Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°34

 

Toujours dans l'idée de nourrir une lucidité vis à vis du système perverti dans lequel nous vivons et dont nous faisons partie, et donc que nous alimentons (je développerai cette notion dans un article ultérieur), je continue en 2018 ma série sur la propagande et la manipulation de masse. On retrouvera encore dans ce numéro le prolongement de la réflexion sur l'extrémisme féministe ou encore sur la guerre faite à l'humour d'une manière générale, qui préfigurent l'aseptisation grandissante de la société à laquelle nous assisterons probablement dans les prochaines années, par le biais de cette hystérie moraliste et dualiste qui n'en finit plus de s'agiter et de tenter de s'imposer à nous tous, à notre corps défendant. Et il y aura bien sûr divers faits politiques, géopolitiques ou médiatiques qui me semblent intéressants pour éclairer notre époque en ce moment particulier.

 

 

Médias

 

Beaucoup à dire sur le chapitre médiatique, ce mois-ci, plus particulièrement sur le plan de la censure qui, dans le monde libéral et libéré actuel fait un bond en avant dans le top 50 du marché boursiers des valeurs actuelles. Quand on ne peut plus intégralement contrôler l'opinion par des médias de masse qui eux en revanche sont en chute libre, il fallait simplement trouver un moyen de présenter agréablement et de manière acceptable une censure des temps présents, une censure « démocratique », en prétendant par exemple que certaines utilisations de la liberté d'expression se font à l'encontre des « valeurs démocratiques ». C'est notre « Jupiter » qui se pose en défenseur de l'idée, et c'est le site les-crises.fr qui récemment a le plus planché sur ce sujet préoccupant :

 

https://www.les-crises.fr/le-president-jupi-taire-invente-la-censure-liberale-par-jacques-marie-bourget/

 

En nous rappelant notamment le rôle joué dans cette nouvelle censure et cette ingénierie sociale par les néo-médias que sont les géants de l'internet, dans un monde où, précisément, l'information alternative et la contestation s'organisent plus particulièrement sur internet :

 

https://www.les-crises.fr/google-renforce-la-mise-sur-liste-noire-des-sites-web-et-des-journalistes-de-gauche-par-andre-damon/

 

https://www.les-crises.fr/facebook-a-verse-des-millions-aux-medias-francais-la-strategie-vip-vrp-et-ses-effets-par-nicolas-becquet/

 

https://www.les-crises.fr/entre-le-monde-et-facebook-un-beau-conte-de-fake/

 

On mesure le degré d'abrutissement des masses à cette info tirée d'un sondage :

 

https://francais.rt.com/france/47215-sondages-plus-plus-confiants-democratie-francais-loi-anti-fake-news

 

Qui montre que le « combat » contre les médias corrompus est loin d'être gagné, puisqu'il suffit que le président le moins populaire de tous les temps propose une nouvelle censure pour que 80% des gens tombent, apparemment, dans le panneau. Les gens ont vraiment l'amour de leur servitude (et il faudra aussi que j'y revienne dans un prochain article).

 

Rappelons quand même de quels médias l'on parle, pour ce qui est des médias qui ne risquent pas d'être censurés :

 

https://www.les-crises.fr/cnn-a-autorise-du-personnel-militaire-a-travailler-dans-sa-salle-de-redaction-par-julian-borger/

 

Ou encore de quoi parlent ces médias et comment :

 

https://www.les-crises.fr/johnny-et-lirrealite-par-alain-garrigou/

 

Car l'abrutissement des masses, c'est ça. C'est choisir des sujets, monter des faits sans importance réelle en épingle pour mieux en taire d'autres. C'est à ces médias que l'on confie, qui plus est, la lutte contre les fake news, puisqu'on a vu que Le Monde est financé pour cette tâche. On a donc bien une sorte de Ministère de la Vérité qui ne s'avoue pas, à l'intérieur de ce système.

 

Pourtant, certains ont commencé à comprendre ce que sont certains de ces journaux, que je serais tenté d'appeler des journaux d'état, façon pravda à la française, et il est assez intéressant que ce que j'avais écrit il y a 3 ans sur Charlie Hebdo se révèle juste à présent :

 

https://francais.rt.com/entretiens/47079-trois-ans-apres-attentats-que-reste-t-il-esprit-charlie

 

Il faut pourtant dire et répéter que les fake news sont une tare très bien partagée entre médias alternatifs et médias institutionnels, voire assez facilement privilégiés par ces derniers qui auraient pourtant le monopole du « fact checking » comme on dit aussi avec la mode actuelle de reprendre tous les termes et tout le courant de pensée puritain américaniste :

 

https://fr.sott.net/article/31647-Fake-news-et-complotisme-comment-l-Etat-nous-manipule

 

Ce qui fait bien sûr partie de l'hystérie anti-russe actuelle, et d'ailleurs, à ce propos, sur la chaîne RT :

 

https://francais.rt.com/rt-vous-parle/47395-mois-dantenne-pour-rt-france-ce-change-pas-change

 

Je profite de cette rubrique pour relayer encore deux liens qui me semblent assez évocateurs et révélateurs du climat de méfiance et d'hystérie ambiant :

 

https://fr.sott.net/article/31696-Delation-generalisee-Reporty-l-appli-israelienne-testee-a-Nice-fait-polemique

 

https://fr.sputniknews.com/international/201801161034764042-japon-fausse-alerte-missile-nord-coreen/

 

Car n'oublions pas que tout cela s'inscrit dans ce contexte de pression mise autour du terrorisme et de la guerre nucléaire, tout cela sans doute pour alimenter l'abrutissement de la masse et facilité la docilité du troupeau.

 

 

Féminisme ultra et guerre contre l'humour au service de l'aseptisation généralisée de la société occidentale

 

C'est encore un chapitre qui aurait mérité un article à part entière, mais comme je l'ai déjà fait la dernière fois, je passe mon tour cette fois-ci, ne voulant pas me concentrer encore sur cet aspect négatif. Aussi, je me contenterai ici de prolonger la peinture faite dans mon précédent article sur le sujet en citant un certain nombre de liens qui me semblent assez instructifs, que ce soit dans la critique ou dans la présentation de cette dérive qui est l'une des grosses tendances du moment, certainement appelée à jouer une influence majeure dans les années qui viennent, en attendant que tout cela s'effondre enfin, car aucune société ne peut perdurer éternellement dans un tel bain de démence.

 

Pour commencer, il me semble important de mentionner la réaction d'une centaine de femmes (principalement des personnalités) à l'agitation récente autour du hashtag #balancetonporc qui a fait couler beaucoup d'encre, dans ce monde où la société tend à se hiérarchiser de plus en plus autour de cette immense saloperie qu'est twitter qui ne fait que favoriser les mouvements d'humeur et d'une manière générale tout ce qui est superficiel, et monter tout ça en épingle.

 

https://francais.rt.com/france/47144-balancetonporc-deneuve-collectif-femmes-denonce-derive

 

Bien entendu ces femmes ont été vilipendées pour ne pas avoir pris le partie des ultra-féministes hystérisées qui essayent actuellement de faire leur loi partout, au mépris du sens commun le plus basique, ainsi que de certains principes de justice élémentaire. Puisqu'elles ne sont pas avec elles, c'est donc qu'elles sont contre elles, et contre le féminisme en général, c'est bien connu.

 

Une des dernières vidéos de Greg Tabibian me semble très bien éclairer le débat actuel sur ce point :

 

Vidéo youtube : J'SUIS PAS CONTENT ! #129 : Liberté d'importuner, poil au nez ! (La PLS à Brigitte Lahaie)

 

Mais aussi cet article, sur un point de vue plus général, comme toujours très acide et certes pas écrit pour faire plaisir de Nicolas Bonnal :

 

http://www.dedefensa.org/article/nietzsche-et-la-cretinisation-par-la-feminine-attitude

 

« Ce texte est une réponse au trop optimiste Brandon Smith et à son texte sur les hommes et les femmes traduit par Hervé pour lesakerfrancophone.fr. »

 

Je suppose que c'est à cet article que Nicolas Bonnal fait référence :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2018/01/la-virilite-fera-t-elle-un-retour-en.html

 

Auquel Dmitry Orlov fait aussi écho par sa propre contribution récente :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2018/01/leffondrement-besoin-de-quelques-hommes.html

 

Je ne suis pas un fervent défenseur des avantages du masculinisme, mais je me dois de constater que dans la guerre qui est menée actuellement contre les hommes dans leur essence même, certaines choses concernant la biologie même (voir Orlov sur ce sujet) sont bonnes à dire, tout comme la crudité de Bonnal ne fait pas de mal non plus à affronter.

 

Par le passé, j'étais plus ardent à défendre l'idée qu'il n'y a pas tant de différence entre hommes et femmes, sans doute juste parce que c'est quelque chose que je ressens fort en moi-même. Aujourd'hui, et avec le niveau d'inversion et de pertes de repères qu'on a atteint, je suis le premier surpris de me retrouver à défendre le point de vue inverse, à savoir qu'il faut tout de même respecter certaines différences qui existent, quasiment irréductibles entre hommes et femmes, et à constater en effet qu'en allant trop loin sur la voie de la destruction des repères de genre, on en vient à déstructurer potentiellement la construction des individus en occident, et ce toujours dans ce monde occidental que je considère justement comme faussement individualiste : en détruisant les limites, il détruit ce par quoi les individus se construisent et s'accomplissent. S'il n'y a plus rien contre quoi on doive mener un effort d'existence, alors il n'y a plus rien qui nous permette de nous construire une identité propre, qui reste un élément indispensable à la santé mentale et à la possibilité d'exister en société : si nous sommes tout à la fois, alors nous ne sommes plus rien.

 

Dans l'article de Bonnal :

 

« Il y a aujourd’hui, presque partout en Europe, une sensibilité et une irritabilité maladives pour la douleur et aussi une intempérance fâcheuse à se plaindre, une efféminisation qui voudrait se parer de religion et de fatras philosophique, pour se donner plus d’éclat — il y a un véritable culte de la douleur. Le manque de virilité de ce qui, dans ces milieux exaltés, est appelé « compassion », saute, je crois, tout de suite aux yeux. — Il faut bannir vigoureusement et radicalement cette nouvelle espèce de mauvais goût, et je désire enfin qu’on se mette autour du cou et sur le cœur l’amulette protectrice du « gai saber », du « gai savoir», pour employer le langage ordinaire. »

 

Il est drôle de constater qu'en effet, cette sensiblerie est ce qui justifie la quasi prévalence de femmes guerrières dans les sommets de la décision militaire américaine, comme cela a déjà été soutenu ici, et ce pour défendre le « We came, we saw he died » d'Hillary Clinton, étrange revers de la médaille totalement dépourvue de cette empathie que l'on prétend féminine, à propos d'un chef d'état Libyen qui avait établi son pays au sommet de l'Afrique en terme de prospérité, pour finir ainsi torturé et décapité par l'action de ces féministes guerrières voulant faire la loi et la morale partout dans le monde. Aussi, quand on me dit que ces femmes masculinisées (puisque n'existant plus en tant que femmes à cause du féminisme, mais répandant tout de même à la fois les tares de la femme et celles de l'homme dans le monde) feront un avenir meilleur pour l'humain, je tousse...

 

Autres passages qui laissent à réfléchir et que je laisse sans commentaires :

 

« À aucune époque le sexe faible n’a été traité avec autant d’égards de la part des hommes qu’à notre époque. C’est une conséquence de notre penchant et de notre goût foncièrement démocratiques, tout comme notre manque de respect pour la vieillesse. Faut-il s’étonner si ces égards ont dégénéré en abus ? »

 

« Tandis qu’elle s’empare ainsi de nouveaux droits, tandis qu’elle s’efforce de devenir « maître » et inscrit le « progrès » de la femme sur son drapeau, elle aboutit au résultat contraire avec une évidence terrible : la femme recule. Depuis la Révolution française l’influence de la femme a diminué dans la mesure où ses droits et ses prétentions ont augmenté… »

 

Je ne citerai pas de passages de l'article d'Orlov, mais j'en recommande comme toujours la lecture attentive. C'est souvent dans ses textes qu'on trouve des idées trop souvent laissées de côté, et il n'hésite pas dans celui-ci à mentionner certains points qui éclairent bien la différence fondamentale entre homme et femme, et une certaine particularité de l'homme à avoir une plus grande diversité génétique que la femme, or l'on sait l'importance de la diversité dans la réussite d'une espèce... à une époque où l'on dénigre l'homme pour son caractère qui serait celui d'un éternel et monolithique pervers agresseur de femmes, portrait dans lequel, j'imagine, bien peu d'hommes ont en fait le loisir de se reconnaître, même si beaucoup l'acceptent par bête culpabilisme. Voir un peu plus loin que le bout de son nez, c'est toujours ce que propose Orlov, et c'est toujours un rafraîchissement pour moi en tout cas.

 

En tout cas, si la femme est un homme comme les autres (et vice versa) alors elle n'a plus rien à lui envier en bêtise.

 

Un autre article extrêmement critique et même assez tranché sur le sujet (pas d'accord avec tout, mais sur le fond oui) :

 

https://fr.sott.net/article/31701-La-masculinite-sur-la-sellette-le-feminisme-et-l-homme-moderne

 

Enfin, pour moi s'inscrivent dans le même contexte la tendance à tout censurer (non seulement les fake news comme on l'a vu plus tôt, mais aussi ce qui est inconvenant du point de vue d'une certaine sensiblerie « efféministe », voire plus haut) et à refuser jusqu'à l'humour :

 

https://francais.rt.com/france/47270-aventures-bamboula-sous-feu-critiques-editions-varly-abandonnent-reedition

 

Désormais on ne peut plus rire sans qu'une cohorte d'abrutis bien-pensants aillent user leurs claviers sur twitter :

 

https://francais.rt.com/france/47487-blague-sur-la-shoah-qui-passe-mal-sur-france2

 

Triste époque où l'humour, la littérature, le cinéma, doivent correspondre à des canons de politiquement correct qui stérilisent de plus en plus la pensée et l'humain. L'humour est la première des manifestations de l'esprit humain, et après les empires religieux puritains qui le bannissent, on vient d'inventer la démocratie opposée à l'humour et à de plus en plus des formes de la liberté d'expression. Car qu'on ne vienne pas me dire que la liberté d'expression des malades mentaux qui n'ont rien de mieux à faire que de manifester leurs humeurs sur twitter soit à mettre en balance avec celle de publier, lire et réfléchir des textes, qu'ils soient une satire enfantine du colonialisme (j'ai de vagues souvenirs de la BD Bamboula, et loin de faire un éloge du racisme, il me semble bien qu'il s'agissait plutôt de se moquer des colons en premier lieu) ou qu'ils soient des pamphlets ouvertement antisémites comme ceux de Céline, que n'importe quel esprit libre et indépendant (mais n'est-ce pas au fond cela qu'on veut annihiler ?) pourra critiquer et prendre avec distance !

 

On constate tout de même que, maintenant, il vous suffit d'être un assez grand nombre de tristes sires postant en meute sur twitter pour faire interdire une publication. Une nouvelle façon, finalement plus efficace, de lancer des fatwas et d' « être Charlie »...

 

Les humoristes pratiquant l'humour noir ou une certaine forme de provocation sont-ils le nec plus ultra de la contestation actuelle ? On aurait presque tendance à le penser tant le simple fait d'aborder certains sujets – et de plus en plus de sujets – quel que soit l'angle choisi (à moins de dire « à mort l'antisémitisme », j'imagine) devient difficile, et finira par devenir une sorte d'acte de courage, voire de témérité lorsqu'on tient à sa carrière.

 

Encore une fois c'est chez Nicolas Bonnal qu'on trouvera des éléments pour affronter cette problématique hystérique et de censure, car il faut bien nommer les choses :

 

http://www.dedefensa.org/article/philippe-muray-face-au-desert-des-barbares

 

« Ce monde est dérisoire, mais il a mis fin à la possibilité de dire à quel point il est dérisoire ; du moins s’y efforce-t-il, et de bons apôtres se demandent aujourd’hui si l’humour n’a pas tout simplement fait son temps, si on a encore besoin de lui, etc. Ce qui n’est d’ailleurs pas si bête, car le rire, le rire en tant qu’art, n’a en Europe que quelques siècles d’existence derrière lui (il commence avec Rabelais), et il est fort possible que le conformisme tout à fait neuf mais d’une puissance inégalée qui lui mène la guerre (tout en semblant le favoriser sous les diverses formes bidons du fun, du déjanté, etc.) ait en fin de compte raison de lui. En attendant, mon objet étant les civilisations occidentales, et particulièrement la française, qui me semble exemplaire par son marasme extrême, par les contradictions qui l’écrasent, et en même temps par cette bonne volonté qu’elle manifeste, cette bonne volonté typiquement et globalement provinciale de s’enfoncer encore plus vite et plus irrémédiablement que les autres dans le suicide moderne, je crois que le rire peut lui apporter un éclairage fracassant. »

 

Dans ce contexte, le rire est en effet d'autant plus nécessaire qu'il y a une tendance à vouloir l'aseptiser, si ce n'est l'interdire. Quand on ne pourra plus rire de rien, car toute forme d'humour sera vu comme une forme d'agression ou de manque de respect, pourra-t-on encore rire, peut-être, du rire lui-même, comme d'une relique dépassée d'un temps où ce spasme simiesque (référence au Nom de la Rose) permettait de se distancier un peu des souffrances de l'existence ? Ne sera-t-il permis que d'être sérieux à propos de tout ? Encore une fois, j'ai été l'un des premiers à dire que l'humour portait en lui une tare : à rire de tout, on ne traite rien, on ne résout rien, on dissout seulement, on prend tellement de distance, on diminue la souffrance et alors le problème demeure. Mais à ne plus pouvoir rire de certaines choses et il ne restera que la souffrance, un sérieux crispé, dur, sec et sans plus de solutions à proposer, en fin de compte que l'austérité et la tristesse. Un sérieux encore plus stérile que le réflexe certes parfois facile du rire.

 

Le rire est nécessaire et voilà qu'on se trouve dans la position de devoir le défendre, alors qu'il est évidemment immortel, propre à la vie et à l'intelligence, indissociable de l'humain, et je plains sincèrement ceux qui ne savent voir que la facette sérieuse des choses au point de vouloir l'imposer aux autres, en véritables ayatollahs de leurs postures idéologiques extrémistes. Des tyrans en attente d'être institués, et qui en attendant profitent de twitter pour vivre leur fantasme de toute-puissance. Des tristes sires, que je vous dis.

 

« Le rire est très exactement ce que l’époque ne peut plus du tout tolérer, encore moins produire, et qu’elle est même en passe de prohiber. «Rire de façon inappropriée», comme on a commencé à dire il y a une dizaine d’années sur les campus américains, est maintenant presque un délit. L’ironie, la dérision, la moquerie, la caricature, l’outrance, la farce, la guignolade, toute la gamme du rire, sont à mes yeux des procédés de description que l’âge de l’industrie de l’éloge ne peut évidemment pas supporter. »

 

Une époque tellement sûre d'elle-même qu'elle a décidé de bannir les bouffons et la bouffonnerie pourtant indispensables à la sanité de la société dans son ensemble.

 

On voit, plus loin dans le texte, le lien que l'on peut établir avec le féminisme et la censure contre le rire :

 

« …il faudrait revoir, réactualiser et corriger tout cela avec le formidable progrès des sciences qui, joint au désarroi général et à l’envie sourde de se débarrasser du fardeau sexuel, est en train de fusionner dans une espèce d’idéologie new age qui n’a même plus besoin de dire son nom. Il y a aujourd’hui un néo-scientisme mystique qui renouvelle tout ce que j’écrivais, à l’époque, sur les danses macabres de l’occultisme et du socialisme. »

 

Il s'agit en fait d'instituer une sorte d'ordre moral assez particulier et tout à fait dément, une sorte de fondamentalisme féministe où le sexe comme le rire sont à considérer comme des archaïsmes bestiaux à faire disparaître, selon le credo de ce qui s'érige comme une sorte de nouvelle religion de masse.

 

D'autres éléments du texte et des passages de Philippe Murray mériteraient d'être cités et débattus, qu'on soit d'accord ou pas d'accord, mais j'ai déjà été assez long, aussi j'en viens à ma dernière partie.

 

 

Divers

 

Pour conclure un peu ce qui a été dit jusque là, je pense que ce texte de Philippe Grasset s'impose, où il nous parle de Dali, et de comment la vision des choses de Dali éclaire notre époque d'un regard nouveau, pas si nouveau en fait :

 

http://www.dedefensa.org/article/nos-temps-dali

 

Un Dali qui, rappelons-le, se jouait de sa société en usant de ses codes pour les détourner et les rejouer en sa faveur. Qui n'hésitait pas à dire ce qu'il pensait des médias, de tous les médias :

 

http://www.ina.fr/video/I12180542

 

Enfin, quelques liens divers, comme ce texte hommage de Philippe Grasset à des contestataires en difficulté :

 

http://www.dedefensa.org/article/leur-bataille-est-la-mienne-et-la-votre

 

Un article sur les vaccins pour prolonger ce qui a déjà été dit sur mon blog à propos de l'obligation vaccinale en particulier (on sait comme obligation et démocratie sont censés former un oxymore, même si on constate décidément que l'un ne va pas sans l'autre) :

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/elements-de-reponse-au-plaidoyer-200500

 

Quelques arguments pour combattre la pensée unique sur le réchauffisme :

 

https://fr.sott.net/article/31649-Les-rechauffistes-disent-que-le-niveau-de-la-mer-augmente-mais-ca-ne-peut-pas-etre-demontre-parce-qu-il-n-y-a-pas-encore-assez-de-donnees-sur-la-deformation-des-fonds-marins

 

Et enfin une info importante sur Mars, pour ceux qui l'auraient ratée, toujours à prendre avec méfiance :

 

https://fr.sott.net/article/31666-Des-scientifiques-ont-decouvert-de-l-eau-pure-en-abondance-sur-Mars

 

Je n'en rajoute pas plus. Je dirais juste pour conclure ce numéro que nous voyons que la censure associée à une idéologie « ultra » font leur chemin dans la société, et que cela n'est pas du tout de bon augure : à surveiller. Bonne journée et bonne continuation à tous tout de même, en n'oubliant pas que s'informer sur l'état du totalitarisme est une chose, mais que l'important est de ne pas s'intoxiquer l'esprit avec cela. Ce qui compte est de s'informer pour rester vigilant, pas de s'informer pour nourrir une obsession ou une névrose (victimaire, à tendance paranoïaque ou que sais-je). Il y a largement la place pour exister et s'accomplir dans le monde actuel, pour peu qu'on se désintoxique de la doxa dominante et rampante, et à mes yeux, c'est tout ce qui compte pour le moment.