Juste une compilation d'articles sur les questions à se poser à propos du second tour des présidentielles. Je ne commenterai que peu, j'en ai déjà dit assez sur Macron, l'abstention, le système politique oligarchique et dysfonctionnel par essence que nous avons, etc. Seulement l'avis d'autres personnes, que j'ai sélectionnés car se rapprochant du mien.

 

http://www.les-crises.fr/la-vision-de-dimitris-alexakis/

 

http://www.les-crises.fr/refuge-sortir-des-machoires-du-piege-par-regis-de-castelnau/

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/christophe-guilluy-posture-anti-fasciste-superiorite-morale-france-en-haut-permet-en-realite-disqualifier-tout-diagnostic-social-3031677.html

 

http://www.les-crises.fr/en-theorie-macron-devrait-battre-largement-marine-le-pen-mais-lelectorat-est-peu-engage-envers-lui-par-olivier-tonneau/

 

Pour celui-là, une citation tout de même, qui prouve que nos élections sont manipulées tout à fait sciemment :

 

"J’ai déjeuné dans un café parisien avec un journaliste qui a passé toute la campagne présidentielle française à dénigrer le candidat de gauche Jean-Luc Mélenchon, dans un journal hebdomadaire de centre-gauche respecté (même si déclinant), et à vanter les mérites du centriste Emmanuel Macron.

Ne présumez pas Marine Le Pen battue, c’est une dangereuse divagation. Je lui ai demandé s’il y avait eu un effort délibéré des intellectuels et des politiciens dominants pour créer un deuxième tour de l’élection présidentielle entre Macron et la candidate d’extrême droite Marine Le Pen. “Pourquoi cette question, bien évidemment !»,  a-t-il rigolé. “Nous y avons travaillé  pendant un an.” Compte tenu du côté manifeste de cette stratégie, je ne pas prétends pas avoir révélé un grand secret. Pour autant, il est agréable de savoir que je n’étais pas paranoïaque."

 

https://francais.rt.com/france/37910-macron-a-choix-premier-ministre-tete

 

(Si c'est Parisot, on part sur les chapeaux de roue...)

 

 

http://www.les-crises.fr/video-emmanuel-macron-debat-avec-les-salaries-de-whirlpool/

 

Macron, un rapport avec les ouvriers beaucoup plus subtile, mais surtout beaucoup plus hypocrite en fait que ce qu'on avait eu avec Sarkozy, et surtout le même mépris, juste bien mieux caché. La version courte en vidéo est assez éloquente : les ouvriers ne sont pas dupes, même si Macron se débrouille très bien pour ne pas perdre la face...

 

Et puis on le vouvoie, le monsieur, parce que bon, il porte une cravate, hein !

 

Ces gens ne perdent pas le nord avec leurs symboles de domination...

 

 

 

 

Et aussi quelques infos complémentaires :

 

https://fr.sott.net/article/30517-Debat-Le-Pen-Macron-Macron-a-menti-c-est-bien-lui-qui-a-cede-SFR-a-Patrick-Drahi-Preuves-a-l-appui

 

 

Et une vidéo à prendre avec des pincettes... dans un petit coin de sa tête. Car Macron, à mes yeux, a déjà démontré son caractère psychopathique, notamment lors du second débat, que Thierry Meyssan commentait d'ailleurs avec une certaine pertinence.

 

https://fr.sott.net/article/30511-Macron-psychopathe-C-est-par-ici

 

http://www.voltairenet.org/article196233.html

 

"Emmanuel Macron est un esprit supérieur, bien plus intelligent que sa rivale, souvent charmeur, parfois cassant. Homme de théâtre, il maîtrise l’illusion. C’est une personnalité narcissique, souvent malveillante, dénuée de scrupules et de remords. Il s’est amusé à se jouer de sa rivale en se posant comme le chevalier blanc face à l’enfant travesti d’un monstre nazi."

 

 

Enfin en bonus pour finir, pour ceux qui ont le temps, le long grain de sel toujours intéressant de Frédéric Lordon :

 

http://www.les-crises.fr/de-la-prise-dotages-par-frederic-lordon/

 

Et pour le coup, je me permets quelques commentaires.

 

"Au critère des vertus stratégiques objectives, la supériorité d’un président Macron n’est même pas discutable. Ça n’en fait pas pour autant la raison suffisante d’un vote. C’est que voter répétitivement sous le régime de la prise d’otages commence à devenir un problème, auquel se plier n’offre aucune autre perspective que son éternelle reconduction. Pour « l’homme qui rit » la période est décidément faste, car on lit de tout à ce sujet. Thomas Piketty explique que non seulement il faut voter Macron mais le porter au plus haut pour qu’il soit « bien clair que ce n’est pas son programme qui a gagné (5) »…"

 

Déjà, la proposition de Piketty, qui avait été proposé pour le Nobel d'économie, et que certains (Paul Jorion) avaient encouragé à se présenter aux présidentielles est stupéfiante et aberrante (invraisemblable ce à quoi on est conduit, quand on se trouve réduit à l'impuissance), à l'opposé total de tout sens commun, mais la remarque de Lordon que j'ai mis en gras est fondamentale pour comprendre ce qui se passe dans ce pays.

 

Revenez un peu plus haut dans mon article, où un journaliste hilare révèle que tout a été fait par les médias dominants pour instaurer un second tour Macron contre Le Pen, comme c'est devenu l'habitude. Je me rappelle en 2007, quand je suivais encore quelque peu ces médias, tout le cirque qu'il y avait eu pour un Sarkozy vs Royal, histoire d'être sûr que dans tous les cas, on aurait un président-système. Cette année, c'est pire puisque tout est fait pour que l'on n'ait même pas le choix, et que le chouchou du système passe.

 

Vous voulez vraiment continuer à voter dans des élections truquées ?

 

Aux USA, cette stratégie n'a pas bien fonctionné cependant, puisque Trump, "adversaire" du système, ou plutôt, adversaire des neocons (une partie du système) est passé. Mais à présent, il a retourné sa veste pour dégager la pression qui est sur lui, et on aboutit à ce que le candidat "populiste" (élu par le peuple) exerce une politique relativement inverse à celle qu'il promettait, et donc beaucoup plus conforme à celle imposée par le système. Dans tous les cas, le système bien installé gagne ? On dirait bien, et c'est ce que je répondrai à ceux qui veulent voter Le Pen pour mettre une claque au système. Celle s'y rangera, comme les autres. Elle fera peut-être un peu de bruit et de caprices avant. (Et de dégâts, mais n'est-ce pas cela qu'on veut ?)

 

Mais la solution n'est jamais de faire des calculs avec le système, puisque le système les retournera toujours à son avantage, jusqu'à ce que ce ne soit plus possible. La seule chose à faire est donc de faire tout ce qui est possible pour mettre le système dans cette situation d'impossibilité.

 

C'est à dire, réinstaurer des processus démocratiques (le référendum d'initiative populaire serait un début, mais ne vous y trompez pas, il sera utilisé comme un hochet tant qu'il n'y aura pas des moyens de pression autour pour en concrétiser les effets et permettre l'émergence de sujets de nature profonde), réinformer le public, et surtout, réinstaurer des contrôles de ceux qui exercent le pouvoir (il n'y en a aucun, ne nous leurrons pas, quand ces gens passent en justice, au mieux ils sont tenus un peu à l'écart de leurs fonctions principales pendant un temps relativement court... ces multi-récidivistes).

 

J'irais encore plus loin, en rejoignant les propositions d'Etienne Chouard sur le tirage au sort, mais c'est parce que je suis un vil anarchiste, et encore je me retiens de dire que si ce pouvoir ne craint pas son peuple, il peut faire ce qu'il veut. Ah ben mince, je l'ai dit. Mais ce n'est pas une exortation à la violence, car je suis contre, même si j'ai souvent l'impression que ce monde ne comprend que cela, et notamment ces dirigeants et ces médias, qui sont les premiers à jouer les effarouchés quand on déchire une chemise, mais qui n'ont pas peur de bombarder des états souverains et leur population, tout en prétendant défendre cette dernière. La violence, c'est leur langage, et si l'on choisit de se priver de ce type d'action, mieux vaut avoir des moyens de pression convainquants dans la manche... M'enfin je dis ça, mais quand Macron sera "au pouvoir", ça m'étonnerait qu'on n'assiste pas à des violences au sens premier du terme. C'est que la populace ne s'y entend pas en subtilités, quand on se fout trop longtemps de sa gueule. Et quelque part, heureusement puisqu'on l'a dit, on dirait que là-haut, certains ne comprennent que ça... Et c'est triste.

 

 

Une autre citation qui me semble importante :

 

"Au tribunal de l’histoire, ce ne sont pas les abstentionnistes qui comparaîtront : ce seront tous ceux qui, en position de peser sur le cours des choses, ont délibérément agencé le paysage des différences pour n’y admettre que l’innommable fonctionnel du FN, ceux à qui a été répétitivement expliqué, exhibé, démontré la causalité irréfragable, confirmée dans bien d’autres pays, entre politiques néolibérales, délabrement social et pathologies politiques, et qui n’auront rien voulu entendre. Et puis aussi les directeurs éditoriaux du Point, de L’Express ou de Marianne, dont les innombrables couvertures islamophobes déguisées (ou même pas) en combat pour la laïcité, se seront fait un devoir d’exciter la pulsion raciste dans tout le pays, assistés de leurs intellectuels répandus. Tous auront pris plus que leur part dans la fonctionnalité globale du dispositif : amener le FN à son niveau optimal, celui qui lui fait passer le premier tour, mais censément lui interdit de franchir le second – sauf si…"

 

En effet, que dire de ceux qui considèrent Le Pen comme un barrage contre Macron, en regard de ceux qui tentent de nous imposer Macron comme barrage à Le Pen ? Ce que l'un et l'autre ne sont pas du tout... Puisqu'ils ne sont que des pantins du système dans une pièce de théâtre destinée à rouler le peuple une fois de plus. Et Lordon d'ajouter encore :

 

"Pendant ce temps, à stade égal de désespérance, abstentionnistes et malgré-nous du macronisme se sautent mutuellement à la gorge, sans jamais songer (enfin surtout les seconds) à se tourner vers ceux qui, au dessus d’eux, ont aménagé le terrain de leur empoignade, pour ensuite jeter tout ce qu’il faut d’huile sur le feu — exactement comme les pauvres s’en prennent aux encore-plus-pauvres, ce conflit engendré du néolibéralisme qui fait la joie du Front national. Passé ce scrutin pestilentiel, il faudra bien songer à s’interroger à propos des irresponsables « responsables » qui installent pareilles catastrophes, dont ils croient pouvoir ensuite se laver les mains. Quel que soit le résultat du 7 mai, celui-ci leur appartiendra et à eux seuls, comme le résultat d’une nécessité appartient à ceux qui ont armé la nécessité."

 

Il est vrai qu'on se tient dans une situation d'une gravité étendue, où la tentation de division est encore exacerbée. Comment puis-je considérer mes amis qui vont voter Macron sans y croire alors que je conspue et haïs profondément tout ce qu'il représente, et qu'ils vont le mettre en place ? Va-t-on ensuite pleurer ensemble du malheur que l'on s'est choisi, ou plutôt, que l'on nous a imposé, qui a mis ces personnes dos au mur ? Ou se considérer tristement et avec méfiance et défiance ?

 

"Toi tu as voté Macron...

 

- Et toi, tu n'as pas voté contre Le Pen..."

 

Et certains refusent de voir en quoi ce pays se rapproche de ce qui pourrait ressembler à une guerre civile larvée...

 

Nos médias sont des criminels.