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L'Oeil du Selen
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9 juin 2016

Une vision critique du prêt-à-penser climatique, partie 3/3 - le climat de peur

Au départ, cette série devait tenir en deux parties, et puis ce matin je suis tombé sur l'actualité de la propagande climatique sur les sites les crises.fr. Attention, je ne dis pas que ce site fait de la propagande, au contraire, il la combat. Habituellement.

 

C'est même probablement mon site préféré en ce moment, donc encore une fois, je ne suis pas là pour faire du mauvais esprit et dénigrer gratuitement. Simplement, j'ai posté un commentaire suite à un des trois articles, et, leur charte de modération étant extrêmement serrée, comme souvent, mon commentaire n'a pas passé le filtre. Je vais donc poursuivre sur ma lancée, et profiter de cette série d'articles pour commenter ici ce qui a été posté sur le blog d'Olivier Berruyer, et cela me permettra d'avancer une conclusion plus détaillée, par rapport au dogme climatique.

 

D'abord un mot rapide sur la charte de modération du blog, au cas où un des modérateurs, ou un habitué passerait par là : si j'étais vous, aux crises.fr, je ferais quand même attention avec cette ligne de modération ultra serrée et fortement arbitraire. Votre site est excellent, les réflexions variées et de bonne tenue, il ne faudrait pas trop décourager les lecteurs qui veulent laisser leurs sentiments de temps en temps. C'est bien simple, un commentaire sur deux que je poste ne passe pas le filtre, et j'ai souvent remarqué de l'agacement poli chez d'autres lecteurs. Est-ce parce que j'ai eu le malheur de dire que le blog est sélectivement critique, que mon commentaire n'est pas passé cette fois ? Il n'est pas très cohérent de dénoncer systématiquement la propagande médiatique sur certains sujets, et de la relayer systématiquement en l'accréditant, sur d'autres sujets. C'est tout.

 

Maintenant, sur le fond, les trois liens du jour concernant le climat, comme ça c'est fait :

 

http://www.les-crises.fr/le-rechauffement-mondial-saccelere-par-nicholas-c-arguimbau/

 

http://www.les-crises.fr/on-a-eu-le-mois-davril-le-plus-chaud-de-lhistoire-qui-avait-remarque/

 

http://www.les-crises.fr/point-sur-le-climat-en-graphiques/

 

Donc... Voilà. Le réchauffement est plus pire que jamais, le feu est à nos fesses, et c'est horrible. Arguments critiques sur tout ça ? Point.

 

Il est quand même assez particulier de constater que, chez certaines personnes dont la critique du système est la plus lucide sur tout un ensemble de sujets, cet esprit critique s'arrête et s'éteint totalement et brusquement à la question du réchauffement climatique. Bon, sur les crises.fr, on est parfois un petit peu frileux sur certains autres sujets, comme le 11 septembre, mais dans ces cas là, on serre encore un peu plus la modération, et on s'en sort, le but étant apparemment de ne pas porter atteinte à la crédibilité du site en laissant les pires fantaisies se développer dans les commentaires, et on peut très bien le comprendre.

 

Dans le cas du climat, pourtant, on n'est pas simplement prudent, et en fait au contraire, on ne l'est plus du tout. Dans une sorte de judo de la double-pensée, on cesse complètement la critique et, accompagnant la force de l'adversaire, on bascule avec lui sur le sol, et on se vautre dans les idées dogmatiques et préconçues qu'il tente de répandre, ce dernier étant trop content d'avoir trouvé un allié inattendu, à force d'un matraquage habile et systématique, et surtout à force de passer sous silence, voire de réduire au silence, tout ce qui ne va pas dans le sens de la doxa qu'il souhaite promouvoir.

 

On ne le dira jamais assez, les publications du GIEC sont orientées.

 

Par conséquent, qu'un site aussi sérieux et pertinent que les crises.fr puisse les relayer est surprenant, mais n'indique rien sur la fiabilité de ces publications. Pire, il est anormal de souscrire ouvertement à ces « informations », sur un blog orienté sur la vigilance envers la propagande médiatique de masse. Vous me direz qu'il n'est pas prouvé qu'il s'agisse ici de propagande, et on pourra toujours en débattre, en précisant tout de même que, dans son sens large, propagande signifie avant tout propager des idées, sans forcément qu'il y ait intention de tromper. On y est quand même donc de fait, reste à savoir dans quelles proportions.

 

La principale raison qui me vient, quant au fait qu'Olivier Berruyer ait choisi de se saisir de la problématique du climat pour alimenter son blog (il y a un énorme dossier dessus, que vous pouvez consulter, à cette adresse, dans la rubrique analyses : http://www.les-crises.fr/table-des-matieres/?type=Dossiers), c'est pour une question de cohérence de son blog, dont la thématique principale reste l'observation des crises. Lorsque vous cliquez sur la rubrique analyses, se déploie une longue liste de thématiques de crise : crise bancaire, crise politique, etc., et crise climatique, évidemment.

 

Voilà bien un biais dans lequel tomber... Puisqu'on a orienté tout son mode de pensée pour passer au crible la société à l'aune de la notion de crise, il faut décliner celle-ci dans toutes les catégories possibles, en les classant inconsciemment avec une valeur d'équivalence. Cette équivalence est nécessairement arbitraire, et presque obligatoirement fausse. Une crise peut très bien découler d'une autre, voire, une crise apparente peut très bien être mise en avant pour cacher telle autre. Je dénonce donc ce classement simpliste.

 

Par ailleurs, j'en reviens à mon point soulevé plusieurs fois dans son blog, et dans la partie 1 de cette série : pourquoi donc le climat devrait-il à lui seul capter et résumer la problématique environnementale ? Car ce n'est évidemment pas le cas, et un coup d’œil nous permettra nous rendre compte qu'à la liste « exhaustive » établie par Olivier Berruyer manque un invité de marque : il n'y a pas de catégorie « crise environnementale ». Ben voyons ! Il y pourtant une « crise des inégalités », une « crise de la dette », une « crise de la fiscalité », et j'en passe, plein de domaines qui se chevauchent, alors pourquoi la problématique écologique se limiterait-elle au climat ?

 

J'estime ici avoir soulevé un lièvre. Je le rappelle, j'adore le site, et j'admire Olivier Berruyer pour son travail et son intelligence critique en général, seulement il démontre encore que tout homme peut trébucher, face à certains sujets, ou certaines problématiques dont les tenants et aboutissants lui échappent et, je le dis clairement, je suis bien le premier, et dans de nombreux domaines, à trébucher.

 

Olivier Berruyer n'est pas qu'un critique, mais aussi un orateur et un rhéteur. Le problème des rhéteurs étant qu'ils peuvent se prendre les pieds dans le tapis à force de jongler avec la syntaxe et la sémantique pour faire passer leurs idées, habitués à trouver avec aisance des arguments pour défendre leurs idées. Je vous encourage à lire ou au moins parcourir les trois articles, ainsi que les commentaires, et vous verrez, d'une part, que les commentaires sont loin d'aller dans son sens, d'autre part qu'il tombe dans ses facilités de rhéteur lorsqu'il tente de prétendre que, pour contrer les faits présentés dans ces articles, il faut être apte à produire des articles scientifiques publiés. Cet argument d'autorité (technique rhétorique) est fallacieux, et sert surtout au final à protéger une conviction. On est donc là en territoire de conviction et plus en territoire d'analyse, ce qui explique que celle-ci soit absente.

 

A partir de là, il n'y a plus à s'étonner de trouver ce type d'article sur ce blog, et rappeler en passant qu'Olivier Berruyer n'est pas plus scientifique que ses lecteurs, que par conséquent il confronte ici à ses convictions, sans les autoriser à s'y opposer sur sa page. Je trouve cela plus que dommage. Soit c'est un blog d'analyse, soit c'est un blog d'opinion, soit c'est les deux, mais il ne faut pas mettre les deux sur le même plan.

 

Benoît Rittaud faisait remarquer que Daniel Schneidermann, autre journaliste brillant, perdait lui aussi les pédales dès qu'il était question de climat :

 

https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2016/05/11/la-phrase-qui-tue-de-daniel-schneidermann/

 

https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2015/11/02/climathon-semaine-44-france-televisions-des-paroles-et-des-actes/

 

Et l'on pourrait en dire autant des personnes présentant les vidéos que j'ai exposées dans cette série, et de bien d'autres personnes. Leur esprit critique est annihilé dès que la question climatique apparaît, et ils exposent alors une totale ignorance du sujet dont ils se font les relais...

 

 

Toutes les données présentées dans les trois articles des crises sont contestables, manipulées ou orientées dans le but de faire croire à un consensus et à des faits accablants.

 

97% des climatologues seraient ainsi convaincus de l'origine humaine du réchauffement, si l'on en croit le premier article de la rubrique « crise climatique ». 97%, c'est mieux qu'une élection dans une république bananière. Comment peut-on se faire l'écho de tels chiffres ? Et bien, il suffit d'être intoxiqué par le discours ambiant, et de ne pas être spécialiste.

 

On a vu dans cette série d'articles à quel point l'appellation de « climatologue » était sujette à caution, et encore faudrait-il se demander à quels scientifiques ce titre est réellement décerné, et auxquels on pose la question, comment celle-ci est tournée, etc. C'est la moindre des choses, quand on s'intéresse à un sondage, c'est bête comme A+B et connu de tous les analystes un peu sérieux. Comme je sais qu'Olivier Berruyer en est un, je ne peux que conclure qu'il perd son sens de la critique face à ce sujet. Si on lui avait dit que 97% des ukrainiens s'estiment heureux du régime politique actuel, on aurait vu une pluie d'articles longs et détaillés pour contredire ce mensonge... Mais pas ici.

 

Passons rapidement en revue le contenu des articles. Je n'ai pas nécessairement les arguments pour rentrer dans le détail, donc je ferai court, juste de quoi soulever quelques objections critiques qui me viennent, au vu des informations que j'ai à force de creuser ce sujet. Même si ce n'est guère nécessaire, tant l'on sait que l'information est orientée à la base, avant même de parvenir aux journalistes, qui n'ont aucune idée des véritables contradictions qui décrédibilisent ces modèles et leurs conclusions, et parce que beaucoup auraient bien trop peur de l'inquisition qui s'en suivrait, s'ils essayaient seulement (on l'a vu avec Philippe Verdier, cas qui n'a pu qu'accentuer ce problème, qui plus est).

 

On aurait eu le mois d'avril le plus chaud de l'histoire.

 

Rien que le titre est repoussant. Que peut-il se cacher derrière cet alarmisme sensationnel, sinon une velléité de manipulation du public ? Reste à savoir d'où elle provient. La NASA ? Ah oui, organisme en quête de financements qui n'a pas hésité à virer des scientifiques qu'elle embauchait lorsqu'ils ont publié des études divergentes. Le cas de la NASA est d'ailleurs intéressant, puisque d'un côté ils accréditent le réchauffement, qui est une vraie pompe à subventions, d'un autre ils laissent filer des informations qui démontrent que chez eux on n'y croit pas plus que ça... Par exemple, le modèle de l'effet de serre proposé sur leur site, est en contradiction avec celui utilisé dans les modèles du GIEC, et le modèle de la NASA contredit la doxa sur le climat, qui repose largement sur le modèle du GIEC. Certains scientifiques de la NASA s'expriment parfois sur ce sujet, et certaines études sont même publiées qui vont totalement à l'encontre du « consensus », sans qu'on en parle beaucoup, pourtant. La preuve ?

 

http://www.pensee-unique.fr/theses.html

 

Allez voir sur ce lien et cherchez le mot clef « NASA », par exemple.

 

Donc voilà, des records de chaleur en Inde, El niño, d'accord, mais cela prouve quoi, à part qu'il existe des extrêmes météorologiques à chaque instant, quelque part sur la planète ? Les données sont clairement présentées selon un angle trompeur, mais bref...

 

Autre article, le, réchauffement s'accélère, on va tous mourir.

 

Les faits ? Néant. Des graphiques et des déclarations...

 

Pourtant, sur une base aussi fragile, on parvient à nous dire : « Comme vous le voyez, la température mondiale moyenne a augmenté dans les deux derniers mois d’à peu près autant qu’elle l’avait fait dans les 35 ans précédents. » En précisant quand même qu'il y a de l'El niño dans l'air... sans rappeler que cela pousse à relativiser cet alarmisme.

 

En suivant la logique de ce réchauffement médiatique, on devrait atteindre les 5 degrés du GIEC non pas en un siècle, mais en un an. On est en plein délire, et encore une fois, je cherche l'argument critique d'Olivier face à ce simulacre d'information scientifique ? Bah y a pas. Non mais allô, quoi.

 

 

Enfin pour finir, le gros morceau, les graphiques élaborés par Olivier lui-même. Mais sur la base des informations biaisées qu'il ingurgite sans nausée depuis des années... Inutile de s'étonner du résultat. Les courbes montent toutes en flèche, les tableaux et schémas sont tous rouges de colère, on les sentirait presque transpirer, et on est content, on se croirait dans un remake de 2012.

 

Autre point à souligner : un tableau nous présent les « anomalies » de température depuis 1970. Pincez-moi ! Comment peut-on considérer ces chiffres comme des anomalies significatives, lorsque l'on sait que les mesures sont effectuées dans des zones de plus en plus peuplées en moyenne, et donc de plus en plus chaudes en moyenne ? D'accord il est vrai qu'il y a un réchauffement depuis les années 70, mais la rigueur ne tue personne, si ? Évidemment, les températures de ce tableau montent sans discontinuer, alors même que la question de la définition d'anomalies, quand notre recul sur les mesures concrètes est si faible, n'est même pas posée. Il ne faudrait quand même pas que les « spécialistes » qui ont livré ces « infos » toutes cuites aux journalistes puissent leur donner des arguments pour douter... Et après on (Olivier) nous dit que les journaux ne font de plus en plus que copier l'AFP...

 

La vérité est que la notion d'anomalie est déjà bancale à la base, puisque toute température qui n'est pas exactement sur la « norme », c'est à dire une moyenne très précise, est par définition une anomalie, et c'est ainsi qu'à la météo, on vous parle des écarts avec les « normales saisonnières », en omettant de préciser que la normalité est ici une moyenne au lieu d'être une fourchette, ce qui est certes plus simple, mais aussi plus stupide.

 

On a dit que la montée des températures au fil des décennies n'était pas contestée ici, mais que ces variations « anormales » pouvaient s'expliquer même sans cela. Ces données n'ont donc tout simplement aucune valeur. On notera en passant que le refroidissement constaté en antarctique correspond à une région non peuplée, donc non sujette aux bulles de chaleur urbaine... Autre fait non relevé sur le blog, comme quoi il est difficile de parler d'un sujet qu'on ne connaît pas, surtout en relayant les affirmations d'autres personnes qui ne savent pas non plus (les journalistes à qui on a incidemment fait passer ces données, car c'est pratique d'avoir des crieurs pour faire ce boulot pour soi...).

 

Un mot sur les commentaires, pour finir sur ce point : en les parcourant, je ne retrouve plus la plupart des commentaires critiques de ce matin, qui ont donc été « modérés » aussi. Dont celui auquel j'avais tenté de répondre, et avec lequel j'étais en accord. On constate néanmoins que les commentaires les mieux notés sont les commentaires critiques par rapport à la thèse présentée, et ce sous chacun des trois articles. Et oui, un public qui a été attiré sur ce blog pour y trouver un sens critique qui manque partout ailleurs, ne s'arrête pas forcément de réfléchir face à certains sujets. Enfin, ces articles auront au moins eu le mérite de faire apparaître cela, et à défaut de débats ouverts, on aperçoit tout de même un certain paysage du scepticisme sain et libre, ce qui en revanche me fait plaisir.

 

Cela indique par ailleurs que Benoît Rittaud n'a pas entièrement tort, lorsqu'il avance qu'aujourd'hui, le public est lassé de ces affirmations alarmistes qui ne se vérifient pas dans les faits, et commence à se détourner massivement de cette propagande. C'est aussi ce que j'observe autour de moi, et dans différents milieux.

 

 

Au final, et pour conclure enfin cette série, je voudrais mener une dernière réflexion qui, incidemment, se trouve corroborée par un commentaire d'Olivier Berruyer lui-même, ce qui nous permettra au final de retomber en accord :

 

« Olivier Berruyer Le 09 juin 2016 à 10h05

Mais il y avait 7 milliards d’êtres humains, avec des armes nucléaires à l’époque ?

Parce que là, quand on voit les conséquences avec à peine 2 millions de Syriens qui bougent… »



Olivier répond ici à un commentaire qui rappelle qu'à la préhistoire, l'homme a rencontré des changements climatiques beaucoup plus intenses que les changements actuels, et que cela l'a davantage aidé qu'handicapé dans son développement.

On en revient à cette idée comme quoi le dérèglement climatique, si toutefois il existe, n'est pas le problème.



Car le vrai problème est la surpopulation. Dites-le et on vous accusera de malthusianisme, mais c'est pourtant vrai. Derrière les débats sur le climat se dissimule invariablement ce problème, et il est rarement évoqué explicitement.

C'est pourtant évident. Qu'il y ait ou non un dérèglement, un réchauffement, il y a, en tout cas, un climat qui change et évolue. On sait que des populations humaines ont pu s'effondrer, des civilisations chuter, suite à des changements qui ont fait peser une trop forte pression sur elles à un moment donné.

Il est évident que dans notre monde actuel, où l'économie est justement déjà sous tension, où des populations vivent sur des volcans, dans des zones inondables, sismiques, semi-désertiques, dépendent de la pêche, de l'agriculture ou de la disponibilité d'une ressource, tout changement peut-être le point de basculement vers la mort de ces populations, voire le déclic d'un effondrement final de la civilisation actuelle.

Le climat n'est donc pas, in fine, le responsable, seulement un élément parmi d'autres pouvant provoquer l'instant de la catastrophe. On a tourné notre attention vers lui à cause d'une médiatisation intensive et abrutissante qui nous a fait occulter tous les autres sujets environnementaux au bénéfice de celui-là seul, preuve que nous sommes très facilement manipulables, surtout par nos peurs, même lorsque nous possédons un sens critique aiguisé et exercé. Il suffit que cela paraisse évident, que cela s'inscrive, justement, dans un climat idéologique où il n'y a plus qu'à nous pousser un peu en avant dans une direction dans laquelle nous allions (cela fait des décennies qu'on nous avertit des problèmes écologiques dans toutes sortes de domaines) pour qu'on s'y dirige sans rechigner, et en laissant de côté notre sens critique, car après tout, celui-ci est coûteux, en terme de ressources mentales, et on les a investies sur d'autres sujets.

Il est donc compréhensible que, dans un monde où nous sommes submergés de sujets complexes et de problèmes quasiment insolubles, qui nous conduisent en effet dans un bouquet de crises multi-faces, et où la fin de notre modèle de société semble proche, l'on se précipite sur certains sujets sans prudence, et s'agace de ceux qui voudraient nous enjoindre à cette prudence.

C'est qu'on nous a conditionnés depuis longtemps à l'urgence, et quand bien même on dénonce le court-termisme, on sera fortement tenté de l'exercer pour en résoudre ou en réduire les conséquences, ce qui équivaut à une fuite en avant. Ici, cette fuite en avant est stérile. On ne peut ralentir le cours d'une société qui est entraînée en avant par une économie qui ravage tout sur son passage, qui est la cause des dégâts environnementaux en effet (mais pas forcément en ce qui concerne le climat), surtout pas en pratiquant des principes comme « le développement durable » qui n'est qu'une extension idéologique du système visant à le perpétuer, et donc à en perpétuer les dégâts.

Dans la pratique donc, le fait de savoir s'il y a ou non un réchauffement climatique, et s'il est d'origine humaine partiellement ou totalement, n'est rien de plus qu'une curiosité scientifique qui pourrait nous servir plus tard, notamment à éviter de reproduire des erreurs que nous sommes toujours en train de produire, ce que rien ne vient démentir.

Cette hystérie autour du climat est donc déplacée mais, bien pire que cela, elle est dommageable à la neutralité et à la crédibilité de la science dont la vocation n'est pas, n'en déplaise aux adeptes du Dieu progrès de pourvoir des solutions aux problèmes techniques que la techno-science a elle-même engendré.

La science ne peut nous servir, tout au mieux, qu'à comprendre notre univers, et à nous comprendre à travers celui-ci, par la place et le rôle que nous y tenons. Tout le reste n'est que politisation de la science, et instrumentalisation des peurs, mais aussi des espoirs.

Je l'ai dit, pour moi la climatologie est immature, et l'autorité des « climatologues » ne me fait ni chaud ni froid. Il est aisé de trouver des preuves qu'il n'existe en fait aucun consensus de nature scientifique sur ce sujet, et que l'apparence de consensus ne naît que de la collusion des médias et des politiciens du climat, ces derniers en particulier semblant avoir des intérêts à propager cette désinformation, qu'il serait intéressant d'élucider. La croyance en la matière que les lobbies ne sont que d'un côté de ce débat est d'ailleurs touchante de naïveté, et agaçante de bêtise, tant elle est ressassée pour faire taire celui qui pense autrement, c'est à dire mal.

Bien, voilà, je crois avoir montré que les arguments en faveur de thèses alternatives sont très loin de manquer, d'être ridicules, imbéciles, malsains ou triviaux, mais comme je ne me fais aucune illusion sur l'avenir de la propagande climatique, j'imagine qu'un jour ou l'autre, je craquerai de nouveau pour venir démonter ici certaines banalités et idées reçues que le public gobe et régurgite sans faire usage de sa réflexion. Qu'on se le dise, une science saine n'est pas une science qui doit sauver les gens, la planète, répandre une vérité, ou gérer l'urgence. Qu'elle contribue à le faire en éclairant nos esprits est un fait, mais ce n'est pas en cherchant à conformer la rechercher à des objectifs politiques qu'on y parviendra, au contraire. Par ailleurs, les réponses à un éventuel dérèglement climatique ne sont pas techniques, et ne sont pas scientifiques : elles sont sociales, civilisationnelles. Et ces réponses sont des choix qu'on n'est probablement pas prêts à faire... Il n'y a donc aucune raison de s'agiter sur le climat, alors que d'autres problèmes seraient davantage à notre portée, et passent complètement dans l'ombre de celui-ci. Et cela est grave, en revanche.

 

Addendum du 10/06/2016 : encore un mot sur les commentaires sur les crises.fr. J'ai réussi à faire passer un commentaire au cours de la nuit, qui a été validé par la modération, juste pour donner un lien vers une étude très sérieuse contredisant l'effet de serre classique, juste pour répondre à quelqu'un qui affirmait bien fort qu'il n'existait aucune étude valide allant dans le sens inverse du consensus. Ce matin, mon commentaire avait disparu. Est-il utile de préciser qu'en revanche, celui auquel je répondais est resté ? On n'est donc même pas dans la politique officielle du blog qui demande de ne pas débattre à propos de thèmes sur lesquels on ne peut pas vraiment discuter sérieusement, car ils seraient trop pointus pour le blog, mais dans le pur choix de censurer les messages vont dans un sens, et pas les autres. Qu'Olivier Berruyer veuille tergiverser ou non sur le choix du mot censure n'y change rien, il s'agit bien de cela, il n'y a pas d'autre mot. Là, on est vraiment dans la malhonnêteté, et c'est très déplaisant. Cela indique plusieurs choses : les modérateurs les plus obtus ont le dernier mot, ce qui aboutit à une sorte d'omerta où certaines choses ne sont pas bonnes à entendre. Les modérateurs les plus fermés peuvent ainsi décider ce qui peut ou ne peut pas être lu par les lecteurs du blog, les entraînant avec eux dans leur foutage de tête dans le sable.

Cela est intéressant, et m'oblige à ajouter quelques paragraphes à mon raisonnement. En effet, il s'agit d'un mécanisme sociologique qui permet de comprendre pourquoi et comment notre société engendre des consensus faux et maintient des croyances sans fondement sérieux pendant parfois des siècles (rappelons que l'effet de serre tel qu'on le décrit encore aujourd'hui a été démontré faux dès 1909, pourtant, cela continue... et ce n'est qu'un exemple de dogme erroné et enraciné, dans l'histoire des sciences). Dès lors qu'une croyance populaire s'est enracinée, elle va être défendue par toute une cohorte de gens qui feront simplement disparaître ou passeront sous silence tout ce qui la contredit, empêchant le reste de la population de pouvoir se faire une idée objective et impartiale. Cela renforce le biais déjà très puissant dans la science moderne, qui dépend des financements, qui eux-mêmes sont prioritairement accordés à des études qui renforcent le credo installé, exactement à l'inverse de ce que prétendent certains (c'était ce que disait le message auquel je souhaitais répondre, et qui est resté, et pas le mien, ainsi son message demeurera affiché sans la contradiction qu'il aurait du légitimement affronter, alimentant l'illusion que ce qu'il dit est en effet vrai et sans réplique).

Par ailleurs, on pourra s'interroger sur le fait que l'un des credo d'Olivier Berruyer (je ne lui jette pas la pierre, mais à sa modération, en mentionnant tout de même qu'il est responsable de la manière dont son site est modéré... ceci dit, il ne peut pas tout contrôler, mais alors il serait bon qu'il soit conscient de ses dérives, et si c'est lui qui a supprimé mon message alors là c'est grave) est que les politiciens sont "bêtes" (référence à son récent dossier sur le financement du 11 septembre, où il défend la thèse un peu trop pratique de la bêtise pour expliquer le non-empêchement de l'événement), que les journalistes sont incompétents et se contentent de recopier l'AFP, mais que, pour lui, les scientifiques seraient donc des dieux infaillibles, dont le travail de fourmis impeccable aboutirait nécessairement à des résultats sans tâches. Alors là excusez-moi, mais quelle naïveté ! D'abord, l'histoire des sciences est pleine de ces scandales où des faits aujourd'hui reconnus ont d'abord été combattus par les scientifiques eux-mêmes, avant que le milieu, après des décennies, parfois des siècles, finisse par retourner sa veste, pour adopter la thèse qui avait précédemment été ridiculisée par la caste dans son ensemble. Sans parler de la terre plate, qui était plus une controverse entre un scientifique et le clergé, on pourra par contre citer l'asepsie et la tectonique des plaques, qui ont été des thèses scientifiques qui ont été la risée de l'ensemble des scientifiques pendant plusieurs décennies, avant d'acquérir, au final, le statut de fait avéré et indiscutable, servant de base de fonctionnement à des sciences entières comme la médecine et la géologie de nos jours. Les scientifiques sont donc des humains faillibles avant tout, dont il faut être apte à douter de la compétence comme de celle des journalistes ou des politiciens. Mais allez savoir pourquoi (en réalité, nous le savons : la science est la nouvelle religion, d'ailleurs Olivier suggère que ceux qui ne croient pas au réchauffement sont les mêmes qui "ne croient pas dans la science", allons bon...) les scientifiques ont une très forte aura d'autorité de nos jours, et tout ce qu'ils disent devrait littéralement être considéré comme parole d'évangile, tout ça parce que, à l'instar du clergé, ce qu'ils disent nous serait invérifiable (en vérité, nous refusons juste de prendre le temps de nous y intéresser sérieusement). Ce qu'ils font est à la portée de tout être humain doté de raison et d'intelligence, et à ce stade il faut encore mentionner une chose qui explique pourquoi des théories aujourd'hui vérifiées très solidement (mais qui seront peut-être modifiées ou contrées demain par de nouvelles connaissances encore plus pointues, il ne faut jamais le perdre de vue) ont pu faire rigoler des générations entières de scientifiques : c'est que, la science, comme toute discipline et comme tout "milieu" humain, est avant tout peuplée et pratiquée par une masse de médiocres laborieux et sans génie, qui se contentent de "recopier l'AFP", c'est à dire de faire des études sur des choses qui ont déjà été trouvées, "confirmant" 100 fois et 1000 fois ce qui a été "démontré", alors qu'ils ne font parfois que reproduire éternellement la même erreur de l'expérience originelle.

Il faut le comprendre une fois pour toute. La science n'est pas un domaine où la majorité et l'évidence font loi. C'est une domaine où un seul peut avoir raison contre tous les autres, et d'ailleurs l'histoire abonde en ce sens. De nombreux biais humains, d'ordre psychique et sociologiques tendent à accréditer très longtemps des idées fausses et apparemment très bien installées, par des mécanismes fallacieux qu'on n'autorise personne à infirmer. Bien sûr, il y a aussi beaucoup de farfelus qui disent n'importe quoi dans leur coin, voulant faire croire à des mirages tels que le mouvement perpétuel ou l'énergie gratuite et infinie, sans parler d'autres thèses qui ne se basent que sur l'imagination peu rigoureuse de leurs auteurs, mais même dans ces cas, il faut se garder de les ridiculiser sans avoir démontré que le fondement de leur raisonnement est faux, sans quoi on sombre à son tour dans le dogme, alimentant le cycle éternel de l'inertie de la pensée, tels que cela se pratique sur certains forums dits scientifiques, où toute idée un peu hors-norme provoque immédiatement la fermeture du sujet... encore ce biais de confirmation engendré par une modération arbitraire et convaincue de posséder la vérité, inapte à la remise en question. La remise en question, c'est ce que j'avais prôné dans mon message, mais que faire contre la religion de notre époque, qu'est la techno-science ? Un autre message d'un autre commentateur, lu cette nuit, allant dans le sens de la dénonciation de cet aspect religieux acollé à la science a d'ailleurs disparu lui aussi. Vous voyez donc que, même sur un site pratiquant l'esprit critique, la critique s'arrête aux portes du temple moderne : la "vérité scientifique", qui n'a rien de très différent de la "vérité biblique". Quelque chose que l'on n'a tout simplement pas le droit de contredire.

Enfin, j'arrête là pour cette fois, et je vous rappelle que j'avais déjà écrit pas mal d'articles sur l'esprit religieux à notre époque, notamment en rapport avec la science. Vous pourrez les trouver dans les archives, si cela vous intéresse.

 

Addendum 2 : j'oubliais, il y a un nouvel article sur la crue parisienne, et devinez-quoi ? C'est le réchauffement qui en est la cause, c'est indubitable, mais oui, bien sûr...

http://www.les-crises.fr/seine-une-crue-demi-millenaire/

Je m'abstiendrai d'ironiser sur le fait que tout ce qui se passe à Paris est nécessairement exceptionnel pour les parisiens, même si, plus sérieusement, cela induit, on s'en doute, un biais cognitifs évident. Je ne vais pas m'étendre de toute façon, et me contenterai de remarquer qu'il n'y a aucun mot sur un problème qui favorise très fortement les inondations, de nos jours, qui est sans lien avec le réchauffement, et qui a tout à voir avec la manière dont on maltraite les sols agricoles. Mais, comme il va de soi, on accuse le réchauffement de tout, comme si les torts de l'activité humaine se limitaient et se concentraient sur cela (je vous rappelle l'absence de catégorie "crise environnementale" et la présence d'une catégorie "crise climatique", sur le blog des crises.fr, qui en dit long sur la perception faussée que nous pouvons avoir).

Il y a pas moins de 66 images et schémas dans l'article... Quantité fait donc raison, n'en jetez plus. Pourtant, il faut descendre jusque dans les commentaires pour enfin lire le mot "sol", comme quoi on est passé à côté de l'essentiel, tout du long. On pourra dire que le record des précipitations n'est pas le seul qui aura été battu ici...

https://geocarrefour.revues.org/495

http://www.changeonsdagriculture.fr/inondations-la-responsabilite-oubliee-des-sols-agricoles-a115066100

 

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