Nous avons vu que désinformation et inversion, sans même besoin de preuves, sont devenues la règle dans le système médiatique occidental. Il suffit d'exercer la répétition, le matraquage, et la « vérité » rentre dans les crânes des masses.

 

L'une des Vérités que l'on nous assène régulièrement pour affirmer la nécessité de voter, au point de songer régulièrement à rendre cet acte obligatoire (comme en Belgique mais aussi en Corée du nord, on voit à quel point ce geste peut être « démocratique ») est que des gens sont « morts pour ça ».

 

J'ai toujours trouvé cet argument-massue assommant, comme il se doit, et ça me fatiguait d'argumenter contre une telle bêtise. Heureusement je me suis rendu compte qu'il existait déjà plein de gens qui l'ont fait avant moi, alors je vais simplement balancer les liens :

 

https://blogs.mediapart.fr/eric-labbe/blog/281115/non-nos-ancetres-ne-se-sont-pas-battus-pour-le-droit-de-vote

 

https://venividisensivvs.wordpress.com/2015/12/02/des-gens-sont-morts-pour-que-tu-votes-est-ce-si-vrai/

 

http://diktacratie.com/combien-sont-morts-pour-le-droit-de-vote/

 

http://www.socialisme-libertaire.fr/2015/12/il-y-a-des-gens-qui-sont-morts-pour-avoir-le-droit-de-vote.html

 

Tout d'un coup, l'on voit que ce n'est plus aussi simple que ça et qu'en réalité, ceux qui sont morts le sont souvent pour d'autres raisons, ou encore que, précisément, lorsque des gens sont réellement morts pour le droit de vote ou la démocratie, précisément ils ont été exterminés, ce qui a permis de remplacer leurs exigences par un système beaucoup plus sournois. Ce système si sournois que beaucoup le défendent aujourd'hui avec cet argument, sans avoir conscience de la manipulation.

 

Mais je vous laisse lire ces liens si le sujet vous intéresse, sans commenter outre mesure. Pour ma part, mon opinion est faite depuis longtemps : si le vote servait à quelque chose, cela ferait longtemps qu'il serait interdit.

 

Actuellement, au mieux, le vote est « contre », « protestataire », et surtout il se débat dans la marge extrêmement étroite qu'on lui impose entre une gauche et une droite qui sont bonnet blanc et blanc bonnet, sauf lorsque la gauche fait plus à droite que la droite elle-même.

 

Logiquement, l'abstention passe aussi pour un acte de protestation :

 

http://www.socialisme-libertaire.fr/2015/12/il-y-a-des-gens-qui-sont-morts-pour-avoir-le-droit-de-vote.html

 

Lorsqu'il s'agit bien plutôt d'un renoncement ou d'un raz-le-bol, d'un sentiment d'aquoibonisme qui conduit à se détourner totalement de ce système politique corrompu où même un candidat qui pourrait partiellement répondre aux attentes d'un électorat plus informé et plus exigeant (je pense par exemple à Asselineau, Mélenchon ou même Dupont-Aignan) ne peut l'être que de manière très limitée, et bien souvent en exploitant le système donc en étant récupéré par lui. C'est ce que ne comprennent pas les gens qui militent pour que le vote blanc soit pris en compte ou qui prétendent qu'il y a « forcément toujours un candidat qui répond aux attentes de quelqu'un ». Cela n'est simplement pas possible lorsque le système est vérolé : tout candidat, de Besancenot à Le Pen, ne peut qu'être rattrapé par le système au cours de sa course électorale, ou au pire au terme de celle-ci. Nous verrons ce qu'il en sera de Trump à ce sujet, mais je ne crois pas me tromper de lourd. D'ailleurs, les pressions pour l'empêcher ou le contraindre se poursuivent :

 

http://www.dedefensa.org/article/la-tentative-de-coup-contre-trump-se-poursuit

 

D'ailleurs aussi, dedefensa vient aussi à mon secours pour argumenter sur certains aspects :

 

http://www.dedefensa.org/article/pourquoi-les-minorites-jouent-le-jeu-du-systeme

 

En effet, l'une des failles du système se situe précisément ici, et comme l'argumente aussi très bien un Emmanuel Todd (même s'il ne va pas assez loin à mon goût), le système électoral présente nombre de failles dans le domaine de la démographie.

 

En effet, il suffit de cibler une tranche de population en expansion, ou facile à manier, par exemple exploiter son mécontentement quitte à le nourrir tout en verrouillant les issues véritablement démocratiques (voir les manœuvres odieuses d'un Valls par exemple), pour éventuellement parvenir au résultat souhaité. Cela vaut aussi bien pour des minorités ethniques, culturelles, religieuses, que pour des tranches d'âge, des classes, etc.

 

Par ailleurs, voici une vidéo qui a le mérite de souligner les défauts évidents de notre système et de proposer nettement mieux :

 

https://www.youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc

 

Ensuite, malgré tout, il faut encore dire qu'une telle solution, aussi juste parait-elle sur le plan mathématique, ignore encore tout un pan du problème qui est notamment celui de la guerre de l'information, même si celle-ci, on l'a vu dans la première partie, semble se perdre actuellement du côté du système, puisque le peuple ne rate plus une occasion de pousser celui-ci plus près du précipice, à défaut de pouvoir faire mieux (prendre le pouvoir).

 

Il faudrait encore prendre en compte, après cela, la force de proposition. Si nous n'avons le choix qu'entre des gens qui jouent une pièce de théâtre par carriérisme politique, ça ne sert à rien d'avoir un système électoral impartial. Ça ne sert à rien non plus si le peuple n'est pas éduqué et continue de voter majoritairement pour ses maîtres lorsque ceux-ci tiennent des discours purement consensuels en manipulant les ressorts de l'électoralisme démographique.

 

La priorité n'est pas tant de réformer le système électoral que de sortir de l'électoralisme en éduquant le peuple. Autant dire qu'avec cette génération nourrie à la télé-réalité et aux gadgets électroniques, on n'est pas sortis de l'auberge...

 

 

 

Notes :

Les vidéos d'Emmanuel Todd sur la démocratie, sur youtube :

 

https://www.youtube.com/results?search_query=emmanuel+todd+d%C3%A9mocratie

 

Emmanuel Todd a le mérite de présenter un point de vue à tendance scientifique, et en tout cas intelligent (même si un peu court et trop « sage » à mon goût, la sagesse n'étant pas toujours de ne vouloir causer aucun dégât, car lorsqu'il est question de reconstruire, il y a forcément un moment de destruction) sur les biais du système électoral. Je conseille d'y jeter une oreille si vous ne l'avez jamais fait, notamment celle intitulée « après la démocratie ».