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L'Oeil du Selen

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19 octobre 2025

Les nouveaux rassuristes

Je sais que je n'ai plus publié aujourd'hui depuis longtemps, mais l'écoute de la radio, hier, m'a motivé à en remettre une petite couche...

 

Ce samedi, j’écoutais France-Inter avec mon dépit habituel, le rire jaune.

 

I. Les rassuristes de la basse-cour

Les journalistes commentaient le déclassement de la note de la France à A+ par Standard & Poor’s. Au lieu de sérieusement analyser ce que cela signifie, ils ont fait deux choses : se montrer rassurants auprès des « français » — seraient-ils devenus des « rassuristes » ? — et déplorer que « le populisme se nourrisse des passions tristes », phrase qui semble directement extraite d’un discours de Macron, pour finir, bien plus tard, par évoquer du bout des lèvres la responsabilité – sans le nommer – du « chef de l’État ». Signant ce mariage honteux et non avoué entre ces parties.

C’est une énième preuve que nous, les « gueux », sommes prisonniers d’une caste médiatico-politique qui couche ensemble, au sens littéral comme au sens figuré. Les journalistes, le « quatrième pouvoir », pratiquent bêtement le psittacisme pro-gouvernemental afin de préserver leur statut à la veille d’un possible effondrement du régime.

Rien, probablement, n’empêchera la France de descendre vers B, malgré les « excellents fondamentaux » vantés par les journalistes parisiens vivant dans leur poulailler doré, en autarcie, loin de ces gueux qui font peur et ne comprennent rien à rien.

Et si, selon certains, nous sommes gouvernés par un « poudré » ce sont bien ces journalistes qui le poudrent, le talquent, voire l’huilent, comme on ceint son champion avant et pendant le combat, mais qui après, se planqueront s’il a perdu. Et tous ces bas-discours émanent toujours de cette même basse-cour.

 


II. Le pouvoir du récit, ou l’art de travestir le réel

Macron, « le maître des horloges », s’est fait contrôleur du narratif. Il peut travestir son peuple en ce qu’il veut, par le pouvoir de ses mots. Macron, ce puits de culture, qui se paye le luxe de manipuler Machiavel, de reformuler Spinoza, et d’appliquer Ricoeur à sa façon, l’utilise comme un éloge de sa propre performance rêvée par lui-même, d’une manière déresponsabilisée : « je suis là, qu’ils viennent me chercher ; mon hélicoptère est là pour m’évacuer ».

Ici, il ne reste que le côté théâtral de Macron, que lui inculque sa mère, pardon, sa femme, pour dramatiser les faits en faisant semblant de ne pas mécomprendre son peuple. En somme, Macron, premier de la classe France, mais dernier des cancres à son poste.

 


III. Le peuple confisqué : populisme et faux dilemme

Si le terme « populiste » est désormais employé tel qu’il l’est, j’y entends une façon encore de déposséder le peuple de ce qu’il lui reste d’influence sur la démocratie, cette chose qui fait tant peur aux « puissants », aux « élus ». Cette façon de parler du populisme, c’est le TINA actuel : « TINA aucune alternative, mon gars, vote pour nous ou continue d’être une vulgaire crasse ».

TINA n’a toujours été qu’une manipulation assez basique : « c’est nous ou le chaos », un faux dilemme, une négation principielle de la démocratie même. Dans les cercles de pouvoir, on s’en est toujours méfiés, tant qu’on ne pouvait pas la manipuler à son avantage. Car tenir la démocratie, c’est tenir le peuple. En laisse.

 


IV. La dignité et le réel : ce qu’il reste d’un président

Concernant les passions tristes, ça ne sert à rien de disqualifier les affects populaires, puisqu’ils sont là, et instrumentaliser Spinoza à cette fin n’est qu’indigne, car nier les faits sous couvert de spériorité intellectuelle auto-proclamée n’est jamais digne d’un président capable... mais c’est son habitude : relativiser, reformuler sans tenir compte des réalités.

Il ne dirige pas une start-up nation d’entrepreneurs enthousiastes, mais il est censé gouverner une nation entière, faite d’affects historiques, de traumas collectifs, et de passions particulières, mêlant des intérêts divers. Pour l’apôtre, presque le serviteur (à défaut d’en être le maître, c’est à dire d’en avoir la maîtrise) de « la pensée complexe », incapable d’assembler ces choses, il ne reste que la scène, le décor, la posture.

 

 

Nul doute que l’histoire le retiendra.

Du moins, dans ses poubelles.

Lui, mais aussi sa caste.

Et ses médias aux ordres.

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22 novembre 2023

Dialectique du complotisme, famille redécomposée et élévation de l'humain

 

De retour de week end, je relance sur le blog des réflexions entamées dans les derniers mois, histoire de me libérer l'esprit, et montrer que je suis encore là... Vous pouvez les retrouver ces 13, 14 et 15 novembre 2023 (en fait, pour une raison que je ne comprends pas, l'article est parti une semaine en retard). Dans cet article du 15, je me livre à une réflexion un peu fourre-tout sur des sujets différents mais que je tente de connecter, car je les vois planer autour de moins, dans l'air du temps, dans mon entourage, dans les médias, etc., et qu'ils ne peuvent pas être sans liens. Nous verrons ce que je tirerai dans ma conclusion de ces éléments hétéroclites mais appartenant néanmoins à un seul monde, le nôtre. Ce qui constitue dors et déjà un lien.

 

Tout d'abord, la nouvelle explosion de guerre entre Israël et Palestine m'a fait relire mes notes sur une autre réflexion concernant le milieu complotiste.

 

Il est intéressant de remarquer au passage que, de ce qu'il se dit, dans toute l'Europe, la France abrite la principale communauté juive, mais aussi la principale communauté arabe. Par conséquent, et que nous le voulions ou nous, que nos gouvernements considèrent cela intelligemment ou stupidement, nous sommes irrémédiablement connectés et imbriqués dans ces événements au moyen-orient, si loin pourtant... juste à l'autre bout de la méditerranée, en fait.

 

J'avais noté qu'une partie du microcosme complotiste – dans lequel mon esprit habite, et que je ne dénigre donc pas gratuitement, notes d'ailleurs plutôt que je le critique sans le dénigrer – est mu par la religion chrétienne, et qu'il importe donc dans ces affaires ses considérations habituelles sur le satanisme, dans lequel j'ai bien du mal à me retrouver, tant ces considérations manichéennes me paraissent d'un autre temps, mais soit, tel est le constat, qui exprime une part des grandes peurs de l'inconscient occidental et sa nostalgie chrétienne : le retour des croisades, des conflits entre européens et arabes, et ainsi de suite. Nul doute que ces craintes influeront, encore, notre histoire...

 

 

Par ailleurs, il me semble apercevoir ce motif chez les complotistes fatalistes et cyniques : puisqu'ils pensent que tout événement est planifié, voulu et calculé (comme si la nature ne pouvait intervenir avec ses aléas, comme si aucun libre-arbitre ne pouvait exister (encore un biais chrétien ?) comme si on pouvait tout décider à la place des autres, les manipuler sans jamais commettre d'erreur, d'impair ou tomber dans une approche contre-productive ou auto-destructive, etc., apprenez à jouer aux achecs, vous verrez qu'il est impossible et irréaliste de croire que quelqu'un peut maîtriser une stratégie de A à Z, même un champion du monde), c'est que nos adversaires sont omnipotents et relativement infaillibles. A partir de là, ces raisonnements amènent un sentiment d'impuissance du camp adverse (celui des complotistes), qui les légitime dans leur impuissance et conduit à leur soumission : c'est pratique. Cela les dédouane de toute responsabilité, en les plongeant dans une logique binaire et victimaire : eux contre les méchants. Ne pas avoir de responsabilité, rappelons-le, c'est la définition des soumis et des victimes. Dès lors que l'on tente de prendre son destin en humain, on passe dans le domaine de l'action et de la responsabilité... voire de la culpabilité, et c'est souvent la peur de la culpabilité qui freine le commun des gens... D'autant qu'ils se laissent aisément manipuler par ce sentiment.

 

 

Du coup, avec cette influence de cette "faction chrétienne" (que, je le répète, je ne dénigre pas) dans l'univers complotiste, la famille devient un autre point d'achoppement de la lutte entre le système et ceux qui se nomment résistants. A un point que j'ai parfois du mal à discerner pleinement si ce point est véritablement aussi important qu'il le semble, ou si il s'agit d'une forme de diversion.

 

On ne peut, en tout cas, pas nier qu'il existe dans le système une tendance à vouloir dissoudre toute la société, afin de n'avoir en face de lui que des individus atomisés et donc beaucoup plus facile à manipuler et à maintenir sous emprise.

 

Le fait est que, dans la pub, il y a cette forte tendance à la représentation d'une famille redécomposée multi-diversitaire, qui semble mettre en scène des néo-couples de plus en plus multicolores, où l'identité ethnique s'efface complètement derrière l'apparence superficielle de la couleur de la peau : derrière les luttes pour l'émancipation des minorités ethniques ou autres se cache mal une volonté de dissoudre les différences culturelles pour les ramener à de simples histoires de teintes, de choix vestimentaires ou de coiffures, bref, diluer les cultures pour les fondre dans un ensemble global où elles deviendront totalement insignifiantes. Si vous brisez les cultures particulières, vous vous débarrassez d'un obstacle au monde productiviste consumériste, dit capitaliste et libéraliste, libéral mais qui n'a que faire de la liberté de culte, de la liberté de vivre dans sa culture et de la revendiquer, et ne veut qu'un monde unifié, formaté, tout entier standardisé, livré au commerce et aux pseudo-monopoles qui veulent se partager le monde du présent et du futur.

 

Ainsi, plutôt que glorifier les cultures et leur beauté, il faut cultiver l'ignorance et l'indifférence pour promouvoir la bulle de filtre du groupe, au nom de la "force" de celui-ci, mais pour ensuite le fondre dans ce tout. Les certitudes prolifèrent sur le terreau de l'ignorance choisie que constitue la bulle (à chacun la sienne, dans le système, en marge, dans la "complosphère", etc.). Quant à l'indifférence, elle permet de mépriser ceux qui sont dans les autres bulles, de refuser tout dialogue avec eux, et ainsi de suite. C'est du moins ce qui se passe du côté du système, tellement acculé, tellement déconnecté du réel qu'il ne veut plus rien affronter qui se rapporterait de près ou de loin à celui-ci.

 

La seule façon d'échapper aujourd'hui à ces diverses bulles passe par l'importance de se connaitre, et donc de s'observer sans fard, pour ne pas tomber dans les nombreux pièges de l'ego. En finir avec le supériorisme des complotistes-résistants qui, en miroir, comme leurs adversaires, se pensent incarner le camp du bien, une moralité supérieure, ce qui les autorise ensuite à diverses bassesses. Entendez bien que dans cette dialectique de l'humilité et de l'orgueil, on aura pu lire par exemple "les non-vax sauveront l'humanité". Si seulement c'était vrai... Mais comme toujours dans cette dialectique, l'humilité est revendiquée mais non vécue, et l'orgueil peut être mis en avant, mais ses facettes négatives automatiquement refoulées. Ni l'un ni l'autre n'est pleinement assumé ni investi... Et si j'ai ici chargé les complotistes, il en va en fait de même dans toutes les bulles sociales, car il en va ainsi de l'humain, tout simplement... et tant que la division dominera, cela ne pourra guère changer... et l'on pourra facilement se demander si, à cause de toutes ces divisions fières et radicales, l'empathie ne s'est pas évanouie de ce monde en même temps que l'humanité et que le réel, puisque chaque groupe ne veut entendre que ce qui est validé à l'intérieur de sa logique propre et fermée aux autres logiques, au point qu'on ne comprend plus que ceux de son clan, en admettant que le clan final ne soit pas celui d'un seul individu totalement narcissique et égocentré tout à la fois, incapable de vraiment comprendre et admettre quelqu'un d'autre que lui-même.

 

Et par extension, on pourra se demander si la vérité a-t-elle moins d'importance que l'appartenance au groupe, et encore plus loin, si l'image que l'individu a de lui-même, aussi fausse et faussée soit-elle, n'a pas plus d'importance que ces deux autres choses réunies, dans certains cas.

 

Par là-même, lorsque certains complotistes disent vouloir protéger la famille contre les assauts destructurants du système, on constate plutôt dans les faits un renfermement dans son clan, qui n'est certes pas incompatible avec la famille, dont le clan ne fut historiquement qu'une extention. Néanmoins il reste que tout enfermement dans un groupe, ici par crainte d'une fusion destructrice, conduit à ce refus d'entendre les autres pour se maintenir dans ce groupe, même si cette appartenance l'empêche de percevoir au-delà de l'horizon clos de ce groupe, et donc limite sa compréhension en même temps que ses perspectives, tout comme une tribu pouvait rester limitée aux mythes et croyances qui lui appartiennent, lorsqu'elle va jusqu'à refuser tout échange avec les autres, et tel est le danger intellectuel et humain qui menace aujourd'hui tant certaines tribus complotistes que certaines sectes systémiques comme les fact checkers et autres zététiciens, tellement certains de détenir l'outil parfait de validation du réel qu'ils sont totalement aveugles aux limites pourtant patentes de celui-ci, et à son échec et remplacement programmé, de la même manière que des esprits certes paranoïaques à leur façon (mais la bulle des fact checkers n'est pas constituée non plus d'autre chose que de paranoïaques craignant la destruction de la société par le non-consensus) mais un peu plus lucides sur certaines choses, craignent par exemple une forme de grand remplacement. A chacun ses angles morts et ses manies, mais à la fin, les groupes humains ont tous plus ou moins les mêmes princies dynamiques...

 

 

Je reprends ici texto une de mes notes, dans le prolongement de ce qui est développé au-dessus :

 

Il semble plus facile et donc plus prioritaire, de croire des choses fausses mais simples (simplistes) que de croire des choses "vraies", car les choses fausses mais simples peuvent être crues et comprises par des groupes entiers, par la totalité des membres du groupe (et ceux qui ne comprendront pas iront voir ailleurs, dans une autre bulle de filtre qui leur convient). Les "vérités" plus exigentes n'emporteront jamais l'adhésion de groupes, mais tout au plus d'individus disséminés dans la population, qui auront nécessairement beaucoup plus de mal à s'agréger. Il en résulte que les simplismes agrègent l'humain... favorisant doublement la médiocrité (souvent fière d'elle-même, puisque confortée par le groupe et ses stratagèmes, notamment la moquerie et le dénigrement de ceux qui pensent autrement, et de ceux qui pensent dans des niches de pensée inaccessibles au groupe). On ne peut donc pas s'attendre, malheureusement, à pouvoir faire entendre des idées plus exigentes à des groupes entiers : même s'il y existe quelques individus avec une capacité de compréhension supérieure à la moyenne du groupe, leur besoin d'appartenance, et le besoin du groupe de les contenir s'allieront pour les décourager de recevoir ou de débattre des informations en contradiction avec ce qui agrège le groupe. Ceci étant renforcé par le fait que tout individu faisant partie d'un groupe n'est pas suffisamment indépendant par nature (sauf s'il apprend cela ensuite, en dépit de sa tendance) pour avoir le courage de se désolidariser du groupe en pensant autrement.

 

Ce que je ressens en moi lorsque je suis confronté à ces principes, c'est une très grande anxiété, comme la peur de l'anéantissement, de moi d'abord (ou de "mon moi"), mais au-delà de moi, de l'anéantissement de toute l'humanité, à cause de ma conscience aiguë que cette dynamique nourrit au fond les logiques de guerre (elle est d'ailleurs encore aujourd'hui dans mon pays et un peu partout ailleurs instrumentalisée sciemment en ce sens). Ou peut-être pas nécessairement l'anéantissement de toute l'humanité, mais son plongeon permanent dans un vortex d'anéantissement de groupes humains. C'est cette logique mimétique (chacun s'identifie au groupe et s'oppose à d'autres groupes) et mémétique (chacun est plus ou moins piloté par la dynamique de son groupe d'appartenance) qui est à la racine des souffrances humaines historiques : les guerres, les hystéries de masse diverses, et tous les autres phénomènes qui conduisent à des traumas de masse, comme le délirium covidiste par exemple. J'ai conscience que c'est bien davantage la folie humaine face à la nature qui nous met en danger, plutôt que la nature elle-même, et même si ses manifestations peuvent être extrêmement dévastatrices, comme on le sait. C'est comme si ce pouvoir de dévastation était fractalement inscrit en nous et à l'échelle de notre espèce : on dit que l'homme est un loup pour l'homme, mais on pourrait tout aussi bien dire que l'homme est le premier cataclysme anti-humain.

 

Et puisque les besoins de certitudes, de confort et de stabilité sont un ensemble de besoins qui nourrissent la paresse intellectuelle et l'endoctrinement tribal ou social, cette dynamique s'auto-entretient tristement, car l'exigence intellectuelle et spirituelle est beaucoup plus difficile à atteindre et à maintenir pour un groupe humain, ce qui le conduit plutôt à se consolider à travers les concepts les plus médiocres et les plus tristement stériles, car quasi systématiquement nivelés par le bas.

 

Par conséquent, flatter l'humain, que ce soit par ses bas instincts, son orgueil, ses peurs, ses espoirs, ses bons sentiments, le sentiment d'être utile ou non néfaste, sont des tendances manipulatoires qui ne sont pas prêtes de s'épuiser au sein des pouvoirs et des entités qui en recherchant à toutes les échelles : multinationales, gouvernements, associations, clans, etc.

 

 

 

Conclusion

 

Dans cette réflexion, je n'ai à aucun moment voulu dénigrer ce que l'on nomme "complotisme" et ceux qui appartiennent à cette mouvance, et au rang desquels je me compte. J'utilise le terme par défaut, à défaut de mieux, et aussi par souci de clarté : tout le monde comprend à quoi cela se rapporte, même si le terme est péjoratif. Certains le refusent, mais d'autres le revendiquent. Qui plus est, conscient du tort que l'on fait aux gens méfiants à l'égard des magouilles à haut niveau, à juste titre, que l'on trouve dans cette mouvance, je me demande souvent si un historien du futur qui aurait tous les documents prouvant qu'il existe des collusions et autres conflits d'intérêt dans les cercles de pouvoir serait qualifié de complotiste. Aujourd'hui il le serait sûrement... mais espérons que dans un futur proche il en soit fini de ces distorsions du réel qui ne font que rendre le monde plus dément et invivable pour des humains décents.

 

Alors on peut se demander : quelles issues à tout cela ?

 

Alors que l'on s'ingénie à faire croire qu'il y a trop d'humains sur Terre, que l'humain est par essence une espèce néfaste, quand bien même elle a été engendrée par la nature que les mêmes écologistes dénigrant l'humain encensent, il y a lieu de se poser des questions pour revenir à plus de cohérence dans notre vision du monde.

 

L'humain est une créature biaisée mentalement, qui cause certes du tort à son environnement ainsi qu'à elle-même. Est-elle pour autant un cancer ou la pire des espèces sur Terre, comme je l'ai moi-même parfois considéré ? Et bien je n'en suis plus du tout sûr.

 

Et si cette espèce ouvertement tournée vers la guerre continue de s'auto-torturer par inconscience de la non-séparation essentielle des êtres, premièrement elle n'est pas la seule (cela existe chez des singes, chez des insectes, chez la plupart des espèces territoriales, et la domination et la hiérarchie existent de même dans les meutes, etc.), et deuxièmement, elle a été engendrée, selon les uns et les autres, soit par un ou des Dieux ou entités semblables, soit par la nature, elle-même souvent divinisée par certains humains.

 

Et bien, si une créature aussi horrible que l'humain a été engendrée, il faudrait alors s'en prendre à l'entité ayant causé cette tragédie : un Dieu, des Dieux, la Nature, ou encore le Hasard (le fameux Dieu des scientifiques). Mais les croyantes des religions vénèrent leurs Dieux, les écologistes vénèrent la Nature, et les rationalistes, scientistes et autres athées vénèrent le hasard comme gouvernant parfait de l'univers. Difficile dans ce cas de s'en prendre à l'entité génératrice, au géniteur primordial, au principe essentiel de la création ou de l'univers, au grand horloger et ainsi de suite. Et la faute retombe sur l'homme... pêcher originel, imperfection de la création, enfer sur Terre, et ainsi de suite.

 

Pour moi, toutes ces inclinations sont... ce qui est fautif, précisément. Pourquoi une création devrait-elle être parfaite, et d'ailleurs, quelle est la définition exacte de la perfection, si ce n'est une vague conception provenant de la créature, cette créature elle-même qui se rejette, elle ou son créateur supposé, et qui n'est aucunement en position de comprendre ou de juger une création, dont elle ne connait pas les éventuelles finalités, l'origine, ni les tenants et aboutissants, et se perd en conjecture sur la nature même du monde dans lequel elle évolue ?

 

Par conséquent, toute haine de soi ou de la vie que peut concevoir la créature, – l'humain – nait de cette ignorance, dont rien ne pourrait plus nous sortir, dans un univers techniciste et aspirituel qui est ce que semblent désirer beaucoup de décideurs. D'où l'opposition de certains courants chrétiens à ces tendances réellement anti-humaines.

 

Mais au-delà de ça, il faudrait se questionner sur la bonne manière de sortir de ces ornières idéologiques matérialistes qui enferment l'humain dans un paradigme technologiste et mécaniste, où nous ne serions rien de plus que des systèmes biologiques, autrement dit des mécaniques de protéines et de méolcules diverses accomplissant ni plus ni moins que des tâches programmées.

 

Car cette conception mortifère nie toute possibilité réelle d'évolution – qui est la nature même du vivant, mouvant et adaptatif – et encore moins, donc, d'émancipation de cette matrice mécanique où l'artificiel va jusqu'à supplanter le naturel. De là à en déduire que la haine de soi que colporte l'homme n'est qu'un refoulement de cette vieille haine, surtout occidentale, que véhicule l'homme depuis longtemps, désirant conformer la nature à ses désirs et à ses besoins de survie, il n'y a qu'un pas que je ne suis pas loin de franchir...

 

Ne faudrait-il donc pas plutôt aller dans cette direction : l'émancipation de l'individu par la culture et la promotion des intelligences intellectuelles et émotionnelles ? Et de là, cet individu tirant le reste de la communauté humaine vers le haut, plutôt que de maintenir dans la médiocrité du plus petit dénominateur commun d'un groupe humain ?

 

Et attention, je ne prône pas ici un culte de l'invidivu, ou l'avènement d'un quelconque ubermesnch. Je théorise seulement que pour s'extraire de la logique mortifère de l'enfermement dans des bulles d'ignorance et de médiocrité, il faudrait plutôt guider chaque individu vers un ailleurs inspirant, élevé et riche en perspectives, de manière à ce que chacun puisse développer une meilleure autonomie qui serait utile au groupe, plutôt que sclérosante pour tous...

 

A méditer, ne pensez-vous pas ?

 

 

 

 

 

14 novembre 2023

Ne me parlez plus du climat

Tout d'abord, je ne nie pas les problèmes environnementaux (et autres précautions oratoires que vous voudrez bien agréer, etc.).

 

Aujourd'hui, le factuel et la vérité sont devenus suspects, phagocytés par des intérêts financiers, industriels et politiques, ce qui nécessite désormais un véritable travail d'enquête et d'esprit critique de la part des citoyens, pour déterminer où peuvent être les mensonges et les vérités fiables. Travail nécessairement épuisant et chronovore que la plupart ne peuvent même pas prétendre accomplir.

 

Le climat comme TOC planétaire, comme Dieu qui fait tout, et auquel tout se rapporte, le climat comme manie, comme obsession occidentale horripilante, comme si le climat se rapportait à tout, et tout s'y rapportant. Mais comme même la propagande ne peut terminer ce qui est vrai, on veut désormais interdire le doute et même l'opinion par la loi (on l'a encore vu très récemment concernant le climat, mais aussi dans un autre domaine, avec le projet de loi amalgamant antisémitisme et antisionisme, quand bien même de nombreux juifs sont antisionistes, et que les sémites incluent les peuples de langue arabe), ce qui est un fait quasiment sans précédent dans le monde des idées (quoique là aussi, la shoah côtoie le climat dans les grands principes intouchables, étrange).

 

Il n'y a rien de criminel à relativiser l'importance d'un changement climatique lorsque le climat n'est caractérisé que par le changement, et alors qu'on se focalise souvent sur un aspect négatif anecdotique, souvent hypothétique et non contextualisé, en oubliant souvent x ou y aspects potentiellement positifs pouvant contrebalancer ceux-ci, cas du CO2 comme nourriture des plantes favorisant un verdissement de la planète, ou encore le fait que les périodes fastes sont toujours plus chaudes que les périodes froides qui elles sont souvent des périodes de disette.

 

Si les hivers seraient plus doux et que les allergies seraient en conséquence plus longues selon un ministère de la vérité quelconque, ne devrait-on pas se réjouir qu'en contrepartie, cela signifie que la nature verdit davantage ?

 

Quid de la fréquence des incendies et de leurs causes réelles ? Et si le monde n'était pas tout simplement plus fou et plus anxieux qu'avant (j'ai lu la semaine dernière que "manger pouvait être dangereux pour la santé"), et que le réchauffisme n'en serait qu'un énième symptôme ? Cela ne conduit-il pas, en sus, à dresser les jeunes (prétendument victimes principales des pollutions alors que nous le sommes tous) contre les plus vieux, prétendument coupables des pollutions alors qu'ils n'ont fait que s'adapter au seul monde qui se présentait à eux... comme les jeunes ?.

 

Quel est l'intérêt de l'inquiétude écologique, aussi désormais nommée solastalgie ? Cela résout-il quoique ce soit de se focaliser sur ce qui ne va pas, et cela est-il censé de mettre tant de problèmes humains universels et éternels sur le dos d'un climat qui n'est que notre compagnon de route depuis toujours, et qui a connu des évolutions spontanées beaucoup plus importantes que celles que l'on prétend observer ?

 

Le climat est vraiment devenu à la fois un point d'ancrage et un point d'orgue pour imposer une vision du monde morbide et déprimante, pour encore une fois diviser entre victimes et coupables, entre croyants et mécréants. Justifier, encore, des restrictions, en son nom, au nom d'une apocalypse qui reste à démontrer, bien que beaucoup, par effet de matraquage incessant sur des décennies, soient faussement convaincus de sa véracité, l'homme étant toujours prêt à se plier à un millénarnisme quelconque, pourvu qu'au 21e siècle il soit tamponné par la science. Désigner encore, des chiens galeux et des moutons noirs, qui ont naturellement saisi que la réponse à un problème n'est pas l'angoisse mais l'adaptation, pas le constat toujours plus désespéré mais une action multi-dimensionnelle et raisonnée, pas la culpabilisation et la stigmatisation mais la responsabilisation et l'éducation à la complexité du phénomène. Mais bien évidemment, il est difficile d'inculquer une idée de la complexité lorsque la simplification fait bien plus facilement mouche, s'imprime bien plus facilement dans la mémoire et dans les esprits, pour être répétée ad libitum, régurgitée sans être jamais digérée, ressassée sans être jamais comprise ni mise en perspective. Cette simplicité angoissante et inéluctable de la catastrophe du catastrophisme fait son oeuvre sur les esprits prédisposés et/ou conditionnés à l'anxiété et à l'anxiodépression, et en appuyant sans cesse sur ce bouton pavlovien, si réceptif dans le corps de l'être humain sujet à l'angoisse existentielle et à la peur de la mort, on l'enfonce toujours un peu plus, on l'assujettit toujours un peu plus à ses propres peurs, on lui rappelle constamment qu'il y a toujours une menace qui mérite qu'il focalise et cristallise son attention dessus, comme réponse et exutoire à la fois à son angoisse qui n'appartient pourtant qu'à lui et aux tréfonds de son être... On crée une illusion de cohésion, toujours, contre un ennemi commun. Le juif, le nazi, le mouton noir, le mécréant, le solitaire, le libre-penseur, le "négationniste du climat" ou au contraire autour d'un prétendu "consensus scientifique", oxymore s'il en est, bref on cherche à délégitimer celui qui perçoit l'entourloupe pour le faire disparaître, sinon l'anéantir, le faire disparaître, et faire enfin champ libre à l'idéologie unique de la catastrophe universelle de notre époque, celle qui ignore et efface toutes les autres catastrophes, par l'effet maniaque, l'effet obsessionnel qui fait qu'une fois le champ de vision réduit, comme il est connu que cela se produit dans l'angoisse intense, on ne voit plus rien d'autre, et qu'on ne voit donc plus non plus l'autre main du prestidigitateur effectuant son tour de passe-passe. Ingénierie sociale dans sa manifestation la plus concrète : rendre réelle la catastrophe, ne serait-ce qu'à travers la simple peur qu'elle ne se produise vraiment, et puis rendre cette peur tellement envahissante et insupportable qu'on ne peut que demander "libération à travers des restrictions".

 

Quant à moi, mon épuisement psychologique est celui des inventions idéologiques et non-scientifiques des grandes obsessions du moment : le wokisme, le climat, des réalités parallèles nées en essentielle partie de l'imaginaire humain et de son idéalisme, celui-ci ne parvenant plus, lorsqu'il en est touché, à voir encore réellement la lumière de la raison, se laissant stériliser, spolier, déposséder, pour de faux idéaux et des angoisses fabriquées qui finissent par l'investir totalement, absolument, par le posséder une fois lui dépossédé de ses droits (y compris naturels), voire de ses possessions matérielles et encore jusqu'à lui-même.

 

Lorsque vous êtes en situation de faiblesse, vous n'êtes que d'autant plus vulnérable à tout cela. Le pire étant qu'aujourd'hui on a pu voir qu'on pouvait placer la quasi totalité de la planète en détresse pour une menace plus ou moins fantôme, moins mortelle que la grippe saisonnière, mais dont on a su faire grimper tous les paramètres artificiellement par l'entremise des médias et de la généralisation de l'ingénierie sociale. Beaucoup sont encore envoûtés, beaucoup ne réalisent pas que si on ne leur parlait pas d'une chose absolument en permanence, elle n'aurait aucune réalité dans leur monde... Il en va de même des sécheresses asymptomatiques (printemps le plus humide que j'ai vu depuis longtemps, cette année, dans mon coin, mais le mot était au coin des lèvres et au bout de la langue de beaucoup juste parce qu'il était ressassé à l'infini dans les médias), des épidémies fantomatiques, des peurs diluviennes à venir érigées en vérités éternelles, divines et indubitables : si la catastrophe n'arrive pas demain, c'est qu'elle est pour après-demain. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on mette même en doute la pertinence de notre biologie, de notre identité, pourquoi pas l'utilité même de nos capacités de reproduction ?

 

Non, notre monde actuel est un asile à ciel ouvert. Nous y sommes confinés, mais nous y déambulons... pas si librement que ça, cependant. L'inquisiteur habite en chacun d'entre nous, prêt à sortir son sifflet d'arbitre au moindre écart et surtout au moindre écart de pensée, prêt à sanctionner la mauvaise pensée, celle qui n'est pas dans le cadre prévu, prêt à sortir le carton rouge pour le premier qui dira haut et fort que non, il n'y croit pas. Qu'il n'est que d'un genre, biologiquement défini, et que s'il a le droit de se sentir ce qu'il veut, cela ne change rien à sa biologie. Que quand il pleut tous les jours ce n'est plus la sécheresse. Que la montée de 30 cm des océans n'est pas du tout une calamité ni un fait inhabituel ou anormal dans l'histoire de la planète. Que chaque micro-évolution du climat, passée, présente ou future, n'est pas un fait scandaleux, effrayant ni sans précédent. Que le climat et ses respirations n'est pas un prétexte ni une explication à tout, et qu'il ne faut pas tout chercher dans le monde pour vouloir expliquer ces respirations, que peut-être, sans doute, l'homme influe sur son environnement, mais qu'il n'est pas le seul facteur, qu'il n'y a jamais seulement un paramètre qui domine tous les autres, et qu'on se trompe peut-être sur le facteur principal, qui ne peut être dissocié des autres, que ce soit scientifiquement ou magiquement. Qu'un masque n'a jamais stoppé un virus, mais que des mesures de restrictions excessives peuvent faire bien plus de mal que de bien. Et ainsi de suite. Et pourvu que vivent encore assez de gens libres de dire ces vérités, leurs vérités, souvent des faits, sans se laisser imposer ou interdire par l'opinion bienpensante du moment, qui prétend dicter son idée unique, quoiqu'elle ne soit promue que par des scientifiques et des médias subventionnés, et donc intéressés. Qu'il en vive encore assez longtemps pour que survive avec eux la liberté de penser, de douter, de critiquer, de se méfier des traquenards idéologiques et autres, et de vivre sans subir l'oppression de la double-pensée orwellienne qui prétend les faire taire.

 

« Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement. »

Georges Orwell, 1984

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=_KP1QZ-_V8A

 

« Climat : rendez-nous notre droit au scepticisme » par François Gervais.

 

https://fr.sott.net/article/42752-Le-rechauffement-climatique-est-un-mythe

 

https://www.youtube.com/watch?v=Jr_JbOmyTq0

Benoît Rittaud nous parle des mythes et légendes écologistes...

 

13 novembre 2023

Ministère de l'Amour et légitimité de la haine

Il semble qu'en dépit de tous les affichages et prétentions à la tolérance, la haine soit plus que jamais à la une dans notre société. Songez à toutes les personnes et à toutes les minorités qui prônent des idées mal vues dans les médias, et cela vous donnera une idée de qui est la cible "légitime" de la haine, des "antivax" aux "pro-russes", et aujourd'hui les "pro-palestiniens", quand bien même tous sont, avant tout, des pacifistes et des défenseurs des droits humains, opposés aux souffrances inutiles, notamment de civils pris dans des guerres littérales, économiques, ou de l'information. Il pourrait être aussi savoureux que vomitif de faire avouer à ceux qui sont favorables aux guerres, aux stigmatisations des populations et minorités désignées, ou qui font mine d'être défavorables à toutes les discriminations, mais qui les pratiquent plus ou moins activement, qu'il n'y a en fait rien qui les choque ou les dérange dans certaines discriminations, voire exterminations actives ou passives de populations civiles et autres minorités mal vues dans les médias. Que ceux qui crient à la haine d'extrême droite, à la haine raciale, à la mise en danger de tels ou tels, peuvent tout à fait accepter la haine et l'oppression de certaines catégories de la population, puisqu'il leur faut encore ces mécanismes mimétiques tels que décrits par un René Girard.

 

Nous pouvons tous en être victimes. J'en ai été victime, pour plusieurs raisons (mais je ne suis qu'un cas dans le très grand nombre, car nous pouvons tous en être victimes). Toujours en ce qui me concerne par des gens qui affichent et prônent la tolérance. Hypocrisies, mécanismes de défense de l'ego tels que le déni, un certain narcissisme, permettent ces arrangements avec la morale, les droits et l'amour propre, car on est toujours propre quand on pratique la haine tout en parvenant à se faire croire à soi-même que cette haine n'est qu'amour et que, de toute façon, la victime de la haine l'avait bien cherché. Orwell avait tellement raison, quoiqu'en disent ceux qui, inconsciemment gênés par ces profondes contradictions internes, disent qu'il faut arrêter de le voir partout... qu'il faut arrêter de fouiller dans leur mauvaise conscience. Il ne nous manque plus qu'un Ministère de l'Amour pour que cela devienne évident.

21 mai 2023

Réflexion sur la polarisation en temps totalitaire, et sur l'avenir de ce blog

 

J'ai donc délaissé ce blog pendant maintenant presque 6 mois. Il est temps de donner quelques explications et de me situer par rapport à ce blog qui a accompagné 15 ans de mon existence et devrait continuer à le faire.

 

La raison principale pour laquelle je suis en pause concernant mon blog, c'est que pendant 2 à 3 ans de délire covidiste, j'ai eu l'impression que tout avait été dit. Il y a eu une telle éruption de commentaires et de production d'articles et de vidéos dans la sphère de la résistance à tendance « complotiste » que j'ai eu le sentiment que ma « valeur ajoutée » était proche de zéro, et que je me bornais d'ailleurs à les citer, les relayer, les commenter moi-même, et ainsi de suite. Je n'ajoutais qu'un peu de viande, de matière, dans la farce de ce plat riche et roboratif, mais qui pouvait devenir carrément bourratif et écœurant à la longue. Je me suis demandé ce que je pouvais réellement ajouter, apporter, où prendre ma place autre qu'un simple répertoire de liens et de références, ainsi que de ce suivi de crise que je faisais, où je rapportais également les événements relatifs à cette autre éruption qui était celle d'une poussée de fièvre frénétique d'un système autrefois pré-totalitaire et rampant, aujourd'hui ouvertement totalitaire bien que beaucoup continuent de récuser cela en ergotant sur les définitions des termes de dictature, ou de tyrannie, ou de despotisme, en nous expliquant bien comme il faut que tant qu'on ne serait pas tombé au niveau de la Corée du nord, il serait toujours abusif de parler d'autoritarisme ou de totalitarisme. Il ne manque pas de slogans pour abonder dans leur sens : « tout ce qui est excessif est dérisoire », « si tu n'es pas content va donc voir chez Poutine », etc. Il est vrai que le slogan est devenue l'arme ultime de celui qui ne veut pas voir les choses en face, et des autres, dont certains gravement atteints du syndrome du larbin.

 

On en est arrivé à un tel niveau de polarisation qu'il est honnêtement devenu stérile de vouloir encore convaincre. Il y a deux camps, et chacun est consolidé avec les ossements des convaincus.

 

Mais moi, je n'ai jamais voulu être convaincu de rien. Je suis curieux de tout, et je conspue les dogmatiques comme les idéologues. Difficile posture en temps de guerre religieuse...

 

Et même si mon cœur va vers les complotistes, les contestataires et les réfractaires, et même si je hais ce système-machine qui broie particulièrement ceux qui veulent penser de manière indépendante, et même si j'ai pendant cette période trouvé ma place parmi les ennemis complotistes de ce machinisme qui nourrit partout l'inhumanisme, je ne sais pas faire autrement que de voir les écueils dans lesquels chacun peut tomber, et le fait sans cesse, dans chaque camp. Jamais je ne pourrai me résoudre à être complètement des uns ou des autres, pro ou anti, pour ou contre, noir ou blanc. Je ne suis disciple que de la nuance, et même si je mets la subjectivité un poil devant l'objectivité « froide et réaliste » (car conscient de son caractère déshumanisant : l'humain, à moins d'être nazi, a besoin d'adopter des points de vue qui lui sont propres, d'observer le monde avec ses yeux et ses sens plutôt qu'à travers les données d'études et de méta-analyses qui prétendent incarcérer le réel, et qui, au final, retombent invariablement, de toute façon, dans l'escarcelle de la subjectivité de tel ou tel groupe qui a choisi son « camp »), je pense qu'il faut aussi garder une place pour l'observation du réel tel qu'il est, et non tel qu'on le désire, qu'on le fantasme, ou qu'on souhaiterait le modeler. Si la pensée et les rêves participent à orienter le réel dans une nouvelle direction, jamais un individu n'est tout puissant par lui seul, et dès qu'il commence à le croire un peu, il y a ce risque qu'il cherche à se fédérer avec d'autres qui ont la même illusion, et qui voudront faire entrer leur idéal en confrontation avec le vôtre... Regardez ce qui se passe avec les transhumanistes... cela pourra arriver demain avec les libéraux, les zététiciens, les anars, les fascistes, les anti-fascistes, les wokes, les complotistes... pensez au principe de Lucifer, dès lors que quelqu'un essaye d'imposer ses vues, et même si ce n'est pas à vous.

 

Notre monde devrait être une sorte d’œuvre collaborative, et non l'affrontement de néo-tribus voulant imposer leur conception. Ce danger est aujourd'hui on ne peut plus présent, après que les élites démentes et corrompues ont réussi à dresser le père contre sa fille, et le jumeau contre son jumeau, à séparer des couples et à détruire la vie et le travail de millions de gens...

 

Pourtant c'est contre leur anti-oeuvre diabolique qu'il faudrait diriger nos énergies, ce qui veut dire de joindre nos énergies au lieu de les disjoindre. Difficile. Très difficile.

 

Trop sont encore dans la rancœur, la récrimination, la haine. Et on ne peut que le comprendre. L'once de chamane en moi comprend que c'est cela qui doit être guéri... et il sera difficile de ne pas en passer par un sacrifice et par un bouc-émissaire... il faut admettre que nos « élites » se sont assises bien confortablement sur ce trône du bouc, après tout ce qu'elles ont fait contre les populations, et contre l'humanité, pour ceux qui savent le voir... Il faudra donc qu'elles s'en prennent à elles-mêmes si « on » s'en prend à elles... Mais comment obtenir une forme de réconciliation sans cela ? Je ne sais pas. C'est que c'est allé trop loin, et qu'il faudra nécessaire un acte destructeur suivi d'un acte refondateur pour repartir, ou bien, et si cela traîne trop, l'humanité continuera de souffrir, en croyant que l'on veut son bien à travers les résolutions fallacieuses de problèmes inventés comme celui d'un climat qui a toujours évolué en demandant que l'on s'y adapte plutôt que de vouloir le formater à nos désirs technologistes et lucifériens.

 

J'ai vu, pendant tout ce temps, comment on instrumentalisait les espoirs et les peurs, les désirs et les idéaux. Le besoin d'harmonie écologique transformé en écologisme, c'est à dire en un capitalisme peinturé de vert, à travers les fabulations sur le climat et sur le « renouvelable » qui est fabriqué avec des ressources limitées, le besoin de sécurité instrumentalisé à travers des pénuries inventées ou alimentées par l'incompétence ou le calcul des corrompus au pouvoir (cf l'eau française que l'on voulait vendre dans le désert tout en nous parlant de sécheresse exceptionnelle... lors d'un des printemps les plus froids, gris, pluvieux et humides que j'ai jamais vus... sur fond de mégabassines faites pour exploiter des nappes phréatiques apparemment en tension... mais comment gère-t-on l'eau pour en arriver là, au fait ?), déconnectés du réel et de la vie des gens, et insensibles à leur souffrance, les idéaux manipulés à travers la guerre en Ukraine, alias les gentils nazis inclusifs contre les affreux russes arriérés dictatoriaux et quasi-nazis à leur tour...

 

Et ainsi de suite.

 

 

Mon problème avec les dogmatiques, zététiciens et autres fact-checkers

 

Le monde humain a été fortement polarisé par l'enchaînement des crises de ces dernières années, et nous avons pu voir que certains ont systématiquement pris parti pour les « informations officielles ». Appelons-le donc le camp du consensus, pour ne pas dire du conformisme. Un comble pour des gens qui ne cessent de prôner le doute, de l'exiger des autres, tout en ne pratiquant que la certitude.

 

Mais il ne faut pas être surpris. L'humanité forme un ensemble avec des tendances individuelles et grégaires, et pour certains, leur inclination est de se porter gardiens du déjà connu... sauf qu'ils semblent ignorer que le déjà connu n'est qu'un sous-ensemble du réel, et qui est en fait minuscule... ils confondent le savoir humain à un instant donné avec tout ce qui est, et tout ce qui est encore à savoir et à revoir. Et ces gens se sont formés dans leur bulle de filtre, qui a fini par leur faire des marques de bronzage tellement ils sont encastrés dedans... Et elles semblent toutes petites, car c'est tellement étroit qu'à mes yeux il n'y a pas beaucoup de lumière qui passe...

 

Comme exemples de cette obscurité, on pourra rappeler leur tendance à « raisonner » par slogans, idées arrêtées, défense de l'ordre établi à coup de justifications d'une « violence (prétendument) légitime », jamais en retard d'un train quand il s'agit de couvrir le pouvoir jusque dans ses abus. Et si certains le sont à leur corps défendant, parce qu'ils croient à ses bienfaits, à sa bienveillance, parce qu'ils voient dans la science un pilier inébranlable, sans en voir ni les limites, ni les excès, ni les dévoiements toujours minimisés et justifiés par du prêt-à-penser (style : « la science se remet toujours en cause » et blablabla, elle serait donc aussi parfaite et à jour qu'une chose peut l'être, du moment qu'on ferme les deux yeux avec la tête dans le sable pour refuser d'apercevoir son inertie et l'obstination de nombre de ses représentants), certains le sont, clairement, par idéologie ou par intérêt à choisir le camp du pouvoir qui, on l'a vu pendant l'affaire du fond Marianne, les subventionne, en détournant même le principe de fonds qui étaient supposés remplir un tout autre objectif que de consolider des vérités officielles. Stratégie qui signe à la fois la corruption de ce petit monde, et son inanité, incapable qu'il est de résoudre certains problèmes sociaux importants, mais peut-être est-ce simplement car ils n'en ont même pas vraiment la volonté...

 

Tout cela, je ne veux même pas vraiment l'argumenter. Je pense que j'ai assez fait en 15 ans de blog pour déciller les lecteurs, et parce qu'à ce stade, il faut vraiment être idiot ou de mauvaise foi pour ne voir ni la manœuvre, ni la direction générale que prennent les institutions officielles pour se perpétuer dans leur système de corruption, de contrôle et de prédation, où le mépris devient un bouclier contre la prise de conscience, permettant de continuer en toute bonne conscience, pour les maîtres comme pour leurs serviteurs.

 

Parmi les slogans en cours, une mention spéciale pour « le complotisme tue » et... la bien-pensance sauve des vies, donc ?

 

Il n'y a pas besoin de réfléchir beaucoup pour comprendre d'où est venue l'idée de ce slogan, chez des gens imbus de leur sentiment de posséder la vérité, et comment il nourrit un fanatisme, chez ce type de personnes, convaincues de combattre pour le bien, comme le faisaient les croisés ou n'importe quelle armée bien embrigadée ou bien payée.Rien de mieux que le sentiment de combattre le mal, le terrorisme ou des meurtriers pour se comporter en ordures parfaites, allant fliquer ce que les gens pensent, lisent, font, etc. Ils seront bien utiles pour exécuter les ordres d'un pouvoir totalitaire qui ordonne de penser et d'agir d'une certaine façon, et c'est déjà ce qu'ils font. Intéressant au passage de voir comment leur mouvement, à l'instar des wokes, se fracture dans des conflits inévitables. C'est ce qui arrive à tout groupe radicalisé et prétendant détenir une vérité unique et non soluble dans le réel. Car ne l'oublions pas : tout ce qu'ils ont soutenu pendant le délirium covid s'est révélé faux... Et il n'est pas possible de ramer indéfiniment contre le monde réel.

 

 

Mon problème avec les complotistes

 

J'aime les désignés complotistes. Mais il arrive au moins à certains d'entre eux de tomber dans les mêmes écueils que ses adversaires : un sentiment de certitude, par exemple. Et si les anti-complotistes sont parfois, en fait, les premiers à inventer des théories complotistes (on m'a, moi ou d'autres de la même tendance, accusé d'être financé par le kremlin, d'être responsable de nombreux décès par mon anti-science, et ce genre de choses), les complotistes sont souvent les premiers à virer dans la paranoïa et dans un système anxiodépressif qui arrangent bien leurs adversaires, qui ne veulent que les soumettre, voire les abattre. Ce sentiment défaitiste et catastrophiste ne les épargne pas davantage que les zététiciens experts des rapports fallacieux du GIEC (dont ils n'ont pas lu les prémices et les sources sur lesquels ils se basent et qui les contredisent souvent) qui nous promettent sans arrêt l'apocalypse climatique depuis trois quarts de siècle, un coup sur le ton de l'âge glaciaire, et depuis longtemps sous l'angle du réchauffement qui nous transformera immanquablement en crevettes grillées, seule étant posée la question du degré de la grillade. L'éco-anxiété, nouvelle maladie psychique, fait des ravages, autant sur le socle de la certitude zététo-scientisto-réchauffiste, que sur celui de la conviction effondriste et dépopulationniste des complotistes à l'imagination certes souvent juste, mais aussi souvent très fertile et excessivement pessimiste et défaitiste.

 

Et puis, beaucoup de complotistes sont également persuadés de détenir une morale supérieure, ne pouvant percevoir que leurs adversaires ont agi comme ils l'ont fait en croyant, eux aussi, bien faire. Chacun s'empoisonne donc au même puits, mais avec un seau différent. Et chacun avec ses procès d'intention, ses procès en moralité, ses positions pro et anti ceci ou cela, ou ses accusations dans ce sens (« antivax », « antiscience », et allons-y des antéchrists et autres « pro-Poutine », « antifascistes », « anti-racistes », en veux-tu en voilà, en guise d'accusations comme de revendications).

 

Mais ne l'oublions pas non plus : les complotistes ont réellement prédit tout ce qui est arrivé, tout ce qui arrive et arrivera, à la différence des autres qui se contentent du déjà connu. Les complotistes, qu'ils fussent altruistes ou individualistes, ou les deux à la fois, n'ont jamais qu'eu peur de ce qu'on voulait leur faire, à eux et au reste de la population, aux membres de leurs familles et à leurs amis, de ce à quoi on voulait les obliger, etc. Ils n'ont en rien été des égoïstes volontairement ignorants, et tout au contraire, ils en savaient souvent bien plus que leurs adversaires donneurs de leçons (et même s'ils en ont donné aussi), ils en savaient même parfois trop, et ce qu'on peut leur reprocher c'est surtout : 1) de ne pas avoir été du côté d'un pouvoir abusif, 2) d'être parfois allés trop loin dans leurs prétentions. Nul n'est parfait, et leurs adversaires auront joué de leurs excès pour les discréditer, ce qui n'aura pas empêché la nébuleuse dite « complotiste » d'avoir finalement raison sur l'essentiel, quand leurs adversaires continuent de s'enfoncer et de se donner tort sur l'essentiel. Simple constat, que j'estime assez honnête et objectif pour ne pas m'identifier outre mesure à ce groupe dont je fais certes partie, mais avec lequel je ne perds jamais mon indépendance d'esprit.

 

 

 

Mon problème tout court (avec ce blog)

 

Ces faits étant résumés, venons-en donc aux autres faits, concernant cette page.

 

Je suis une personne qui est toujours sur un chemin, et ce chemin, qui est parfois assez funambulesque et solitaire, en équilibre sur différentes positions dont je peux reconnaître les valeurs respectives, mais aussi les torts, prend souvent des virages inattendus. Et c'est tant mieux, mais cela demande donc de savoir s'adapter, changer son fusil d'épaule, accepter des compromis (mais jamais de compromissions), et de savoir aussi temporiser quand c'est nécessaire.

 

Comme je l'ai déjà énoncé, je suis donc passé par une phase circonspecte. J'ai certes choisi, en toute conscience, un camp, qui est donc celui que le pouvoir désigne comme celui des complotistes, des réfractaires et des irresponsables, dont je suis conscient des dérives, des faiblesses, mais surtout de ses forces, et de son élan pour construire un monde qui va de l'avant, au lieu de rester serti, pétrifié et engoncé dans le déjà connu et dans les vérités officielles certifiées par les différents ministères de l'amour, de la paix et de la vérité. Mais j'y cherche encore mon rôle.

 

Peut-être ce rôle est-il fluctuant, évolutif. Peut-être un généraliste comme moi devrait-il juste boucher des trous ici et là, apporter des bras là où il en manque, mais plus qu'un généraliste, je suis d'abord un contemplatif et un penseur, qu'importe ce qu'on peut penser de ma pertinence dans ces domaines. Je suis aussi un créatif. J'écris, j'invente des histoires et des jeux, et j'observe le monde pour en tirer autant de l'analyse que du ludique. Il me semble que, ces dernières années, je m'étais lancé avec ce blog dans des projets qui finissaient par être trop lourds pour moi et à ne pas me correspondre pleinement, à ne pas remplir ce que je souhaitais vraiment, tout en occupant trop de place dans des domaines qui n'étaient pas ceux qui me passionnaient le plus.

 

Qu'on s'entende bien. Observer et comprendre le monde me passionne, et avec le recul, je pense que j'aurais pu ou du faire sociologue : presque tous mes écrits, qu'ils soient fictifs, humoristique ou analytiques, ressortent d'une observation sociologique et psycho-sociologique de ce monde.

 

Mais, et c'est le lot d'une majorité d'artistes, j'ai une tendance à me perdre dans mes rêves et dans mes projets, à être éternellement insatisfait (de moi, de ce que je fais, et aussi du monde), et ce n'est pas nécessairement une tare : c'est aussi un moteur pour mieux faire (même si cela peut aussi, parfois, freiner). Je n'ai pas encore appris à en tirer le meilleur, et j'expérimente encore.

 

C'est ce qui conditionne aujourd'hui largement mon rapport à ce site. Après m'être enrichi de mon propre travail ici pendant plus de 15 ans (bientôt 17), et en espérant avoir pu contribuer autant que possible à enrichir de même mes lecteurs, il est temps de se poser et de se demander qu'en faire, pour y donner le meilleur, encore pour moi et les autres. Je n'ai pas encore trouvé, et suis donc toujours dans ce processus de réflexion. Comme pour mes livres et romans, j'emploie la même « technique » : je laisse le temps m'aider à faire mûrir mes idées et mes projets.

 

 

L'avenir de ce blog (cycles de vie et de renaissances)

 

Quel sera donc l'avenir de ce blog ? Je n'en sais encore rien, mais voici mes idées pour l'instant.

 

Toutes choses et tout être passe par des cycles d'évolution, des crises au sens strict, des phases. Ici, il est question de vie, de mort, de renaissance.

 

https://lesakerfrancophone.fr/la-prochaine-grande-nouveaute

 

Et contrairement à l'ironie contenue dans cet article, je dis cela très sérieusement : la mort n'est pas nécessairement une horreur. Elle est, tout court, une nécessité.

 

Il est donc temps de laisser mourir mon travail, et de le laisser former un humus aussi fertile qui soit. Il a déjà commencé, de son vivant, en semant ici et là des graines. Il continuera, et après une phase de silence relatif (et illusoire, car il y pousse toujours occasionnellement un article, une référence, un bourgeon de quelque chose, juste à l'abri des regards, comme la racine s'étire sous le sol), reprendra et reverdira. Il sera alors temps, sans doute, de revenir aux origines de ce blog.

 

En effet, je n'avais pas voulu, au départ, en faire un blog politique ou d'analyse socio-politique, bien que cela soit intéressant aussi. Mon élan premier était de me questionner sur ce monde, ces mystères, ses secrets. J'étais aussi plus jeune d'une bonne quinzaine d'années, et alors en pleine découverte chamanique, spirituelle, mais aussi de déploiement de ma vie sociale et personnelle. Tout cela, aussi, s'est replié aujourd'hui, comme une fleur qui se protège pendant l'hiver, et avant le retour d'un printemps qui est promis. C'est donc dans cette saison que j'en suis aujourd'hui : il y a eu les origines de ce blog, en pleine lumière de l'été de ma vie, éclatant de découvertes, de joies et même de plaisirs. Puis il y a eu cet automne, si long, que j'ai tellement aimé aussi, qui a été plus sombre en m'orientant vers la découverte de sales secrets humains cachés sous les feuilles. Les complots, oui, et les guerres, et l'ingénierie sociale, et le totalitarisme rampant, et les autres horreurs indicibles. Et puis le monstre est sorti de sa cachette et il est arrivé en même temps qu'un hiver de 2020. Il a fait très froid dans la maison de l'humanité, et certains n'ont pas passé cet hiver. Ceux qui ont bien voulu regarder par la fenêtre et voir ce qu'il fallait voir au travers du blizzard, ont vu les cadavres que l'on traînait, hors de vue, dans la neige et vers des coffres, loin des regards. Ils ont perdu des proches. J'en ai perdu. Pas de l'épidémie, non... mais de l'hystérie qu'apportait le monstre qui la promettait. Et j'en ai été horrifié, et scandalisé. Et j'ai cessé d'écrire. Il m'a semblé qu'il faisait trop froid pour mes doigts engourdis, et qu'assez de monde avait vu pour qu'il soit nécessaire de parler encore. Quand l'énergie manque, le silence est d'or. Il suffisait d'écouter le vent, et l'on savait. Certains se sont bouché les oreilles, mais d'autres, beaucoup, jamais assez nombreux certes, ont écouté, et ils ont entendu. Alors nous avons parlé ensemble, et nous avons dit ce que nous voyions, nous avons dit ce qui était, et cela nous a réconfortés et nous a soudés au milieu de cette horreur. Puis l'hiver monstrueux a peu à peu semblé perdre de son intensité. Le blizzard est retombé, et le brouillard, encore aujourd'hui, s'amincit, promettant à tous ceux qui n'ont pas voulu voir de devoir à leur tour affronter les conséquences de leurs évitements, de leurs hypocrisies. De leurs peurs, et de leurs soumissions.

 

Mon blog en est, lui aussi, à cette saison. Il sent qu'il va reprendre vie, mais il grelote encore dans ce fameux printemps de la sécheresse humide et grise des restrictions que nous promet le totalitarisme qui a pris racine au profit de cet hiver ignoble qui restera dans les mémoires de tous.

 

Mais il sait qu'on ne ressort pas pareil, après une telle épreuve, et que les questions qu'il devra aborder seront différentes, qu'elles seront autres. Qu'elles seront, certainement, plus essentielles et, on l'espère, plus profondes. Plus à la racine des choses... qu'est-ce qui nous pousse, nous humains, à vivre ainsi ? Quels sont les mystères et les magies sous-jacentes aux terreurs de nos vies ? Quels contes aimons nous nous raconter pour continuer à vivre et pour survivre aux hivers les plus terribles ?

 

Il sera, je pense, plus spirituel, peut-être plus philosophique. Peut-être plus littéraire qu'analytique ? Sans doute plus intime, et moins référentiel (moins d'avalanches de liens, plus d'explorations de notre nature mystique et profonde). Des choses que j'ai en moi, mais j'ai tenues étouffées derrière le paravent de mes analyses parfois trop terre à terre. Peut-être aussi que cela m'aidera à écrire, à m'exprimer en tant que moi, et moins en tant qu’œil regardant le monde et prétendant à une objectivité que j'ai toujours sue hors d'atteinte, et que je laisse aux prétentieux du scientisme, définitivement, mais non sans considérer l'intérêt de leur démarche... qui ne vaut rien en soi, mais qui est un bon outil pour critiquer le monde. Moins pour le vivre et pour le regarder en face dans tous ses aspects qui, pour beaucoup, échappent à l'analyse, aux cases, aux besoins humains de catégorisations, de rangements, de jugements.

 

Bref... Ce blog, il va renaître, à son rythme, peut-être en marchant très mal au début comme un nouveau né arrivé au printemps avec un seul parent, mais on ne sait pas qui il sera, une fois plus grand de nouveau, et ce si les aléas de l'existence, de la vie, le lui permettent.

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18 avril 2023

Une approche critique du scientisme et de la zététique

J'ai vu passer ce pdf d'un auteur universitaire, menant une critique de la zététique, et à travers elle, du scientisme. Difficile, à vrai dire, de différencier formellement les deux, si la première n'était, en définitive, autre chose que la voix publique de la seconde. Définissant personnellement (et l'auteur sera en accord avec moi, comme on peut le lire) le scientisme comme une religion, la zététique en serait donc l'organe prosélyte.

Une analyse particulièrement nécessaire, à notre époque où les corpus politiques, médiatiques et scientifiques forment une espèce de triade corrompue au service d'intérêts financiers et globalistes, avec le progressisme et le transhumanisme en filigrane, en totale confrontation avec les intérêts des peuples et, selon moi, de l'humanité même qu'elle prétend contraindre et contrôler selon son bon vouloir.

J'aurais pu m'attarder à commenter plus en détail certains passages, mais je préfère juste vous en recommander la lecture. J'ai laissé de côté ce blog pour des raisons sur lesquelles je m'étendrai plus tard, mais je n'entends pas le laisser complètement dans l'oubli. Je reviendrai dès que cette nécessaire période de jachère sera terminée...

 

https://lesenjeux.univ-grenoble-alpes.fr/wp-content/uploads/2022/06/2021B-05-Bodin.pdf

 

 

 

19 décembre 2022

Face au Monde-Machine, série de podcasts

Je vous présente une série de podcast sur le machinisme et la déshumanisation, que l'on trouve par exemple ici :

 

Le premier épisode :

 

Vidéo youtube : FACE AU MONDE-MACHINE #1. Du monde à l'immonde (avec PMO)

 

Et le reste des podcasts sur la chaîne :

 

https://www.youtube.com/@floraisons/videos

 

23 novembre 2022

Suivi de crises - 5

 

Mon emploi du temps et ma dynamique de vie étant ce qu'ils sont actuellement, je ne peux rien promettre de plus que la poursuite du suivi de crises, jusqu'à ce que les choses changent. Entrons sans plus attendre dans le vif du sujet.

 

 

Delirium sanitaire

 

Le cauchemar se poursuit en pente douce. Bien que la vérité sur les miraculeuses inoculations expérimentales sorte et que celle-ci ne puisse plus guère être cachée, nombreux sont ceux qui, se fiant à leur religion, « la science » largement biaisée et bidonnée du 21e siècle, continuent à dire que tout va très bien ou qu' « on ne savait pas » et ne pouvait pas savoir alors que tout était limpide à qui voulait vraiment savoir, dès le début. Certains qui ont participé (collaboré) à ce délire réclament désormais par avance une amnistie, ce qui montre bien que le vent a changé de sens. Je rappelle que même-moi j'ai eu quelques inquiétudes sur l'épidémie aux débuts, rapidement remplacées par de très intenses soupçons rapidement vérifiés. Voyons ce qu'on aura pu trouver ces dernières semaines et qui aura pu échapper à certains.

 

D'abord sur la vérité qui sort :

 

Vidéo youtube : Surmortalité des jeunes en Europe depuis juillet 2021 ! Mais de quoi peuvent-ils bien mourir ?

 

 

Vidéo youtube : Hospitalisation, mortalité et vaccination : le ministère de la Santé ne veut pas savoir !

 

 

Vidéo crowdbunker : CSI n°78 : D. Rancourt 10/11/22 Les statistiques, la mort, et leurs manipulations

 

A noter dans cette vidéo une controverse en dernière partie de vidéo, ce qui montre au moins que les contestataires peuvent avoir entre eux des désaccords et des débats, chose qu'on ne voit pas, sauf orchestrée en spectacle dans le mainstream.

 

https://www.globalresearch.ca/video-death-tsunami-here-dr-sherry-tenpenny/5798390

 

 

Encore dans la série « on ne veut pas vraiment savoir », comparaison entre deux sources lors d'une enquête en Allemagne, une qui fournit ses données, et l'autre qui se trouve des prétextes douteux. Incompétence vraie ou opportune ?

 

Vidéo crowdbunker : Nous ne pouvons pas interpréter nos chiffres

 

 

Ces effets secondaires ne sont PAS rares :

 

https://twitter.com/SinedWarrior/status/1588472102776147969

 

https://www.cardio-online.fr/Actualites/A-la-une/ESC-2022/Incidence-non-negligeable-myocardites-apres-3-dose-vaccin-ARN-messager-anti-COVID-19

 

 

Tout ça pour une épidémie relativement minime, en fait, comme on pouvait le déceler assez tôt :

 

https://lesakerfrancophone.fr/retour-precis-sur-les-taux-de-mortalite-du-covid

 

 

Terminons par ce point inquiétant, qui illustre bien le pétainisme contemporain dans ce pays, l'un des derniers où les personnels soignants n'ont toujours pas été réintégrés :

 

https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/11/10/alerte-des-soignants-suspendus-discretement-convoques-par-la-police/

 

 

On pourra, dans ce contexte, se demander où finissent l'incompétence et l'idiotie, et où commencent la malveillance et les agendas de contrôle voire de dépopulation... Et on pourra certainement penser que les premières sont au service des seconds, avec des exécuteurs peu sourcilleux de suivre des programmes qui leur permettent d'alimenter leur carrière dans la société eugéniste qui prétend remplacer une société dite humaniste...

 

 

Guerre pour le bien et crise énergétique orchestrée

 

Oui, là aussi tout est très bien organisé, quoiqu'avec de nombreux « couacs », contradictions et rapports de force entre factions se disputant le pouvoir et n'ayant pas forcément toutes les mêmes objectifs. Toujours est-il qu'en attendant, c'est nous, les peuples, qui faisons les frais de la psychopathie au pouvoir, à commencer par le peuple ukrainien pris en otage par l'ennemi russe aussi bien que par le camp otanien que certains qualifient de plus en plus de « satanique », et qui avait mis la Russie dos au mur pour une confrontation, et ce depuis des années.

 

A noter que certains de mes liens ont été censurés entre-temps, et je ne peux donc fournir que ce qui reste, dans ma sélection.

 

Tout d'abord, la guerre suit un récit coordonné entre alliés de l'OTAN :

 

https://fr.sott.net/article/41058-Fuite-de-documents-comment-le-gouvernement-federal-en-Allemagne-travaille-a-un-alignement-narratif-sur-la-guerre-en-Ukraine-1re-partie

 

Ceux qui ne suivent pas entièrement ce récit reçoivent de petits cadeaux, comme l'attentat en Turquie...

 

C'est ainsi que tout l'OTAN se coordonne pour refuser de condamner le nazisme et ses atrocités à l'ONU, à l'inverse de quasiment tout le reste du monde, qui heureusement, lui, n'a pas perdu toute sa tête et sa probité, ce qui nous laisse un petit peur d'espoir, pour quand nous vivrons, en Europe, dans le nouvel épicentre des dictatures du progrès et du bien :

 

https://fr.sott.net/article/41109-Le-vote-de-la-honte

 

 

Monde du progrès qui organise sa désindustrialisation par la brutalité la plus vile et hypocrite, conduisant inévitablement à l'appauvrissement et à l'asservissement :

 

https://reseauinternational.net/comment-larry-fink-et-blackrock-ont-cree-la-crise-energetique-mondiale/

 

J'entends et lis de plus en plus de gens qui songent à s'exiler en Afrique, en Amérique du sud ou dans les pays de l'ancien bloc soviétique, beaucoup plus prometteurs aujourd'hui en terme de liberté, voire de développement... Et simplement de sanité, à tout point de vue : il se dit que les services d'urgence hospitalier fonctionnent beaucoup mieux qu'en France (le « meilleur système de santé du monde ») dans de nombreux pays d'Afrique.

 

 

Un débat pas très original, mais qui a le mérite de faire une synthèse efficace autour du sujet de l'énergie nucléaire :

 

https://elucid.media/environnement/nucleaire-crises-sauver-condamner-debat-energie-souverainete-mix-sortie-renouvelables-tripathi-mijeon/?mc_ts=crises

 

 

Sur l'agitation des peurs pour amener la soumission :

 

https://fr.sott.net/article/41252-La-fabrication-du-consentement-Le-Pass-Carbone-arrive

 

 

 

Gilbert Doctorow m'amènera à la conclusion de tout ceci :

 

https://fr.sott.net/article/41041-Dr-Doctorow-L-Occident-est-dirige-par-des-corrompus-laches

 

 

Qu'ajouter de plus ? Qu'il faut garder le moral, avoir conscience de la guerre qui nous est faite, nous peuples des pays occidentaux, revers de karma après les guerres que nos dirigeants pourris ont mené en notre nom dans le reste du monde. Cette guerre porte sur nos conditions de vie autant que sur notre psychologie, afin de nous soumettre et de nous garder sous contrôle. Nos dirigeants savent qu'ils se sont engagés dans une voie dangereuse, poussés par l'idéologie mondialiste souhaitant niveler tous les modes et niveaux de vie à travers le monde, c'est à dire qu'ils tirent tout pays qui n'y est déjà vers le tiers-monde qui deviendra, si rien n'est fait pour s'y opposer, la totalité du monde dans quelques décennies.

 

Ceci étant, rien n'est perdu, car il y a toujours un espoir et un avenir pour les gens créatifs, lucides, combatifs ou résilients, et que les moyens d'endiguer leurs projets existent. Ils demandent, par contre, une organisation et une coopération qui ne sont pas gagnées, dans nos populations soigneusement divisées par les guerres cognitives et l'oppression simple et brutale qu'elles subissent. La guerre en Ukraine jouera un rôle majeur dans la répartition du rapport de force et dans l'expansion ou la régression du colonialisme guerrier que représente l'idéologie mondialiste portée par les soi-disant forces du progrès occidental... De ceci dépend en partie nos sorts... voyons-le en face. Et comprenons aussi que les peurs agitées (la guerre nucléaire par exemple) servent avant tout à notre asservissement, comme le delirium covidiste ou la rhétorique sur l'énergie, le climat, etc. qui servent d'excuses à la désindustrialisation et à l'expropriation des entrepreneurs, commerçants et autres (à cet égard il est intéressant de voir comment dans un premier temps on préserve autant que possible les particuliers pour éviter qu'ils ne voient trop ce qui se passe, et limiter ainsi les risques d'agitation voire de révolte). Nous vivons une époque très difficile, et nous n'y étions pas habitués, mais elle est aussi passionnante...

 

27 octobre 2022

Suivi de crises - 4

 

Alors pour commencer, disons d'abord que je suis tombé malade ce mois-ci, ce qui m'a ralenti dans tous mes projets, du coup je ne reprends qu'aujourd'hui ce suivi de crises, et seulement en novembre la série sur la guerre cognitive. De toute façon, ce sont les deux sujets de fond du moment, et probablement pour les années à venir en occident : une longue crise d'effondrement atteignant son stade terminal, et une guerre contre les peuples pour les maintenir dociles et soumis malgré tout, deux faces d'une même médaille que je tente de traiter à travers ces deux séries. Mais entrons donc dans le vif du sujet sans plus attendre.

 

 

Crise politique, France, UE, Russie, Ukraine, USA, etc....

 

Chacun peut constater à quel point l'occident, l'UE en particulier, s'est plongé dans une crise effrayante qui nous conduit vers des abimes d'incertitude. Qu'il en soit ainsi, cela ne pouvait pas durer de toute façon, comme le savent les plus lucides. L'accepter et le vivre est certes plus difficile...

 

L'agitation gagne l'UE avec les révélations concernant les « produits » :

 

Vidéo youtube : Conférence du Professeur Perronne au Parlement européen de Strasbourg

 

Vidéo crowdbunker : Le député européen Cristian Terhes appelle à la destitution immédiate d'Ursula Van der Leyen

 

https://lecourrier-du-soir.com/coup-de-tonnerre-le-procureur-general-de-lue-declenche-une-enquete-sur-les-contrats-entre-pfizer-et-von-der-leyen/

 

https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/10/12/comment-leurope-sombre-dans-le-totalitarisme-par-john-laughland/?utm_source=feedly&utm_medium=rss&utm_campaign=comment-leurope-sombre-dans-le-totalitarisme-par-john-laughland

 

 

La France dans tout ça :

 

https://www.francesoir.fr/videos-le-defi-de-la-verite/macronie-tellement-d-incompetence-que-cest-plus-credible-sabine-sauvaux

 

 

 

Les hypothèses concernant Nord stream. Notons que la Russie a annoncé qu'un bras du gzoduc restait utilisable, ce qui complique davantage les scénarios. Bizarrement je n'entends plus parler de ce fait depuis quelques semaines, pourtant cela a bien été annoncé par les russes. Certains parlent de bluff, mais bluffer sur cette option paraît aussi ridicule que de saboter ses propres installations, comme on ne cesse d'accuser les russes de le faire, dernièrement encore à propos d'un projet de bombe sale dans la région de Kherson (pourtant sous contrôle russe, mais il faut croire qu'ils aiment se bombarder) et Nikolaev, dans la même région mais au-delà du front actuellement contrôlé par les russes, et donc scénario plausible pour un faux-drapeau comme on les connait... Le terrorisme devenant désormais la norme des actes du camp du bien, avec le pont de Kerch, les assassinats de soutiens de la Russie, les sabotages, et ainsi de suite.

 

https://fr.sott.net/article/40946-Nord-Stream-2-offre-a-l-Allemagne-un-rendez-vous-avec-le-destin

 

https://lesakerfrancophone.fr/le-curieux-whodunit-des-nordstreams-1-et-2

 

https://fr.sott.net/article/40956-Revelation-avant-que-l-Ukraine-ne-fasse-sauter-le-pont-de-Kerch-des-espions-britanniques-avaient-prepare-le-coup-The-Grayzone

 

 

 

Les conséquences de tout cela, en Europe :

 

https://www.les-crises.fr/la-production-en-allemagne-n-est-plus-competitive-le-pdg-d-arcelormittal-alerte-sur-la-crise-qui-vient/

 

 

D'autres réflexions sur la guerre :

 

https://fr.sott.net/article/40932-La-politique-par-d-autres-moyens

 

https://fr.sott.net/article/40924-La-Russie-gagnera-toujours-strategiquement-meme-dans-le-scenario-d-une-impasse-militaire-en-Ukraine

 

 

Ailleurs dans le monde, les USA, leurs rodomontades, et en face le dédain et l'opposition de plus en plus ouverts, avec des pays tels que l'Inde ou l'Arabie saoudite qui se détournent de plus en plus, tandis que la Chine devient une cible de plus en plus déclaré, et probablement l'Iran, en sous-main, avec une possible manipulation politique pour causer de l'agitation, sinon plus :

 

https://fr.sott.net/article/40941-L-accord-de-l-OPEP-ou-les-nouvelles-tourmentes-pour-l-Occident

 

https://lesakerfrancophone.fr/blinken-ose-accuser-la-chine-detre-responsable-de-lhostilite-des-etats-unis-a-son-egard

 

https://lesakerfrancophone.fr/le-blocus-etasunien-des-semi-conducteurs-en-chine-est-une-bombe-atomique

 

https://lesakerfrancophone.fr/quy-a-t-il-derriere-les-emeutes-iraniennes

 

 

 

Perspectives potentielles

 

Aucune crise n'est éternelle, même celle du capitalisme. Il faut un jour que tout s'effondre face au cosmos, et que la vie reprenne sa fluidité, ne serait-ce que momentanément. Certains esquissent des voies de sortie, et réfléchissent au monde de demain pendant que nous sommes aux mains des fous qui veulent nous enfermer pour toujours dans celui d'hier. Schéma classique de toute crise humaine, mais il est intéressant d'écouter les idées, fussent-elles illusoires ou fugaces, avant que l'on trouve, un jour, les bonnes, pour sortir d'une époque du profit par la prédation, et entrer dans une autre, plus humaine et plus sensée, débarrassée (au moins en partie) de la folie, de l'incompétence et de l'hystérie totalitaire. Pas pour tout de suite mais, un jour, j'en suis sûr.

 

Vidéo youtube : Sortir du système : c'est possible (ensemble) !

 

Vidéo youtube : La France pourrait produire autant de gaz que la Russie | Idriss Aberkane

 

 

6 octobre 2022

Suivi de crises - 3

 

Poursuite de la publication de liens pour avoir un aperçu des crises du moment.

 

 

Crise dite sanitaire

 

Suppression de lits d'hôpitaux en 2021 :

 

https://www.ladepeche.fr/2022/09/28/hopitaux-plus-de-4-300-lits-ont-ete-supprimes-en-2021-10699217.php

 

Surmortalité anormale :

 

https://h16free.com/2022/08/31/71884-cette-etrange-et-recente-surmortalite

 

Une vision des faits réels par la statistique, tandis que le déni général de la gravité de l'impact des « mesures » continue :

 

http://www.deboutlafrance.fr/wp-content/uploads/2021/02/SantePubliqueCovid.pdf

 

 

 

Crise politique et démocratique

 

Poursuite de la destruction de la France et de ses services publics :

 

Vidéo youtube : La liberté d’action des douanes en sursis

 

La Hongrie, désignée comme quasi-dictature populiste ou d'extrême-droite, donne davantage la parole à son peuple que « l'occident exemplaire » :

 

https://fr.sott.net/article/40881-Hongrie-democratique-Les-citoyens-peuvent-voter-sur-les-sanctions-contre-la-Russie

 

 

 

Crise sociale et économique

 

https://fr.sott.net/article/40852-Jamais-le-risque-de-penurie-alimentaire-n-aura-ete-aussi-grand-en-France

 

Vidéo youtube : Le putsch de la finance

 

https://fr.sott.net/article/40888-Francis-Cousin-La-grande-explosion-sociale-arrive

 

 

 

Crise géopolitique et guerrière

 

Concernant les gazoducs :

 

https://fr.sott.net/article/40862-Saper-les-gazoducs-c-est-commettre-un-acte-terroriste-contre-les-europeens

 

Rappelons nous que cet acte terroriste, s'il n'est pas revendiqué, avait été prémédité :

 

https://www.capital.fr/economie-politique/ukraine-les-etats-unis-brandissent-la-menace-du-gazoduc-nord-stream-2-en-cas-dinvasion-de-la-russie-1426805

 

Et pour ceux qui doutent que les américains, si gentils et exemplaires, puissent faire cela, et bien ce pays qui a bombardé Hiroshima et Nagasaki l'avait pourtant déjà fait en 1982 :

 

https://www.lemonde.fr/archives/article/1984/01/13/u-r-s-s-un-responsable-sovietique-reconnait-qu-un-incendie-a-endommage-le-gazoduc-eurosiberien_3136025_1819218.html

 

Plusieurs n'hésitent pas à dire que c'est une agression autant contre l'Allemagne que contre la Russie :

 

https://lesakerfrancophone.fr/la-guerre-contre-lallemagne-vient-dentrer-dans-sa-phase-chaude

 

Le déni et la confusion profitent à la guerre et jouent contre la paix et donc contre les peuples :

 

https://fr.sott.net/article/40909-Le-recit-selon-lequel-cette-guerre-etait-non-provoquee-empeche-la-paix

 

D'ailleurs, la situation actuelle rend de plus en plus probables des troubles civils sérieux un peu partout :

 

https://fr.sott.net/article/40898-Un-rapport-predit-les-guerres-civiles-a-venir

 

Enfin, pour ceux qui veulent suivre les évolutions concrètes du champ de bataille russo-ukrainien sur un site (qui me semble) parfaitement neutre ou en tout cas relativement objectif dans sa présentation de ce champ de bataille (ne pas oublier tout de même que beaucoup d'unités russes sont perdues dans le brouillard de guerre, car les infos sont surtout de source ukrainienne), voici :

 

https://militaryland.net/

 

 

Ce suivi se continuera de semaine en semaine et de mois en mois, au rythme des événements, sans que je ne sache trop ce qui en sortira. Je n'ai pas de conclusion provisoire pour cette fois, mais je poursuivrai ce suivi qui me permet de placer ici mes liens et de préparer certaines de mes autres réflexions. Le prochain article sur la guerre cognitive devrait suivre d'ici une semaine ou peut-être deux, où je tenterai de proposer des pistes de réflexion autres, en m'orientant peu à peu sur le versant mystique que soulève la crise actuelle, qui ne devrait pas être dénué d'intérêt. Si j'ai laissé de côté, finalement, ma série sur la démarche de curiosité, c'était précisément dans le souci de réintégrer les questions de l'émerveillement, du mystère et du mystique dans un réel bien concret et bien actuel, en espérant pouvoir le faire sentir à mes lecteurs, que je remercie pour leur fidélité (les statistiques de fréquentation ont baissé pendant le délirium sanitaire mais se sont stabilisées depuis plusieurs mois, malgré la baisse de rythme du blog, dont je m'excuse, mais je ne peux pas faire autrement).

 

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