphère contre le reste du monde

 

Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°41

 

Une nouvelle revue avec liens vers des sites appartenant à la russosphère et à la complosphère qui tentent éhontément de corrompre notre pure jeunesse occidentale qui baigne dans le bonheur démocratique des sociétés productives et parfaitement humanisées dans lesquelles vous n'êtes obligé à rien, pas même à appartenir à un genre défini, ni à disposer d'une carte de parti. Le monde idéal et parfait dans lequel nous vivons n'a « pas de leçons à recevoir », comme le dit Macron, notre guide, des semeurs de trouble et de doute qui se comportent en organes de propagande mensongers et soumis à l'état et au gouvernement. Ce n'est pas en France qu'on verrait ça.

 

J'ai un peu ralenti le rythme des revues de presse et de propagande, je ne sais pas si cela correspondra à une tendance durable, mais je constate simplement qu'il n'y a rien de très nouveau sous le soleil, et que ceux qui ont compris depuis des années, voire des décennies, que nos médias d'une manière générale reproduisent une propagande systémique qu'ils reprochent à leurs adversaires, n'ont sans doute pas besoin qu'on leur rappelle constamment ce fait. Néanmoins je pense aussi que nombreux sont encore ceux qui n'ont pas conscience de ce fait (et on en jugera encore aux prochaines élections) et qu'il est nécessaire que les auteurs de ce que l'on nommera « la dissidence » continuent inlassablement de pointer du doigt cette mécanique perverse.

 

Dans ce numéro, tous les liens proviennent seulement de 4 sites, qui sont RT, les-crises.fr, le blog versouvaton et dedefensa.org. Ceux qui lisent régulièrement ces sites peuvent donc sans doute se dispenser de la lecture de cette revue, tandis que pour les autres, ou pour ceux qui auraient raté le mois d'août, il faut savoir que je propose ici ma propre sélection d'articles à lire sur ces sites au cours des deux derniers mois, sur le thème très élargi de la propagande institutionnelle, soit une quinzaine de liens.

 

Commençons donc avec le matraquage sur les fake news, dont la principale fonction est de censurer indirectement, et peut-être un jour directement, les sites qui ne sont pas sur la « ligne éditoriale » du système, RT et Sputnik étant, comme chacun sait, en première ligne de cette nouvelle offensive du lavage de cerveau de masse.

 

https://francais.rt.com/france/53756-lois-contre-fake-news-vous-laissent-sceptiques-des-experts-peuvent-vous-aider-ou-pas

 

Même « reporters sans frontières » s'y met, dans une parfaite adéquation avec la ligne macroniste :

 

https://francais.rt.com/france/53887-quand-rsf-veut-pacte-mondial-contre-desinformation-avec-soutien-emmanuel-macron

 

A noter que RT, qui se défend ici vaillamment contre ces tentatives de les censurer ou de les obliger à l'auto-censure a recruté Frédéric Taddéi pour de nouveaux débats sans tabous, tels qu'ils existaient dans sa précédente émission, généralement très appréciés par tout ce que le monde compte encore de libre penseurs (oui, il y en a encore, malgré le matraquage permanent en faveur d'une pensée unique) :

 

Vidéo youtube : Invité : Frédéric Taddeï

 

De son propre aveu, seule la méchante chaîne de Poutine lui a donné carte blanche pour ce type de débats. Je pense que cela signe sans ambiguïté où se trouve aujourd'hui davantage la libre expression, c'est à dire dans les dictatures de l'est plutôt que dans nos magnifiques démocraties libérales. Ce qui ne signifie certes pas qu'il faille prendre pour argent comptant tout ce qui vient de l'une ou de l'autre.

 

De toute façon, le nouveau grand méchant est... est...

 

https://francais.rt.com/international/53419-devinez-quel-est-nouveau-pays-que-les-etats-unis-accusent-dingerence

 

Oui, bien évidemment, la Chine. Et puisque nous sommes toujours sur RT à relayer la vile propagande poutinienne, édifions nous sur ce qu'ils ont à dire sur certains sujets qui, chez nous, ne conduisent qu'aux éternels propos lénifiants et toujours identiques à eux-mêmes à propos, par exemple, de la dictature syrienne :

 

https://francais.rt.com/international/53636-casques-blancs-auraient-kidnappe-44-enfants-ministre-syrien-affaires-etrangeres

 

A ce jour, si tentative il y a bien eu de créer un incident à partir d'une attaque chimique supposément créée par Al Assad (selon la propagande occidentale) ou par les casques blancs (selon la propagande du Kremlin), force est de constater que l'affaire n'a pas encore éclaté. Je serais assez tenté de penser que c'est justement parce que les médias russes ont soulevé le lièvre avant qu'il ne sorte du terrier, mais c'est sûrement juste à cause de mon lavage de cerveau lors de mon dernier séjour touristique dans un goulag (c'est pas la CIA qui ferait des trucs pareils, d'ailleurs on ne torture qu'en dehors des frontières américaines... Guantanamo n'étant ni en Sibérie ni en Alaska mais bien à Cuba... pratiques, les dictatures communistes, quand même).

 

Bref terminons ce tour de lecture de RT, alias radio Poutine par trois derniers liens.

 

D'abord notons que Twitter remplit toujours un peu plus sa fonction démocratique, c'est à dire celle de faire taire ceux qui sont un peu trop à l'écart de la ligne politiquement correcte imposée, parfaite inversion de ce qu'était supposée être la démocratie :

 

https://francais.rt.com/france/54025-compte-membre-charlie-hebdo-censure-twitter-cause-dessin-charb

 

Et même si cette affaire n'est qu'anecdotique, elle demeure révélatrice d'un besoin de tout conserver entre les limites d'un enclos de la pensée. Autant j'exècre les visions du monde fondamentaliste, qui peuvent surgir autant du côtés des « traditionnels fachos » que du côté de leurs opposant « antifachos », autant je me rappelle tout de même, quant à moi, que l'un des principes d'un monde démocratique demeure la possibilité d'une libre expression et de débats ouverts avec le moins de tabous possibles, chose dont on s'éloigne chaque jour un peu plus, grâce à la pression normative des médias dits sociaux qui s'imposent de plus en plus dans la sphère médiatique bien pensante. On a vu, et l'on voit encore avec cet exemple, et RT le souligne en fin d'article, que ces « médias » censurent aussi bien à gauche qu'à droite, avec pour résultante prévisible une sorte de guidage du bétail de l'enclos vers un autre enclos d'idéologie macrono-centriste, c'est à dire d'un nihilisme bon teint, dépourvu de toute pensée politique tout court, donc de tout engagement : quand tout le monde pense pareil, c'est que plus personne ne pense.

 

Un peu dans la même veine, les débordements qui deviennent de plus en plus courants de la part des groupuscules bien-pensants qui s'alignent tous sur l'attitude des « antifas », ceux-là même qui ont tenté de faire taire des Chouard, par exemple.

 

https://francais.rt.com/france/53674-stop-specisme-boucherie-vandalisee-dans-essonne

 

Là encore on peut être pour la liberté d'expression pleine et entière et ne pas cautionner ce qui, ici, n'est pas de l'expression, mais bien des exactions et des agressions caractérisées. Je ne crois pas qu'on puisse lutter violemment pour une cause qui se dit pacifique sans la pervertir... Je suis même convaincu que cette démarche s’avérera totalement contre-productive, et c'est en tant qu'ex-végétarien que je m'exprime, ayant parcouru un chemin spirituel et intellectuel tout autre que ces gens là. Le respect de la vie animale ne peut passer que par le respect de la vie humaine également, puisque ces êtres sont en interdépendance, et que l'humain, par ailleurs et même si cette vérité en choque beaucoup, est aussi un animal. Un animal essentiellement omnivore, au demeurant, et qui se déteste souvent par ce simple trait lorsqu'il se déclare « vegan »... à méditer, mais j'en ai déjà souvent parlé. Quoiqu'il en soit, la ligne dure du veganisme militant et fondamentaliste est une tendance parfaitement logique et intégrée dans le « logiciel » du monde occidental moderne, qui se considère décidément comme moralement supérieur, et donc investi de tous les droits.

 

Enfin, alors que Macron demande aux chômeurs de traverser la rue pour enfin trouver un emploi, il est bon de noter ceci :

 

https://francais.rt.com/france/54047-pas-travail-france-pole-emploi-propose-chomeurs-exiler-republique-tcheque

 

Ah et... pour citer aussi un organe de propagande non poutinienne, notons aussi ceci :

 

http://www.lefigaro.fr/social/2018/09/03/20011-20180903ARTFIG00262-pole-emploi-la-moitie-des-offres-diffusees-sont-elles-illegales.php

 

L'existence de fausses annonces représentant au moins 25% des annonces sur le site de pôle emploi est avéré et confirmé par différents sites, y compris gouvernementaux et officiels (vérifiez par vous-mêmes), et ces annonces consistent ni plus ni moins à racketter des chercheurs d'emploi qui seraient tombés dans le panneau. Ces annonces ne peuvent exister que parce que le site n'est plus surveillé, n'importe qui y fait pratiquement ce qu'il veut... miracle encore, sans doute, des suppressions d'emploi dans la fonction publique et, comble d'ironie, dans le secteur de l'emploi alors que c'est le secteur actuellement le plus problématique en France (avec sans doute la santé).

 

Quant aux offres et idées pour aller travailler de l'autre côté de la rue ou en République tchèque, on se demandera simplement si on peut les considérer comme des « propositions raisonnables d'emploi », en sachant que ce n'est pas n'importe quel chômeur qui peut prendre le risque de s'expatrier ou le temps de se recycler dans un domaine pour lequel il n'a aucune formation au départ. Gageons que Macron arrivera à nous faire croire que c'est parfaitement normal, en vertu de la soumission au Dieu Flexibilité. De toute façon, nous n'aurions aucune identité propre, le genre étant fluide autant que la couleur de peau, et même, la culture française n'existant pas, là encore de l'aveu de notre littérateur en chef. Nous ne sommes rien de plus que des êtres malléables devant prendre leur place dans la mécanique du système, le reste n'a aucune forme de légitimité dans le champ idéologique de l'ultra-libéralisme érigé en religion d'état.

 

 

Passons à la suite avec les articles de fond habituels.

 

D'abord cet article de Philippe Grasset à propos de ce qu'est devenue la publicité :

 

http://www.dedefensa.org/article/pubagandastaffel

 

Comme lui j'avais envisagé de travailler dans ce domaine, comme illustrateur en l'occurrence, mais c'est une certaine indolence qui m'en a préservé et m'a emmené sur d'autres voies. J'en suis très content aujourd'hui. Les personnes de mes connaissances qui travaillent dans la publicité tout en étant dotées d'une conscience et d'une lucidité sur le système sont prises dans un terrible piège de loyauté qui les oblige à faire correctement leur travail, tout en en saccageant les conséquences en aval, ce qui est certainement assez peu efficace, et surtout nocif pour l'esprit, comme on peut s'en douter. N'oubliant pas que la publicité est littéralement la lymphe du système (quand l'argent serait son sang) et que c'est un fluide vital que vous payez à chaque fois que vous achetez un article... La publicité serait « indispensable ». Indispensable autant que la dialyse l'est à une personne souffrant d’insuffisance rénale, alors.

 

Un autre article de Philippe Grasset, tout à fait appréciable, sur l'aspect diabolique, métaphysique et supra-humain qu'il voit dans les remous actuels du monde.

 

http://www.dedefensa.org/article/ma-foi-du-charbonnier

 

Il explique son profond agnosticisme doublé cependant d'une foi envers « l'intuition haute » qui lui fait rejeter les hypothèses, et accepter les incertitudes comme rien d'autre que des incertitudes. Attitude certes sage qui lui fait sans doute rejeter ce que j'avais écrit il y a un certain temps autour de la notion d'entités extra-humaines pouvant influer sur notre destinée, et se livrer à des conflits entre elles, dont les résultats joueraient aussi sur l'avenir de l'humanité. Hypothèse certes invérifiable que j'avais défendue dans un roman récent que j'ai renoncé à publier, et qui rejoint de toute façon l'approche de certains gnostiques, des écrits de Lovecraft ou encore que l'on retrouve même dans certains recoins de l'ufologie, par exemple. Sujets que je développerai peut-être un jour, mais on verra bien.

 

Et tant qu'on est sur dedefensa, je recommande encore ce texte qui résume assez bien certains points du conflit d'influence entre les USA et la Russie, touchant donc bien à notre sujet de la propagande et de la manipulation d'un régime dit démocratique :

 

http://www.dedefensa.org/article/mattis-comme-chez-soi

 

 

A présent 4 articles trouvés sur le blog versouvaton, en commençant par ce texte de Dmitry Orlov, à propos de la manipulation de la vérité :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/09/ceux-qui-disent-la-verite-et-ceux-qui.html

 

Je ne commente pas, estimant que ce texte se suffit à lui-même, et je cite à présent deux articles sur des sujets assez importants et généraux à la fois, le déclin de l'intelligence, et celui de l'économie en occident plus particulièrement :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/09/pourquoi-lintelligence-diminue-t-elle.html

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/09/leconomie-mondiale-se-precipite-vers-un_22.html

 

On pourra débattre de la pertinence de textes finalement plutôt spéculatifs, et parfois un peu orientés, mais j'ai trouvé personnellement qu'ils apportaient suffisamment d'éléments plutôt originaux pour mériter d'être cités. Je ne les commente pas non plus, me bornant à noter que, concernant celui sur l'économie, on peut éventuellement aller directement à la conclusion pour voir où l'auteur veut en venir, et mieux comprendre tous les tracés et graphiques techniques qu'il propose au-dessus de celle-ci.

 

Enfin, un article qui me semble assez fondamental et qui remet en place certaines idées reçues trop simple et trop expéditives à propos de Malthus et sa vision du monde. A lire, vraiment, tant sa pensée a pu être déformée et trop souvent rejetée d'un revers de la main.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/08/la-malediction-de-thomas-malthus.html

 

Le propos est d'ailleurs à mettre en perspective avec l'article sur le déclin de l'économie cité au-dessus... tout lecteur honnête verra où je veux en venir, puisque dans les deux cas il est question de la démographie, mais aussi de sa manipulation, idéologique ou technique, pour parvenir à un certain résultat.

 

 

Il ne me reste plus que deux liens à partager. Tout d'abord un article très instructif des crises.fr sur la politique de « Valve » société de jeux vidéo bien connue, qui opère sans hiérarchie en son sein, et les effets pervers qui en découlent. Un exemple parmi bien d'autres, déjà connus, de l'idéalisme entrepreunarial en vogue dans la silicon valley. Valve se situe à Seattle et non pas en californie, mais cette mode s'est de toute façon répandue au minimum sur toute la côte ouest américaine, et touche désormais déjà le reste du monde. Il est donc intéressant de s'édifier à ce sujet.

 

https://www.les-crises.fr/pas-de-patrons-pas-de-managers-la-verite-derriere-la-facade-de-la-hierarchie-horizontale/

 

 

Enfin, un tout dernier lien que je recommande plus particulièrement, et qui nous fait réfléchir sur la standardisation du monde. Et je vous laisse tout simplement sur ce lien, merci à vous et à bientôt pour la suite, ainsi que de mes prochains articles sur la démarche de curiosité, entre autres.

 

http://www.dedefensa.org/article/bernays-et-celine-et-la-standardisation-moderne

 

 

Addendum : deux liens que j'ai oublié d'adjoindre à l'article. Le premier ne fait que confirmer l'orientation de muselage des médias alternatifs.

http://le-peuple.ca/politique/article-3232-1536292566

 

Le second est un article de fond sur dedefensa que j'avais trouvé intéressant, où il est question d'une fixation sur l'instant présent, sous une forme de dénégation du passé et de l'avenir, qui n'a pas grand chose à voir avec le fameux "carpe diem" que l'on connait.

http://www.dedefensa.org/article/du-big-now-a-lleternel-present

 

 

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07 septembre 2018

Retour sur les fleurs de Bach et leur place dans notre époque consumériste et rejettant les émotions

 

Retour donc, 5 ans après, sur mon article sur les fleurs de Bach, l'un des plus courts, lapidaires et anecdotiques de mon blog, mais qui a suscité presque 20% des commentaires de mon blog, malgré plus de 220 autres articles beaucoup plus étayés, sur des sujets de société de fond. La « faute » à des liens sur des sites médicaux où certains ont plutôt apprécié mon article apparemment, assez pour le relayer en tout cas. D'où un afflux prévisible de commentaires dépités de convaincus du produit, etc.

 

J'écris ce texte pour mettre un terme définitif à cette micro-polémique (il faut relativiser, ce ne sont quelques dizaines de commentaires, et on doit trouver bien plus de convaincus des « FdB » dans le pays) assez pauvre à mes yeux, qui ne m'intéresse pas beaucoup, mais qui mérite qu'un bilan en soit tiré, notamment sur un blog largement relatif aux conditionnements mentaux, dont la mentalité consumériste est clairement l'une des branches de cet arbre.

 

 

Sur la fuite des émotions

 

Je commence directement par ce point que, de mémoire, absolument personne n'a relevé dans l'article original. Il est pourtant central, mais j'aurais sans doute pu ou du l'étayer plus.

 

Le problème que je pose sur ce thème est que nous vivons une époque où les émotions sont presque systématiquement mal vécues, fuies et évitées, et bien sûr a fortiori si elles sont négatives. Or que proposent les « FdB » ? Précisément de vous guérir de vos émotions. Voire de votre caractère... ce qui est assez alarmant. Par exemple, le pin est vendu pour vous guérir de votre sentiment de culpabilité, souvent lié à un trop fort perfectionnisme, ou à une trop grande rigidité mentale. La réaction primaire est de penser que c'est formidable de se soigner à bon compte d'un travers psychologique avec un simple élixir. Mais une analyse plus approfondie, qui se construit par une bonne connaissance de soi, fait réaliser que ce que propose l'élixir, c'est en fait se dispenser d'un apprentissage.

 

Les émotions, les traits de caractère, ne sont pas là pour nous ennuyer, mais pour nous structurer et nous donner une certaine tonalité par rapport à la vie et au monde.

 

Or, malgré tout le blabla actuel autour de l'individualisme forcené, ce qui est recherché aujourd'hui est la standardisation de tout, et notamment des gens. En nivelant les émotions et les personnalités, on arrivera sans nul doute à un monde parfaitement plan où chacun sera équivalent à tous, et où l'illusion du pseudo-individualisme actuel, qui ne vise qu'à créer des consommateurs superficiels soulageant leur souffrance par la consommation de biens inutiles ou superflus qui ne font qu'accroître leur souffrance et leur dépendance sur le long terme.

 

A ce propos, un excellent article sur cette standardisation :

 

http://www.dedefensa.org/article/bernays-et-celine-et-la-standardisation-moderne

 

 

Les émotions ne sont donc pas là pour nous nuire. Elles nous font souvent mal il est vrai, et ce n'est pas moi, grand anxieux, qui dirait le contraire. Mais elles portent, surtout, du sens et un apprentissage. Ce sens est certes de moins en moins évident à une époque où la véritable spiritualité a été remplacée par un vulgaire marchandage, et donc l'apprentissage qui en résulte de moins en moins accessible. Les dépressions explosent, ainsi que les burn out, les suicides, etc.

 

Est-ce une raison pour tomber dans la facilité de gommer l'apprentissage et de le remplacer par un vulgaire slogan vendu en lot avec un « élixir » ? Il est vrai que le new age est particulièrement prodigue en solutions toutes faites et en petites phrase sensément pleines de signification, qui masquent mal leur vacuité absolue, à peine digne d'un « just do it », version allégée et aseptisée du « carpe diem ». Il ne faut se soucier de rien, n'être atteint par rien, n'être qu'un rien qui se laisse porter par le vent et la mode, et en cela, le new age n'est que le frère jumeau de la société de consommation de masse. Les fleurs de Bach sont l'équivalent de la sucrerie qui rassure l'enfant angoissé, et il ne faut pas s'étonner qu'elles ne dépassent pas les résultats d'un simple placebo.

 

Mais tout cela est un vaste sujet, et j'ai encore plusieurs points à aborder. Si vous ne comprenez toujours pas que l'une des caractéristiques du monde actuel est d'engendrer une déshumanisation profonde provoquant une dégénérescence bien plus sérieuse que le vague à l'âme que les FdB sont sensées guérir, peut-être que mes autres points vous amèneront à le saisir.

 

 

Sur l'importance cruciale de l'esprit critique à l'époque moderne

 

Mon blog n'est pas un blog de critique des fleurs de Bach ou des médecines alternatives. Au contraire je plaide sans arrêt en faveur des pratiques alternatives, pour sortir du carcan des pratiques telles que la médecine dite « classique », alors que la médecine allopathique n'a rien de classique. Elle n'est pratiquée que tout récemment, et elle a éclipsé des pratiques qui étaient très répandues et parfois très sages et très élaborées autrefois, basées sur les plantes par exemple, mais pas seulement.

 

Il est facile de fustiger la médecine ancienne en parlant des saignées. En réalité elles furent surtout pratiquées par les médecins du paradigme dominant pendant longtemps, c'est à dire par ce qu'on appellerait la « médecine classique ». George Washington en est mort, entre autres, or ce n'était pas n'importe quel péquenaud homéopathe ou phytothérapeute qui soignait ce genre de personnalité. C'était la pointe de la médecine de l'époque.

 

https://www.gentside.com/histoire/le-saviez-vous-george-washington-aurait-du-etre-ressuscite_art34772.html

 

L'avenir dira si nos chimiothérapies sont vraiment meilleures que les saignées, ou si l'humain du 22e siècle, s'il existe, y verra une aberration barbare et complètement insensée. Aujourd'hui, on ne sait pas faire mieux, c'est un fait. Quoique. L'on combat largement assez les médecines « alternatives » pour leur interdire de prouver qu'elles pourraient éventuellement faire mieux. Le cancer est un bastion, une sorte de signe sacré qui rallie la pointe de la technologie médicale, et qui empêche quiconque autre d'entrer dans la forteresse. Mais bref...

 

Mon blog, donc, a pour principale fonction de combattre toutes les formes de conditionnements et d'embrigadements, et donc aussi bien l'obscurantisme dit scientifique, que l'obscurantisme anti-scientifique. Les deux ont leurs dogmatismes bien particuliers, quoique se rejoignant souvent dans l'exploitation de la misère de l'humain moderne, notamment en contribuant à le maintenir dans l'ignorance, et en particulier dans l'ignorance de lui-même.

 

C'est pourquoi je dis que les FdB ne sont ni pires ni meilleures que les anti-dépresseurs ou d'autres médicaments imposés par big-pharma pour faire du fric et provoquant parfois des scandales massifs. La pharmacopée alternative, simplement, ne produira probablement jamais de scandales aussi massifs, parce qu'elle est relativement marginale, et en tout cas minoritaire, et du coup bénéficie de cette aura de victimisation et de pureté. Ce qui est opprimé et marginalisé serait forcément bon et exemplaire ? Que non pas... Que le meurtre reste marginal, grand merci.

 

Qu'on se le dise : la seule différence entre « big pharma » et le reste, c'est que le reste, c'est « small pharma », avec les mêmes intérêts, l'étiquette de probité, d'humanité et de prétendue bonté en plus. Et encore... quand on sait que plus de 50% du bio est possédé par des boites d'agro-industriel de masse – oui, y compris Bayer-Monsanto – on comprend mieux que les deux univers sont simplement deux visages du même... Tout comme le new age n'est que le revers de la médaille de la société de consommation de masse, et que le new age n'a recyclé les spiritualités ancestrales -le recyclage est à la mode – que pour mieux les exploiter financièrement. Quoiqu'en disent la plupart des « bonnes âmes » qui tirent un profit de ce milieu, qui n'est rien d'autre qu'un marché plein de bonnes intentions que l'on demande à vérifier.

 

https://www.notre-planete.info/actualites/4280-BIO-multinationales

 

Lisez ça et ouvrez donc les yeux bon Dieu ! Arrêtez de croire que vous êtes du bon côté de la barrière, il n'y a pas de barrière ! Il n'y a que la société marchande, partout ! Mais n'est-ce pas cela que vous voulez, justement, ceux qui défendez les FdB ? Ce monde où l'on peut tout acheter, y compris le bonheur qui serait en petits flacons « malins »... victimes de la publicité et des revues de marketing bio se cachant sous l'image de la « santé naturelle ». C'est un business, c'est le même business que celui que les gens de votre milieu et de votre classe critiquent souvent si généreusement et si superficiellement ! Le Bio, aujourd'hui, c'est Macron et compagnie, c'est la finance, c'est les banques, c'est l'industrie, c'est Monsanto, le Diable selon la pensée « verte-anti-système ». Or il n'y a aucune différence, le seul véritable intérêt du bio – car oui, j'en consomme un peu – est de constituer une alternative relative, de proposer des produits qui n'existeraient pas autrement, et notamment de marchandiser les plantes, alors qu'on les accuse toujours à tort de vouloir interdire les soins par les plantes et ce genre de choses, dans les revues de « santé naturelle » qui, comme le reste, carburent à la peur, à la paranoïa, pour en retour vendre du rêve à des cohortes de consommateurs inconscients de l'être.

 

 

Esprit critique et négativité

 

C'est une chose intéressante que de constater que l'esprit critique est constamment associé à la négativité. Partout, mais plus particulièrement dans ce milieu new age, bien-pensant, cocooné, qui ne veut voir que le pan agréable des choses, et s'offusque quand le monde leur présente un visage moins sage. Faut-il ou ne faut-il pas protéger ou couper les griffes d'un chat ? Un chat ne devrait-il pas être végétarien, pour complaire à cette manie de voir la consommation de viande comme une barbarie, et l'assassinat génocidaire de champs entiers de céréales au coupe-coupe industriel comme une douceur parmi les douceurs ?

 

Nombreuses sont les questions éthiques profondes tranchées avec la même ferveur qu'une génération de céréales bien sélectionnées pour plaire au consommateur bercé de « pensée verte » et de « développement durable ».

 

Ainsi, celui-ci ne pouvant concevoir la violence, et encore moins d'en posséder en lui, n'hésitera pas à reprocher à l'autre sa négativité, assimilée à de la méchanceté, quand bien même l'autre essaye de l'avertir d'un problème ou d'un risque. La critique, dans ce monde de bisounours, ne peut-être que l'activité malade d'un idiot dangereux et malveillant qui souhaite le mal de ses contemporains. Que leur interdit-il d'utiliser des fleurs de Bach si ça leur chante ? De quel droit leur met-il le nez dans cette notion d'effet placebo qui est si embarrassante et qu'on ne veut surtout pas comprendre, des fois qu'elle serait vraie.

 

Alors c'est décidé, les fleurs de Bach, l'homéopathie, ça marche sur les animaux ou les bébés, donc ça ne peut pas être placebo. Mieux ! Ça marche sur « moi », « alors que j'y croyais pas », alors c'est pas placebo.

 

Mais la vérité est qu'on ne sait pas vraiment ce qu'est l'effet placebo. Où il commence, où il finit. On ne peut donc savoir exactement ce qui en relève ou n'en relève pas, et je trouve cela fascinant, car cela ouvre des perspectives importantes, quand on y pense.

 

Je vous renvoie à mon article sur l'effet placebo. Vous y lirez peut-être des choses dérangeantes, si vous êtes convaincu de ceci ou de cela, mais vous ouvrir à une vérité ou à un point de vue vous intéresse-t-il, ou seul importe votre conviction, si fragile que beaucoup ne souhaitent pas même entendre quelqu'un développer une argumentation contre celle-ci...

 

Lien de l'article sur l'effet placebo :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/10/28/34493843.html

 

J'y ajoute cet article sur l'homéopathie sur les plantes :

 

https://lesmoutonsenrages.fr/2016/11/25/lagro-homeopathie-ou-lhomeopathie-pour-les-plantes/

 

Preuve que je ne suis pas fermé à l'idée que l'homéopathie – elle aussi réputée pour ne pas dépasser l'effet placebo – ait une réelle utilité.

 

Je ne dis d'ailleurs pas que les FdB ne marchent pas, et je n'arrête d'ailleurs pas de dire que « ça marche ». Seulement la question de savoir comment cela marche est réellement passionnante, mais l'esprit humain conformiste est souvent paresseux et se contente de constater que ça marche et de consommer. Et après, ça parle d'attitude responsable, voire éco-responsable. Non mais laissez moi rire. On ne peut pas être responsable sans comprendre et maîtriser ce qu'on fait. On ne peut pas être responsable et se livrer corps et âme à un produit, à une industrie. On ne peut pas être humainement et pleinement responsable et nier ses émotions à travers une poudre de perlimpinpin vendue pour le profit de quelqu'un d'autre...

 

Mais bref, moi ce que je trouve à la fois amusant et consternant dans tout cela, c'est de donner des leçons sur la négativité, tout en se montrant aussi négatif dans les commentaires. Certains même ne se gênent pas pour se moquer ou souhaiter du mal... projetant clairement sur autrui leur fonctionnement personnel non assumé. Ce qui est encore une fois typique de cette parano qui caractérise si bien le milieu new age, toujours en opposition avec la société-de-consommation-judéo-chrétienne, ou avec la « science matérialiste », mais faisant la même chose de son côté... alternative, tu parles. Ce n'est pas en tombant dans la pseudo-science que l'on vainc la science dominante, au contraire on la renforce et on la légitime en se ridiculisant. Mais là encore, bref...

 

 

En conclusion

 

Dans ma vie, j'ai expérimenté le chamanisme, la naturopathie, l'auto-hypnose, je me suis intéressé et m'intéresse toujours à l'ufologie, aux phénomènes paranormaux, aux cultes anciens, j'ai été vice-président d'une association versée dans le paganisme.

 

J'ai consulté des ostéopathes, des médecins allopathes, des homéopathes, des naturopathes, des kiné, des psychiatres, des psychologues, des chamans.

 

J'ai écrit des romans, des nouvelles, des chansons, des poésies, j'ai travaillé dans le social, j'ai côtoyé des hippies, des montagnards, des clochards, des goth, des nationalistes, des socialos, des syndicalistes, des blancs, des noirs, des chrétiens, des homos, des musulmans, des taoïstes, des gens de tous les continents, de toutes les religions, de toutes les sensibilités politiques.

 

Si je n'ai pas beaucoup voyagé, j'ai exploré beaucoup de contrées des rêves et de la pensée, du monde intérieur, du monde des esprits, du monde des morts, et ma vie a tué aussi beaucoup de mes illusions.

 

Je n'en suis pas moins un être humain faillible et très imparfait, étiqueté comme handicapé, mais je crois être une incarnation de l'ouverture d'esprit. Pouvez-vous en dire autant ?

 

Cependant, l'ouverture d'esprit n'est pas un courant d'air dans la tête. Ce n'est pas non plus une fracture du crâne ou du cerveau. Ce n'est pas parce qu'on est ouvert d'esprit qu'on doit tout avaler, tout croire, ne rien critiquer, autrement dit ne rien penser sur rien, être complètement lisse pour être complètement accepté, n'être personne pour être bien en société.

 

Au contraire, l'ouverture d'esprit amène à connaître beaucoup de sujets, peut-être intuitivement, peut-être un peu en surface, mais avec cette capacité à emmagasiner et à devenir une sorte de généraliste – ce qui est très mal vu à notre époque de spécialisation à outrance – vous pouvez faire des liens entre les choses. Mais pas seulement pour réaliser que ces choses sont liées entre elles, ce qui ne serait qu'en rester à un constat amenant souvent des rationalisations bien hasardeuses. Surtout pour remarquer qu'elles entretiennent entre elles des relations. Et quand vous avez commencé à réaliser certains travers de la société moderne, il devient difficile d'ignorer qu'elle a contaminé tout ce qu'elle contenait. C'est pourquoi il est trop facile de défendre un remède juste parce qu'il marche. L'aspirine, ça marche. La chimiothérapie, ça marche. Est-ce tout ce qu'il faut en dire ? Savez-vous que l'aspirine peut tuer ? L'aspirine « naturelle » aussi, d'ailleurs (celle issue du saule ou de la reine-des-près).

 

Alors admettons, les FdB, ça marche. Mais est-ce que le fait de les utiliser ne tue pas dans l’œuf quelque chose qui aurait pu naître chez celui qui a choisi de les utiliser ? Ne servent-elles pas à tuer des émotions qui avaient une raison, un intérêt, un sens, une importance ? Au lieu de les détruire, n'était-il pas plus urgent de les comprendre ? Je crois que cette manie de recourir à toutes sortes de remèdes tuant les émotions (anxiolytique signifie littéralement dissoudre l'anxiété, c'est à dire la détruire) est vraiment très importante à réaliser à notre époque. C'est bien beau d'avoir une conscience politique ou une conscience écologique. Quand on n'a même pas une conscience de soi-même et qu'on empêche toutes les occasions de la faire naître, alors c'est comme avorter de sa propre conscience. En lieu et place de se « soigner », on se déshumanise pour mieux correspondre avec ce monde déshumanisé qui, en repoussant les émotions, les fait resurgir comme par hasard dans des contextes hystériques, individuels ou de masse, qui ne font qu'empirer encore les choses... Mais c'est un vaste sujet, souvent abordé sur ce blog. A défaut d'en parcourir les centaines de pages, libre à vous de l'explorer par vous-même, d'y méditer, de saisir à quel point cela est vrai, à quel point cela est central, à quel point cela est important.

 

Voilà ce que cachait donc mon assez anecdotique critique des FdB. Il ne s'agissait pas seulement de « dénigrer » un produit, mais de le replacer dans tout un contexte socio-culturel qui le fait voir tout autrement, et qui fait réaliser la dangereuse supercherie qu'il recèle, bien pire que la simple escroquerie sur le prix ou la naïveté de ses consommateurs. Ce que vendent les fleurs de Bach, ce n'est pas tellement du bien être, c'est surtout de la conformité, de la sérénité factice qui confine au déni de soi. Ce n'est pas meilleur que les anti-dépresseurs ou que les anxiolytiques, et c'est tout aussi révélateur d'une époque, voilà ce que je dis. En plus d'être un bien piètre palliatif pour les naturopathes désemparés face au monde des émotions de leurs patients, et qui n'ont que cet atout à sortir de leur manche. C'est bien triste... mais c'est aussi bien à l'image de cette époque, où les soignants ne savent plus où donner de la tête et comment répondre à cette détresse mentale, morale et émotionnelle toujours grandissante, et toujours grandissante car jamais prise à la racine, parce que cela voudrait dire reprendre la société humaine à zéro...

 

Je vous laisse sur cette fameuse citation de Krishnamurti :

 

« Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. »

 

Et sur quelques-unes de ses réflexions.

 

La plus importante par rapport à mon sujet, affronter sa réalité psychologique comme chemin contre la souffrance :

 

http://www.krishnamurti-france.org/L-abolition-de-la-souffrance

 

 

 

Mais aussi...

 

Sur le conditionnement et la peur (toujours au cœur du fonctionnement des grandes dynamiques sociales, y compris le new age, comme on l'a dit) :

 

http://www.krishnamurti-france.org/Il-y-a-peut-etre-de-nombreuses

 

 

Sur la connaissance de soi :

 

http://www.krishnamurti-france.org/Le-commencement-de-la-meditation

 

 

Sur la fuite de la souffrance engendrant plus de souffrance :

 

http://www.krishnamurti-france.org/Le-moi-est-par-nature-contradictoire

 

 

Posté par Seilenos à 11:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 septembre 2018

L'instrumentalisation du clivage politique, et sur le dépassement de celui-ci

 

Je suis sûrement un peu idéaliste et optimiste lorsque j'affirme que le clivage politique n'a aucun sens et devrait disparaître pour le bien de tous, mais je crois cependant que mon point de vue n'est pas dénué d'un certain degré de vérité. C'est de ceci dont je voudrais traiter ici, à la lumière notamment de récents développements dans l'actualité ou encore du mandat de Macron.

 

 

La destruction du clivage est en réalité une chance pour reconstruire un monde moins clivé, rassemblé autour de valeurs choisies

 

 

Tout d'abord il est important d'avoir conscience que le clivage gauche droite tel qu'on le connaît actuellement n'a pas toujours été, et a fortiori n'a pas toujours été très ressemblant à ce qu'il est actuellement.

 

Un simple coup d’œil sur Wikipédia permet déjà de réaliser que ce clivage est différent dans d'autres pays, et même si Wikipédia répertorie des traits qui ont assez largement leur place de chaque côté du clivage à chaque fois, on se rend compte en étudiant le sujet que telle ou telle valeur peut changer de camp, et que les camps peuvent même s'intervertir. Le paragraphe final sur le dépassement du clivage mérite d'être lu, mais je ne m'y arrêterai pas ici pour aller droit à mon but.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_et_droite_en_politique

 

Ce document mérite également un coup d’œil, pour réaliser à quel point, à l'origine, le clivage n'était qu'une affaire entre différentes élites de la nation française.

 

http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fabolitions.free.fr%2FIMG%2Fpdf%2Fgauchedroite1789.pdf

 

La droite étant traditionnellement rattachée à la monarchie dont aux partisans royalistes, tandis que la gauche était reliée à la république, autrement dit aux « républicains », qui aujourd'hui est le nom des partisans de droite plutôt dure.

 

Mais il ne faut pas s'arrêter à ce simple moment de l'histoire, puisque le clivage ne cessera d'évoluer jusqu'au 21e siècle...

 

https://www.franceculture.fr/politique/une-chronologie-du-clivage-gauche-droite-en-12-citations

 

Ainsi, la religion vint s'immiscer dans le clivage au cours du 19e siècle, et c'est à cette époque que se renforce l'assimilation entre monarchie et Église, redessinant quelque peu le clivage.

 

Par la suite, la révolution soviétique, le PC puis le PS en France vont amener, vers la fin du 20e siècle, une nouvelle perception du clivage :

 

« Dans cette émission de 1985, Olivier Duhamel estimait que ce clivage, loin de s'accentuer, s'était rétréci, la gauche ayant été confrontée à la réalité du pouvoir : "Ce qui a entraîné une indiscutable révision de son discours politique, de sa vision politique… révision qui rapproche la gauche de la droite." Un débat plus vif que jamais aujourd'hui, à la veille de la fin du mandat de François Hollande, et alors que d'aucuns estiment que l'extrême gauche actuelle est devenue le PS d'antan. »

 

Le clivage s'est tellement « rétréci » depuis, si je suis cette qualification, que la gauche est devenue le centre-droite, que le centre est devenu la droite, et que la droite est devenue la droite dure, avec son mauvais génie qu'elle repousse sans cesse tout en la courtisant (Sarkozy), qu'est bien entendu l'extrême droite. Il n'a donc pas seulement rétréci, mais a sérieusement dérivé vers ce qui avait toujours été le parti pris de l'élite... Il y a de nombreuses raisons à cela, au nombre desquels la propagande socio-politique verrouillée par l'élite à travers les médias, bien entendu, mais aussi « l'échec » des rouges suite à la guerre hybride et économique (oui, déjà) entre l'URSS et les USA jusque dans les années 80 (que les USA essayent de réitérer aujourd'hui). Ce qui a permis la narrative « la gauche n'avait jamais eu d'avenir, elle était perdante en essence ». Autrement dit « Vive le capitalisme, et vive une élite riche ! » Et tant pis pour les pauvres, le 99%.

 

C'est pourquoi, bien que modérément déçu par la gauche (j'ai toujours été foncièrement apolitique et anarchiste, mi-cynique mi-idéaliste et n'en attendais pas grand chose), je suis régulièrement consterné de lire des gens de droite dire que la gauche gagne toujours du terrain, même s'ils ont aussi de bonnes raisons de le dire.

 

C'est qu'à mon avis, le clivage a été tout simplement faussé pour servir bien sûr des intérêts plus grands (je veux dire... ceux des riches, pas des intérêts supérieurs), laissant apparaître des éléments faussement de gauche, et d'autres faussement de droite, le tout pour servir une idéologie totalement apatride et nihiliste qui n'a que les apparences de la politique, pour n'être en fait que de la macro-économie appliquée, desservant et ignorant totalement l'humain. Normal que l'on dise que le nouveau clivage est entre les nations et l'Europe, par exemple, alors qu'il est en réalité, et je l'ai toujours dit, entre le peuple et l'élite. Je crois que mon propos le démontre suffisamment, mais allons tout de même plus loin.

 

 

Le clivage gauche-droite est il authentique ?

 

En clair, je pense qu'il l'est, ou plutôt que le clivage d'une manière générale est inévitable. Qu'il y a malheureusement des points de vue irréconciliables et que c'est propre à la nature humaine, influençable, dont la perception du monde est par essence partiale et incomplète, ce qui se traduit par des élans et des volontés différentes.

 

Mais cela n'empêche pas que le clivage gauche-droite en lui-même, s'il repose sur cette réalité irréductible, soit faussé et instrumentalisé. Je ne suis pas là pour discuter des mérites des valeurs de gauche et des valeurs de droite, si tant est qu'elles aient une réalité tangible. Ce ne sont que des concepts et des idées, qu'il faut mettre à l'épreuve du réel, et dont il ne faut jamais oublier qu'en se confrontant entre elles, elles se mènent une guerre dont ce sont essentiellement les circonstances qui vont décider du vainqueur et du vaincu. Le vainqueur pourra alors décréter que son idéologie était la meilleure, car tout simplement mieux adaptée au monde réel. Ce n'est pas faux dans l'absolu, mais c'est aussi moins simple que cela, dans la mesure où le réel est lui-même un concept intangible, une idée bien avant d'être une chose concrète, et tandis que le monde concret évolue, ce qu'on appelle « le réel » bouge avec lui, et peut soudain se montrer plus accueillant envers une autre idéologie, plus neuve comme plus ancienne, tandis que celle qui avait gagné et avait, comme chaque vainqueur, construit sa propre histoire, chutera de n'avoir pas saisi cette évolution, cette nature mouvante du monde lui-même.

 

Ainsi, aucune idéologie n'est supérieure à une autre. Toute idéologie fonctionne à la fois par l'énergie et l'efficacité de ceux qui la font vivre, et par son adéquation avec son époque. Aucun effort ne pourra adapter une idéologie qui ne fonctionne pas avec son temps et son lieu, de même qu'une idéologie qui serait excellente ne fonctionnera pas si plus assez de monde n'y croit ou n'est en mesure de la défendre. Ceci pour relativiser l'échec du communisme, mais surtout de tout mode de vie ou de pensée perdu dans l'histoire, ou combattu à l'heure actuelle, non pas car inadaptée au monde, mais car en infériorité par rapport au mode de pensée dominant. Autrement dit ce n'est pas parce qu'une idéologie échoue sans cesse qu'elle est mauvaise ou inadaptée. Il suffit qu'elle soit suffisamment combattue par le pouvoir dominant pour ne jamais avoir sa chance. C'est un peu une histoire de mâles dominants, et à bien y regarder, ce n'est rien d'autre que cela. Il n'y a alors qu'un espoir : celui que le mâle dominant à un moment donné soit bien le bon, et qu'il défende bien l'idéologie qui ne va pas mener tout un chacun à sa perte. Regardez le fonctionnement du monde actuel, autour du capitalo-libéralisme, au sujet duquel même le premier ministre de la France parle d'effondrement possible, et dites-moi s'il vous semble à peu près certain que ce soit la bonne idéologie en place. Tout indique le contraire, à mon avis, et on est là au-delà de la question du clivage, puisque les tenants de cette politique sont aussi bien contre les « nationalistes » que contre les « populistes »... rappelons que ce sont des façons finalement assez détournées de nommer le clivage gauche droite : au progressisme de gauche correspond traditionnellement le peuple, donc le « populisme », tandis qu'au conservatisme de droite correspond la volonté de garder en l'état les nations, les traditions, les religions, etc.

 

Preuve est faite que la politique actuelle n'est pas un heureux amalgame des idéaux de gauche comme de droite, mais bien un mode de gestion du monde purement cynique et nihiliste basé sur la manipulation de l'économie mondiale et l'oppression des idéologies réellement politiques de droite comme de gauche.

 

A partir d'ici, je vais faire quelques détours par des articles récents pour illustrer mon propos.

 

Commençons par cette anecdote apparemment juste amusante, après le départ de Nicolas Hulot du gouvernement :

 

https://francais.rt.com/france/53653-nicolas-hulot-voulait-faire-emmanuel-macron-premier-ministre

 

Ainsi donc, Hulot se voyait président de la France, et il voulait Macron comme premier ministre, et des gens de gauche et de droite dans son gouvernement. N'est-ce pas merveilleux ? Autant la candeur de la chose que cette volonté de rassembler à gauche et à droite (mais pas trop loin quand même). Bon... cela révèle surtout que Hulot, l'un de nos grands hélicologistes, ne soit ni de droite, ni de gauche, bien au contraire, comme dirait l'autre. L'écologie est traditionnellement très à gauche (je vous avoue que je me demande un peu pourquoi, même si je sais que c'est surtout lié au fait que la droite repousse traditionnellement les dépenses considérées comme inutiles, comme si l'écologie n'était pas, justement, rien d'autre que l'économie de l'environnement, censé économiser celui-ci et donc nos moyens et nos ressources... mais il est vrai que de nos jours, l'écologie ne rime qu'avec taxations comme si c'était tout ce qu'on savait et pouvait faire...), tandis qu'Hulot est avant tout un homme d'entreprise, de longue date allié des lobbies et des industriels. Copain avec tout le monde, Hulot était-il un précurseur incompris qui aurait pu sortir le pays de l'ornière et dépasser le clivage politique comme je le souhaite ? Aucune illusion là-dessus, et je gage que l'avenir nous donnera encore des occasions de constater à quel point il n'est qu'un vendu aux industriels avides de profits et sans aucun souci de respect de l'environnement. Ce n'est qu'un énième caméléon, ayant d'ailleurs des atours très semblables à ceux d'un Macron, à propos duquel il a encore réaffirmé son amour après sa démission, qui avait commencé par vendre son image dans des émissions de divertissement nous vendant la nature comme une chose jolie et amusante bien avant que d'être indispensable et incontournable. Les sponsors de l'industrie chimique de son émission me donnent encore de l'urticaire, rien qu'à y penser. Difficile d'imaginer pire comme « soutiens »... Pratiquement tout le monde avait déjà compris avant la lettre le concept du greenwashing en regardant Ushuaïa. Et dois-je mentionner que les produits de sa marque ont été pointés du doigt comme anti-écologiques ? N'en jetez plus, Hulot était un arriviste comme un autre, et il est facile de lui accoler une étiquette d'impuissant en tant que ministre de l'écologie quand on a saisi l'étendu des collusions qu'il traîne avec lui.

 

Un véritable cas d'école, en vérité, du fait que le clivage, aussi authentique qu'il soit à la base, ne les intéresse que pour se vendre aux plus offrants et aux électeurs et citoyens les plus naïfs. On pioche à gauche et à droite, mais le modèle du monde que l'on a est totalement dicté par les industriels, point.

 

Quant à Macron, qu'en dire ?

 

https://francais.rt.com/international/53614-face-gaulois-refractaires-macron-vante-danois-peuple-lutherien-ouvert-changements

 

Pur mépris pour ses électeurs et pour le peuple qu'il est censé gouverner. Ça se passe presque de commentaire, mais ce genre d'essentialisme extrêmement méprisant pour un peuple de gaulois (donc d'arriérés) réfractaires (donc bornés) mérite d'être cité et étalé, pour voir encore une fois le bon visage du vendeur sur pattes érigé en président de la république, affichant le véritable respect qu'il a pour ses « clients », ce peuple d'ingrats qui ne veut d'aucune réforme, en tout cas surtout pas des siennes. Cela n'apporte certes pas grand chose en soi à mon sujet, mais je trouve tout de même bien utile de présenter une foi de plus le portrait-type du politicien porteur d'un projet politique « ni-gauche, ni-droite, tout pour la finance ».

 

Et cette finance, ce n'est plus seulement des banques et des actionnaires, mais aussi celle des transnationales trop puissantes pour même dépendre de leur actionnariat, je pense bien sûr aux GAFA dont il a déjà été question récemment. De ce côté là, c'est encore plus probant, lorsqu'on a les yeux en face des trous.

 

https://francais.rt.com/france/53617-censure-sur-internet-touche-autant-gauche-que-droite

 

Je l'ai déjà dit dans un de mes tous récents articles, les GAFA censurent aussi bien à droite qu'à gauche, et cet article ne fait que le rappeler. Le suivant, par contre, le démontre de l'intérieur :

 

https://francais.rt.com/international/53619-salaries-facebook-se-plaignent-probleme-diversite-politique

 

Ainsi, ces boîtes laisseraient trop de place aux idéologies de gauche. Normal, nous sommes dans la silicon valley, territoire inexpugnable du gauchisme le plus caricatural, le plus irréaliste et le plus délirant, capitale universelle du progressisme LGBT à tout crin, idéologie idiote qui est en train de pourrir l'esprit surtout de ceux qui en sont les plus captifs, mais pas seulement, malheureusement, et qui par la même occasion ridiculise les idéaux de gauche. Il est d'ailleurs navrant de voir même Besancenot, après avoir brillamment attaqué Macron et Mélenchon sur une chaîne de télé, se vautrer dans l'anti-racisme le plus bête, paraissant décontenancé par les évolutions récentes de l'opposition à l'immigration incontrôlée jusqu'au sein de l'extrême gauche. Sa réaction « jusqu'à présent, ça ne faisait pas partie de notre logiciel », sous entendu « il faudrait savoir »... C'est bien beau de vouloir porter un logiciel, moi je croyais que l'humain était, justement, autre chose qu'une IA ressassant son programme... Qu'on me comprenne bien : je suis contre le racisme aussi, mais je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir une position inaltérable sur différents points idéologiques, surtout lorsque cette idéologie est rongée de l'intérieur et ne tient aucun compte des évolutions du réel dont je parlais plus haut. Être opposé à une immigration irraisonnée n'empêche pas d'être contre le racisme, n'empêche pas de respecter les immigrés, il y a confusion de principes... Et être « internationaliste » comme Besancenot se réclame de l'être ne doit pas conduire à être sourd et aveugle aux manipulations autour du multi-culturalisme qui n'est rien d'autre qu'un intérêt du grand capital qu'un Besancenot prétend combattre. Sans être du tout un défenseur du « chacun chez soi », et plutôt partisan du partage des richesses et de la liberté de mouvement, je prend conscience que ces choses peuvent être instrumentalisées et détournées jusqu'à aller contre les intérêts de ces populaces qui « migrent » en étant bien souvent la proie des marchands d'esclaves, avant de devenir les serfs des entreprises occidentales. Je ne suis pas à même de juger s'ils seraient « mieux chez eux », mais je me demande s'ils seront « bien chez nous » et aussi si nous serons bien ensemble ici. Ne sont-ce pas des questions légitimes que tout un chacun devrait être autorisé à se poser (peut-être que s'autoriser à se poser à soi-même est d'ailleurs déjà le premier barrage chez beaucoup qui en effet ne font qu'exécuter un programme/logiciel politique familialement conditionné...), sans être accusé d'être brun-rouge, facho ou je ne sais quoi ? Se poser en défenseur de l'humanité et accueillir sans distinction ni réflexion ne suffit pas. Je fais un principe de mon humanisme et de mon humanité, mais je me refuse à ce qu'il soit manipulé pour d'autres intérêts que l'humanisme par des plus puissants que moi, qui propagent leurs idées par les médias qu'ils possèdent, et utilisent ces « idées » pour matraquer moralement ceux qui sont en dessous. Et je dénie totalement que cela fasse de moi un odieux « facho de droite ».

 

 

Allons encore plus loin

 

On a vu que les valeurs d'un « camp » comme de l'autre peuvent être détournées ou même piratées, et qu'un esprit libre devrait être capable de faire la part des choses sans s'enfermer dans un camp, ni tomber dans le piège du « centrisme » qui, en fait, n'est rien de plus qu'un nihilisme apolitique sans véritable souci des peuples.

 

Maintenant essayons de regarder de plus près ce que sont vraiment ces idéologies de droite et de gauche que l'on a actuellement.

 

D'abord, il s'agit surtout d'étiquettes pour défendre son camp et déstabiliser l'autre camp, et dans ce registre, les politiciens ne s'embarrassent pas de scrupules, comme François Hollande, à gauche sous Mitterrand, se faisant passer pour un homme de droite, puis élu quelques décennies plus tard, se fait passer pour un homme de gauche, tout en menant l'une des politiques les plus à droite qu'on avait jamais vues :

 

https://www.les-crises.fr/quand-francois-hollande-se-faisait-passer-pour-un-leader-de-la-droite/

 

Si vous ne voyez pas encore que les deux idéologies « résolument opposées » sont en fait solubles l'une dans l'autre, ça va être difficile de vous le faire saisir après ça. En effet, Hollande ne s'est pas contenté de jouer sa partition dans un complot, il a joué toute sa carrière sur la confusion entre gauche et droite, comme en témoigne son parcours politique et son bilan de président. Ce n'est pas tout de dire qu'on se rendait bien compte qu'il menait une politique de droite. Encore faut-il réaliser qu'il n'existait pas de politique de gauche qui puisse être menée. Nous avons en fait juste les décorums et colifichets qui évoquent ces idéologies mortes, dont on lit dans tous les médias depuis l'élection de Macron qu'elle « n'est pas dépassée ». Si elle ne l'est pas, quel besoin a-t-on de l'affirmer et de le démontrer ? Il y a vraisemblablement un besoin de perpétuer l'illusion chez les masses votantes, surtout après le déni affiché par l'élection de Macron... Il est vrai que la question ne se serait pas posée si Marine Le Pen avait été élue, on aurait même parlé de « la montée des extrémismes et des intolérances », mais voilà, elle ne l'a pas été, et les haines sont tout aussi instrumentalisées que les croyances dans une véritable idéologie politique macronienne, qu'elle soit « centriste » ou encore ni gauche ni droite, c'est à dire « rien-du-toutiste ».

 

A propos de ce faux combat gauche-droite, un récent article de brandon Smith m'a quelque peu irrité, car il agite sans arrêt ce fanion rouge du combat contre l'opposant « marxiste, progressiste, gauchiste, etc. » Bref contre l'idiot de gauche. Et là je pense qu'il est utile de s'arrêter sur quelques passages, pour démonter ce discours, cette auto-conviction qu'il y a bien un ennemi, et que cet ennemi est à l'opposé du spectre politique.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/08/les-forces-et-les-faiblesses-des.html

 

Smith commence dans son introduction par parler du faux paradigme gauche-droite. Bon point pour lui et il a parfaitement raison de dire que la gauche est aussi bien que sa droite manipulée et instrumentalisée. Il pourrait, à mon sens, s'arrêter sur ce constat, et se demander si ce paradigme a réellement un sens, s'il en a déjà eu, ou s'il en a encore. Cela équivaudrait bien sûr à jeter aux ronces son partisanisme de droite, et de là, son discours est entièrement faussé par son parti pris et par un relatif manque de distance, même si cet article a le mérite de remettre certaines choses en perspective tout de même.

 

Je ne suis bien sûr pas d'accord avec lui quand il affirme que le clivage est historique et irréductible, je crois plutôt qu'il a toujours été guidé dans des couloirs à bestiaux par une oligarchie voulant rendre le débat politique plus manichéen qu'il ne devrait être, mais ce n'est pas ce qui me dérange dans son propos.

 

Il a également raison de mentionner que chaque camp peut tomber dans un fanatisme malsain. Justement, c'est par une attitude raisonnée que nous pourrions... faire s'écouter les partisans des deux camps, au lieu de ces ridicules guerres de tranchées idéologiques, de ces faux-débats télévisuels qui mettent en scène la confrontation et les points de clivage au lieu de mettre en exergue les points de convergence possibles. Et c'est là qu'on tombe dans la dérive peu lucide du point de vue partisan de Smith, qui veut absolument que l'adversaire soit le camp opposé, alors qu'il sait que ce n'est pas le cas... que le véritable ennemi est « au-dessus ». Comme il est difficile de se défaire de ce genre de posture partisane...

 

« C’est pourquoi la gauche politique semble s’organiser beaucoup plus efficacement que les conservateurs dans de nombreux cas. Alors que les conservateurs s’engagent dans des débats internes les uns avec les autres sur les principes et les solutions pratiques, les gauchistes sont beaucoup plus déterminés dans leur quête d’influence sociale. »

 

Smith déplore que la droite se perde dans les conflits alors que la gauche serait unie. Est-ce une farce ? Ce qui définit le mieux la politique à l'heure actuelle, c'est l'énergie perdue dans les luttes intestines, justement, et s'il est vrai que la droite ne donne pas sa part aux chiens en la matière, vous avez déjà vu une gauche unie, vous ? Puis, qu'est-ce que c'est que la gauche, aux USA ? Clinton, Obama ? Soyons sérieux, ces « progressistes » sont de centre-droit, voire de droite ferme, et le progressisme qu'ils mettent en avant n'est rien d'autre que cette parodie de respect des minorités qui ne se manifestent socialement que par la bien-pensance, le politiquement correct et une forme vicieuse de terrorisme intellectuel et même plus qu'intellectuel puisqu'il est moral, émotionnel, quasi-spirituel. Non, ce progressisme n'est que de façade, c'est le pire de la gauche, mais c'est une façade qui est vivement colorée de manière à faire croire à une vision politique de gauche. Les USA sont un pays qui autorise le port d'armes, recordman de la population carcérale utilisée dans un esclavagisme moderne absolument éhonté, n'a pratiquement pas de politique sociale ni de santé... Qu'on cesse de dire que ce pays est gangrené par une gauche qui serait « trop puissante et trop bien organisée ». J'en ai vraiment des crampes à l'estomac. On parle du pays totalement dominé par les néo-cons, c'est à dire... les conservateurs. Que Smith trouve que ce n'est jamais assez le regarde. Mais quelle distorsion dans la perception des choses...

 

Il est vrai qu'on parle du pays qui est le plus exposé à sa propre propagande, qui est avant celle d'Hollywood, et on l'oublie trop souvent puisque cet acteur de la propagande est d'abord étiqueté comme producteur de divertissement, mais quoi de plus normal dans la société du spectacle ?

 

https://www.les-crises.fr/la-fabrique-de-lennemi-par-le-cinema-americain-avec-pierre-conesa/

 

Un Hollywood né de l'idéologie de la silicon valley, celle instrumentalisée par les créateurs mêmes de la propagande (Bernays), avec son paravent de tolérance raciale et sexuelle, et son idéologie totalement libérale qui a permis les plus grandes réussites et les plus grands abus du capitalisme monopolistique. Il est vrai qu'il est difficile de percevoir cela quand on est conditionné à une façon donnée de voir les choses et que l'on a été matraqué par Hollywood toute sa vie. C'est un fait : Hollywood vend au monde le rêve américain fait de héros, de monnaie, de violence, de guerre, et le progressisme n'est vraiment qu'un beau vernis destiné à rendre tout cela acceptable et même souhaitable. Il faut vraiment avoir une sorte d'idiotie dirigée pour ne pas voir que, si ce progressisme émerge bien des milieux gauchistes californiens notamment, il a depuis été totalement réformé et renversé par le système qui, on le sait, sait parfaitement récupérer les idées qui, au départ, le menacent. Aussi, la contestation du système aux USA a essentiellement dérivé vers une pure hystérie réellement pathologique qui ne s'occupe plus de politique, mais veut juste se venger du mâle blanc dominateur, tout en profitant les acquis que la société coloniale et oppressive américaine a su produire... Encore une fois, il est facile de rendre les choses plus manichéennes qu'elles ne sont. Plus difficile de saisir que le véritable problème n'est pas qu'à gauche tout le monde serait con, et à droite méchant.

 

Le fait est que, pendant que les luttes intestines se déroulent dans les partis, les véritables pouvoirs du monde ont le champ d'autant plus libre... La division qui a eu lieu au sein des couches populaires s'est retrouvée jusque dans les partis. Raison de plus d'en finir avec ce stupide partisanisme qui nous fait perdre tellement de temps, et qui me semble plus nuisible qu'utile.

 

Pour enfoncer le clou quant à l'absurdité de ce clivage, rappelons qui est à la manœuvre du côté progressiste du lobbying politique intensif :

 

http://www.dedefensa.org/article/soros-supremaciste-censeur-diaboliques

 

Soros et sa nébuleuse d'ONG pourries dont je continue de recevoir les mails, aux messages toujours aussi caricaturaux, mais sans doute toujours aussi efficaces sur des masses abruties qui croient réellement que le progressisme vendu par ces ONG est autre chose qu'une manière de les acheter à des causes perdues et totalement annexes du véritable combat qui se joue. On détourne ainsi leur argent et leur attention, on leur donne l'impression d'être utiles et de faire le bien. Voilà le vrai visage du « progressisme » actuel que Smith perçoit comme une menace gauchiste. C'est une menace, certes, mais elle n'est pas gauchiste. Elle est « internationaliste », comme dirait Besancenot. Universaliste, mondialiste, globaliste, c'est pareil. Et s'il y a encore des gauchistes qui croient qu'on peut mettre tous ces termes ensemble (ceux que je viens d'écrire et toutes les pseudo valeurs hystériques du pseudo-progressisme moderne), c'est qu'ils ont été longuement abîmés par un discours trompeur et idéaliste. On peut défendre l'humanisme sans se tirer une balle dans le pied. On peut valoriser l'altérité, l'altruisme et l'humanité sans faire en sorte que tout le monde soit, à la fin, le dindon de la farce mondialiste. Plus encore, je crois à un mondialisme possible, respectueux de l'humain et des diversités, mais il reste à inventer et n'a pratiquement rien en commun avec le Monstre qui se met en place actuellement, et dont la résultante logique, si l'on prolonge le mouvement actuel de l'histoire, va vers une termitière planétaire à la Huxley. Si je rejoins donc Smith dans sa lutte contre le mondialisme, je refuse en revanche l'idée que le gauchisme soit à la manœuvre de ce mondialisme, ou alors c'est une forme totalement tératogénique du gauchisme, qui est effectivement à combattre et à éradiquer.

 

Enfin, avant de conclure cet article, je propose ce texte de J.H. Kunstler, à droite mais généralement bien plus inspiré que Brandon Smith, dont les propos lucides se font rares.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/08/gros-plan-et-zoom-long-terme.html

 

Kunstler nous parle d'une manifestation où il dépeint bien mieux que Smith les travers de ce gauchisme dégénéré qui n'a heureusement pas capté tout le monde à gauche non plus. Il remarque surtout, avec bien plus de hauteur, que le vrai problème est ailleurs :

 

« Les présentateurs de la télévision par câble avaient lancé les appels habituels à « l’unité nationale », exhortant le président Trump à sortir de son bunker de golf à Bedminster, New Jersey, pour « rassembler le pays », une proposition tristement sotte. Il n’y a rien pour s’unir à l’intérieur. Il ne reste rien d’une culture commune américaine à part quelques films de Disney et c’est loin d’être suffisant. C’est ce qui se produit lorsque vous optez pour le multiculturalisme comme principe politique numéro un. Il nie automatiquement les valeurs communes, alors pourquoi s’attendre à un accord entre les groupes qui se disputent la domination ? »


Ce manque d'unité nationale est bel et bien le produit d'une dynamique qui vient d'en haut, de gens dont les préoccupations sont tout sauf gauchistes, mais qui ont bien su utiliser les préoccupations humanistes des gens pour mieux les manipuler tous. A gauche on fait croire à une justice sociale illusoire et délirante, à droite on fait croire que la justice sociale n'est rien de plus qu'une hystérie gauchiste. Quoi de mieux pour ridiculiser le concept même sur le long terme ? A gauche on ne pourra que se réveiller avec la gueule de bois pour avoir cru à des conneries pareilles, tandis qu'à droite on est totalement focalisé contre ces conneries dangereuses, puisque ç'en sont effectivement, et que leur seul résultat n'est que d'éveiller les haines qui demeuraient endormies, à gauche, sous un agréable vernis de tolérance de toutes les différences. On tolérera beaucoup de différences, certes, mais pas beaucoup de points de vue à propos de ces différences, et encore moins d'actes à propos de celles-ci. Ce qui n'empêchera pas de transformer les antifas en fachistes de fait, à travers leurs actions impardonnables qui mettent le feu aux poudres au lieu d'organiser le respect mutuel. Comme quoi l'extrémisme est décidément la plus mauvaise idée dans le monde actuel.

 

 

 

Conclusion

 

Bon. Faut-il être idiot pour croire que l'humain peut surmonter ses désaccords et faire preuve de raison pour dépasser un clivage aujourd'hui largement fabriqué ? Probablement. Il y a à n'en pas douter des désaccords irréductibles, des points de vue irréconciliables. Néanmoins, tout irait mieux si la politique n'était pas menée par des techniciens et les idéologies qui importent dans les choix civilisationnels guidées et imposées par des énarques, des journaleux et autres convertis à la religion du marché, qui tire sa puissance des plus hautes sphères de l'industrie et de la finance. Ça fait belle lurette que la politique n'est plus faite par des hommes de conviction, mais entièrement téléguidée par des pouvoirs bien au-dessus d'eux.

 

Et pourtant, c'est précisément à cause de cela que je crois que nous pouvons et devons dépasser le clivage actuel. Les idéaux politiques sont une chose, la réalité en est une autre, qui elle seule devrait mettre les premiers à l'épreuve. Voilà une démarche qui serait non seulement rationnelle, mais qui aurait le mérite de nous sortir tous de l'ornière due au paradigme actuel que je viens de décrire. En effet, loin du « macronisme » (c'était déjà beaucoup de parler de « hollandisme » au sujet de quelqu'un qui n'avait aucune autonomie de pensée ni d'action, mais alors de Macron, c'est vraiment beaucoup d'honneur à faire à un type totalement fabriqué et sorti de nulle part, juste bon à sortir de belles phrases lénifiantes et autres provocations convenues de pseudo-lettré ici et là, tout en servant ses maîtres) qui n'est rien de plus que l'avènement le plus absolu du nihilisme politique propre à l'époque actuelle, il est possible de se réunir et de mettre nos idées en commun, quitte à ce que chacun réalise son truc « dans son coin », puisque certains principes sont en effet irréconciliables. Mais il y a une priorité : sortir de la division dans laquelle on nous a mis, et je ne vois pas d'autre alternative. A défaut, nous continuerons notre chemin dans notre samsara politique, ce qui est de très loin l'éventualité la plus probable.

 

Il faut réaliser que ce clivage n'a comme seule utilité que d'organiser l'impuissance politique, et de chapeauter des peuples qui auraient pu, autrement, apprendre divers chemins vers l'autonomie. Croire que l'immigration est belle ou qu'elle est laide n'a d'importance que dans un système où l'on est captif de décisions sur lesquelles on n'a quasiment aucune prise. Vous ne pouvez accepter ou refuser les étrangers chez vous (ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, mais il est particulièrement prégnant au moment où je parle) que si vous avez une capacité d'autonomie et de décision dans ce chez vous.Cela signifie clairement que, souverainiste ou populiste, personne n'a entièrement tort, et tout le monde a toujours raison de vouloir s'émanciper de ce système qui n'entend personne, et qui veut mettre en place son Monstre. Un autre mondialisme pourrait être possible comme je l'ai dit plus haut, mais je ne me positionne pas en alter-mondialiste. Je crois, et c'est sans doute un point de vue assez peu original pour un anarchiste non-politisé extrêmement défiant envers tout système de domination, que la priorité est l'émancipation, soit l'exacte contraire de ce qui est proposé ou plutôt imposé à l'heure où j'écris.

 

En conséquence, je persiste à croire que le vrai clivage est patent et perceptible par les sens primaires de toute personne acceptant de les faire fonctionner correctement, avec les yeux en face des trous et le cerveau en état de fonctionnement, et qu'il s'agit de la rupture entre les élites financières et le reste du monde, qui continue d'exercer sa servitude volontaire envers les premières...

 

Il y a bien peu de valeurs universelles qui méritent absolument de s'imposer aux autres, et je crois que la première est la Paix... puisse l'humanité le réaliser, un jour ou dans 1000 ou 100 000 ans...

 

Et puisque je parlais d'émancipation, un dernier lien pour finir et vous laisser sur une conférence gesticulée (truc bien de gauche, donc) :

 

 

Vidéo youtube : régine mary "sainte iso protégez nous"

 

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21 août 2018

La démarche de curiosité 9 - L'Homme, des films, des livres et des liens en vrac

Je crains que cet article ne soit un peu un fourre-tout, mais je m'y lance quand même, et je m'explique. Depuis que j'ai commencé cette série sur la démarche de curiosité, j'ai tendance à accumuler toutes sortes de liens inclassables et à aborder des sujets très divers. Parfois je tombe sur des articles venant enrichir ce que j'avais écrit quelques mois plus tôt. J'ai alors deux choix : multiplier les articles de petite taille, avec peu de contenu, ou poursuivre sur le format que j'ai adopté au fil du temps sur ce blog, à savoir des articles qui sont un peu le bazar, longs et parfois foisonnants de liens que je ne saurais pas trop où mettre, autrement, mais que j'ai envie de partager.

 

J'ai conscience que changer de démarche serait sans doute bien utile à mon blog, en terme de fréquentation, mais je ne crois pas que je pourrai le faire, et il y a deux raisons à cela. D'abord, la quasi totalité des blogs sont justement sur ce format d'articles courts et légers avec un contenu léger et souriant, visant plus à donner le sourire ou des réflexions toutes faites aux lecteurs qu'un travail véritablement fourni. La deuxième raison est justement que, de ce foisonnement de textes longs et probablement trop souvent indigestes, je tire personnellement une grande richesse. Si je ne mêlais pas les sujets et ne jouais pas sur ce côté hétéroclite, je passerais à côté de certaines réflexions, de certains liens à faire entre des sujets apparemment éloignés, voire sans rapport. Seulement, tout est lié, et nous vivons dans un monde dont les ramifications sont nombreuses et la complexité difficile à ramener à quelque chose de présentable simplement. Je ne veux pas faire un simple album d'idées simples et déconnectées entre elles, d'images réconfortantes, de pensées courtes et lénifiantes. C'est pourquoi je continuerai avec ce format, vous pouvez bien sûr apporter tout avis là-dessus et toute critique constructive sera bienvenue et prise en compte, comme je l'ai toujours fait.

 

Mais venons-en aux faits. Dans ce numéro, la première partie sera dans la continuité d'un précédent article de la série consacrée à la connaissance de l'humain. Dans la deuxième partie, on trouvera des liens divers, mais dont plusieurs sont également liés à des articles précédemment publiés ici, venant compléter et enrichir la réflexion sur ces sujets.

 

 

A propos de la connaissance de l'humain

 

Pour continuer ce qui avait été publié dans un précédent numéro, je voudrais cette fois-ci partager plusieurs nouveaux liens.

 

Dans la catégorie didactique et scientifique, d'abord une curiosité de l'âge de pierre : pourquoi des habitants d'une région éloignée ont-ils soufferts d'un mal normalement réservé aux habitants du littoral ? On trouvera de quoi se questionner sur nos origines et notre histoire telle qu'elle est convenue.

 

https://fr.sott.net/article/32703-Pourquoi-les-villageois-de-l-age-de-pierre-si-eloignes-de-la-mer-ont-ils-souffert-de-l-oreille-du-surfeur

 

Toujours sur le versant scientifique, une recherche sur l'origine de la conscience. Cela commence comme une réflexion purement matérialiste, mais cela va ensuite plus loin. Chacun en pensera ce qu'il veut, personnellement je trouve réconfortant de trouver des réflexions et des recherches d'ordre scientifiques qui ne s'enferment pas dans un matérialisme pur et dur.

 

https://www.espritsciencemetaphysiques.com/des-scientifiques-de-harvard-pensent-avoir-identifie-la-source-de-la-conscience.html

 

A propos de la conscience encore, le point de vue d'Antonio Damasio :

 

https://fr.sott.net/article/32843-Rencontre-avec-Antonio-Damasio-La-conscience-est-nee-des-emotions

 

Et un article sur le rêve éveillé (à ne pas confondre avec le rêve lucide) :

 

https://www.inrees.com/articles/bonus-286-reve-eveille-grand-passage/

 

 

Côté chamanisme justement, un article qui a lui aussi le mérite d'être didactique, sur un aspect simple et bien connu de la démarche, surtout « néo-chamanique », mais qui mérite d'être lu par ceux qui ne connaîtraient pas du tout, comme approche basique pour aborder le chamanisme :

 

https://www.inrees.com/articles/animal-totem-gardien-esprit/

 

Où l'on apprend par ailleurs le décès assez récent de Michael Harner, fondateur du chamanisme contemporain, contestable selon certains, forcément, mais dont l'apport vulgarisateur fut, lui, incontestable. Ma propre démarche lui doit beaucoup. Paix à son âme, donc.

 

 

Côté archéologie, cette curiosité qui n'a pas encore révélé ses secrets, dans le pacifique.

 

https://fr.sott.net/article/32632-Des-drones-filment-d-enormes-structures-artificielles-le-long-de-la-cote-de-l-ile-de-Pohnpei-dans-le-Pacifique-Une-autre-ville-ancienne-decouverte

 

 

Une autre vidéo que je recommande vivement, car elle éclaire notre histoire d'une toute autre lumière, et favorise même certaines théories contestées et controversées à propos des pyramides et du Sphynx. Le Sahara et ses cycles de 20 000 ans, à voir absolument :

Vidéo youtube : Le Sahara verdoyant tous les 20000 ans - Planète Terre Origines de la Vie

 

 

Deux vidéos très rares que je voulais partager depuis un moment, et que je conseille vivement d'aller visionner, comme ce film de 1906 :

 

https://fr.sott.net/article/32031-Une-longue-sequence-du-tremblement-de-terre-de-San-Francisco-de-1906-trouvee-au-marche-aux-puces

 

La seconde n'est autre que le film « The Unknown », de Tod Browning, datant de 1927 :

 

https://vimeo.com/170412984

 

Très beau film assez fascinant d'une durée de 50 minutes.

 

 

Je voulais aussi partager ce lien vers le livre gratuit « L'insurrection qui vient », sorti en 2007, par « le comité invisible » aux éditions « La Fabrique », et dont certains passages m'avaient marqué. Au cas où vous seriez passés à côté :

 

http://lafabrique.fr/wp-content/uploads/2017/05/pdf_Insurrection.pdf

 

Et tant qu'on y est, quelques conseils de lecture :

 

https://fr.sott.net/article/31990-15-livres-essentiels-que-Jordan-Peterson-conseille-a-lire-aux-gens-intelligents

 

 

Pour en terminer sur cette partie sur l'homme, il n'est sans doute pas inutile de s'intéresser, pas seulement anthropologiquement, à ses états d'âme, surtout à l'heure actuelle, dans le milieu agricole, ravagé par les suicides :

 

https://fr.sott.net/article/32909-Le-desarroi-du-monde-agricole-dans-le-monde

 

L'agriculture, une activité multi-millénaire, devenue nécessaire à notre survie, avait toujours été difficile et parfois ingrate, mais notre époque inhumaine lui fait atteindre les derniers sommets... prouvant que ce système n'est pas humainement soutenable... à garder en mémoire quand on nous parle de « soutenabilité » écologique, sans mentionner le facteur humain. Heureusement la technologie, elle, est là pour nous sauver... il paraît :

 

https://fr.sputniknews.com/international/201807251037360530-uranium-fuite-radioactive-caroline-sud/

 

 

 

 

Divers

 

Tant qu'on est sur Sputnik, deux articles qui font le lien avec ma série d'articles sur les populations d'insectes, de vers, et les équilibres et déséquilibres dynamiques des écosystèmes influencés par l'homme. Ici, sur la perte de population côté oiseaux, et un nouveau type de vers trouvé en France.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201805181036426653-oiseaux-moreau-populations/

 

https://fr.sputniknews.com/france/201805221036486353-invasion-vers-france/

 

 

Une vidéo avec Franck Lepage, toujours aussi intéressant à écouter :

 

Vidéo youtube : Franck Lepage sur Polemix et la voix off

 

 

Un article de blog expliquant comment on peut utiliser l'EMDR chez soi, pour traiter son anxiété. On pourra critiquer la démarche, mais pour pratiquer l'EMDR depuis quelques années, je suis le premier convaincu de son efficacité. La technique est largement abordable, et en tout cas gratuite et sans risque, donc cela mérite de s'y arrêter pour toute personne ayant des difficultés ponctuelles ou quotidiennes avec l'anxiété ou encore l'angoisse.

 

http://hafetz.canalblog.com/archives/2014/10/19/30793108.html

 

 

Je voudrais aussi partager cette conférence de Mario Beauregard, qui nous parle de la non localité de l'esprit, la télépathie et développe sur ce genre de sujets assez peu communément abordés en dehors du new age.

 

Vidéo youtube : Mario Beauregard

 

 

Une vision assez particulière de la peste noire, qui mérite d'être lue, et que j'aurais pu placer dans la première partie de l'article :

 

https://lesavoirperdudesanciens.com/2015/09/nouvelle-lumiere-sur-la-peste-noire-la/

 

 

 

Enfin, je termine sur un article de fond que je ne savais pas trop où placer dans mes séries d'articles, et que la démarche de curiosité me permet finalement de placer.

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/05/le-calvinisme-les-fondations.html

 

Il s'agit d'un article que j'ai trouvé passionnant sur l'histoire culturelle des USA, qui en effet aide à replacer les choses dans un contexte. Je le recommande vraiment et vous laisse là-dessus pour cette fois, en vous souhaitant une bonne lecture, et de trouver dans tout ça un peu de vot' « bonheur ».

 

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19 août 2018

L'affaire Benalla comme symptome visible de la grande guerre de communication dont nous sommes l'enjeu

 

Dans le contexte estival que nous connaissons, et qui est souvent la période privilégiée des lois votées en douce, j'ai voulu parler de l'actualité de la propagande et de l'intoxication psychologique et informationnelle sous un angle un peu particulier.

 

L'affaire Benalla, qu'elle soit anecdote, épiphénomène, fait divers ou encore affaire d'état ou crise de régime (on a entendu toutes les versions, suivant qu'on veut l'enfler ou la relativiser) laissera à coup sûr une trace indélébile dans l'histoire de ce gouvernement et sur les costards que Macron se paye en travaillant (sur notre dos ?). Je ne veux pas aborder cette affaire en l'état, non que ce soit inintéressant, c'est même un cas d'école tout à fait symptomatique que « tout le monde » s'est déjà chargé d'analyser et de commenter.

 

Je préfère plutôt parler de ce qui a jusqu'à présent entouré cette affaire dont on ne parle plus car elle est « en pause » en même temps que l'assemblée. Car je crois que c'est cela qui est vraiment significatif de la bataille en train de se jouer, comme si cette affaire était plus un révélateur d'enjeux et de dysfonctionnements tout à fait caractéristiques de notre époque.

 

Le fait que l'affaire viole des principes républicains n'est pas ce qui m'intéresse le plus, dans la mesure où j'ai déjà du écrire cent et vingt articles dans lesquels j'explique que notre république ou notre démocratie (on amalgame souvent les deux) ne sont que des paravents commodes pour manipuler les masses. Ce qui m'intéresse davantage est comment l'exposition de l'affaire a enclenché un incroyable micmac de réactions souvent contradictoires entre différents acteurs médiatiques de l'époque, qui révèle où en sont les rôles de ces différents acteurs des médias qu'ils soient traditionnels ou plutôt ancrés sur internet.

 

Le véritable enjeu de l'affaire n'est pas Benalla mais bien Macron et ce qu'il représente, comme l'ont compris ceux qui sont allés au-delà de la surface de ce cas. Aussi, je vous propose en préambule cette intéressante analyse de Michel Drac sur Macron :

 

Vidéo youtube : Comment peut-on être macroniste ? (conférence, Toulouse)

 

 

Et dans la foulée, une autre conférence de Michel Drac qui éclaire encore la première, et que je recommande plus particulièrement, si vous deviez faire un choix entre les deux, car elle dépasse le cas particulier pour aborder le sujet très intéressant de la « ponérologie politique » c'est à dire l'analyse que l'on qualifiera de quasi-scientifique du mal dans la politique, selon un angle très proche de la sociopsychologie.

 

Vidéo youtube : La ponérologie politique (Andrew Lobaczewski)

 

Dans cette conférence vidéo, Michel Drac propose en fait une grille de lecture du livre de A. Lobaczewski, qui a popularisé ce concept dans son livre. Voir ces vidéos n'est pas indispensable pour suivre mon propos, mais je recommande encore plus particulièrement la deuxième vidéo, pour tous ceux qui suivent mon blog tout en étant passés à côté de ce sujet jusqu'ici, d'autant que Drac en fait une analyse à la fois critique, honnête et exhaustive d'après moi.

 

 

Plus intéressant et plus rapide d'accès, cet article très révélateur sur le cas Macron, pour ceux qui auraient raté ce train aussi :

 

https://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde

 

Et un petit commentaire personnel sous la forme de ce lien, à propos d'une de mes petites manies que connaissent sûrement certains des lecteurs du blog :

 

http://www.enneagramme.com/Theorie/9_type3.htm

 

Le mensonge, donc, est au cœur de cette tendance actuellement promue au sein du système, et l'on sait que cette tendance, à la fois façon de voir le monde et façon d'être qui s'est fortement imprégnée dans le monde occidental moderne, et plus particulièrement aux états-unis. On sait bien que Macron est en quelque sorte un « agent américain », d'autant qu'il a parfaitement ingéré, digéré et régurgité cette mentalité, même s'il n'est pas plus agent des USA qu'un Sarko qui nous avait remis dans l'OTAN ou qu'un Hollande qui était lui aussi passé par tous les lobbies pro-américains de fabrications d'hommes politiques américanistes sur mesure. Macron n'est donc pas le premier, puisque ces gens ont envahi le système à tous les niveaux, mais il est le monstre de Frankenstein le plus réussi et le plus abouti du genre, et donc, le plus méprisable, le plus risible et le plus consternant tout à la fois, parmi les émotions qu'il peut susciter chez toute personne honnête, lucide et suffisamment détachée pour voir ces choses telles qu'elles sont.

 

Mais j'en ai déjà assez dit sur cette hégémonie américaine, qui s'étend du domaine de l'économie à celui de la psychologie des individus comme des masses, comme là aussi, tout esprit honnête peut l'observer au jour le jour. Aussi j'en viens à mon point suivant.

 

 

Les GAFA sont-ils des chevaliers servants de l'américanisme ?

 

Faisons un petit détour dans la réflexion, et remarquons que depuis la dernière élection américaine, le thème de l'ingérence russe est toujours sur la sellette, comme si en revanche il n'existait aucun phénomène d'ingérence américaine dans les affaires du monde. Les GAFA sont un autre genre de monstres frankensteiniens créés par cette idéologie américano-libérale, prétendument si prompte à combattre le capitalisme monopolistique, et pourtant si efficace à produire des krakens ayant toutes les caractéristiques de celui-ci.

 

Sans trop m'égarer à commenter les moindres recoins de cette partie de l'inconscient collectif de l'humain du 21e siècle encore en train de naître et de gonfler, telle une grenouille de la fable qui n'exploserait jamais, je remarque les faits suivants :

 

1) Le discours d'intox ne reposant sur strictement aucune preuve à propos de l'ingérence russe se poursuit et est déjà prêt pour les prochaines élections américaines, celle dites du « mid term » :

 

http://www.dedefensa.org/article/lenigmatique-destinmid-termde-lhomme-extemporane

 

 

2) « On » essaye d'épurer d'internet les têtes qui dépassent, avec notamment le cas d'Assange, de plus en plus en danger d'être expulsé de l'ambassade d'Equateur, donc arrêté et extradé :

 

https://francais.rt.com/international/52970-julian-assange-pourrait-quitter-ambassade-equateur-remis-autorites-britanniques

 

Cela révèle bien entendu une tendance qui veut que l'on fasse place net pour les « vrais » acteurs d'internet. Ceux qui « ne mentent pas », ceux qui sont accrédités par le système (l'alliance des lobbies, des politiques, des multi et transnationales, parmi lesquelles les GAFA ont une place de choix et veulent dicter leur idéologie sans être dérangés par des « siffleurs » d'alertes), bref les puissants de ce monde.

 

3) Les secousses de la grande intox sur l'ingérence russe se font encore sentir presque deux ans après, et ont suivi un parcours qui les amène aujourd'hui à s'attaquer aussi bien aux idéologues que l'on situe à gauche qu'à ceux que l'on situe à droite. Ainsi, après les attaques sur le site WSWS qui se proclame lui-même socialiste, c'est le contestataire de droite Alex Jones qui est désormais ciblé par la censure guidée et guidant la pensée unique :

 

https://francais.rt.com/international/53241-infowars-alex-jones-persona-non-grata-en-ligne

 

http://www.dedefensa.org/article/salutanastasiagafa

 

 

Que conclure de ces quelques constats à ce stade ? Et bien il est trop tôt pour en tirer toutes les leçons, mais on peut déjà s'apercevoir qu'il y a, à la suite du séisme du « fake russiagate », une alliance de circonstance entre les gouvernements américanistes et leurs krakens de l'ère internet. S'agit-il de faire disparaître toute contestation d'ordre politique, et même tout ce qui relève de la politique pour faire prévaloir une sorte d'idéologie monstrueuse plus ou moins en gestation ? On pourrait alors appeler cela une sorte de pseudo-centrisme ultra-libéral apolitique nous donnant une sérieuse indication de la figue finale que pourrait prendre le monde mondialisé tel que ces gens ont tendance à se le représenter. Je préfère ne pas développer, chacun se fera sa propre image...

 

Si cela est vrai, dans quelque mesure que ce soit, cela place le personnage de Macron-le-centriste-jupitérien-et-dominateur dans une perspective qui n'est peut-être pas nouvelle, mais qui n'en demeure pas moins révélatrice, et permet de mieux comprendre en quoi cet homme était « celui de la situation », en ce sens qu'il représente décidément tout à fait l'idéologie qui se met en place depuis longtemps, mais se renforce pour le moment, et dont il est le portrait craché en même temps que la marionnette idéale. Peut-être une raison pour laquelle le journal Le Monde qui a largement contribué à le mettre en place lui tire désormais dessus à boulets rouges... Il ne faut jamais perdre le contrôle d'une marionnette qu'on avait soi-même instituée.

 

 

Comment les géants d'internet tentent-ils de prendre la main sur la communication et donc le monde

 

Edward Snowden nous explique que selon lui, Facebook n'est rien de plus qu'une société de surveillance (une agence de renseignement ?) non officielle, dont la fonction première n'est autre que d'accumuler des informations sur la population.

 

https://www.les-crises.fr/edward-snowden-estime-que-facebook-est-une-societe-de-surveillance-se-presentant-comme-un-reseau-social/

 

Rappelons que le fait que vous y soyez ou pas personnellement n'a aucune importance : l'important est que suffisamment de gens utilisent ce type de plate-forme pour permettre la mise en place de ce type d'ingénierie sociale.

 

Mais ce n'est pas seulement Facebook, puisque Google avait carrément émergé d'un projet de recherche provenant directement des agences de renseignement, qui ensuite et désormais se servent de ces sites à leurs propres fins :

 

https://www.les-crises.fr/la-veritable-origine-de-google-repose-partiellement-sur-des-bourses-de-recherche-sur-la-surveillance-de-masse-allouees-par-la-cia-et-la-nsa/

 

De même, on a vu sur le blog d'Olivier Berruyer récemment, justement à travers un rebondissement fort intéressant de l'affaire Benalla, Twitter pouvait aussi très bien servir à ficher la population. Et là, si le sujet vous intéresse, je vous propose une avalanche de liens qui permettent de suivre et décortiquer l'affaire sous cet angle :

 

https://www.les-crises.fr/nicolas-vanderbiest-et-le-eu-disinfolab-a-l-origine-d-une-intox-l-affaire-benalla-produit-de-la-russosphere/

 

https://www.les-crises.fr/rude-semaine-pour-les-libertes-par-regis-de-castelnau/

 

https://www.les-crises.fr/l-etude-eu-disinfolab-de-l-influence-russophile-sur-le-benallagate-d-enormes-failles-methodologiques/

 

https://francais.rt.com/france/53272-pas-dinfluence-russe-disinfolab-change-conclusions-etude-affaire-benalla

 

https://www.les-crises.fr/eu-disinfolab-la-diffusion-scandaleuse-dun-dementi-mensonger/

 

On trouve même un autre fait fort intéressant, qui va dans le même sens que le travail de disinfolab, c'est à dire celui du rattrapage de l'affaire pour redorer Macron et le blason de l'américanisme en Europe :

 

https://francais.rt.com/france/53280-benalla-compte-twitter-anonyme-diffuse-images-exclusivement-detenues-par-autorites

 

 

En résumé, qu'avons nous ?

 

Nous avons des « GAFA » qui ont formé une alliance de circonstance avec les gouvernements pro-libéraux, donc pro-américains et pro-atlantistes. Des transnationales qui supplantent les états en terme de puissance (y compris et notamment en terme de données, le « big data ») mais qui ont encore besoin de ceux-ci pour asseoir leur puissance.

 

Ces transnationales en réalité apatrides et apolitiques répandent leur idéologie et luttent contre le « péril russe » qui promeut en revanche un monde multipolaire à la place du « NWO » promu à l'échelle mondiale par les tenants de l'américanisme, forcément victimes des manœuvres des méchants russes qui n'ont pas perdu leurs réflexes de l'époque soviétique.

 

L'ultra-libéralisme actuel n'est rien d'autre qu'un avatar du capitalisme, se servant des ressources du monde pour se nourrir et se gonfler sur le dos des populations, et dont un ordre mondial unipolaire est un objectif, car cela signifierait un monde d'un seul tenant, où l'on peut donc s'engouffrer partout à la fois, là où, pour le moment, les particularismes et éléments de politique protectionnistes compartimentent le monde. Aucune limite au profit. Il est évident que dans cette perspective, présenter les russes comme de dangereux manipulateurs un peu archaïques, appliquant encore les pratiques du KGB – comme si la NSA et la CIA étaient tellement vertueuses en comparaison – est un axe de communication inévitable, dans la mesure où les russes, si rien ne prouve qu'ils s'ingèrent dans les affaires politiques d'autrui (en tout cas pas plus que les bons ricains), essayent tout du moins d'avoir toujours un poids politique dans le monde, ce qui est bien normal, et c'est au fond tout ce qu'on leur reproche.

 

Ce que les néo-cons américains ne comprennent pas est qu'une fois que les russes auraient été « éliminés » du champ de la communication et de la géopolitique, avec si possible les chinois, les américains en tant qu'état fédéral, seraient nécessairement les prochains : aucun ordre mondial à venir ne peut passer par un état prétendant dicter sa loi au reste du monde. Il n'est pour le moment qu'instrumentalisé par des forces supérieures (celles des multinationales) et sera à démanteler tôt ou tard, le but de ces entités étant de réduire le monde à un état apolitique total, au sens nihiliste du terme (plutôt qu'au sens anarchiste que j'ai personnellement tendance à donner au terme « apolitique »). C'est du moins ma conviction.

 

Pour en terminer avec cette partie, je vous propose cette interview fort intéressante de Snowden qui donne sa vision des choses sur la liberté d'expression et le contexte actuel qui exerce une pression sur celle-ci :

 

https://www.les-crises.fr/interview-avec-edward-snowden-par-martin-knobbe-et-jorg-schindler/

 

 

La manière dont je comprends personnellement les choses à la lumière de tout cela est que la liberté d'expression est instrumentalisée, neutralisée et noyautée pour aboutir toujours et encore à une pensée unique et à un éternel nuage de fumée entre les populations et les faits. On a vu avec disinfolab que la lutte contre les fake news n'est rien d'autre qu'une autre forme d'ingénierie de l'information visant à remplacer quelque discours que ce soit sur la réalité par une « narrative » pré-établie sur un modèle américano-centré, promouvant une lecture strictement capitalo-libérale du monde.

 

 

Le progressisme comme cheval de Troie

 

Il est amusant et intriguant de remarquer que le progressisme et sa cohorte d'idéologies fantasmatiques et hystérisées sert plus que jamais de prétexte à cette narrative. C'est ainsi par exemple que Philippe Grasset remarque que l'anti-homophobie ou le féminisme servent de boulets de démolition – que ce soit intentionnel ou non – contre l'armée américaine. Prémices d'une destruction de la fédération appelée USA ?

 

http://www.dedefensa.org/article/les-marines-face-ala-guerre-societale

 

Cet article est un exemple anecdotique qui démontre comment les dogmes de l'ultra-féminisme se sont ancrés dans les têtes des gens sans que l'esprit critique ne semblât avoir eu son mot à dire. Je le cite à la fois parce que le contenu est intéressant à mon sens, et parce qu'il ne semble pas susciter la réflexion qu'il mérite parmi les commentateurs en bas de page :

 

https://www.santenatureinnovation.com/nous-avons-3-fois-plus-de-grand-meres-que-de-grands-peres/

 

Là il est utile de préciser tout de même que mon propre commentaire, bien que poli, bien pesé et proprement argumenté n'est jamais passé, tout simplement parce qu'il devait être trop nuancé sur la question du féminisme. Comme j'ai vu au moins un autre commentaire pas particulièrement féministo-enthousiaste disparaître, j'en déduis que la modération est idéologiquement orientée, car idéologiquement conditionnée dans le sens du féminisme, ce qui est tout à fait la norme dans ce milieu que je connais très bien, et où il faut bien vous accrocher pour tenir un discours simplement et prudemment critique... Ce n'est donc pas forcément représentatif (d'autres commentaires que j'avais vus apparaître n'y sont plus non plus, en regardant plus attentivement, et qui sait si ça ne va pas changer encore...), mais je trouvais quand même utile de le citer juste pour montrer un exemple de texte modérant la perception habituelle « l'homme est absolument privilégié par rapport à la femme », ne suscitant que des réactions dans le sens « le féminisme est décidément nécessaire »... Bien que l'article ne semble pas avoir choqué beaucoup les lecteurs, en revanche il ne semble pas avoir atteint son but qui était de rappeler, à mon sens, qu'il faut se garder des manichéismes quels qu'ils soient, quand on contemple le réel avec toutes ses nuances, sa subtilité, et parfois sa cruauté dont on ne choisit de retenir que certains aspects, en fonction des idéologies auxquelles on est exposé. Il serait intéressant de trouver des études sur la manière dont sont réellement perçues les idéologies liées au progressisme, mais j'essaierai peut-être de trouver ça pour un prochain article.

 

J'en profite pour préciser, au cas où des lecteurs non habitués s'égareraient sur cet article ou ce passage, que je ne suis pas plus défenseur du machisme (sûrement pas...) que du féminisme : je préconise seulement l'égalité, hors de toutes les formes d'idéalisations et de diabolisations qu'on nous assène ici et là. Mais bref.

 

 

Avant de conclure, deux derniers liens. D'abord un exemple supplémentaire de l'ingérence politique pratiquée par les GAFA (ici Facebook, mais on sait que Twitter bannit des comptes lorsque certains propos sont tenus, d'une manière absolument arbitraire et toute puissante).

 

https://francais.rt.com/international/53363-facebook-suspend-nouveau-page-anglaise-gauche-latino-americaine-telesur

 

Et une dernière réflexion de fond que je ne partage que partiellement, mais qui va m'amener à ma conclusion :

 

https://www.les-crises.fr/chantal-mouffe-obtenir-un-consensus-en-politique-est-par-principe-impossible-par-sonya-faure-et-anastasia-vecrin/

 

Si je résume bien, l'idée défendue ici est que dans la vraie politique, le consensus est impossible et que toute politique ne peut exister que dans la recherche de compromis, à moins que l'on soit dans le totalitarisme ou l'autoritarisme qui prennent en charge arbitrairement tous les choix politiques.

 

Ceci constitue bien entendu une critique envers le pseudo-centrisme macroniste, qui n'est en réalité qu'une forme d'autoritarisme prétendant dépasser les clivages. Forcément qu'on les dépasse, lorsqu'on ne leur permet pas d'exister, et il est particulièrement amusant que l'affaire Benalla soit arrivée comme un lapsus dans la soupe à ce moment du récit « jupitérien », manifestation directe, vulgaire et choquante de l'autocratie en cours, dont chacun jugera de la gravité intrinsèque, mais dont les implications, à un niveau quasi psychanalytiques mais aussi très pratiques et concrètes, sont très sérieuses. Et c'est de ces implications dont on devrait parler, bien davantage que de l'affaire elle-même, anecdote monarchique de passage.

 

J'ai souvent dit dans ces pages que je crois à la possibilité d'une politique débarrassée d'un clivage que j'estime tout à fait artificiel. Certes, lorsque vous écoutez les revendications de gauchistes ou de droitistes, vous avez l'impression que ce sont deux mondes idéologiques irréconciliables qui se confrontent et se mènent une guerre sans merci. Dans cette perspective, il est vrai qu'il ne reste plus qu'à trouver les quelques compromis possibles. Mais il est simultanément vrai que l'autocratie, la monarchie ou toute autre forme autoritaire ou totalitaire suffisent à résoudre l'équation.

 

C'est pourquoi je ne souscris pas à l'idée que les clivages sont indépassables. Et je constate d'ailleurs qu'on ne cherche pas à les dépasser mais à les faire taire, puisqu'on a vu que les géants d'internet se réservent désormais le droit de faire taire les gens de droite comme ceux de gauche, et réciproquement, et qu'ils sont les premiers à se faire les serviteurs d'une idéologie débarrassée de la politique, où les idéaux progressistes ne sont que des prétextes à l'exercice d'une censure et d'une intolérance extrême, qui transcende de loin la haine qui peut séparer des opposants politiques. Ici, on écrase tout ce qui est politique, cela va beaucoup plus loin, et la prétention à la neutralité n'y est qu'un des principaux artifices rhétoriques pour faire taire tout discours réellement politique et engagé.

 

Il est donc bon qu'un Macron se prenne un retour de manivelle bien mérité, mais il ne faut surtout pas être dupe : ce rebondissement a été orchestré, pour des raisons qui nous échappent, par de grands pontes des médias, et il est particulièrement intriguant de voir comment, dans cette affaire, les différents organes proclamés anti-fake news se sont affrontés en défendant au moins 3 points de vue différents... Comme si, décidément, le réel, ce qu'ils appellent les faits (« fact checking ») leur demeuraient décidément insaisissables, et que les organes de vérification de l'info étaient devenus les extensions guerrières des médias de masse : on les utilise pour se battre par factchecking interposé, mais on appose toujours sur les faits, in fine, une lecture propre à chaque rédaction... Et ne fallait-il pas s'y attendre, puisque les faits bruts n'existent qu'en tant que concept, lorsqu'on y réfléchit. Tout fait a bien avant tout une signification, des implications, et ne peut être lu que par un organe humain qui va passer par plusieurs filtres interprétatifs successifs... En définitive, personne n'aura jamais le monopole des faits ni du réel. Il est par contre clair qu'on peut se servir de ces organes pour faire son auto-promotion et son auto-défense, tout en se vernissant de vertu également auto-proclamée. Ces organes ont démontré qu'ils ne véhiculaient rien d'autre que la propagande qui leur sied le mieux, à eux et à leurs commanditaires, et ont révélé qu'il existait une guerre souterraine contre Macron, probablement pour déstabiliser celui qui n'est qu'un pion, et en avancer d'autres dans le même temps. Et le prochain sera peut-être plus jupitérien que Jupiter lui-même, qu'en savez-vous ?

 

Pour terminer, je dirai simplement qu'il ne faut pas oublier que toute cette guerre de l'information, dans laquelle NOUS sommes la cible, n'est qu'une guerre de propagandes, et que la propagande appelle la contre-propagande, et celle-ci la contre-contre-propagande, dans un éternel « je sais que tu sais que je sais, etc. », sauf que dans tout cela, ceux qui savent le moins ce qu'il se passe, c'est justement nous, puisque nous ne sommes qu'objets dans ce conflit de façade mis en spectacle, où il est presque impossible de discerner les scénaristes et les commanditaires dans les jeux de ficelle qu'on n'aperçoit qu'en ombres chinoises. Je crois qu'à l'heure actuelle, il faut surtout discerner qu'au cours des deux dernières années, le jeu politico-médiatique a essayé de demeurer le même qu'il avait « toujours » été : un simple spectacle pseudo-informatif où les scandales servent surtout à agiter les cerveaux reptiliens du public. Mais qu'il a été perturbé, lui aussi, non plus seulement par la liberté d'expression que permet le net à la populace des pays faussement démocratiques où le vrai enjeu n'est que le conditionnement de masse, mais aussi par l'apparition aux yeux de tous de l'importance toujours plus grande des principaux acteurs du net que sont les GAFA – avant tout des transnationales assoiffées de fric, donc de pouvoir, donc de contrôle, donc d'influence – dans le domaine de la communication, donc de la politique, puisque cette dernière se résume désormais de plus en plus à la première... Nous sommes donc plus que jamais en plein théâtre de marionnettes, où une énergie absolument considérable est concrètement dépensée uniquement pour nous manipuler et nous maintenir sous le joug de puissants conditionnements mentaux, comme l'est par exemple le clivage politique fallacieux dans lesquels on nous a enfermés en créant d'éternels faux débats qui jouent sur les peurs et les émotions les plus ancrées... et c'est pourquoi j'ai voulu parler de cette affaire Benalla un peu à rebrousse-poil, en espérant que vous y trouverez matière à nourrir votre réflexion, car de solution je n'ai point.

 

02 août 2018

Rappels des liens essentiels du blog

Sites de référence :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148879.html

 

Liens importants :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34149635.html

 

Récapitulations thématiques :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2016/08/03/34148911.html

 

Considérations et précisions sémantiques et lexicales :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2017/05/28/35313251.html

 

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25 juillet 2018

Revue etc. N°40 - Médias et réflexions de fond versus hystéries diverses

 

Bon, une petite revue de presse d'été, maintenant que la tornade de la coupe du monde est passée. J ne fais pas d'inventaire des lois passées pendant les événements sportifs de circonstance, on sait que c'est la norme, mais juste une rétrospective habituelle des faits que j'ai trouvés intéressants au cours des semaines passées, ainsi qu'une sélection de réflexions de fond.

 

 

Médias et politique

 

Comme d'habitude, les médias ont la part du lion dans la domaine de la propagande paresseuse, mais on continue de trouver des énoncés plus objectifs... chez les méchants russes qu'il faut absolument bâillonner pour ce crime.

 

Ainsi il est assez difficile de trouver des infos objectives ou simplement critiques sur la loi des affaires ou la loi sur les « fake news » :

 

https://francais.rt.com/france/51607-secret-affaires-assemblee-vote-pour-journalistes-denoncent-loi-baillon

 

https://fr.sott.net/article/32678-Neo-fascisme-Les-medias-alignes-seront-dispenses-de-la-loi-sur-les-Fake-News

 

 

de même, les réflexions sur la manipulation médiatique ne se trouveront bien évidemment que sur les sites alternatifs pointés dans les listes de sites complotistes :

 

https://fr.sott.net/article/32746-Ca-suffit-les-images-de-gosses

 

Tandis que jamais ô grand jamais une équipe gouvernementale ne pourrait se livrer à une quelconque forme de manipulation, telle qu'un faux compte twitter visant à faire passer en douce un certain état d'esprit et certains messages, par exemple :

 

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/alain-grand-bernard-le-faux-compte-205485

 

De même qui nous tient régulièrement informé de ce qui se passe à Fukushima où il y aurait eu « zéro mort » ?

 

https://fr.sott.net/article/32796-Japon-France-un-journaliste-japonais-demontre-les-similitudes-mensongeres-du-lobby-nucleaire-entre-les-deux-pays-et-alerte-la-population-francaise#comment13056

 

 

Tant que je suis dans cette rubrique sur les médias, il me faut encore parler de l'actualité du milieu hospitalier, dont la situation est toujours plus préoccupante, voire davantage :

 

https://francais.rt.com/france/51894-mise-danger-vie-autrui-face-175-medecins-lettre-philippe

 

Ou encore de certains rebondissements concernant la société de consommation, et son épuisement des ressources, ici en eau, et encore en parle-t-on juste parce que ça se passe en France, de tels abus ayant lieu partout dans le monde, je pense notamment à l'Afrique, au Pakistan, à la Californie, etc. :

 

https://francais.rt.com/france/52349-vosgiens-se-battent-contre-nestle-accusent-piller-eau

 

 

Sélection de textes

 

Ici je répertorie une série de textes divers dont les réflexions de fond m'ont semblé intéressantes, sans commentaires de ma part.

 

Sur Macron alias Jupiter :

 

http://www.vududroit.com/2018/06/macron-jupitre-dangereux/

 

La guerre contre le cash, par Kevin Dowd :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/06/la-guerre-contre-le-cash.html

 

Deux textes d'Orlov à propos de la psychologie humaine et de la folie :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/07/lanimal-qui-sauto-illusionne.html

 

http://www.dedefensa.org/article/refuge-de-la-folie

 

 

Trois textes divers de Nicolas Bonnal, toujours caustique et iconoclaste à sa façon, et on en a bien besoin dans le marasme de politiquement correct actuel :

 

http://www.dedefensa.org/article/le-bon-sens-israelien-contre-georges-soros

 

http://www.dedefensa.org/article/la-mondialisation-de-la-crise-demographique

 

http://www.dedefensa.org/article/les-deux-nouveaux-types-delecteurs

 

 

Enfin un excellent texte de Philippe Grasset, que je recommande et qui m'amène vers mon sujet suivant :

 

http://www.dedefensa.org/article/nosgrands-cimetieres-sous-la-lune

 

 

Car en effet, et je l'avais signalé, les idéologies moralisto-progressistes virent dans une boucherie d'hystérie encore jamais vue :

 

https://francais.rt.com/france/51906-choques-par-ideologie-vegane-bouchers-demandent-mesures-protection

 

Au point qu'il vaut mieux en effet en rire, les bouchers sanguinaires demandant protection de la police face aux gentils hippies « vegans » qui les agressent et vandalisent leurs boutiques :

 

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-france-a-l-heure-du-veganisme-205591

 

Même folie débile dans le milieu lesbo-féministe où l'on s'accuse mutuellement de se détruire mutuellement :

 

https://www.santenatureinnovation.com/incident-a-la-gay-pride-de-londres/

 

J'avais déjà montré ces féministes qui se crêpent le chignon à propos de la meilleure façon d'imposer leur idéologie « libératrice » dans la société (on sait que le féminisme fut surtout utilisé pour enfermer les femmes dans la société du néo-servage et de la consommation), et on voit partout s'étaler la tyrannie d'une bien-pensance et d'un politiquement correct excessifs qui prônent un nouveau langage « non discriminant », pour ne pas dire « non-binaire ». On voit ce que cela donne, tristement pour le combat féministe légitime, ou encore les combats contre le racisme, l'intolérance, qui tournent tous à l'empoignade la plus navrante et la plus stérile.

 

A propos du langage « inclusif » pour éviter la « discrimination », j'en profite pour dire que tout lange est forcément discriminant par essence, puisqu'en effet l'une des fonctions du langage est de nommer les choses, c'est à dire de les désigner, de les différencier entre elles, c'est à dire... de les discriminer. Si l'on ne peut plus désigner la couleur de peau d'une personne, son sexe de naissance, quitte à mentionner son ambiguïté éventuelle, et bien c'est la mort du langage, et par conséquent ce qui se mène en ce moment dans ces sphères d'hystérie pseudo-intellectuelle aux idéologies récupérées et détournées, c'est ni plus ni moins une guerre contre le langage, pour la novlangue. Ces groupes idéologiques sont donc les alliés objectifs de la tyrannie mondialiste par excellence sans humanité, sans peuple, dont le seul objectif est d'abolir toutes les limites de la décence.

 

 

Divers

 

Pour finir, juste quelques liens sur l'affaire Benalla et deux vidéos.

 

D'abord, sur l'affaire Benalla, il serait sans doute plus opportun de se demander d'où sort cette nouvelle vague d'acharnement médiatique qui, même si elle est fondée, a surgi après bien d'autres scandales présidentiels qui eux ont été passés sous silence. Il y a donc comme toujours anguille sous roche et il faut résister à la tentation d'hurler avec les loups, pour voir d'abord un peu plus loin.

 

On nous parle notamment beaucoup d'une sorte de « police privée », mais on ne nous parle pas beaucoup de ceci, qui est beaucoup plus trouble et qui pointe vers une dérive bien plus grave, avec la coloration américaniste habituelle avec les Macron et consorts :

 

http://www.voltairenet.org/article202126.html

 

https://francais.rt.com/france/52758-nouvelle-revelation-alexandre-benalla-habilite-secret-defense

 

Asselineau nous propose une analyse comme souvent mieux sentie que celle de bien des médias sur ce sujet :

 

https://francais.rt.com/entretiens/52789-macron-represente-monde-perdition-francois-asselineau-reagit-affaire-benalla

 

Ne doutons pas que cette affaire va faire du bruit pour probablement pas grand chose, et que les cinq jours de silence de Macron seront mis à son débit, mais n'oublions surtout pas que cette affaire n'est qu'un coup de crayon dans un dessin plus général d'une non-démocratie aux détours de plus en plus nets.

 

 

Enfin donc, deux vidéos intéressantes selon moi. D'abord sur le lobbying intéressé sur internet, excellente démonstration, comme souvent, sur la chaîne « Trouble fait » :

 

https://www.youtube.com/watch?v=qOn1M3H0dCw

 

Vidéo youtube : Vers un ContentID à l’échelle d’Internet ?

 

 

Enfin, une conférence sur l'économie symbiotique :

 

https://www.youtube.com/watch?v=1Bb2nCiC82k

 

Vidéo youtube : UP Conferences : L'économie demain, naturellement symbiotique

 

 

Alors il faut sûrement prendre avec des pincettes cette solution miracle à tous les maux de notre société, mais pour l'avoir survolé lors de mon cursus écologique, je trouve quand même que cela se tient globalement, malgré l'éternel refrain sur le réchauffement, toujours identifié comme « Problème de tous les problèmes » alors que c'est au mieux un épouvantail politiquement instrumentalisé comme je l'ai souvent expliqué. En tout cas cela demeure beaucoup plis viable et beaucoup plus convainquant que toutes les chimères habituelles du prétendu « développement durable ». Ici on est certes dans une des extensions de ce domaine, mais qui a nettement mieux étudié la question. A prendre en compte, donc, même si cela ne palliera sûrement pas à toutes les insuffisances ni à tous les excès de la société de consommation qu'in fine, cette « solution » se propose elle aussi de perpétuer à sa manière, mais avec, selon moi, des moyens beaucoup plus pertinents. Le nucléaire y est d'ailleurs critiqué tout autant que les méchantes énergies fossiles, ce qui démontre un niveau de pertinence supérieur de ce modèle, pour quiconque a compris où le bât blesse au départ.

 

Bref. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne lecture et bon visionnage, un bon été et à la prochaine fois, qui sera sans doute le prochain numéro de la démarche de curiosité.

 

 

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02 juillet 2018

La démarche de curiosité 8 : de la science et de la bizarrerie

Toujours dans l'esprit du partage de liens jugés intéressants, plus que dans une perspective explicative que je n'ai pas la prétention de donner, je poursuis ma série sur la démarche de curiosité, avec cette fois un numéro assez court avec une thématique autour de la science. A noter que dans un prochain numéro, je me pencherai plus en détail sur les phénomènes dits "fortéens", et que je prolongerai également ce que j'avais entamé sur la connaissance de l'homme.

 

D'abord, concernant le système solaire, la question de l'eau sur Terre s'est reposée récemment, à travers cet article :

 

https://aphadolie.com/2018/03/30/h2o-lorigine-de-leau-sur-terre-remise-en-question/

 

A sa lecture, on constatera à quel point ce que nous avons tendance à considérer comme des certitudes peut être mis à mal par des observations finalement assez simples, qui conduisent à envisager que l'essentiel de l'eau était là bien plus tôt qu'on ne le pensait.

 

Pour rester dans le système solaire, une tempête de dimension planétaire fait rage sur Mars depuis plusieurs semaines, au point que cela perturbe le rover Opportunity :

 

http://www.ulyces.co/news/la-tempete-de-sable-qui-sevit-sur-mars-est-si-enorme-quelle-englobe-toute-la-planete/

 

 

Mais on revient déjà sur Terre avec un fait remarquable, dont l'explication n'est pas certaine, à savoir que les corps se décomposent de moins en moins dans la plupart de nos cimetières, ce qui a conduit certains d'entre eux à refuser de nouvelles inhumations par manque de place :

 

https://www.consoglobe.com/corps-ne-se-decomposent-plus-cimetieres-cg

 

 

Toujours sur Terre, où l'on s'intéresse à certains phénomènes « paranormaux » jusque dans la CIA, comme ceux qui s'intéressent à ce sujet le savent depuis longtemps.

 

https://fr.sott.net/article/32342-Les-documents-declassifies-de-l-US-Army-sur-la-projection-astrale

 

L'intérêt de cet article est ici de nous montrer un peu plus précisément les conclusions que les services secrets ont pu former à partir de certaines de leurs recherches, et ces conclusions sont intéressantes, puisqu'elles amènent à dire ni plus ni moins que la télépathie serait possible, tout comme l'exploration du temps par l'esprit. Ce que nos scientifiques frileux n'osent même pas investiguer, les chercheurs de la CIA le disaient déjà il y a des décennies...

 

A propos de cette frilosité, je ne résiste pas à proposer cette émission avec Jean-Pierre Petit, sortie dernièrement sur Nuréa TV :

 

Vidéo youtube : « LE MODÈLE JANUS » (Partie 1) avec Jean-Pierre Petit - NURÉA TV

 

Vidéo youtube : « LE MODÈLE JANUS » (Partie 2) ... et plus encore ! avec Jean-Pierre Petit - NURÉA TV

 

 

La première partie souffre de problèmes de sons, qui sont essentiellement résolus dans la seconde partie, que je recommande plus particulièrement. On peut penser ce qu'on veut de JPP, pour moi il incarne le chercheur qui ne s'embarrasse pas de faux principes ou de questions de réputation (ce qui a bien sûr causé tous les torts qui pèsent sur lui) lorsqu'il est question de rechercher la vérité ou d'élaborer des modèles qui rendent compte de certains faits souvent délibérément ignorés par la communauté scientifique, qui tourne essentiellement en boucle autour de notions de carriérisme et de sauvegarde du paradigme en cours.

 

Avant de conclure, je vous propose cette image :

 

https://fr.sott.net/quirk/473230

 

Qui montre la roche d'Al Naslaa dont il est par exemple question ici :

 

https://www.hundredrooms.fr/inspiration/curiosites-du-monde/phenomene-naturel-surprenant-al-naslaa-rock/

 

Phénomène probablement naturel, donc, dont l'explication demeure inconnue, ce qui suscite, vous le devinez, ma joie. Comprendre est une chose, s'émerveiller en est une autre, et le simple fait que le monde propose des énigmes qui laissent la science à peu près muette constitue une leçon en soi, leçon souvent portée par les phénomènes paranormaux justement, bien qu'ils soient régulièrement dénigrées, minimisés ou ignorés, que ce soit par le noyau dur du milieu scientifique ou par les zététiciens et autres pseudo-sceptiques (salut à eux !). Être curieux, c'est aussi aller au devant de phénomènes sans explication connue, cela ne se borne pas à la curiosité scientifique ou simplement enfantine.

 

 

Enfin, je vous laisse sur ces deux liens pour terminer. D'abord une réflexion sur la magie – cela me semblait intéressant à inclure dans cette thématique scientifique du jour – par Ugo Bardi autour de la série Terremer :

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/03/epistemologie-de-terremer-lunivers-est.html

 

La question qu'il pose est la suivante : « Saurons-nous jamais si l’univers est une âme ou une machine ? »

 

Je vous laisse lire, et vous propose enfin cette émission de France Inter sur la science et le paranormal, qui complète bien, je le crois, l'ellipse que j'ai voulu accomplir dans cet article :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-30-aout-2012

 

Voilà, je n'ai pas de commentaire particulier qui apporterait autre chose que ma propre opinion sur tout cela, que les lecteurs les plus fidèles connaissent déjà, et je vous dis donc à une prochaine fois pour, peut-être, des analyses un peu plus détaillés, la suite de la série et les autres habitudes du blog qui devraient pouvoir suivre leur rythme de croisière pendant quelques temps (mais pas trop quand même pendant l'été).

 

 

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25 juin 2018

Juju le transcendant

Savais-je moi-même pourquoi j'étais venu traîner mes guêtres jusqu'ici ? J'y étais venu comme on va, poussé par une évidence, comme on naît au monde sans l'avoir demandé. Mais il n'était pas l'heure de se demander de telles choses, car ce qui m'amenait au milieu de cette foule, en vérité, était l'avènement de la force elle-même, de cette chose cyclopéenne qui contemple les choses de très haut. Or, bientôt, loin au dessus de mes cheveux, je pus sentir son existence, sa présence. C'était quelque chose d'indicible. Quelque chose de Grand, de Cosmique, et sans même pouvoir porter mes yeux jusqu'à sa cime, je ne pus résister à l'énorme pulsion qui comprimait mon thorax et en fit jaillir ces paroles :

 

« Ça va Jupiter ?

 

Mais l'Être n'était pas d'un genre qui, par théorie ou par pratique, se laisse ainsi causer par son petit prénom, et c'est alors qu'il me condescend du regard en constatant mon existence au bout de ses yeux, se demandant quel paltruquet pouvait ainsi oser.

 

- Non, non, plus jamais ça, non... Es-tu cheminot ou n'es-tu rien, comment oses-tu alors que tu sais que je n'ai aucune leçon à recevoir ? Et regarde moi jusqu'au bout quand je te parle, ici c'est la cérémonie d'intronisation !

 

- Pardon Monsieur...

 

- C'est Monsieur-Le-Président, et sache que la meilleure façon d'être un vrai révolutionnaire, c'est d'abord d'aller apporter ses cravates au blanchisseur ! Souviens-t-en quand tu sauras nouer tes chaussures. J'ai été anarchiste du centre que tu n'étais même pas né, et d'ailleurs je me souviens que je suis sorti de ma propre cuisse, que ma mère tenait fermement entre ses deux mains ! J'suis pas un branleur comme toi, moi, casse-toi pauv'con !

 

- Pardon Monsieur-Le-Président...

 

- Non, non, non ! Moi c'est Juju, souviens-t-en quand tu paieras ma vaisselle ! »

 

J'étais anéanti. Plus, annihilé, renvoyé à ma propre division par zéro pour avoir voulu voler trop près d'un Soleil d'un autre monde qui me brûla les cils. Mon tourment ne faisait que commencer pour avoir trop désiré être l'égal du Grand Ancien Juvénile qui rêve et attend que, peut-être un jour, nous grandissions et nous mêlions à notre tour à la parthénogenèse incestueuse divine qui engendre les Dieux comme lui. Mais je doutais de trouver un jour le courage d'assumer une verticalité aussi grandiose qui me permettrait à mon tour de tutoyer mes sujets.

 

Quant à l'Être, il était retourné dans son Olympe, et au cœur de son Parthénon, il haranguait les scribes avec verve. Comme il avait bien piétiné le cafard qui avait voulu le rabaisser à son niveau.

 

« J'ai levé mon genou, ma cuisse et mon pied. Il était si petit et maintenant il n'est plus rien. Vous savez, quand j'étais au collège, j'avais un petit bout et quelques-uns ont osé élever la voix et le rire, dans les vestiaires de la piscine. Quand ma Sandale l'a écrasé et que mon verbe l'a lapidé, ce sont eux que je voyais sous ma semelle, alors regardez-bien, regardez-bien car la prochaine fois ce pourrait-être vous. N'êtes vous pas de la même famille ? Ne sont-ce pas leurs gènes que je détecte dans votre sang ?

 

Il en tremblait, son front était plissé, ses joues rouges et ses tempes suaient. Où était donc sa mère pour le soutenir face à toute cette plèbe qui ne se fait pas écraser par les trains ? Il serra les cuisses pour être sûr que personne ne voit son organe aux proportions bien peu jupitériennes.

 

- Je n'ai pas de leçons à recevoir ! leur lança-t-il avec fierté. Vous, les journalistes, petits scribouillards, où est votre Rolex, je ne vois que vos Solex ? Vous pensez vraiment pouvoir vous mesurer à moi ? Avez-vous été élus, avant de parler ? Qui est entré ici qui n'avait pas été désigné par le Peuple ? Qui est entré ici qui n'avait été adoubé par les Riches ? Je me suis fait tout seul, vous savez ? Et non, non, non, je ne me contredis pas ! M'avez-vous écouté jusqu'au bout, avez-vous goûté à la sainteté de mes paroles ? »

 

Dans l'assemblée, on se jeta des regards embarrassés. Mieux valait s'en aller avant qu'il ne se ridiculise encore, pour que l'on puisse croire encore à sa grandeur. Pour le gars précédent, ça allait encore, il y avait ses talonnettes et puis ses épaulettes.

 

Les lieux se vidèrent et il se retrouva enfin seul. Alors il poussa un soupir et se rendit à ses appartements d'un pas pesant. Faisant face au grand miroir cerclé d'étain et d'argent, il sentit son cœur battant. Hésitant encore un instant, il écarta sa tunique et contempla le problème. Le Peuple savait-il ce qu'il avait élu ? Il valait sans doute mieux que cela ne se sache pas. Il en était sûr : ce collégien était mieux fourni. Si seulement il pouvait l'étouffer dans un costume, l'étrangler avec une cravate... Ces instruments de pouvoir lui semblaient bien impotents, soudain.

 

Et en même temps, cela ne saurait l'abattre. Oui, car à présent même qu'il se sentait au bord du gouffre, il se rappela :

 

« Oui. C'est cela. Il faut penser printemps. Penser printemps... car tel est mon seul projet...»

 

 

https://francais.rt.com/france/51750-regardez-jusqu-bout-emmanuel-macron-felicite-scene-recadre-jeune

 

Vidéo youtube : Macron le caïd de cour d’école !

 

https://francais.rt.com/france/51828-tres-insolite-fete-musique-elysee-fait-bruit-reseaux-sociaux-video

 

http://versouvaton.blogspot.com/2018/06/savoir-qui-est-president-ne-compte-pas.html

 

 

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