Comme annoncé dans le précédent article, je fais surtout ici un partage de lien avant qu'ils ne disparaissent éventuellement du net ou ne deviennent obsolètes, alors que je vais prendre un peu le temps de travailler sur un autre projet, dans le but de ne pas laisser tomber les séries d'articles entamées au cours des années récentes. Ce sera l'occasion de commentaires sur la situation actuelle, et d'ailleurs allons directement au cœur du sujet.

 

Sur l'hystérie covidienne

 

La situation est largement commentée partout, y compris par moi-même, mais lorsqu'il s'agit de contempler la chute d'un système, et sa transformation en on ne sait quoi, on ne peut pas en faire l'économie.

 

Rocard disait qu'il ne fallait jamais sous-estimer la connerie, car elle est courante, tandis que le complot demande un esprit rare. Il y a sans doute du vrai là-dedans, et pourtant j'imagine assez facilement la connerie envisager des complots, mais aussi des esprits rares se vautrer dans la connerie, à cause de toutes sortes de biais humains, cognitifs, psychologiques. C'est pourquoi je n'arrive pas à trancher si la gestion sanitaire calamiteuse, pour ne pas dire apocalyptique, que nous subissons en France, résulte d'une stratosphérique connerie, ou de complots plus ou moins foireux. Il y a certainement, dans ce paysage désordonné, une variété d'éléments qui se contrarient, de poussées d'intérêt allant dans des directions différentes, qui pourraient expliquer cette sidérante cacophonie politique à laquelle nous assistons. Emmanuel Todd trouve quant à lui que l'intelligence a déserté le monde des décideurs, des soi-disantes « élites », pour être expulsée dans le petit peuple, où elle serait confinée en même temps que lui. C'est sans doute, là aussi, un tableau un peu trop binaire de la situation, mais qui aurait le mérite d'expliquer pourquoi on a l'impression, lorsqu'on est capable d'agencer différentes idées de manière relativement complexe, pourquoi il semble que nos gouvernements en soient absolument incapables, et persistent dans une politique butée et bornée à nous imposer avec toujours plus de force et de menaces des mesures qui ont démontré leur inanité.

 

Je ne peux, en tout cas, m'empêcher d'y voir un signe des temps qui est celui d'une société à bout de souffle, écrasée et étouffée sous la botte d'une idéologie politique absurde et imbécile qui a fait son temps, et vit désormais celui de sa décadence. Décadence qui risque, malheureusement, de se prolonger assez longtemps, jusqu'à ce que tout le monde ait bien compris que non, décidément, cela ne marche pas et ne marchera jamais.

 

C'est ainsi que l'on devra subir, à moins de s'y opposer avec suffisamment de vigueur, ce genre de velléité :

 

https://francais.rt.com/france/80684-pour-stanislas-guerini-gestes-barrieres-devront-continuer-etre-respectes-apres-epidemie

 

Ceci bien que tout démontre que les tests qui servent de base et de référence à cette gigantesque danse de Saint Guy collective n'ont aucune fiabilité qui soit suffisante, et ce qui suit n'en est qu'une illustration médiatique guignolesque qui a le mérite d'apparaître au grand jour :

 

https://francais.rt.com/international/80712-covid-elon-musk-dit-avoir-ete-controle-deux-fois-positif-deux-fois-negatif-tests-antigeniques

 

Tout cela servant bien évidemment d'abord et avant tout à des malversations qui sont devenues depuis bien longtemps la sève même de la « démocratie libérale » :

 

Vidéo youtube : Scandale vaccin COVID : Pfizer a recruté l’ex-patron de l’agence du médicament américaine en 2019

 

 

Tout cela pousse forcément à s'interroger, et à nourrir une dissonance cognitive grandissante entre la population, et ceux qui en ont la garde. On peut ainsi se demander à quel point nous sommes naïfs, et si ce confinement est bien le nom que l'on devrait donner à notre arraisonnement :

 

https://lundi.am/Le-vrai-nom-du-second-confinement

 

Vidéo youtube : La naïveté nous tuera-t-elle ?! (L'info en question)

 

Et toutes sortes d'autres questions, comme celles, très pertinentes, que se pose encore Slobodan Despot, au sujet de l'inversion du rideau de fer, entre un occident terrorisé, et des pays de l'est qui ont suffisamment connu la peur pour comprendre que ce virus n'est qu'une énième tuile dont la gravité est somme toute très relative :

 

Vidéo youtube : ANTIPRESSE 259 — Le briefing avec Slobodan Despot

 

Il est d'ailleurs très intéressant d'écouter, sur ce sujet, le docteur Violaine Guérin, qui tient ici selon moi des propos parmi les plus sages et les plus mesurés que j'ai pu entendre depuis le tout début de la crise :

 

Vidéo youtube : Interview du Dr Violaine Guérin : covid-19, hydroxychloroquine, « Laissons les médecins prescrire »

 

 

Et une autre chose qu'on peut se demander, c'est pourquoi certains pays d'Asie s'en tirent parfaitement bien, tandis que nous sommes les Gaston Lagaffe de la crise :

 

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-voici-les-dix-mesures-qui-ont-permis-la-coree-du-sud-de-contrer-l-epidemie-6794717

 

En lisant un peu ces mesures, connues depuis le printemps, qui ont laissé la Corée du sud en dessous des 500 morts, sans aucun confinement généralisé ni fermeture des commerces, on réalise vite que les plus essentielles, nous ne les avons jamais prises, et les autres nous les avons faites n'importe comment. Ce qui plaide, il faut l'admettre, en faveur des propos de Todd et de Rocard...

 

 

Sur la situation américaine

 

Là-bas aussi, la situation est tellement chaotique que je ne sais même pas par quel bout la prendre, mais pour être assez synthétique, on peut se borner à remarquer que de nombreux observateurs critiques avaient parfaitement raison : on ne serait pas plus avancés après l'élection, car la situation serait obligatoirement contestée et bordélique, ce qui mènera indubitablement à des troubles civils. Autre signe des temps, donc.

 

L'une des illustrations de ce chaos, parmi bien d'autres, et alors que Trump est encore président jusqu'au 20 janvier 2021, et en dépit du fait que Biden veut le virer manu militari de la maison blanche :

 

https://francais.rt.com/international/80701-democrates-qui-veulent-punir-partisans-donald-trump

 

On reste donc dans le thème des « deplorables » de 2016... Où les électeurs de Trump ne sont pas considérés comme des êtres humains à part entière... Et on nous fera, dans la foulée, l'éloge de la démocratie à l'occidentale.

 

Dans ce contexte, il est bon de rappeler le discours de Salvador Allende du 11 septembre 1973, bouleversant, mais aussi très parlant pour ce qui concerne le monde dans lequel nous vivons, dont nous avaient avertis différents présidents des USA tout au long du 20e siècle, et qui étaient bien placés pour savoir quelle était réellement l'influence de leur pays dans les affaires du monde... Et le Chili de cette année était au première loge pour vérifier la pertinence de ces avertissements. Rappelons que Trump a été le président moderne ayant déclenché le moins de guerre (facile : aucune), à l'inverse d'Obama, dont Biden était le vice président, et qui détient, lui, le record absolu, en dépit de son prix Nobel de la paix à la tête du client... Donc pour tous ceux qui pensent que l'arrivée de Biden annonce une ère de paix, de prospérité, d'humanité et de démocratie, permettez-moi de rire... jaune. Même si je n'ai pas de tendresse pour Trump non plus. Je regarde simplement les choses telles qu'elles sont, et non avec un œil idéologisé ou partisan.

 

On peut d'ailleurs reconnaître à d'autres signes la décadence du plus puissant pays de l'occident :

 

https://francais.rt.com/international/78598-oscars-imposent-normes-drastiques-diversite-pouvoir-pretendre-meilleur-film

 

Des quotas, des proratas, des taxes et du politiquement correct... ce sont bien là nos méthodes... Pour ma part ça se passe de commentaire, même si j'en devine bien quelques uns, au fond, qui ne suivent pas, et n'y voient qu'une bonne chose, quand il s'agit tout simplement, là aussi, de décerner des prix à la tête du client, et non en fonction d'une quelconque qualité artistique, critère totalement ringard, ça va de soi...

 

C'est exactement ce à quoi on s'attendrait, lorsqu'un pays perd les pédales, et remplace ses principes par de vulgaires apparences accommodantes.

 

 

Divers

 

Pour terminer, je pourrais encore parler du terrorisme en France, revenu nous hanter à l'occasion des anniversaires d'attentats précédents, pendant qu'Halloween était « annulé » par le confinement, et comme le seront peut-être, qui sait, les prochaines fêtes auxquelles nous tenons tant par tradition. Mais les traditions, on le sait, sont la chose la plus ringarde qui puisse être, quoique certaines sont protégées quand elles touchent uniquement la bourgeoisie (ou les aspirants bourgeois : corridas, chasse à courre, etc.).

 

Nous vivons donc dans un pays qui semble avoir appuyé sur le bouton d'auto-destruction, et il nous appartient d'arrêter le décompte... êtes-vous prêts ?

 

D'ailleurs, sur ce pseudo-progressisme destructif, un texte d'Orwell non sans lien avec :

 

https://www.partage-le.com/2016/08/07/lincoherence-du-socialisme-le-mythe-du-progres-le-culte-de-la-machine-par-georges-orwell/

 

Et quelques autres liens, pour finir, qui peuvent encore éclairer le moment actuel, comme par exemple celui-ci sur Chomsky :

 

https://www.les-crises.fr/quelle-place-pour-facebook-dans-le-modele-de-propagande-de-chomsky/

 

Ou encore deux textes sur la crise actuelle, trouvés sur un blog tout récent posté en commentaire par l'un des co-auteurs (merci à eux), et dont je n'hésite pas à faire ma petite publicité :

 

https://casentleroussi.fr/2020/11/11/le-fanatisme-sanitaire/

 

https://casentleroussi.fr/2020/11/08/vertu-francaise/

 

J'avais parlé de religion sanitaire et de superstitions, et c'est vrai que ce moralisme du présent porte en lui des caractères qui, encore plus loin, tiennent du fanatisme et de la néo-bigoterie.

 

Enfin, un dernier mot sur ce livre que je viens de finir :

 

https://www.babelio.com/livres/Forster-La-Machine-sarrete/628448

 

Étonnante nouvelle datée de 1909, qui nous parle ni plus ni moins d'un monde d'individus confinés, vivant chacun seul dans sa boîte souterraine, où la nourriture arrive toute seule, et où les gens ne communiquent plus entre eux que par un genre d'internet qui évoque terriblement les Skype et Facebook de notre époque courante... Ils refusent de se toucher et même de se voir en vrai, et tiennent pour vrai que l'air extérieur est toxique et même mortel. Ils ne sortent jamais de leur boîte, sont faibles car ne faisant aucun exercice physique, et sont d'ailleurs sélectionnés en ce sens. La sexualité y est interdite et obligatoire à la fois, et c'est une machine planétaire qui pourvoit à tous leurs besoins, tandis que les contrevenants sont simplement expulsés, ce qui équivaut à une condamnation à mort... Terrifiant monde dont on vient à se demander, dans le contexte actuel, jusqu'à quel point il représente notre présent et notre futur.

 

Quoiqu'il en soit... gardons espoir. Car la folie que nous vivons a encore quelques garde-fous, dont nous sommes les garants... Pensons-y.

 

Nul ne peut dire ce que sera « le monde d'après », mais nous savons que nous devrons en être des acteurs, et non de simples observateurs enfermés dans une case souterraine.