À mesure de mes pérégrinations sur internet, je récolte pas mal d'articles, j'en sélectionne quelques uns, les classe un peu à ma façon, puis je les propose dans mes propres articles pour alimenter la réflexion, servir de base, de tremplin ou de prolongement à celle-ci. Parmi ceux-ci, ils s'en trouvent plusieurs que j'avais remarqué au fil des derniers mois, et que je n'ai pas trouvé opportuns d'inclure dans mes revues de presse ou qui ne me semblent pas forcément adaptés pour la nouvelle série d'articles que je veux mettre en place sur la démarche de curiosité.

 

Ils sont par contre dans la ligne de ce qui m'intéresse et de ce que je veux faire connaître sur mon blog, alors je voudrais simplement en citer ici une petite poignée à faire partager, avant d'écrire des articles de fond moi-même (j'en ai deux ou trois en attente).

 

J'aborde souvent la question de la déshumanisation de la société en général, et plus spécialement des rapports humains dans la société, au travail, etc. Cet article aborde justement la question :

 

http://www.les-crises.fr/lidee-dun-%e2%80%89management-humain%e2%80%89-est-elle-possible%e2%80%89-par-anna-musso/

 

L'angle choisit est intéressant, même si, et c'est personnel, l'un des participants de la table ronde m'insupporte avec son approche « positive ». Les anciens lecteurs du blog doivent savoir pourquoi, mais je précise vite fait.

 

Je pars du principe que la critique, si elle peut être positive, si elle peut certes « souligner ce qui va bien », n'est pas dans son rôle lorsqu'elle procède ainsi. C'est tout au plus quelque chose qu'on peut lui ajouter, pour ménager le chaland, pour la rendre plus agréable et plus caressante. Mais à mes yeux, la finalité de la critique est celle du discernement, et donc plutôt de « casser » ce qui ne va pas, pour le remplacer par quelque chose qui fonctionne, justement. Il est stérile de souligner ce qui va si ce n'est pas pour arranger ce qui ne va pas. D'ailleurs cet intervenant affirme que la souffrance au travail serait bien moindre qu'il y a 10 ans, et on se demande bien comment il peut croire à une étude qui prétend cela. Ça ne peut être au mieux qu'un effet de distorsion due au sondage dont il parle, en tout cas je n'en crois pas un mot, et j'observe le contraire autour de moi (même si, certes, il ne s'agit pas forcément non plus d'un échantillon représentatif).

 

Bon, mais heureusement, dans l'ensemble la discussion touche son sujet et aborde réellement la question de la déshumanisation, et l'impasse de la gestion du personnel et du travail telle qu'elle est de plus en plus souvent pratiquée, c'est à dire dans une optique où l'être humain est, justement, caressé dans le sens du poil, à seul but final de satisfaire les actionnaires. Comme le dit l'un des intervenants (celui dont je parlais), il s'agit bien sûr d'une perversion, d'un « détournement de la psychologie positive ».

 

Par ailleurs, et sur un sujet annexe, puisqu'il touche à la manière dont sont gérée non pas les entreprises, mais les états, la question de la ponérologie politique, qu'il faut au moins connaître de nom, pour savoir que le sujet de l'injustice sociale à l'échelle des états est étudié, ici sous l'angle de l'accumulation de certaines tares psychiques dans les sphères de pouvoir.

 

La définition de la ponérologie :

 

https://fr.wiktionary.org/wiki/pon%C3%A9rologie

 

Et l'article en question :

 

https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.wordpress.com/2017/05/06/la-ponerologie-politique-etude-de-la-genese-du-mal-applique-a-des-fins-politiques-lenigme-de-la-servitude-volontaire-23/

 

S'il m'arrive de m'insurger contre la caricature qui est parfois faite de nos dirigeants, et à laquelle il doit m'arriver de me laisser aller par agacement ou facilité, et si je considère qu'il ne faut jamais tomber dans le simplisme (les hommes politiques sont tous des personnes différentes qui ont leurs propres motivations et leurs propres mécanismes psychiques qui ne peuvent entrer entièrement dans des schémas), il est tout de même important de saisir qu'il y a au sein des sociétés des mouvements d'ensemble qui font que certaines structures psychiques vont fatalement se concentrer à certains endroits qu'à d'autres.

 

Il s'ensuit que cette concentration engendre des effets de renforcements de certaines dynamiques sociales et politiques qui permettent d'expliquer notamment la corruption, l'amoralité et le cynisme, par exemple dans la sphère de la gouvernance. Cet article en fournit quelques clefs intéressantes à comprendre, et il est la seconde partie d'une trilogie que vous pouvez retrouver sur le même site, celui-ci concerné à la question de la servitude volontaire, qui est bien sûr le pendant « socio-biologique » de l'accumulation de figures autoritaires au sommet de la pyramide.

 

 

Et à propos de troubles psychiques, j'avais remarqué cet article sur l'autisme Asperger (sous lequel j'ai témoigné), qui m'avait beaucoup parlé.

 

https://fr.sott.net/article/30290-Asperger-les-autistes-ignores#comment11447

 

Je n'ai rien de très spécial à en dire, sinon que je m'y retrouve beaucoup (bien que mon diagnostic ne soit toujours pas établi).

 

 

Enfin, un tout dernier article, venu de counterpunch, que j'avais apprécié sans trop savoir où le placer :

 

https://fr.sott.net/article/30575-Le-nouvel-ordre-mondial-de-Poutine

 

Il faut lire les extraits des déclarations de Poutine, pour voir le décalage entre cet homme et les personnalités médiocres qui peuplent et gangrènent la strate politique de la planète entière, produits d'une époque de revendication de la médiocrité et de la réussite personnelle au détriment de l'ensemble.

 

Cet homme a une vision.

 

Ce qui était ordinaire avant, est devenu extraordinaire, presque phénoménal. Dans son propos, on lit une clairvoyance devenue rare, que ne partagent clairement pas ses semblables français, par exemple. Il ne faut sans doute pas non plus s'étonner qu'aujourd'hui, aux états-unis, les voix dissonantes par rapport au chaos politique global, soient d'anciens membres du gouvernement comme Paul Craig Roberts (sous Reagan) et d'autres. Déjà à leur époque, la politique n'était pas brillante (à mes yeux, puisque déjà racine de ce qui se produit aujourd'hui, et depuis toujours institutions pseudo-démocratiques), mais le décalage s'est produit si vite, en seulement quelques décennies, que même eux n'en croient pas leurs yeux, au point d'en devenir des contestataires du système.

 

Il ne faut sans doute pas non plus s'étonner que Poutine soit si populaire, dans son pays comme à l'extérieur. On ne peut qu'envier un dirigeant qui, de nos jours, a une vision, et qui plus est de la clairvoyance et de l'impact positif sur son pays, là où, ailleurs, ne règnent que le chaos, la corruption, les conflits d'intérêt, etc.

 

Bref... En espérant que ces articles vous enrichiront au moins autant qu'ils m'apportent. Ne serait-ce que des arguments dans le débat-combat contre ce système qui broie les populations et les personnes.

 

PS : j'ajoute aussi ce lien, avec quelque réticence.

 

http://www.les-crises.fr/video-horizon-gull-la-recette-de-valeurs-actuelles/

 

C'est pour moi la plus mauvaise vidéo de la chaine horizon gull, et d'ailleurs tout le débat sous l'article soulève ce qui ne va pas dans cette vidéo. Par contre, cela reste un exercice de décryptage médiatique bien utile, certes trop partisan ici. A voir avec esprit critique.