Ma pensée m'entraîne parfois dans divers recoins du monde et du réel apparemment opposés, pour parvenir à des conclusions similaires. Plusieurs articles que j'ai récemment parcourus m'ont amené à revenir sur une idée que je traîne depuis quelques temps, et qui n'est pas nouvelle en soi, puisqu'abondamment traitée dans la littérature d'anticipation, à savoir l'idée que plus la société humaine s'étend et se globalise, plus elle prend les caractéristiques d'une fourmilière.

 

C'est cet article important de Chris Hedges, que je découvre aujourd'hui, qui a réactivé cette idée, je le commenterai un peu en fil rouge au long de mon propos :

 

http://www.les-crises.fr/la-mort-de-la-verite-par-chris-hedges/

 

Mais cet article à propos de Guido Preparata avait arrosé les graines qui avaient déjà commencé à germer en moi :

 

http://mohsenabdelmoumen.over-blog.com/2017/07/dr.guido-g.preparata-ils-veulent-nous-transformer-tous-en-une-societe-mondiale-de-termites.html

 

« La «fin de l’humanité» résonne de manière dramatique et terrifiante. Mais en un sens, oui : je pense qu’ils veulent nous transformer tous en une société mondiale de termites. Et ils sont en train de réussir. »

 

Sont-ils vraiment en train de réussir ? Dans l'article de Hedges, Assange tend à partager cette vision :

 

« Et pourtant, Assange est étonnamment optimiste, du moins à court et à moyen terme. Il pense que le système ne peut pas se protéger complètement de ceux qui grignotent peu à peu ses défenses numériques.

« L’État national sécuritaire peut essayer de réduire notre activité », a-t-il déclaré. « Il peut nous serrer un peu plus le cou. Mais il y a trois forces qui s’y opposent. La première est la surveillance massive nécessaire pour protéger ses communications, et notamment son mode de chiffrement. Dans l’armée, tout le monde a maintenant une carte d’identité avec une puce pour qu’on sache qui est connecté à quoi. Un système aussi vaste est sujet à la détérioration et aux pannes. Deuxièmement, il existe une connaissance généralisée non seulement de la manière de faire des fuites, mais d’en faire sans se faire prendre, et d’éviter même tout soupçon de fuite. Les systèmes militaires et de renseignement collectent une grande quantité d’informations et les déplacent rapidement. Cela signifie qu’on peut également les extraire rapidement. Il y aura toujours des gens à l’intérieur du système qui ont le projet de défier l’autorité. Oui, il y a bien des mesures générales de dissuasion, par exemple lorsque le ministère de la Justice (DOJ) poursuit et met en accusation quelqu’un. Ils peuvent décourager les gens de s’engager dans ce comportement. Mais le contraire est également vrai. Lorsque ce comportement est couronné de succès, il devient un exemple. Il encourage les autres. C’est pourquoi ils veulent éliminer tous ceux qui font naître cet encouragement. »

« La perspective à moyen terme est très bonne », a-t-il déclaré. « L’éducation des jeunes se déroule sur Internet. Vous ne pouvez pas embaucher une personne qualifiée dans n’importe quel domaine sans qu’elle ait été éduquée par Internet. L’armée, la CIA, le FBI, n’ont plus d’autre choix que de recruter auprès d’un bassin de personnes éduquées par Internet. Cela signifie qu’ils embauchent nos taupes en grand nombre. Et cela signifie que ces organisations verront leur capacité de contrôler l’information diminuer à mesure que de plus en plus de personnes ayant nos valeurs seront embauchées. »

Le long terme, cependant, ne sera peut-être pas aussi heureux. Assange a récemment terminé un livre avec trois coauteurs: Jacob Appelbaum, Andy Müller-Maguhn et Jérémie Zimmermann : « Cypherpunks : la liberté et l’avenir de l’Internet ». Ce livre prévient que nous « galopons dans une nouvelle dystopie transnationale ». Internet est devenu non seulement un outil pour éduquer, mais aussi le mécanisme pour mettre en place une « dystopie de surveillance postmoderne » qui est supranationale et dominée par le pouvoir des multinationales. Ce nouveau système de contrôle global « fera fusionner l’humanité en une seule grille géante de surveillance et de contrôle de masse ». C’est seulement par le cryptage que nous pouvons nous protéger, disent les auteurs, et c’est seulement en traversant les murs numériques de secret érigés par l’élite au pouvoir que nous pouvons éventer les secrets d’État. « Internet, notre plus grand outil d’émancipation », écrit Assange, « a été transformé en facilitateur du totalitarisme le plus dangereux que nous ayons jamais vu. »

 

A en croire ces propos, les perspectives de résistance seraient donc bonnes dans un terme proche, et moins bonnes dans un terme éloigné, qui verrait immanquablement la réussite, à un quelconque degré, de ce projet.

 

En adoptant cette hypothèse, doit-on y voir une sorte de fatalité du développement de la société humaine ? Une sorte de conséquence d'un principe immanent lié à la nature de cette société même, ne pouvant aboutir autrement en aucun cas ? Je ne sais pas, je me dis quant à moi que la chute de notre système est inévitable, et avec lui cette immense perversion anti-humaine.

 

Mais cela peut néanmoins durer. Même si les signes que ce système se fracture immanquablement pour parvenir à une date de péremption dans les années ou décennies qui viennent, la pourriture d'une mauvaise confiture peut se prolonger très longtemps, peut-être même des siècles. Siècles qu'il ne ferait alors pas bon vivre.

 

Cette forme de totalitarisme qui s'annoncerait serait l'avènement de la fourmilière ou de la termitière humaine, et avec lui, un nivellement de la personnalité, un formatage global plus intense encore que ce que nous connaissons aujourd'hui. Comme le dit Chris Hedges en conclusion de son article :

 

« Le monde a été renversé. La peste du totalitarisme des entreprises se répand rapidement sur la Terre. Les criminels ont pris le pouvoir. Au final, ce n’est pas seulement à Assange ou à Manning qu’ils en veulent. C’est à tous ceux qui osent défier le récit officiel, pour exposer le grand mensonge de l’État mondial des entreprises. La persécution d’Assange et de Manning est le présage de ce qui va venir, la montée d’un monde amer où des criminels en costumes Brooks Brothers et des gangsters en uniformes militaires enrubannés – soutenus par un vaste appareil de sécurité interne et externe, une presse complice et une élite politique moralement en faillite – surveillent et écrasent ceux qui s’opposent. Les écrivains, les artistes, les acteurs, les journalistes, les scientifiques, les intellectuels et les travailleurs seront forcés d’obéir ou d’être jetés aux fers. J’ai peur pour Julian Assange. J’ai peur pour Bradley Manning. J’ai peur pour nous tous. »

 

Il ne faut pas sous-estimer cette menace d'un meilleur des mondes qu'on nous prépare avec la persécution des penseurs et activistes hors-système. Mais il ne faut pas non plus sous-estimer la possibilité que ce système s'effondre et perde ses moyens avant d'avoir pu mettre en place ce projet.

 

Un autre article trouvé aujourd'hui même montre que notre perception de problèmes aussi complexes est presque nécessairement incomplète :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/07/leconomie-du-donut-un-pas-en-avant-mais.html

 

Pour illustrer un peu l'obsession sur le réchauffement climatique (que Bardi explique par le mode de vie des mèmes), voici une vidéo à la fois intéressante et exaspérante montre, à mon sens, que dès qu'on s'intéresse un peu trop à un détail, on court facilement le risque de perdre l'image d'ensemble.

 

Vidéo youtube : Les moustiques ça sert à rien

 

Il est intéressant de se rappeler que, dans la nature, rien ne sert à rien, que tout a sa place. Mais pourquoi faut-il alors revenir à une simplification éhontée et tout expliquer par le « climatisme » ? La progression des moustiques tigres n'aurait-elle donc pas d'autres explications finalement plus commodes ? En quoi un éventuel réchauffement climatique hétérogène produirait-il nécessairement et à lui seul la progression d'une certaine espèce (et pourquoi pas d'une autre ?) quasi homogène, qui suivrait mécaniquement l'évolution du climat, comme si celui-ci était une simple bulle s'étendant et entraînant avec lui des espèces qui ne sont même pas endémiques d'un climat particulier ? Car non, les moustiques ne sont pas inadaptés ni inadaptables à des régions différentes, et l'un des coins où l'on en trouve le plus demeure la Sibérie...

 

De même, cette explication climatique ne nous dit rien, par exemple, de la raison pour laquelle les tiques s'étendent en Europe d'est en ouest.

 

Si par contre on examinait une dynamique plus globale et plus complexe en intégrant notamment la question de la perte de biodiversité, on commencerait sans doute à percevoir des explications plus cohérentes à la progression d'un insecte qui joue entre autres un rôle pollinisateur, dans des régions où les abeilles régressent.

 

http://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/qui-dit-ete-dit-moustiques-mais-a-quoi-servent-ils_372484.html

 

La nature ayant horreur du vide, par tel ou tel mécanisme, elle compense un manque... Point besoin du climat pour nécessairement trouver une raison à ce type de phénomène.

 

 

Mais revenons à nos termites.

 

Certains phénomènes de masse n'ont pas d'explication connue.

 

https://francais.rt.com/international/41323-baisse-vertigineuse-qi-moyen-occident-etudes-sonnette-alarme

 

Certains auront bien sûr leur explication toute faite. Ainsi, ce serait à cause de l'immigration, l'immigré étant incurablement con, inculte et n'ayant jamais vu un diplôme de sa vie, ne sachant même pas ce que c'est, ne peut que faire reculer l'intelligence moyenne d'un pays qui ne comporte pas déjà sa dose de beaufs et de consommateurs compulsifs et totalement ignares. Pour d'autres, ce seront les perturbateurs endocriniens, ou encore la télé, ou bien sûr, les jeux vidéo qui comme on sait, abrutissent les jeunes et les transforment en zombies. Tandis que l'école et la presse élèveraient nos âmes ?

 

Il me semble que là aussi, des processus divers concourent tous ensemble à ce résultat, mais il serait trop long d'essayer de déterminer en quelles proportions, avec quelles rétroactions positives ou négatives, quelles effets multiplicateurs ou additionnels, etc. On peut, simplement en se promenant dans la rue, voir nos contemporains, braqués sur leurs écrans portables, déconnectés de leur environnement, donc pas en relation avec le monde, et en déduire que cela pourrait bien nourrir une sorte d'autisme de masse, retard mental à l'appui. Il n'y a rien de pire que d'être abâtardi par la technique qui remplit jusqu'à nos poches, prolongeant un abêtissement qui avait commencé à la naissance avec le lait maternel qui est passé de mode malgré ses évidentes vertus (mais quelle horreur que cette mixture, dans notre monde aseptisé...) et qui continua toute la vie avec le lessivage de cerveau à l'école, par la télé, les médias en général, le spectacle institutionnalisé et j'en passe. On ne pourra jamais éliminer tous les biais, et les études portant sur les méfaits de la télé ou des jeux vidéos me font toujours ricaner. On ne peut décidément pas voir le paysage d'ensemble, et cela désigne bien notre bêtise... C'est que la chute du QI commence peut-être par les mieux lotis, c'est à dire par les scientifiques ? Qui sait...

 

En tout cas, non, je ne crois pas que les « migrants » jouent un rôle majeur là-dedans. Nous sommes des centaines de millions en occident, et eux quelques millions seulement. Statistiquement, ça n'a pratiquement aucune portée pour expliquer en totalité ou même en grande partie la chute décrite dans l'article. Mais je ne vais pas me livrer à des calculs ici, on voit bien, intuitivement, que cela pourrait éventuellement (mais ce n'est même pas sûr) faire perdre 1 à 3 points, pas 14... D'ailleurs ces migrants sont-ils seulement pris en compte dans ces tests ? On peut en douter fortement.

 

Bref, là encore, une prise en compte de phénomènes complexes et imbriqués serait nécessaire à la compréhension de ce fait, mais nous n'avons tout simplement pas encore développé les méthodes pour cela, trop occupé que nous sommes à nous fixer sur des détails, limite de la méthode scientifique moderne à laquelle on s'accroche toujours. C'est qu'il est difficile d'étudier la complexité avec des méthodes simplistes, difficiles de comprendre l'intelligence en appliquant la bêtise.

 

 

Mais regardons à présent les choses en face. L'être humain (même le plus stupide des amateurs de télé-réalité) se caractérise par une activité intellectuelle riche et complexe, fort gourmande en ressources énergétiques, bien que particulièrement optimisé de ce point de vue là (aucune machine ne peut se comparer à l'efficacité d'un cerveau humain, en terme de rapport poids/taille/complexité). Peut-on en dire autant d'une fourmi ou d'une abeille, avec toute l'admiration qu'on peut avoir pour ces espèces ?

 

La réponse étant évidente, je saute à mon idée qui est que la nature aurait tendance à économiser les ressources individuelles dès lors qu'elle tend vers une organisation collective. Ce qui signifie en gros que plus l'on coopère, moins chaque individu a d'effort à fournir, que ce soit physiquement ou intellectuellement.

 

Dans une société interconnectée, l'effort étant partagé, supporté un peu par tous, et les responsabilités divisées et diluées, l'individu perd de son importance, et avec lui, la richesse de son intelligence.

 

Partant de là, si une société globalisée voulait se mettre en place, elle aurait tout intérêt à favoriser ceux qui coopèrent avec le système, et à faire disparaître les autres. Tous les contestataires, les esprits plus complexes, plus torturés, les personnes différentes, difficiles à inclure dans le processus car rétives ou vivant dans un autre rythme que celui de la ruche, qui lui est automatique, implicite, non réfléchi par la plupart, mais plus ou moins inconsciemment coordonné (hivemind), auraient tendance à être exclus, poussés au suicide ou à la thérapie mentale en tant qu'éléments anormaux nécessitant une réforme. C'est un processus qu'on a toujours observé au sein de l'humanité, une tendance qui l'habite donc profondément. On la constate dès la nuit des temps par l'exclusion géographique des chamans (dont la plupart vivent plus ou moins en ermites et sont fréquemment lynchés en tant que bouc-émissaires) et plus tard par l'élimination des sorcières, l'ostracisation des philosophes hors-normes (Socrate contre les sophistes), des religions minoritaires (dites désormais « sectes »), la punition des artistes provocateurs, et bien sûr, l'enfermement des fous, la mise à mort des assassins, mais aussi l'extermination des communautés et minorités jugées parasites (on pensera bien sûr à la « shoah », un mot bien juif pour commémorer une extermination qui concerna également des tziganes, homosexuels, handicapés, etc., mais aussi à toutes les formes de génocides, ethnocides, etc.).

 

Bref la communauté humaine, à mesure qu'elle grandit, semble tendre à produire des exterminations et des exclusions de plus en plus massives, en proportion de sa taille. A-t-on déjà connu une telle proportion de sans logis ? Une telle quantité de gens enfermés dans des hôpitaux et asiles de toutes sortes que dans la société contemporaine ?

 

L'ostracisation des Assange et autres Manning et Snowden, dans ce cadre, trouve en effet une explication qui s'inscrit dans un très long terme, on dirait même dans le sang de l'humanité toute entière. Il « faut » se débarrasser des dissidents et des contestataires qui menacent l'ordre établi. C'est du moins ce que la masse a tendance à penser, ou plutôt, ce qu'on a tendance à faire penser à la masse, qui ne réalise pas que le statu quo n'est pas nécessairement ni le meilleur état, ni même une bonne situation à vouloir préserver tout court.

 

Le cas de Manning est d'ailleurs particulièrement en ce sens qu'il incarne à la fois tout ce que la société dit vouloir désormais protéger et respecter (une minorité sexuelle) et tout ce dont elle estime devoir se méfier : un dissident et un « pervers ». Là encore, négation et refus de voir la complexité, comme le dit très bien Assange, d'ailleurs. Car c'est peut-être, justement, parce qu'on est différent qu'on est bien placé pour voir ce qui ne tourne pas rond, et donc le dénoncer, voire agir contre. Et c'est là tout le mérite de Manning qui, dans une société digne de ce nom, serait au minimum protégé au lieu d'être persécuté. Non pas en soi parce qu'il a une orientation différente, mais parce que sa nature le vulnérabilise à un système par essence prédateur des minorités, et qui, se laissant gagner par sa puissance, progresse dans les abus de ce genre. Je ne parle donc pas de discrimination positive, mais seulement de prise en compte de la différence.

 

Il semble cependant que cela soit trop coûteux à une société qui a soif de rentabilité et dans laquelle chacun doit d'abord être un rouage bien normé et bien huilé, toute différence étant potentiellement perçue comme porteuse d'anomalie, donc de dysfonctionnement ou d'inutilité à un système inique et cynique.

 

Dans cette perspective, il faut admettre que le combat pour les minorités a du sens. Il fallait donc bien sûr qu'il soit récupéré et perverti par le système, pour être vidé de ce sens et donc de son efficacité potentielle contre le système. Tout cela s'inscrivant en effet dans un processus de long terme qui veut que le système ait la plupart du temps l'ascendant. Mais il peut toujours s'auto-détruire, bien sûr, comme l'argumente un Philippe Grasset.

 

A ce propos, j'avais relayé récemment un article sur la progression de l'IA sur dedefensa, et en voici la suite, qui s'inscrit tout à fait dans mon propos :

 

http://www.dedefensa.org/article/mark-facebook-contre-le-catastrophisme-irresponsable

 

Il est bien évident que le système a besoin de ces « hommes qui réussissent » pour faire sa promotion et propager à la masse l'idée qu'il est des leaders qu'il faut écouter car ils savent ce qu'ils font, et ils savent, eux, que les critiques et avertissements de personnes plus « négatives » ne sont que catastrophisme, quand bien même les problèmes qu'ils soulèvent sont dignes d'intérêt. Ce qui me conduit à reparler du biais du survivant, qui soit dit en passant, est autant valable pour Musk que pour Zuckerberg :

 

http://trendemic.net/le-biais-du-survivant.html

 

Il se pourrait donc aussi bien que Musk soit un alarmiste irresponsable ou que Zuckerberg soit un joueur de flûte de Hamelin totalement inconscient de son rôle, menant l'humanité à sa perdition en reproduisant une méthode et une pensée qui ne marchent que pour lui, pas forcément pour l'ensemble.

 

Or ce biais du survivant est intéressant lorsqu'on l'applique à la masse, car l'histoire de l'humanité et la croyance dans le progrès en sont des applications concrètes. On croit facilement que ce qui marché jusque là marchera toujours, et que ce qui a marché pour un, une fois, marchera pour tous et à chaque fois, même si les conditions évoluent ou si la solution est appliquée dans un contexte différent. Il est évident que le totalitarisme est une autre sorte d'application de cette croyance : puisque exclure les lanceurs d'alerte a permis la perpétuation du système jusqu'à ce jour, alors elle peut encore le faire, et éternellement.

 

Rien n'est pourtant moins sûr.

 

 

Il est temps de conclure, car je pourrais développer sur ce sujet à l'infini, et je voudrais profiter de ma conclusion pour proposer divers liens.

 

D'abord, et puisque le système est ce qu'il est, gouverné par une sorte de malveillance de fond, et notamment de l'américanisme fortement mâtiné d'anti-russisme, cette proposition de Nicolas Bonnal, dissident parmi d'autres, qui a le mérite de l'impertinence :

 

http://www.dedefensa.org/article/le-monde-doit-imposer-des-sanctions-aux-usa

 

Rappelons que les méfaits de l'américanisme CIA-compatible sont toujours pleinement en cours :

 

https://francais.rt.com/international/41324-maduro-accuse-cia-preparer-complot-renverser-declarations-mike-pompeo

 

Et même s'il est commode de toujours cibler les américains, rappelons que c'est simplement parce qu'ils sont au cœur d'une dynamique-système qu'ils ont pris à leur compte et dont ils sont les meneurs en tant que « rogue state » (dixit Bonnal) et dont les illusions projetées deviennent de plus en plus frénétiques et donc évidentes à qui veut bien les voir en face :

 

http://www.dedefensa.org/article/acceleration-des-mesures-de-simulacre-systeme

 

Enfin, ne nous chagrinons pas trop, et essayons d'imaginer à quoi ressemblerait la Terre, enfin libérée de notre civilisation :

 

Vidéo youtube : Que deviendrait la Terre sans les humains

 

Et à ceux qui pensent que notre civilisation est immortelle, je rétorquerai qu'elle ne serai que la énième à échouer, et que le fait qu'aucune civilisation n'ait duré plus de quelques siècles nous indique que la nôtre suivra vraisemblablement le même sort. Que par ailleurs, il existe même des indices, certes incertains, fortement contestables et discutables, d'une très ancienne civilisation qui se serait alors totalement évaporée. Si cela était bien le cas, cela serait assez révélateur sur le sort le plus probable qui attend la nôtre, irresponsable et incapable de contenir ses impacts écologiques.

 

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201411251022978791-une-super-civilisation-existait-sur-la-terre-avant-lhumanite-scientifiques/

 

Bref... Si vous avez plus la mentalité de la cigale ou du scarabée que de la fourmi, méfiez-vous d'un système qui souhaite une société peuplée d'individus profondément stupides et impersonnels, entièrement tournés vers une coopération de type insecte-zombie.

 

Note : Par ailleurs, Assange nous indique que la complexification de la société (même s'il parle spécifiquement des systèmes de sécurité) la rend vulnérable aux pannes et aux dysfonctionnements. Je m'étais justement fait la réflexion que la conjonction de l'augmentation de la complexité et d'un déficit de moyens financiers et humains (notamment dans les administrations, hôpitaux, justice, etc.), nous entraine vers un futur de pannes, d'erreurs judiciaires, administratives, médicales, techniques, logistiques, etc. Autant de facteurs d'enrayement du système et de facilitation de l'action anti-système, même si par ailleurs, le système peut aussi paraître se renforcer par ces moyens. A suivre, donc.