Petite revue de presse pour faire le point rapidement sur certaines infos à tendance insolite, ayant pu passer inaperçu, ou que je juge importantes, et un autre sujet qui fait l'actualité du moment et que je vais développer un peu plus.

 

Au chapitre des faits évoqués rapidement, je noterai ceux-ci :

 

https://francais.rt.com/international/25552-brexit-veut-dire-brexit-

 

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201608271027480699-scientifiques-americains-proposent-faire-exploser-mercure/

 

Sans commentaire pour ce dernier, juste pour rappeler l'état de déliquescence et de fuite en avant qui peut exister dans le technologisme actuel.

 

J'enchaîne, toujours sans commentaire, sur une sélection de deux articles de dedefensa qui traitent de la campagne américaine et des liens avec un humanisme de façade et la bien-pensance dominante actuelle dans la pensée-système :

 

http://www.dedefensa.org/article/usa-2016-matin-du-9-novembre

 

http://www.dedefensa.org/article/compenetration-et-humanisme

 

Où l'on lira notamment en quoi le mondialisme peut-être porteur avant tout de « valeurs guerrières ».

 

Puis deux traductions de Brandon Smith sur la manière dont, justement, l'on peut s'attendre à ce que le système, actuellement en phase évidente d'effondrement, tentera de se défendre lorsque les failles seront devenues trop évidentes et que la populace commencera à passer à l'action par la force des choses. À lire pour se faire une vision sans doute assez réaliste des choses, bien sûr à mille lieues du matraquage médiatique bienséant qui ne voit pas venir le problème :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2016/09/comment-les-mondialistes-vont-tenter-de.html

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2016/09/le-globalisme-est-une-relique-barbare.html

 

 

Autres articles à mentionner sans commentaire particulier, juste pour faire remonter des faits ou des idées habituellement peu relayées, et que je soumets à la critique de tout un chacun, que j'estime désormais établie, pour la plupart des lecteurs de ce blog. Chacun en pensera ce qu'il veut :

 

https://fr.sott.net/article/26036-Controle-mental-MK-ULTRA-revolution-psychedelique-un-produit-de-l-ingenierie-sociale

 

https://fr.sott.net/article/28925-L-heroine-electronique-comment-les-ecrans-transforment-les-enfants-en-drogues-psychotiques

 

https://fr.sott.net/article/28940-L-homme-qui-cherchait-le-silence

 

Et enfin un article qui évoque les 15 ans du 11 septembre 2001 :

 

https://fr.sott.net/article/28948-Bientot-15-ans-et-la-situation-empire-toujours

 

Et un article à mon avis très lucide sur la situation en rapport avec le nucléaire en France et dans le monde, remettant les idées en place par rapport à certaines idées fausses propagées par l'establishment :

 

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/comment-la-france-se-prepare-t-184484

 

 

 

Un point sur la liberté d'expression et le confusionnisme valeurs versus principes

 

Et maintenant j'en viens au sujet que je voulais aborder plus particulièrement, qui porte une fois n'est pas coutume sur la liberté d'expression et la confusion des valeurs. Cela aurait pu faire l'objet d'un article propre, mais je l'ai dit, je ne veux plus m'attarder à des articles « encyclopédiques » sur des points qui font pour moi désormais évidence. Aussi je ne ferai sur ce sujet que rappeler les fondamentaux, laissant à d'autres le loisir de broder tant qu'ils veulent, et je dis cela en pensant notamment au blog les-crises.fr, on va voir pourquoi.

 

Tout au long de l'été, les médias nous ont généreusement gratifiés d'une abondante et stérile polémique sur le burkini, que je trouvai reprise sur différents sites et forums se disant réunir une forme d'élite des médias, voire représentative de certaines capacités intellectuelles hors-normes. Sur tous ces sites, blogs, médias, on tombait facilement dans le piège de la diabolisation de telle ou telle position, opinion, que ce soit du droit de porter telle tenue, ou de celui de dénoncer une dérive contraire aux principes républicains ou je ne sais quoi, le tout, implicitement, dans le prolongement de l'attentat de Nice. Soit, chacun peut le faire, mais le problème va plus loin lorsqu'on se sert de ce sujet, comme on se servit de l'attentat de Charlie Hebdo pour parler de la liberté d'expression comme d'une valeur essentielle de notre société, tout en y portant gravement atteinte par la même occasion, et l'on va voir que nous sommes de nouveau dans le même cas de figure, preuve que nos contemporains ne savent pas garder la tête froide face à certains types d'événements qui devraient apparemment créer servir de prétexte ou de précédent pour une interruption de nos valeurs, y compris et même surtout selon ceux qui s'en font les chevaliers. Cela est, de nouveau, extrêmement grave.

 

Voici les derniers faits, que je mets en parallèle : le non-événement Zemmour, la grève du blog les-crises, où je suis désolé de le dire, mais Berruyer fait preuve d'un caprice assez puéril et pas à la hauteur des principes qu'il étale sur sa page première, et enfin les réactions aux dessins de Charlie Hebdo concernant le séisme en Italie.

 

http://www.les-crises.fr/affaires-zemmour-blog-en-greve/

 

http://www.les-crises.fr/lettre-ouverte-aux-dirigeants-vous-nous-mettez-tous-en-danger-avec-le-scandale-zemmour/

 

Pourquoi faire tout un tapage sur ce sujet ? Et est-ce que la grève est à mettre en parallèle avec un autre événement malheureusement subi par le blog ?

 

http://www.les-crises.fr/logique-et-maintenant-les-menaces-physiques-a-notre-encontre/

 

C'est la seconde fois que je me retrouve à critiquer la posture de Berruyer sur les-crises, et j'en suis bien désolé, et cela me donne un peu l'impression de me retrouver dans une position de vulgaire magazine à scandale qui relèverait un pétage de câble d'une « célébrité », pourtant ils 'agit de bien que cela et je vais m'en expliquer. Jetons d'abord un œil à la polémique concernant Charlie Hebdo, par exemple ici :

 

https://francais.rt.com/international/26229-seisme-italie--mairie-damatrice-porte-plainte-charlie-hebdo

 

https://francais.rt.com/france/26251-charlie-hebdo-critique-pour-dessin

 

 

Et à présent, assemblons tout cela.

 

Tout d'abord, plusieurs constats. Sur RT comme sur les-crises, les commentaires sont quasi unanimes : Zemmour comme Charlie Hebdo sont coupables d'infamie, il faudrait idéalement les brûler sur la place publique, et à défaut, au minimum les faire taire, si possible définitivement.

 

Rappelons que les-crises se réclame des idées de Chomsky, qui lui-même s'inspire des principes voltairiens, tels que « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire », comme il l'illustra en prenant la défense de Faurisson. Une fois de plus, les-crises se réclame d'un penseur pour le trahir à la première occasion, comme tout cela a déjà été abordé sur mon blog.

 

Pourquoi cela est extrêmement grave ?

 

Parce que, quoiqu'aient pu dire ou afficher Zemmour ou Charlie Hebdo, et bien qu'en effet ce soit particulièrement minable, ils ont le droit de le dire. Je l'ai déjà dit, j'ai toujours détesté le style de Charlie Hebdo, et j'ai bien ri jaune quand j'ai vu que tout le monde prenait leur défense il y a un an et demi, suite au triste et macabre événement qu'ils ont eu à subir. Mais je n'ai jamais cherché à interdire qui que ce soit de les lire, de se référer à eux, ou quoique ce soit. Nous assistons à une nouvelle posture moralisatrice, où Olivier Berruyer, dans le cas de Zemmour, va jusqu'à demander un arbitrage, c'est à dire une censure, de la part des autorités. Franchement, on nage en plein délire.

 

Le problème n'est pas que l'on laisse parler Zemmour ou que l'on laisse travailler des caricaturistes. Le problème est que la réplique qu'on leur oppose est extrêmement pauvre. Lorsqu'un Voltaire ou un Chomsky proposent de laisser une expression absolument libre à qui que ce soit, ce n'est pas pour laisser la porte ouverte à la débilité de tout propos public, mais pour permettre que le débat intelligent démontre l'inanité de ces propos. Seulement, qui s'y attelle ? Personne, et c'est bien là le problème. On ne s'empare pas des propos de Zemmour pour les critiquer intelligemment, mais pour y jeter de la merde dessus, ce qui ne fait que les renforcer. Berruyer a raison de dénoncer le fait que Zemmour n'ait pas d'opposant dans le débat, mais en le psychologisant comme il le fait, il s'inclut d'emblée dans ce problème : incapable d'avancer des arguments critiques autres que l'attaque ad hominem, ce qui est un symptôme du problème que je soulève. Enfin, il est particulièrement ironique, mais prévisible, je l'avais annoncé à l'époque, que dans un pays où l'on faisait la chasse aux non-Charlie il y a peu, une inversion se soit produite, pour que désormais tout scandale produit par Charlie Hebdo suscite un tollé général, alors que les dessins qu'ils font aujourd'hui, et à l'inverse de ce que certains prétendent, sont exactement les mêmes qu'ils ont toujours faits... Encore faut-il avoir ouvert des numéros de leur journal il y a 20, 30 ans ou plus pour s'en apercevoir.

 

C'est donc une liberté d'expression à géométrie variable qui est désormais prônée, recherchée, devenue le modèle de référence. On veut un Charlie Hebdo qui ne sache rire que de ce qui n'est pas important, et un Zemmour, et les racistes en général qui se taisent, alors même que c'est parce que, il y a un an et demi, notre société a voulu faire taire les « pas Charlie », que maintenant ils se lâchent au moindre gag d'humour noir qui n'aurait jamais fait parler de lui il y a 10 ans...

 

Le résultat est que nous vivons dans une société en panique générale, sans principes, qui court un jour à droite, un jour à gauche, un jour fuit en avant, et le lendemain part en retraite générale. En un mot comme en cent, c'est la déroute générale de la pensée.

 

Et toute cette confusion entre principes comme solides piliers d'une société et valeurs changeantes comme assise pseudo-morale d'un monde social en chaos permanent, mené par le bout du nez par ces sentiments et un humanitarisme de façade ne servant qu'à la propagande de guerre a été fort bien décrit sur dedefensa. On citera notamment ces deux liens, mais il y en aurait bien d'autres qui développent cet aspect particulier :

 

http://www.dedefensa.org/article/la-question-principes-contre-valeurs

 

http://www.dedefensa.org/article/notes-sur-la-grande-dissolution

 

 

L'idée est que les principes se sont dissous dans des valeurs qui changent avec la « météo » et surtout les intérêts et les humeurs du moment, pour faire court. On ne peut plus se référer à la morale, puisque celle-ci est détruite, et transmutée dans de l'or vers le plomb, dont on fait un usage ad hoc. Cela donne ce passage particulièrement navrant de l'article de les-crises sur Zemmour, qui « dénonce » le « deux poids, deux mesures » en prenant comme référence le cas Dieudonné, pour mieux tomber lui-même dans cette dérive, puisque le « deux poids, deux mesures » est l'essence même d'un système où les valeurs morales sont perverties pour varier suivant les circonstances et l'importance que le système veut bien leur accorder, lui-même perdu dans son propre chaos, et donc sa propre perception qui varie puisqu'elle n'est plus sujette à aucun mètre-étalon sur lequel elle pourrait s'appuyer.

 

« 4/ Le mortifère “2 poids, 2 mesures”

Évidemment, un mot tabou est sur toutes les lèvres de beaucoup de musulmans : « Dieudonné » et la réaction à ses propos antisémites. Nom que les responsables ne veulent apparemment même pas prononcer, pétrifiés de peur.

Pourtant, tous les citoyens de bonne volonté, au-delà de leurs divergences politiques, devraient se retrouver ensemble sur un combat acharné pour la défense des principes fondamentaux de notre République. Manuel Valls a été en pointe il y a 2 ans condamner  raison les propos antisémites de Dieudonné.

Mais ainsi, il a défini lui-même le niveau d’indignation et de réaction à des propos racistes et antisémites totalement inacceptables, avec cette affaire Dieudonné. Il a défini qui doit porter le combat (lui), avec quelle force (puissante) et avec quelles réactions (déclarations enflammées, poursuites…) : »



(source : http://www.les-crises.fr/lettre-ouverte-aux-dirigeants-vous-nous-mettez-tous-en-danger-avec-le-scandale-zemmour/)



Ajoutons que, selon les propos de Berruyer, en traduisant un peu sans trahir le fond, ne pas manquer d'impartialité, c'est ne pas manquer une occasion de faire taire quelqu'un pour ses opinions, puisque c'est bien de cela dont il s'agit.



Ainsi donc, puisque l'on a puni Dieudonné, il faudrait punir Zemmour. Sans être un défenseur de l'un ou de l'autre, je relève ici une nouvelle glissade d'un blog cherchant à véhiculer des idéaux élevés (et y parvenant la plupart du temps), tomber dans le piège de l'exception dans l'application des principes. La punition de l'exercice de la liberté d'expression n'a jamais été l'expression d'un quelconque idéal, seulement de celle des valeurs perverties que l'on contraint les « citoyens » à adopter, pour le bien d'un système qui démolit pourtant leurs modes de vie, leurs traditions, les piliers idéaux et philosophiques qui ont fait leur culture et leur richesse, dans un passé désormais révolu, puisque l'époque est au dévoiement le plus complet, y compris par ceux qui prétendent défendre des idéaux élevés et humanistes.



Je vais donc conclure sur ce point. Oui, je crois que Zemmour a tort, et je ne trouve pas Charlie Hebdo pertinent, mais n'en ont-ils pas le droit ? Ils ont le droit à cette médiocrité et à cette bêtise qui est la marque même de notre société, et s'il fallait les juger et les punir pour cela, alors il y aurait du monde à faire passer à la barre. Il y aurait même une sacrée foule, à commencer par ceux qui leur vomissent dessus avec pour seuls « arguments » la scandalisation, l'attaque ad hominem, l'offuscation et j'en passe. Que leurs propos choquent certains, c'est bien normal. Qu'on veuille les interdire, c'est grave. Car lorsqu'on aura interdit certaines formes d'expression, il ne restera plus qu'à interdire (pas forcément par la loi, mais par la pression de groupe) toutes les autres.



Après ce qu'on a fait subir à des Dieudonné (là encore, par la stigmatisation et pas par des argumentaires irréprochables), il ne faudra pas s'étonner si un jour prochain, des tas de personnes choisissent simplement de se taire y compris lorsqu'elles auront des choses justes, drôles et pertinentes à dire. On voit constamment des gens se plaindre de l'absence de Balavoine, de Coluche, de Desproges, ou même de Choron et autres, dont la liberté de ton et le courage étaient appréciés pour ce qu'ils étaient, et mieux lorsque le talent était présent. Mais le talent, le courage et l'intelligence sont des qualités humaines qui poussent sur un certain terreau sain et bien entretenu. Lorsqu'on cherche à interdire la libre expression, en la confondant avec autre chose ou en limitant arbitrairement ses manifestations, on empoisonne le terrain, sur lequel ne poussent plus finalement que les médiocres, les humoristes sans idées, les « artistes » sortis des émissions de télé-réalité, et ces gens deviennent à leur tour les modèles de nouvelles générations.



Aussi, on se plaint des problèmes posés par nos modes de vie et nos modes de consommation, mais qu'on se le dise, à vouloir faire taire la bêtise plutôt qu'à encourager l'intelligence, nous préparons l'avenir : ce sera bien pire encore dans quelques années, et il ne faudra pas s'en étonner. Tout le monde l'aura voulu.



En résumé, ce qui me dérange n'est pas l'existence de Zemmour et assimilés, mais l'inexistence pure et simple, du moins dans la sphère médiatique, d'une réplique intelligente. Ce qui a fait la place à ces gens-là dans les médias n'est pas seulement une certaine sympathie qu'on aurait pour ce type de figure, mais plutôt le besoin que les médias ont d'avoir sous la main des provocateurs de bas-étage, plutôt que des intellectuels à la pensée subtile et acérée, car ceux-ci emmerdent apparemment tout le monde. Finalement, tout cela n'est qu'une preuve supplémentaire que notre société a bien plus de mépris pour l'intelligence que pour la médiocrité, et en conséquence, il ne m'étonne pas que, jusque dans les blogs en première ligne de la critique systémique et médiatique, c'est cette même médiocrité qui finit par refaire surface, surtout à ces occasions.



Un dernier point : quitte à n'avoir rien à répliquer à Zemmour, autant ne pas lui offrir une tribune, comme cela a été fait. Pour ma part, je ne ressens pas le besoin de m'atteler à cette critique, car que je le fasse ou pas n'a de toute façon pas d'importance, et parce que j'ai déjà expliqué que la lutte contre le racisme était un combat d'arrière-garde qui ne peut pas être gagné par cette voie, voire qui ne peut qu'être perdu par cette voie. Ce qui compte c'est l'absence d'intellectuels de premier plan dans le paysage médiatique, et je pense à des gens du calibre d'un Bourdieu, pas à des Onfray, dont le discours manque vraiment de tranchant à mon goût.