Revue de presse et internet sur le totalitarisme rampant et la propagande élitiste N°31

 

Les choses s'agitent pas mal en ce moment, aussi je me sens obligé de relancer déjà un nouveau numéro, un peu à part, et un peu plus analytique. Il n'aura échappé à personne que les choses semblent avoir tourné dans une certaine direction en Syrie, que le Yemen est momentanément le nouveau centre d'attraction médiatique, avec un regain d'attention sur l'Arabie saoudite et ses agitations internes, ou encore que le pouvoir US est continuellement secoué par ses scandales internes et externes. Mais je n'ai pas pour objet de commenter la politique et la géopolitique internationale en soi. Mon but a toujours été de pointer certains aspects de propagande qui entourent ces épiphénomènes momentanés, qui cèdent constamment leur place les uns aux autres. La propagande, elle, est constitutive du système, elle est permanente et ne connaît pas de repos. Il s'agit d'une manipulation continuelle qui s'exerce non seulement dans les médias mais aussi dans les courants de pensée qui traversent la société.

 

On a vu sur ce blog l'attention que j'ai porté aux courants pseudo-spirituels, puis pseudo-scientifiques parmi lesquels je classe notamment la zététique, sorte d'idéologisme pseudo-sceptique qui prend sa source dans un matérialisme positiviste forcené, et qui s'accroche à l'ancienne gloire d'une science dogmatique largement dépassée, sauf dans le domaine technique et technologique, qui continue de lui assurer une place de premier choix dans le monde consumériste moderne.

 

Le dernier courant idéologique manipulateur en date est le courant progressiste-sociétal, issu des universités américaines, autrefois humanistes, et désormais sur la voie d'un humanitarisme hyper-égalitariste guerrier en total roue libre, qui a perverti toutes les valeurs dites de gauche au point de donner raison à tous les conservateurs et autres réactionnaires de la Terre. Car c'est bien là le sens d l'histoire actuelle tel qu'il m’apparaît : les mouvements de sensibilité de gauche sont devenus littéralement déments, face à leur impuissance à enrayer le pouvoir capitaliste colonial, guerrier et mondialiste, au point d'épouser parfois les pires travers de l'ennemi, dans des versions caricaturales et grimaçantes, tout à fait glaçantes lorsqu'on les considère avec lucidité. C'est cette perte profonde de sens qui a ouvert la voie à des Brexit, des Trump et même des Macron, autant de faux sauveurs d'un monde occidental à l'agonie, qui respire encore dans une agitation extrême et marquée par la folie. Ainsi, alors que ce sentiment de la perte de sens et même de pertinence du clivage gauche-droite perçait dans les couches populaires (où il gagne malgré tout encore du terrain), le système a permis pour la énième fois la récupération de cette tendance au profit d'un faux mouvement ni-gauche ni-droite, qui n'est qu'une xième version d'un centrisme sans imagination et sans véritable ambition autre que celle d'entériner le globalisme en cours, malgré son échec assez patent, mais encore invisible pour ceux de l'élite. À ce titre, je voudrais proposer en premier lieu cet échange absolument excellent, qui – surtout dans la deuxième partie – résume très bien beaucoup d'aspects de cette situation de décrépitude du pouvoir, de la politique et du sens commun que nous vivons en ce moment :

 

https://www.les-crises.fr/olivier-rey-le-discours-sur-les-droits-de-lhomme-est-devenu-fou/

 

A lire en entier sur Figarovox, je retiens notamment cet extrait :

 

« Je suis réservé à l'égard des partages binaires de l'humanité. Par ailleurs, il me semble que le problème central aujourd'hui tient moins à l'existence d'élites qu'au fait que les prétendues élites n'en sont pas. Je veux dire que certaines personnes occupent des places en vue ou privilégiées. Mais il suffit de les écouter parler ou d'observer leur comportement pour comprendre qu'elles constituent peut-être une caste, mais certainement pas une élite ! Le risque aussi, à opposer frontalement «peuple» et «élites», est d'exonérer trop vite le peuple de maux auquel il collabore. Par exemple, les électeurs s'indignent à juste titre que ceux qu'ils élisent trahissent leurs promesses. Mais quelqu'un qui serait à la fois sensé et sincère serait-il élu ?

 

La vérité est que nous sommes tous engagés dans un gigantesque processus de planétarisation (je préfère ce terme à celui de mondialisation, car ce vers quoi nous allons n'a aucune des qualités d'ordre et d'harmonie que les Romains reconnaissait au mundus, traduction latine du grec cosmos). S'il y avait un partage pertinent de la population à opérer, ce serait peut-être celui-ci: d'un côté les ravis de la planétarisation - en partie pour le bénéfice qu'ils en tirent à court terme, en partie par aveuglement ; de l'autre les détracteurs de la planétarisation - en partie parce qu'ils en font les frais, en partie parce qu'ils voudraient que la possibilité de mener une vie authentiquement humaine sur cette terre soit sauvegardée.

Il est indéniable que ce qu'on appelle aujourd'hui l'élite compte presque exclusivement des ravis de la planétarisation. Cela étant, ces soi-disant dirigeants dirigent très peu: leur rôle est d'accompagner le mouvement, de le favoriser, d'y adapter la société. C'est le sens, par exemple, du «En Marche !» d'Emmanuel Macron. En marche vers quoi? Peu importe, l'important est d'«aller de l'avant», même si cela suppose d'accentuer encore les ravages. Les lois sociétales participent de ce «marchisme». Par exemple, la famille à l'ancienne est un des derniers lieux de résistance au mouvement de contractualisation généralisée. Tout ce qui peut la démantibuler est donc bon à prendre, «va dans le bon sens».



D'où est venu ce processus? Pourrait-il s'arrêter un jour?

 

Aujourd'hui la Suisse, avec ses huit millions d'habitants et sa vie cantonale, est l'État européen où la démocratie est la plus vivace. Et historiquement, les cités de la Grèce classique, entre le VIe et le IVe siècle avant notre ère, ainsi que les cités-États italiennes de la Renaissance (Florence comptait moins de 100 000 habitants du temps de sa splendeur) constituent des réussites inégalées, qui montrent qu'en étant ouvertes sur le monde, des patries de petite taille sont capables de resplendir dans tous les domaines.

Le problème est que même si beaucoup de petits États sont préférable à quelques gros, un gros État dispose d'un avantage: il est en mesure d'écraser un voisin plus petit. De là la tendance à la croissance en taille, quand bien même tout le monde, au bout du compte, devrait y perdre. »

 

Il me semble qu'il n'y a pas grand chose à ajouter à cela, sinon que, comme je le disais plus haut, la dérive démente de ces mouvements gauchistes a donné raison ses détracteurs, raison pour laquelle la véritable opposition à cette « planétarisation » se trouve aujourd'hui plutôt à droite... Raison pour laquelle beaucoup de ceux qui se classaient à gauche et étaient doté d'une certaine lucidité et d'un certain sens commun ont eu tendance à de plus en plus se méfier de ce délire et à rejoindre certains arguments d'habitude plutôt de droite. On dit que l'on a tendance à virer à droite avec l'âge, et les statistiques électorales le prouvent, mais je crois pourtant que cela est bien plus profond que cela : on assiste plutôt à une scission entre ceux qui ont conservé le sens des réalités et ceux qui se sont déconnectés du réel à force de se conformer à la propagande « Sorosienne ». Pour être abonné à certains courriers d'ONG liées de près ou de loin à son Open Society, je peux témoigner de cela, et si j'avais du temps à perdre, je pourrais alimenter les colonnes de ce blog avec les délires ahurissants que j'y lis en permanence. Mais j'ai dit il y a longtemps ce que j'avais à dire là dessus et je préfère considérer cela comme un acquis (tout comme je ne commente finalement que très peu Macron, tant il n'y a rien à en tirer).

 

Une illustration de cette prise de conscience et des arguments qui vont avec se trouve ici :

 

https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/islamophobie-reaction-a-la-video-75247

 

Les arguments sont tous factuels et censés. Usul est un personnage que j'apprécie et dont j'apprécie souvent le discours, mais il est lui aussi un rhéteur, et comme beaucoup de rhéteurs et de gens habiles avec la parole, il en vient souvent à s'écouter parler et à se dorloter avec ses propres paroles. De même le discours de la « musulmane féministe » n'est que belles paroles qui se laissent boire si l'on n'y prend pas garde. Il me semble à moi absolument impossible et oxymorique, non pas d'être musulmane et féministe, mais de se dire féministe lorsqu'on ne s'oppose pas formellement à tout ce qui fait que la femme est sous contrôle, sous emballage et sous oppression, pardonnez moi les expressions. Je ne veux pas lancer une polémique, mais en toute chose il y a un minimum : si on ne peut pas s'accorder sur l'idée qu'une femme couverte de la tête au pied, à laquelle il n'est pas concrètement permis de s'habiller autrement pour pouvoir se respecter, est par essence même une femme sous oppression, alors ce n'est même plus la peine de débattre. On est typiquement face à un de ces dénis et une de ces folies dont il est question : on ne peut plus regarder un fait un face parce qu'il cause trop de dissonance cognitive. La mouvance progressiste sociétale essaye tellement de concilier des contraires que cela en devient absolument absurde. La personne qui parle dans cette vidéo, et cela n'a pas été relevé par le « debunker » essaye par exemple de faire croire qu'être féministe se résumait en gros à prendre la pilule et à porter la minijupe. Cela jusqu'à ce que les néo-musulmans viennent sauver la mise avec leurs différents voiles... On croit rêver ! D'abord personne de ma génération ne portait le voile dans les années 70-90. Désormais cela est devenu courant parmi les jeunes filles musulmanes. Peut-on vraiment faire passer ça pour un progrès social ? C'est de toute évidence le résultat de crispations communautaristes qui se sont cristallisées au cours des quinze dernières années, et qui nous aurait rendu bouche bée si on nous en avait parlé au milieu des années 80.

 

Alors, non, premièrement, ce n'est pas un progrès social.

 

Deuxièmement, les féministes qui, dans les années 60-70, résumaient leur lutte à la minijupe et à la pilule sont précisément celles qui ont posé les bases du pseudo-féminisme vulgaire et minable actuel, à base de femens qui montrent leurs seins et pissent dans des églises (voilà que j'en viens à défendre les églises, moi qui les taguais il y a encore 20 ans... juste parce que la « contestation » actuelle de l'ordre établi n'est plus qu'une nouvelle façon d'établir un nouvel ordre... qu'on se le dise... perte de sens de l'anarchisme, aussi...), et de conneries hystériques autour de femmes qui veulent porter le pantalon aussi mal que les hommes, comme quoi la bêtise ne se limite pas à la longueur des jupes, en matière vestimentaire, chez les féministes.

 

En fait, le mouvement féministe est un mouvement tout à fait respectable, digne et sans doute indispensable, sauf qu'on l'a vu, il a été récupéré dès le début par les publicitaires et les propagandistes, pour ne faire de l'essentiel de ce mouvement qu'un regroupement de victimes des modes vestimentaires et sexuelles, dans une perspective d'embrigadement à la société de consommation, d'emprisonnement de la totalité de la population dans la dynamique du salariat, et j'en passe. Prendre la pilule et porter la minijupe n'a jamais été la revendication des féministes qui portaient le sens du mouvement, et je dirais même au contraire. Leur revendication n'a jamais non plus été d'accéder aux mêmes droits que des hommes eux même prisonniers du système, mais qui connaît encore le vrai sens du mouvement féministe ? Le mouvement féministe prenait son sens dans une pensée globale qui incluait non seulement la libération de la femme des diktats d'un paternalisme grossier, mais aussi et surtout une égalité véritable entre hommes et femmes, non pas dans la soumission à l'oppression, au consumérisme et à la dictature politique, industrielle et financière, mais tout au contraire dans l'émancipation de tous ces embrigadements.

 

Voilà tout ce que n'est pas le « féminisme » actuel qui nous « casse les couilles », avec ses revendications sur le salaire, le « pouvoir d'achat » (première raison invoquée du vote Mélenchon, rappelons-le), le « droit » de « pouvoir » « choisir » de s'habiller comme l'a décidé une religion totalement patriarcale et paternaliste que je n'ose même pas nommer.

 

Et non, je ne défendrai pas non plus le « droit » des femens d'aller manifester leur « subversivité » en allant pisser dans des mosquées. Car on ne combat pas le dogmatisme par l'imbécilité. Car on ne combat pas une idéologie oppressive avec une autre idéologie oppressive (j'entends par là que le féminisme actuel est l'outil parfait pour maintenir l'autorité actuelle).

 

A ce propos, Nicolas Bonnal, qui lui aussi ne mâche pas ses mots :

 

http://www.dedefensa.org/article/chesterton-et-la-menace-feministe-en-occident

 

Ou encore Philippe Grasset, qui nous rappelle sur ce sujet qu'il ne s'agit que d'une nouvelle opportunité de division saisie par le système, et remet un peu de sens dans tout ça :

 

http://www.dedefensa.org/article/gauche-postmoderne-harcelement-sexuel

 

Car il s'agit bien en effet, d'occuper l'esprit des gens, de les maintenir sous autorité, inquiets, soumis, occupés par de fausses questions, de faux problèmes et par conséquent de fausses solutions. Car jamais le féminisme actuel ne sera une solution à quoi que ce soit. On voit au contraire qu'il sert les intérêts paternalistes d'un islam absolument non progressiste, et qu'il n'est qu'une marionnette entre les mains des globalistes post-modernistes qui ont trouvé là un instrument tout trouvé pour faire passer toute idée et tout contraire de cette idée, pour faire passer l'oppression des femmes sous couvert de leur libération, et la répression sexuelle sous couvert de sa libération et sous prétexte de respect des femmes. Rappelons-le : Weinstein n'a violé personne. Il a « seulement » abusé de sa position, ce qui signifie en clair qu'il s'agit bien de promotion-canapé, ni plus ni moins. Or dans ce genre de promotion, il faut deux « acteurs » ayant un intérêt commun, et des intérêts particuliers, si vous voyez ce que je veux dire...

 

Bref, il s'agit encore d'un cas où l'on peut commodément désigner un bourreau et des victimes, quand bien même les victimes étaient dans bien des cas plus ou moins volontaires, et en tout cas, y trouvaient leur compte. Il n'y a qu'un idiot qui ne se ferait pas avoir par des manipulations aussi grossières, mais il faut croire que tout cet évitement de la dissonance cognitive dans le camp gauchiste tend à générer beaucoup d'idiotie. Par exemple :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/11/en-toute-transparence.html

 

 

Sur dedefensa, les réflexions sur ce sujet ne manquent pas dernièrement, et il faut dire qu'il y a matière. Aussi j'ai noté plusieurs articles qui relèvent de l'analyse que j'essaye de mener ici.

 

Je vous laisse lire celui-ci sans le commenter, il se suffit à lui-même.

 

http://www.dedefensa.org/article/en-quatrieme-vitesse

 

Je cite également celui-ci :

 

http://www.dedefensa.org/article/mcgoohan-le-prisonnier-et-le-nouvel-ordre-mondial

 

Dans lequel on lit notamment :

 

« – Je suis moi-même un optimiste. Le nationalisme est une maladie, mais il nourrit ses propres anticorps. C’est pourquoi il n’importe pas de savoir qui est le numéro un. Il n’importe pas de savoir quel côté dirige le village.

– L’un des deux le dirige bien.

– Certainement. Mais les deux côtés sont en train de devenir identiques. Cet endroit a été bâti pour les pires raisons nationalistes. Mais qu’est-ce qui y a été créé ? Une communauté internationale. Un parfait blueprint pour l’ordre mondial.  Quand les deux côtés se faisant face à face se rendront compte qu’ils regardent dans un miroir, ils verront le modèle du futur. »

 

Je dirais que le gauchisme décérébré progressiste-sociétal sécrète lui aussi ses propres anticorps, qu'il trouve du côté des habituels conservateurs qui, dans le contexte faussement subversif, d'une subversion subvertie par la propagande des milliardaires, s'avèrent être, par une douce ironie pour l'anarchiste que je suis, la bouée de sauvetage des peuples qui, sans cela, pourraient bien glisser dans ce nouvel ordre mondial quasi post-humain qu'on essaye de nous imposer par le biais de manipulations aussi nombreuses que grossières, mais qui trompent néanmoins le plus grand nombre (et surtout du côté de ceux qui, cadenassés à leur pavillon de gauche, n'osent plus voir les choses en face, totalement pris entre leurs idéaux politiques et les versions travesties de ceux-ci, qu'on leur impose et qu'ils prennent avec bien peu d'esprit critique).

 

Comme le dit l'auteur, les deux côtés sont en train de devenir identiques, en quelque sorte, puisque le gauchisme culturel est en train de devenir le véritable fachisme de demain, sous le visage LGBTesque qu'il arbore, et avec les lendemains de dictature pseudo-écolo qu'il promet. Macron nous a présenté l'une des versions de cette « identicité » avec son mouvement ni-gauche ni-droite, qui tente d'esquiver les excès grotesques du gauchisme progressistes, pour mieux faire passer une idéologie où tout sera indifférencié, fin des idéaux, début d'un totalitarisme nouveau. Mais ne perdons pas espoir. Debord, dans l'article :

 

« …la décomposition mondiale de l’alliance de la mystification bureaucratique est, en dernière analyse, le facteur le plus défavorable pour le développement actuel de la société capitaliste. La bourgeoisie est en train de perdre l’adversaire qui la soutenait objectivement en unifiant illusoirement toute négation de l’ordre existant. Une telle division du travail spectaculaire voit sa fin quand le rôle pseudo-révolutionnaire se divise à son tour. L’élément spectaculaire de la dissolution du mouvement ouvrier va être lui-même dissous. »

 

 

Sur ces questions, Dmitry Orlov est toujours fécond en analyse décalée, cela mérite d'être lu :

 

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/11/la-nouvelle-sous-normalite.html

 

« Et supposons que ce groupe se sente obligé de négliger toute une série de problèmes – problèmes financiers, problèmes de toxicomanie, problèmes environnementaux, crimes, fusillades de masse, détérioration constante des relations internationales et risque croissant de guerre nucléaire, etc. pour se concentrer sur une seule menace fantôme : celle du harcèlement sexuel. L’augmentation de la morbidité ou de la mortalité qui peut être attribuée à l’achat non éthique de faveurs sexuelles sur le lieu de travail est négligeable, mais ce point est ignoré. Au lieu de cela, il y a une orgie de célébration de la victimisation et la diabolisation des auteurs. À son tour, peloter un collègue vient à être considéré comme un crime pire qu’un véritable crime de guerre commis en son nom. »

 

Aucun sens de la mesure à trouver dans ce « bordel » en effet. Il suffit de lancer à la foule hystérisée un effet de manche, et c'est gagné. On est content quand on a un salaud à lyncher, c'est tout ce qui compte. Pas dur de manier des foules, dites-donc...

 

L'un de nos éditorialistes avait proposé d'ériger le viol en crime contre l'humanité. Le viol mais pas le meurtre ? Allons-bon, il me semblait quand même que dans l'un des cas il y a un mort, et que ce n'est pas forcément celui du viol. Encore le sens de la mesure, donc, et mes propos ne choqueront guère que ceux qui en manquent, tant il est vrai que ces sujets fortement émotionnels ont pour principale utilité, justement, d'utiliser le manque de discernement des gens, multiplié par plusieurs puissances à l'échelle des foules et des populations dont ces privilégiés psychopathes qui nous lancent ces cadavres à dépecer se rient.

 

Orlov d'annoncer à ce sujet :

 

« C’est définitivement une sorte d’effondrement, mais de quel genre ? Donnons-lui le nom provisoire d’effondrement mental. [Cette étape] se traduit par une incapacité généralisée à traiter et à répondre à la réalité. Ce qui était auparavant des points focaux de l’adéquation sociale sont devenus des terrains fertiles pour l’inadéquation sociale : une évaluation des risques financiers sobre et prudente est remplacée par une diarrhée irrépressible de dette non remboursable ; le processus politique est remplacé par une rage aveugle et impuissante face à une corruption éhontée ; le commerce est remplacé par la consommation addictive et le jeu compulsif ; la société plonge dans une guerre autodestructrice des sexes ; la culture est remplacée par une succession de manies juvéniles de courte durée. »

 

On ne saurait mieux résumer la période que nous traversons.

 

Orlov nous prévient ensuite des dangers de guerre que peut faire peser une telle mentalité lorsqu'elle se répand comme elle le fait aux USA. En effet il est malheureux de constater que les personnes qui répondent le plus émotivement à ce type de situation sont souvent les plus susceptibles d'alimenter des mouvements de masse agressifs et impulsifs, ou de les suivre. Or c'est ce qu'on observe.

 

Bon je pourrais m'éterniser dans l'analyse des détails, mais comme je n'ai pas de solution à proposer, et pas la prétention de faire le tour du sujet, qui est si inénarrable qu'il en devient presque inépuisable, je vais plutôt conclure sur une vidéo de bon sens qui rétablit des vérités claires et précises susceptibles de nous rapprocher de solutions :

 

Vidéo youtube : NATACHA POLONY : SOMMES-NOUS EN DEMOCRATIE ❓

 

 

En effet, c'est la question clef sous-jacente à tout cela. Derrière les propagandes et leurs épisodes, aujourd'hui centrés sur des sujets qui permettent de ne pas voir bien en face ce qui se passe, en dérivant l'attention des gens sur des sujets secondaires qui servent toutefois de socle à une idéologie du globalisme déshumanisant, le fond du problème est que nous ne sommes clairement pas en démocratie. Ceci est à la fois un constat et un résultat de ce processus de détournement de l'attention dont je viens d'analyser l'un des derniers rebondissements. Il est important de comprendre comment ces détournements se passent, car le meilleur moyen de déjouer un illusionniste est encore de comprendre ses trucs. Mais il faut ensuite se rappeler que le but n'était pas seulement de désarmer le manipulateur, mais d'aller au cœur du problème qu'il tentait de nous faire ignorer.

 

Le fait que nous ne soyons pas en démocratie du tout me semble indéniable. L'impuissance a été institutionnalisée, et nous avons vu que plus nous allons vers des organisations de grande taille, plus la démocratie régresse. C'est pourquoi mon espoir est le retour à des organisations à l'échelle régionale, où des décisions démocratiques peuvent réellement être prises (en tout cas ce serait déjà un mieux), en gardant à l'esprit que l'UE essaye de chapeauter tout ça pour garder le contrôle (ce qui rendrait inutile le processus de régionalisation démocratique). Le but de ces propagandes, le but de présenter illusoirement comme compatibles le paternalisme musulman et le féminisme en réduisant ces choses à leur plus petit dénominateur commun au point de leur faire perdre tout sens (un islam féministe ? un féminisme autoritaire ? un gauchisme totalitaire ? un humanitarisme guerrier ? un anarchisme dictatorial ? un fachisme libérateur ? un capitalisme pacifiste ? un colonialisme altruiste ? un genrisme désexualisé ? une liberté sexuelle oppressive ? un écologisme agressif ? un anti-racisme raciste ? Ce sont certains des oxymores que l'on essaye actuellement de concilier entre eux tous pour créer le « grand village mondial »).

 

Je crois qu'il est possible pour les humains de la planète de vivre ensemble et dans le respect. Oui. Mais cela implique non seulement que chacun respecte l'espace et les idées des autres, mais aussi que chacun puisse donc disposer de cet espace et de la possibilité de se construire ses propres idées. Or ce n'est pas ce que propose le globalisme actuel, qui prône plutôt le mélangisme et le confusionnisme. Cette mouvance s'auto-détruira probablement d'elle-même, tant on ne peut concilier l'inconciliable. Ce que je peux dire c'est que pour le moment elle occupe un peu trop le champ, et c'est bien naturel puisque c'est sa seule vraie fonction, la raison pour laquelle elle n'a pas été étouffée par les privilégiés au pouvoir qui en ont bien compris l'intérêt.