Cette page me sert à récapituler différents points abordés sur le blog, pour en rappeler les principaux axes, et les conclusions tirées au cours de mes articles. Ces points seront classés par catégorie et alphabétiquement, et enrichis au fil du temps. Comme annoncé dans mon article explicatif à propos de l'actualité du blog, le but de ceci est de permettre d'avancer en évitant de ressasser trop souvent les mêmes points. Il est à préciser que tout ceci n'engage que moi, et est sans prétention à une vérité absolue, mais est néanmoins le résultat d'années d'observations et de réflexions avec une certaine méthode et un recul certain.

 

 

 

Classement par catégories

 

 

Charlatanisme

 

Caution scientifique

On a assez vu que la quête de caution scientifique est une constante, chez les charlatans de toutes sortes, pour que je valide ce point comme acquis. Bien sûr, la recherche d'une validiation scientifique ne peut pas suffire à repérer ce genre de dérive, mais c'est un point à conserver en tête à chaque fois qu'un promoteur d'une discipline non vérifiée fait appel à la science pour valider son approche. Une analyse rigoureuse permet souvent de trancher le cas définitivement, ou au moins d'écarter beaucoup d'escrocs.

 

New age

La religion moderne, faite d'esprit d'entreprise, toutes les variantes du développement personnel et du coaching, de "positivisme", de pensée magique, de spiritualité à la carte, et d'un égocentrisme nouveau, où l'individu est roi. Jouer sur ces croyances permet bien entendu d'utiliser les gens en flattant leur ego, en usant de leur éventuel manque de confiance, de leur besoin de reconnaissance, et ainsi de suite, pour obtenir d'eux du pouvoir, de la gloire ou de l'argent. Le new age n'est certes pas entièrement négatif, puisqu'il peut soutenir certaines personnes à un moment de leur vie, mais ses dégâts et la médiocrité des idées qu'il permet de mettre en avant cause largement plus de dégâts que de bienfaits aux individus. A noter qu'il existe une version sombre et apocalyptique du new age, qui se répand fortement sur le net, et qui est à rapprocher de la tendance "conspirationniste" au sens péjoratif du terme. Voir conspirationnisme.

 

 

Ecologie et énergie

 

Développement durable et pseudo-écologie

Le développement durable est un concept qui est presque anti-écologique, qui revient à une compromission entre le capitalisme et le respect de l'environnement, ce sous couvert d'écologie. Le développement est par excellence un concept capitaliste, et rendre durable ce concept n'est rien d'autre que maintenir le capitalisme en vie le plus longtemps possible, au mépris de l'environnement. C'est donc par un essence un concept pseudo-écologique, dont la préoccupation n'est qu'économique.

 

Nucléaire

Probablement l'énergie la plus mortifère et la plus polluante jamais utilisée. On n'en maîtrise ni les coûts, ni les conséquences, ni même la technologie, qui peut nous péter entre les mains à tout moment. Certains prétendent que c'est un moindre mal. Un moindre mal pour... perpétuer le capitalisme et la société de consommation toxique pour l'esprit, là aussi.

 

Energie renouvelable

Energie censée ne jamais s'épuiser, même si pour l'exploiter, il faut fabriquer des objets qui demandent des matériaux en quantité limitée, parfois polluants, ou dont l'exploitation est polluante. Là encore, l'appel aux énergies renouvelables cache l'idée que nous devons coûte que coûte perpétuer notre système capitaliste et consumériste, en prétendant que si une énergie est renouvelable, elle ne cause aucun tort. Il est clair que c'est à préféer aux énergies plus polluantes, mais cela ne devrait pas nous épargner de nous poser des questions sur nos modes de vie et nos mauvaises habitudes civilisationnelles : nous sommes drogués à l'énergie.

 

 

Rhétorique, biais cognitifs et raisonnements fallacieux

 

Conspirationnisme

Terme de novlangue permettant d'amalgamer des paranoïaques pensant de travers et des sceptiques intellectuellement honnêtes de toutes sortes. L'expression "théorie de la conspiration" serait une invention des services secrets américains à but de propagande, servant à décrédibiliser toute critique systémique par cet amalgame et l'effet de ridiculisation. Le conspirationnisme recouvre en réalité un panel de modes de réflexion totalement différents voire opposés, dont certains sont intellectuellement malhonnêtes, tandis que d'autres relèvent de la pensée rigoureuse et sceptique. Dans le premier cas, on bouche les trous laissés dans la narrative du système par tous les déchets de la pensée que l'on peut, dans le second cas, on s'efforce plutôt de repérer les incohérences du discours officiel, sans remplacer les informations manquantes par des inventions de l'ordre de l'imaginaire, de la pure spéculation, ou par l'extrapolation abusive.

 

 

Biais cognitifs et raisonnements fallacieux

Nous sommes tous sujets aux limites de la rationalité humaine. Celle-ci nous conduit dans des biais qui faussent notre perception des choses, induisent et perpétuent de fausses idées. Les faux raisonnements, à leur tour, entretiennent ces biais, et relèvent simultanément de ces biais, si bien que sans une connaissance lucide de ce problème, nous avons tendance à rester enfermer dans une vision fausse alimentée par ces deux mécanismes inhérents à notre animalité. Il est possible de déconstruire les faux raisonnements en apprenant à les repérer, et de même, à affaiblir les biais en prenant conscience de leur existence et de leur fonctionnement. Une propagande, qu'elle soit politique, publicitaire ou autre, utilisera ces biais autant qu'elle le pourra. Il est donc important de se documenter sur le sujet, à moins de vouloir demeurer mouton ou zombie.

 

 

 

Science, archéologie, climatologie, etc.

 

 

Climatologie

Discipline actuellement maintenue à l'état de pseudo-science par une pression politique abusive, qui dicte les conclusions qui doivent être fournies. La démonstration a été fournie sur ce blog qu'il n'existe ni consensus, ni démarche scientifique irréprochable permettant de dire qu'il existe un réchauffement d'origine anthropique incontrôlable, qui serait la cause de quasiment tous les maux sur Terre. Cette fausse cause, née et entretenue par une irrationalité endémique, occulte des problèmes beaucoup plus importants, sur les plans écologiques et humains. Je ne nie pas qu'il existe un réchauffement lent et soumis à des fluctuations incomprises, pouvant causer – ou non – du tort, je dénonce en revanche le caractère suspect et inutilement alarmiste de l'ambiance qui domine aujourd'hui autour de ce sujet, qui prend trop souvent la forme d'une inquisition moderne, dans sa version scientifique. Ce problème ne concerne pas que la climatologie, mais il est particulièrement intense à l'heure actuelle dans ce domaine, et justifie une veille qui permet de déceler certains des rouages classiques de la manipulation et de l'emballement de l'opinion.

 

 

Le nouvel obscurantisme, terrorisme intellectuel, intégrisme scientifique

La tendance au dogmatisme est inhérente à l'humain, donc à tous les groupes humains, et il serait erroné de croire qu'un milieu peut y échapper. Le milieu scientifique est donc touché par les travers humains qui conduisent à la foi, à la croyance et à la ferveur que l'on croirait trop facilement réservés aux religions. Tout milieu humain peut développer en son sein, ou dans certains recoins, cette espèce de cancer de la pensée qu'est l'obscurantisme, et il est particulièrement naïf de croire que la science est trop pure pour cela. De nos jours, et de part l'aura d'autorité dont elle jouit, elle a, au contraire, un énorme potentiel à créer des bulles intégristes pouvant même être encouragées par une politisation. C'est ce qu'on observe dans différentes disciplines, comme l'archéologie et la climatologie, qui n'étant pas des sciences exactes, sont particulièrement vulnérables à ce genre de perversions. Les armes de ces mouvements à tendance intégriste, mus par un obscurantisme moderne, se résument à un terrorisme intellectuel plus ou moins poli d'ayatollahs confortablement installés au sommet d'une pyramide hiérarchique, et font obstacle à toute nouveauté.

 

 

Pseudo-science

On pourrait penser que la science est, par essence, immunisée au phénomène que constitue la pseudo-science. En effet, celui-ci concerne surtout des mouvements concernés par la pensée magique, la quête d'un pouvoir sur soi, les autres et le monde, et qui utilise à cette fin la quête de caution scientifique (voir new age). Pourtant, le domaine de la science s'étendant des sciences dures aux sciences humaines en passant par les sciences de la complexité, les ouvertures à la pseudo-science sont réelles. Ainsi, certains analystes n'ont pas hésité, jusqu'à nos jours, à qualifier par exemple la psychanalyse ou la climatologie de pseudo-science, dès lors que leurs prémissess ou leurs affirmations ne sont ni démontrées, ni vérifiées par les faits. On aurait tort de croire que cela correspond forcément avec une velléité obscurantiste d'empêcher l'émergence de ces disciplines, bien que cela puisse parfois être le cas. Lorsqu'on se penche sur la climatologie aujourd'hui, on s'aperçoit que cette discipline est bien davantage une école politique qu'une spécialisation scientifique, et donc qu'elle peut très facilement correspondre avec une définition de la pseudo-science, c'est à dire une science dont les hypothèses ne tiennent pas l'épreuve des faits, et dont les théories sont tout sauf vérifiées. Bien entendu, le domaine de la pseudo-science est plus étendu hors de la science qu'au sein de celle-ci, mais il faut tout de même se demander qui en décide, et comme ce sont souvent des scientifiques, n'est-il pas normal qu'ils se désignent eux-mêmes comme vrais scientifiques, et les autres comme pseudo-scientifiques ? Cela nous ramène à l'intégrisme et à l'orthodoxisme scientifique cité ci-dessus. Sans aller jusqu'à remettre en cause les fondements de la science, il faut avoir conscience de ce biais puissant.

 

 

Ultra-rationalisme, pseudo-scepticisme, matérialisme, pensée unique

Ces traits sont ceux qui dominent de nos jours dans les branches les plus perverties de la science, ou un esprit de corps domine largement sur l'esprit de curiosité scientifique. Ce sont les conséquences du dogmatisme cité plus haut, et les traits cités ici sont justement certains des dogmes de la science moderne, qui insulte ses plus grands chercheurs par cette attitude d'homme-singe (revoyez la planète des singes, et vous verrez ce que certains entendent par une science d'homme-singe). Ce dogmatisme, quelle que soit la forme qu'il prenne (généralement une forme intégriste du matérialisme ou du rationalisme, ou encore du mécanisme cartésien), aboutit toujours à une pensée unique, défendue par son bon soldat : le pseudo-scepticisme. Le pseudo-scepticisme est un faux scepticisme basé sur des prémisses biaisées et notamment sur un crible de perception du monde étriqué, qui engendrent un phénomène de raisonnement circulaire, où le point qui est sous-entendu au départ de la démonstration sera immanquablement démontré par un quelconque procédé rhétorique. Le pseudo-scepticisme est en quelque sorte une école moderne du sophisme, mise au service du dogme, lui-même pseudo-scientifique.

 

 

 

Société, médias, propagande, terrorisme, et autres manipulations de masse

 

Consumérisme et publicité

C'est l'alpha et l'omega de la société occidentale. Tout se rapporte toujours à la consommation de masse, et toute la société est articulée autour, avec par exemple le concept de l'obsolescence programmée. La publicité est le Dieu de cette société, qu'on affiche partout et tout le temps, et qu'il est considéré comme sacrilège d'offenser, d'empêcher ou de ne pas lui vouer un culte. Voir l'attitude d'un grand nombre de sites sur internet envers les bloqueurs de publicité, accusés de détruire le "business-model" d'une large fraction de l'internet, quand ce n'est pas l'internet lui-même qui est avancé comme argument. Rien ne serait possible sans la pub, car tout doit se rapporter à la consommation de produits et des idées qu'on véhicule pour les vendre. De nos jours, les idées sont d'ailleurs le plus souvent mises au service de la vente et des profits, par l'utilisation de techniques de manipulation de plus en plus perfectionnées, qui sont la marque (si j'ose dire) de notre société moderne, également appelée "société du spectacle" (qui vient de Guy Debors et des situationnistes).

 

 

Faux progressisme, bien-pensance et causes pseudo-morales

Ces idées et causes sont les armes du système dominant pour instaurer et justifier sa légitimité morale, quand bien même il s'agirait, comme c'est le cas, d'une escroquerie et d'une falsification. Le progressisme sert à faire croire que notre système est animé de bonnes intentions, alors qu'il ne vise qu'à instaurer un état du monde propice à la marchandisation et au capitalisme qui broient les sociétés et les individus, au terme du processus. La bien-pensance appuie ce faux progressisme, en empêchant l'émergence d'idées pour combattre le système, puisque le système est présenté comme la morale incarnée, devant se propager au reste du monde. Les causes pseudo-morales (discriminations positives de toutes sortes, notamment) servent à mettre les individus sur un pied d'égalité, à condition qu'il s'agisse d'une égalité des chances vis à vis de l'accès à la consommation. Ainsi, légitimer le féminisme et le droit de vote des femmes s'est-il fait par l'entremise d'une campagne publicitaire liée à l'industrie du tabac. Toute minorité est une cible pour le progressisme, exactement comme elle peut l'être pour la publicité, et pour cause : ces deux domaines se confondent au sein du système. Qui a accès à des droits a accés au pouvoir de consommer, et tel est le seul et unique but recherché, que cela soit au prix de la cohésion sociale et de la sanité du plus grand nombre n'a pas d'importance (nos sociétés détiennent le record des maux psychiques). Ce n'est qu'un dégât collatéral de ce qui est présenté comme absolument souhaitable pour tous.

 

 

Infantilisation des foules et hystérie médiatique

Tout ce qui relève de ce qu'on peut appeler l'affectivisme nous ramène au moment où nous tétions le sein de la mère, et où nous recherchions la sécurité parentale. Dans une société où l'état se présente, bien que sous différentes formes, toujours comme le grand protecteur de l'ensemble (figure du père), il est important d'y ajouter une fonction maternelle, à travers l'hystérie que l'on injecte dans toutes sortes de sujets menaçant l'enfant gâté qu'est le citoyen moderne. Infantiliser les foules se fait en lui ôtant les outils de son émancipation, et soit en les remplaçant par des hochets (notion du tittytainment), soit en lui cachant purement et simplement les vérités qui pourraient le perturber. Comme dans le meilleur des mondes, l'individu est livré à une société qui domine tous les aspects de son existence, et pourvoit à tous ses besoins, pour qu'il n'ait pas à livrer de bataille contre la société qui incarne à la fois le père et la mère symbolique de tous (à travers le gouvernement et les médias, notamment). Orwell introduisait de son côté la notion de grand frère (big brother), qui veille lui aussi à sa façon sur la perpétuation de l'infantilisation de la masse, en l'empêchant de "faire des bêtises", et la surveillant donc. Dans tous les cas, les différentes facettes de ce problème ramènent toujours le citoyen, le sujet, l'électeur, à un rôle diminué, où ce qu'on lui demande n'est pas de penser par lui-même, mais de faire confiance à son dominant, et à se placer sous sa protection. Ce qu'on lui apprend n'est pas à penser par lui-même, mais à penser à travers les idées véhiculées par les dominants (l'état et les médias, mais aussi les corporations).

 

 

 

Ingénierie sociale

C'est la forme la plus aboutie de ce qui a été décrit au-dessus, et surtout la discipline qui se charge d'étudier et de mettre en place les moyens d'y parvenir. La propagande est bien sûr le premier outil de cette ingénierie, dont la publicité est la petite soeur, qui a désormais pris beaucoup de place dans le système : la propagande idéologique et la publicité se complètent pour présenter aux masses, suivant des techniques différentes, ce à quoi elles doivent croire, ce pour quoi elles doivent combattre, mais aussi pour taire ce dont elles ne sont pas censées s'occuper. Désigner l'ennemi, générer ou intensifier les peurs, fabriquer des désirs et des faux-besoins sont les principales stratégies utilisées.

 

 

Pseudo-démocratie, totalitarisme masqué

A l'heure actuelle, le mot démocratie est un écran pour manipuler à lui seul le ental des foules, qui répètent ce mot comme s'il incarnait quelque chose de réel. Le système dans lequel nous vivons, s'il n'est pas aussi omnipotent que le big brother d'Orwell dans 1984, a néanmoins cette ambition, même si elle est inconsciente. Non seulement cela, mais il s'en donne les moyens (plus ou moins adroitement ou maladroitement), et par le biais de sondages orientés, la fabrication du consentement et de l'opinion publique, les différentes méthodes de l'ingénierie sociale, parvient à se concilier le peuple, même quand il agit profondément contre les intérêts de celui-ci, en prétendant par exemple que ses décisions impopulaires ou contraires à ces intérêts, sont motivées par un intérêt plus grand, qui au final, finit toujours par bénéficier à ceux qu'il a spoliés. Ces artifices rhétoriques, associés aux magouilles, débouchent sur un monde où l'accumulation du pouvoir et la richesse profitent toujours aux mêmes, comme il est facile de le mesurer. Bien sûr, le droit de vote est le principal hochet de ce système, car pour organiser la spoliation du plus grand nombre, il n'est pas de plus grand tour que de faire semblant d'obtenir l'accord de celui-ci pour se faire, en lui demandant très concrètement d'installer au pouvoir ceux qui vont participer à cette spoliation, avec parfois toute la bonne foi dont ils disposent pour prétendre le contraire. C'est que, dans ce système, même les adversaires objectifs du système peuvent en devenir des alliés dans les faits : à chaque fois que ce système est renforcé dans sa légitimité par un adversaire qui se fond dans ce système au lieu de le combattre, celui-ci ne fait que devenir plus totalitaire au sens vrai du terme. Ainsi, nous vivons dans un totalitarisme difficile à discerner, qui se cache derrière le masque d'une démocratie de façade.

 

 

Servitude volontaire et conformisme

Comme nous l'avons dit dans les paragraphes ci-dessus, tout est organisé pour que, non seulement l'opinion du peuple soit pervertie au point d'être fabriquée, mais aussi pour que ce peuple consente à sa propre spoliation, par des actes symboliques (le vote, surtout) qui signent sa résignation. Mais bien plus qu'un renoncement, le comportement du peuple revient à une attitude volontaire d'asservissement au système. C'est à dire que l'individu spolié, convaincu de son impuissance, mais aussi du fait de se situer sous la protection d'un système qui pourvoit à ses besoins, ressent la nécessité d'alimenter en retour ce système, de le perpétuer, et ce pour sa propre sécurité et sa propre préservation. Ainsi, les faux idéaux de liberté, ou d'égalité, ou de fraternité, ne servent qu'à renforcer cette impression de faire partie d'un ensemble globalement bienveillant, quand bien même ces idéaux ne servent que de slogans publicitaires pour nourrir une élite. Le conformisme sert tout cela, puisque l'anti-conformiste sera perçu comme un danger, un adversaire par essence du système. Par sa simple différence, et a fortiori sa non-participation voire ses actes de subversion ou de destruction, il menace le système et par là-même, ruine les efforts de survie du plus grand nombre, qui s'est soumis au système au prix de son corps et de son âme. Le conformisme est le principal corollaire de la servitude, et le non-conformisme, le principal révélateur d'un ennemi par essence du système.

 

 

 

Spiritualité, philosophie, chamanisme, déconditionnement

 

Internet et la révolution sociale, hacking social

Internet présente certains caractères pouvant permettre de lutter contre le système : accès aux informations, accès à la diffusion d'informations pouvant aller à l'encontre du système. Internet rend possible le combat contre le conformisme, contre la rhétorique dominante et sa propagande, internet fournit des exemples de moyens de lutter contre la publicité, et permet également de créer toutes sortes de réseaux relationnels. Mais internet a aussi ses effets pervers, et tend à être noyé sous la publicité et les procédés jusque là surtout observés dans les médias de masse. Les réseaux conformistes y prennent eux aussi leur place, qui est certainement la plus grande. L'avenir dira de quel côté internet fera pencher la balance, mais il est important de réaliser et d'utiliser ses possibilités, tout en surveillant comment le pouvoir tente de le contrôler, car internet est un terrain de bataille contre l'oppression.

 

 

Le paranormal, l'illusion du réel, onirisme, ufologie

Je mentionne ces aspects, bien que peu développés sur ce blog. Ils s'inscrivent, pour moi, dans une certaine logique de cohérence de la vision du monde. Un monde sans l'élément du paranormal ne serait pas le monde que nous connaissons. Pratiquant moi-même le chamanisme et étant écrivain de fiction et de fantastique au sens large, j'estime que l'intérêt au paranormal, au même titre que l'activité onirique et créative, sont des outils pouvant nous permettre d'élargir notre perception du monde, qui jusque là demeure étriquée et foncièrement incomplète. Cela correspond à un manque de lucidité d'origine physiologique, qui nous limite dans nos perceptions, et comme nous sommes limités dans nos perceptions, nous sommes d'autant plus sujets aux manipulations que le système impose. En dépassant ces limites (ce qui est possible par certaines pratiques et certaines activités, et je ne parle pas là de l'utilisation de drogues, ce que je ne saurais cautionner), nous pouvons accéder, théoriquement, à une vision plus large, et donc plus exacte du monde. Il ne s'agit pas d'une fuite dans des univers réconfortants, illusoires, dans une perspective de s'infantiliser, mais tout au contraire, de mûrir en s'apercevant que le monde est plus grand que le parc pour enfants dans lequel nos perceptions limités nous contiennent. C'est donc pour moi un complément de premier choix au travail de déconstruction des conditionnements que je tente de faire à travers ce blog. La spiritualité, un terme vague et encombrant, certes, englobe cela, tout en étant plus large, et constitue l'alternativepar excellence à l'asservissement purement sociétal qui nous est dévolue, à l'époque à laquelle nous vivons, et il ne faut donc jamais la perdre de vue.