Toute personne qui observe lucidement le monde moderne voit venir la fin d'un monde ou d'une époque, ce qu'il est désormais convenu d'appeler l'effondrement. Pour introduire ce sujet, je vais donner la parole à John Pilger, dans cette allocution qui date de 2012.

 

https://www.youtube.com/watch?v=x6U3TG6CaC4

 

Premièrement quel est le rapport entre le féminisme et l'effondrement ? Précisément, John Pilger nous met sur la voie, en discernant ce qu'auraient du être les luttes pour les minorités (et qu'elles furent parfois, lors de certaines périodes ou de brefs éclairs de justesse) et ce qu'il en a été fait. Il en est allé ainsi des luttes anti-sexistes, anti-racistes, et même des luttes anti-capitalistes, anti-systèmes, anti tout ce que vous voulez.

 

J'ai déjà discuté de tout cela sur ce blog, alors j'en viendrai aux faits. Pourquoi en fut-il ainsi ?

 

Parce que dès le départ, le ver était dans le fruit. Dès qu'on avait voulu lutter contre quelque chose, qu'on s'était déclaré contre le machisme, contre la ségrégation, contre la finance, on avait donné corps et puissance à ces choses. C'est un concept que les non-pratiquants de pratiques occultes ou ésotériques trouveront idiot et aberrant, pourtant force est de constater que la lutte contre la ségrégation aux USA a donné lieu, plus tard, à une présidence d'un noir sous laquelle plus de noir ont été emprisonnés que sous toute autre présidence. Force est de constater que lorsque vous mettez des femmes au pouvoir, elles ont une certaine tendance – bien que pas toujours certes, bonjour la précaution oratoire – à se comporter de manière pire que les hommes, par je ne sais quel détour psychologique les obligeant à démontrer qu'elles ont toute légitimité à exercer le pouvoir, c'est à dire qu'elles sont des hommes comme les autres, voire plus excessifs encore. Et c'est tout le drame du féminisme, qui est une sorte de machisme inversé, c'est à dire de pseudo-anti-machisme dont la véritable finalité n'est que d'accéder aux bénéfices supposés du machisme.

 

Il est aussi remarquable que de ces logiques perverties et inverties qui comprennent différentes formes de racismes inversés mais jamais assumés, de discrimination positive qui reste de la discrimination – de ces logiques, donc, il ressort que le blanc, qui comme chacun sait est une race indigne, bien qu'il n'y ait pas de race, en tout cas une couleur de peau méprisable, en dépit de la joie que serait supposée inspirer les "united colors of Benetton", ce blanc soit désormais au moins autant en difficulté que les autres, dans les milieux pauvres.

 

http://www.dedefensa.org/article/le-desespoir-du-white-man-usa

 

Le blanc est donc à son tour un homme comme les autres, et plus au dessus des autres, c'est à dire, aussi bas que les autres. Il est vrai qu'il était plus facile, et prévisible, de niveler par le bas comme il est de coutume dans nos médiocraties.

 

Ainsi, tout homme pouvait se fondre dans une absence de culture, une couleur de peau non reconnue car prétendument non-revendiquée, surtout car faisant l'objet d'un ciblage bien particulier dans l'offensive du politiquement correct. Tout homme, et toute femme, pouvait librement devenir l'esclave d'un système lui-même au service d'un machinisme et d'un technologisme dévorants et envahissants.

 

http://www.dedefensa.org/article/la-tragedie-du-machinisme

 

Que vaut donc la conquête du féminisme, s'il s'agit de construire une société ou, en réalité, la femme est toujours niée, mais l'homme aussi ? Que vaut ce monde où les conquêtes féminines sont le droit de vote (on sait ce que j'en pense) et l'accès à un travail aussi pénible que celui des hommes (on sait ce qu'il faut en penser) ? Que vaut, enfin, une société où plus personne n'est en mesure de remplir correctement le rôle traditionnellement rempli par les femmes, c'est à dire celui de l'éducation des enfants ? Il n'y a rien d’infamant à élever ses enfants, et si l'on peut reconnaître qu'il est ingrat de s'occuper d'un foyer, rien n'oblige les femmes à s'y cantonner. IL y a de nos jours des tas d'activités enrichissantes à accomplir en pleine journée... Que ne vois-je que des retraité(e)s dans les clubs que je fréquente ? Ou, en dehors des heures scolaires au contraire, des travailleurs faisant du sport sur leur temps libre pendant que leurs enfants sont où et font quoi ?

 

Je ne prône pas un traditionalisme, juste un équilibre, une justesse, plutôt que cette fuite en avant où plus personne n'assume quoi que ce soit, ou quoique ce soit d'autre que sa carrière et son nombrilisme. J. Pilger le dit très bien lorsqu'il évoque les détournements du développement personnel, une approche vidée de sa substance spirituelle et culturelle, pour n'en faire la plupart du temps qu'un simple outil de coaching pour "réussir sa vie", cf avoir une Rolex avant 50 ans.

 

Cette société ne peut aller que vers une psychopathologie de masse, où l'on ne s'étonnera pas de détecter l'explosion des troubles autistiques, dépressifs, schizophréniques, la mégalomanie, le narcissisme et j'en passe. C'est que notre monde globaliste est tout entier un macro-pathogène que nous ignorons autant que nous en sommes capables.

 

http://www.dedefensa.org/article/trouble-identitaire

 

Plus que cela, ce monde va vers sa fin, et là j'insiste à vous demander de regarder ce documentaire que personnellement j'ai adoré.

 

https://www.youtube.com/watch?v=nxuPfKbKm6U

 

Même si l'on y trouve encore, comme dans l'intervention de Pilger, les habituelles incantations sur le climat, son contenu et son ton m'ont paru tout à fait excellents.

 

J'ajouterai en passant cet article, qui éclaire encore mon sujet suivant un angle différent, et qui fournit des pistes par rapport aux développements actuels, qui dessinent la tournure que le monde pourrait prendre, après l'effondrement :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/03/pourquoi-les-gauchistes-et-les.html

 

Pour le moment, en effet, nous vivons dans un monde où ce que beaucoup de critiques anti-systèmes nomment désormais sans vergogne le gauchisme (et j'ai fini, malgré ma sensibilité gauchiste, à me joindre à eux, une fois la compréhension profonde du problème intégrée) alimente toutes les perversions.

 

C'est qu'un pseudo-gauchisme sert un pseudo-féminisme, un pseudo-anti-racisme, un pseudo-anti-capitalisme (qu'y a-t-il de plus capitaliste dans les faits que les agissements du dernier gouvernement de gauche dans ce pays ?) et ainsi de suite. Un véritable système de dissolution non pas à mon sens de quelque chose que je nommerais "tradition", mais que j'appellerais plutôt les piliers d'une civilisation. La logique orwellienne est passé par là. Mais nous y reviendrons dans la dernière partie de cet article, concernant spécialement le rôle des médias.

 

 

Le catastrophisme ambiant comme révélateur

 

Redisons le, apocalypse signifie en réalité révélation. Or nous baignons dans cette atmosphère faite de survivalisme, de zombies, de films apocalyptiques et post-apocalyptiques divers (en 2012, j'avais compté, tout au long de année, plusieurs théories de fin du monde imminente surgissant chaque mois sur internet, dans les médias, etc.). À ce propos, deux articles d'Ugo Bardi qui illustrent bien ce que je vais dire :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/03/surpopulation-la-vie-et-la-mort-dun-meme.html

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/03/zombie-apocalypse-notre-avenir.html

 

Et là, je le cite :

 

"Apparemment, préparer une apocalypse zombie est plus socialement et politiquement acceptable que de se préparer aux conséquences de l’épuisement des ressources et du changement climatique. C’est un trait curieux de l’esprit humain, mais si c’est sa façon de fonctionner, qu’il en soit ainsi. Cela rend le concept de « fiction climatique » (cli-fi) attrayant pour la préparation au changement climatique. "

 

Que puis-je rajouter ? Qu'il me semble que U. Bardi doit avoir raison. Que l'homme utilise comme toujours des artifices pour se cacher la vérité, ne pas vraiment voir les choses en face, composer avec sa santé mentale déjà durement mise à l'épreuve, comme on l'a dit, et dans ce cadre, les hystéries climatique et sur les zombies sont des outils parfaits pour romancer un avenir qui sera sans doute beaucoup moins spectaculaire, mais tout aussi triste.

 

Et puisque l'on parle de l'habitude de l'homme de transiger avec la réalité, il est temps d'aborder le dernier point de cette réflexion.

 

 

Le rôle des médias dans tout ça

 

Le rôle des médias est plus que jamais de perpétuer l'idéologie marchande et globaliste, ses pseudo-valeurs. L'armée médiatique du système incarne excellemment cette posture d'autruche qui caractérise assez bien la masse, mais est-ce un hasard, dans la mesure où la seconde demande à la première la nourriture que celle-ci place dans son auge ?

 

Ainsi se sont-ils récemment arrogés, dans ce contexte de début de chute, la fonction de définir qui dit vrai et qui dit faux, et ne faisons pas durer plus longtemps le suspense. Ceux qui disent vrai, ce sont eux (l'armée médiatique institutionnelle, détenue et financée par l'industrie), et les mensonges, ce sont les autres.

 

https://francais.rt.com/opinions/35963-qui-decide-fake-news-pas

 

Mais cela ne fonctionnera pas, comme je l'ai pressenti et continue de l'affirmer. Oh bien sûr, ils vont s'accrocher tant qu'ils peuvent, livrer encore bataille, peut-être même faire élire Maqueron, et donner encore quelques coups qui portent (voir les démêles d'Olivier Berruyer avec les journalistes du monde), mais à la fin ils tomberont avec ce système auquel ils sont cloués, vissés, plaqués comme des moules à un radeau en perdition. Ce qu'il en ressortira après, quel cadavre en reviendra de parmi les morts, nul ne peut le dire, mais ça ne sera en tout cas plus la même chose.

 

https://fr.sott.net/article/30285-Les-medias-traditionnels-en-pleine-debacle

 

Ce ne sera plus cette chose immonde dans les boyaux de laquelle on peut trouver pareils excréments :

 

https://fr.sott.net/article/30264-Decodage-du-discours-employe-par-France-Inter-a-l-egard-d-Asselineau

 

« ... Peut-être aurait-il fallu l'entendre (1) ? Je parle de François Asselineau, candidat inattendu (2) de cette présidentielle.

Sans doute aurions-nous dû lui donner la parole (1-3), ne serait-ce que pour éclairer, non pas le débat..., mais les petits maires (4) qui ont signé et lui ont permis de se présenter... (5) ».

 

Comment cette machine médiatique peut-elle être aussi infâme ? À mon tour, je vais détourner le regard, je ne supporte plus le spectacle de cette agonie qui prend une tournure débile.

 

Tout ce que je sais, c'est qu'en étant ce qu'ils sont, ces médias se sont condamnés à tomber avec l'industrie dont ils dépendent entièrement. Ne s'en relèveront que les plus intègres et les plus lucides, ceux qui ne subiront pas cela comme un choc inattendu, mais comme une fin inévitable. Les autres, tous ceux qui se maintiennent plus ou moins volontairement, ou par bêtise, incompétence ou inconscience, dans l'aveuglement, je leur souhaite bonne chance. L'intégrité est sans prix. Et leur travail sans valeur.