Chroniques du monde d'après (1/3) : Complotisme et Doxa
Je me suis demandé comment introduire cette série d'articles. Il y aurait tellement de choses à dire, mais je ne voudrais pas m'éparpiller trop.
Peut-être en vous demandant comment vous vous sentez dans ce « monde d'après » qui n'en est pas vraiment un ?
En effet, cette période aura surtout révélé avec force tout ce qui ne fonctionnait pas avant, et fonctionne encore moins bien aujourd'hui, après l'avalanche de mesures autant idiotes qu'inefficaces qui ont envahi nos vies depuis plus d'un an, et pour Dieu sait encore combien de temps.
J'ai aussi remarqué qu'en fin de compte, cette période m'avait en quelque sorte donné raison sur toutes sortes de dérives que j'avais pointé dans ce blog depuis une douzaine d'années qu'il existe, et qui n'étaient pas forcément évidentes pour tout le monde. Cependant, une grande partie des gens demeurent encore aveugles à ces dysfonctionnements, quelles qu'en soient les raisons, que j'explorerai dans le second article de cette série.
Ici je voudrais me concentrer avant tout sur l'espace de la communication qui a concerné cette crise, et sur les phénomènes dominants qui se sont manifestés dans ce domaine.
La première chose à remarquer, c'est que deux grands camps se sont dessinés, chacun occupant une sphère sociologique distincte. Certains n'hésiteront pas à nommer le premier camp « complosphère » (et ses qualificatifs synonymes infamants du même acabit : la fachosphère, les antisémites, l'extrême-droite, etc.) et je serais tenté pour ma part d'appeler l'autre camp quelque chose comme « les détenteurs de la vérité unique, indivisible et indiscutable », mais ça fait un poil long. J'opterai au final pour « le camp de la doxa ».
Ne me sentant pas personnellement concerné, ni par une adhésion à la doxa, ni par une adhésion crédule à n'importe quelle thèse paranoïaque, il m'est arrivé de protester contre l'une et l'autre indifféremment. Même si ma sympathie se tourne plutôt nettement vers ceux qui font preuve d'anti-conformisme et de liberté intellectuelle, donc à la dite « complosphère », je ne revendique aucune appartenance, d'autant que le qualificatif de complotisme – je l'ai déjà développé dans ce blog maintes fois – est une injure visant à disqualifier l'adversaire sans écouter ses arguments (ou ne les écouter que pour les combattre sans les comprendre). En tant qu'anti-conformiste moi-même, j'estime que la libre pensée est une condition sine qua non pour une société qui s'estime démocratique. Or nous allons voir ici que la condition n'est pas pleinement remplie.
La seule que je revendique, donc, c'est le droit des « complotistes » à s'exprimer et à pouvoir débattre. Si leurs arguments sont vraiment ridicules, ils doivent facilement être anéantis. Mais l'excuse du camp d'en face est généralement qu'ils n'ont pas le temps de s'occuper de toutes les théories farfelues, et soyons honnêtes, on peut aussi les comprendre. Lorsqu'on me parle, encore hier, d'une histoire de flotte noire du 4e reich qui serait en train de quitter l'antarctique, pour éventuellement nous sauver de cette situation, ou quelque chose de ce genre, je n'ai pas envie de vexer mon interlocuteur et de rentrer dans un débat du vrai et du faux, contrairement aux chevaliers de la vérité qui forment les rangs du camp de la doxa. Je préfère me dire que je ne sais pas tout, que c'est improbable mais pas absolument impossible, que je n'ai aucun moyen de prouver que c'est faux, et que mon interlocuteur n'a aucun moyen de prouver que c'est vrai (sinon, que ne l'aurait-il pas fait ?). Mon attitude est alors de considérer qu'il parle par métaphore, et pourquoi pas ? Car sur le plan du premier degré strict, c'est une histoire identique à toutes celles qui parlent d'ET qui vont venir nous sauver bientôt et qu'on entend depuis des décennies. Ces histoires expriment d'abord et avant tout l'espoir d'être aidé et de ne plus souffrir. Or la souffrance est très grande aujourd'hui dans une grande partie de l'humanité exposée à l'hystérie covidienne, et elle est certainement la raison première de l'explosion des débats stériles entre anti-conformistes paranoïaques et conformistes incapables de penser hors de la boite.
Désolé si je vexe quelqu'un (cf ma conclusion). Mais... j'ai entendu tellement de dogmatisme d'une part, et tellement de choses saugrenues d'autre part que je ne peux décemment pas adhérer à ces parties. Et même si je place les anti-conformistes un cran au dessus, de par leur imagination, leur courage à penser autrement, j'ai bien du mal à considérer qu'ils auraient par essence davantage raison que les autres, même si leur audace leur fait bien plus souvent toucher du doigt des points qui demeurent aveugles ou déniés dans le camp des conformistes. Par ailleurs, le conformisme, s'il conduit à l'ordre, conduit aussi à la stérilité... autant sur les plans intellectuels, philosophiques, sociaux, et autres. Il conduit à la religion du dogmatisme et de la pensée unique, ainsi qu'à l'ostracisation de toute forme de différence. Le conformisme est le préalable à toute forme réelle de fachisme, et il est intéressant que le qualificatif de « fachosphère » vienne de leur côté, par effet naturel de projection...
Sans nous attarder sur les allégations les plus loufoques ou sur les crispations les plus stériles, voyons certains éléments des divers débats concernant la crise présente.
Par exemple, concernant les vaccins, j'ai entendu du côté de la doxa qu'ils avaient une efficacité de 99% et qu'il n'y avait « aucune raison » pour qu'ils provoquent plus d'effet secondaire que les autres vaccins.
Du côté des anti-conformistes, j'ai entendu que leur efficacité était de 1%, et certains vont jusqu'à estimer qu'ils sont extrêmement dangereux et font partie d'un plan de liquidation de l'humanité, par empoisonnement, stérilisation, etc.
Il faut préciser que, dans les deux cas, ces allégations proviennent de spécialistes de la santé, et non de suiveurs qui délirent dans les pas de ces spécialistes qu'ils considéreraient comme des porte-drapeaux de leur conviction personnelle. C'est expert contre expert.
Alors que penser de telles divergences ? Faut-il considérer que la vérité serait bêtement à mi-chemin de chaque extrême ? Dans ce cas, toutes les vérités seraient plus ou moins 50% d'une valeur absolue imaginaire ou hypothétique, et ça ne tient pas. Tout à l'heure, j'entendais Didier Raoult parler d'une protection par les vaccins de l'ordre de 2/3, évaluée sur la base de l'analyse des anticorps. Voilà enfin une idée concrète qui pourrait s'avérer vérifiable ou falsifiable, comme on dit en science. Mais doit-on pour autant la croire sous le prétexte qu'elle est plus crédible que les affirmations extrêmes qu'on peut entendre ailleurs ? Nous n'avons tout simplement pas les moyens de vérifier pour le moment... Nous pouvons donc choisir d'avoir la foi dans l'une ou l'autre de ces déclarations, et alors cela dépend essentiellement de qu'on a envie de croire, de ce que l'on craint, ou encore de ce que l'on craint d'espérer. Ou bien on peut choisir... le camp du doute.
Ainsi, je doute que des gens décident ouvertement de stériliser voire exterminer la population. Imaginez si cela finissait par se savoir, ce qu'il adviendrait de ces gens. Peut-être, sans doute, y a-t-il quelques esprits malades pour envisager ce genre de chose (on pensera aux Georgia Guidestones, à propos desquelles certains concluent péremptoirement qu'elles affichent le plan des élites... et oui, car quelle idée excellente que d'étaler ses plans machiavéliques aux yeux de tous), mais sont-ils suffisamment organisés ? Ont-ils les moyens de leurs ambitions, et ne sont-ils pas en concurrence avec d'autres qui ont des plans ou des intérêts contraires ? Sur qui ferez-vous vos bénéfices, si vous exterminez toute la plèbe ? On n'est riche que parce qu'il y a des pauvres comme main d’œuvre et comme consommateurs... Bon, il reste possible que ces riches super-criminels hypothétiques soient assez stupides pour scier la branche sur laquelle ils sont assis, ou encore détruisent inconsciemment leur empire, de par un conflit intra-psychique impliquant la culpabilité de leur statut. L'humain est toujours plein de surprises, et mon esprit d'écrivain est capable d'imaginer ces choses, mais sans les prendre pour argent comptant.
N'allez pas croire, cependant, que j'estime par principe qu'anti-conformistes comme conformistes se trompent systématiquement. Il y a souvent de bons arguments chez les uns et les autres, et il s'avère que chaque « camp » a eu raison alternativement, parfois à des degrés différents. Par exemple, par leur maîtrise (certes parfois approximative) de la pensée scientifique, certains du camp de la doxa ont pourfendu avec succès des idées paranoïaques sans fondement.
Mais il est bon de signaler que les anti-conformistes « paranoïaques » ont souvent eu raison... parce que ce n'est pas parce qu'on est paranoïaque qu'on n'a pas d'ennemis, et parfois on le devient précisément parce qu'on en a.
Ainsi, le « pass sanitaire » envisagé par les complotistes il y a un an vient juste de se mettre en place très concrètement en France.
L'année dernière aussi, il fallait être un malade mental pour penser qu'un virus aurait pu sortir d'un laboratoire, et même si c'est déjà arrivé quelques fois de manière attestée au cours des dernières décennies. Aujourd'hui c'est un sujet qui se discute du bout des lèvres dans les médias et parmi les spécialistes les plus renommés, dont certains qui déniaient systématiquement l'hypothèse encore l'année dernière, puisque ça ne pouvait être autre chose qu'un délire complotiste.
Par ailleurs, il faut préciser que la vérité dépend souvent de comment on présente les choses, et que la vérité des chiffres est notamment bien plus relative qu'on a tendance à le croire dans le camp de la doxa où, pourtant, on les manipule depuis le début de la crise. On sait qu'on leur fait dire ce qu'on veut, aux chiffres.
Ainsi, sur les chiffres de la pandémie, « attention complotisme ! » :
https://fr.sott.net/article/37090-Les-chiffres-officiels-confirment-il-n-y-a-pas-de-pandemie-Covid
Et sur les vaccins :
https://reinfocovid.fr/science/comparaison-mortalite-covid-19-et-letalite-vaccin/
On peut aussi se pencher sur une autre façon de voir la mortalité en 2020 en France, soit comme une année de record absolue en terme de mortalité, soit comme la 6e année de l'histoire des archives avec le moins de mort et... les deux sont vrais simultanément, il suffit de suivre les explications tout à fait rigoureuses de ce statisticien :
Vidéo youtube : Covid-19 : Pourquoi si peu de morts ?
Ainsi, son raisonnement est implacable, et il s'étonne d'ailleurs que ces données, pourtant officielles et relativisant fortement la gravité de l'épidémie, ne soient pas relayées dans les médias.
Il y a sans doute plusieurs facteurs pour expliquer qu'on ne revienne pas sur le cirque d'une grosse année d'hystérie pandémique. Comment revenir sur une si longue période de délire sans reconnaître qu'on a sombré dans une forme de folie et de crédulité ? On tient à son ego. On tient aussi, quand on est « journaliste » ou médecin de plateau de télé, à l'ivresse de pouvoir que cela donne, de pouvoir faire vibrer toute une population aussi facilement. De jouer sur le sensationnalisme pour les médias, et de surfer sur la crise pour faire son lobbying auprès de la population, pour toute une profession médicale honteusement délaissée depuis des décennies...
Or justement, l'un des principaux problèmes est que l'essentielle partie de la population est livrée pieds et mains liés à cette communication catastrophiste et sensationnaliste, sans véritable capacité à s'en défaire. Comment ferait-elle ? Éteindre sa télé alors qu'elle a été conditionnée depuis sa naissance à occuper son esprit devant cette lucarne ? Se documenter par elle-même sur internet ou à travers des sources sérieuses ? Cela demande une certaine compétence ou habitude à se dépêtrer dans ces univers, et surtout cela demande des efforts, par comparaison à s'asseoir passivement devant une chaîne dite « d'information » (d'info spectacle en continu), et le reste du temps de détendre son esprit rendu préoccupé et anxieux par l'omniprésence de la pandémie partout et jusque sur les visages des gens dans la rue, en regardant des séries, films, spectacles sportifs, etc.
Rares sont ceux qui font vraiment le choix de se renseigner activement, et parmi ceux qui le font, bien peu ont la compétence de trier entre le fantaisiste et le crédible. Même cette société qui se croit basée sur la science ne nous a pas réellement préparés à faire la différence entre le vrai et ce qui peut paraître vraisemblable ou probable. Même les scientifiques s'y trompent le plus souvent, et d'ailleurs je vous confie que moi aussi.
C'est cette incapacité qui est l'une des explications de la paranoïa que l'on nomme complotisme, qui naît en fait du besoin humain de rêver, contrarié par l'impossibilité d'accéder à la vérité, dans un monde noyé dans la communication par des médias tous achetés par des puissants qui véhiculent avant tout les messages qui servent leurs intérêts, en opérant une sélection qui excluent les autres messages, et notamment ceux qui permettraient une meilleure lecture du monde réel.
Par ailleurs, l'esprit humain résiste à la vérité et à la prise de conscience.
https://fr.sott.net/article/37137-Et-si-la-grande-revelation-avait-deja-eu-lieu
D'une certaine façon, nous avons tous les moyens de déduire à peu près ce qu'il se passe dans le monde du côté des puissants, et il semble que leurs intérêts soient accaparés, dans l'ensemble, par des objectifs tout autres que de nous exterminer. Ce qu'ils veulent, c'est nous contrôler et nous utiliser dans le sens de leurs objectifs : guerres pour l'enrichissement et davantage de pouvoir encore. En ce sens, l'extermination peut à la rigueur survenir comme l'effet collatéral dans la poursuite de cet objectif, mais les puissants ne sont pas, à part sans doute quelques rares exceptions, des méchants à la James Bond qui veulent faire souffrir pour le plaisir. On peut concevoir, tout au plus, le plaisir qu'un tordu peut ressentir à se sentir tout puissant jusqu'à avoir droit de vie et de mort sur les populations, mais nous verrons ça dans la partie sur la dictature.
Bien sûr, sélectionner les informations qui arrangent les puissances détentrices des médias, c'est aussi opérer une censure. Cela se retrouve autant à l'échelle des états qu'à celle d'un blog perso, et à tous les niveaux intermédiaires. Ainsi du blog les-crises.fr, notoire pour avoir une vision très orientée de plusieurs sujets – dont une vision catastrophiste, assez simpliste et unilatérale de la pandémie, poussant vers la stratégie « zéro covid » qui implique nécessairement des mesures dictatoriales ou liberticides, mais on y reviendra – jusqu'à bannir les commentateurs qui ont une critique allant dans un sens trop différent. Ceci a surtout une importance chez les médias de grande écoute, or il s'agirait du « premier blog de France »... Mais les grands médias officiels ont une responsabilité plus grande encore, jusque dans les agences de presse, chez lesquelles on a vu pousser comme des moisissures ces organes de vérification de l'information qui ne peuvent pas admettre que l'information demeure une communication, qu'elle ne peut donc par essence jamais être absolument neutre.
Mais outre les médias traditionnels, désormais ce sont les GAFAM qui ont la plus grande audience, et sans doute de loin puisque cette audience est internationale. Or ils sont sans aucun doute aujourd'hui également les plus grands censeurs, et les plus grands vecteurs de pensée unique. Ainsi, même des médias parfaitement légaux subissent aujourd'hui leur censure, comme RT qui, certes, est notoire pour être rangé dans la « russosphère », elle même autre synonyme de « fachosphère » et « complosphère », tous ces termes bien pratiques pour écarter par principe des médias dont la ligne éditoriale dérange.
Ainsi, RT dénonce à juste tire les abus de ces GAFAM, qui vont jusqu'à refuser la parole au (Trump, désormais ex) chef d'état du pays le plus influent du monde :
https://francais.rt.com/france/87328-pour-contourner-censure-gafa-suivez-rt-france-sur-telegram
En censurant les médias russes, et en censurant le président des USA qui ne défend pas prioritairement leurs intérêts, les GAFAM démontrent que leur pouvoir d'influence est certainement aujourd'hui le plus important du monde, et qu'ils entendent bien en abuser, en interdisant à certaines opinions de s'y exprimer. Est-ce une évolution naturelle du pouvoir, ou bien verra-t-on des concurrents avec des comportements plus éthiques ? Il semble qu'il commence à en apparaître, mais qui vivra verra... d'autant que des Google ont le pouvoir de limiter leur émergence, par abus de position dominante, et puisqu'il faut apparaître sur leur moteur de recherche et sur les autres plateformes (comme Youtube, qui leur appartient).
Or ces GAFAM sont aujourd'hui totalement du côté de la dictature numérique et de l'hystérie covidienne, normal puisqu'ils sont eux-mêmes des manifestations de la technosphère numérique qui vise à promouvoir le technicisme transhumaniste... Ils jouent donc l'un des premiers rôles dans l'hystérie mondiale actuelle, qu'il aurait été beaucoup plus difficile de répandre si efficacement, sans leur entremise.
Si l'on n'écoutait que les opinions – car ce ne sont que des opinions – émanant de ceux qui sont du côté de la doxa, à commencer par tous les adorateurs naïfs de la science, incapables de voir ses limites et ses fourvoiements, on finirait par penser, entre autres :
1) Que la science ne se trompe jamais, en tout cas elle a toujours raison à la fin.
2) Qu'il n'existe de complot que dans l'esprit des anti-conformistes paranoïaques qu'il faudrait rééduquer.
3) Que tous les détenteurs de pouvoir en occident sont plutôt bien intentionnés et qu'il n'y a jamais particulièrement lieu de douter de leur intégrité.
Ce à quoi je répondrai :
1) La science n'est pas une entité en soi, c'est une discipline qui est pratiquée par des humains faillibles et manipulables, qui sont en partie conditionnés par leur éducation, et qui n'ont rien à envier aux autres, en terme de biais intellectuels et cognitifs. Ils font et feront toujours des erreurs, il pourra même leur arriver d'être malhonnêtes pour x raisons, et les plus rapaces, comme dans le monde politique, auront tendance à se hisser tout en haut pour tirer les ficelles, ramasser un maximum de fric et accumuler un maximum d'influence et de pouvoir. C'est comme ça, et par conséquent, « la science » n'existe pas en tant que telle, c'est une vue de l'esprit, et occasionnellement une discipline que des humains talentueux et intelligents respectent, et en tirent du bon pour l'humanité. Reste à savoir si c'est vraiment la règle, ou si ça ne deviendrait pas l'exception... Actuellement en tout cas, tout esprit lucide peut en constater les nombreuses dérives, qui actuellement se comptent probablement en centaines de milliers de vies humaines inutilement perdues pendant cette pandémie (suicides en masse pour cause de catastrophisme médical, refus de traitement pour cause de dogmatisme forcené, décès et maladies mentales pour cause d'isolement humain du à la religion techniciste ambiante, etc.). Pour si peu de vies sauvées au final... rien ne prouvant que les vaccins seront efficaces, voire qu'ils ne causeront pas plus de dégâts que de bénéfices, par exemple chez les jeunes que l'on met sous pression alors qu'ils ne sont pas à risque pour la maladie, sauf rarissimes exceptions qui pourraient très bien être traitées comme telles...
2) Bienvenus dans le monde des bisounours.
3) Le deux poids deux mesures est ici flagrant, puisque certaines personnalités politiques sont traitées comme l'incarnation même du mal sur Terre. Ainsi Trump conspué même s'il n'a déclenché aucune guerre, par opposition au prix Nobel Obama, recordman absolu des guerres déclenchées sous son mandat. Darmanin qui assimile Le Pen au satanisme, Poutine agent du KGB façon méchant d'un film de James Bond... prouvant l'influence du cinéma américain sur les esprits. En fait, la corruption se concentre naturellement dans les lieux de pouvoir, et donc les complots, les détournements d'intérêt pernicieux, le trafic d'influence, etc.
Bien entendu, ce trafic d'influence est particulièrement intense quand il y a des sommes faramineuses en vue, et saviez-vous que l'industrie pharmaceutique manie plus d'argent que l'industrie pétrolière, qui est d'ailleurs l'un de ses fournisseurs ?
Dès lors, il serait étonnant que ce genre d'affaire n'existe pas, mais en avez-vous entendu seulement parler ? Ne lisant plus que des médias considérés comme alternatifs (les autres sont tous formatés de la même manière, à quelques nuances près qui ne font aucune différence), je ne trouve cela que sur RT, mais je veux bien croire que ça se trouve ailleurs... En tout cas, sa page wikipédia ne donne que trois lignes sur cette affaire, sans aucun détail, comme si c'était quelque chose de tout à fait mineur, mais il est vrai que wiki est avant dans le camp de la doxa, et ne mentionne ces affaires que pour ne pas être accusé de ne pas le faire. Bon, ce n'est pas une agence d'enquête, ok, mais son positionnement sur l'échiquier de la doxa demeure « intéressant ».
Quoiqu'il en soit, il est clair que, du côté de la doxa, on a une tendance troublante à la naïveté, à moins qu'elle ne soit feinte, ou à moins encore qu'elle ne soit qu'une attitude liée à leur conformisme : on risque d'être exclu (d'un groupe, du système voire de la société) si on est trop critique. On fait semblant de ne pas voir ?
L'un des avantages des « paranoïaques » est qu'ils posent des questions qui fâchent, et parfois d'excellentes questions, comme celle-ci :
Qu'est-ce que cela coûterait, d'admettre un tel fait, dans une société qui vit déjà largement dans la repentance et le culpabilisme ? Des faits que nous n'avons pas commis, dont nous n'avons jamais été témoins, comme ce qui s'est passé à l'époque des invasions ou des colonisations, nous gênent déjà aux entournures, alors comment admettre qu'on aura pu participer, par sa passivité, à l'euthanasie ou à l'assassinat par non assistance et refus de soin et de tendresse, des vieux ? Et comment se dire qu'on aura accepté de laisser son enfant aller à l'école pendant des mois sous asphyxie partielle ? Comment s'arrangera-t-on avec sa conscience ? Reportera-t-on ça sur les décideurs ? Se défaussera-t-on sur la société et l'autorité, à la manière des personnes étudiées par l'expérience de Milgram, qui pestaient contre les directives, mais les appliquaient quand même ?
Nous ne sommes pas à l'aise avec ce genre de chose. Je ne veux pas me poser en modèle, mais même sans être parent, j'ai participé aux plaintes en justice contre cette maltraitance. J'aurais voulu faire plus, mais j'ai fait ce que j'ai pu, en songeant à la souffrance que peut-être l'école pour certains, et encore plus vécue ainsi... J'ai du mal à vivre avec l'idée que je vis dans une société qui a laissé faire ça, même si je comprends les mécanismes du conditionnement de masse qui y ont conduit, et qui n'ont rien de très différent avec le fait de vouloir que les trains arrivent à l'heure... au camp de concentration.
Point Godwin ? Et pourtant... on veut juste que la société fonctionne, alors on se plie à ses règles, bon gré mal gré, et sans vraiment vouloir voir en face les conséquences... mais ce sera pour la partie suivante.
A nous de prendre conscience d'urgence de toutes les influences que nous subissons, dans le domaine de la communication, et à nous d'apprivoiser nos peurs les plus profondes, pour ne pas, pour ne plus être les jouets des luttes d'influence dont nous sommes les objets et même les proies. Cette crise devrait être un formidable terrain d'apprentissage concernant notamment nos peurs, nos espoirs, nos désirs, et ce que nous sommes, authentiquement, au fond de nous même, et dont une société qui se veut ruche voudrait nous détourner pour faire de nous de simples rouages d'une machine qui broie l'humain, voire le tue ou l'extermine. Je n'exclut pas que ceux que je qualifie, amicalement, d'anti-conformistes paranoïaques, puissent avoir raison, même sur les pires objectifs des puissants qui nous dirigent et qui ne se caractérisent pas par leur respect de la personne humaine, mais plutôt par une insensibilité nourrie par leur ignorance dans le domaine de l'esprit.
En attendant que cette crise nous aide à évoluer, elle nous fait passer par tous les états intermédiaires. Ceux dont la conscience en est restée proche de la survie ou d'un certain hédonisme de la jouissance immédiate ont d'abord peur de la mort et de la souffrance, et se laissent donc facilement manipuler par les forces en présence représentées par les médias dominants. Les autres, qui sont déjà sortis des sentiers battus, savent que la vie c'est plus que cela, et ont déjà appris l'autonomie de l'apprentissage dans le domaine de l'information, et même s'ils peuvent s'y égarer et céder à leur terreur de vivre dans un monde stérile, inhumain et sans libertés, au moins ont-ils l'intelligence et le courage de chercher par eux-mêmes. C'est précisément ce qu'on leur reproche, alors même que leur éloignement vis à vis du conformisme les rend plus familiers de l'authenticité et de la vérité, et donc les absurdités amenant des attitudes irrationnelles les dérangent davantage. Ils ne sont d'ailleurs pas plus idiots ni moins rationnels que les tenants de la science et de la doxa, ils s'en sont juste détachés et ont, tout au contraire, construit une autre intelligence qui déroute les autres et parfois eux-mêmes, les inclinant à imaginer des théories qui ne sont pas forcément les plus adéquates au réel... Vouloir les faire taire ou prétendre les rééduquer est d'un grand orgueil, car leur excentricité, leur imagination et leur authenticité sont parmi les plus belles manifestations de ce qu'est l'humain, loin de ce qu'est suivre une voie toute tracée et adopter une opinion parce qu'elle est majoritaire ou prétendument défendue par le « consensus scientifique ». Or, précisément, une de mes plus grandes craintes est cette velléité de vouloir faire taire, voire éradiquer, cette sorte d'humain, dont je confesse sans gêne et avec fierté faire partie, qui est celle des penseurs, des poètes et des artistes, qu'on ne verra jamais se compromettre dans les milieux politiques... où il pourraient pourtant tant apporter. Mais leur destin est plutôt dans l'exploration, voire l'errance. Le pire résultat de cette crise serait de conduire vers une extension vers un conformisme aux prétentions sanitaires... idée que j'explorerai, entre autres, dans la prochaine partie.
En attendant, je vous laisse sur ce dernier lien avec Maître Di Vizio, à propos de la crise :
https://fr.sott.net/article/37277-Fabrice-Di-Vizio-balance-tout-sur-le-dossier-du-Covid-19