Après ses deux séries sur le 11 septembre, Olivier Berruyer nous assène à présent un article sur le climat, provenant d'un théologien de la morale.

 

https://www.les-crises.fr/avertissement-de-larmee-sur-le-rechauffement-climatique-par-daniel-c-maguire/

 

Je ne me lasse pas de remarquer que, pour ce thème spécialement (même s'il y en a en fait d'autres), tout semble faire office de référence scientifique devant conduire à se soumettre à une certitude, sous peine d'être exposé à une faute morale, si possible assortie d'une peine exemplaire, en rapport avec cette faute. Hélas, jusqu'à présent, la pire peine semble consister en la désignation par le doigt du Juste, valant excommunication des valeurs communes, pointant le monstre qui met en danger toute la société.

 

Je me suis donc lâché dans les commentaires (pseudo Loxosceles), lassé de cet éternel et « oxymorique » débat à sens unique sur le climat. Puis je me suis bien sûr lassé de participer à ce débat, en me disant qu'une fois de plus j'avais été bien bête de participer à une de ces joutes perdues d'avance, où le simple scepticisme, qui en bien d'autres domaines prévaut, suivant les codes de préséance en société, et plus particulièrement dans la méthode scientifique telle qu'elle s'est établie dans notre « civilisation ».

 

J'oubliais bien sûr qu'il ne s'agit toujours que du même scepticisme de façade, qui est en réalité une attitude tout à fait différente. Cette attitude consiste à considérer par défaut avec bienveillance toute idée préconçue suffisamment bien installée où martelée dans l'esprit du plus grand nombre.

 

C'est ainsi que le scepticisme zététique qui sert d'approche, par exemple pour les phénomènes paranormaux, est utilisé systématiquement comme une fourchette à une seule pique, ne pouvant être tourné que dans une direction : le doute non pas raisonnable, mais le doute a priori, c'est à dire que toute allégation considérée à tort ou à raison comme extraordinaire – quand bien même elle pourrait être juste un élément indissociable du réel ordinaire encore non compris – doit recevoir des preuves « à la mesure » du caractère extraordinaire qu'on veut bien lui accorder. Cela peut s'entendre, mais cela signifie tout simplement que des phénomènes rares pourront ne jamais être pris en compte car ils sont trop fugaces pour qu'on puisse en fournir des preuves à la hauteur. Rationalité à géométrie variable.

 

C'est ainsi également qu'un sujet qui aura été décrété comme intouchable ne pourra que difficilement – ou pas du tout – être appréhendé dans toute ses dimensions, puisqu'il lui aura été conféré un statut de tabou. Ainsi en va-t-il du 11 septembre ou de la question du réchauffement climatique.

 

Il me semble particulièrement symptomatique que tout débat sur un terrain neutre ou partisan sur le thème du climat (le blog de Berruyer est clairement partisan : Olivier Berruyer, comme pour le 11 septembre, a pondu un énorme dossier pour asséner une vérité indiscutable sur ce thème) donne lieu, du côté des partisans de ce que je n'hésite plus à nommer « réchauffistes » malgré une once de respect que j'ai pour quelqu'un ne partageant pas mon avis, mais à cause du fait que l'immense majorité de ces gens sont totalement endoctrinés au point de ne pas pouvoir discuter.

 

C'est inévitable. Outre le fait que le blog les-crises.fr ne soit pas du tout adapté au débat puisque vos messages doivent avoir une longueur plus ou moins définie et qu'ils peuvent être censurés à la tête du client, en plus du fait d'être un terrain partisan pour le sujet, vous ne pourrez jamais faire entendre le moindre argument, puisque, endoctrinement oblige, vous êtes par nature suspect d'être :

 

- Un fou, un idiot ou un inconscient

- Un ignorant qui n'a jamais pris le temps de se pencher sur le sujet

- Un actionnaire du cartel du CO2

- Un dangereux anti-écologiste à faire disparaître de la surface de la planète

- Un simple salaud, à exterminer de préférence aussi

 

Bref, ce type de public n'a aucune considération pour la notion même de débat contradictoire. Je me permets de le dire, moi qui ai épluché pas mal de sujets, sites et même quelques études défendant une thèse ou une autre : le public est endoctriné à un point qu'il ne peut même pas entendre une objection sur ce sujet, même provenant de quelqu'un ayant une conscience écologique et scientifique. Ce n'est tout simplement pas possible, dans leur esprit, que l'on puisse avoir un doute, ou un point de vue mitigé, sur ce sujet, happés qu'ils sont par la doctrine de l'urgence et du sauve-qui-peut.

 

Mais cette doctrine, quand bien même l'alarmisme réchauffiste serait justifié (ce que je ne crois pas, je l'ai suffisamment dit et argumenté ici), est-elle utile ou efficace ?

 

Voyez-vous les résultats positifs de ce dogme interplanétaire commencer à poindre en une quelconque façon ? Ce n'est que de l'agitation et du matraque idéologique et politique. On a vu qu'il était véhiculé aussi bien dans un sens que dans un autre, souvent par les mêmes financeurs : essentiellement les industriels de l'énergie, qu'il soit du nucléaire, des hydrocarbures ou du secteur dit renouvelable.

 

Si j'en crois des témoignages de pêcheurs qui vont chaque jour en mer, l'océan ne monte pas de manière perceptible depuis plusieurs décennies. On ne peut donc pas établir que l'on empêche ou qu'on accélère sa hausse... On observe par contre une érosion des littoraux qui provient d'autres causes, autrement plus préoccupantes, du coup. Du coup également, quid du sens des proportions en terme de « catastrophe climatique », quand des causes locales se montrent beaucoup plus impactantes, autant en terme de perceptibilité que de gravité ?

 

Le climat change-t-il ? Assurément. Il se réchauffe avec à-coups (à la hausse et parfois à la baisse, avec des semblants de cycles) depuis la fin du dernier âge glaciaire, ce qui se démontre par la fonte des glaces au cours des 10 à 12 000 dernières années. Cela est-il anormal ou alarmant, ou cela peut-il être lié à l'activité humaine dans cette même période alors qu'on nous matraque avec l'ère industrielle qui n'a commencé qu'il y a 200 ans ? On ne peut assurément rien affirmer sur ce point... Seulement s'en préoccuper, et se demander en effet quel impact cela peut avoir sur nos modes de vie, notre avenir à différents termes, et comment s'y adapter. On me rétorque d'ailleurs dans les commentaires que la question de l'adaptation est une fausse question car je n'étais pas là à l'époque des dinosaures... que répondre à une telle absurdité ? Le réchauffement climatique actuel serait « sans précédent », infiniment plus rapide que tout ce qui a eu lieu auparavant. Affirmation gratuite et fausse, relevant de la croyance. J'ai déjà sourcé des documents sur ce sujet. Il y a eu, au cours des 30 000 dernières années (et l'homme, oui, était déjà là...), des hausses et des baisses beaucoup plus conséquentes que ce qui s'observe actuellement. Cela se trouve dans d'anciens articles (oui, il faudrait que je tague mieux mes articles pour les retrouver plus facilement... je sais, je suis assez désordonné, mais j'ai une excuse : j'ai une pensée trop complexe, ahem).

 

Quid de l'effet de serre lui-même, sceptre magistral et sacré avec lequel le réchauffiste assène sa frappe divine à la tempe du mécréant ? On a vu que la démonstration fondamentale de cet effet de serre, a été battue en brèche dès le début du 20e siècle, sans que la contre-démonstration n'a depuis reçu le support médiatique qu'elle aurait mérité. Le débat est donc là aussi très fortement biaisé en faveur de croyants dans la thèse de l'effet de serre, quand bien même il y a débat sur ce point. Ce débat est tellement interdit que s'il s'avérait que les théories concurrentes étaient plus pertinentes, on ne peut affirmer combien de temps il faudrait pour que cela se sache... Peut-être un siècle, peut-être même plusieurs... Et en attendant, le cas échéant, nous nagerions dans des océans entiers d'études climatologiques biaisées ou totalement fausses, ou justes par chance, autrement dit un désert scientifique absolu, où rien ne peut être tenu pour juste, dans le domaine des sciences de la complexité touchant au climat.

 

Je sais que je pousse le bouchon un peu loin, et pourtant, ce ne serait pas la première fois dans l'histoire des sciences que quelque chose qui a été tenu pour vrai pendant des décennies voire des siècles serait brutalement réduit à néant. Je constate que parallèlement, le sujet des vaccins est aujourd'hui largement remis en cause, lui aussi, et que c'est ainsi que les sciences progressent aussi : non pas en se fondant sur des dogmes inattaquables, mais en remettant en cause et en revoyant ce qui ne marche plus ou ne peut plus être considéré comme juste. D'ailleurs, Pasteur lui-même a subi un sacré coup à son image, récemment, lorsqu'on a appris que ses travaux sur les vaccins n'étaient même pas de lui.

 

http://www.alterinfo.net/La-saga-de-Louis-Pasteur-l-imposteur_a97635.html

 

Parmi les thèses scientifiques ou quasi-scientifiques de nature cosmogoniques qui ont été acceptées sans discuter pendant des siècles voire davantage, on pourra notamment citer le géocentrisme.

 

La théorie des miasmes a été en vigueur a travers le monde pendant des siècles et des siècles avant d'être supplantée par celle microbienne, aussi dite des germes :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_miasmes

 

Mais qui nous dit que celle des germes est suffisante pour tout expliquer ? On sait désormais qu'il y a tant d'exceptions à cette théories, et tant de pathologies qui ne relèvent pas d'elle, qu'elle ne peut en aucun cas suffire à fonder la médecine moderne, qu'il faudra donc la compléter, comme il faudra sans cesse améliorer notre connaissance du ou des climats, avant de prétendre asséner sur ces sujets un dogme indubitable et incontournable (si cela devrait se terminer par une attitude aussi bornée, ce que je ne crois en aucun cas).

 

« Bien que la connexion entre les microbes et la maladie ait été très tôt avancée, ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que la théorie microbienne (appelée aussi théorie des germes) a été généralement acceptée. La théorie des miasmes a d’abord été démentie par John Snow, à la suite d’une épidémie à Soho, dans le centre de Londres en 185413.

 

(…)

 

En 1866, huit ans après la mort de John Snow, William Farr a publiquement reconnu que la théorie de la transmission du choléra par les miasmes était fausse, s'appuyant lui aussi sur des statistiques de taux de mortalité15. »

 

Non seulement la théorie des miasmes a été acceptée pendant des temps quasi immémoriaux, en plus elle se sera accrochée jusqu'au dernier moment, malgré les preuves et les arguments solides de chercheurs, qui auront du passer des vies entières à faire la preuve du bien fondé de leur approche (mieux fondé en tout cas que l'ancienne). Ceci est une constante des sciences, qui fait autant leur faiblesse que leur solidité, qu'une théorie doive être démontrée dans la douleur, et entre autres par l'épreuve du temps. Cela est certes du à la nature de la discipline (il faut du temps pour mener études et méta-études), mais plus largement encore par la nature humaine (qui s'accroche à ses idées anciennes et considérées comme éprouvées), mais encore aussi par le problème des conflits d'intérêts : l'argent, la gloire, les profits, le respect de la notoriété d'anciens pontes faisant autorité et dont il faut attendre la fin pour que la nouvelle génération puisse imposer une approche plus pertinente qui avait été contestée par leurs aînés, la plupart du temps. Et sans doute d'autres phénomènes socio-anthropologiques encore, participant à entretenir un statu quo, comme le maintien des tabous, la simple résistance au changement par refus des idées nouvelles et habituation et endoctrinement aux anciennes idées.

 

Une fois compris cela, il n'y a plus rien d'étonnant à remarquer qu'une idée dominante ne soit que rarement défendue par la raison, mais plutôt par l' « évidence » ou par des « arguments » de nature morale ou émotionnelle : « si tu n'es pas d'accord avec la majorité, c'est donc que tu es un fou et/ou un dangereux ! ».

 

Seulement voilà, force n'est pas raison, et majorité non plus. Par ailleurs, l'urgence fonde rarement l'efficacité ou la pertinence d'une réponse à un problème donné, et l'hystérie encore moins. Décréter l'infamie des opposants et des sceptiques ne fait que pourrir le débat, et n'accélère en rien la fourniture de solutions adaptées. Pire, cette hystérie, sous couvert de principe de précaution et autres billevesées conduisant à précipiter les choses plus que de mesure, donne raison à une industrie qui se nourrit, comme elle l'a toujours fait, des mouvements d'émotion et de panique des foules, pour leur fournir, comme l’Église le faisait autrefois avec les indulgences ou le nettoyage des péchés, des « solutions » techno-centrées qui ne feront, en réalité, que faire perdre du temps, car tel est leur but. Alors me faire accuser d'être une entrave (alors que je ne fais que donner mon avis) à la résolution des problèmes, quand je prône des réponses plus radicales et plus drastiques, par des gens qui eux s'accrochent au « développement durable » dont l'objectif n'est que de prolonger le système qui use la planète et l'environnement, me fait bien sourire, mais jaune. Ou, lorsqu'ils ne prônent pas ce type de dérive, cautions pseudo-écologiques, ils ne savent alors plus se situer que dans la désespérance et la panique qui font la fondation des contre-utopies basées sur le survivalisme à la mad max... On comprend pourquoi les films de zombies et trucs à la « 2012 » fleurissent, ces dernières années : la civilisation occidentale sent sa dernière heure venir, et le climat est le dernier avatar de cette peur viscérale.

 

Il peut être intéressant d'observer quelques citations issues du texte de ce Maguire, théologien (proclamé « éthicien ») professant le jugement dernier climatique qui s'en vient :

 

« En octobre 2015, un groupe d’experts divers, comprenant trois anciens Secrétaires de la Défense, a dit que le changement de climat « modelait un monde plus instable, limité en ressources, violent et sujet aux catastrophes ». »

 

Des experts « divers », on commence à nous asséner le nombre et l'expertise, assorti d'une affirmation non sourcée. Là encore, les causes d'une monde plus instable pourraient ne rien à avoir à faire avec le climat global : épuisement des ressources, prédation néo-coloniale justement accomplie par les armées dont il est question dans ce texte, déstabilisation de régions entières, financement du terrorisme et organisation du trafic de migrants par des organisations ayant des intérêts communs avec les services qui sous-tendent les actions de ces armées. L'érosion des littoraux, la prospection par fracturation, et d'autres causes peuvent également être citées pour expliquer bien des catastrophes, séismes, glissements de terrain, etc. Encore une fois, le climat est un fourre-tout bien commode pour se défausser.

 

« Le cas de l’Afrique est à mettre en exergue. Andrew Holland de Scientific American écrit : « Dans le nord du Nigeria, la déforestation, le pâturage excessif et la chaleur s’accentuant, à cause du réchauffement climatique, a rendu ce qui était avant une terre agricole productive et de savane, en une extension du Sahara désertique. Le lac Tchad a perdu plus de la moitié de sa taille originale à cause de la sécheresse , de la mauvaise gestion et du gaspillage ». »

 

Pas besoin d'argument, il suffit de dire « réchauffement climatique » pour ponctuer ou introduire une série de problèmes, et le tour est joué dans le matraquage du public-cible, déjà bien attendri par le marteau de boucher de décennies de rabâchage médiatique. Enfin, on mentionne comme d'habitude l'assèchement d'un lac sans même mentionner l'irrigation galopante, la modification des sols par les méthodes agricoles actuelles (reste à savoir à quel point ça en est dans cette région d'Afrique), et idem avec la déforestation, toujours mentionnée sans mettre en parallèle un recul du désert dans les régions où l'homme n'intervient pas. Là encore, l'action directe de l'homme est négligée pour se défausser sur « le climat » et tous les fantasmes indirects qu'il permet de susciter.

 

« C’est précisément au sein de ce chaos de mélanges toxiques que des groupes extrémistes comme Boko Aram sont nés. Les militaires le savent. »

 

D'accord, mais savent-ils aussi que ces mouvances furent financées dans leur dos ? Encore une fois, on met de côté des causes directes pour mieux détourner vers l'attention vers une cause indirecte, à la fois universelle, hypothétique et décidément bien pratique. « C'est pas notre faute, c'est le climat, donc c'est la faute à tous ». Où le retour de la faute originelle de l'humanité toute entière, à travers sa nature. Avec le GIEC on était dans la politique, ici on est désormais dans l'eschatologie. Toujours point de science à perte de vue.

 

« Nous avons connu 378 mois avec une température au-dessus des moyennes. Ce n’est pas un canular. les Scientifiques disent que la glace de l’Arctique est dans une spirale mortelle. Ce n’est pas un canular. Les gens pêchent au large du Bangladesh à où il y avait alors un marché poissonneux animé avant qu’il ne soit envahi par la montée des eaux . Ce n’est pas un canular. »

 

Ça n'en reste pas moins une mauvaise blague que ce texte. « Au-dessus des moyennes » ne veut rien dire... l'été est au-dessus des moyennes annuelles sans que ça constitue un problème. Une espèce qui ne vivrait que quelques minutes et qui aurait quelques semaines d'ancienneté s'alarmerait sans doute devant l'advenue catastrophique de l'été qui dessèche les terres, vide les ruisseaux et déshydrate les organismes. Son constat serait alarmant, et elle chercherait probablement la cause d'abord dans sa propre influence sur son environnement, pouvant accumuler les « preuves » de celle-ci, sans que cela constitue une preuve que l'été n'est autre chose qu'un phénomène naturel causé par des cycles sans rapport – ou si peu – avec l'activité des espèces, même proliférantes, vivant sur la planète.

 

Quant aux « les scientifiques disent... » encore faut-il dire lesquels. On devrait plutôt dire « des scientifiques ». Mais je chipote, non ?

 

Et le Bangladesh... est un estuaire, fortement susceptible aux engorgements. Cas particuliers où je trouverais certainement des causes directes déterminantes n'ayant rien à avoir une montée globale des eaux tout à fait négligeable, mais je ne veux pas me situer dans la méthode hypercritique, au contraire, je veux seulement dire que chaque allégation trouvée ici trouve très simplement des explications hors climat global. Et encore une fois, je ne nie pas le réchauffement, voir le début de l'article, je dis juste qu'on lui met tout sur le dos abusivement, et que cela doit absolument attirer notre attention.

 

« Les températures en Irak et au Koweït jusqu’à 54°C en juillet 2016 et 44°C dans certaines régions d’Italie et de France. Ce n’est pas un canular. »

 

Ça n'en est certes pas un, c'est d'ailleurs très commun. Il est évident que dans le sud de la France ou de l'Italie en plein cœur de l'été et au soleil, ce qui m'étonnerait serait qu'on ne trouve pas ce genre de température au moins une fois. Quant aux autres pays cités, ils comprennent de très vastes zones désertiques, même remarque donc. On fait de cas particuliers pas très particuliers des généralités qu'il faut craindre...

 

On nous cite ensuite les habituels alarmistes de service, notamment Hawking, qui du haut de son fauteuil n'a toujours eu qu'une pensée très pessimiste à tous égard, et je n'oserais pas me demander pourquoi, par respect.

 

Mais voici, n'arrivant qu'en conclusion, ce qui est en fait le cœur de la problématique de cet article :

 

« La peur est notre besoin le plus grand : le déni est notre talent le plus enraciné et redoutable. Une peur aiguë peut attiser l’action.»



Premièrement, le doute n'est pas le déni. Voir ce qui a été dit plus haut : il y a un réchauffement. La question porte plutôt sur son aspect catastrophique ou non, pour qui et pourquoi ? Et aussi, surtout, sur la question de pourquoi mettre la peur au centre du problème ? Est-ce que la peur est généralement bonne conseillère pour l'homme ? Est-ce qu'elle nous a, dans notre histoire, plutôt conduit à de bonnes décisions ou plutôt à des erreurs ?



Par exemple, est-ce que la peur de notre prochain nous a conduit à le respecter ou à l'agresser ? Est-ce que notre peur des dieux nous a conduit à des attitudes rationnelles ayant fonctionné ou à des attitudes irrationnelles n'ayant conduit qu'à la panique, à la désorganisation, ou, précisément, au déni ? La réponse est dans ma question. Je crois que chacun peut trouver des exemples dans sa culture, dans sa connaissance de l'histoire, et je ne voudrais pas surcharger ce texte par trop de citations, exemples et liens. Je dirais en vrac : les croisades, le nazisme, les génocides, les sacrifices humains et animaux, les assassinats qui déclenchent des guerres, les « attaques préventives », ajoutez donc les idées auxquelles vous pensez, elles ne manquent pas. En revanche, je manque singulièrement d'exemples où la peur à elle seule ait conduit l'humain dans la bonne direction. Si la peur peut attiser l'action, reste à savoir laquelle, reste à réaliser qu'elle est surtout paralysante et mauvaise conseillère, et reste aussi à se demander si on n'aurait pas des outils psychologiques ou humains bien plus pertinents pour parvenir à une bonne fin...



« On a eu peur de la variole, et un effort international y a mis fin. »



Ce n'est pas la peur, mais la recherche et une meilleure organisation des conditions de vie qui ont permis de vaincre la variole.



« On a vraiment été effrayé de la réduction de la couche d’ozone sur l’Antarctique et il y a eu une réponse internationale. »



La couchez d'ozone, maintenant... Oui, il y a eu une réponse : l'industrie a remplacé les CFC par autre chose qui coûtait moins cher à produire. C'est tout. Par ailleurs l'hystérie sur la couche d'ozone répond à la même logique que celle sur le climat : on découvre une nouvelle particularité de notre planète ou de notre environnement, et comme elle nous inquiète, on décrète que c'est une anomalie à faire disparaître coûte que coûte. Voilà ce qu'amène vraiment la peur, en tant que conseillère. Pour les mêmes raisons, posées sur les mêmes bases « logique », on extermina les « sorcières », les chats noirs et les animaux nocturnes. Cela n'a rien d'une base rationnelle ou scientifique, dont se réclament pourtant ces gens.



https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/02/25/ou-on-reparle-de-lozone-et-des-effets-deleteres-des-chlorocarbones/



« Durant la Deuxième Guerre Mondiale, les États-Unis ont changé la totalité de leur économie et leur production industrielle en quelques mois. Le problème est que nous ne sommes pas effrayés d’une imminente apocalypse, même si la télévision en parle bruyamment. »



Passage magistral... Durant la seconde guerre mondiale, les USA ont atomisé deux fois le Japon par peur de laisser la dominance de la victoire aux russes. Quant à l'argument comme quoi la télé nous parle bruyamment du climat et que nous devrions l'écouter, autant en rire tant c'est précisément LE problème. Quant au registre biblique, j'ai envie de dire qu'il fallait s'y attendre, de la part d'un tel évangéliste du climat...



« Nous n’avons rien à craindre à part l’absence de peur. »



Une seule réponse :

http://www.enneagramme.com/Theorie/9_type6.htm



Certaines organisations de la personnalité humaine sont hiérarchisées autour de la peur et de la loyauté. Cela peut toucher des associations, des états, voire des religions. La religion chrétienne est centrée sur la peur. Ses émissaires font donc du marketing de la peur pour rameuter. À l'extrême, cette organisation psychosociale conduit à la peur de la peur, mais aussi à la passion pour la peur. La suite illustre ce marketing :



« Nous avons besoin de la peur. Une peur bleue. En une sorte de médecine homéopathique, nous devons ajouter du « vert » à l’appât du gain. Des expériences créatives dans de nombreux pays montrent qu’il y a de l’argent à gagner en maîtrisant les énergies renouvelables naturelles.

Premier travail pour les généraux, est de détecter le danger et sonner la sirène d’alarme. Peut-être que les généraux deviendront nos Paul Revere écologistes. Peut-être.

Daniel C. Maguire est Professeur de Théologie morale à l’université Marquette, une institution catholique Jésuite à Milwaukee, Wiskonsin. »

 

Je vais donc conclure ici. On nous parle d'ajouter du vert à l'appât du gain. Je ne sais pas sic 'est une formule malheureuse due au texte original ou à la traduction, mais c'est tellement révélateur de toute cette histoire... Tellement emblématique, même. Nous devrions donc être vert de peur et favoriser le greenwashing pour permettre à l'appât du gain de se perpétuer. C'est ce que cela veut vraiment dire, et je n'ai aucun doute que l'armée américaine, en effet, à quelques arguments à faire valoir pour prolonger cette logique de la peur, par exemple en continuant de faire fuir des populations entières sous la menace de leurs bombes démocratiques et désormais écologiques.

 

Il n'y a pas à dire, il y a des débouchés dans ce commerce de la peur, et une nouvelle porte, militaire celle-ci, vient de s'ouvrir vers la dictature pseudo-écolo qui s'en vient.