C'est en pensant, suite à certaines lectures, à l'impasse et à l'imposture des divisions qui traversent notre société, que je me suis dit qu'il faudrait peut-être dire quelques mots sur certaines idées reçues qui parcourent cette même société. Il s'agit de faits et affirmations plus ou moins anecdotiques ou plus ou moins importants récoltés ici et là que je vais essayer de replacer dans une réflexion d'ensemble. En effet, des éléments disparates d'importance apparemment anecdotique peuvent facilement former un puzzle, certes incomplet du monde qu'ils habitent, et permettre de redessiner certains contours que l'on considère trop facilement comme acquis. C'est donc ici une sorte d'exercice intellectuel que je propose aux lecteurs, dans la perspective de bousculer des croyances souvent trop facilement ancrées, sans qu'elles n'aient pour autant un fondement sérieux. Le but de cet exercice sera de déjouer une certaine dynamique du manichéisme qui, justement, favorise par essence les divisions artificielles dans notre société.

 

En premier lieu, il est intéressant de se rendre compte que ces divisions sont souvent installées intentionnellement, et souvent en récupérant et en détournant des idées en vogue, qui, si elles sont généreuses à la base, sont d'autant plus facilement perverties qu'elles entraînent avec elles un grand nombre d'individus qui n'ont ni le temps ni les moyens pour réfléchir aux implications profondes en relation avec leur idéologie. L'humanisme fut ainsi détourné tout au long du 20e siècle par les propagandistes et autres publicitaires, et aujourd'hui, le roi de tous les manipulateurs est sans conteste George Soros. Pour ceux qui ont raté un wagon, car j'en ai souvent parlé sur ce blog et il est tout de même mondialement connu, quoique pas à sa juste valeur, Soros est un milliardaire activiste qui s'est investi dans la corruption de toute la mouvance progressiste dite de gauche. C'est ainsi qu'il a insufflé de l'argent dans des domaines aussi divers que les mouvements de contestation sociale, écologiste, ou encore dans la neutralité du net et la liberté d'expression, pour mieux pervertir ces choses et les vider de leur substance, retournant les choses à son avantage pour faire toujours plus d'argent et organiser des coups d'état à travers le monde, avec l'assentiment des services secrets états-uniens. Une conférence de rattrapage qui en dit long :

 

Vidéo youtube : Thibault Kerlirzin : Soros Connection

 

James Howard Kunstler nous donne aussi des éléments de réflexion pour comprendre en quoi les mouvances humanistes et anti-fachistes finissent par devenir pareils que ce qu'ils croient comprendre, et pourquoi cela est problématique.

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/09/fumee-et-feu.html

 

On voit ainsi que combattre le racisme, le nazisme ou le sexisme n'est pas forcément une démarche productive pour rendre le monde meilleur. Ceci est un premier point important.

 

On nous enseigne que l'histoire ne peut aller que de l'avant, mais pour cela, encore faudrait-il qu'on tire les leçons de cette histoire, et donc ne surtout pas faire ce qui est décrit dans ce texte :

 

http://www.les-crises.fr/lhistoire-en-marche-arriere/

 

L'hystérie bien-pensante et pseudo-progressiste américaine telle que financée par Soros est totalement contre-productive et s'avère être un instrument d'inculture, de violence, d'intolérance, bref de régression humaine et sociale, et constitue un danger de dégénérer gravement. Déjà en 2006, Umberto Eco nous avertissait que notre société avance à reculons, comme une écrevisse :

 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/a-reculons-comme-une-ecrevisse_811471.html

 

https://www.babelio.com/livres/Eco-A-reculons-comme-une-ecrevisse/67680/citations

 

Si l'histoire humaine peut aller à reculons, c'est encore un autre point important qui va à l'encontre de notre sens commun.

 

Encore faut-il que l'humain moderne soit apte à comprendre que s'enfermer dans une mouvance politique constitue une erreur et un grand risque de sclérose mentale et morale. Comme disait Ortega y Gasset dont il était question dans mon précédent article, cela constitue « une forme d'hémiplégie morale ». Ce n'est pas gagné, car cette compréhension semble réservée à de très hauts QI :

 

http://www.douance.org/qi/intelligence.html#politique

 

Comme quoi il ne semble pas si simple de comprendre que le découpage du monde politique en deux partis opposés, comme le découpage du monde en général en tendances noires et blanches, constitue par essence une imposture « intellectuelle » et sociétale très dangereuse et problématique, qui ne sert que les intérêts des manipulateurs (tels que Soros, mais ce n'est pas le seul). Apparemment il faut être doué pour sortir des raisonnements binaires ? Autant s'ôter tout de suite la tête que l'espèce humaine est intelligente, si la compréhension de quelque chose de si simple est réservée à des personnes hors-normes. À se demander comment nous avons accompli tout ce que nous avons accompli, mais ne tirons pas de conclusions trop vite tout de même.

 

Pas trop vite donc, mais quand on voit que certains sont totalement incapables de comprendre la dynamique d'une éclipse, on comprend mieux pourquoi la théorie de la Terre plate est si à la mode en ce moment (comme refuge de simplification théorique pour une masse apparemment trop idiote pour comprendre comment s'intercalent trois corps célestes en mouvements différenciés, ça ne paraît pourtant pas plus compliqué qu'un billard). Une vidéo qui rend les choses beaucoup plus claires mais qui, à en lire les commentaires, n'a pas suffi à convaincre ceux qui se sont enfermés dans ce nouveau dogme de la Terre plate :

 

Vidéo youtube : TERRE PLATE - L'ECLIPSE DU 21 AOUT 2017 !! COMMENT ?? POURQUOI ??

 

 

Donc l'être humain n'est pas aussi intelligent qu'on le pense finalement, ou bien n'utilise-t-il pas cette intelligence aussi bien qu'il le pourrait, dans tous les cas c'est une autre idée reçue à mettre dans la balance.

 

L'humain peut facilement être dérouté et trompé, il suffit pour cela de court-circuiter son esprit critique en avançant des évidences. Par exemple, l'eau est nécessaire à la vie, et boire nous fait du bien, par conséquent boire plutôt plus que pas assez est sans doute une bonne idée. Vraiment ? Pourtant cela fait déjà 10 ans que l'on sait que c'est faux :

 

http://www.leparisien.fr/societe/l-eau-est-a-consommer-avec-moderation-22-04-2008-3298454309.php

 

Alors pourquoi continue-t-on à le répéter ? Parce que les idées reçues ont la vie dure, et aussi parce que vous ne trouverez jamais un publicitaire faire une publicité pour... ne pas vous vendre quelque chose. Et c'est bien évidemment la clef de l'énigme. L'eau est un marché, et cela n'intéresse pas les gens qui contrôlent celui-ci de vous faire savoir que boire plus n'apporte aucun bénéfice, et au contraire, ils tendront à dissimuler toute info allant dans le sens contraire, et à promouvoir toute info allant dans le sens de leur intérêt. Autre information à considérer, lorsque vous croyez consommer quelque chose qui vous fait du bien. D'ailleurs, et contrairement au chapeau de l'article, trop boire peut fatiguer vos reins. Ce n'est donc pas conseillé. Or on nous « force » à boire plus d'un litre par jour, quand cette quantité est bien suffisante la plupart du temps, en l'absence de problèmes de santé, de déshydratation, etc. Seules les personnes âgées, qui ont tendance à perdre la sensation de soif avec l'âge, ont intérêt à boire un peu plus qu'elles n'en ressentent le besoin.

 

La science colporte elle aussi ses idées reçues et ses fausses certitudes, dont voici une illustration récente qui n'aura reçu aucun écho dans la presse grand public :

 

http://hitek.fr/actualite/modele-theorique-trou-noir_13938

 

Les principes sur lesquels sont assis toutes nos conceptions modernes sont au mieux incertains, au pire douteux, mais qui ira dans une grande émission de télé proclamer qu'il y a un doute sur les trous noirs, quand l'imaginaire autour de cet objet céleste cristallise toutes sortes de fantasmes scientistes dans le grand public ? C'est aussi ainsi que l'on maintient les idées reçues (je n'ai pas dit « idées fausses », il est seulement incertain que les trous noirs existent selon le modèle actuel, ce qui n'est pas équivalent à dire que cette étude invalide leur existence, il faut toujours faire attention avec ces nuances).

 

De même la présence d'eau sur Mars n'est pas avérée, et si elle ne l'est pas, c'est qu'il ne doit y exister aucun phénomène manifeste en rapport avec celle-ci, n'est-ce pas ? Et pourtant :

 

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=16546

 

Et pourtant il y aurait des tempêtes de neige convectives sur Mars, comme chez nous. Cela ne surprendra réellement que ceux qui s'étaient enfermés dans de fausses certitudes.

 

Mais nous pouvons quand même nous fier à notre bon sens, n'est-ce pas ? Ainsi nous savons qu'il fait beau en été et froid en hiver, et jamais les deux à la fois. Et pourtant...

 

https://francais.rt.com/international/42670-dernier-jour-ete-feux-foret-siberie

 

Il est intéressant que cette info parue dans le grand public n'ait été relevée ni par les tenants du réchauffement climatique, ni par ceux qui prétendent l'avènement d'une ère glaciaire imminente. C'est que parler de feux en Sibérie n'aide pas les seconds, et que la neige en été ne soutient pas les premiers. Un bon saut à pieds joints de mère nature pour éclabousser les idées monochromes que certains nourrissent à son sujet. Il est en effet intéressant de constater qu'il n'y a aucune norme dans le monde vivant toujours en mouvement, seulement prévisible dans une certaine mesure, et qu'en définitive, seuls les faits compteront quand il s'agira de constater s'il y a réchauffement, refroidissement ou non. Ce qui est sûr c'est qu'il y aura l'un et l'autre, à très long terme. Et qu'on ne me dise pas que la neige en été est propre à la Sibérie. J'ai déjà vu de la neige au printemps et en été, dans le sud de la France, en zone méditerranéenne. D'ailleurs il a neigé dans le Sahara cet hiver, en décembre :

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/12/21/01008-20161221ARTFIG00246-chutes-de-neige-feeriques-sur-les-dunes-du-sahara.php

 

Et même une deuxième fois, en janvier :

 

http://www.francetvinfo.fr/meteo/neige/en-images-il-a-encore-neige-sur-les-dunes-du-sahara_2034005.html

 

Drôle de réchauffement climatique, décidément. Mais au Canada, l'on sait que l'hiver peut aussi être synonymes de davantage d'incendies :

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1001783/incendies-statistiques-quebec-hiver

 

Bien sûr c'est un problème différent, mais on n'y pense pas forcément. On a tendance à raisonner en terme de chaleur = feu, froid = neige. En fait c'est surtout une question de sécheresse et d'influence humaine. Rien à voir avec le climat, donc.

 

http://www.lapresse.ca/le-soleil/justice-et-faits-divers/201003/12/01-4260269-incendies-de-foret-en-hiver-inhabituels-et-inquietants.php

 

Par ailleurs, on pense que les sans abris meurent surtout de froid et en hiver, et cependant :

 

http://www.ouest-france.fr/europe/france/chaleur-les-sdf-meurent-plus-en-ete-quen-hiver-3456272

 

Ici il faut prendre conscience que le sens commun de base n'est d'aucun secours pour capter toutes les variables du problème, et du fait que ce n'est pas tellement parce qu'un corps est soumis à une condition extrême qu'il est plus vulnérable, que parce qu'il n'est pas défendu contre des conditions qui varient fortement, mettant à mal ses capacités d'adaptation et donc de survie. Or ce problème reste à peu près le même peu importe la saison, suivant les individus et leurs difficultés spécifiques. Dans l'ensemble on meurt donc plus d'indifférence que de froid, autre idée reçue à combattre, ne serait-ce que par charité.

 

Une autre idée reçue à ce sujet concerne d'ailleurs la bienveillance de l'humain en général, et des autorités en particulier. Beaucoup de gens croient dur comme fer que les élus et autres responsables politiques et des pouvoirs publics sont à leur service et à leur écoute. Un biais psychologique du à l'enfance et à la relation généralement bienveillante que les parents entretiennent avec leurs enfants. Cela induit une sorte de naïveté fondamentale que les manipulateurs et autres irresponsables au pouvoir savent parfaitement exploiter lorsqu'ils sont froids au concept de bienveillance. Ce qui fait qu'une éducation bienveillante, sans éveiller l'enfant à la notion de malveillance, est potentiellement contre-productive, d'un point de vue humaniste.

 

Un seul article comme celui qui va suivre devrait suffire à faire comprendre à ces personnes que les décideurs ne veulent pas leur bien :

 

http://www.transition-energetique.org/article-les-dechets-radioactifs-autorises-dans-les-materiaux-de-construction-106880424.html

 

A moins bien sûr de croire que la radioactivité à domicile est délicieuse et bienfaisante, ou à la rigueur sans effet, comme semblent le croire certains commentateurs propagandistes et favorables au nucléaire. Je ne peux rien pour ceux-ci, ni pour ceux qui ne comprendraient toujours pas après avoir lu cela que nous sommes dirigés (entre autres, mais en grande partie) par des irresponsables, incompétents à prendre en compte les problèmes du monde moderne aussi bien que l'humain dans ce monde là.

 

Pour sauter du coq à l'âne, une idée reçue commune est qu'il n'y a aucun pont entre les chromosomes féminins et masculins, et que le système génétique est simplement déterminé. XX pour les uns, XY pour les autres. Pourtant là aussi, les choses s'avèrent bien plus complexes, dès qu'on fouille un peu, et je citerai un simple exemple :

 

https://fr.sott.net/article/30857-Le-microchimerisme-masculin-chez-les-femmes

 

Faut-il y voir l'une des sources de la confusion et même du confusionnisme actuel sur la question du genre ? Ou faut-il y ajouter la question des perturbateurs endocriniens qui perturberaient littéralement l'identité psychique et physique d'un nombre toujours croissant d'individus, notamment dans les sociétés occidentales ? Et sans doute d'autres données encore... En tout cas, j'ai toujours affirmé que la différenciation formelle entre hommes et femmes était un simplisme idéologique. Désormais, l'idéologie se tourne vers le confusionnisme de genre, qui est un autre simplisme visant à embrouiller les esprits, deux idées reçues opposées à combattre autant l'une que l'autre, pour éviter à la fois le sexisme et le « genrisme ». Autant dire qu'on n'est pas couchés.

 

Et pour prolonger autour de ce thème, une des hystéries à la mode consiste à attribuer la mode des fusillades (particulièrement aux USA, mais à mon avis l'épidémie de meurtres assimilés à des attentats à laquelle on assiste en Europe est à peu près du même ordre, juste prenant les couleurs d'un autre complexe sociétal ou civilisationnel) à des programmes secrets de type MK ultra. Il pourrait y avoir du vrai dans ce type d'affirmation, mais là aussi, lorsqu'on se penche sur des données anthropologiques anciennes, on constate que, finalement, ce type de comportement était déjà connu dans les sociétés primordiales et tribales, et même que cela porte un nom :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Amok_(ethnologie)

 

Je cite :

 

« L'amok est le fait d'une personne agissant seule. C'est un accès subit de violence meurtrière qui prend fin par la mise à mort de l'individu après que ce dernier a lui-même atteint un nombre plus ou moins considérable de personnes. Cette forme de l'amok observée par des voyageurs et des ethnologues notamment en Malaisie (d'où vient le mot), Inde, Philippines, Polynésie, Terre de Feu, Caraïbes, Région arctique ou Sibérie est un comportement majoritairement masculin1. Si les causes du déclenchement sont socialement déterminées et de l'ordre des frustrations importantes (humiliations, échecs en public) induisant un désir de vengeance, le mécanisme est celui de la décompensation brutale. Parfois simplement qualifiée de « folie meurtrière2 », la course d'amok est assimilée à une forme de suicide. Bien qu'elle soit ordinairement perpétrée à l'arme blanche dans les sociétés traditionnelles, on peut en trouver un équivalent dans le monde contemporain avec certaines des tueries massives par arme à feu perpétrées par un individu seul, s'achevant par sa capture ou sa mort concrète parfois même auto-administrée, ou bien par sa mort sociale volontaire quand l'auteur de la tuerie se rend à la justice pour y être condamné ce qui dans certains cas le conduit à l'exécution. Le schéma central est alors similaire : forme de suicide accompagnée d'une libération des pulsions homicides.

On trouve également le récit de décompensations correspondant à cette définition, dans des journaux personnels rédigés par des soldats dans les tranchées lors de la Grande Guerre. Dans de telles scènes l'auteur raconte comment un de ses camarades, de façon imprévisible, se dirige seul spontanément jusqu'à la tranchée ennemie dans l'intention d'en finir lui-même tout en supprimant autant d'ennemis qu'il lui sera possible3. En correspondance avec la typologie des suicides établie par Durkheim, cette forme de la décompensation sous contrainte d'engagement patriotique est au comportement criminel ce que le suicide altruiste ou fataliste est au suicide égoïste. »



Ainsi, le « suicide by cop » pourrait n'être que la version moderne, adaptée à un contexte civilisationnel donné, d'un comportement qui serait alors tout simplement « normal » pour l'être humain dans des circonstances psycho-sociologiques extrêmes. On peut simplement alors envisager que ces conditions sont encore plus violentes dans la société de surveillance moderne, où chacun est fiché relativement, mis sous pression constante de bien se comporter, et ainsi de suite, avec les frustrations et tensions que l'on peut imaginer, chez ceux qui passent à l'acte. Dans ce cadre, les expériences secrètes serviraient au mieux à étudier ce comportement et éventuellement à le manipuler. Mais pas à le générer à partir de rien, du moins on peut en douter. On peut aussi imaginer que ces études cherchent à sélectionner des individus repérés comme propices à ce genre de débordement, si toutefois ces études existent bien (apparemment ce serait le cas, si l'on suit les documents déclassifiés assez récemment).



Je peux encore citer quelques liens qui me semblent ajouter au thème, bien qu'un peu en marge. Ainsi des araignées que l'on tue si facilement quand on les trouve chez soi, en les croyant néfastes et en ayant peur d'elles alors qu'elles sont indispensables à la régulation de l'écosystème domestique (et empêchent la prolifération d'insectes réellement néfastes) :



https://fr.sott.net/article/30872-Nos-amies-les-araignees-pourquoi-il-faut-les-heberger-chez-vous



Et de proposer de jeter un coup d’œil à un voyage au Nicaragua qui nous remet les idées en place par rapport à ce que l'on croit acquis sur l'être humain, la façon dont il devrait vivre, et la morale qu'il devrait adopter. En la matière, les populations qui suivent des traditions ancestrales sont toujours riches d'enseignement, qu'on aime ou non ce type d'émission :

 

Vidéo youtube : J'irai dormir chez vous S08E01 Nicaragua 15 06 2017



Conclusion



C'était un ensemble hétéroclite d'exemples partant quelque peu du général au particulier, mais je suis convaincu qu'il y a des leçons à en tirer.



D'abord que l'homme a tendance à utiliser son intelligence pour classifier les choses suivant des catégories bien rangées, et que ce faisant il tend à un certain simplisme voire à une vision binaire des choses. Cela est d'autant plus dangereux quand de faux prophètes prétendent mettre à mal ce simplisme en le remplaçant par un confusionnisme qui n'aide personne à comprendre quoique ce soit. Ces deux versions sont issues de la pensée binaire, dans leurs versions primaire et réactionnaire, et il n'y a rien à en retirer. Les idées reçues seront toujours des idées reçues, et les inverser en leur contraire ne sert à rien sinon à perpétuer le simplisme et la bêtise.



Ce qu'il faut, c'est stimuler cette intelligence humaine qui l'est si peu, et qui est bien plutôt intensément méprisée par la plupart, à qui l'on a appris à y voir de la prétention et de l'élitisme, quand bien même il ne s'agit que de prétextes commodes pour perpétuer paresse, médiocrité, passivité et soumission. Pour la stimuler et sortir des idées reçues, il n'y a pas cinquante solutions. Il faut cultiver la curiosité, le sens critique, le doute, le sens de la nuance. S'éveiller à la complexité des choses, complexité toujours déniée par ceux qui ont un intérêt global ou particulier à privilégier le simplisme afin d'ouvrir le passage à leurs modes d'existence qui n'intéressent qu'eux-mêmes et ne servent jamais autrui ou l'humanité dans son ensemble, qui a toujours besoin d'être grandie plutôt que rabaissée ou maintenue dans sa misère sociale et intellectuelle.



C'est pourquoi, à tout hasard et pour terminer cet article, je vous renvoie à ce long texte sur Edgar Morin, sociologue et théoricien de la complexité que je ne connais toujours que de nom, mais qui a le mérite d'avoir posé d'intéressants jalons pour sortir de la pensée simpliste et entrer dans la compréhension des systèmes complexes, ce qui nécessite la conjonction des disciplines tant appelée de nos jours par ceux qui ont bien perçu l'impasse de la science dite moderne. Pas en avant qui, à n'en pas douter, nous aiderait à sortir du monde actuel de la pensée morcelée et parcellaire qui ne sait naturellement qu'encourager la division et une perception fragmentaire du monde. À lire pour tous les curieux qui en ont le temps, si vous ne connaissez déjà.



http://www.cairn.info/revue-societes-2004-4-page-99.htm