Dans un premier temps, je voulais amener des développements assez poussés, et éventuellement mener cette réflexion sur une série d'articles, mais finalement, j'ai déjà trop parlé de tout ça, aussi je vais faire aussi succinct que je peux avec les éléments que je voulais aborder. Ce sujet est particulièrement navrant et il m'est apparu qu'il est principalement relayé par certaines sources, telles que Russia Today qui accorde trop d'importance à mon goût à ce qui se déroule sur les « réseaux sociaux ». Cependant, comme l'excitation qui a lieu sur ces plateformes se répand un peu partout, je me confirme dans mon impression que, bien que cette agitation hystérique soit finalement le fait d'une poignée de personnes, il s'agit pourtant bien d'une tendance de fond appelée à durer.

 

Les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter ont accaparé, au fil des dernières années, de plus en plus de part d'attention du public, et certains s'en servent pour mener leurs petites guéguerres que je n'hésite pas à juger minables et fatigantes, totalement contre-productives à la fois pour les causes défendues et pour le progrès d'un fond véritablement démocratique dans nos pays. On ne peut pas s'attendre, lorsqu'une minorité prend tout le monde en otage sur ses obsessions ridicules, à voir progresser ni l'intelligence, ni le bien commun.

 

Vidéo youtube : Frédéric Taddeï : Les limites du débat ?

 

 

Taddéi le dit dans sa conclusion, lorsque l'interviewer lui demande ce qu'il retient de ses années passées à la télé : ce sont les extrémistes, les fanatiques, qui donnent le ton. Une minorité d'excités qui ont une vision souvent particulièrement simpliste, orientée et caricaturale des choses monopolise le temps de parole.

 

Un exemple parmi tant d'autres :

 

https://francais.rt.com/france/48342-violent-clash-rokhaya-diallo-de-la-villadiere

 

Quand une féministe défend le voile, on se dit quand même que quelque chose cloche, quand on a un simple fond de bon sens... C'est que ce combat « féministe » est, pour ce type de personne, un avatar du combat des black panthers, desquels elle se réclame d'ailleurs. Autant on peut accorder de la légitimer aux mouvements féministes ou aux mouvements d'émancipation de toutes minorités, autant il faut bien se dire qu'ici il ne s'agit pas de cela : il s'agit ni plus ni moins de lobbying communautariste, c'est à dire d'une entreprise de division de la population, entre guerre des sexes et guéguerre ethnique. C'est dans cet esprit et dans cet esprit seulement qu'on peut défendre le voile « pour les femmes » : on le défend pour un communautarisme islamique, permettez moi de le dire tout net.

 

Parfois je me suis demandé si, en prenant de l'âge, je ne me « droitisais » pas, en adoptant une vision que j'aurais totalement reniée il y a encore dix ans. En d'autres termes, je me suis demandé si je ne devenais pas un vieux con réactionnaire, un raciste qui ne s'assume pas.

 

En fait, c'est seulement que j'ai acquis de l''expérience et de la lucidité et que je vois ce que sont devenus les combats pour l'universalisme : du lobbying fanatique en faveur de minorités de plus en plus restreintes, et une anarchie mentale, une non-pensée absolue qui s'est sans doute consolidée justement autour de ceux qui gueulent le plus fort, monopolisent les médias et s'accaparent maintenant même internet, préparant à la fois sa censure et l'affaiblissement des mouvements contestataires réellement porteurs de sens et de pertinence. Aussi, il est indispensable de répondre à un minimum à ce fanatisme qui se répand de plus en plus et pourrit l'ambiance. C'est ce qu'a fait Greg Tabibian dans une vidéo youtube qui, on ne s'en étonnera pas, a été censurée.

 

Vidéo youtube : J'SUIS PAS CONTENT ! (Hors-Série #02) : Rokaya dit du caca !

 

On trouve le lien vers la vidéo intégrale sur Dailymotion dans la description mais ce n'est pas inintéressant d'entendre l'explication de l'auteur avant tout.

 

Et pour mieux se rendre compte du délire dont je parle à propos des réseaux sociaux et d'une minorité de timbrées entendant faire régner leur loi, rien n'est plus édifiant que cet article avec la conversation telle quelle, exemple parmi d'autres de cet état d'esprit que je dénonce formellement :

 

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/sexisme-dialogue-surrealiste-entre-201396

 

Ceci est également assez éclairant sur la vision que se font ces féministes fanatiques sur ce que seraient les hommes :

 

https://francais.rt.com/france/48106-un-homme-sur-deux-ou-trois-est-un-agresseur-selon-caroline-de-haas

 

Il faut avouer que, si ça ne concerne qu'une minorité de personnes, cela fait tout de même froid dans le dos de réaliser l'impact que ces quelques unes peuvent avoir.

 

Et pour ceux qui ne croient pas qu'il s'agisse d'une tendance de fond, mais seulement d'un phénomène passager, peut-être faut-il se rendre compte aussi que cette mentalité s'insinue jusque dans les milieux artistiques, culturels, les musées, etc. Et là ça devient franchement inquiétant et notoirement débile :

 

https://francais.rt.com/international/47780-musee-britannique-decroche-tableau-nymphes-sexisme

 

De très beaux tableaux décrochés, sous des prétextes tout à fait puritains. Il y avait aussi le cas de ce musée hollandais qui renommait des œuvres anciennes parce qu'on y trouvait le mot « nègre ».

 

https://la1ere.francetvinfo.fr/2015/12/28/le-rijksmuseum-d-amsterdam-renomme-des-oeuvres-jugees-offensantes-318007.html

 

On notera les censures de BD, de livres, de plus en plus fréquentes au cours des derniers mois, et on s'en prend même à des séries télévisées particulièrement populaires et innocentes à la fois.

 

https://fr.sott.net/article/31848-Censure-a-l-horizon-dans-le-Minnesota-Harper-Lee-et-Mark-Twain-expurges-des-programmes-scolaires

 

 

Et voilà ce que donne cette hystérie auprès du public, même si la tendance n'a été que momentanée, cela montre que les gens ont « imprimé l'information » et que cela a eu un impact sur le nombre :

 

https://francais.rt.com/france/48319-paris-hausse-20-30-affaires-harcelement-sexuel-viol-selon-molins

 

A noter qu'un phénomène similaire a eu lieu à Londres, la même année, sans explication connue.

 

On raconte aux gens qu'internet est machiste, tout comme je l'avais dit par ailleurs dans un précédent article, on disait que « le monde est biaisé » :

 

https://francais.rt.com/france/47944-violences-faites-femmes-youtube-twitter-facebook-epingles-haut-conseil-egalite

 

Il faut donc refaire le monde, internet et toute la biologie ? Parce que c'est la biologie qui est avant tout responsable des différences entre les hommes et les femmes, et ces différences nous sont utiles. Faut-il dire en quoi ? Si besoin, Dmitry Orlov nous rappelle un peu à quoi servent les hommes, puisqu'il semble qu'il faille revenir aux bases, quand un discours et une attitude délirants s'imposent de plus en plus :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2018/02/les-hommes-quoi-sont-ils-bons.html

 

Même si Orlov nous livre ici une image un peu caricaturale de l'homme (je ne m'y reconnais pas du tout, mais sans doute suis-je juste un de ces hommes modernes féminisés dont il parle ?), il a tut de même le mérite de rappeler que les « mâles » seront indispensables dans toute situation de crise, et il y en aura fatalement dans les décennies à venir, étant donné la manière dont se passent les choses, alors les petits caprices des féministes extrémistes, dans tout ça...

 

J'ai déjà dit qu'il serait profitable de revenir aux sources du féminisme originel, tout à fait respectable, qui prétendait émanciper les femmes de leur condition plutôt dépendante des hommes, jusqu'au cours du 20e siècle et encore maintenant, surtout pour les générations anciennes, il faut l'admettre.

 

Maintenant on n'entend plus que « parité », « égalité salariale »... La parité, est-ce vraiment nécessaire ? A-t-on vraiment besoin de 50% de femmes dans les ministères et les assemblées, lieux qui concentrent de toute façon des personnes avides de pouvoir ? L'égalité salariale, je l'ai déjà argumenté, ne sert qu'à niveler hommes et femmes dans l'aliénation consumériste. Se libérer du salariat plutôt que jalouser le salaire des hommes les plus arrivistes me semble bien plus noble et prioritaire...

 

Le véritable projet de ces femmes semble plutôt être de devenir des femelles alpha et de remplacer les hommes parmi les plus vils et les plus avides à leurs positions. Le résultat d'une sorte de sélection médiatique des pires grandes gueules, côté femmes comme hommes. Réformer les mâles et les anéantir, surtout s'ils sont blancs, voilà le vrai projet d'une bonne partie de cette mouvance qui regroupe tous les activismes LGBT, autour du genrisme, du racialisme, et toutes ces saloperies d'obsessions traumatiques qu'on n'arrive décidément pas à dépasser. Quand bien même les femmes comme les homosexuels accèdent désormais à tous les postes qu'ils veulent, s'ils le veulent vraiment, c'est à dire qu'encore une fois, ce sont les plus agressifs et les plus compétitifs parmi eux que l'on remarque et qui font tant de bruit.

 

Tant pis pour les plus calmes et les plus civilisés, qui devront subir cette agitation sans cervelle. Et tant pis pour ceux qui ont compris que les vraies luttes d'aujourd'hui ne sont plus tellement celles-ci, mais plutôt celle de l'avènement d'un monde enfin civilisé et réellement démocratique. Il faut bien admettre que quand on raisonne selon le principe de celui qui gueule le plus fort (et qu'on se plaint de se faire interrompre par les hommes dans les débats, comme on le trouve aussi ici et là), il n'y a guère de place pour une mentalité réellement démocratique : on veut juste prendre sa place, quitte à bouffer celui qui s'y trouve déjà. De toute façon, c'est bien connu, selon certaines féministes, les hommes méritent juste de mourir (comment feront-elles pour conserver une population planétaire ? Ah oui, sans doute avec ce projet d'annihilation de la sexualité qui semble déjà poindre le bout de la pointe de son nez... fécondation artificielle, vire pourquoi pas une parthénogenèse scientifique et eugéniste ? … j'ai sans doute trop d'imagination... mais ça reste à prouver).

 

Quant à l'impact sur la société, on commence déjà à le constater, même si c'est par certaines professions assez peu communes :

 

https://francais.rt.com/international/47829-hotesses-formule-1-accusent-feministes-perdre-job

 

On me dira qu'on ne devrait pas regretter ce genre de profession sexiste, mais alors sans doute faudra-t-il à l'avenir androgyniser tout le monde pour éviter la jalousie et la discrimination par la beauté ? La disparition de la beauté semble de toute façon un projet de société bien avancé, si on en juge par l'architecture moderne ou encore cette infamie qu'est le « design », dont le résultat est beau une fois sur dix. Le fait est que beaucoup de professions sont encore quasiment réservées aux hommes d'un côté et aux femmes de l'autre et ce n'est pas forcément un mal. Dois-je citer les bûcherons, les égoutiers, les maçons, les esthéticiennes, les infirmières ? Qu'on le veuille ou non, et pour des raisons biologiques très ancrées qui n'ont rien à voir avec des problèmes de représentation ou de couleurs de jouets ou de sac à dos, ces vocations et ces spécialités trouvent un écho bien particulier en fonction des sexes pour des raisons faciles à comprendre qu'il me semble inutile de détailler.

 

 

Pour ma part, ce féminisme hyper-agressif et gueulard me paraît excessivement masculin, et me semble juste le visage d'un peut-être nouveau patriarcat à venir. Un patriarcat qui sera tenu par des féministes qui prétendront qu'elles auront émancipé les femmes... en les niant.

 

 

Mais ce résultat qui s'annonce (j'avoue sans problème en faire un peu beaucoup dans le catastrophisme, mais cette tendance que je dessine à gros traits se vérifiera dans les années à venir, j'en suis sûr) était sans doute tout ce que pouvait fournir la société que nous connaissons.

 

Une société en manque d'authenticité , où les hommes ont en effet tendance à être féminisés et les femmes masculinisées, pour tendre vers ce soi-disant souhaitable monde d'avenir qui sera confusionniste ou ne sera pas. Dans le monde que j'observe, la générosité est constamment abusée et détournée. Les ONG, même les thérapies naturelles, servent de cheval de Troie à des logiques impérialistes et/ou consuméristes, où les bonnes intentions ne sont que prétendues. On parle là de valeurs plutôt féminines à la base, dont on se sert pour abuser les populations.

 

Il ne faut pas s'étonner que Trump soit surgi, essentiellement par le vote des campagnes, dans ce monde où les populations urbaines sont de plus plus déconnectées non seulement de la nature, mais du monde, du réel tout court, croyant qu'on peut tout faire avec les genres, les caractères de base des entités biologiques que nous sommes. C'est que le refoulé, comme le réel, finissent toujours par frapper de nouveau à la porte.

 

Dans le même temps, en France, la réponse donnée fut le macronisme, comme illusion de destruction d'un clivage qui était faux, mais qui n'a été remplacé que par le rien. Ce clivage, on s'en aperçoit maintenant, découle largement de la séparation entre les villes et la campagne, le monde civilisé et le monde sauvage. D'un côté une élite, vivant par excellence dans la déconnexion, essaye d'imposer sa réalité à un monde qui lui résistera forcément, parce qu'il est incommensurablement plus fort.

 

La quête icarienne des ultra-féministes actuelles est vouée à l'échec. Mais comme tous les mouvements délirants qu'engendre notre société et notre époque, elle se débattra jusqu'au bout, quitte à tout casser et tout détruire.

 

Soit. Il faut détruire avant de reconstruire plus sain. Un monde, osons rêver, débarrassé de ce féminisme fou et malsain, parce qu'on aura enfin su assumer nos différences et les faire fonctionner en harmonie, plutôt que dans le conflit et la manipulation.

 

En attendant ce paradis sur Terre qui ne viendra probablement jamais ou pas avant longtemps, il faut bien se dire que cet ultra-féminisme, avec ses cousins, l'ultra-communautarisme, l'ultra-genrisme ou encore l'ultra-écologisme, sont à la pointe d'un totalitarisme émergent.

 

Car le totalitarisme n'est jamais mieux à sa place que dans un monde urbanisé, bétonisé, solidifié, statufié, où sont nées ces idéologies idéalistes et offensives qui veulent s'emparer du réel pour le réformer en même temps que les mâles, icône s'il en est du mal, dans leur univers mental.

 

Ce n'est pas la première fois que je le dis : l'avenir nous réserve sûrement une forme ou une autre de dictature écologique (soft ou hard). Les idéologies du genre, du féminisme ou du pseudo-antiracisme sont juste d'autres fenêtres que cette mentalité en construction essaye d'enjamber, car elles marchent toutes ensemble, elles procèdent toutes d'un état d'esprit d'un seul bloc, même si cohérence demeure pratiquement introuvable. Cohérence avec le réel, j'entends.

 

Mon propos paraît sûrement confus, voire un peu décousu, mais je n'ai pas voulu m'étendre trop parce que ce sujet, aussi important soit-il, me lasse. Le spectacle de la débilité humaine en contradiction avec le vivant, la nature et le réel, je le contemple depuis tout petit, je pensais seulement ne pas le voir arriver à un tel paroxysme de non-intelligence. Notre époque trouve encore des moyens de me surprendre en mal.

 

Mais je l'ai dit, et sauf cas exceptionnel, c'est la dernière fois que je développe sur ce sujet. Je considère cette tendance comme acquise et comme partie prenante du monde moderne, et il faut juste en prendre acte. Et sans doute passer à autre chose tout en gardant un œil consterné dessus de temps à autres.

 

Ah oui, un dernier lien pour la route, intéressante réflexion de fond sur ce sujet :

http://www.dedefensa.org/article/transgenre-turbo-nouvelle-facon-detre-fou