Jouez, poussières ! Buvez, misère ! Nous ne sommes à jamais que des grains de mystère…
   La beauté est en ce monde, comme une poule féconde, une saveur infâme, dans une puanteur immonde…
   Quand les douleurs s’effacent, et que l’ordre est disgrâce, ne restent en transparence que le pile et la face.

    Les lumières s’éteignent sous la coupe d’une tasse, et le chaos règne sous le joug d’une emphase célèbre comme le maître de cette farce. Les gris sont joyeux et les arcs-en-ciel tristes, les nids sont heureux d’abriter cette éclipse.

    L’éclat de cette aube est aussi fade que sa silhouette qui rend la profondeur blafarde. Les hommes y sont si vils, et leurs gamineries stériles, que l’on y cherche en vain un ton vraiment viril. Ils errent ainsi, de ville en ville, et n’y colportent que leur fiel corrompu et leur instinct débile.

    La lumière se précise peu à peu, sous les rayons rubis et sirupeux. Eclairant, comme un bijou terreux, les reliefs de ces vallons peureux. L’âme est écrasée comme une ombre fragile, et sa substance se montre volatile. Mais les corps ont des bleus, et leurs pleurs sont subtils, l’esprit plantant sa graine dans ce violent terril.

    Alors les errants se cachent, sous des pierres, sous des bâches, quand l’ogre sort de son trou, avec son os qu’il mâche. Les croquants ont peur, ils s’en vont comme des lâches, quand de leur objectif, leur esprit se détache.

    Triomphent alors, dans ce royaume de tombes, des sarcasmes idiots aux saveurs de bombes. Des nains ridicules se déguisent en géants, pour maquiller en victoire leurs échecs de glands. Comme il est facile de se sentir grand, quand le péril est inexistant.

    Mais il en va ainsi, c’est partout, ailleurs comme ici, lorsque l’on joue de l’aigreur comme d’une vessie. Si l’on croit être en terrain conquis, où le droit du sol est acquis, c’est parce qu’on fantasme sur un plus gros quiqui.