Pour conclure, j'aurais encore beaucoup de choses à dire, mais je vais tenter d'aller à l'essentiel.

 

Pourquoi la lucidité est-elle si importante ?

 

Parce qu'elle nous préserve de l'esclavage, tout simplement. Si vous avez une mentalité d'esclave, alors ne vous en préoccupez pas, continuez. Si vous pensez que vous avez tout de même une certaine prédilection pour la liberté, alors posez vous les bonnes questions. Dans notre société, l'esclavage est surtout mental, intellectuel, pour ainsi dire. Il est une prison psychique et morale qui conduit à la destruction de la santé mentale, au burn out, à l'extinction de l'âme et du libre arbitre.

 

À travers les différents dénis que j'ai exposés, l'on voit poindre l'un des principaux travers de l'âme humaine, qui est sa propension à se ranger suivant des croyances confortables, voire des espoirs démesurés et irréalistes.

 

Beaucoup ont pourtant pris conscience que notre société va dans le mur, que les solution techniques et énergétiques actuelles sont sans lendemain. Parmi ces « beaucoup », certains en tirent les conclusions, tandis que d'autres, sans doute car c'est trop dur, perçu comme trop pessimiste, refusent de le faire. Ils commencent alors à se bercer de nouvelles illusions qui les confortent dans leurs espoirs manipulés et manipulables d'un avenir toujours radieux que pourtant rien ne garantit.

 

La croyance dans l'énergie libre et infinie est l'un des ultimes refuges de cette pensée magique et infantile que beaucoup, parmi mes amis et proches, continuent de prôner. C'est la religion, le new age particulier, des adeptes d'un scientisme décalé, d'un fantasme anti-système, qui leur permet sans doute de croire encore à leur propre avenir : un élan instinctif que l'intellect se montre inapte à réguler. Aussi, sans doute est-il bon de déjouer quelques unes des arnaques courantes dans ce domaine :

 

https://www.youtube.com/watch?v=k5O73SY47LI

 

Fait avec humour ici, on pourra trouver des sources scientifiques sérieuses qui expliquent en quoi cela est impossible, selon les principes de la physique et de la thermodynamique. Pour y parvenir, il faudrait découvrir un nouveau paradigme, ce qui est possible, mais demeure encore la niche bien pratique des charlatans de ce domaine.

 

 

Ce déni s'observe aussi dans le domaine de la santé, par exemple, de part et d'autres. Entre ceux qui vouent une foi aveugle en la médecine officielle, et ceux qui croient que la phytothérapie, l'homéopathie ou la médecine chinoise (je suis formé dans certains de ces domaines) peuvent tout ce que cette médecine officielle ne peut pas, et qu'en même temps, elles seraient exemptes de ses tares commerciales, du lobbying pharmaceutiques et autres. Il n'y a qu'à voir la publicité reçue dans une école de naturopathie ou un cabinet de médecine douce pour comprendre que c'est exactement pareil qu'ailleurs. Ce qui ne m'empêche pas de préférer cette voie, et de me traiter avec, mais sans illusions.

 

La vaccination, comme le nucléaire dans le domaine de l'énergie, concentre les fantasmes, et il est sans doute intéressant d'y faire une petite parenthèse.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IGh663zSdgw

 

Le propos de la vidéo a le mérite de redresser quelques faits et de fournir quelques arguments utiles, mais attention, il y a aussi plein de biais. Sans rentrer dans les détails, je ne suis pas d'accord avec tout le début de la vidéo, et certains autres passages. Aussi, l'utilisation d'une blouse blanche est un procédé trompeur, méfiez-vous. On sait au moins depuis les fameuses expériences de Milgram ce qu'est capable d'accomplir une simple blouse blanche. Ici, le sceptique n'est pas censé parler en tant que médecin, me semble-t-il (peut-être l'est-il, mais rien ne me le prouve, je ne suis pas assez la « tronche en biais » pour savoir qui est qui, et quand bien même, il ne faut pas tomber dans l'argument d'autorité).

 

Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler des expériences de Milgram, que j'ai sans doute cité plein de fois sur ce blog, un simple rappel :

 

https://www.youtube.com/watch?v=FvkvRMXtrAo

 

 

Sur les vaccins, d'autres articles pour mettre les choses un peu en perspective, et se rendre compte qu'en dépit de ce que les sceptiques (toujours un peu technico-béats dans leur genre) peuvent dire, il semblerait que tout soit loin d'être idéal, il n'est donc pas superflu, là aussi, de soulever le lièvre et d'arrêter les tabous là-dessus :

 

https://www.inrees.com/articles/vaccination-sujet-tabou/

 

Un exemple récent :

 

http://www.bon-coin-sante.com/blog-sante-sans-prise-de-tete/actualites-sante/meningitec-un-vaccin-contre-la-meningite-defectueux/

 

Ne pas tomber dans la crédulité ou la paranoïa, mais toujours, toujours, se méfier. Personne ne veut empoisonner son enfant au nom de la gestion des plus grands nombres qui est malheureusement devenue la « gestion humaine » normative, dans laquelle il y a fatalement des victimes, au nom du principe de précaution. D'ailleurs, au fond, la vaccination de masse se rapproche d'une forme d'état d'urgence appliqué à la santé, mais enfin, passons... Même si cela a de sérieuses implications sur la compréhension de la manière dont nous appréhendons la société humaine moderne, à la façon d'un meilleur des mondes.

 

 

Mais je ne veux pas trop m'étendre sur cette parenthèse. Ce qui était important pour moi avec cette série d'articles était surtout de montrer en quoi il n'y a pas de camp du bien ou de camp du mal, et que nous sommes tous égaux dans le déni, comme dans la division.

 

C'est parce que nous sommes tous soumis à des manipulations.

 

L'on dit que les gens votent par tradition familiale, par exemple. Chacun serait convaincu d'être dans le « bon camp ». Pour un électeur de gauche caricatural, celui de droite est un égoïste, un bourgeois, potentiellement un fasciste, tandis que pour un électeur de droit caricatural, l'électeur de gauche est un bobo idéaliste et stalinien.

 

Je me suis toujours dit que cela ne s'appliquait pas à moi. D'ailleurs, ne suis-je pas abstentionniste dans une lignée familiale socialo-écologiste ? J'ai même eu un ami lepeniste et une petite amie qui avait des sympathies bien plus extrêmes encore. En fait je me suis toujours fichu de la manière dont les gens se définissent politiquement. Pour moi ça n'a rien de déterminant.

 

Il n'empêche, ma sympathie est naturellement gauchiste et après tout, pourquoi ? N'est-ce pas tout simplement un conditionnement familial ? Quand je regarde au plus profond de moi, ce clivage disparaît, pour correspondre de nouveau à mes amitiés spontanées avec des gens qui peuvent être aussi bien nationalistes qu'altermondialistes, de tendance fortement communiste ou bien « asseliniens », et j'ai tout à la fois une forte conscience écologiste et un rejet très fort des doctrines totalitaires qui peuvent être aussi bien de droite que de gauche, si ce clivage a réellement un sens. Le raciste néo-nazi me répugne autant que le djihadiste vert, puisqu'au fond, ils expriment juste différemment un même embrigadement extrémiste et parfois violent (même s'il peut m'arriver de me demander si l'activisme écologique ne serait pas la seule façon d'agir contre des multinationales qui sont en quelque sorte « terroristes » dans leur essence).

 

Ce que je vois, c'est que, finalement, chaque tendance, chaque groupuscule, a ses propres angles morts, ses propres dénis de réalité.

 

Il y a un moyen d'aller à l'encontre de cela : cesser de se faire infantiliser. Et puisque l'orientation politique serait fortement corrélée à une tradition familiale, cela trahit bien ce caractère d'infantilisation : nous suivons les idées de nos parents (ou croyons nous opposer à elles, c'est selon).

 

J'ai déjà vu des enfants maltraités, abandonnés, totalement et viscéralement en colère contre leurs parents, et qui, à mesure que leur existence progressait, continuait d'adopter les positions idéologiques, politiques et religieuses de ces mêmes parents... Je m'étonnais de ce constat, et je me dis finalement que la réponse est simplement qu'ils n'ont rien appris d'autre. Ils ont été exposés à cela au jour le jour, et cela a constitué le fond de leur existence. Ils ne peuvent qu'adopter ces valeurs, ou se révolter contre... mais ils choisissent tout de même rarement la seconde voie.

 

Nous sommes donc infantilisés, et bien des études prouvent que les figures politiques agissent comme des archétypes parentaux, dans l'inconscient collectif. La raison pour laquelle les masses ne se révoltent pas, voire apprécient leurs maîtres, c'est que ceux-ci sont des parents projetés. Ils ne peuvent donc pas être entièrement déloyaux envers de telles figures... Comme l'immense majorité des animaux maltraités ne cherchent même pas à s'enfuir. L'idée ne leur vient même pas, cette violence n'est que l'état naturel des choses, et ils ne connaissent rien d'autre, comme aussi les victimes d'inceste.

 

La société peut donc tout à fait se construire sur la violence, sur la domination, et sur la pathologie mentale, puisque la masse des gens et des électeurs, aussi adultes soient-ils physiquement, ne sont que des enfants, dans la structure hiérarchique générale, pour l'immense majorité soumis à des patrons, des chefs, des institutions, des groupes qui décident pour eux, syndicats, tribunaux, sénat, élus (le terme est symboliquement chargé), pères, mères, grands frères et sœurs, et puis bien sûr Dieu, et toutes les autres figures d'autorités que constituent les experts, médecins qui décident de notre santé à notre place, j'en passe et des meilleurs.

 

Nous ne décidons jamais rien d'autre que des choses assez triviales dont les plus importantes sont des déménagements, divorces, etc. Choses qui ont énormément d'importance sur notre vie, mais aucune sur la société. Et nous votons.

 

Le déni de réalité nous force à des choix dont nous avons l'impression qu'ils sont capitaux et vont réellement, profondément améliorer notre vie, alors qu'ils ne répondent qu'à des impulsions relativement infantiles et instinctives qui n'auront d'impact que jusqu'à ce que notre émotionnel en aura absorbé toute la capacité. Généralement quelques années.

 

« J'ai finalement compris que je voulais changer de sexe, c'est très important pour moi, je sais que je serais mieux avec moi-même après », me dit un jour une amie, très jolie brune, mignonne, bien faite, les sourcils juste un petit peu épais. Pourquoi ? On lui a dit qu'elle avait « trop de testostérone ». Que veut dire trop ? Quand commence le trop ?

 

J'aimerais savoir où elle – il ? – en est maintenant. Mais je ne jurerais pas du résultat sur sa confusion psychique et son mal-être... Ou alors on en reparle dans 5 ou 10 ans. Mais c'est son choix et je le respecte. Je le trouve juste erroné. Peut-être que je me trompe, mais non, je ne crois pas.

 

Le déni de réalité nous pousse à nous nier nous-même. Et c'est ça le fond de la question.

 

L'impuissance dans laquelle nous sommes placés, ridicules insectes dans la fourmilière humaine qui nous dicte ce qui serait bon pour nous, nous conduit à nous leurrer pour survivre psychiquement.

 

Je me demande si ce type de problématique – je le soupçonne – est plus courante en fonction de la taille de la ville (cette fille dont je parle était parisienne et toulousaine occasionnelle, je vis dans une plus petite ville où je n'ai jamais été confronté à cela). J'avais déjà remarqué que les comportements de débauche sexuelle (sans faire l'amalgame avec la transsexualité qui est autre chose) étaient proportionnellement plus courants chez les parisiens que chez les provinciaux. Beaucoup d'études montrent à quel point la taille de la ville influent sur des tas de choses auxquelles on ne penserait pas. Savez-vous qu'en moyenne, on marche plus vite à Paris qu'à Strasbourg, où l'on marche plus vite qu'à Pau, où l'on marche plus vite que dans n'importe quel village ? De même, le stress est corrélé à la taille de la ville. Je le remarque quand je vais à Lyon ou à Paris, de ma petite ville de province, où je trouve déjà que c'est trop.

 

Notre monde urbanisé est source de bien des maux, ou de l'augmentation de ces maux. Il nous déconnecte de nous mêmes, de notre nature, et donc nous conduit à perdre contact avec la réalité, et les choses simples qui la constituent.

 

Il nous perd, et si l'homme n'a pas toujours cultivé le sens de la lucidité, il était davantage contraint de tenir compte de la réalité lorsqu'il cultivait la terre, et que sa récolte était de telle quantité précise qui allait correspondre à tel revenu ou à tel nombre de mois de nourriture.

 

Aujourd'hui, lorsque je dis « la fin du pétrole finira par arriver, et c'est pour bientôt », on me regarde comme un illuminé, ou bien on n'ose me croire. Il y a différentes façons de se cacher cette réalité. On peut dire « bof, il y en aura toujours bien assez de mon vivant », ce qui n'est pas sûr. On peut aussi se dire « il y aura une solution de remplacement, et elle sera sûrement beaucoup plus durable et beaucoup plus efficace ». On a vu que rien ne l'indique, au fil de cet article et d'autres sur ce blog, comme ailleurs. On peut aussi se mettre simplement la tête dans le sable : « ça n'arrivera pas, parce que je n'y crois pas ». Et bien d'autres façons encore, qui relèvent plus de la foi que d'autre chose.

 

Certes, je ne peux pas prouver mon point. Je n'ai pas un œil dans les réserves de pétrole du monde, et je ne sais pas combien il en reste. Mais en me fiant à diverses analyses de bon sens, parfois très bien documentées, et au simple bon sens qui montre que rien n'est infini dans un monde fini (le pétrole met des millions d'années à se constituer et nous l'usons en quelques décennies, un siècle ou deux tout au plus), j'estime que mon point de vue est le plus raisonnable.

 

C'est que l'homme ne veut pas voir le changement. Mes parents auront bientôt 70 ans et la guerre est finie depuis plus de 70 ans. Dans leur univers, il n'y a jamais eu de guerre, il n'y en aura donc jamais, croient-ils. Il y a toujours eu du pétrole, il y en aura donc toujours croient-ils, ou plus précisément, il y aura des guerres et plus de pétrole quand ils ne seront plus là, car ce sera une autre époque. Peut-être. Mais ce n'est pas vrai pour tout le monde, ni dans l'absolu. Ainsi, l'existence humaine constitue-t-elle à elle seule un biais de perception.

 

Bon. Je n'irai pas plus loin. Il est impossible d'être exhaustif sur ce sujet, et je pense que cette conclusion est déjà assez longue. Dans un article prochain, j'explorerai de nouveau cette question de l'effondrement et des erreurs de perception relatives, à travers la critique d'un article.

 

Merci à ceux qui m'ont lu jusque là, et à bientôt.