Une vision critique du prêt-à-penser climatique, partie 1/3 - le climat d'obscurantisme
J'avais dit que je n'y reviendrai plus, ou en tout cas plus autant qu'avant, mais là ça fait un moment que ça me démange, notamment suite à certaines vidéos que j'ai croisé. J'ai donc décidé de faire cet article qui sera une mise au point sur différents aspects qui m'agacent profondément autour de ce que j'aime appeler la propagande climatique, ainsi qu'une critique approfondie d'une vidéo sur ce sujet, à laquelle je consacrerai la deuxième partie de cet article.
La raison d'être de cet article est donc avant tout de dégommer certains propos qui relèvent avant tout du prêt-à-penser, une chose dont j'ai horreur entre toutes.
Et premièrement, il est sans doute utile de préciser ma position quant aux questions écologiques en général. Cela tient en une phrase, qui est sans ambiguïté : je me suis toujours considéré profondément comme un écolo. Un vrai.
Mais là, il faut préciser certaines choses, et d'abord, qu'est-ce qu'un vrai écolo, pour moi ? Et bien, un vrai écolo ce n'est pas forcément quelqu'un qui pratique le tri sélectif pour soulager sa conscience, ce n'est pas nécessairement quelqu'un qui pleure devant le sort des poulets d'élevage ou des taureaux de corrida et qui, pour soulager sa conscience, devient végétarien, ou se résout à ne consommer que du bio.
Non, pour moi, l'écologisme n'est que de la politique, et la conscience écologique n'est justement pas une entreprise d'éboueur de sa propre conscience. Être écolo commence pour moi par la lucidité envers soi-même et envers le monde. Trier ses déchets ou manger bio n'est pas de l'écologie, c'est de l'hygiène. Certains me diront qu'on ne peut pas dissocier les deux, et c'est certes vrai, mais voilà la limite que je pose : dès qu'un comportement "sain" est imposé, il n'est plus sain. Il devient aussitôt le cache-sexe d'autre chose de beaucoup plus grand, l'arbre qui cache la forêt. Ainsi, l'occidental qui trie ses déchets, mange bio et roule en voiture électrique, ne pratique pas l'écologie, il pratique la pensée magique. Il croit que si tout le monde faisait comme lui, la planète, l'humanité ou l'univers serait sauvée. Admettons, sauf que ce n'est assurément pas ce qui se passe : sur tous les continents, la population humaine continue de gonfler et, tout au contraire du but assumé, de produire chaque jour un peu plus de déchets. On est donc loin du compte, et je ne vois pas l'intérêt, même en tant qu'écolo, à passer de l'énergie à accomplir quelque chose qui n'a dans les faits aucune incidence sur le monde, et dont la seule finalité réelle est de soulager ma conscience.
Je précise : je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire. Chacun fait comme il estime bon. Je dis que ça ne sert à rien, au final. Trier ses déchets dans un monde qui est structurellement constitué pour en produire constamment toujours plus, c'est comme boucher un trou pendant qu'autour, des milliards sont creusés. Ce qui ne lasse de m'émerveiller, c'est que ces gens qui sont bien souvent prêts à moraliser tout leur entourage avec ce genre de fausse solution, ne voient pas la totale futilité de leurs comportements qui s'assimilent bien davantage avec la bien-pensance qu'avec un comportement efficace. Même si tous les occidentaux triaient leurs déchets, d'abord cela voudrait dire qu'ils continuent d'en produire (cela est évident, mais encore faut-il le dire, car apparemment ça ne va pas de soi, pour les tenants de cette pensée magique), ensuite, cela ne ferait, au mieux, que retarder une échéance que l'on pourrait empêcher, si au lieu d'opter pour la pensée magique, on optait tous ensemble pour une pensée lucide, qui dicterait des comportements rationnels. Comme l'humanité que j'observe est tout sauf rationnelle, ce n'est pas demain la veille que je vais me mettre à voter, ni à perdre mon temps à trier des déchets. En effet, même en admettant que tout l'occident s'y mettait dans son ensemble, peut-être réduirait-on la pollution de cette source de 10 ou de 20%, ce qui équivaudrait à quoi, à l'échelle de la planète, sur l'ensemble des pollutions ? 0.0001 % ? Non, vraiment, ça n'en vaut pas la chandelle. Pourquoi mettre des pansements sur des jambes de bois, quand on pourrait opter pour empêcher la jambe de pourrir, à la base ? C'est pourtant le raisonnement sur lequel se fondent la plupart des comportements dits "écologiques", de nos jours.
Non, pour moi, être écolo veut d'abord dire que l'on regarde sa nature en face, et la nature en face. Tant que l'on nourrit des illusions sur ce qu'est la nature (en mal ou en bien) et sur la place et l'attitude de l'homme, au sein de cette nature dont il fait partie, on continuera de faire du sur-place, ce qui est exactement ce à quoi aboutissent et encouragent les comportements écologiques conventionnels : une fois sa conscience soulagée, les trois poubelles de tri mises à contribution, c'est la fin des haricots. L'écologiste de base proclamé ne fera rien de plus, et ne fera donc jamais rien de véritablement utile ou en tout cas efficace, et continuera de soupirer en pensant à tous les maux que l'on cause à la planète, et à se donner une supériorité morale sur tous ceux qui ne font pas comme lui, et qui pourtant, devraient, c'est pour lui une évidence indiscutable.
A cet égard, il faut voir cette vidéo qui est totalement édifiante sur le sujet, et pour moi, consternante :
https://www.youtube.com/watch?v=GXwv4TSybyg
On a ici toute la panoplie classique des lieux communs les plus infamants et les plus agaçants, allant à la fois dans le sens de la pensée unique formatée pour les masses, et le mépris pour ceux qui pensent différemment. Un mépris teinté de haine, qui plus est...
J'en ai assez de témoigner constamment de cette bêtise. Pour ainsi dire, la subir en un spectacle constant et prévisible de l'humain refusant d'élever le niveau de la réflexion, pour pouvoir rester dans le troupeau. Et ici, l'on utilise le mouton comme emblème de la chaîne ? Non mais laissez-moi rire...
Le type qui présente cette chaîne n'est pas plus bête ni antipathique qu'un autre, et je n'ai absolument rien de personnel contre lui. Il est, en revanche, simplement un autre avatar de cette relative médiocrité qui s'étale sur youtube, produisant des chaînes qui sont, disons le, des machines à clics et à fric, avec ici une valeur ajoutée qui est à peu près nulle.
De plus, cette médiocrité va souvent de paire avec une attitude et un propos méprisants : ici, l'utilisation du mot "con" dans tous les titres de vidéos, résume à lui seul le concept de la chaîne. N'est-ce pas passionnant ? C'est en tout cas parfaitement racoleur, en plus d'être prétentieux, puisque, comme chacun sait, on est tous le con de quelqu'un d'autre, mais il est quand même surtout question de parler de la connerie des autres, alors, à mon tour...
Les « arguments » sont en effet cohérents avec le thème de la connerie... Ce serait fatigant de devoir les contrer, car c'est tellement bête, alors je crois que je vais m'abstenir et simplement les citer :
« il y a toujours des moutons pour ne pas y croire » (des moutons noirs, donc ?)
« ces abrutis de climato-sceptiques » (ça se confirme...)
« ouvre les yeux, sors de chez toi, bonhomme » (premier appel à l'évidence)
« des jolis graphiques qui démontrent clairement l'évidence » (second appel)
« le changement on le voit à notre échelle, et je ne suis pas si vieux. Dans mon village natal il n'y a plus de poisson dans les rivières et les récoltes sont mauvaises » (le rapport avec le climat ? Ah oui... c'est vrai... le climat est responsable de tout)
A part ça, il voit les coraux mourir devant ses yeux, et les glaciers réduire à vue d’œil, n'en jetez plus. On est à fond dans l'effet d'ancrage qui fait que vous voyez ce qu'on vous dit de voir, et n'êtes plus apte à percevoir le reste. La suite de la vidéo étant parfaitement consensuelle et l'argumentation, si on peut donner un tel nom à une telle chose, parfaitement creuse, n'en jetez plus.
Il y aurait pourtant encore beaucoup à dire sur cette vidéo qui commence, à propos de l'état de l'environnement et l'attitude de l'humain vis à vis de celui-ci par un « mais comment ça se fait que depuis qu'on nous rabâche ça sans arrêt, ça ne s'améliore pas ? »
J'ai bien ma petite idée... A cause entre autres des raisonnements qui ne vont pas jusqu'à leur terme, ni ne sont suivis d'effets de compréhension et d'adaptation aux faits constatés, dont cette vidéo est un véritable porte-parole... On a ici tout le discours de l'écolo bas du front qui donne des leçons, canarde ceux qui pensent autrement en les caricaturant, ridiculisant leurs arguments sans les entendre ni les comprendre, bref c'est affligeant, l'argument comme quoi l'on peut percevoir un changement à l'échelle de sa propre vie étant probablement le pire du genre, et je suis bien placé pour le dire, pour être tombé dans ce piège momentanément, avant de commencer à me questionner sur la propagande climatique.
Être insulté par des gens comme ça est un honneur, mais un honneur quelque peu usant à la longue. Pourrait-on en finir avec les arguments ad hominem, les appels à de prétendues évidences, voire les appels plus ou moins subtils ou humoristiques à cogner et à exterminer les climato-sceptiques, lorsqu'il ne s'agit pas d'appels formels ? Rappelons-nous des « wanted » de climato-sceptiques lors de la cop21...
Pour cette catégorie de gens, penser librement et essayer d'avancer, plutôt que de se vautrer dans la pensée unique serait donc un crime punissable. Voyez jusqu'où va la grégarité...
Assez parlé de cette vidéo médiocre, creuse et pénible.
L'attitude de l'humain vis à vis de la nature se rapporte souvent à ce qui est exposé dans cet article : l'homme ne comprend pas la nature, et par conséquent, ne se comprend pas lui-même.
En recherchant l'identification avec une nature qui est tantôt diabolisée, tantôt idéalisée, suivant les courants de pensée, l'homme trouble sa propre image, et se trompe lui-même quant à ce qu'il est, pourrait être ou devrait être. La prétention de moralité la plus haute se trouve ainsi souvent chez des gens qui, au final, ont le moins de scrupules à maltraiter les autres ou à distordre le réel pour le faire correspondre avec de faux idéaux.
Me définissant moi-même comme un idéaliste (vous voyez que je ne suis pas à un paradoxe près), j'ai fini par acquérir beaucoup de mépris à l'égard de ces moralistes oppressifs qui pensent détenir la vérité, et qui estiment que la justice immanente sera de toute façon toujours de leur côté. Et je ne parle pas ici des activistes écolos, qui ont au moins le mérite de se mettre en danger pour ce en quoi ils croient vraiment, et bien souvent je partage leur credo, même si ce qu'ils font n'est jamais assez efficace. Ceux qui m'agacent sont les écolos de salon, qui, imbus de leur impuissance au quotidien, se donnent pour mission de convertir les mécréants qui les entourent pour les ajouter à la liste des idiots qui ont des comportements futiles considérés comme écologiques alors que la planète n'en ressent strictement aucun effet positif. Tout cela est bien davantage de l'ordre du narcissisme, en réalité. Se donner l'impression et la conviction d'agir avec justesse, d'être dans le camp des bons, etc. C'est de l'esprit religieux, ni plus ni moins, juste accolé à une cause moderne dans laquelle on projette la lutte ancestrale du bien contre le mal. Manichéisme, quand tu nous tiens.
Le fait est que la plupart des hommes sont autant horrifiés par leur propre nature que peuvent l'être ces gens qui ne peuvent pas supporter le comportement d'un prédateur animal, leur exhibant en pleine face l'une des facettes de la vie qu'ils refusent de voir. A partir du moment ou cette horrification de soi, de la vie et de la nature n'est pas traitée par l'adoption d'une attitude lucide, apaisée et éclairée, elle se nourrit d'elle-même en se fondant dans l'inconscient personnel et collectif. Ce qui conduit à ce que des masses inconscientes de leur condition animale (certes l'homme ne se réduit pas à son animalité, bien qu'on pourrait en discuter) à produire constamment cette animalité d'une manière non maîtrisée, par exemple par les comportements grégaires, qui sont par excellence une manifestation de l'animalité irrépressible de l'humain, en tant qu'animal social. C'est pourquoi entendre parler des moutons de la prétendue moutonnerie de ceux qui ne suivent pas le troupeau me laisse assez songeur, et en même temps sans surprise face à cette façon de se dissimuler à soi-même, par la projection, sa propre moutonnerie, lorsqu'il est question d'adhérer sans condition au dernier dogme en vogue qui corresponde aux idéaux que l'on a adopté ou plutôt, que notre nature et notre constitution particulière nous a conduit à adopter.
On a donc vu que le climato-convaincu (que je suis fortement tenté d'appeler climato-borné) a sa panoplie d'arguments prêts à penser pour lui servir en cas de confrontation avec le vil « climato-sceptique ». Ces arguments sont pauvres, sont toujours les mêmes, et ne consistent en fait qu'à recracher une propagande soigneusement digérée, dans l'immense majorité des cas (nous verrons un autre cas, bien plus intéressant et digne de discussion, dans la seconde partie).
On a vu que l'on peut être – selon moi – écologiste sans avoir à se plier aux messes et aux rituels imposés aux écolos bon teint, parce que la véritable écologie consiste non pas en des mesurettes quotidiennes sans effet sur la nature (sinon l'effet pervers de justification et de renforcement du système par l'effet du soulagement de la conscience empêchant de se diriger vers des actions plus radicales ou au contraire plus subtiles mais plus efficaces), mais bien plutôt en un travail sur sa propre conscience, sur l'appréhension de sa propre humanité avec sa composante animale. Seulement, il faudrait que toute la société humaine pratique cette forme d'hygiène mentale, et là on n'est pas sorti de l'auberge, exactement comme le fait de trier ses déchets seul dans son coin n'a aucun intérêt.
Mais, comme je l'ai dit, je ne prétends pas qu'il ne faille pas trier ses déchets, consommer bio ou être végétarien. Je dirais même qu'il faut le faire si cela aide à la digestion des informations qui vont permettre le véritable changement de conscience (et non pas la conscientisation superficielle que nous dégradons notre environnement, qui devrait simplement aller de soi).
La meilleure chose qui pourrait se produire viendrait de la modification de la conscience des masses, et non pas du fait que les masses dans leur ensemble se mettraient à traiter leurs déchets, ce qui aurait un effet dérisoire. Une modification de la conscience, a contrario, et aussi utopique qu'elle puisse paraître, conduirait à des changements beaucoup plus radicaux et utiles. Mais peut-être est-il trop tard, de toute façon, ce qui est un autre débat, mais revenons-en à présent à la question du climat.
Arrivé à ce point de mes considérations, plusieurs questions se posent, et la première qui me vient est : pourquoi cette cristallisation de la conscience écologique sur la question climatique ?
Je ne me propose pas de développer un raisonnement exhaustif sur cette question, qui demanderait des ouvrages entiers de sociologie et d'anthropologie, mais de lancer quelques pistes, déjà explorées par ailleurs sur ce blog.
Il semblerait que, par un hasard peut-être plus ou moins orienté des événements humains de ces dernières décennies, après l'affaire de la couche d'ozone, le climat concentre à lui seul toutes les préoccupations écologiques du moment.
Cela est particulièrement dommageable, mais j'y reviendrai.
Les politiques, notamment à partir de Margaret Thatcher, semblent avoir orienté sciemment l'attention des foules vers ce sujet. Étonnamment, ce n'est que plusieurs années après Thatcher, et bien après l'affaire de la couche d'ozone (encore non comprise ni élucidée) que le sujet va émerger réellement. On aura vu le GIEC être constitué, et à partir de ce jour, déverser une propagande politique pseudo-écologique sur les masses.
Pour les préparer à quoi ? Car il n'existe pas de matraquage médiatique sans but. Est-ce vraiment pour les éduquer vis à vis d'un problème réel ? Dans ce cas, pourquoi le climat, alors qu'il existe, pour tout individu demeuré lucide, des causes écologiques bien plus graves ?
Je n'ai pas de réponse à ces questions. On a évoqué dans ce blog la possibilité de canaliser par ce biais à la fois les choix énergétiques à venir, et les énergies qui seront autorisées aux pays en développement. Cette piste ne me paraît pas dénuée de pertinence, et il serait bien possible que tant de moyens aient été mobilisés uniquement pour se ménager la primauté de certaines ressources. Faites le parallèle avec les guerres de ressources que sont par exemple les guerres en Irak, en Afghanistan et en Syrie, et vous verrez que la piste n'a rien d'absurde. Il existe des entités puissantes qui ne reculent devant rien, et ont les moyens d'orienter les politiques dans les sens qui les arrangent. C'est pourquoi il m'agace particulièrement d'entendre des climato-conditionnés user de leur soi-disante supériorité morale pour accuser ceux qui pensent différemment d'être vendus à des lobbies, comme s'il n'y avait pas des lobbies adverses, pouvant alternativement s'opposer à certains moments, ou au contraire subventionner deux causes apparemment opposées pour se ranger au dernier moment du côté du vainqueur. Cela se pratique abondamment dans la politique, et je ne vois pas pourquoi cela ne pourrait pas exister ici. Encore une fois, seule la naïveté envers la nature humaine (et la bêtise engendrant la pensée binaire) peut faire croire qu'il y a des bons d'un côté et des méchants de l'autre.
Il est donc difficile de savoir qui bénéficie réellement de la propagande climatique ou de son inverse, tant les intérêts sont enchevêtrés, mais il serait en tout cas bête de croire que cela se résume à une lutte du bien contre le mal. C'est une lutte d'intérêts à intérêts.
On voit ici toute la difficulté pour se faire une opinion, lorsque l'on a déjà une vision d'ensemble du sujet, alors il est évident que l'ignorance dans laquelle les masses sont maintenues n'aide pas, et que cela sert également les avantages de groupes qui se servent de ce manque profond d'éducation sur les sujets importants, pour manier ces masses dans le sens qui les arrange. Il n'est pas nouveau que les gens sont prêts à porter l'uniforme pour les causes de riches qui ne les concernent même pas. Il suffit de leur faire croire que c'est le cas, et ils sortiront leur fusil, même pour défendre une cause écologique dont on ne voit que les effets que l'on nous apprend à voir, quand bien même, dans les faits, les choses observées peuvent être causées par tout autre chose.
En définitive, avec le problème des modèles sur lesquels repose la « climatologie », pseudo-science s'il en est, on ne peut être sûr de rien, et il est donc assez formidable qu'on observe de telles armées de croyants et de convaincus venant défendre cette « cause », sans jamais évoquer les autres causes écologiques avec la même véhémence, alors qu'elles le mériteraient sans doute bien davantage.
Je ne vais pas m'étaler beaucoup plus sur le sujet, et je vais terminer cette première partie par quelques liens en vrac, dont certains sont d'actualité, d'autres plus généraux. Et puisque je parlais des modèles climatiques, voici un article sur le sujet, qui parle de leur remise en cause, comme on pouvait s'attendre à ce que cela arrive (enfin) pour tous les observateurs lucides sur le sujet :
https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2016/04/08/orage-sur-les-modeles-climatiques/
Et puisque j'en suis à citer des liens du site du collectif des climato-réalistes, je me permets de citer ceux-ci :
https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2016/03/14/un-ecologisme-a-front-renverse/
Je ne sais plus si j'avais cité celui-là, où Benoît Rittaud nous explique, à raison sans doute, qu'il existe une frange d'écolos qui ne marchent pas dans cette propagande. En suis-je la preuve ? Je suis un client occasionnel de ce type de boutique, mais je considère avant tout que toute personne dotée d'un certain esprit critique peut tout simplement arriver à ce type de conclusion tout en fréquentant ce type de boutique. Bref, évitons la caricature, et précisons par ailleurs que je ne suis pas membre du collectif, que j'en partage certaines réflexions mais pas toutes. Je ne suis par exemple pas d'accord avec leur déni des problèmes liés à l'exploitation des ressources, mais je trouve que cela fait du bien que des gens puissent ne pas baigner dans le catastrophisme ambiant, et surtout tenir un discours non-conventionnel. Un autre article intéressant en passant :
Et puisque cela m'oriente vers les dérives et conflits d'intérêts qui entourent la science, j'en profite pour glisser ce lien, qui montre une fois de plus que quelque chose qui est tenu pour vrai pendant décennies voire des siècles peut-être bousculé ou démenti du jour au lendemain :
Pour finir, quelques liens pour évoquer des problèmes écologiques autrement plus graves que des oscillations du climat, dont on n'entend que trop peur parler, puisque toujours dans l'ombre du grand méchant climat :
https://www.youtube.com/watch?v=3w-EwR3vZwA
Pour terminer sur un rire jaune, citons enfin ce dernier délire en rapport avec le climatique, qui démontre pour moi assez clairement en quelles eaux nous nageons.
https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/06/02/crise-climatique-stonehenge-en-grand-peril/
Toutes les armes sont bonnes pour fracasser le crâne du plébéien désinformé, à coups de « et même la tour Eiffel peut y passer, d'ailleurs les pyramides sont déjà en train de s'effondrer. » Tant qu'on y est, n'oublions pas de rappeler que la guerre en Syrie avait des racines dans le changement climatique, le virus zika pourrait être aggravé par cela, et puis si jamais une troisième guerre mondiale se déclenche, ça sera de la faute du climat aussi, sans doute.
Mais bref... J'espère avoir fait un peu le tour de cet aspect du débat, pour démontrer que, non seulement le climat n'est pas le grand défi de notre époque (voir mes autres articles sur le sujet), mais surtout que l'écologie est si politisée d'une manière générale, et pas seulement le climat, qu'il est difficile de se faire une idée juste des problèmes environnementaux, sans avoir soit une formation dans le domaine, soit sans s'informer d'une manière particulièrement attentive, le tout en étant toujours vigilant envers les biais cognitifs qui peuvent très facilement amener de fausses conclusions, d'autant plus quand le discours auquel on est confronté est orienté, politisé et vérolé jusqu'au noyau.
Dans la seconde partie, j'entreprendrai donc l'analyse d'une vidéo de vulgarisation sur le climat, qui verse malheureusement elle aussi dans certains biais, et c'est ce que j'essaierai de démontrer.