La météo m'a convaincu d'aller profiter des bois aujourd'hui. Alors je suis sorti de ma procrastination, j'ai traversé le quartier voisin, et je suis allé jusqu'à la colline. Sur le chemin j'ai vu une fille sans masque à l'arrêt de bus, et un peu plus loin, un homme sans masque, de l'autre côté du boulevard. On s'est dévisagés un bref instant comme des extraterrestres. Ici, le masque est obligatoire tout le temps et en tout lieu depuis plusieurs mois. J'ai toujours mis un point d'honneur à ne pas le porter dans les rues, où il est totalement inutile et contre-productif, en plus d'être un signe de soumission à ce régime d'absurdie préfectorale. Hier, pour la première fois, j'ai été très gêné, car en centre-ville, ça y est, tout le monde le porte, et bien sur le nez... Il n'a fallu que quelques mois pour convaincre la populace d'accepter cette mesure imbécile. Oui, je sais, je vis dans la Loire, dans un département qui n'a plus quitté le top 2 national, en terme d'incidence, l'hôpital local est peut-être l'un des plus saturés de France, mais soyons sérieux... personne ne se contamine dans la rue, sur des trottoirs quasi déserts de cette ancienne ville minière et industrielle désaffectée. D'ailleurs, même le conseil scientifique le reconnaît (cf les annexes que je publierai après minuit), et insiste que les contaminations ont lieu en intérieur. De plus, j'ai du sortir 3 fois en centre-ville depuis un mois, juste pour m'approvisionner en litière et en croquettes. Et je mets mon masque dans les magasins, même si je ne suis pas non plus très convaincu de l'utilité, mais par respect pour les autres, et pour ne pas me faire ennuyer.

 

La police elle-même ne semble pas non plus très convaincue. Je l'ai croisée deux ou trois fois sans réaction de sa part, ces derniers temps. Jamais même de contrôle d'attestation. Aucun doute, c'est la faute de notre relâchement collectif si... l'incidence est en chute libre depuis le couvre-feu...euh, attendez... ? Personnellement, je n'ai jamais vu les gens si bêtement dociles qu'en ce moment. Presque tout le monde, a de très rares exceptions, porte le masque sans réfléchir, presque en toute circonstance... peut-être juste pour qu'on arrête de lui reprocher son indiscipline, et ainsi renvoyer le gouvernement dans ses 22 ? Pourtant, celui-ci ne se gêne pas pour continuer...

 

Pour ma part, me voilà enfin dans ma vie, vraiment rebelle, vraiment dissident, bientôt résistant. Cela ne demande guère de courage ni un grand engagement personnel : ne mettez pas votre masque, ou alors juste sous le menton, au cas où... C'est comme ça qu'en 2020, on prend le maquis. Je songe avec un soupir à mon grand père, qui lui avait vraiment été dans la résistance française... et à ce peuple de veaux, fustigé par un général, aujourd'hui réduit à l'état de bétail subissant des mesures vétérinaires absurdes.

 

Toujours est-il que j'ai pris un détour, et je suis arrivé au pied de la colline, coin de nature situé à environ 1km de chez moi... me pardonnera-t-on cette approximation coupable, pour ne pas dire meurtrière ?

 

Je vois une dame avec son chien sur un chemin, il me semble qu'elle ne porte pas de masque. Les garçons à côté du terrain de foot jonglent avec un ballon, sans attestation, et le masque sous le menton. C'est à cause des gens comme ça, comme eux, comme elle, comme moi, que tout va mal en France. Vivement qu'on nous serre encore un peu la vis.

 

Il y a un autre chemin qui m'intrigue. Il me semble le connaître, pourtant il y a un panneau d'interdiction, et fixé à la barrière, un papier tordu et délavé dans son enveloppe de plastique, indiquant « DANGER ».

 

Je suis à peu près certain que j'ai déjà emprunté plusieurs fois ce chemin, et même lors de mon enfance... Mais je n'ai guère souvenir de ce panneau rond d'interdiction, qui n'a pourtant rien de neuf. Ben, en tout cas, c'est ce chemin que je décide d'emprunter, na !

 

Un peu plus haut, le chemin forme un embranchement, dont l'un conduit vers les jardins ouvriers du coin. De l'autre côté, j'entends des voix d'enfants. On est mercredi. Alors je vais par là, et un virage plus haut, ce sont une mère, et deux petits garçons qui batifolent sur un talus.

 

Je passe mon chemin, un peu plus loin les bois ont été un peu rincés par le vent, mais le chemin, s'il n'est pas très entretenu, est très large et praticable et bien qu'il monte, une voiture pourrait sans mal passer ici. Plus haut je vois qu'il est connecté à tous les autres chemins que je connais bien. Je peine à découvrir quel danger nous guette, ici, où l'on croise quelques promeneurs masqués, un joggeur sans masque (hou !), qui sera d'ailleurs la dernière personne sans masque que je croiserai aujourd'hui. La seule, aussi, qui me dit bonjour, et me frôle presque par deux fois. Un fou, un inconscient. Si seulement des caméras municipales pouvaient reconnaître ici nos visages afin de nous faire verbaliser par courrier... mais patience, cet oubli de nos techno-démocrates sera réparé sans délai. Ils songent déjà, enfin, à isoler les malades et à nous faire vacciner de force. A nous faire porter le masque chez nous, aussi, autre triste oubli de nos gens de pouvoir bien trop occupés à parer à tous les moyens de nous protéger, même contre notre gré.

 

Je vais tout en haut de la colline sans être écrasé par un rocher, attaqué par un tigre ni racketté par une bande de sioux. Tout est calme, beau et ensoleillé, et l'on marche paisiblement au milieu des feuilles jaunes d'automne. J'ai cessé de marcher avec le menton en avant pour défier les mougeons que je croisais, pour me laisser enfin aller à la sérénité forestière.

 

Une vaste clairière m'attend en haut, que je n'avais jamais vue, grande comme un tout petit trou de golf, ceinturée de hauts résineux qui laissent dans l'herbe un tapis clairsemé d'épines dédoublées. Pins ou sapins (pin sylvestre, me souffle un site spécialisé), je confesse mon ignorance, en tout cas de magnifiques arbres d'une vingtaine de mètres de haut, et qui bordent de nombreux prés où paissent des vaches brunes. Bicolores. Vaches laitières du coin.

 

Je m'approche de la clôture, dans un large rayon de soleil. Un fil barbelé à 1m10 du sol environ, fil électrifié à 80cm.

 

Si elle le voulait vraiment, une vache pourrait aisément sauter par dessus ça. Mais que ferait-elle de sa liberté ? N'est-elle pas nourrie, logée, soignée ? Et les vaches d'aujourd'hui ne savent plus sauter. De plus, elle n'a pas conscience de sa condition captive, n'ayant rien connu d'autre, et elle n'a pas conscience qu'après le fil électrifié, plus rien ne la retient. Ça nous fait déjà pas mal de points communs.

 

Ça et le fait que nous sommes aussi dans un environnement contrôlé. L'herbe est verte autour de nous, mais qui sait ce qu'il y a après la clôture ? Nous sommes, si nous le voulons, livrés en nourriture, en fournitures, des gens s'occupent de tout réparer chez nous contre rétribution, l'eau, le gaz, l'électricité et l'internet comme le téléphone arrivent chez nous sur simple commande, ou pression sur un bouton. Nous stockons de la nourriture aseptisée dans nos congélateurs, et nous sommes abonnés à des chaînes de télé, à l'internet, et au reste. Qui sait ce qui arriverait, si on ne payait plus, si on rejetait ce confort abrutissant, si on se rebellait, si on se roulait par terre, si on ne mettait pas notre masque, et correctement en plus ?

 

Comment faire prendre conscience à toute cette fraction du public qui croient encore au méga délire sanitaire que nous sommes ravalés au rang de vaches bien gardées ? J'ai envie de leur dire : « ce n'est pas de la sagesse, c'est de la mollesse ! Ce n'est pas de l'adaptation, c'est de la soumission ! »

 

Mais la liberté les intéresse-t-elle vraiment ? Est-ce que le fait d'avoir une femme (ou un homme/mari) et des enfants, ne les rend pas encore plus captifs de ce chantage pernicieux et implicite qui est au fond celui du système social moderne ? Ont-ils un projet, une ambition autre que d'élever leurs enfants pour n'en faire, comme eux-mêmes, que des esclaves de cette société confortable, encadrée, amollissante, imbécillisante ? Est-ce vraiment là l'apothéose de la société humaine, ce que nous ferons de mieux de toute notre histoire ? Est-ce vraiment l'objectif à la fois le plus haut, le plus responsable, le plus raisonnable, que de vouloir assurer son confort et sa survie, et point ? Quel être, quel esprit autre que bétonné dans la conformité et le médiocrissime ne parviendrait pas à en voir la triste banalité, la navrante vanité ? À quoi bon n'être qu'un bétail humain qui rumine des émissions de TV de merde, en se donnant l'impression d'être cultivé et avancé parce qu'il a accès à quelques films et à quelques livres, qui ne sont que des éléments de décor de sa cage dorée ?

 

Je ne dis pas qu'il faille nécessairement avoir une vie hors-norme, trépidante, qu'il soit même intelligent ou pertinent de se mettre en danger, et d'ailleurs, tous ces écueils narcissiques sont abondamment mis en scène sur Facebook et consorts. Je dis qu'une vie de bovin ne vaut pas d'être vécue, pour un être humain, et rien de plus. La vie ne se confond pas avec le divertissement, ni avec le sentiment boursouflé d'avoir une vie réussie juste parce qu'on possède une maison de plus de 100m² avec jardin. Bien des SDF ont une vie plus passionnante et plus chargée de sens que certains tristes propriétaires réduits eux aussi à gérer leur parc immobilier comme on gère un zoo ou une ferme. Ils sont autant à plaindre que le savetier de La Fontaine, et bien de ceux qui ont une Rolex au poignet sont en fait passés totalement à côté de leur vie, et eux sont plutôt comme les Winston de 1984, confinés dans l'obligation de contrôler le bétail humain, et Séguéla le publicitaire est d'ailleurs un parfait représentant de cette caste de bergers qui réforment et maîtrisent le cheptel humain en fabriquant ses habitudes, ses modes de pensée, etc.

 

Voilà pourquoi ils nous jalousent. Nous, le peuple, inculte, crasseux, déplorable, et toujours trop libre d'exprimer ses idioties et ses insanités, de vivre leur vie répugnante et effrayante, dont on ne voudrait pour rien au monde, mais que pourtant l'on veut contraindre encore, enfermer dans des limites toujours plus étroites, en croyant probablement qu'en les enfermant, qu'en les contrôlant comme on essaye – vainement – de contrôler un virus, on se préservera de l'ignoble saleté, tout en leur suçant la moelle jusqu'à la dernière goutte, car tout comme le bétail ne sait pas vivre autrement que conditionné dans une vie bornée par des normes jamais mises en question, les vampires et les parasites ne savent vivre que sur le dos des autres.

 

Je profite du délicieux soleil de novembre, malgré ces tristes pensées. Je fais partie du bétail parce qu'il est presque impossible de ne pas être emporté par la force du troupeau, parce que je vis au milieu de lui, tout en le méprisant, et tout en sachant que je fais peut-être partie d'une espèce d'humains en voie de disparition : ceux qui connaissent le goût de l'aventure, de l'expérimentation, de la curiosité intellectuelle, de la pensée sans tabous, qui ont vu la couleur d'autres univers et senti le goût d'autres réalités. Ceux qui ont encore le sens de la liberté, tout simplement, et de la saveur à nulle autre pareille qu'elle donne à l'existence, et à laquelle jamais, – jamais ! – je ne renoncerai.

 

Parce que la liberté est, plus que n'importe quoi d'autre, ce qui grandit l'homme, et ce qui en fait la particularité. Il n'y a pas de liberté au sens plein du terme pour un animal qui ne connaît par le concept de limite ou de tabou, la liberté est simplement à la fois leur essence – car ils vivent en toute spontanéité – et un idéal qu'ils n'atteindront jamais, car il exige la conscience du choix. En ce ses, tous les animaux sont libres, car ils ne subiront jamais de conditionnement mental (je ne nie par leur intelligence, que j'admire, et je reconnais qu'on peut les influencer émotionnellement, par exemple, mais on peut essentiellement conditionner leurs réflexes, leurs instincts, et leur apprendre des tours relativement simples), mais leur incapacité à avoir un raisonnement articulé et poussé les réduit à une condition simplement animale. Alors qu'en ce qui nous concerne, nous n'avons guère d'excuse à nous laisser abaisser à un statut simplement animal, qui nie ce que nous sommes, et ce que nous aurions à apporter au monde.

 

J'ai apporté avec moi un chronomètre (car je n'ai pas de montre et je refuse de me balader avec un smartphone qui laisse des traces de mon déplacement dans les relais), et je vois que je suis déjà parti de chez moi depuis 50 minutes. Je suis toujours tout en haut de la colline. Pas de souci, je me détends... une autre attestation couvrira le reste de ma balade. Attestations que j'ai failli détourner, en écrivant simplement dessus « Je suis un homme libre ! » Mais finalement, je n'ai pas poussé la provocation aussi loin... j'ai juste inscrit dessus des boutades comme « signé par l'esclave de la République Démocratique française, le... », ou « servilement vôtre ».

 

Je finis néanmoins par redescendre de ma modeste montagne, alors que le soleil décline.

 

Je fais le chemin en sens inverse, et je franchis de nouveau la barrière « DANGER » pour revenir au niveau du stade de foot et des tours d'immeuble. Étrangement, c'est seulement maintenant que je me sens en danger... d'être contrôlé, verbalisé, montré du doigt, traité comme un super-contaminateur, un hors-la-loi multi-récidiviste, bref comme un individu dangereux, à réformer voire à enfermer d'urgence.

 

Je me sens à nouveau résistant, dissident, ennemi de l'ordre. Avec ma veste en cuir brun, ma barbe d'un mois, ma démarche un peu fatiguée, je me fais l'effet d'être un cowboy, un anachronisme sur pattes.

 

Mais ma promenade m'a apaisé, j'ignore les regards, distrait, en repensant à cette courte vidéo croisée par hasard sur youtube :

 

Vidéo youtube : Rdr2 American Venom

 

Voyez ça... J'ai connu une veuve, il y a une vingtaine d'années, une voisine de vacances dont le mari était mort exactement comme ça, en voulant intervenir dans un supermarché contre un braqueur armé... Et de fil en aiguille, je repense à Ariane Bilheran, parlant des temps révolus de l'héroïsme :

 

Vidéo youtube : #2 HOLD-UP, ITW Grand Format : Ariane Bilheran

 

Des histoires de cowboy, de hold up de westerns, mais aussi de mythes helléniques, me traversent l'esprit tandis que je marche en ignorant la foule des zombies masqués, à travers laquelle je passe comme un fantôme. Peut-on verbaliser un fantôme ?

 

Mouaip... Il n'y a, en effet, plus guère de place pour l'audace. La pusillanimité souffle sur le monde occidental en faisant rouler des buissons chauves.

 

Tout est balisé, comme ce chemin. Même les enfants ignorent ce panneau de danger sans le remarquer comme je l'avais toujours fait, et pourtant aujourd'hui tout est différent. Pourquoi n'avais-je jamais remarqué ce panneau avant cette période, justement ? Après lui, il n'y a rien d'autre que la nature... serait-ce donc ça ? Serait-ce donc la nature qui nous effraye tant ? Qu'on essaye d'interdire, de réguler, de stériliser?

 

N'a-t-on pas interdit, à certains moments, les parcs ? Les cimetières ? Nous rappelaient-ils trop notre condition animale mortelle, nos limites naturelles ? Le transhumanisme plane-t-il sur nos têtes comme un rêve barbare et anti-humain qui viendrait hanter même ceux qui le traitent par un haussement d'épaules ?

 

Aujourd'hui encore, on ne peut plus marcher dans la nature, si elle est trop loin de notre domicile, et même dans les montagnes alpines, le masque est désormais obligatoire.

 

J'en suis là de mes réflexions, lorsque je surprends une conversation entre une personne dans la rue, et une autre à sa fenêtre. Je les dépasse, croise un regard. Une minute... Ai-je rêvé ? La femme, à la fenêtre, ne portait-elle pas un masque ? C'est qu'on ne remarque même plus ce détail, devenu banal à notre cerveau. J'en suis presque sûr, mais en retournant elle est cachée par un arbre, et je ne peux quand même pas avoir l'indécence de revenir sur mes pas pour la dévisager de nouveau. J'en suis presque certain, pourtant, oui... elle avait le masque sous son menton... Je me perds en conjectures quant à la raison pour laquelle on porterait un masque chez soi... Peut-être une aide-soignante à domicile ? Mais au fond, ça ne m'intéresse pas... tant pis si ces gens ont choisi de se plier à cet espèce de bondage d'état... Moi je reste libre. Tendu, un peu triste, mais libre. Et je serai bientôt chez moi...

 

Et m'y voilà, une fois de plus, hors-la-loi faufilé impunément entre les interdictions, toujours prêt à dégainer une contestation d'avocat à la première verbalisation qu'on finira peut-être bien par me coller... moi, l'invétéré tueur de vieux qui ne sors presque jamais de chez moi, où je dissimule mes forfaitures et mes meurtres par postillons non-contaminés.

 

Moi, l'éternel garçon introverti, sage, trop gentil et attentif aux autres, formé par la naturopathie à leur conseiller des façons de prendre soin d'eux-mêmes, de stimuler ou maintenir leur immunité, en leur suggérant des techniques de respiration (ultime crime contre la sanité sous masques), pour gérer leur stress et leurs crises. Ce garçon réservé est aujourd'hui à la fois une espèce de piètre héros buissonnier, d'assassin en série, de protagoniste d'un roman dystopique inattendu, de cowboy à la manque, un fauteur de troubles usant paisiblement ses semelles sur des trottoirs même pas désinfectés.

 

De cette promenade, j'essaye de tirer une morale. Celle qu'il n'y a pas de danger nouveau ou particulier dans la nature, que respirer l'air extérieur sans masque n'est un danger pour personne, que se promener à plus d'1km de chez soi pendant plus d'une heure non plus, et que le seul danger qui nous guette aujourd'hui, c'est l'extension plus grande de cette paranoïa collective assortie d'une tyrannie devant laquelle toujours plus se prosternent mollement. Que le courage a déserté nos rues encore mieux que les foules lors du premier confinement, et avec lui le respect de soi-même, le sens de la dignité. J'espère seulement que les vents tourneront... à l'automne, à l'hiver, au printemps, et nous ramèneront tout ça. Une chose est sûre : il y aura toujours des ciels bleus, bien après que l'humanité se sera collectivement suicidée dans cette frénésie sectaire.

 

PS : avez-vous remarqué qu'au premier confinement, on se disait bonjour, au hasard des rares rencontres à pied, et que désormais, on se jauge avec méfiance ? Je ne crois pas que ce soit juste une impression personnelle... A l'ambiance spéciale du premier confinement, qui était faite d'un sentiment de nouveauté apportant presque une sorte d'émerveillement, et pleine d'espoirs de fin de cette situation, a succédé la tension, la crainte que ça ne finisse jamais, la recherche de boucs-émissaires...