Chroniques du monde d'après (3/3) : La marche du totalitarisme pseudo-sanitaire
On a vu dans la partie précédente que nous venons vivre un épisode de renforcement de la domestication de l'humain, et nous allons désormais nous demander jusqu'où cela risque d'aller, en observant simplement les faits existants et en extrapolant un peu.
D'abord, avez-vous entendu parler de ce rapport du sénat qui dénonce le « tabou français » à l'encontre de la dictature ? Non mais c'est vrai, quel manque d'ouverture d'esprit, quand même ! Le veau français manque de cet esprit d'aventure, on comprend mal comment il n'envie pas les chiliens ou les birmans, ou les peuples des Balkans, qui pourtant pourraient lui vanter tous les bienfaits de ces moments exaltants de vie dans des pays qui n'ont pas toujours eu ce blocage psychologique d'un autre siècle. Eux savent penser printemps.
On m'a parfois repris, quand j'ai parlé de dictature, et il est vrai qu'il ne faut pas gâcher le plat principal tant qu'on en est encore qu'à l'apéritif... Ce que j'ai toujours voulu dénoncer, en effet, ce n'est pas tant le fait que nous serions dans une dictature au sens strict, mais que nous faisons tout le chemin qui y conduit, et que seuls ceux qui sont dans l'aveuglement ne voient pas venir. Alors toutes mes excuses si j'ai froissé le sens de l'exactitude de certains, en utilisant ce terme pour les réveiller au processus qui est en train de nous mener d'un autoritarisme excessif vers une dictature d'un nouveau genre, qui ne sera pas forcément à l'image de ce qu'auront fait un Pinochet ou un Hitler, mais bien une dictature moderne, pimpante et presque reluisante. Une dictature numérique, par exemple.
Voyez un peu ça, aux USA, mais surtout en France :
Vidéo youtube : Covid et dictature : l’incroyable rapport du Sénat !
Brandon Smith donne plus de détails sur le cas des USA :
http://versouvaton.blogspot.com/2021/06/loregon-est-la-preuve-que-la-politique.html
D'ailleurs, les dérives dictatoriales, ce sont ceux qui les ont connues qui en parlent le mieux, ici une ex nord coréenne estime que le lavage de cerveau est pire aux USA qu'en Corée du nord :
https://www.dedefensa.org/article/biden-pire-que-kim-certes
Les meilleures citations de mon point de vue, la première est d'une ironie absolue, totalement révélatrice de la situation d'auto-destruction dans laquelle se trouvent les USA et avec eux, le reste de l'occident, prêt à s'asphyxier joyeusement derrière des masques empêchant le fonctionnement plein et normal du cerveau (voir plus loin à ce sujet de la possible permanence du masque selon certains cerveaux de dirigeants déjà bien atrophiés et rabougris) :
« La situation n’a cessé de s’aggraver car chaque cours était truffé du genre de cette propagande anti-américaine au milieu de laquelle elle a grandi en Corée du Nord. »
« Mais ses camarades de classe ne cessent de dire "à quel point ils sont opprimés, combien d'injustices ils ont subies”. “Ils ne savent pas combien il est difficile d'être libre, a déclaré Park. Ils ont complètement perdu la capacité de penser librement et de manière critique”. »
« En Corée du Nord, dit-elle, les gens sont trompés par la propagande parce qu’on ne leur apprend pas à avoir un esprit critique. “C’est ce qui se passe en Amérique”, a-t-elle dit. “Les gens voient des choses mais ils ont complètement perdu la capacité de penser de manière critique”.
Contrairement à la Corée du Nord, aux États-Unis les Américains ont accès à de grands penseurs, mais ils “choisissent le lavage de cerveau”. Elle se dit très déçue après être venue aux États-Unis avec de grandes attentes. “Vous avez perdu le sens commun à un degré que je ne peux même pas comprendre en tant que Nord-Coréenne”, a-t-elle déclaré. »
Et la Chine dans tout ça ?
Et j'ai entendu pas mal d'ex yougoslaves, ex roumains, et autres, parler de ce qui se présente actuellement comme quelque chose de très similaire à ce qu'ils ont connu sous les régimes soviétiques. Même Sky News est obligé de laisser la parole à des observateurs qui font le constat d'une dérive orwellienne :
https://www.skynews.com.au/details/_6258043208001
Cela commence en effet par ces mécanismes de double-pensée, de « rectification » de l'histoire, choses évoquées dans mon article précédent.
L'une des raisons pour lesquelles certains refusent de voir l'avènement de ce totalitarisme est probablement que nous nous en croyons, à tort, à l'abri, en occident. Pourtant Orwell avait prévenu en situant l'histoire de 1984 en Angleterre. Et à ceux qui disent qu'il ne faut pas citer Orwell à tout bout de champ, je réplique encore une fois que ses romans ne sont pas à prendre au pied de la lettre, qu'ils révèlent seulement les mécanismes profonds d'un totalitarisme moderne qui utiliserait les médias pour laver le cerveau des gens en utilisant un procédé littéraire de grossissement, presque d'exagération, en décrivant cet ensemble totalitaire. Si l'on considère son travail, ou celui d'autres écrivains de récits dystopiques comme P.K. Dick ou Huxley, on peut constater que chaque élément se met en place progressivement, que la double-pensée, l'inversion, le contrôle numérique, tout est déjà là, à l'état manifesté, ou en éclosion avancée. Peut-être serait-il temps d'ouvrir les yeux et d'arrêter de se cacher derrière son petit doigt ?
Sinon nous nous réveillerons quand il sera déjà trop tard.
Cet article nous montre d'ailleurs que la période pré-hitlérienne n'est pas sans ressemblance avec la nôtre :
D'ailleurs, dans la même Angleterre, certains membres du gouvernement estiment qu'on devrait porter des masques pour toujours :
Si vous pensiez que toutes ces mesures ne pouvaient être temporaires, vous interrogerez-vous, à présent sur les véritables intentions de certains de vos bienveillants dirigeants ? Parce que c'est leur projet.
Après tout, on s'est habitués, au cours de l'histoire, aux vêtements, puis à la propriété, aux taxes, à toutes sortes de coutumes plus ou moins discutables, au port du casque, à la ceinture de sécurité, et pourquoi le masque ne serait-il pas juste un vêtement supplémentaire ou une nouvelle ceinture de sécurité obligatoire en toute circonstance ? Vous trouvez ça absurde ? Après tout, les accidents de la route font bien de morts que les maladies respiratoires, donc pourquoi pas (si on met de côté les débats sur l'efficacité) ? Ensuite, comme j'avais failli l'écrire dans une série humoristique et satirique concernant cette crise (à laquelle j'ai renoncé par fatigue), on peut pousser la logique. Pourquoi pas des assurances coûteuses pour les toitures et les véhicules concernant les risques de chute météoritiques ? Pourquoi pas porter un chapeau avec un paratonnerre en permanence à cause du risque de foudroiement ? Pourquoi pas faire une déclaration à l'assurance avant chaque rapport sexuel à cause du risque de maladie vénérienne ? Mieux encore, pourquoi ne pas réglementer le sexe, qui comporte toutes sortes de problèmes ? Après tout, on y est déjà avec des âges limites ne tenant pas compte des cas particuliers, et puis il semble désormais que les rapports sexuels soient suspects d'être rarement consentis par les deux partis, et puis les rapports sexuels peuvent participer à la contamination de maladies telles que le covid, sans parler du fait qu'ils sont responsables de la surpopulation. Un monde dans sexe, dans une logique proche du Meilleur des mondes d'Huxley pourrait paraître enviable, avec des bébés sous cloche et sans parents, tous prêts à être conditionnés pour une place désignée dans le système, loin de l'influence délétère de parents potentiellement réfractaires ou leur donnant une éducation imparfaite.
Vous pensez que j'exagère, que je délire ? Nous verrons jusqu'où cela pourrait aller, pourtant, avec des Michie dans ce genre. D'ailleurs, dans cette excellente vidéo que je recommande fortement, de nombreuses questions brûlantes sont posées sur le droit en France, sur l'évolution des sociétés, le rapport à la sécurité et à l'autodétermination :
Et l'une des libertés entravées est précisément celle de s'opposer à ces dérives, qui est pourtant le principe de base qui définit une démocratie. Par exemple en Allemagne :
Et en France, où l'on fait revoter jusqu'à obtenir le résultat attendu, qui plus est sur un projet de pass sanitaire sur lequel on avait déjà exprimé un avis négatif au sein même du gouvernement, quelques mois plus tôt :
https://francais.rt.com/france/86460-deputes-votent-contre-pass-sanitaire
Peut-on vraiment faire confiance à ce système et à ses acteurs pour rester dans les clous de la démocratie, alors qu'ils les dépassent constamment depuis des années, même des décennies, et plus particulièrement en ce moment où il ne semble, précisément, plus y avoir aucun tabou ? C'est déjà la dictature décomplexée. Une dictature « in progress », certes, mais déjà bien avancée.
Je ne suis pas encore totalement convaincu que cela réponde à un projet mondialiste, mais cela y ressemble quand même énormément :
https://fr.sott.net/article/37161-Le-combat-imminent-contre-la-Grande-reinitialisation
La recherche d'un contrôle total à l'échelle de la planète et de l'humanité semble, à mes yeux, un objectif plausible, si on se contente de prolonger la ligne des dérives que l'on observe déjà depuis au minimum le Patriot Act aux USA, mais on peut aussi le faire remonter au Chili de Pinochet, première occurrence officiellement répertoriée de la stratégie du choc, bien que je pense qu'on puisse facilement trouver des références plus anciennes, avec des racines remontant aux révolutions occidentales, si ce n'est même aux inquisitions, première grande tentative d'internationalisation d'un totalitarisme idéologique. Et les lecteurs du blog doivent avoir compris que l'esprit religieux se retrouvant dans toutes les strates des systèmes humains, une telle parenté n'aurait rien d'étonnant ou d'incongru.
Certains aspects de la situation laissent en tout cas songeur. La situation de plusieurs corps de métier est particulièrement catastrophique, on pourra mentionner les discothèques, dans l'impossibilité de rouvrir : un métier en cours de disparition ? Et les cinémas ? Si la crise se poursuivait, finiraient-ils par tous disparaître, pour ne laisser finalement que la possibilité de mater des films que « seul » chez soi ? Après tout, c'est le genre de changement qui ne serait que le prolongement d'un long processus, puisqu'il y a de moins en moins de salles de projection, mais aussi de moins en moins de bar, au fil des dernières décennies. Néanmoins toutes les professions artistiques ou dites « culturelles » sont sévèrement entravées, et on voit encore que plusieurs villes annulent la fête de la musique cette année, et que dire des festivals où vous devrez rester assis. Outre l'absurdité de la chose, on se demande pourquoi la profession semble si apathique. Peur de sortir du rang, peur de se donner une mauvaise image de gens qui ne respecteraient pas la souffrance des victimes de la pandémie ? Doit-on donc vivre un deuil général, alors même – on l'a démontré – qu'il n'y a pas vraiment plus de morts que d'habitude ? En quoi cette cause mérite-t-elle, comme on l'a fait, de fermer les cimetières, d'interdire même les enterrements en bonne et due forme, d'empêcher les gens de voir leurs morts – une première dans l'histoire de l'humanité – et en quoi justifie-t-elle réellement l'empêchement presque total de toute forme de festivité, à part quelques mariages sous couvre-feu ? On entrevoit quand même plusieurs manifestations inédites dans toute notre histoire, de contrôle absolu de tout, d'empêchement de vivre, et cela manifeste clairement une tentation à aller toujours plus loin dans un autoritarisme morbide. Cette crise semble justifier absolument tout et n'importe quoi et il est difficile de ne pas y voir la tyrannie pure et simple.
Outre les artistes, plus absurdes encore est la situation des médecins interdits de soigner, les traitements constamment dénigrés comme par principe, comme pour simplement favoriser l'industrie ? Vous n'y pensez pas, voyons, personne n'aurait l'idée de faire ça... ou bien ?
Et pourtant, on commence à admettre ici et là qu'on aurait pu se fourvoyer dans des méthodes totalitaires.
Que dire encore sans en faire des tonnes ? Quiconque a les yeux ouverts voit bien ce qui se passe. Nous sommes en train de prendre la Chine comme exemple, elle qui a muré des gens chez eux au début de l'épidémie, et qui pourrait bien avoir sciemment engendré la psychose dans le reste du monde, du moins c'est une théorie qui ne me paraît pas complètement invraisemblable. On cite leurs qualités et leurs vertus, mais parle-t-on de leur système de contrôle social qui est un enfer Dickien absolu ? Est-ce que, vraiment, les asiatiques et leur acceptation sans broncher des masques et autres mesures ont sur nous une quelconque supériorité morale ou pragmatique, ou sont-ils seulement victimes de leur inclination naturelle au suivisme et au conformisme, bref à l'esprit de ruche ? Est-ce réellement seulement leur acceptation de la difficulté de la vie et un sens de l'harmonie au vivant supérieur qui leur fait accepter avec stoïcisme ces excès tyranniques ? N'oublions pas que ceux que l'on présente parfois comme plus spirituels sont avant tout concentrés dans les régions les plus urbaines et denses du monde. Peut-être que cela a simplement engendré une sorte de sélection naturelle des plus stoïques et des plus résistants à l'horreur... Et même si je dénigre très souvent l'occident, c'est aussi parce que je sais que nous avons pour nous des forces qui sont uniques, mais trop souvent noyées dans la médiocrité générale. D'une manière générale, cette crise révèle cette chute de nos valeurs civilisationnelles, qui ne sont plus rien face aux tentations autoritaires dont elle a permis la révélation et l'expression. Dans ce cadre, la Chine a surtout pour mérite d'avoir ouvert la voie aux excès les plus mortifères, et certains voudraient que nous nous engouffrions dans cette brèche.
Mais il faut bien conclure, alors terminons avec quelques liens avant de passer à cette conclusion de la série.
D'abord, il est bon de savoir qu'un produit sans autorisation de mise sur le marché ne peut pas, en principe, être rendu obligatoire, ce qui est le cas de nos vaccins anti-covid, tous expérimentaux à ce jour. Quelques autres arguments en ce sens, ici :
La lecture, toujours intéressante, de J.H. Kunstler, sur ce qui se passe aux USA, et notamment sur la manière dont la science se sera discréditée tout au long de la crise :
http://versouvaton.blogspot.com/2021/06/cest-lheure-de-notre-histoire-dhorreur.html
Un article de Seb Musset parmi d'autres, toujours acide concernant cette crise de civilisation dite sanitaire :
http://sebmusset.blogspot.com/2021/04/confinement3-les-vacances-de-paques-de.html
Cornelius Castoriadis sur le conformisme généralisé qui conduit à ne plus rien remettre en cause d'une manière générale. Il parle surtout du domaine politique, mais je l'étendrai aux sciences et au reste en utilisant pratiquement les mêmes arguments :
https://www.les-crises.fr/stopper-la-montee-de-linsignifiance-par-cornelius-castoriadis-2/
Enfin, une conférence très intéressante de Philippe Guillemant. On pourra trouver son raisonnement étrange, pourtant je crois qu'il se tient, et que cette nouvelle vision des choses qui se développe dans la science depuis plusieurs années ouvre la voie à une nouvelle conception qui, si elle est déroutante, a bien des chances d'être plus proche du réel que notre vision purement matérialiste relativement stérile en plus d'être fermée et très dogmatique. Par ailleurs il développe plusieurs points que j'ai abordé sur mon blog à ce sujet, et avec lesquels je suis totalement en accord. Il faudra bien, de toute façon, sortir de l'ornière du rationalisme étroit, et comprendre enfin que, si nous parvenions à le faire, beaucoup de nos théories actuelles, qui font aujourd'hui loi, seront ringardisées et vues avec beaucoup de recul par les générations des prochains siècles, tout comme nous le faisons avec des visions qui ont désormais des siècles ou des millénaires... ce qui ne signifie pas qu'elles étaient bêtes à leur époque, et d'ailleurs nous pourrions encore apprendre des sagesses anciennes... nos descendants ne rejetteront pas nos connaissances, ils les relativiseront et les intégreront dans un tout plus large et plus pertinent, du moins si nous survivons, in fine, aux crises de civilisations qui se profilent, aux totalitarismes et à l'idiocratie générale.
Vidéo youtube : « Cette crise peut changer l’histoire de l’humanité », selon Philippe Guillemant
Concluons donc. Si j'ai voulu écrire cette série malgré le fait qu'il y a déjà tellement de commentaires sur la toile et dans les médias, c'était dans l'espoir d'apporter autre chose. Je ne sais pas si j'ai réussi, mais j'ai au moins essayé. Je vois difficilement, de toute façon, comment on peut parler du monde humain actuel sans en passer par cette crise qui est à la fois si désolante de par la bêtise et la folie qu'elle révèle, et si fascinante dans les phénomènes qu'elle nous montre à voir, pour peu qu'on puisse dépasser la peur primaire de mourir ou de perdre nos libertés, qui sont sans doute les deux pôles de la peur dans la société, en ce moment.
L'omniprésence de la pandémie, qu'elle soit une réalité, un mythe ou un fantasme, et sans doute un peu de tout ça, la rend obsédante et pousse à des délires paranoïaques de toutes sortes. Nombreux sont ceux qui avaient peur de tout au début, nettoyaient leurs courses, les poignées de porte et je ne sais quoi encore, pour tourner ensuite chez certains à une frénésie de thèses où il fallait voir des ennemis partout, et qui ressemblaient, pour le dire franchement, à une décompensation psychotique. Le plus triste est qu'on en soit encore là, entre peur d'un virus relativement bénin (j'ai peur de le dire à chaque fois, car ceux qui ont soutenu cette thèse, malgré les faits et les chiffres qui l'attestent, sont constamment attaqués, accusés de « minimiser », voire de nier la mort et la souffrance des victimes, etc., alors qu'ils ne font que tenter de remettre les choses à leur juste place... l'humain n'a pas commencé à mourir et à souffrir avec l'apparition de ce virus...), et peur d'une destruction de la société et des libertés au nom de ce même virus, alors qu'il semble que les véritables raisons de cet affolement et de cet emballement sont un peu plus complexes, et intéressantes à analyser. Cela montre à quel point est forte la prégnance de la peur, à quel point il est difficile de s'en dépêtrer, et c'est avec cela que nous devons composer, avec pour objectif, de mon côté, de parvenir à analyser et comprendre les choses aussi objectivement que possible.
J'ai donc essayé de montrer encore une fois que l'épidémie n'est pas si grave, et cela saute aux yeux dès lors qu'on retrouve la raison et qu'on regarde froidement les données. Que c'est surtout le traitement que l'on en fait qui est gravissime. Il m'apparaît quasiment certain que la mortalité durant la pandémie sera indécelable dans les chiffres, dans un futur lointain où l'on aura suffisamment de recul, et où l'on comprendra que le léger surcroît de mortalité aura essentiellement été du aux avalanches de suicides et à toutes les autres causes de mortalité engendrées par l'enrayement total de la société et de ses mécanismes de sauvegarde qui habituellement fonctionnent bien mieux.
En revanche, l'on verra les traces indélébiles du traumatisme collectif planétaire pour longtemps. Les cicatrices sur la société laisseront des professions sur le carreau, et engendreront des mutations sociales qu'on ne peut encore connaître et encore moins mesurer, mais que l'on peut tenter d'imaginer et d'anticiper, et qui, dans l'ensemble, peuvent faire froid dans le dos. Il me semble indéniable que la tentation autoritaire est le phénomène du moment, bien plus qu'une pandémie spectaculaire. Ce phénomène aura donné lieu à des excès en tout genre (cf le mea culpa des scientifiques, sur la propagation abusive et totalitaire de la peur afin d'obtenir le consentement et la soumission des foules), à une éruption sans précédent des techniques de contrôle et d'ingénierie sociale, jusqu'à pousser à des approches littéralement totalitaires et dictatoriales : interdire aux gens de circuler, de sortir de chez eux, interdire des activités professionnelles entières, court-circuiter tous les garde-fou démocratiques, prendre des décisions sans rendre aucun compte ni même de rapport écrit, aller même jusqu'à traumatiser les parts de la population pas concernées par la maladie comme les plus jeunes, empêcher les rituels mortuaires (truc absolument sensationnel, anthropologiquement parlant), et commencer à construire des systèmes de contrôle généralisés comme les pass ou même des camps de détention pour quarantaine dans plusieurs pays.
Lorsque de telles choses ont lieu, dans un tel contexte, ceux qui ne jouent pas à la politique de l'autruche comprennent le vrai danger, pendant que ceux qui ont peur de la maladie sont incapables de voir, et défendent le pass et l'obligation vaccinale, manipulés qu'ils sont par leur traumatisme et par l'envie pressante d'en sortir sans recourir à la réflexion, tout en prétendant que ce sont les autres qui ont perdu la raison et seraient égoïstes, alors qu'au contraire, nous sommes inquiets que tout cela nous conduise à quelque chose de bien plus dommageable en fait.
Car nous avons perdu le sens de la mesure des choses, comme dans toute panique. Il faut revenir à la raison, ou assumer la folie.
Il est fort probable que la décompensation de la crise nous conduise à une période bien pire encore, en terme de dégâts économiques et sociologiques, et de dérive tyrannique notamment. Mais quelque part, soyons en heureux... car ce traumatisme général nous donnera enfin l'occasion qui nous manquait de sortir à terme de ce système, même si cela prendra sûrement des décennies encore. Car le visage du système va enfin apparaître d'une manière si criante que même ceux qui ont la tête dans le sable verront et entendront, car ils le vivront de toute façon. Comment pourront-ils encore nier que le système dit « libéral », prônant prétendument les libertés, aura conduit à la tyrannie et à l'oblitération des libertés les plus fondamentales et les plus naturelles ? Un système économique de type Ponzi planétaire, irrespectueux de l'humain, et agissant par la force et l'autoritarisme quand il est au pied du mur, est sans avenir, et ne peut pas se cacher éternellement. Il nous reste seulement à imaginer ce qui pourra le remplacer, et cette crise a justement sonné le moment de le faire, pour entrer dans ce qui sera véritablement un monde d'après.
Peut-être le sujet de prochaines réflexions sur ce blog.