Poursuivons la série obsessionnelle... J'ai sérieusement songé à répertorier les mesures et recommandations anti-covid les plus risibles ou les plus extrêmes, et puis je me suis ravisé. Devant l'ampleur de la confrontation avec la bêtise humaine, je me suis dit que j'allais droit à une glissade vers le néant.

 

Le constat des comportements plus ou moins aberrants qui s'étalent dans l'espace et dans le temps, et qui vont d'aller seul en voiture avec son masque, jusqu'à faire porter des masques à des femmes en plein accouchement est largement plus désolant qu'amusant.

 

https://casentleroussi.fr/2020/11/25/un-pas-de-plus-vers-lindignite/

 

 

Parfois, le spectacle de la bêtise est aussi hilarant qu'inquiétant. Je rappelle les velléités anglaises de contrôler la sexualité de leur population, comme les canadiens l'avaient fait en préconisant l'usage du glory hole pour éviter la propagation du covid. Un délire puritain auquel même le SIDA n'avait jamais laissé prise, et bien qu'il tue largement plus dans le monde que le covid, à ce jour.

 

L'inaptitude à stopper la course du virus – au moins en occident – a ouvert la voie à l'ingéniosité morbide, à une imagination que rien ne semble plus pouvoir arrêter, des camps de concen... pardon, de quarantaine, que l'on trouve dans l'hémisphère sud et au Canada au moins, jusqu'aux confinements sans limite de temps, en Amérique du sud, certains pays en étant à 6, 7 voire 8 mois de confinement ininterrompu, sans résultat probant, faisant rejoindre l'Amérique latine dans le camp des losers européens face au virus, tandis que l'Afrique s'en sort bien, tout comme l'Asie, à part l'Inde et de rares autres exceptions.

 

Le plus consternant étant que la France continue de s'inspirer des mesures sud-coréennes, certes efficaces là-bas, parce qu'elles font partie d'un ensemble cohérent et appliqué comme tel, alors qu'ici on les applique partiellement, parfois les unes après les autres, et surtout d'une manière illogique et inintelligente.

 

C'est ainsi que, comme eux, nous dépistons... Mais eux se concentrent sur les personnes réellement malades, tandis que nous trouvons tellement de cas positifs mais asymptomatiques et non contaminants, à cause de nos tests RT-PCR mal appliqués, avec des variables d'amplification qui varient selon les régions et les laboratoires, et qui ne sont même pas spécifiées, de sorte que lorsqu'on fournit les chiffres des « cas », ce sont en fait des choux que l'on ajoute à des carottes et à des bananes de l'antarctique.

 

De plus, nous dépistions sans isoler, ce qui est d'autant plus une perte de temps que l'on court après des « clusters » de cas non contaminants car non symptomatiques qui nous font perdre un temps fou, que l'on gagnerait en permettant aux vrais malades de s'isoler dans des conditions correctes et humaines... comme cela se fait en Corée du sud, et qui justifie et fait d'autant mieux accepter les lourdes amendes punissant là-bas les ruptures de quarantaine.

 

Mais cette erreur va peut-être bientôt être corrigée... par une plus grande, puisque l'on essaye actuellement de faire passer une loi s'inspirant encore de la Corée pour faire n'importe quoi : en l'occurrence, isoler les « cas », mais aussi les « cas contacts », en faisant peser les mêmes lourdes amendes que la Corée réserve aux gens malades qui rompraient l'isolement. Et l'on imagine que cette loi ne prévoit aucune condition de cet isolement... ce qui est devenu, en France, notre grande spécialité : imaginer des lois hors-sol, ignorant les conditions d'application nécessaires.

 

https://francais.rt.com/france/81115-vers-isolement-obligatoire-cas-covid-contacts-menace-amende-severe

 

De plus, la norme en France est passée à une semaine d'isolement plutôt que deux, justement parce qu'il est difficile de faire accepter une période si longue à une personne qui n'est pas malade...

 

https://francais.rt.com/france/81115-vers-isolement-obligatoire-cas-covid-contacts-menace-amende-severe

 

Mais isoler n'importe comment et pendant une semaine toutes les personnes positives, plutôt que deux semaines seulement les personnes malades, et dans des conditions prévues à l'avance (comme de fournir en nourriture la personne isolée), n'est pas le meilleur de ce que produit notre absurdistan kafkaïen :

 

https://francais.rt.com/france/81108-absurdistan-stations-sport-dhiver-seront-ouvertes-sans-remontees-mecaniques

 

Là je dois dire qu'on est montés d'un cran. Déjà qu'il semblerait que l'on fixe des semaines ou mois à l'avance des dates de possibles re-confinements, ce qui est extrêmement louche, il semblerait en plus que l'axe principal voire unique de la politique française soit devenue celle du pire. Ainsi, et alors que la courbe épidémique est en chute libre, et que les contaminations seront vraisemblablement revenues au plus bas dans quelques semaines, et bien on anticipe déjà que du plus bas, on ne pourra immanquablement que repartir vers le plus haut, et tout faire pour éviter cette éventualité, aussi fantasmatique et virtuelle qu'elle puisse être aujourd'hui. Et en faisant ceci, de suicider une bonne partie du secteur du tourisme montagnard, ses prestataires, ses fournisseurs, etc.

 

On aurait envie de rire si tout cela n'était pas absolument tragique. Le gouvernement français trucide les PME qui font vivre le territoire, au profit des GAFAM et autres sociétés de la malbouffe globalisée, des machins uberisés, et de tout ce qui vit sur le dos des populations, comme l'industrie pharmaceutique, en phase pré-obèse après avoir vendu ses médicaments pourris et ses vaccins à peine sortis de la centrifugeuse à connerie techno-scientiste. Vaccins dont on estime en général qu'il faut au moins 10-12 ans, en moyenne, de mise au point, et qui sortent maintenant d'un chapeau en moins de 6 mois. Même les fabricants sont du coup contraints d'admettre qu'il n'y a aucune garantie qu'ils préviennent la transmission du virus, après s'être couverts contre tous risques auprès des pays et collectivités qui les utiliseront « quoiqu'il en coûte ». Et je ne parle même pas du problème lié aux mutations du virus qui rendent déjà le vaccin contre la grippe très aléatoire, et l'éventualité cocasse que le virus pourrait disparaître avant l'été, rendant le vaccin totalement inutile... et permettant alors d'affirmer que c'est grâce au vaccin que l'on aurait « vaincu le virus ». Bien entendu !

 

On se demande alors ce qui peut bien gouverner une telle giga-gabégie. Et c'est là que ce texte d'Ariel Beresniak nous interpelle :

 

https://francais.rt.com/opinions/80997-prince-virus-conseiller-ariel-beresniak

 

Je remarque ce passage :

 

« A l’évidence ce « conseil scientifique » n’a donc pas été constitué pour produire de la connaissance scientifique pour l’aide à la décision, mais pour servir de caution aux décisions du pouvoir exécutif, comme celle de ne pas avoir reporté le premier tour des élections municipales du 15 mars 2020, en pleine flambée de l’épidémie. Machiavel ne prévient-il pas que « les véritables bons conseils sont le fruit de la sagesse du Prince, et que cette sagesse n’est point le fruit de ces bons conseils ? »

 

Puis je saute à la conclusion :

 

« L’histoire du XXIe siècle rappelle les dangers des discours biomédicaux dont les métaphores servent à la fois de propagande et de justification d'une politique totalitariste. La crise sanitaire a-t-elle accouché d’une dictature ? Au vu des restrictions drastiques des libertés dont souffre la population et du pouvoir absolu exercé au nom de la protection de la santé, il est autorisé de le penser. Le rôle du dictateur n’a-t-il pas été créé par la République romaine pour permettre à un décideur unique d’être légalement investi de tous les pouvoirs, en cas de circonstances graves, pour une durée limitée ? »


Nous tiendrions donc des circonstances graves, de mon point de vue largement fabriquées par un story-telling insistant (euphémisme, quand tu nous tiens), justifiant l'intervention d'un dictateur couvert par un conseil qui lui susurre ses décisions pour ensuite les cautionner. À cette différence près que rien ne prouve que cette dictature ne soit que temporaire, puisqu'il semble tout au contraire qu'elle pourrait être guidée par des objectifs et des intérêts dont le rapport avec la crise sanitaire n'est qu'apparent et épisodique. On sait que les dispositions « exceptionnelles » des lois d'urgence ont une fâcheuse tendance à s'inscrire dans le temps voire à devenir définitives, comme c'est arrivé maintes fois depuis une trentaine d'années. Ce qui signifierait que la dictature actuelle n'aurait que certains points communs avec la dictature à la romaine.

 

Enfin, je note en passant une autre chose dans le même article :

 

« A la différence des conseils de type interdisciplinaire composé de plusieurs experts de chaque domaine, le fonctionnement particulier du conseil scientifique est de type multidisciplinaire (les différentes expertises s’expriment indépendamment) et n’est susceptible de générer que des informations sous forme d’opinions puisque chaque expert est seul dans sa spécialité. »


Sur le coup, cette subtilité m'a intéressé, puis elle m'a rendu perplexe. Finalement, je me demande si ces jeux de langage révèlent ou cachent davantage le problème. Pour chipoter un peu, un conseil interdisciplinaire est forcément aussi multidisciplinaire, puisqu'il comporte plusieurs disciplines, alors que la différence n'est pas dans la multiplicité des disciplines, mais dans la façon dont elles fonctionnent, ensemble ou pas. Le distinguo est certes d'importance, et j'aimerais qu'on puisse le faire de manière plus claire, mais on sait que le champ du langage est constamment rendu flou par le jargon politique, et que c'est d'ailleurs un objectif en soi. En entendant « multidisciplinaire », je ne me représente en effet pas un conseil où chacun donne son avis dans son coin sans débat entre plusieurs spécialistes, ni confrontation des problématiques soulevées par chaque spécialité. En fait, je croyais même qu'il n'y avait pas d'anthropologue ni de sociologue dans ce conseil, et d'avoir appris que c'était pourtant le cas m'a encore plus choqué. Il est clair que s'il y avait, dans ce conseil, une réelle place pour les sciences humaines, une véritable multiplicité de psychiatres, pédiatres, anthropologues, philosophes, historiens, sociologues et autres (pourquoi pas aussi des réalisateurs, auteurs, artistes, etc.), et que ces spécialités avaient été écoutées et fait l'objet de débat, je suis convaincu qu'on n'aurait jamais pu en arriver à des mesures telles que celles qui ont été prises. Et par conséquent, je valide donc ce que nous savions au fond déjà plus ou moins, mais que l'auteur de l'article argumente très bien : ce conseil a été monté pour servir de caution. On peut même se demander si ses avis servent réellement à quelque chose, en fin de compte... ou si sa seule fonction n'est que d'entériner et justifier une stratégie pré-existante.

 

Voilà. J'ai terminé ma bouffée complotiste du jour... A la liste des mesures, recommandations et suggestions remarquables imaginées dans divers pays, j'aurais pu évoquer la possibilité pour la police d'entrer chez les habitants, au Québec ou en Australie, d'enlever les enfants de leur famille pour les isoler de force (Allemagne, Australie...), et une infinité d'autres absurdités témoignant de la bouffée délirante présente, mais je m'essouffle, et je veux conserver ce souffle pour celui, épique, des prochaines à venir, qui risquent de ne pas être piquées des hannetons.

 

PS : ah j'oubliais tout de même cet article avec le passage savoureux où Bruno Le Maire nous explique qu'il faut pénaliser tout le monde pour ne pénaliser personne. Une pensée complexe et typiquement technocratique.

 

https://francais.rt.com/international/81113-allemagne-veut-interdire-sejours-ski-paris-salue-decision-autriche-peste

 

 

 

Vidéo youtube : HEY INGRID : ? MANU & CASTEX - cover MINUS & CORTEX ? - ep3