...mais aussi atout pratique pour ceux qui savent comment manier leur propre esprit.

 

 

Cet article est un écho a mon vieil article sur les fleurs de Bach, et en même temps se veut être une réponse très élargie aux nombreux commentaires souvent courroucés reçus sur cet article qui, pour des raisons étranges quoique prévisibles, a davantage attiré l'attention que la plupart de mes autres articles. Il ne fait jamais bon bousculer les idées reçues et critiquer ce qui plaît à beaucoup.

 

L'article présent se veut beaucoup plus complet et étayé, mais aussi beaucoup plus large. Afin de montrer que je ne suis en aucun cas un esprit obtus qui souhaitait juste verser son venin sur un simple remède ou plutôt prétendu remède, il y sera question des effets inattendus de l'effet placebo, mais aussi des limites de la méthode scientifique. Bref il y en aura pour tout le monde : les tenants de la « science rationnelle » et ceux des méthodes alternatives.

 

Il n'est pas question de se livrer à un matraquage sans discernement, de dire que tout n'est que mensonge, arnaque et illusion, mais plutôt de faire un tri entre ce qui relève de la suggestion, de la foi, ou de la démarche spirituelle authentique. Encore une fois, je ne me pose pas en juge ou en autorité sur ce sujet, je ne prétends que fournir une opinion éclairée par ma propre pratique et ma propre expérience, étant largement versé dans la pensée critique, mais aussi dans les pratiques ésotériques, de soin ou de développement personnel.

 

 

En introduction, je rappellerai donc mon article de l'époque :

 

http://seilenos.canalblog.com/archives/2013/07/12/27630542.html

 

 

Ainsi que cette vidéo que j'ai trouvée assez objective et relativement complète en tant que synthèse sur le sujet de l'effet placebo et de l'homéopathie :

 

https://www.youtube.com/watch?v=tWD4b6_5EEA

 

 

 

Et tout d'abord, je tiens à dire que je ne renie en rien ce que j'ai dit à l'époque sur le sujet des fleurs de Bach. Ce que je déplore sur ce sujet n'est pas l'utilisation d'un effet placebo pour parvenir à un effet thérapeutique, mais l'arnaque qui consiste à jouer sur la crédulité des gens pour empocher de l'argent. Ce sont deux points tout à fait différents, bien que l'un et l'autre relèvent tout de même de l'honnêteté.

 

En effet, même en mettant de côté ce que je dis sur le côté pompe à fric de la chose, est-il bon d'utiliser la crédulité d'une personne pour la traiter ? N'est-il pas plus noble de vouloir élever les personnes et leur donner les outils de leur propre santé, plutôt que de les abandonner à des remèdes charlatanesques dont les effets ne sont pas garantis ? En effet, l'effet placebo ne touche qu'environ 35% des sujets, ce qui signifie que vous laisserez 65% des gens sur le carreau.

 

Plus que cela, en leur fournissant sciemment un produit placebo sans les en avertir, d'une part vous les laissez à la merci de ce gaspillage de ressource, d'autre part vous leur faites perdre une occasion de rechercher les causes profondes de leur mal-être. La promesse d'un remède magique, là où il y a la possibilité d'une guérison psychique authentique ne grandit pas la personne, et si elle avait été guérie par un tel placebo qu'un élixir à base d'alcool, on pourra même se demander si son mal-être était réellement qu'autre chose qu'un simple état d'humeur, et l'on retombe sur ce que je disais sur ce déni bien de notre temps à propos des émotions.

 

Les émotions ont besoin de vivre, et je pense précisément que le placebo le plus efficace proviendrait d'une « émotionalité » vivante, et non pas d'un refus de ces émotions. En effet, le pouvoir des émotions est réel, puissant, et il donne également lieu à l'effet nocebo, qui est le pendant négatif, le revers de la médaille de l'effet placebo. Par conséquent, en déniant les émotions, alors que de plus en plus de recherches pointent l'effet des émotions refoulées dans l'origine de maladies civilisationnelles, y compris le cancer, savons-nous vraiment ce que nous faisons, à chaque fois que nous promettons à quelqu'un une guérison émotionnelle facile, au prix d'un déni de ces émotions, et sans rechercher leur cause profonde ?

 

Les questions que je pose sont tout sauf anodines. Il ne faut pas les prendre pour des recours rhétoriques dans la perspective de me donner raison. Tout au contraire, je prétends qu'elles ont toute légitimité, et j'observe qu'à l'ère de superficialité et de médiocrité à laquelle nous vivons, une véritable quête introspective aiderait à guérir le monde, et nous ferait même certainement gagner beaucoup de temps par rapport à ces remèdes magiques.

 

En effet, plus nous laissons les émotions jouer leur rôle rampant dans la psychologie collective, plus cela se répercute sur les individus, et plus ils en payent le prix. Alors si l'on continue de traiter ces conséquences par des remèdes magiques, nous perpétuons le cycle et entrons définitivement dans ce cercle vicieux.

 

C'est une chose que tout thérapeute honnête et que tout chamane lucide connaît : les causes non-traitées peuvent continuer à produire des effets à travers les générations. Un véritable problème émotionnel requiert une prise de conscience authentique de sa cause, une compréhension de ses mécanismes, de ce qui l'alimente et de ce qui peut le dissoudre. Jamais un problème émotionnel ne disparaît magiquement, tout au plus peut-il être enterré, dénié, et parfois laisser place à d'autres symptômes.

 

 

Mais revenons un peu en arrière. Si vous avez regardé la vidéo que j'ai proposé, vous aurez noté une chose, c'est que le youtubeur dit comme moi à propos de l'homéopathie, ce que je disais sur les fleurs de Bach : cela marche.

 

Et non seulement cela, mais cela peut parfois produire des effets tout à fait étonnants, que l'on peut même rapprocher des miracles, mais nous verrons cela plus loin.

 

Mon propos n'est pas de nier l'intérêt ni l'efficacité de l'effet placebo, et même au contraire car l'on verra aussi plus loin que je m'oppose de même à la prétendue toute-puissance de la méthode dite scientifique. Ma préoccupation est plutôt que, lorsque cet effet est utilisé à tort et à travers, il ne produit pas une guérison, mais une illusion de guérison, ce qui est bien pire encore que de ne rien faire.

 

Dans le domaine de la maladie observable (par des instruments tels que radiographie, IRM ou autres), il n'y a pas d’ambiguïté. Une guérison est une guérison parce que les signes physiques de la maladie n'existent plus, et cela peut être atteint par l'effet placebo. Mais en est-il de même lorsque les effets sont non observables par des instruments ?

 

Dans le domaine affectif, je prétends que cela correspond le plus souvent à une simple réorganisation de la psyché dans laquelle le problème n'a pas été traité, mais désormais, quelque chose fait écran devant lui. Bien sûr, rien ne peut me permettre de prouver cela, et ce peut tout à fait être une assertion gratuite de ma part. Pourtant, c'est quelque chose qui est à craindre, et que j'estime confirmé par nombre de mes observations et par des discussions avec d'autres thérapeutes. Prenez cela comme une simple opinion, mais gardez tout de même cela en tête, car la méthode empirique dans le domaine de la psyché et des troubles somatiques est l'une des méthodes qu'il faut bien prendre en compte, à moins de vouloir sacraliser une méthode scientifique, telle que la méthode en double aveugle, qui est très bonne, mais loin d'être parfaite (il faut à chaque fois éliminer des biais, et ce n'est pas pour rien que tant d'études sont sujettes à caution, y compris parmi celles qui sont validées et largement publiées, comme on s'en rend souvent compte trop tard).

 

 

Attardons-nous un peu à présent sur cette page Wikipédia :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_placebo

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_placebo#Effet_.C2.AB_nocebo_.C2.BB

 

 

Outre les lieux communs que nous connaissons tous sur l'effet placebo, il y a un paragraphe que je veux mettre en lumière, concernant le placebo et l'homéopathie :

 

 

« Par contre il n'y a pas encore eu d'étude comparant toute la filière « médecin + pilule » avec la filière « homéopathe + granulé » : or les homéopathes tiennent souvent compte de la psychologie du malade et adaptent leur discours en conséquence. Comme rappelé plus haut l'homéopathe contribuera à l'effet final des granulés : « la façon dont un médicament est donné participe pleinement à l'effet ». Il serait donc nécessaire d'inclure chaque "spécialiste" dans les comparatifs entre homéopathie et médecine pour comparer les efficacités. Ce qui a déjà été montré par les études actuelles intéresse toutefois les médecins : dans un cadre médical conventionnel autant proposer un autre placébo moins coûteux. »

 

 

 

Ce point est intéressant, car il soulève la question de la méthode holistique que connaissent bien tous les thérapeutes considérés comme alternatifs. La critique de la froideur thérapeutique de la médecine conventionnelle est devenue la norme parmi ceux-ci, et à juste titre.

 

Ainsi, nous avons d'un côté une médecine qui, avec la prétention d'essayer de ne provoquer aucun effet secondaire, afin de pouvoir déterminer quels sont les vrais effets des médicaments, en finit par négliger l'aspect humain de la thérapie. Nous en venons même à imaginer en toute bonne foi que dans un avenir proche, nous pourrons, pour les pathologies les plus « simples » (mais une telle chose existe-t-elle vraiment ?) ou les plus courantes, nous pourrions être traités par des robots-médecins.

 

http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-robots-remplaceront-ils-bientot-medecins-44717/

 

Et nous parlons bien de diagnostic, et non de chirurgie.

 

 

Or il y a un hic. En effet, le placebo intervient quoiqu'il arrive. Et pour l'indiquer, j'ai chois un commentaire intervenu aujourd'hui même sous cet article. J'aurais pu en choisir bien d'autres, mais celui-là tombe à pic.

 

http://www.les-crises.fr/cholesterol-le-grand-bluff-le-doc-qui-defie-la-doxa/

 

 

Peu importe, le contexte, même si je recommande tout de même l'article et la vidéo en rapport, et je le cite donc :

 

 

« Il ne faut pas forcément voir du “bourrage de tête” et de l'”immense imposture” partout. Les recherches ne s’arrêtent jamais, les vérités d’hier sont réfutées, corrigées ou complétées, et au bout du compte les connaissances progressent. »

 

 

Je trouve que cette attitude relève plus du réflexe pavlovien que de la rationalité. Pourtant, c'est du rationalisme que se réclame ce type de propos, et c'est ce que je trouve intéressant et intriguant.

 

En effet, la clef est ici la foi et la confiance dans le progrès, à un niveau qui en est presque héroïque, tant ce concept de progrès est défaillant, et pourtant sacralisé au cours des derniers siècles (mais c'est un sujet que j'ai déjà abondamment abordé sur ce blog, et j'ai dit que je ne ré-argumenterai plus des points que j'estime acquis en ce qui me concerne).

 

Peu importent les raisons de cette foi et de cette confiance, ce qui compte est que c'est ce qui est valorisé pour « croire » dans les experts, la science institutionnelle, placer la méthode scientifique plus haut que n'importe quelle autre méthode d'appréhension du réel, quelles que soient ses limites, etc.

 

La vérité n'est pas affaire de confiance. La vérité est ou n'est pas, c'est tout. Et encore faudrait-il définir ce qu'est la vérité, mais passons, je me base sur le sens commun et n'ai pas l'intention d'écrire un pensum philosophique.

 

Or, puisque la confiance et la foi sont hiérarchisées bien avant les faits ou la vérité elle-même (rappelons qu'il est impossible de vérifier toutes les propositions, tous les axiomes et toutes les théories scientifiques existantes à chaque fois qu'il est question de se reposer sur elles, car cela demanderait beaucoup trop de temps, ce qui implique nécessairement ce recours à la confiance), nous savons désormais que, quelle que soit la méthode médicale employée, il y aura forcément application volontaire ou involontaire d'un effet placebo.

 

Ainsi, la personne qui, dans le futur, avec une pleine confiance dans la médecine conventionnelle, confiera son diagnostic et son traitement à un robot, s'appliquera à elle-même un effet placebo en se disant qu'en se fiant à un robot, au moins, elle ne risque pas de subir une suggestion, une influence humaine, une erreur humaine, ou que sais-je encore.

 

Cela quand bien même les programmes, les algorithmes, les bases de données et la logique du programme sur laquelle repose le robot et son travail auront été constitués par des humains.

 

Avouez qu'il y a de la matière pour un auteur de SF : en choisissant sciemment de se faire soigner par un robot, une personne peut améliorer ses chances de guérison, juste parce qu'elle aurait confiance en celui-ci.

 

Mais pour cela, il faut qu'elle soit conditionnée ainsi, ce qui fait penser à cette vieille expérience :

 

http://www.ipnos.fr/actualites-hypnotiques/actumedia/l-esprit-influence-t-il-la-matiere-

 

 

 

Cela veut-il dire pour autant qu'il faut se passer de médecins humains, et que l'approche consistant à avoir l'approche la plus froide possible est la bonne ? Certainement pas. Ceci est sans doute un point plus philosophique que scientifique, mais tenons réellement à être soignés par des gens qui auraient une connaissance purement rigoureuse de leur discipline, et aucune chaleur humaine ? Allons, nous savons bien que la chaleur humaine soigne... Même si c'est imaginaire... revoyez ces poussins d'au-dessus... Et nous voyons, outre l'expérience elle-même, l'effet placebo que peut avoir le simple sentiment que quelqu'un (ou quelque chose) veille sur nous, s'intéresse réellement à nous, à notre survie, à notre bien-être.

 

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=homeopathie_th

 

« Les consultations en homéopathie sont généralement longues, empathiques et chaleureuses, et il a été démontré que les médecins qui ont une attitude plus chaleureuse obtiennent de meilleurs résultats cliniques que ceux qui sont plus formels. »

 

 

Bref, ai-je vraiment besoin de rechercher et de citer des études ? Il me semble que c'est un point acquis...

 

 

Nous avons besoin de l'effet placebo, et peut-être d'ailleurs aurions-nous besoin de le renommer et de le reconsidérer, peut-être même de discerner différents effets qui sont distincts, mais tous regroupés sous le même nom à connotation péjorative.

 

Mais il y un juste milieu à trouver, également. Ce qui me dérange le plus avec le recours sempiternel à l'argument sur l'effet placebo est qu'il sert en définitive à justifier tout et n'importe quoi, lorsqu'il existe de meilleures méthodes (et pas forcément celles de la médecine conventionnelles, mais pas forcément d'autres non plus, je crois que c'est du cas par cas, et c'est aussi ce qui est compliqué, on ne peut pas vraiment établir une limite sans entrer dans le domaine de la subjectivité).

 

En particulier, en ce qui concerne les problèmes émotionnels, il y a pour ma part un problème. D'abord parce que ces problèmes ont déjà tendance à être considérés comme somatiques, ce qui est un autre terme péjoratif tout à fait représentatif de la médecine moderne déshumanisée, où les émotions seraient comme des erreurs, des bugs, des dysfonctionnements de l'humain, alors qu'ils sont partie intégrante de celui-ci (d'où la légitimité de l'utilisation de l'effet placebo pour amplifier ou améliorer des résultats). Ensuite parce que l'effet placebo est, justement, par essence, de l'ordre de l'affectif donc de l'émotionnel. Que par conséquent, traiter un problème émotionnel avec un effet émotionnel peut paraître aller de soi, mais me semble en réalité un contresens.

 

L'intérêt de l'effet placebo n'est pas, et ne doit pas être, de gommer des manifestations émotionnelles, mais d'augmenter les chances de succès d'une thérapie digne de ce nom. Il ne doit pas se suffire à lui-même et remplacer autre chose. Plus que cela, on ne doit, de toute façon, pas considérer des manifestations émotionnelles comme constituant un problème en soi. C'est toujours le signe de quelque chose d'autre, et c'est sur cela qu'une thérapie digne de ce nom devrait se pencher, ce que ne fait pas la simple prise d'un élixir... Ça ne fait simplement pas le travail qui est nécessité, et si guérison il devait réellement y avoir, c'est alors qu'outre la prise de l'élixir, la personne a du effectuer un autre travail, que ce soit par elle-même ou par l'intermédiaire de quelqu'un d'autre. Il faut garder les choses à leur place. Un nounours rassure un enfant, mais il ne soigne pas ses peurs. Cela peut aider à passer un cap, peut-être à étouffer un traumatisme, certainement pas à le soigner... Mais bref, j'en termine sur ce point.

 

 

 

Nous allons maintenant aller plus loin, dans les méandres de l'effet placebo, mais aussi de ce qu'il révèle sur les capacités de notre esprit.

 

Cet article est une introduction amusante à cette partie, par exemple :

 

http://www.topito.com/resultat-effets-placebo

 

Dont je cite notamment ce passage qui illustre bien mon propos (même si ça se veut être de l'humour) :

 

« Paradoxalement, plus les hommes feront confiance à la science, plus boire du sirop à l'eau et manger des capsules de sucre sera bénéfique pour leur santé. »

 

Car la science, plus particulièrement la médecine moderne, sont investis de cette aura de sérieux, de rigueur, d'efficacité... qui inspirent confiance, même si on n'y connaît rien, surtout si on n'y connaît rien, oserais-je dire.

 

 

Et ceci :

 

http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-placebo-soulage-meme-si-patient-sait-quil-ne-sert-rien-59147/

 

Et donc maintenant qu'on ne me dise plus qu'en disant que les fleurs de Bach c'est de l'arnaque, je prive méchamment les gens d'une possibilité de se soigner. D'abord ils font ce qu'ils veulent, ensuite ils feraient mieux de prendre – je sais pas – un bonbon, vu que ça aurait le même effet et que ça serait moins cher (même s'il est vrai que le prix, la couleur, l'odeur, etc., peuvent avoir un effet conditionnant qui renforcent les chances de l'effet placebo, mais cela aussi, vous pouvez le maîtriser vous-même, pas besoin d'engraisser des labos ou des charlatans).

 

En effet, tout est dans l'intentionnalité, et dans le conditionnement, fait que connaissent tous les apprentis ésotéristes... et les mentalistes.

 

https://www.youtube.com/watch?v=70Xg0cclf5Q

 

 

En d'autres termes, vous pouvez vous conditionner à telle ou telle réponse face à tel ou tel stimuli... C'est également le fonctionnement de l'auto-hypnose.

 

http://www.hypnosetherapies.net/comment-pratiquer-lautohypnose/

 

 

Bien sûr, vous pouvez aussi produire l'effet inverse, en vous conditionnant dans l'autre sens :

 

http://bonheur-ou-stress.com/effet-placebo-fonctionne-envers/

 

 

 

Et bien sûr dans le même ordre d'idée, il y a l'effet nocebo, qui lui aussi ne manque pas de sel et de surprises, puisqu'il peut faire tomber vos cheveux, si vous croyez prendre une chimothérapie anti-cancer :

 

https://fr.express.live/2012/08/31/le-pouvoir-de-lesprit-un-placebo-simulant-une-chimiotherapie-provoque-une-chute-de-cheveux-pour-30-des-sujets-exp-175680/

 

Ainsi, l'effet placebo/nocebo peut aggraver ou créer des effets secondaires... Par le même effet de conditionnement guidé par l'intention, que vous pouvez produire vous-même.

 

De là à dire que vous pouvez produire des miracles par la volonté de votre esprit, il y a un pas que je ne franchirai pas, mais que je ne crois pas du tout impossible. À mon avis, certains miracles au moins sont le produit de l'effet placebo, en présence ou par des individus très réceptifs ou à la structure psycho-spirituelle très particulière, pouvant agir sur eux-mêmes ou sur autrui, suivant les cas. Ce n'est donc pas négligeable, malheureusement je n'ai pas trouvé d'article sérieux et bien documenté sur ce point.

 

 

Par contre, un très bon article faisant bien le tour du problème, pour terminer :

 

http://www.lesechos.fr/31/10/2001/LesEchos/18521-137-ECH_les-miracles-de-l-effet-placebo-defient-la-science.htm

 

« L'action du placebo n'est pas complètement psychologique : elle repose sur une base biologique qui explique son importance particulière dans les études sur la douleur. Le cerveau produit naturellement des molécules qui limitent la douleur ou procurent du plaisir, appelées morphines endogènes ou endorphines. »

 

Les esprits bêtement conditionnés par la pensée occidentale appelleront cela un effet psycho-somatique, en pensant à la notion péjorative sous-jacente, négligeant le fait que cet effet n'est pas moins noble (en quel honneur ?) qu'un effet produit par un médicament, une molécule, etc., puisque c'est le même.

 

Cette phrase tirée du même article résume bien cet état d'esprit occidental :

 

« L'effet placebo crée un vrai problème à la recherche. Heureusement, pour les malades, il démultiplie l'effet des médicaments ! »

 

Et cela conclut également bien mon article.

 

L'effet placebo n'est ni à négliger, ni à mépriser. C'est un effet thérapeutique comme un autre. Le véritable souci est de faire prendre des vessies pour des lanternes aux gens, alors que l'on pourrait les éduquer à se soigner eux-mêmes... par la suggestion. Mais je reconnais que la plupart des gens ne sont pas prêts à cela, et je reconnais aussi qu'il ne faut pas croire à une panacée, puisque l'effet ne concerne que 35% des gens, bien que je pense que l'on pourrait augmenter cette proportion par des pratiques éclairées et adaptées.

 

Donc l'effet placebo, pure tromperie à bannir, ou effet thérapeutique digne de ce nom, je penche plutôt pour la deuxième option, mais avec quelques garde-fous.