Un "petit" article aujourd'hui, pour faire un peu le point sur quelques observations récentes.

 

Le point le plus important ces dernières semaines concerne les élections régionales. Cela fait maintenant des années que je dénonce à travers ces pages l'escroquerie qui se cache derrière le terme de démocratie, et qui sert de caution à une ploutocratie oligarchique qui prend ses décisions en reniant constamment le peuple, comme le scandale du traité de Lisbonne en est une illustration éclatante.

 

Pourtant une majorité de gens continuent d'attribuer une certaine foi dans ce système, jusqu'à fortement recommander à ceux qui ne votent pas de le faire. Pourtant, encore, ces dernières semaines, et c'est pour moi une première, j'ai remarqué des tonnes et des tonnes d'articles et de vidéos qui expliquent, légitiment et argumentent autour de l'abstentionnisme et même de la non-inscription sur les listes d'électeurs. On trouve à chaque élection ce marronnier autour de l'abstentionnisme, mais jamais à ce point. Je ne vais pas linker tous les articles et vidéos trouvés sur ce thème précis, car j'en ai trouvé vraiment beaucoup, et ce sans vraiment chercher.

 

Je me bornerai à un lien amusant :

 

https://www.youtube.com/watch?v=tXzeFKdzCm4

 

Et à un article qui décortique plus attentivement le phénomène que ce qu'on a l'habitude de trouver dans les médias à ce sujet :

 

http://www.cercledesvolontaires.fr/2015/12/07/veritables-resultats-elections-regionales/

 

L'article concerne le premier tour, mais vous en trouverez également sur le second tour. Je crois que l'essentiel est dit : 6 millions de français ne sont pas inscrits sur les listes électorales, ce qui porte au premier tour à 58% (environ 50% au second tour) le nombre de français qui ne voient pas l'intérêt de voter à ce moment là. Plutôt que de taux d'abstention, on devrait alors s'intéresser au taux de participation, qui avoisine les 15% d'après ce que j'ai pu lire ici et là...

 

Parmi tous les articles que j'ai pu lire, j'avais pondu un commentaire, que je retranscris ici pour faire apparaitre mon point de vue personnel sur le vote :

 

 

 

"D'accord avec l'article, mis à part que les non-inscrits ne sont pas décomptés, comme si le fait de ne pas posséder de carte d'électeur était insignifiant. C'est mon cas, et nous sommes 6 millions, ce qui mène à 58%, et non 48 ou 50 comme on peut le lire ici et là, la proportion de non-votants pour un parti proposé. A quoi il faut ajouter ceux qui votent par dépit, ceux qui votent par cynisme, par rejet, par colère, et ceux qui, comme mon père, votent "contre". Combien reste-t-il de votes pleinement assumés ? 10 % ? 1% ?


Le premier commentaire sous cet article, comme bien d'autres avant lui, nous invite, nous enjoint, nous ordonne de voter pour un petit parti, genre l'UPR ou je ne sais lequel, comme si voter pour un petit parti était le remède miracle mal connu pour guérir la maladie de la démocratie. Mieux, ce commentaire prétend nous expliquer que c'est important et utile, puisque nous sommes décidément trop bêtes pour le comprendre. Il s'agit pourtant d'une autre variante de cette merveille de double pensée qu'est le "vote utile" qui est le plus inutile qui soit (et là encore, quelle proportion des votes représente ce vote malhonnête et non assumé, d'ailleurs ?).


Ce qui n'est pas souvent dit, c'est que le problème n'est pas tellement qu'une majorité de français ne se reconnaissent dans aucun parti, c'est plutôt que le problème EST le système démocratique actuel (et je l'ai personnellement compris dès l'enfance, personnellement, en observant comment ça se passait, et rien n'est venu me détromper à l'âge adulte par la suite), et que ce système est rejeté totalement par au moins 6 millions de français qui n'en ont rien à carrer car ils savent bien que tout ça ne débouche inévitablement que sur de la politique politicienne chez 100% des grands et petits partis, et qu'aucun ne sauraient nous sortir de l'ornière, pas plus qu'un Jésus ou qu'un Père Noël ne pourrait le faire.


Je suis profondément consterné à chaque fois qu'un de ces puérils défenseurs du droit (soi-disant devoir) de vote tente de "m'expliquer" en quoi je suis un mauvais citoyen et que ça mérite panpancucu mais qu'heureusement on est quand même indulgent avec moi.


Soyons sérieux, ce système électoral, non proportionnel, non représentatif (dans les faits), ne débouchant que sur la corruption de professionnels de la politique par des lobbies divers, n'est qu'une mascarade absolue de A à Z. Il est hors de question que je m'y plie, il est hors de question que je montre le moindre signe d'accord avec ça, hors de question que je pratique, comme l'immense majorité des votants, une compromission avec mes convictions qui ne sont ni représentées, ni défendables dans un tel système. Je suis contre ce système, absolument et en tout point, qui fait croire à la masse, y compris à la marge de cette masse où un esprit critique mollasson existe, que nous vivons dans une démocratie, un pays de libertés et de droits. Toute personne qui a les yeux ouverts et les oreilles tendues constate chaque jour le contraire, et se comparer à des dictatures déclarées n'y change rien, car notre système débouche sur un totalitarisme invisible que jamais ô grand jamais un vote ne pourra changer.


Le simple fait qu'une alternance entre la droite molle et la gauche molle ait lieu depuis des décennies, sans interruption, avec un petit coup de grand méchant loup nationaliste de temps en temps est à la portée de compréhension d'un enfant, alors cessez ces leçons ridicules du genre "votez mieux la prochaine fois". Il n'existe aucune façon de mieux voter, seulement des manières d'exprimer ses convictions et de les faire vivre. Le fait est que la majorité a en fait sans doute juste peur de s'exclure socialement en étant honnête avec elle-même, et c'est tout. Dans un tel contexte il ne faut pas s'étonner que les politiciens qui ont des convictions courageuses soient du rarissimes à l'inexistant, et qu'à l'image de leurs électeurs, ils pratiquent la compromission avec une grande mollesse qui se cache derrière des atours de comportement "raisonnable". Il n'y a rien de moins raisonnable que d'assumer une soumission à ce système.


Vaseline, Asselineau, sortir de l'OTAN et de l'Europe, d'accord, mais pour croire que c'est possible en l'état il faut en tenir une couche. Il y a une excellente raison à laquelle l'UPR n'émerge pas, c'est que le système n'en veut pas. Par conséquent son avènement est impossible, la corruption et la consanguinité politico-journalistique étant ce qu'elle est. La France sortira de l'Europe automatiquement quand l'Europe s'écroulera, et de l'OTAN pour les mêmes raisons. La marge de manœuvre pour agir sur ces choses est quasi inexistante, ce n'est pas un sentiment d'impuissance ou de facilité [note : je voulais écrire ici "fatalité" ou "fatalisme", mais je laisse le lapsus tel quel, quoiqu'il puisse signifier ou pas] qui me le fait dire mais la simple observation des faits. Assassinat de Chavez, achat des politiques par les lobbies, achat des journaux par les industriels, voilà les conséquences, causes et symptômes du pouvoir actuel. Les têtes à la direction d'un pays sont des épiphénomènes qui passent et repassent, et si les citoyens souhaitaient réellement changer les choses, il serait bien plus efficace de le faire en manifestant par son mode de vie que par un bulletin insignifiant, mais le veulent-ils en fait ? Bien sûr que non ! Chacun ne parle que du chômage et de son pouvoir d'achat, et même l'hystérie climatique voulant "sauver la planète" ne vise en réalité qu'à sauvegarder nos modes de vie, comme voudrait le faire le "développement durable". Comme le citoyen ne veut pas remettre vraiment en cause ce qui ne marche pas, il vote et donne des leçons de citoyenneté à ceux qui en ont compris de longue date la totale vacuité, dans un souci d'union "sacrée" autour des "valeurs" de nos pays qui sont "boire en terrasse" ou "aller à des concerts". Confusion entre valeurs (la prétendue liberté) et un banal mode de vie qui est en réalité la seule chose qui soit "chère" à la plupart.


Avec un tel tableau, il serait temps de reconnaître que le votant est, en réalité, le premier complice du système en même temps que sa "base", comme on dit d'ailleurs dans le jargon électoral. Le votant est le socle d'un système qu'il prétend repousser et croit modifier à chaque nouvelle élection. Le naïf c'est lui, alors qu'il cesse de vouloir donner des leçons à celui qui ne vote pas. Les choses iront mieux quand il y aura 0% de votants, mais le "citoyen" d'aujourd'hui, en dehors de trier et recycler, que fait-il ? Quel est son courage, quelles sont ses convictions ? Nada. Si peu de gens pour accomplir un authentique geste de rébellion ou alors des trucs insignifiants en rapport avec le pouvoir d'achat (saboter les radars). Voilà le citoyen, un radin qui s'accroche à ses habitudes, et qui a l'idiotie suprême de croire, lui qui est prisonnier de la force de cette habitude, qu'il peut changer les choses par un geste encadré et institutionnalisé, alors que s'il se rendait compte que c'est son mode de vie qui forge le monde, il se rendrait vite compte que ce monde est, à son image, pétri d'habitudes renforcées par une inertie.


Allez, j'ai déballé mon sac, oui je n'ai rien proposé. Il n'y a rien à proposer. J'attends que ce système se casse la gueule, et là on pourra parler de reconstruction, après la guerre. Peu de gens sont de toute façon prêts à discuter des solutions, ils veulent juste qu'on protège leur mode de vie, pas qu'on le remette en cause pour le remplacer. C'est sur ce fond de commerce que repose entièrement l'électoralisme. Alors cessez de me dire (à moi, à tous les non-inscrits et abstentionnistes), comment je dois voter ou pas ! Votre "réalisme", votre attitude "raisonnable" ou "sage" n'est que cynisme, soumission et compromission, et vous ne m'y prendrez pas. La sagesse, dans nos sociétés, n'est que l'autre mot pour "obéissance"."



 

En commentaire à mon commentaire, je note que j'ai découvert après l'avoir écrit qu'Etienne Chouard déclare comme moi que percevoir l'inanité de notre système démocratique est à la portée d'un enfant.

 

Je note également que j'ai inséré dans ce commentaire beaucoup de références à mes propres articles et à des liens que j'ai pu y intégrer dans les derniers mois. C'est pour cela que je voulais le laisser tel quel, sans forcément mettre le lien de l'article qui l'a suscité (il est sur agoravox, si vous voulez l'y chercher, mais je dirais que peu importe puisqu'il y a eu une avalanche d'articles de ce genre dernièrement, et l'important est cette avalanche et pas un article en particulier).

 

Donc voilà, je crois que tout est dit, en ce qui me concerne, avec ce commentaire, sur la situation de notre système politique à l'heure actuelle. A présent je voudrais digresser sur un sujet plus concret, en commençant avec ce lien :

 

http://fr.sott.net/article/27049-A-Lyon-la-liberte-d-expression-est-incompatible-avec-la-societe-de-consommation

 

Voilà de quoi il s'agit en réalité, dans notre "démocratie". Pendant que l'on parle civisme, citoyenneté et élections, voilà les décisions dont les bien mal-nommés "citoyens" sont devenus otages. L'état d'urgence devient prétexte à tout et n'importe quoi dans notre belle démocratie qui fournit ses leçons au reste du monde. On a vu qu'on pouvait désormais interdire des sites alternatifs, assigner des innocents à résidence, fracasser des restaurants gérés par des musulmans, faire irruption chez des familles innocentes abritant enfants ou personnes handicapées mentalement en défonçant leurs portes, et voilà qu'à présent il s'agit également de mettre des barbelés autour de la société de consommation bien aimée.

 

"Le préfet du Rhône va donc mobiliser toutes les forces de l'ordre pour que les magasins puissent développer le plus possible leur chiffre d'affaires... « Cette forte mobilisation ne saurait être détournée pour la gestion de manifestations sur la voie publique » ajoute-t-il, expliquant à tous ceux qui ne l'auraient pas compris quelles sont les priorités d'un gouvernement socialiste."

 

Selon les propres paroles du préfet, la police encadrera désormais les commerces, et il n'est pas question que cette importante mission consumériste soit mise à mal par un mouvement qui aurait, lui, des revendications démocratiques, libertaires ou sociales. Je ne sais même pas si j'ai besoin de commenter davantage tant l'hypocrisie ambiante est ici criante et évidente.

 

Mais je voudrais tout de même compléter en dépeignant encore une fois l'ambiance qui règne dans notre pays de libertés, avec cet article :

 

https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2015/12/16/reponse-dun-criminel-du-climat/

 

Vous pouvez également lire l'article de figaro et les commentaires sous celui-ci, et vous découvrirez que les lecteurs ne sont plus dupes. Ils commencent à voir clair dans le grand jeu qui se joue autour du climat et qui est purement de la manipulation politique. On notera qu'avaaz – dont les manipulations ont été maintes fois dénoncées ici - est une fois de plus l'instigateur de cette pratique fachiste, honteuse et malhonnête.

 

Puisque j'en suis là, et qu'il parait qu'il est criminel de dénoncer les exagérations et manipulations (d'ordre purement politique, où la science n’est qu'instrumentalisée et manipulée, il faut le rappeler, et je l'ai maintes fois expliqué dans ces pages) autour du climat, voici un lien supplémentaire, qui au contraire relativise les affirmations sensationnalistes et catastrophistes actuelles, dont le but n'est que de mettre les esprits en état de choc :

 

http://co2climate.e-monsite.com/pages/variations-de-la-temperature-moyenne-de-la-terre-au-cours-des-millenaires.html

 

Le graphique le plus important est en milieu de page, et montre que les variations climatiques naturelles dépassent de loin les variations observées au cours du dernier siècle, et potentiellement au cours du prochain. Il est commenté ainsi :

 

"Les changements climatiques planétaires ont été beaucoup plus intenses (de 12 à 20 fois plus intenses dans certains cas) que le réchauffement planétaire du siècle dernier. Ils se sont produit rapidement en l'espace de 20 à 100 ans. Le réchauffement planétaire du siècle précédent (0,8° C), est pratiquement insignifiant comparativement à l'ampleur, 10 fois supérieure, des changements climatiques planétaires des derniers 15 000 ans."

 

Ceci est simplement un fait, et ce fait est forcément parfaitement connu de tous ceux qui étudient le climat. Ce simple fait montre très clairement que tout le catastrophisme ambiant autour du climat ne peut être que d'origine politique, puisque tout scientifique digne de ce nom saurait relativiser ces données, si seulement il n'était pas tenu par l'obligation d'en rajouter pour justifier son poste et ses subventions. On pourra toujours arguer qu'aujourd'hui, même une faible variation climatique pourrait mettre à mal notre civilisation, et c'est parfaitement vrai, mais alors c'est notre mode de vie, encore une fois, qu'il faudrait remettre en question, et non pas la variabilité naturelle du climat, à laquelle on ne peut strictement rien, en dépit des fantasmes techno-scientistes et transhumanistes en vogue aujourd'hui. Rappelons à ce sujet que l'épuisement des ressources aura nécessairement raison de ce système qui dépend uniquement de la production non-stop de centrales, matériels électroniques, fusées, satellites, instruments de communication et télécommunication électroniques (donc lourds en ressources rares et précieuses), et mettra un terme à ces délires autour de la géo-ingénierie notamment.

 

 

Voilà, j'ai dit le plus important alors je ne vais pas broder plus longtemps, et directement conclure.

 

Toute période électorale fait l'objet de nouvelles manipulations. Cette année, les régionales auront coïncidé à la fois avec la COP21 et avec l'état d'urgence qui conditionne actuellement tout et n'importe quoi dans nos pays, à consommer par les achats de Noël. Peut-on trouver démonstration plus éclatante que nous sommes sous contrôle que cet exemple des commerces de Noël à Lyon ? L'état d'urgence étale au grand jour des manipulations qui sont moins évidentes, mais tout aussi réelles et majeures, le reste du temps, à savoir que le peuple doit être maintenu sous conditionnement, qu'il doit accréditer et nourrir le système de sa sueur et de son argent, en étant un producteur-consommateur dévoué et zélé. La religion de la consommation est à ce prix, et si jamais le peuple se saisissait soudain de passion pour une vraie démocratie, et décidait de modifier son mode de vie pour un mode de vie plus en accord avec ses vrais besoins et ses intérêts, qui serait nécessairement un mode de vie plus frugal, plus humainement riche, et donc moins consumériste et plus solidaire, il mettrait un sacré coup à cette société de consommation qui est la seule justification à l'obsession pathologique envers la croissance et les échanges économiques comme seule mesure de la qualité d'un pays et de son mode de vie.

 

Cette nuit j'ai rêvé que j'avais un iphone pour enfin surfer sur internet en tout lieu.

 

Fuck l'iphone ! Je sors toujours sans mon portable à 5 euros pour ne pas être dérangé en tout lieu par des sonneries, et je n'ai pas besoin de ce truc, et d'ailleurs qui m'en a mis l'envie en tête ? N'est-ce pas la surabondance de publicités, l'intoxication de toute la société autour de moi ? Bien entendu. Nous baignons dans notre jus consumériste, et je suis sûr que je vais, ce Noël, une fois de plus, recevoir des cadeaux de proches embarrassés et soucieux de me démontrer qu'ils tiennent à moi, comme s'ils ne pouvaient le faire autrement, ou même se passer simplement de me le démontrer. Ne pourrions nous pas, simplement, nous apprécier autour d'un repas, d'une promenade, de moments passés ensemble, sans nous tenir pour obligés de soutenir la croissance en achetant ? Noël, Saint-Valentin, fête des mères, des pères, des grands mères, le chantage à l'achat est la marque de notre navrante époque. Avons-nous donc perdu tout sens humain qu'il nous faille en passer par là pour que nos relations prennent un sens et que nos liens affectifs puissent être démontrés ? Ce pourrait être le sujet d'un autre article, car en effet il y aurait long à dire sur ce sujet. Comme je l'ai déjà pointé dans ce blog, les liens interpersonnels se délitent, la solitude gagne du terrain parmi toutes les tranches d'âges, y compris chez les jeunes, et la situation est particulièrement catastrophique et inquiétante en ce qui concerne les personnes âgées livrées à elles-mêmes et victimes du culte du jeunisme, de la "joie" consumériste, de notre angoisse de devenir vieux et d'ajouter cette souffrance à notre perpétuelle frustration face à l'excitation de la dépense et la décompression qui s'ensuit.

 

Si nous changions de mode de vie, ce qui passe par le rejet de l'actuel, avec sa cohorte de films hollywoodiens et de télévision propagandistes et abêtissants, peut-être pourrions nous enfin nous passer à nouveau d'anti-dépresseurs, de SOS amitiés, SOS solitudes, etc. Non seulement notre civilisation, mais en réalité nos vies, sont en décrépitude au sein de celle-ci. Et pourtant, l'on continue de voter, l'on continue d'acheter pour les "fêtes" qui ne sont plus ce qu'elles étaient, anciennes fêtes religieuses auxquelles plus personne ne croit, transformées en fêtes laïques de la consommation.

 

Allez... Joyeuses fêtes tout de même, mais cette fois prenez au sérieux la question de l'achat. Discutez-en en famille. Demandez vous si c'était bien nécessaire d'encombrer une fois de plus vos cuisines et salons en objets que vous n'utiliserez plus dans 6 mois. Demandez-vous si, plutôt que de posséder une machine à pain supplémentaire, un lave-vaisselle neuf, une nouvelle collection de DVD que vous ne regarderez peut-être jamais et occupera juste de la place sur une étagère, vous ne préféreriez pas, à la compagnie de ces objets, une promenade de plus avec les personnes que vous aimez, peut-être payer deux soirées au restaurant à la place, peut-être, que sais-je, une discussion au coin du feu plutôt qu'une soirée de solitude devant un quelconque blockbuster amusant mais débile ? Peut-être n'est-ce pas votre cas, et je vous le souhaite, mais actuellement, la misère affective est l'une des choses les plus partagées dans ce pays. Il est temps que cela cesse car pendant que ce mal progresse, les individus sont de plus en plus vulnérables aux abus totalitaires qui étendent leur emprise sur notre société. Il faut réagir, et pour cela nous avons une myriade de petits gestes à accomplir et à partager, auxquels chacun peut réfléchir. Car lorsque ce système se sera enfin effondré, comme il est également coutume de le lire ces temps-ci, il laissera aussi un grand vide auprès de tous ceux qui se sont livrés corps et âme à la technologie. Il y aura une période de désorientation, de confusion, de chaos, probablement de violence, un épisode de pauvreté bien pire que ce que nous connaissons et qui me semble inévitable, mais ensuite il y aura la possibilité d'un mieux. Mais il faudra sortir de cette torpeur technologique qui nous accable, de cette manie de consommer qui est devenue notre principale raison de vivre. Et cela sera difficile, mais incroyablement salvateur.